dangerLors du conseil municipal de décembre, suite à nos interpellations, le maire avait déclaré qu'elle était en faveur du principe de précaution. La discussion a été longue et les échanges pointus. Face aux arguments techniques mis en avant par l'opposition, le maire a préféré se placer au niveau de la marche à suivre pour sortir de cette situation complexe qui empoisonne la vie des riverains de plusieurs quartiers.

L'autre aspect du dossier a porté sur le fait que, en tant que présidente de l'OPAC, elle n'avait pas consulté les locataires, qu'elle avait donné un accord pour installer les antennes et qu'elle n'avait pas anticipé une réflexion sur ce sujet contrairement à ce qu'ont fait d'autres villes.

Au bout du débat, les uns ont compris que les antennes relais de l'immeuble "Odyssée" d'Encagnane allaient être enlevées, en tout cas désactivées, d'autres ont pensé qu'un retour en arrière poserait beaucoup de problèmes.

Au conseil d'administration de l'OPAC "Pays d'Aix Habitat", qui s'est tenu quelques jours après, les représentants élus des locataires (415 personnes avaient signé une pétition) ont voulu en savoir plus. Et là, surprise, le premier adjoint et le directeur de l'office ont rejeté toute idée d'abandon du dispositif mis en place sur les toits.

Un autre adjoint semble avoir émis des réserves sur les propos de son collègue rapportant les dires du maire. Bref, ils ne semblent pas d'accord entre eux, il y a de la friture sur la ligne à suivre. Il faut dire que, dans le cadre de l'accord avec les opérateurs de téléphonie mobile, l'OPAC perçoit 8 000€ par an et par antenne, avec une avance sur 5 ans.

Toujours est-il, qu'au conseil municipal, improvisant une réponse, le maire a proposé de mettre en place une commission dont le détail de la composition et de la mission serait donné en janvier. Si c'est pour brouiller les pistes, pour retarder toute décision ou pour faire le constat d'une cacophonie entre adjoints et maire qui n'ont plus ni antennes pour écouter la population, ni relais pour s'entendre entre eux, c'est plutôt mal parti.

Pour se faire une idée du dossier, je recommande de lire deux documents : la Pétition des habitants d'Encagnane et la Proposition de loi déposée à l'assemblée nationale le 13 juillet 2005 par huit députés de tous partis (dont Joël Giraud et Chantal Robin-Rodrigo, PRG).

Pétition_des_habitants_d'Encagnane

Proposition_de_loi