montaiguet_assogora
(Clic l'image pour agrandir) (Photo perso LAC)
Superposition à la même échelle de la Tour Eiffel
et de l'emprise réelle du projet repérable aux pointillés rouges

En cette rentrée, les Amis du Montaiguet sont plus que jamais sur le pont… de l'Arc (hi hi !).
Comme l'an dernier, ils ont tenu un stand à Assogora. Ils ont décidé de démystifier la propagande féerique faite autour du projet de transfert de la polyclinique Rambot, une méga-clinique en fait, en montrant au public les données objectives, issues du permis de construire, concernant ses dimensions, ses proportions, ses couleurs et son insertion dans le site du lieudit Les Bornes.
Ils ont également dévoilé une partie des démarches engagées officiellement auprès des tribunaux et de la mairie avec 30 recours gracieux demandant le retrait du permis qu'ils estiment illégal. Les trouvailles ne sont pas piquées des vers. On lira ci-dessous le bon résumé qu'en a fait le site Sudinfos le 8 septembre.
Toujours aussi motivés, les Amis du Montaiguet se sentent aussi encouragés par la victoire remportée en juin par le CIQ des Granettes auprès tribunal administratif qui a prononcé la suppression du permis de construire du Géant Casino du Jas de Bouffan qui lors de son agrandissement n'a pas respecté le seuil légal en espace vert.
Pour le dossier de la polyclinique, les premières décisions découlant des recours initiaux contre le projet sont attendues en novembre.

logo_sudinfosLes opposants au projet de la polyclinique Rambot au pied du massif du Montaiguet ont passé un été studieux. La SCI Les Bornes, promoteur du projet, ayant obtenu son permis de construire le 1er juillet, ils avaient deux mois pour intenter leurs recours. Un compte à rebours crispant.
"Trois mois pour obtenir un permis, c’est un record à Aix ! Comme par hasard, le sésame est arrivé en pleine pause estivale...", ironise Martine Coste, présidente de l’association des Amis du Montaiguet, en pointe dans la fronde anti-clinique.
Cette professeure de lettres, loin de l’image "du riche propriétaire aux intentions troubles" véhiculées par les gérants de la polyclinique et qui vit "dans un cabanon de 60m² retapé, pas dans un château", soupçonne la municipalité de s’ingénier à mettre des bâtons dans les roues des adversaires : "Dès le 5 juillet, j’ai demandé au service urbanisme de la ville qu’il nous communique le contenu du permis. J’ai dû attendre trois semaines et me fendre d’un envoi de recommandé pour avoir enfin accès au document. Cela a évidemment réduit d’autant le délai pour peaufiner notre dossier", se plaint Mme Coste.
Sans vouloir livrer les détails de l’argumentaire utilisé par l’avocat, "histoire de ne pas donner de cartouches à nos adversaires", la présidente des Amis du Montaiguet consent à fournir quelques éléments de la stratégie employée.
Premier axe : le permis ne prévoit ni la crèche, ni les logements de fonction, pourtant annoncés par les promoteurs. "C’est étonnant. Ces éléments ont-ils été abandonnés ? Ou seront-ils l’objet de demandes de permis ultérieures ? Si c’était le cas, on ne comprendrait pas ce saucissonnage", observe Mme Coste.
Deuxième grief : la taille de la clinique. "330m de long d’Est en Ouest, c'est 6m de plus que la hauteur de la Tour Eiffel. Et on nous annonce une hauteur de 21,7m, mais visuellement, c’est nettement plus car le bâtiment arrière est sur un socle naturel surélevé de 6m environ par rapport au premier plan. In fine, on dépasse les 30m de hauteur, c’est quasiment trois fois la hauteur de la fontaine de la Rotonde...".
En attendant l’issue de ce recours, un premier acte de la bataille judiciaire devrait se jouer en novembre prochain lorsque le tribunal administratif tiendra son audience sur le recours intenté par l’association contre la révision simplifiée du POS rendant constructible le secteur (votée le 3 novembre 2009).
"Notre dossier est solide. Une telle modification, votée juste un mois et demi avant la fin de la période autorisant ce type de révision partielle, n’avait pas lieu d’être pour un projet d’une telle ampleur qui porte gravement atteinte à l’économie générale du document d’urbanisme, ainsi qu’à l’environnement de la ville", affirme Mme Coste. Le recours pointe également un conflit d’intérêt.
"Victor Tonin, un des adjoints de la ville, est actionnaire du laboratoire d'analyses médicales Sel Mazarin, qui a un contrat d'exclusivité avec la polyclinique. Au regard du Code général des collectivités, Il n’aurait pas dû participer au vote de la révision du POS", poursuit l’opposante.
Dans les rangs de la municipalité, on croise les doigts pour que les magistrats restent de marbre face à ces attaques. Car une annulation du vote laisserait planer une sacrée épée de Damoclès sur le projet. "Normalement, il faudrait s’en remettre à la révision globale du POS que la ville a engagée et qui doit prendre au moins deux ou trois ans", explique Mme Coste. Et même si la municipalité ne manquerait pas d’interjeter appel de la décision, l’hypothèque resterait forte... fragilisant un peu plus un projet en mal de consensus.

Une propagande à la com… 
Lire aussi cet article édifiant :

http://www.rue89.com/2010/07/17/non-les-cliniques-privees-ne-veulent-pas-sauver-la-secu-159002