Copie_de_BackGrndUn récent article de presse donnait la parole à des commerçants du quartier du Jas de Bouffan. On apprenait ainsi qu'ils faisaient l'objet de braquages à répétition. Et que demandaient-ils le plus logiquement du monde ? Qu'on rétablisse tout simplement la police de proximité. Par le passé, l'îlotage assurait une présence sécurisante pour les commerces et les habitants.

Le gouvernement, qui proclame sans rire que la sécurité est sa priorité, ne s'est pourtant pas gêné pour supprimer des postes d'agents de police. Pire, depuis plusieurs années, les effectifs aixois ont dramatiquement baissé.

Le maire d'Aix, par ailleurs députée, s'était elle-même fait et se veut toujours le chantre du "tout sécurité". En inconditionnelle du ministre de l'intérieur, elle a donc voté toutes ses lois prétendues magiques dont on voit les piètres résultats.

Comme il faut bien donner le change et montrer les muscles, on parle maintenant d'installer 38 caméras de vidéosurveillance en centre ville. Un bon moyen de déplacer le problème vers les autres quartiers mais bon. Leur coût est estimé à plus d'1M€. On se dit qu'enfin on met le paquet et que la performance sera spectaculaire ! Eh bien, non. Comme on ne peut pas payer des personnels pour s'en occuper, les scènes de rue seront enregistrées pour être visionnées par la police seulement le… lendemain. L'intervention "immédiate" en cas de délit constaté ne prendra donc que… 24 heures.

Le bon sens et l'efficacité tout ça, pas vrai ?