LE TRACT. C’est parce que le danger des émissions électromagnétiques des antennes-relais est certain que nous avons immédiatement entrepris notre action. Ce ne sont pas les propos d’élus de la majorité municipale (de mauvaise foi et (ou) totalement ignorants en la matière) qui pourront nous persuader du contraire. 

Soyez convaincu que cette action n’a pas d’autre but que celui de faire appliquer le principe de précaution afin de préserver, pour le moins, la santé des habitants et des écoles de notre quartier. Non seulement notre activité ne s’est jamais interrompue mais, a contrario, à aucun moment elle n’a cessé de prendre de l’ampleur.

C’est pourquoi il serait fastidieux de l’énoncer dans le détail. Nous ne le ferons donc que sommairement.

-- Octobre 2006, une première lettre recommandée avec AR adressée à Mme la maire (sans réponse à ce jour).

-- Le 10 novembre 2006, rencontre (décevante) à la mairie-annexe avec la déléguée au quartier d’Encagnane et le premier adjoint.

-- Courant décembre 2006, une lettre des "50 femmes d’Encagnane" à Mme la maire (réunissant 150 signatures) est toujours sans réponse à ce jour.

-- Fin décembre 2006, une pétition (remise au secrétariat de la maire) ayant réuni 415 signatures est toujours sans réponse à ce jour. Cette pétition devra être poursuivie.

-- Le 18 décembre 2006, la question des antennes-relais est discutée au conseil municipal pendant 75 minutes. Lors de cette séance la maire a déclaré vouloir rompre le contrat des antennes-relais de l’Odyssée. Pour ce faire, elle a provoqué préalablement une réunion du C.A de l’OPAC à laquelle, contre toute attente, elle ne participera pas. M. Chorro, son représentant, s’opposera obstinément aux engagements de la maire.

-- Le 15 janvier 2007, nouvelle discussion au sein du conseil municipal. Mme la maire n’y participe pas, mais aux dires de M. Chorro s’engage à écrire une lettre au directeur de l’OPAC pour lui demander la désactivation des antennes de l’Odyssée (nous demanderons communication de cette lettre).

D’autre part, la maire veut créer une commission chargée de la réglementation de ces antennes-relais sur la commune mais sans consulter notre association et en privilégiant surtout les opérateurs qui sont responsables, avec l’actuelle municipalité, de l’inacceptable anarchie résultant d’un irresponsable laisser-faire.

Nous avons réussi à faire en sorte que ce problème soit le plus largement possible connu et débattu. En écho nous avons obtenu un soutien considérable. De partis, de femmes ou d’hommes politiques, d’élus municipaux : "Verts", "Union pour Aix", Parti Radical de Gauche, d’associations de défense des locataires, Union Locale CLCV, FO, de nombreux CIQ de la commune, de personnalités du monde médical.

La presse s’est emparée du problème, "La Provence", "La Marseillaise", ainsi que des associations nationales spécialisées : "Robin des Toits", PRIARTEM, ECOFORUM, NEXT-UP news, CRIIREM. De très nombreux sites Internet et blogs de discussions relaient l’information. Le quartier d’Encagnane et le problème de ses antennes-relais sont connus sur tout le territoire national et même au-delà. 

La responsabilité se situe aujourd’hui au niveau de Mme la maire. 

Nous qui avons intégré depuis notre enfance les principes de probité morale, le manquement par cette personnalité à la parole donnée publiquement de désactiver immédiatement les antennes-relais de l’Odyssée n’est pas acceptable. Est-ce là un exemple qu’il faut diffuser dans les écoles pour former les futurs citoyens responsables ?

Habitants du quartier, que nous soyons locataires ou propriétaires de notre appartement, nous avons tout à gagner dans le démantèlement des antennes-relais de l’Odyssée :

1. préservation de notre santé, celles de nos enfants et la qualité de vie de notre quartier. Les émissions d’ondes électromagnétiques sont incontestablement très dangereuses. Même dans le doute, il faut s’abstenir et appliquer le principe constitutionnel de précaution. Promouvoir l’innocuité de ces ondes, c’est soit être de mauvaise foi, soit être ignorant d’informations avérées.

2. expression de notre ferme opposition au mépris et au peu de considération dont nous sommes l’objet. (Pas de consultation préalable à l’installation des antennes-relais, pas de réponses à nos correspondances, refus par la maire de nous recevoir ou d’appliquer ses propres engagements et le principe de précaution dont elle prétend se réclamer dans ses discours…)

3. lutte contre la dévalorisation du quartier entraîné dans une spirale dépréciative déjà très sensible jusqu’ici et perte de valeur du patrimoine immobilier. (Sérieux défaut de préoccupation pour notre quartier de la part de nos élus responsables : entretien sommaire et aléatoire des espaces publics, investissements très insuffisants pour travaux neufs ou réhabilitations…).

C’est pourquoi nous devons poursuivre dans notre dynamique car elle n’est que justice.

Le "collectif Encagnane-Odyssée" s’est muté en Association qui offre plus de possibilités d’action. Nous vous solliciterons pour y adhérer moyennant une somme modique nous permettant de faire face à d’inéluctables dépenses que nous ne pouvons plus assurer individuellement.

Notre combat est le vôtre. Merci de votre soutien. A très bientôt !

Aix-en-Provence, le 19 Janvier 2007

collectifencagnane@laposte.net

Association d’Encagnane

contre les antennes-relais de téléphonie de l'Odyssée