Qui aurait dit qu'une simple intervention de remerciement de ma part au maire de La Roque d'Anthéron allait provoquer une règlement de comptes au sujet d'un poste de vice-président de la métropole ? Résultat immédiat, on a alors assisté au grand déballage de quelques basses manœuvres politiques à droite. Récit...  

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La séance s'est déroulée dans la salle de réception du château Saint-Hilaire (cave vinicole)

Après quatre mois sans séance du Conseil de territoire, celle de jeudi à Coudoux s'annonçait longue, avec 144 rapports et plus de 11.000 pages (oui, vous avez bien lu). En fait, elle n'aura duré qu'un peu plus de deux heures car beaucoup de sujets n'étaient présentés que pour avis. Je me suis dit qu'on pouvait donc parler d'autre chose.
J'ai alors tenu à remercier publiquement devant tous les élus et les fonctionnaires Jean-Pierre Serrus, maire de La Roque d'Anthéron, pour l'excellent travail qu'il avait produit sur le dossier de la mobilité, enjeu prioritaire et essentiel au niveau de la métropole. Je l'ai fait en commençant par ces mots : "Nous ne sommes pas du même bord mais lorsqu'on apprécie le travail de quelqu'un, je pense qu'il faut savoir le reconnaître."
La raison ? Un événement politique inattendu a eu lieu lors du départ de Jean-Claude Gaudin aussitôt remplacé par Martine Vassal. Cette dernière avait assuré que tous les vice-présidents seraient reconduits ainsi que leurs délégations. Surprise au moment du dépouillement des votes, un seul d'entre eux n'a pas retrouvé ses fonctions, Jean-Pierre Serrus, un candidat s'étant présenté contre lui et l'ayant battu de quelques voix.
L'explication est simple. Serrus a rejoint En Marche après avoir été Les Républicains. Il y a donc eu une menée de ce dernier parti pour reconquérir le siège.
Mon intervention au conseil, juste pour dire ma considération à Serrus, a provoqué des prises de parole qui se sont transformées en règlement de comptes.
La Provence de samedi en a fait une restitution très fidèle.
Tout le monde aura compris qu'en arrière-plan se profilent les échéances électorales, que la bataille est lancée et que personne n'est prêt à céder un pouce sur ses positions. En tous cas, ces échanges ont largement occulté les sujets de l'ordre du jour. Avec le recul, je me dis que mon pétard aura eu au moins pour conséquence de révéler de basses manœuvres et des vérités qui divisent mes camps adverses. 

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