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La visite flash de Fadela Amara hier à Aix a fait pas mal de mécontents. Sauf... à l'UMP, notamment sur le site internet de la mairie. Sur les trois heures initialement prévues, la secrétaire d'Etat en a raboté la moitié. Elle ne s'est rendue qu'à Beisson et au Jas de Bouffan.
Son heure d'arrivée a été décalée suite à un mouvement de grève des contrôleurs aériens. Tout compte fait, ce n'est pas bien grave puisque, comme cela était à craindre, cette visite n'était pas une séance de travail. D'ailleurs, Maryse Joissains n'était pas là, laissant Sophie Joissains jouer les ouvreuses.
Total, rien n'a été décidé ou dit sur le fond des projets de la politique de la ville. Fadela Amara s'est limitée au tout-va-bien, façon Coué. Ce qui n'est évidemment pas l'avis des nombreuses associations de quartiers qui s'investissent au quotidien. Retards dans les projets, baisses des aides de l'Etat, déficits de créations d'emplois, les vrais sujets à traiter sont foison.
Les échanges ont donc été aussi brefs que le temps consacré à chacun des deux quartiers "visités" sur les quatre inscrits au programme de la matinée. En dehors des personnalités "vite-passons-devant-pour-être-sur-la-photo", il y avait pourtant pas mal de monde. Ce qui prouve que les attentes sont grandes. Et c'est ce qui a sans doute conféré à la tournée éclair d'hier comme un goût de frustration.
A vrai dire, la forme même annoncée pour cette descente en terre aixoise ne pouvait rien présager de constructif. Ce ne fut qu'une nouvelle opération de com' qui a viré à la farce.
Les images diffusées dans la soirée par différentes télés (France2, France3, LCM, TV7 Provence), présentes tout au long du parcours, sont assez parlantes, les journalistes étant d'accord sur les impressions. Pour eux, cette visite a été un rendez-vous manqué, marqué par des sentiments de frustration et de déception.
Et puis sur France3, interrogée sur sa place en vue d'un éventuel remaniement ministériel, sans doute toujours aussi convaincue que son Plan Banlieues est une très grande réussite, Fadela Amara a entonné son refrain préféré répété à l'envi depuis trois ans.
"Je ne resterai pas à n'importe quelles conditions. Je resterai si je sens que le président a la volonté et la détermination de continuer à se battre. Pour l'instant, il l'a. […] Tant que le président garde intacte cette détermination de réduire les inégalités territoriales et donc les inégalités sociales dans nos quartiers, je resterai à ses côtés. Mais si je ne le sens plus, je le dis clairement, je pars." Sans rire.
Et puis, c'est vrai quoi, qu'on arrête une fois pour toutes de l'embêter. Parce que, hein, faut la comprendre, être ou non aux côtés d'un Besson, d'un Hortefeux et d'un Estrosi, ça n'entre pas du tout dans les conditions.
Le seul suspense, ce sera de vérifier si elle pourra tenir sa promesse de revenir rencontrer les Aixois...

L'agenda d'hier de Fadela Amara sur le site du gouvernement amara_agenda
Le programme aixois
Corsy et Encagnane attendent encore Fadela Amaraamara_agenda_deplacements