mardi 28 juin 2016

Taxes et tarifs en hausse : Comment Joissains fait les poches des Aixois...

Chaque année, le conseil municipal se penche sur le compte administratif de l'exercice civil précédent. Cela permet de vérifier au centime près l'usage qui est fait de l'argent public. Et, comme d'habitude, Maryse Joissains prétend qu'elle n'augmente pas la fiscalité directe. Ah la bonne blague ! Evidemment puisque sa méthode consiste à faire quand même les poches des Aixois par d'autres moyens ! Voici comment... 

impots

C'est une obligation et C'est un rituel. A cette période-ci, le conseil municipal se prononce sur le compte administratif qui couvre l'année civile précédente. Tout y est retracé ligne par ligne, dépenses et recettes en fonctionnement et en investissement, jusqu'au moindre petit centime car cela concerne l'utilisation faite par la collectivité de l'argent public.
En annexe, sont également consignées avec la même minutie de précieuses informations très détaillées sur les emprunts, les crédits, les dettes, les subventions reçues et les subventions accordées, tous les biens communaux, le personnel municipal et bien d'autres encore. Tout est classé en chapitres.
Il s'agit donc d'un bilan qui offre une vision complète de la gestion de la commune, avec une partie dite contrainte liée aux services obligatoires prévus par la loi et une partie qui révèle les choix politiques de la majorité. Une délibération accompagne tous ces documents pour en résumer les grandes lignes.
A première vue, l'étude de toutes ces données peut paraître fastidieuse. Mais, il est très instructif d'en prendre connaissance car les chiffres, dont la profusion peut en rebuter plus d'un, font ressortir l'orientation et le sens de la politique menée.
Comme je l'ai annoncé dans mon précédent article, l'adjoint aux finances a fait une présentation du bilan à la fois flatteuse pour l'équipe de Maryse Joissains mais plus nuancée s'agissant des perspectives pour l'année en cours.
Pour 2015, le solde net global de clôture du compte administratif s'élève à peine à 2,3 millions d'euros, un plancher jamais encore atteint. Cette somme sera utilisée pour constituer le budget supplémentaire 2016 qui viendra compléter le budget primitif présenté fin mars.
Je vous épargnerai les calculs ainsi que les motifs et décisions qui permettent d'obtenir ce résultat car ce n'est pas l'objet de cet article. Je souhaite simplement faire savoir que, comme d'habitude, Maryse Joissains en impute essentiellement la responsabilité à la baisse des dotations de l'Etat et à l'application de la réforme des rythmes scolaires, qui ont bon dos puisque la baisse des dotations n'a pas commencé avec l'élection de notre président de la République actuel mais dès 2008 avec le précédent qui avait plombé les comptes de la France en alourdissant la dette de 600 milliards.
Dans mon intervention, j'ai préféré me concentrer sur la fiscalité municipale pour démasquer le battage opéré depuis plusieurs années par la maire et son adjoint sur le prétendu maintien des taux fiscaux.
La vérité est toute autre. En effet, jamais les impôts indirects que représentent les recettes des tarifs et de taxes diverses n'ont connu systématiquement des hausses importantes. Pour le détail, je renvoie les lecteurs au second lien ci-dessous.
Autrement dit, contrairement à l'impôt direct progressif qui s'applique selon le niveau de revenus des ménages, on fait passer à la caisse tous les Aixois de manière indifférenciée, ce qui est injuste. C'est la méthode Joissains : je n'augmente pas les impôts mais je vous fais les poches par tous les moyens...

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"Deux séances publiques, de longs débats et des échanges parfois musclés" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/23/34005338.html

"Non, Maryse Joissains, les vessies ne sont pas de lanternes !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/04/19/33684956.html

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vendredi 24 juin 2016

Deux séances publiques, de longs débats et des échanges parfois musclés

Deux séances publiques, lundi au conseil municipal et jeudi au conseil de territoire. Avec, au total, quelque 3765 pages pour 199 rapports. Les débats ont parfois été très chauds, surtout hier à propos de la politique contestée menée pour le logement... 

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(Clic sur l'image pour agrandir)
Les documents aux 1917 pages de l'ordre du jour du conseil municipal

La séance publique du conseil municipal de lundi après-midi a-t-elle battu le record de durée ? Presque, avec six pleines heures occupées par de longs débats mais surtout avec les 96 rapports soumis au vote. Cela représente 1917 pages qu'il a fallu lire et étudier avant de préparer des interventions. Je m'y étais employé pendant le weekend pour être fin prêt.
Alors de quoi a-t-on parlé ? La diversité des sujets était particulièrement importante : entre autres, comptabilité communale annuelle avec les comptes administratif et de l'eau, personnel municipal, bilan et renouvellement de la délégation de service public du casino pour douze ans, série de marchés publics,
restauration du patrimoine, fouilles archéologiques, vente des parkings aixois (ce qui a provoqué leur fermeture provisoire lundi), contrat de ville en faveur des quartiers, activités périscolaires, vie culturelle et subventions, tourisme, protection de la forêt, contentieux juridiques dont la municipalité rafole.
Quand on siège dans l'opposition, il est nécessaire d'être généraliste car il faut s'intéresser à tous les thèmes. Passionnant, tout ça !
Personnellement, je suis intervenu plusieurs fois et, pour commencer, à propos du compte administratif. L'adjoint aux finances fait toujours une présentation flatteuse pour la majorité, même si cette fois il a été un peu plus nuancé que d'habitude du fait de résultats moins probants. Je n'ai pas repris les fastidieux détails comptables dont nous disposons dans les documents mais je me suis attaché à rétablir quelques vérités politiques sur les choix faits par Maryse Joissains et son équipe. J'y reviendrai dans un prochain article.
Je ne manquerai pas non plus de relater la séance publique du conseil de territoire qui a eu lieu hier à Ventabren trois heures durant. Je m'étais bien attelé à l'ordre du jour, encore quelque 103 rapports et 1848 pages à ingurgiter d'un trait, car on y débattait de la place des anciennes intercommunalités dans la métropole.
Malgré tous les recours qu'elle a perdus, Maryse Joissains continue de vilipender la loi au prétexte qu'on lui enlèverait "ses" pouvoirs. Cela devient pathétique de la voir s'agiter ainsi pour faire croire à qui veut l'entendre qu'elle n'a pas dit son dernier mot. Hier, sa dernière baudruche était de faire modifier un mot dans une délibération signée Jean-Claude Gaudin qui n'a fait qu'appliquer les textes. 
Autre point vif et très animé cette fois, quand est arrivée la discussion sur le logement et les communes carencées qui doivent se conformer à la loi Alur, il y a eu des échanges musclés entre les élus de gauche et des élus de droite. J'y ai pris ma part pour répliquer aux propos outranciers et quasi extrémistes du maire de Ventabren. Vous en saurez plus dans mes prochains articles.

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mardi 21 juin 2016

Le Point : Un numéro spécial avec les élus de Démocratie pour Aix

Le Point 16 juin 2016 C

Dans son édition hebdomadaire, Le Point consacre pas moins de vingt pages à notre ville (en fait, quatorze si on ne compte pas les encarts publicitaires).
Je conseille vivement à mes amis lecteurs du blog de se procurer ce numéro spécial du magazine paru jeudi qui fait une large place aux élus du groupe Démocratie pour Aix. Edouard Baldo, Charlotte de Busschère, Hervé Guerrera et moi-même avons été sollicités par le journaliste Thierry Noir pour livrer notre opinion en réaction aux projets de la mairie. Et ça secoue ! Attention, encore en vente jusqu'à demain.

LAC constance 2

Edouard Baldo et Lucien-Alexandre Castronovo sur le site de la Constance
que la mairie veut bétonner et où Paul Cezanne a peint plus d'une vingtaine
de toiles de Saint-Victoire

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vendredi 17 juin 2016

Aix perd des habitants : La preuve par les chiffres !

Même si Maryse Joissains et son adjoint aux finances s'entêtent à nier le fait, les preuves du recul démographique d'Aix existent. D'ailleurs, ils sont bien obligés d'utiliser les statistiques de l'Insee qu'ils ne peuvent pas dissimuler. Passons-les en revue...

démographie aix perd

Reprenons aujourd'hui plus en détail des données officielles sur l'évolution de la démographie aixoise. En 1960, Aix compte 65.000 habitants contre à peine 28.000 en 1900. L’attrait du Sud, le développement industriel de l’étang de Berre et scientifique de Cadarache, l’arrivée des rapatriés, l’attractivité croissante de la ville alors en passe d’être desservie par l’autoroute, ont provoqué la mutation d’Aix et son passage de ville moyenne à grande ville. En 1970, le cap des 100.000 habitants est franchi.
En 2000, Aix compte 135.000 habitants. En 2006, 142.534 et en 2012, 141.148. Entre 2006 et 2012, la variation est de - 0,3%. En 2013, on compte, 141.545 habitants.
A ce stade, il faut préciser un élément important pour le calcul. Il ressort que la mairie d'Aix administre une population totale supérieure à la réalité. Pourquoi ? Parce qu'il faut soustraire toutes les résidences secondaires dont la population est comptabilisée dans les communes de résidence principale.
Dans le document annexe joint au compte administratif 2015 qui passera au conseil municipal de lundi, la mairie a bien été obligée de retenir les chiffres de l'Insee. Mieux, elle a fourni les variations à la baisse depuis 2011. 
De 2011 à 2014, Aix a perdu 2.416 habitants. La population cumulée est de 144.782 à laquelle il faut ôter 3.673 résidences secondaires. Résultat : le nombre d'habitants permanents est donc de 141.109. 

démographie dans compte admin 2015 - Copie

Une autre preuve que j'ai apportée dans mes échanges avec Maryse Joissains et son adjoint aux finances est la réduction régulière du nombre de classes. Et même si de nouvelles écoles ont été ouvertes dans les quartiers en cours d'urbanisation, le solde du nombre de classes est négatif à cause des nombreuses fermetures ailleurs.
Le nombre d'étudiants lui-même n'a cessé lui aussi de diminuer, beaucoup n'ayant d'autres solutions que d'aller vivre à Marseille. A l'heure actuelle, la tendance est cependant à une certaine stabilisation grâce à l'avènement du plan Campus.
Un autre élément de constat montre un vieillissement de la population aixoise. Certes, notre commune reste attractive pour l'arrivée de nouveaux habitants mais ces derniers sont souvent des personnes âgées disposant de revenus confortables qui préfèrent venir s'installer sous un climat plus favorable.
A l'inverse, il y a peu de jeunes ménages qui font ce choix. Là encore, pourquoi ? Tout simplement parce que l'achat ou la location d'une maison ou d'un appartement sont à des prix très élevés et les salariés et ces jeunes ménages avec ou sans enfants n'ont d'autre option que d'aller chercher un toit dans les petites communes environnantes.
Comme je le disais dans le premier volet de ma parution de lundi, l'étude des données démographiques a son importance pour comprendre le sens positif ou négatif de l'évolution de notre territoire, notamment en termes d'urbanisation, de typologie du logement et d'impact économique.

(Clic sur l'image pour agrandir)SCOT population

démographie PLU page 172 Adémographie PLU page 172 B

"Pour la première fois depuis 100 ans, Aix perd des habitants !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/13/33955839.html

"Quand les chiffres parlent vrai, il y a de quoi s'inquiéter…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/12/03/31073132.html

Pour en savoir plus :
http://www.prefectures-regions.gouv.fr/provence-alpes-cote-dazur/content/download/16171/111835/file/V_%20Etude%20INSEE%20M%C3%A9tropole%20Aix-Marseille%20%20un%20territoire%20h%C3%A9t%C3%A9rog%C3%A8ne%20%20une%20unit%C3%A9%20%C3%A0%20b%C3%A2tir%20.pdf

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lundi 13 juin 2016

Pour la première fois depuis 100 ans, Aix perd des habitants !

Exploit réussi par la municipalité de Maryse Joissains : ces dernières années, pour la première fois en 100 ans, la démographie aixoise a diminué de 1,29%. La maire et son adjoint aux finances contestent ce constat établi pourtant officiellement par l'Insee…

démographie foule - Copie

Combien y a-t-il d'habitants à Aix ? En général, on se contente de répondre qu'il y en a entre 140.000 et 145.000, sans plus de souci d'exactitude. Pourtant, il est intéressant de s'y pencher avec le plus de précision possible.
Pour illustrer cette nécessité, il faut savoir, par exemple, que c'est sur le nombre légal d'habitants qu'est calculé le niveau de dotations et de participations de l'Etat versées chaque année aux communes. En 2015, la population s'élèvait à 141.148 habitants.
A plusieurs reprises, au conseil municipal et à l'ex-communauté du Pays d'Aix, j'ai eu à ferrailler avec Maryse Joissains et Gérard Bramoullé sur la démographie réelle aixoise. Chaque fois, ils ont prétendu que les statistiques de l'Insee étaient manipulées dans l'intention de desservir notre ville. Ils sont allés jusqu'à affirmer, à l'esbroufe, que l'Etat truquait sciemment le nombre d'habitants d'Aix pour qu'il ne franchisse pas le seuil de 150.000, seuil à partir duquel, selon nos deux élus, notre ville aurait obtenu des augmentations des dotations.
J'ai contesté cette présentation mensongère car je savais que ce seuil n'existait pas. Le préfet a effectivement confirmé que le seuil à atteindre est 200.000 (voir son courrier plus bas). Nous sommes donc loin du compte et nous ne sommes en aucun cas pénalisés.
Il existe d'ailleurs des documents produits par nos services qui reprennent intégralement les données de l'Insee pour appuyer des dossiers officiels. Je ne citerai que les Plans local d'urbanisme, de l'habitat et de déplacements urbains qui font expressément référence aux derniers recensements connus pour projeter le développement de notre territoire.
En 2015, à l'ex-CPA, un débat a eu lieu pour demander à l'Etat de surclasser la population du Pays d'Aix afin de pouvoir bénéficier de dotations supplémentaires. Ce que l'on appelle la Politique de la ville en faveur des quartiers en difficulté permet en effet de doubler artificiellement la population de ces quartiers (à Aix et à Vitrolles) qui peut ainsi bénéficier de dispositifs financiers accrus. La loi prévoit cette démarche, il n'y a rien à dire.
En revanche, lorsque Maryse Joissains a cru bon de proposer de créer sa propre métropole Aix-Pays d'Aix, en lieu et place de l'ex-CPA, une pure fantaisie pour s'opposer à la vraie métropole, elle a joué sur ce surclassement pour gonfler le nombre d'habitants, arguant que cela permettait de dépasser le seuil de 400.000, condition nécessaire pour obtenir l'autorisation d'instaurer une métropole. Echec total de la démarche puisque le Pays d'Aix fait déjà partie d'Aix-Marseille Provence et qu'il est illégal d'appartenir à deux collectivités de même nature. Echec total aussi car c'est la population réelle et non artificielle qui est prise en compte.
                                                                                                                       A suivre… 

démographie CM 8 juin 2015 Adémographie CM 8 juin 2015 B

démographie CM 28 sept 2015 Adémographie CM 28 sept 2015 Bdémographie CM 28 sept 2015 C

Les précisions du préfet 

démographie aix lettre préfet 25 août 2016 Adémographie aix lettre préfet 25 août 2016 B

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mercredi 8 juin 2016

Euro 2016 : Euh, on ne se footrait pas un peu de nous ?

En fait, l'Euro 2016 ne commence pas demain. Car cela fait des mois que le matraquage a été lancé et il est difficile de se mettre à l'abri. Mais je vais aller droit au but : cette fanatisation organisée à coups d'intoxication et de millions ne m'intéresse pas. Et j'ai mes raisons...

sine hebdo flouzeball dessin

Non, ne me rassurez pas. C'est bien demain que commence le mois du ballon, des propos hautement philosophiques des joueurs, des beuglements des commentateurs télé, des cris monosyllabiques dans et hors les stades, et des peut-être bagarres entre fanatiques d'équipes adverses où tout le monde se prend pour l'arbitre, l'entraîneur ou le joueur ?
Mais que fait la police ? Ah oui, c'est vrai, elle est fortement mobilisée pour contenir tout ça. Un comble pour ce qui n'est qu'un simple jeu transformé en un affrontement guerrier qu'il faut encadrer.
Je n'ai pas changé d'avis sur le monde de la baballe pleine de vide et les délires qu'il entraîne. J'ai donc décidé de vous faire profiter de nouveau de ma chronique de novembre 2009 sur le sujet.

Qu'on aime ou pas le football, impossible de réchapper un instant du gros tintamarre et du matraquage médiatique qui, au moindre match, nous met la tête comme un ballon. La méthode est simple, bien rodée aussi. Il suffit en fait d'en faire d'énormes unes quotidiennes , comme s'il n'y avait plus d'affamés, de chômeurs, de guerres dans le monde et on en passe. 
C'est de la sorte que l'on déclanche et l'on entretient, lentement mais sûrement, la montée en puissance du prétendu événement et la fanatisation des foules qui va avec. Car, qu'on se le dise bien une fois pour toutes, les compétitions sportives ont définitivement acquis le statut de grands rassemblements. Bon d'accord, cornaqués à l'extrême et fliqués à mort, mais que ne ferait-on pas pour notre bonheur, hein ? 
Il n'y a plus qu'à nous assigner d'idolâtrer aveuglément, sur parole, des joueurs qui se gavent de l'argent syphonné aux supporters. Des supporters qu'on hystérise à leur en faire perdre tout sens critique, car envieux d'imiter leurs totems, jusqu'au déguisement, mais payés en retour d'illusions et de frissons par procuration. 
On nous bassine le cortex avec les platitudes affligeantes d'entraîneurs, proférées sur le même ton monocorde devant des forêts de micros et de caméras, pendant que, dans les coulisses, les margoulins mettent en scène le spectacle, exploitent le système et en profitent à fond. 
Reste alors à agiter la gigantesque tambouille coagulée et à nous la faire ingurgiter jusqu'à l'indigestion comme un, ou plutôt LE modèle de ferveurs sportives censées former l'expression de liesses populaires, quand les gourous ne vont pas jusqu'à prétendre que nous partageons ainsi une fierté nationale. Et au diable si ce ne sont que des ersatz d'émotions collectives fabriquées à coups abusifs de Marseillaise. 
Escamotés, amnistiés, le déferlement publicitaire, le chauvinisme, le fric, le dopage et la triche. Oui, à la bourse abrutissante des valeurs artificielles et busardes, on se contrefout du respect, de l'honnêteté et du fair-play. Et à l'aune de ces arnaques, il faut s'y faire, les lumineux héros du quotidien risquent de moins en moins d'être toutes celles et tous ceux qui se dévouent, protègent, secourent, soignent, éduquent, sans fanfaronner, eux, pauvres sans gloire. 
Mercredi soir, un arbitre a raté son coup. Il n'a pas vu ou pas compris qu'un jeu de main et de vilain a tout faussé. Et là, on a eu droit à tout le pathétique toutim : les commentaires sincèrement désolés de quelques honnêtes personnes, les propos carrément minables de vrais crétins répétant que, de toute façon, ce qui compte, c'est que la France a gagné et peu importe la manière, les silences cyniquement calculés d'une bande de fautifs craignant une invalidation du match. 
Quelle triste et méprisable mentalité que celle qui accepte la tricherie inavouée, le résultat frauduleux ou la victoire frelatée, ou qui s'en accommode sans honte. 
Tiens, du coup, cela me fait penser à certains politiques. Vite, un vaccin ! 

Un article de Jean-Marie Brohm, spécialiste du sport, paru dans Siné Hébdo le 13 mai 2009

sine hebdo flouzeball

"Footage de gueule et flouzeball à pleine main" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/11/20/15863118.html

"La peste sportive"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/10/07/10856164.html

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lundi 6 juin 2016

Le Ravi de juin, un numéro qui rend foot !

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"Penalty, corner, goal, shoot, coach, team, staff". Pourquoi ces mots anglais ? Est-ce pour stimuler une promesse de jouissance supplémentaire ? En espagnol et en italien, on les évite et on les adapte bien à la langue du pays, non ?
En plus, en France, on parle du "goal" alors que ce terme veut dire "but" ! Et puis, il y a aussi "mercato", pour poétiser l'ignoble commerce de la mise à prix, l'achat et la vente de joueurs ! 
Amateurs de l'OM, il y a bien longtemps que les membres de l'équipe ne sont plus de véritables Marseillais. Vous êtes vous-mêmes tombés dans le piège en vous nommant "Yankees, Winners, Fanatics, Dodgers". On fabrique des équipes à coups de millions, et c'est vous qui payez.
Bon, j'arrête là, sinon, je sens que je vais me faire des amis. Mais on aura compris que je suis indifférent au football (on n'a pas trouvé mieux pour ce mot) et que je vais ignorer totalement ce mois de matraquage.
Je conseille donc la lecture du Ravi de juin avec ses cinq pages sur les pratiques éhontées de la balle au pied : affairisme, corruption, argent roi, presse racoleuse, flicage… Peut-être regarderez-vous la compétition d'un autre œil…
Ce numéro fait aussi des révélations sur des soupçons de fraude sur un marché public très douteux passé au Conseil départemental.
Pour le reste, articles et rubriques, le sommaire est ci-dessous.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner : 
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de juin :
http://www.leravi.org/spip.php?article2379
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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