Tu pues. Non, c'est toi qui pues. Après les propos d'Alexandre Guérini dans Le Nouvel Observateur il y a quinze jours, voici la riposte signée Renaud Muselier parue hier dans le même magazine. Un droit de réponse qui n'est pas mentionné en tant que tel, mais c'est tout comme.

logo_nouvelobs

Le coup de gueule de Renaud Muselier

"Je n'utilise jamais la dénonciation ou la rumeur"

Publié le 15 juillet - Le député UMP de Marseille nie catégoriquement être l'auteur de la lettre anonyme qui est à l'origine des ennuis judiciaires d'Alexandre Guérini, frère du président PS du conseil général

Après les propos calomnieux de M. Alexandre Guérini publiés par "Le Nouvel Observateur" du 1er juillet, je tiens à vous faire part de ma totale surprise et de ma profonde indignation face à de telles accusations sans fondement formulées par M. Guérini. Je démens catégoriquement être l'auteur de la lettre anonyme adressée à M. le Procureur de la République de Marseille en novembre 2008 et qui serait à l'origine des ennuis judiciaires et média­tiques de M. Guérini. De par mon éducation et ma tradition familiale, je ne puis souffrir de telles accusations diffama­toires. Mon grand-père, l'amiral Muselier, a donné la croix de Lorraine à la France libre, mon père a été déporté à Dachau et les membres de ma famille ont tous été décorés pour faits de résistance. Vous comprendrez ainsi que je n'utilise jamais la dénonciation, la rumeur ou la menace dans ma vie publique comme privée. Je ne vais pas commencer aujourd'hui avec M. Guérini.
Il m'attaque par voie de presse après m'avoir menacé physi­quement devant témoin, il y a quelques semaines. Son compor­tement révèle une perte totale de sang-froid et de dignité. J'ignore si M. Guérini se sent visé par l'information judiciaire pour "at­teinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics, trafic d'influence, détournement de fonds publics, corruption, prise illégale d'intérêt, blanchiment, faux et usage de faux et abus de biens sociaux" pourtant ouverte contre X. J'ignore aussi s'il se sent visé par les perquisitions qui ont eu lieu au siège de plusieurs sociétés spécialisées dans les dé­chets et dans les locaux du conseil général et de la communauté urbaine (CUM).
En revanche, il est bien au courant des perquisitions qui ont eu lieu au siège de sa société et à son domicile, ainsi que de l'in­carcération des dirigeants de la société Queyras, société gestion­naire de déchets, dont il affirme être très proche. Ces faits expliquent la "nervosité" de M. Guérini. Mais rien ne peut jus­tifier sa calomnie à mon égard. En revanche, alerté par des mem­bres de la commission d'appel d'offres, j'ai demandé des explications en conseil de communauté le 9 novembre 2009 concernant la passation de certains marchés. J'ai demandé la création d'une commission d'enquête interne. J'ai demandé la suspension de la délégation du vice-président en charge de la gestion des déchets. J'ai remis un exemplaire du livre "Gomorra" pour illustrer les conséquences d'un tel système. J'ai rappelé que les Marseillais n'accepteront jamais une telle dérive. Personne ne peut remettre en cause une telle démarche républi­caine. Pour autant, rien n'a été fait par le président socialiste de la CUM. La police et la justice n'ont pas eu sa passivité.
Durant les quinze années pendant lesquelles j'étais en respon­sabilité en tant que président d'EuroMéditerranée et premier ad­joint au maire de Marseille, nous n'avons jamais été l'objet d'au­cune perquisition. Le sens de mon engagement politique est d'améliorer la vie des Marseillais et de faire de Marseille une grande ville moderne. Oui, j'ai une opposition viscérale et de fond à l'encontre de tous ceux qui déshonorent la ville de Marseille en violant les lois sur les marchés publics. Oui, les Marseillais, tout comme moi, veulent connaître la vérité et sa­voir si des marchés publics ont été truqués, et si oui par qui. Le reste n'a que peu d'importance. Oui, j'ai une opposition politique avec M. Jean-Noël Guérini, candidat malheureux contre moi aux élections municipales de Marseille en 2008. Non, M. Alexandre Guérini n'est pas un adversaire politique, ni personnel, ni judiciaire. Je ne le connais pas et je ne tiens pas à le connaître.
   
Dans les deux derniers gros paragraphes du texte, Renaud Muselier s'envoie de pleins bouquets de fleurs pour vanter le bilan de son action politique internationale, nationale et locale depuis 1993. Je vous épargne ces moments de grande grâce.

L'article "Alexandre Guérini accuse Renaud Muselier" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/07/07/18521038.html