Comme pour le budget primitif d'Aix, des impôts indirects vont découler du budget 2015 de la CPA. Alors que Maryse Joissains engage certaines dépenses pharaoniques, des hausses de taxes vont s'appliquer aux usagers des services publics…

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Après l'argent de la Ville, passons aujourd'hui à celui de la Communauté du Pays d'Aix.
Depuis sa création en 1998 sous forme de communauté de communes, puis en 2000 de communauté d'agglomération, la CPA a peu à peu continué à fixer ses marques pour encourager le développement du territoire. Au départ, il s'agissait de mutualiser, avec l'aide de l'Etat, les moyens des 6 communes fondatrices pour que chacune profite au mieux du pot commun. Cette règle existe encore et c'est fort heureux pour les 36 communes qui en font partie dont les deux plus récentes, Gardanne et Gréasque, depuis 2014.
Mais qu'en est-il en fait des choix politiques depuis plus de dix ans ? Ont-ils varié au fil du temps ? Si un certain nombre de grands projets et de réalisations ont pu être opérés, on ne peut pas en dire autant pour certaines orientations, notamment sociales. Le budget primitif 2015 en apporte la preuve. Procédons donc avec des exemples concrets. C'était d'ailleurs le sens de mon intervention en séance publique.
Les contribuables noteront dès septembre que la taxe d'enlèvement des ordures passe de 9,60% à 10,60%, soit une augmentation de 11%. C'est là un impôt indirect qui fera certainement plaisir aux habitants de la CPA dont la TEOM avait déjà très fortement augmenté ces dernières années.
Dans la même veine, la hausse moyenne de 1,40% de la gamme tarifaire pour les usagers des bus sera elle aussi ressentie comme une nouvelle charge d'impôt indirect. Sans compter, si l'on peut dire, le surcoût de 28M€ subi par la CPA pour cause de dysfonctionnements graves lors de la mise en place du nouveau réseau.

LAC CPA prise de parole
Lors de ma prise de parole le 11 décembre 2014 

Comme je l'ai précisé dans mon précédent article relatif au budget primitif de la Ville d'Aix, l'assemblée communautaire a voté une hausse des tarifs d'entrée des piscines qui sont un de nos services publics. L'habitat n'est pas épargné non plus, non pas par des hausses mais surtout par une programmation très insuffisante comparée aux retards et aux besoins toujours croissants de milliers d'habitants en attente de nouveaux logements sociaux à prix acceptable.
Le préfet lui-même a obligé la CPA à revoir les ambitions de son Plan local de l'habitat en matière de nouvelles constructions sur l'ensemble des 36 communes, sachant que certaines d'entre elles sont largement carencées. Les propositions ajoutées sont presque une tromperie car elles ne concernent pas vraiment des constructions mais des mesures de restauration d'immeubles qui n'atteignent pas les seuils définis et requis par les dispositions de la loi.
Pour bien comprendre, il faut savoir que la CPA ne construit pas elle-même mais qu'elle procède par accompagnement d'initiatives, selon son degré de volonté politique plus ou moins affirmée de répondre aux besoins réels identifiés de la population. Or, la participation de la CPA pour l'habitat s'élève à seulement à 3% du budget général.
Et, sur une note encore plus énervée, parce que plus salée, je rappellerai aussi certaines dépenses pharaoniques m'as-tu-vu telles celles de la construction d'un palais des sports à 67M€ et d'un mur d'eau à 1M€, qui n'ont à ce jour pas fait l'objet de cofinancements. Autrement dit, pour l'instant, c'est tout pour la pomme des habitants.
Enfin, comment ne pas mentionner derechef les frais annuels de communication de l'intercommunalité engagés par Maryse Joissains qui s'élèvent à 1,611.000€. Cela vous offusque aussi ? C'était le but de cet article.

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