mardi 25 octobre 2016

Fourrière automobile et réseau de bus : Voici pourquoi ça ne roule pas bien...

Recul des enlèvements de véhicules gênants par la fourrière et baisse de fréquentation du réseau de bus ont un impact négatif sur les finances de la Ville et sur le service à rendre aux automobilistes et aux usagers. La gestion n'est pas satisfaisante mais les tarifs, eux, sont bien en hausse !

fourrière enlèvement

Y a-t-il un rapport entre la fourrière automobile et les transports en commun ? Vous ne voyez pas ?
D'abord, on constate que les deux entités ne fonctionnent pas bien. Ensuite, le nombre d'enlèvements de véhicules en infraction a encore baissé et le kilométrage annuel des bus aussi.
Maryse Joissains nous répète que les Aixois seraient tout à coup devenus plus civiques et respecteraient mieux la codification de l'usage de la rue. Quand je vois les débordements en tous genres sur voirie, j'ai du mal à gober cette interprétation. Je l'ai déjà expliqué ici, la vérité est qu'il y a moins de réquisitions de la police pour envoyer les voitures gênantes à la fourrière. Or, cela a un coût important pour les finances de la Ville et pour la poche des contribuables.
Cette année, par exemple, la municipalité doit payer près de 300.000 euros d'amende au gestionnaire alors qu'elle en payait déjà plus de 70.000 l'an dernier. On pourrait imaginer une autre hypothèse, celle d'une meilleure utilisation du réseau de bus. Mais non. On a appris au conseil de territoire du 12 octobre que la fréquentation avait aussi baissé de 4% d'une année sur l'autre.
Ici, les vraies causes sont à chercher du côté des dysfonctionnements à répétition du réseau Aix en bus, entre autres, horaires mal respectés et modifications de certaines lignes, qui ont entraîné une baisse des abonnements. Le rapport annuel de la délégation de service public confiée à Keolis fait également état d'une assez faible fréquentation des parcs-relais.
Alors, comment ne pas en conclure que, si le stationnement sur voirie est toujours aussi dense, c'est forcément en partie parce que les services d'enlèvement sont moins sollicités et pour une autre partie parce que le réseau de bus ne donne pas entière satisfaction. Une autre explication est possible : les hausses simultanées des tarifs des parkings et des bus qui découragent automobilistes et usagers à utiliser les services qui leur sont proposés.    

Dans la presse

CT 4 12

aix en bus trottoir

Ce que j'écrivais le 22 juillet…
Amende amère pour la Ville à cause du nombre insuffisant d'enlèvements par la fourrière
Dans le même esprit, j'ai fait remarquer que la Ville va encore une fois devoir payer à la Semepa Effia qui gère la fourrrière automobile une "amende" de 270.000 euros (l'an dernier, elle était de 71.900 euros) pour insuffisance d'enlèvements de véhicules en contravention. La convention qui lie la Ville et la Semepa Effia contient une garantie d'activités qui prévoit cette compensation si ce cas se présente. Un seuil de carence avait été fixé trop haut pour l'application de cette garantie. Il avait donc été abaissé à un nombre inférieur de véhicules en infraction. 
Or, voilà que la pénalité due cette année par la Ville est quasiment quatre fois plus forte. Alors, où est le problème ? N'est-ce pas celui des réquisitions en recul effectuées par la société d'économie mixte le délégataire qui, faut-il le rappeler, sont le plus souvent sollicitées par la Ville sous la responsabilité des élus ? Tout cela demande des éclaicissements et j'attends les explications avec curiosité d'autant que la municipalité a décidé de vendre à la Semepa la totalité des parkings qui avaient été payés par les Aixois. 
…et le 14 octobre 
Transports collectifs : Aix en bus
Est-il besoin de faire un dessin pour dire que le réseau ne donne pas toute satisfaction à ses usagers ? Le Conseil de territoire présentait le rapport annuel d'activités de la délégation de service public. Parmi toutes les informations, j'en ai relevées quelques-unes qui tordent la propagande habituelle de Maryse Joissains sur le prétendu succès de la réorganisation. On constate en effet une baisse de 4% de la fréquentation due aux modifications de certaines lignes et à l'augmentation des tarifs, ce qui a notamment entraîné une baisse des abonnements.
Alors qu'en 2014, les kilomètres parcourus étaient de 6.058.512, ils sont tombés à 6.005.375 en 2015. Soit une perte de 53.138 kms. Enfin, le rapport fait état d'une "assez faible fréquentation des parcs-relais". J'ai ajouté que la seule chose dont nous pouvons nous féliciter est que la Métropole se substitue enfin aux six ex-communautés adhérentes au Syndicat mixte des transports des Bouches-du-Rhône pour faire de la mobilité une priorité.

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

mardi 18 octobre 2016

La guerre du bouton d'alarme sécuritaire... déjà en 2002 et même en 1978 !

Ce sujet était à la une des médias fin septembre. Mais il fait encore rire orange. Dans le cadre des mesures de sécurité, les personnels des écoles municipales sont dotés depuis la rentrée d'un bouton d'alarme portable, mais non obligatoire. Or, le dispositif est plutôt ambigu. Déjà en 2002 et même en 1978, la mairie envisageait ce type d'appareil pour les personnes âgées. Souvenirs, souvenirs cocasses exhumés de mon placard à archives...

bouton alarme écoles

Comme il y a des pour et des contre, la mairie a eu à s'expliquer et à dévoiler le coût de ce dispositif de sécurité vigilance attentat. A cette occasion, on a donc appris que 160.000 euros ont été dépensés. Le détail s'établit ainsi : coût de l'alarme, 800 boîtiers pour 107.981 euros TTC, soit 1.459 euros en moyenne par école (74 écoles maternelles et élémentaires). Ce dispositif, nous dit-on, ayant récupéré une partie des équipements des alarmes intrusion (vols, cambriolages,...) de certaines écoles, le coût global en a été sensiblement réduit. Les 52.000 euros restants ont été investis en clôtures, portails, interphones, visiophones... 
Pour fixer les idées, les 160.000 euros représentent 13% des crédits coutumiers annuels d'entretien des écoles. Il n'y a pas eu d'enveloppes supplémentaires pour ce dispositif. 
Malgré ces explications, subsistent quelques parts d'ombre. Le sujet n'ayant pas été abordé à la caisse des écoles, cette dernière n'a donc pas été tenue au courant de l'acquisition des télécommandes. Les élus du conseil municipal n'ont pas plus été informés. 
A notre connaissance, vu le montant de la dépense, aucune mise en concurrence par appel d'offres selon les règles des marchés publics n'a eu lieu. C'est pour le moins étrange. Des recherches ont permis de savoir que c'est un fournisseur multinational spécialisé du nom de Rosco Group qui a été sollicité. 
Par ailleurs, demander aux enseignants de porter ces boutons crée une ambiguité car les instituteurs relèvent de l'autorité de l'éducation nationale et non de celle de la municipalité. Or, on a vu un reportage à la télévision montrant un directeur d'école affublé d'un bouton. 
Et puis, si une alerte vient à être donnée, elle doit d'abord s'adresser à la police municipale qui transmet elle-même à la police nationale. Est-ce efficace en cas d'urgence absolue ? Des parents d'élèves ont contesté le dispositif arguant qu'il peut être stressant et anxiogène pour les enfants qui voient ce bouton en permanence sur la personne qui le porte. 

bouton alarme prov 23

Souvenirs souvenirs...
Lorsque j'ai découvert cette initiative de la mairie, je me suis souvenu d'une annonce identique en 2002 à propos d'un bouton nommé Marise (non, on ne rit pas, ce n'est pas un gag !). A ce moment-là, il s'agissait déjà de jouer aussi le tout-sécuritaire auprès des personnes âgées. Mais la farce a tourné court. A la manœuvre, on y trouvait Alain Joissains, déjà directeur de cabinet de Maryse Joissains. 
J'ai donc fouillé dans mon énorme placard à archives (redoutables, dont certaines remontent à plus de 40 ans !), et j'ai exhumé deux cadavres qui sont loin d'être froids. Il s'agit d'un article écrit par Max Juvenal dans son hebdo disparu La Provence libérée daté du 16 novembre 2002 et un article de L'Express daté du 5 décembre 2002. Drôles de coïncidences, n'est-ce pas ? 
Pour finir sur un sourire, un référence tirée de l'acte II de La Traviata. Flora, l'amie de Violetta (rôle titre), s'adresse ainsi à son ami le marquis d'Obigny en l'accusant de n'être pas fidèle même si ce dernier lui répond que ces accusations sont fausses : "Le renard a beau changer de pelage, il n'en garde pas moins ses vices." Giuseppe Verdi s'était inspiré d'un proverbe d'origine corse "En vieillissant, le renard perd le poil mais pas le vice". Je dis ça, je ne dis rien...

Dans mon beau placard à archives, année 2002...
Dans feu La Provence Libérée
joissains bouton NB - Copie

Et dans L'Express

joissains bouton NB express

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 14 octobre 2016

Maryse Joissains met tout sur le dos de la Métropole... mais rien sur le sien !

La quatrième séance publique du Conseil de territoire du Pays d'Aix a eu lieu mercredi à Bouc Bel Air. Comme d'habitude, Maryse Joissains n'a fait que ressasser à tout propos ses critiques apocalyptiques contre la Métropole. Je lui ai fait remarquer qu'elle devrait d'abord commencer par regarder les effets néfastes de sa propre politique. Illustrations...  

CT 4 12
La séance publique du Conseil de territoire à Bouc Bel Air (Photo La Provence)

L'ordre du jour de 12 pages de cette séance comportait pas moins de 104 rapports, soit 2900 pages à lire et à analyser. A réception du colis, il m'a fallu une journée entière pour ingurgiter le tout, annoter les dossiers majeurs et préparer mes arguments. Parmi les sujets importants : budgets, urbanisme, rapport annuel d'activités d'Aix en bus, habitat, surcoût pour le futur palais des sports, emploi, subventions…
Bref, de quoi batailler ferme ! Pour ma part, je suis intervenu sur les sujets suivants :
Palais des sports
Le coût de la construction et des aménagements passe de 67M€ TTC à 68. Et cela risque de ne pas être la facture finale. Par ailleurs, alors que le choix de créer cet équipement a été fait en 2010, ce n'est qu'à la séance de mercredi qu'un rapport a été présenté pour solliciter des cofinancements. La question est : seront-ils à la hauteur des demandes ?
Transports collectifs : Aix en bus
Est-il besoin de faire un dessin pour dire que le réseau ne donne pas toute satisfaction à ses usagers ? Le Conseil de territoire présentait le rapport annuel d'activités de la délégation de service public. Parmi toutes les informations, j'en ai relevées quelques-unes qui tordent la propagande habituelle de Maryse Joissains sur le prétendu succès de la réorganisation.
On constate en effet une baisse de 4% de la fréquentation due aux modifications de certaines lignes et à l'augmentation des tarifs, ce qui a notamment entraîné une baisse des abonnements. Alors qu'en 2014, les kilomètres parcourus étaient de 6 058 512, ils sont tombés à 6 005 375 en 2015. Soit une perte de 53 138 kms. Enfin, le rapport fait état d'une "assez faible fréquentation des parcs-relais".
J'ai ajouté que la seule chose dont nous pouvons nous féliciter est que la Métropole se substitue enfin aux six ex-communautés adhérentes au Syndicat mixte des transports des Bouches-du-Rhône pour faire de la mobilité une priorité.
Logement social
J'ai rappelé une fois de plus que nous ne partageons pas du tout la même vision sur ce qu'il convient de faire pour résoudre les problèmes du logement. La politique de Maryse Joissains est insuffisante. N'avoir produit que 900 logements locatifs sociaux en deux ans (2013-2014) sur l'ensemble du Pays d'Aix, soit 450 par an, est loin d'être en adéquation avec la forte demande en attente. Il n'y a vraiment pas de quoi se vanter !
Tarifs des piscines
L'année dernière, les piscines du Pays d'Aix avaient été classées en trois groupes en fonction du niveau de prestations offert par chaque établissement aquatique et les tarifs avaient été ajustés un peu à la hausse. Les prochains vont encore augmenter et pas de manière cosmétique cette fois. En comparant les tableaux 2015/2016 et 2017/2018, les pourcentages d'augmentation n'ayant pas été donnés dans le rapport, j'ai pris deux exemples pour les calculer.
                 - entrée tarif général                       - carte d'abonnement tarif général 
                      groupe 1 : +7%                             groupe 1 : +8% 
                      groupe 2 : +16%                           groupe 2 : +10,70% 
                      groupe 3 : +12,50%                       groupe 3 : +12,50%
A chacun maintenant de juger.

Anciens tarifs
CT 4 tarifs piscines A
Nouveaux tarifs
CT 4 tarifs piscines BCT 4 12CT 4 12

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

mardi 11 octobre 2016

Dans le Ravi d'octobre : Qui décrochera le pompon aux primaires ?

une ravi 144

La castagne risque de s'inviter aux primaires. D'abord, à celles de la droite et du centre qui, comme chacun sait sauf les gogos, est aussi à droite. A celles de la gauche, ce sera pour plus tard. Le Ravi d'octobre appuie sur les premières où certains candidats vont jurer la main dans la flamme qu'ils ne copient pas l'extrême-droite.
Or, dans sa grosse enquête, le mensuel rappelle quel est le fonds de commerce du lepenisme qui déteint depuis longtemps dans les cerveaux du noyau dur de la droite.
Question équité, il n'élude pas ce qui se prépare aussi à gauche et dans la sphère citoyenne pour décrocher le pompon et l'adoubement avant la vraie élection présidentielle.
La lecture de ce numéro est très éclairante pour qui ne veut pas voter avec ses pieds et, le cas échéant, se retrouver lesté de boulets. Il n'y a qu'à voir l'article sur ce qui se passe à Béziers avec les méthodes Ménard ou celui sur la façon dont se déroule le conseil municipal d'Orange.
Le Ravi dévoile les dessous d'un drôle de projet immobilier au Tholonet qui semble bien soulever un conflit d'intérêts d'un adjoint de la mairie.
Enfin, les amateurs du ballon rond ne devraient pas être déçus du portrait du peu angélique et peu philantrope nouveau propriétaire du club marseillais. Au pays d'un Trump, tout est permis pour arriver à ses fins.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner : 
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire d'octobre
:
http://www.leravi.org/spip.php?article2467
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 7 octobre 2016

Aix : Ces platanes qu'on abat ! De quoi monter aux arbres !

Contestation et mobilisation contre l'abattage massif de platanes encore sains à l'occasion des travaux de requalification des trois places du centre d'Aix. Les opposants ont obtenu par voie de justice la désignation d'un expert indépendant qui oblige Maryse Joissains à tenir compte de son avis...

arbres 3 places 30
Des arbres abattus pour les travaux sur la place des Prêcheurs 

La requalification des trois places Prêcheurs-Verdun-Madeleine, prévue pour durer deux ans et demi, ne fait pas l'unanimité. Elle est contestée par les riverains, des associations et les commerçants non sur sa nécessité mais sur les modalités. Suite à la présentation du projet en réunions publiques, la tension et la pression sont montées progressivement de plusieurs crans depuis juillet.
En parallèle, l'annonce, faite sans aucun dossier à l'appui, de la création d'un parking de 300 places sur quatre niveaux entièrement enterrés sous le cours des Arts et métiers, une idée farfelue qui a toujours été considérée comme infaisable à cause de la nature même des sous-sols (racines d'arbres, écoulement d'eau et fragilité des bâtiments qui bordent la voie), a donné lieu à des échanges musclés quand il s'est agi d'envisager l'abattage de la quasi-totalité des arbres. En recul, Maryse Joissains a ensuite proposé que le parking se ferait finalement sous le parc Rambot.
Cette autre solution risque elle aussi de connaître des rebondissements, en particulier d'ordre juridique, car le parc Rambot ést le résultat d'un legs établi par testament en 1858 par Gustave Rambot, capitaine de cavalerie, et ne peut en aucun faire l'objet 
en tant que "jardin public d'agrément" d'un changement de vocation ou de destination.
Pour les trois places, les opposants, très mobilisés y compris en plein mois d'août, ont obtenu un report du début des chantiers passant du 5 juillet au 29 août. En cause là aussi, l'abattage des arbres qui, selon deux expertises, seraient soudainement tous malades. Une troisième analyse commandée par la mairie a conclu qu'il y en avait finalement beaucoup moins. 
Face à ces revirements discordants, les opposants insatisfaits ont manifesté leur colère et ont exigé une véritable expertise indépendante en s'adressant directement au tribunal administratif. Ce dernier leur a donné raison. Maryse Joissains se voit ainsi contrainte de se plier à cette décision (voir ci-dessous)

CM 25 23
Manifestation contre le platanicide sur la place de la mairie
avant le conseil municipal du 23 septembre 2016

Ces deux cas ne sont pas isolés. Un peu partout dans la ville, des arbres ont été abattus parfois en dépit du bon sens. Ainsi, place de l’église à Puyricard, des arbres centenaires ont été sacrifiés alors que les troncs montrent des espèces parfaitement viables. Route des Alpes, des dizaines de troncs ne laissent apparaître aucune lésion vraiment dangereuse. Au Félibre à Encagnane, la construction d'une résidence a détruit des dizaines d'espèces alors que le projet aurait pu être mené dans la concertation et en évitant des coupes inutiles. Voies Malherbe, Victor Hugo, De Lattre de Tassigny, des Poilus, les souches d’arbres coupés repartent du pied sans entretien et en contradiction totale avec le Plan local d'urbanisme qui prévoit de remplacer les arbres disparus.
Vu que les lésions des platanes sacrifiés ne justifiaient en rien leur abattage, que jamais des solutions curatives n’ont été cherchées pour sauver des arbres centenaires et que les expertises de la mairie ne recherchent que la dangerosité, là encore, nous avons demandé qu'un expert indépendant soit nommé pour dire, au terme d’analyses contradictoires quels sont les platanes à vraiment abattre et surtout quels moyens sont à mettre en œuvre pour préserver tous ceux qui pourront l’être ! Il faut mettre un terme à la logique de destruction irréversible. Stop au platanicide !
 

platanes Place mairie B 14
Platane malade abattu place de l'Hôtel de Ville 

platanes Puyricard 3 août 2016
Platane sain abattu Puyricard

platane qui refleurit e
On ne peut combattre la nature !

Un expert indépendant missionné 

Grâce à un recours des associations, un expert près la Cour d'appel d'Aix-en-Provence et du Tribunal administratif de Marseille a été désigné avec pour mission :
"1. de procéder à toutes constatations relatives à l’état phytosanitaire des arbres des places Verdun, Prêcheurs et Madeleine à Aix-en-Provence ;
2. de déterminer les causes et l’étendue des dommages susceptibles d’intervenir à leur encontre, pendant la durée des travaux de requalification des trois places Verdun, Prêcheurs et Madeleine à Aix-en-Provence ;
3. de suivre à cette fin l’évolution de ces arbres durant toute la durée du chantier."

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

lundi 3 octobre 2016

Conseil municipal : L'aérodrome d'Aix-Les Milles bientôt géré par la Ville ?

Bonne nouvelle pour les défenseurs du cadre de vie proche de l'aérodrome d'Aix-Les Milles. Il y a une semaine, le conseil municipal a adopté à l'unanimité le principe d'une prise en main directe par la Ville. A l'initiative, notre groupe Démocratie pour Aix... 

aérodrome carte - Copie
Zone concentrique d'impact des nuisances

Oui, c'est une bonne nouvelle pleine d'espoir. Pour mémoire, c'est notre groupe Démocratie pour Aix, par la voix d'Edouard Baldo, qui avait posé question orale en mai dernier pour pousser la municipalité à prendre position pour récupérer la gestion directe du site.
Nous avions relayé le combat que nous estimons légitime et fondé du Collectif de danger aérodrome Aix-Les Milles (CD2A) en détaillant les conditions et les possibilités pour qu'il en soit ainsi.
Maryse Joissains a accepté de recevoir le président et les membres du bureau de l'association, tout en faisant étudier le cadre d'une initiative municipale par les services juridiques. Une délibération reprenant intégralement nos propositions a donc été présentée vendredi dernier en séance publique.
Nous sommes satisfaits de cette prise en compte. Il y a en effet urgence à agir avant que des requins commerciaux ne s'empressent de mettre la main sur un bien avec lequel ils pourraient faire leurs petites affaires tout en ne s'embarrassant d'aucun scrupule. Une gestion publique permettrait plus sûrement de protéger les riverains des nuisances sonores et polluantes tant au sol qu'en vol.
Vendredi, au cours d'une réunion publique d'information dans la salle des fêtes des Milles, le CD2A est revenu sur toutes les étapes de la procédure. Malgré les avancées encourageantes du dossier, il continue à mobiliser ses adhérents toujours plus nombreux jusqu'à l'aboutissement de ce combat. Un combat qui n'est pas seulement celui d'une minorité géographique mais aussi de tous les Aixois et même au-delà car les dommages causés par un non respect de la réglementation actuelle touchent un périmètre très vaste dans le Pays d'Aix.
Inutile d'imaginer ce qu'il pourrait advenir si un opérateur privé surtout motivé par le profit devait être aux commandes de l'aérodrome.

La question orale de notre groupe qui a donné lieu à un débat :
http://democratiepouraix.fr/2016/07/25/quelles-initiative-pour-laerodrome-daix-les-milles/

La délibération du conseil municipal est ICI

aérodrome CM 23

aérodrome CM 23

"Aérodrome des Milles: Une pétition contre les nuisances…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/07/03/32306076.html

aérodrome Réunion CD2A

Le site de CD2A :
http://danger.aerodrome.aix.monsite-orange.fr/

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]