mardi 27 septembre 2011

Sénat : La droite en déroute, "c'est parce que bon..."

 sarko senat karachi 2012

La soirée de dimanche était réjouissante. La journée d'hier a été amusante. Toute la droite a usé de ce que l'Elysée, muet pour le coup, appelle des "élements de langage". En boucle, on est venu nous expliquer à la manière des footballeurs après une déroute que c'est "parce que, bon".
La droite s'est fait tailler un gros costard mais ce n'est pas une défaite. 
Ce n'est pas un vote politique, c'est de l'arithmétique.
La gauche n'a eu la majorité absolue qu'à quelques voix près. Ben voyons !
La gauche ne doit son résultat qu'aux divisions de la droite. Dame !
On ne peut parler de surprise car c'était prévisible et même prévu. Diantre !
Ce n'est pas à cause de la politique catastrophique de Sarkozy, c'est même le contraire. Bigre !
Les services publics sont cassés mais les réformes ont été courageuses. Fichtre !
Les affaires ne comptent pas, les grands électeurs ne sont préoccupés que par leurs territoires. Parbleu !
Larcher tablait sur une marge de 7 ou 8 voix en sa faveur. D'autres voyants aussi sûrs prédisaient 1 ou 2 voix d'écart. Perdu ! La gauche fait six voix de plus que la droite.
Gérard Larcher sera candidat samedi à la présidence. Il espère retourner quelques sénateurs et les rallier à sa cause. Doit être un peu maso, le bonhomme !
Jean-François Copé aussi d'ailleurs. Selon lui, il faut poursuivre le chemin tracé par le président, c'est le seul capable de sortir la France de la crise.
La route est droite mais ne regardons pas le mur qui est au bout.
Comme ça, en 2012, Nicolas Sarkozy pourrait bien venir s'y écraser à son tour. Chouette, alors !

senat 2011 infographie
(Clic sur les images pour agrandir)
sarko senat chiracsarko senat desaveu

Du côté UMP, tout va bien :
(Lu sur le net, liste non exhaustive, évidemment)

* l'affaire Karachi
l'affaire Takieddine (SAWARI II, MIKSA, 350 millions d'euros)
* l'affaire GDF
* l'affaire Tapie
* l'affaire Clearstream
* l'affaire Bettencourt
les affaires Wildenstein
* l'affaire César
l'affaire Pleyel
* l'affaire de Compiègne
* l'affaire Peugeot
* les micro partis de Copé, Wauquiez, Woerth, Sarkozy, etc., pour financer illégalement la campagne
* l'affaire du Fetia Api
* les discours de Dakar, Riyad, Latran et du Puy en Velay, la lettre de Guy Môquet, le parrainage d'un enfant de la Shoa, sur la mort de Ben Laden
* l'invitation des dictateurs pour le 14 juillet, celle de Kadhafi avec les ors, le tapis rouge, les petits plats dans les grands, celle d'El Assad en décembre 2010, le copinage avec Dos Santos, les silences sur le Tibet, le Darfour, le prix Nobel de la paix, la présence à l'ouverture des JO de Pékin et le fils Louis dans les bras de Poutine
* les fils Pierre et Jean invités dans les voyages officiels à l'étranger (Mexique, Maroc) alors qu'ils ne représentent aucun intérêt pour le bien de la nation.
* la gestion catastrophique de la crise géorgienne (les Russes y sont encore et ont implanté des bases de missiles), celle de la crise financière, celle de l'Europe, celle des révolutions tunisienne et égyptienne, le fiasco libyen
* l'affaire de la Jatte, du Fouquet's payé par Desmarais, du Paloma payé par Bolloré, de la villa mexicaine, de Wolfeboro payé par les dirigeants de Prada et Tiffany, des repas au Bristol 2 fois par semaine, du voyage en Egypte...
l'affaire Pérol
l'affaire de l'Epad (et du scooter et de l'Adn)
* Gandrange
* les vaccins du virus H1N1
les accords entre l'UMP et le Parti Communiste Chinois, l'UMP et la mairie de Paris pour payer les frasques de Chirac, l'envoi par l'UMP des bulletins d'adhésion aux restaurateurs dans la période de la baisse de la TVA à 5,5%
les affaires Yade, Boutin, Copé, Juppé, Joyandet, Bertrand, Blanc, Estrosi, Lefebvre, Santini, Proglio, Amara, Laporte, Péchenard, Mitterrand, 
Ouart, Solly, Soubie, Richard, Fillon, Marleix, Charon, Longuet, Bachelot, Mignon, Morano, Giacometti, Besson, Courroye, Tron, Laroque (Baroin)...
* l'utilisation du contre-espionnage pour des affaires privées
* l'utilisation de l'Elysée pour recevoir les caciques de l'UMP et les satellites jusqu'à plusieurs fois par semaine, l'utilisation des moyens de l'Etat pour la propagande et pour préparer et faire la campagne du candidat Sarkozy, la proposition de Sarkozy à Lauvergeon d'une prime de 2 ans de salaires comme si Aréva lui appartenait et qu'il sortait l'argent de sa poche
* les légions d'honneur (Servier, Widenstein, Desmarais, Frère, Maistre, Peugeot, le tailleur, etc.)
* l'Air Sarko one (180 millions d'euros), le cocktail de New York à 400.000 euros, le dîner pour l'UPM à 1 million d'euros
* la proposition de loi sur la déchéance de la nationalité française et son extension, et le débat sur la nationalité, le fichier EDVIGE, Wauquiez 
et son cancer de la société, le RSA
* l'affaire de la rémunération illégale de septembre au 31 décembre 2007 (rémunération comme ministre de l'intérieur alors que Nicolas Sarkozy est président), l'augmentation stratosphérique, le divorce, le mariage, l'inscription hors délai sur les listes électorales, la déclaration des impôts en retard, le tout illégal ou non pénalisé
la circulaire Hortefeux, ses déclarations d'Auvergnat, celles de Guéant dont celles répétées sur l'échec scolaire des enfants d'immigrés, l'autre récidiviste, celles de Guaino (béatification, prison, etc.)
la nomination à la têtes des chaînes audio et vidéo publiques par le pouvoir
* la réforme constitutionnelle
* les ministres aussi maires ou élus, le mélange des genres, la non séparation de l'exécutif et du législatif avec le retour sans élection des députés virés du pouvoir
* l'irresponsabilité pénale du président de la République
* la position d'Hortefeux dans la condamnation des 7 policiers, et ses deux condamnations à lui
* l'affaire des sondages
* les classements du parquet
* les évictions des préfets pour crimes de lèse-pelouse ou de sifflets
la paralysie des villes et les moyens de quasi guerre (2.000 CRS pour 600 habitants par exemple) au coût pharaonique pour les déplacements du président
* l'affaire de l'espionnage des journalistes par le contrespionnage
* l'affaire de la validation des comptes de campagne de Balladur et de Chirac
* la scientologie
l'affaire Servier dont Nicolas Sarkozy a été l'avocat. Coût 1,2 milliard à la Sécurité Sociale en plus des morts.
* l'affaire Bongo
* la proposition de MAM d'aide à Ben Ali et son pouvoir pendant la révolte tunisienne, les lacrymos et son voyage entre Noël et le jour de l'an et ses quatre mensonges fondamentaux, les petites affaires des parents, et Ollier (ses amitiés libyennes en plus), l'utilisation de la Libye et du Japon par Nicolas Sarkozy pour raison électorale
* les vacances de Fillon payées par Moubarak dont la clique a détourné plus de 45 milliards de $ et dont 3 ministres ont été arrêtés pour corruption et détournement de fonds publics, et sa justification, celles Sarkozy au Maroc. Et la Ferrari prêtée en 2009 en pleine crise à Fillon, ses voyages à 27.000 euros pour retourner en Sarthe alors que le train met 1h20...
* Et cerise sur la meringue, la vulgarité la plus crasse du président... 

La vie des sénateurs des Bouches-du-Rhône :
Aujourd'hui peut-être ou alors demain... 
(Source : Marsactu avec Nossenateurs.fr)
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guerini senat bdr

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lundi 26 septembre 2011

Sénat : La 5e baffe pour Sarkozy en attendant 2012

 logo senatoriales 2011

La droite perd la main et s'en prend une cinquième dans la figure, après celles des municipales, des cantonales, des européennes et des régionales.
Vivement la présidentielle pour l'ultime paire de baffes cette fois-là pour que Sarkozy plie bagages et dégage. Courage, tout finit par arriver.
Au final, le résultat de ces élections sénatoriales est de 177 sièges pour la gauche sur 348. La majorité absolue est encore plus nette qu'en début de soirée d'hier.
Et puis, l'anomalie qui durait depuis 43 ans (après la présidence du radical Gaston Monnerville) a presque été corrigée. Presque, car si le système électoral avait été le reflet exact des forces politiques, la gauche qui dirige jusqu'à 60% des collectivités locales aurait dû gagner depuis longtemps.
Il faut espérer qu'une grande réforme électorale réellement représentative sera engagée en même temps que la révision de celle des collectivités territoriales qui a été combattue même par des élus de droite.

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Sénat : Guérini et compagnie n'y fichent rien !

guerini senat
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Comme pour les députés, un site vient d'établir un classement fondé sur l'activité des sénateurs. Surprise, sans en être une, dans les dernières places, on trouve la bande à Guérini.
En partant du bas du classement général, Samia Ghali occupe la 21e place avec seulement 7 semaines de présence sur 40. Quant à Jean-Noël Guérini, il est à la 9e avec 2 semaines. Tout près, Serge Andréoni figure à la 8e avec 1 semaine et Roland Povinelli à la 4e avec 1 semaine.
La honte.
A ce niveau d'imposture, il ne manquerait plus qu'ils soient absents pour l'élection d'un président de gauche du Sénat samedi prochain !

logo senateurs
Toutes les infos sur le site :
http://www.nossenateurs.fr/

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vendredi 23 septembre 2011

Jean-Marc Nabitz balance sur les frères Guérini !

 guerini nabitz

Encore les frères Guérini ! Cette fois-ci, c'est Jean-Marc Nabitz qui balance tout au juge et mouille les deux frères. On se doutait un peu des liens étroits tissés entre les trois hommes. Mais là, il y a maintenant des déclarations (des aveux) sur ces arrangements entre amis. Et ce n'est pas joli joli. Et même pas vraiment bon pour les deux frères.
Nabitz n'y va pas par quatre chemins et se lâche. Exemple, pour le marché public de la décharge de la Vautubière, "j'ai préparé l'offre pour Alexandre", a-t-il admis. Selon lui, "rien de tout cela n'a pu échapper à Jean-Noël". D'une pierre deux coups. "La parole de l'un valait celle de l'autre." C'est le Canard enchaîné de ce mercredi qui rapporte ces propos en citant le personnage.

(Clic sur l'image pour agrandir)
guerini canard 21

logo mediapart entier
Mediapart
parlait déjà de Jean-Marc Nabitz en mai...

"Plus compromettant encore, en juillet 2009, Jean-Marc Nabitz a obtenu, par son entreprise de conseil 3N Concept, un marché de l'Agglomération d'Aubagne pour assurer la maîtrise d'ouvrage d'un nouveau projet d'extension et de création d'un centre de tri sur la décharge du Mentaure. Une décharge exploitée par une société d'Alexandre Guérini et dont le Conseil général avait préempté une partie du terrain dans des conditions ahurissantes révélées par La Provence. Le 24 novembre 2004, la commission permanente du conseil général lançait la préemption d'un terrain adjacent à la décharge au nom de "la préservation de la qualité des sites, des paysages et des milieux naturels" et, dans la foulée, accordait une subvention de 2,5 millions d'euros pour "la création d'un centre de stockage des déchets ultimes à La Ciotat" sur ce même terrain."

Le texte intégral est ici : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/05/06/21066469.html

 logo bakchich
Un bel article de Xavier Monnier sur Bakchich 
http://www.bakchich.info/Le-PS-se-reveille-a-Marseille,13041.html

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mercredi 21 septembre 2011

Gros dommages en cascade dans les affaires Guérini

guerini canard 14Quel lien peut-il bien y avoir entre Balzac et Guérini ? Un apparentement peut-être un peu tiré par les cheveux ? Quoique...
On le sait, Balzac fut quasiment l'inventeur du feuilleton dans les journaux, feuilleton qui donnait ensuite naissance à un roman.
L'affaire Guérini, c'est presque pareil. C'est un vrai roman qui s'écrit au jour le jour. Sauf qu'il en est le protagoniste et que c'est la justice qui en rédige les pages.
Le premier feuilleton de Balzac s'appelait "Histoire des Treize". Etrange, non ? Et quel en était le sujet ? Lisons.
Selon l'auteur, dans son introduction, "Treize hommes également frappés du même sentiment, tous doués d’une assez grande énergie pour être fidèles à la même pensée, assez probes pour ne point se trahir, alors même que leurs intérêts se trouvaient opposés, assez profondément politiques pour dissimuler les liens sacrés qui les unissaient, assez forts pour se mettre au-dessus de toutes lois, assez hardis pour tout entreprendre, et assez heureux pour avoir presque toujours réussi dans leurs desseins (…). Enfin, pour que rien ne manquât à la sombre et mystérieuse poésie de cette histoire, ces treize hommes sont restés inconnus, quoique tous aient réalisé les plus bizarres idées que suggère à l’imagination leur fantastique puissance ;  et tous aujourd’hui sont brisés, dispersés du moins." Re-étrange. On croirait entendre parler du Treize.
Tout cela pour dire que les frasques des frères Guérini produisent toujours leurs effets et quelques dommages collatéraux.
La décision de Jean-Noël Guérini de déléguer la totalité de ses pouvoirs à son premier vice-président a été contestée dans sa forme. Elle aurait un caractère illégal. Le préfet est intervenu pour le rappeler. Car la délégation doit être obligatoirement limitée dans le temps et spécifier les pouvoirs délégués. Les services juridiques du conseil général ont immédiatement rédigé un autre arrêté. Mais, pas sûr qu'il ne soit à son tour contesté.
On peut même se demander, comme le fait La Provence, si les actes déjà signés par Daniel Conte ne sont pas eux-mêmes frappés d'illégalité. Par ailleurs, certains mauvais esprits (je me range ici résolument dans cette catégorie) réclament que Jean-Noël Guérini ne perçoive pas ses indemnités présidentielles pendant le temps de son retrait. Ce serait logique.
Ensuite, une polémique a ressurgi. Un certain Théo Balalas (ancien de l'OAS, membre du PS depuis 30 ans) occupe des fonctions au sein de la fédération, dont celle de recueillir les adhésions. Malek Boutih a saisi la commission des conflits du parti pour demander l'exclusion du bonhomme, ami d'Alexandre qui s'immisçait aussi dans ce domaine.
Est-ce la raison de la descente ces derniers jours à Marseille du responsable de la commission ? Il y a fort à parier que oui. Mais pas que.
Une autre bagarre, avec plaintes réciproques, met aux prises Sami Ghali, sénatrice, et Henri Jibrayel, député. La première reproche au second des menaces et des propos racistes à son encontre. L'affaire est devant la justice. Une enquête préliminaire a été ouverte. On pourra en savoir plus en consultant l'article de Marsactu ci-dessous.
Enfin, hier, le syndicat FO a connu quelques coups de boutoir. Ce syndicat est connu pour les pressions qu'il exerce en sorte de faire la pluie et le beau temps à la Ville de Marseille et à la Communauté urbaine depuis de nombreuses années.
La personne montrée du doigt est Claude-Elie Argy, dont on se souvient que l'épouse avait été nommée cadre à MPM en bousculant hiérarchie et règles de recrutement. Mais il n'y a pas que cela. Ledit Argy cumule divers postes de responsabilité dans des structures para-municipales, le Dôme et le Vélodrome. Hier, le bureau du syndicat a programmé le chute du "parrain".
Pour les prochains épisodes du feuilleton, pas de panique, ça va continuer à venir tout seul.

Les conflits au PS :
logo marsactu
http://www.marsactu.fr/2011/09/20/le-discret-week-end-marseillais-du-president-de-la-commission-des-conflits-du-parti-socialiste/

Les déboires de FO :
logo marsactu
http://www.marsactu.fr/2011/09/13/un-boss-de-fo-premiere-victime-de-la-chute-de-la-maison-guerini/

logo libe marseille
http://www.libemarseille.fr/henry/2011/09/a-marseille-fo-passe-du-s%C3%A9isme-%C3%A0-la-transition-en-douceur.html

logo france 3 prov alpes - Copie
http://provence-alpes.france3.fr/info/elie-claude-argy-la-chute-du-parrain-de-fo-70483795.html

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lundi 19 septembre 2011

Les frères Guérini et les autres morceaux du puzzle

guerini charlie 14Jour après jour, de nouvelles pièces viennent compléter le puzzle des affaires des frères Guérini.
Rien que cette fin de semaine, deux infos ont montré que les surprises ne vont pas manquer de faire progresser la justice dans la recherche de la vérité.
Et d'abord, le report à plus tard de la plainte pour "diffamation publique" de Jean-Noël Guérini à l'encontre d'Arnaud Montebourg.
Juridiquement, le tribunal de Paris a accepté la demande du premier de ne juger ce dossier annexe qu'après que soit rendue une décision sur sa mise en examen.
Le second a immédiatement réagi en déplorant une "dérobade" de Guérini qui "s'empresse d'enterrer ce procès car il a très peur qu'on discute des preuves que j'ai apportées".
En effet, une victoire de Montebourg aurait probablement eu pour conséquence d'aggraver le cas de Guérini dans la suite de la procédure marseillaise.
Ne s'en laissant pas conter, Montebourg a enfoncé le clou : "C'est un fait unique dans l'histoire de notre République qu'un président de conseil général, un sénateur qui gère environ deux milliards d'euros, soit  poursuivi pour association de malfaiteurs. Nous avons besoin de rétablir la confiance dans la démocratie et si ça doit passer par la destitution de M. Guérini, ça ne me gênerait absolument pas." Toc dans le dentier.
L'autre événement a été la mise en examen et l'embastillement de Jean-Marc Nabitz. Qui  ça ?
Enfui de Marseille et installé en Israël depuis deux ans, cet homme a été l'un des rouages du système Guérini. Avec plusieurs casquettes : ex-cadre du conseil général, ex-directeur  de Treize Développement, une structure satellite essentielle aux côtés du conseil général, qui a eu à s'occuper du Plan départemental d'élimination des déchets.
Quand on se rappelle les mots de Jean-Noël Guérini prétendant que le conseil général n'a jamais été concerné ni de près ni de loin par toutes les affaires liées à son frère, on ne peut que ricaner de son système de défense.
Entre autres reproches, Nabitz est suspecté d'avoir tenté de transférer 1,1 million d'euros vers Israël, somme cachée sur un compte en Suisse et saisie depuis par la police.
Au fil de l'enquête, le juge Charles Duchaine a établi un recoupement et des liens avec d'autres personnages aux noms plus célèbres : Alexandre Guérini, Patrick Boudemaghe, écroué depuis un an, et Bernard Barresi, truand arrêté il y a trois mois après 18 ans de cavale.
Peu à peu donc, l'enquête renoue un à un les fils de ce qui semble bien devoir être appelé une organisation - le juge dit "association" - de malfaiteurs. A ce train, on n'est pas loin d'un annuaire.
Même s'il n'a pas démissionné de son poste de président du CG 13, et même s'il persiste à clamer son innocence, Jean-Noël Guérini a sans doute dû considérer qu'il valait mieux pour lui de se faire plus petit en se mettant en retrait.

PS : JNG et DSK n'interviendront pas dans la campagne pour la primaire, ni pour l'élection présidentielle. On s'en félicite. Et c'est déjà ça de gagné pour la gauche !

(Clic sur les images pour agrandir)
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Pour en savoir plus sur Jean-Marc Nabitz :
logo marsactu
http://www.marsactu.fr/2011/09/16/jean-marc-nabitz-une-piece-maitresse-du-guerinigate-devant-le-juge/

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vendredi 16 septembre 2011

Débat : Hollande tout en bleu, les autres tous en gris

 primaire sur F2

Ça avait un petit côté Questions pour un champion. Sauf que David Pujadas n'est pas Julien Lepers !
Ah, sa phrase crétine "Vous avez entendu la cloche ?" à la fin du passage de Ségolène Royal et de Martine Aubry ! D'ailleurs, à deux moments, François Hollande l'a bien brocardé : "Monsieur Pujadas annonce de faux chiffres depuis le début !", "Est-ce que vous pouvez écouter Monsieur Pujadas !"
Merci de m'avoir vengé de celui qui avait auparavant parlé du Mouvement des radicaux de gauche au lieu du Parti radical de gauche. On voit bien qu'il ne l'a jamais invité une seule fois comme candidat à son JT, comme le lui a rappelé Jean-Michel Baylet.
N'allez pas croire pour autant que je serais tout dévoué à Baylet. Je ferai sans doute un autre choix pour donner le maximum de chances à celui qui sera en mesure de dégager Nicolas Sarkozy dans 233 jours.
Pour le reste, je trouve que les candidats ont observé une grande correction entre eux, condition essentielle d'unité pour ne pas prêter le flanc aux sarcasmes d'éventuelles divisions.
Finalement, au-delà des thèmes abordés - abordés, seulement - il me semble que l'émission a surtout revêtu un aspect plutôt pédagogique destiné au grand public pour qu'il participe au scrutin du 9 octobre.
On pourra toujours s'amuser à délivrer des notes à partir des propositions des un(e)s et des autres. Mais voilà, chaque candidat(e) avait certainement en tête d'apparaître comme étant celui ou celle présentant le profil le plus crédible pour une stature de présidentiable. M'est avis que c'est probablement là-dessus que se fera la différence pour une qualification en finale.
A mes yeux, c'est l'homme tout en bleu - tous les autres étaient étrangement couverts de gris croquemort, sans doute sur les recommandations idiotes de leurs "communicants" - l'homme tout en bleu, dis-je, qui aura marqué des points (le seul par ailleurs à ne pas recourir aux anti-sèches) et aura peut-être renforcé sa cote pour creuser un écart encore plus significatif.
Cela me pousse à penser qu'il pourrait bien n'y avoir qu'un tour. Et ce serait même souhaitable.
Un, pour conférer au résultat une légitimité nette et indiscutable.
Deux, pour éviter au sélectionné une obligation de compromis avec les autres candidats qui seraient tentés par une quelconque velléité de marchandage en retour d'un soutien qui est d'ores et déjà acquis par principe.
Trois, pour donner corps à une vraie dynamique susceptible de s'amplifier au fil des mois.
Est-ce ce que François Hollande a voulu dire de manière subtile en parlant des alliances au soir du vrai premier tour de la présidentielle ? "Il ne faut jamais oublier le premier tour, c'est plus prudent !" Face à Nicolas Sarkozy, ce serait dommage de gâcher toute once de stratégie. L'attente est trop grande à gauche...

PS : Que venait faire cette question sur DSK, "reconnu par tous pour ses grandes compétences économiques" (dixit Pujadas) ? Ah bon, celui qui a si bien sauvé la Grèce ?

Une bonne fiction à lire pendant le weekend 
http://fiction-marty.blogspot.com/p/texte-en-continu.html

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jeudi 15 septembre 2011

Guérini se dit "serein"... alors qu'il est en plein pétrin

guerini canardEn quelques mois, la notoriété de Jean-Noël Guérini est passée du stade régional à un statut national. Et pas en bien, cela va sans dire.
Cela va-t-il avoir une influence sur les débats de la primaire à gauche et sur le déroulement de la campagne pour l'élection présidentielle ?
On ne peut imaginer que l'affaire Guérini ne soit présente dans beaucoup d'esprits au moment des choix.
Qui paiera les gros pots cassés ? D'autant que chaque jour apporte son lot de "réjouissances", de péripétie en péripétie.
Serge Andréoni, opéré, ne s'est pas rendu chez le juge hier pour sa mise en examen. L'audition a été reportée. Mais elle aura bien lieu.
Jean-Noël Guérini, lui, tente tant bien que mal de donner le change en organisant sa défense et surtout pour ne pas perdre sa peau.
Hier, ses deux avocats ont déposé une requête auprès de la cour d'appel d'Aix pour réclamer un "dépaysement" du dossier le concernant.
A vrai dire, c'est là une tentative qui a peu de chances d'aboutir mais dont le but est de faire croire que les accusations seraient téléguidées politiquement contre sa personne et que la justice serait donc partiale.
Dans cette affaire, vu le nombre d'individus mis en cause et la douzaine de mises en examen prononcées (des proches des deux frères), l'idée de complot ne tient pas une seconde. Bien au contraire, c'est plutôt tout le système Guérini peu à peu mis au jour qui relève d'une organisation en réseau(x).
Guérini n'est pas idiot. Il sait que tout craque autour de lui.
Hier, la presse a publié des informations sur son audition par le juge. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Guérini est acculé au sauve-qui-peut.
Ne voilà-t-il pas que, après avoir souvent exprimé son affection fraternelle, il dit condamner les agissements d'Alexandre, qu'il ne voit plus et à qui il n'a pas parlé depuis plusieurs mois. Il l'enfonce même carrément, histoire de masquer, voire de blanchir, ses propres turpitudes.
Les quatre semaines qui restent avant le premier tour de la primaire vont devoir composer aussi avec les confrontations découlant des plaintes de Jean-Noël Guérini à l'encontre d'Arnaud Montebourg, le seul à avoir porté le fer rouge sur la plaie.
Demain, 16 septembre, le tribunal de police de Paris devrait examiner la plainte en diffamation, qui avait été renvoyée le 5 juillet à la demande de Guérini, au sujet de certains éléments contenus dans le rapport Montebourg qui avait ouvert la voie à la mise en place de la commission Richard. Revanche ou pas revanche ? 

(Clic sur chaque image pour agrandir)
guerini ravi 88 article 1

guerini ravi 88 article 2 part 1guerini ravi 88 article 2 part 2

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Le Ravi : La guerre des boutons... de la politique

une ravi 88Le Ravi aussi fait sa rentrée. En ce mois de septembre, le journal satirique régional met le paquet sur la politique avec les enjeux de l'élection présidentielle à laquelle il réserve cinq belles pages de sa grosse enquête.
Excellente analyse d'une guerre que laisse deviner le pastiche de sa une. La revue de détails des partis, les portraits et les infos dénichées ici et là sont impitoyables.
Et, à tout gouverneur toute horreur, Jean-Noël Guérini est lui aussi copieusement servi avec sa mise en examen et les soubresauts locaux et nationaux que le juge Charles Duchaine n'a pas manqué de susciter en cette rentrée fracassante sur le plan des affaires.
Je ne saurais trop recommander d'aller vite découvrir cette livraison du mois, agrémentée de brèves, de dessins et de la tonalité caustique qui habille la marque du journal (prix inchangé : 2,80€).

(Clic sur l'image pour agrandir)guerini ravi 88 castroblog

Le sommaire du n° 88 :
http://www.leravi.org/spip.php?article1138
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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mardi 13 septembre 2011

Et maintenant, que risque Jean-Noël Guérini ?

guerini ravi 88 - Copie
(Clic sur l'image pour agrandir)
BD publiée par Le Ravi de septembre 2011

Avec la mise en examen de Jean-Noël Guérini, une étape importante vient dêtre franchie. Mais l'affaire ne fait que commencer. Car la procédure judiciaire va durer jusqu'à un procès qui n'est pas pour demain.
D'ailleurs, on en a moins parlé, mais le sénateur maire de Berre-L'Etang, Serge Andréoni est lui aussi convoqué pour une probable mise en en examen ce jeudi. Le juge devra sans doute attendre un peu, vu que l'intéressé a dû être hospitalisé.
En revanche, son adjoint délégué aux travaux et à la sécurité, Raymond Bartolini, a été incarcéré aux Baumettes. C'est dire si les suspicions sont graves.
Comme c'était prévisible, la fête de la rose qui s'est déroulée samedi a paru dépouillée en l'absence de dirigeants qui ont pour la plupart préféré ne pas se montrer dans cette ambiance de mise en cause d'un système.
Invité le soir même par France 3, Jean-David Ciot a peaufiné sa langue de chêne massif pour donner l'impression que tout s'arrange.
Quant à Daniel Conte, qui a reçu les presque pleins pouvoirs de son ami Jean-Noël pour tenir la maison CG13 en son absence, il pourrait bien, à l'entendre, ne pas chercher à changer quoi que ce soit pendant l'intérim. Avec lui et Ciot, les militants qui veulent du changement risquent donc de devoir patienter. A moins qu'ils ne s'organisent pour tout chambouler en forçant le destin.
Les déclarations d'Harlem Désir n'ont à l'évidence pas beaucoup plu à Jean-Noël Guérini qui a ainsi répliqué : "Ce garçon est décidément un tout petit personnage".
Pour sa part, Arnaud Montebourg a demandé à ce que le parti socialiste mette Guérini "hors d'état de nuire" en le destituant.
Marie-Arlette Carlotti s'est prononcée, elle, pour une démission de la présidence du conseil général. De même que Patrick Mennucci qui a estimé que "Jean-Noël rendrait service au parti s'il démissionnait".
Le porte-parole de Renouveau PS 13 a martelé : "Le problème est que le cœur du système Guérini est le coffre-fort du conseil général. Tant qu'il en conserve la clé, il peut faire perdurer le système".
Enfin, Michel Pezet a livré l'analyse suivante : "Tout va dépendre de l'attitude des collègues du conseil général, qui risquent d'être sensibles à ce que demande Paris. La pression va être rude. Il y aura des investitures à la clé".

COMPILATION D'ARTICLES SUR LE CAS GUERINI

Déclaration de Jean-Noël Guérini sur son blog :
(Et toujours uniquement des commentaires de soutien !) 
http://www.jn-guerini.fr/2011/09/08/declaration-de-jean-noel-guerini-a-la-presse/

Interview de Jean-Noël Guérini :
http://www.leparisien.fr/politique/guerini-j-appelle-a-la-retenue-les-responsables-socialistes-09-09-2011-1599952.php

La déclaration de Marie-Arlette Carlotti sur son blog :
http://www.macarlotti.com/2011/09/08/reaction-de-marie-arlette-carlotti-a-la-mise-en-examen-de-jean-noel-guerini/

La position de Renouveau PS 13 :
http://renouveaups13.blogspot.com/2011/09/un-jour-de-honte-pour-notre-parti.html

La réaction de Pierre Orsatelli de Renouveau PS 13 :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/jean-noel-guerini-doit-quitter-la-presidence-du-conseil-general_1028292.html

L'article de Mediapart :
=> par ce lien pdf guérini_mediapart_8_SEPT 2011

Que risque Guérini face à la justice ?
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110908.OBS0001/guerini-face-a-la-justice-que-risque-t-il.html

Les magouilles du sénateur de l'Hérault
(Clic sur l'image pour agrandir)
guerini canard senateur 7

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]