Sous nos yeux, je vous dis
Réfléchir, c'est bien. Voir et réfléchir, c'est mieux. Nous devrions tous apprendre à être réalistes et pragmatiques.
"En politique, ce qu'il y a souvent de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux."
Alexis de Tocqueville,1835
Sentence claquante
Par ce temps nouveau de fortes turbulences politiques et mentales, comment ne pas penser à l'art incisif de Georges Clemenceau qui n'avait pas son pareil pour condenser en quelques mots bien sentis les sentences les plus claquantes.
"Ce que nous dénommons vérité n'est qu'une élimination patiente d'erreurs."
Les supercheries, ça suffit !
Ce week-end, les urnes ne font pas relâche. C'est même la dernière chance pour prendre conscience que chaque voix compte. Depuis le 22 avril, chaque jour apporte la preuve arrogante et criante des supercheries de la sarkozie…
"Examine si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette". Proverbe chinois
Le faire et le dire
Un week-end est-il suffisant pour amender autant que se peut nombre de gros travers dont notre petit cerveau est capable ? Si l'exercice semble clairement exprimé, la pratique n'en est pas moins furieusement périlleuse.
"C'est une belle harmonie quand le faire et le dire vont ensemble." Montaigne
Avoir vaincu n'est trois fois rien
"Le poète a toujours raison, il voit plus loin que l'horizon…", belle amorce de réflexion pour le week-end.
"Songez qu'on n'arrête jamais de se battre et qu'avoir vaincu n'est trois fois rien. Et que tout est remis en cause du moment que l'homme de l'homme est comptable." Louis Aragon
Hugo, notre conscience
Le maître a tout dit. Nous ferions mieux de ne jamais oublier sa conscience pour nourrir la nôtre. Que ce premier week-end de "la France d'après" ne nous éloigne pas des génies notre histoire.
"Apprivoiser, c'est là tout le gouvernement. Régner, c'est l'art de faire marcher les chiens debout et les hommes à quatre pattes." Victor Hugo
Les affiches s'affichent ou s'en fichent ?
Pour ce week-end, je signale un site formidable où sont disséquées avec humour les affiches électorales des douze candidats à la présidence. Un régal d'intelligence… auquel on accède par un petit clic.
http://www.ouinon.net/index.php?2007/04/09/162-a-propos-des-affiches-electoralesUn quart d'heure de plus
L'homme qui a prononcé ces mots savait parfaitement de quoi il parlait. Inspirons nous de cette force de frappe du Tigre.
"Celui qui peut moralement tenir le plus longtemps est le vainqueur : celui qui est vainqueur, c'est celui qui peut, un quart d'heure de plus que l'adversaire, croire qu'il n'est pas vaincu."
Georges Clémenceau
Quel monde voulons-nous ?
A une semaine du second tour, me revient une belle phrase qui me paraît toujours être d'actualité. Allons-nous nous regarder le nombril avec égoïsme ou allons-nous tendre une main généreuse aux autres ?
"Pour la gauche, le monde commence très loin, pour la droite, seulement… chez soi."
Chirac nous aime et cela change tout
Chirac ne se représente pas. Et nous quitte là en nous adressant une vraie déclaration d'amour dont personne ne soupçonnait l'intensité. Malpropres que nous sommes, nous allions l'éconduire. Il avait un cœur et nous avions nos raisons, comme nous incite à le croire ce superbe billet d'humeur signé Alexis Chabot, paru dans L'Université Syndicaliste Mag.
"On s'imagine que les politiques, monstres froids, assoiffés de pouvoir, mégalomanes, loin du monde, loin des réalités, méprisant les vraies gens dont ils ont oublié jusqu'au visage et jusqu'à la voix, manquent de cœur.
C'est faux.
Le premier d'entre eux, l'inamovible, le conquérant incessant, l'affamé perpétuel, la promesse faite homme, le président devenu sa propre marionnette, nous aimait et nous ne le savions pas.
Ingrats, les chômeurs. Ingrats, les jeunes à l'avenir incertain, ingrats les vieux aux retraites minuscules, ingrats les précaires, ingrats les mal-logés, ingrats les fonctionnaires, ingrats les juges, ingrats les mécontents éternels, les professionnels de l'insatisfaction.
Car l'essentiel est ailleurs. Nous savons maintenant que la politique n'est ni affaire de salaires, ni affaire d'emploi, de logement ou de formation, nous savons maintenant que la politique ne se juge pas à l'aune des résultats, des engagements tenus, des solutions apportées.
Mais non : il nous aime et cela change tout, le reste n'est que mauvaise littérature.
Certains auront peut-être aperçu, qui hantait la déclaration surréaliste de notre amoureux transi, le fantôme de Jacques Lacan expliquant, pince sans rire : "L'amour, c'est donner quelque chose qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas."



