Interrogée le 24 septembre par La Provence sur sa lourde condamnation et sur la réaction exprimée par les élus de Démocratie pour Aix, Maryse Joissains s'est laissée aller à un propos d'une vulgarité sans nom. Le sujet est revenu au conseil municipal du 28. Echange vif entre elle et moi... 

joissains dessin - Copie

Cela a commencé avec l'interview de rentrée de Maryse Joissains dans La Provence du 24 septembre. Au sujet de sa condamnation, le journaliste rappelle que l'opposition, en l'occurrence Démocratie pour Aix dont je suis membre, avait déclaré que la maire d'Aix devrait faire preuve de décence. Sa réponse, toute en élégance, a fusé : "J'emm… l'opposition".
La suite s'est passée au conseil municipal quelques jours après. En réplique à une de mes interventions qui n'a pas dû lui plaire, Maryse Joissains a lâché : "Tout ce qui est excessif est ridicule". J'ai aussitôt renvoyé la balle : "Il n'y a pas de puanteurrs dans l'opposition. C'est moins vulgaire que vos propos dans la presse !" Tollé général des élus de la majorité qui se sont sentis aussi piqués au vif que la maire.
Est-il nécessaire en politique comme dans bien d'autres domaines de recourir à l'insulte et au mépris pour tenter d'être crédible ? Maryse Joissains est hélas une habituée des paroles à l'emporte-pièce et des propos blessants gratuits qui rabaissent le niveau des débats. Fallait-il rester silencieux face à une attaque indigne de la plus haute fonction municipale ?
Il me revient en mémoire quelques phrases bien frappées pour caractériser un tel comportement. "Ce que nous appelons vulgarité, c'est souvent le naturel", "La vulgarité, ça ne s'improvise pas. On est vulgaire. On naît vulgaire. C'est une infirmité de l'âme", "Le vulgaire est ignoble quand il raille, et ridicule quand il juge". "Une vulgarité révoltante dans les manières se trouve souvent réunie à l'exercice d'une autorité quelconque".

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