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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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30 octobre 2008

On ne siffle pas que La Marseillaise…

La machine sarkozyenne à décerveler marche à fond pour tenter de convaincre du bien-fondé de ses initiatives contre la crise.

Comme Le Canard Enchaîné l'a écrit ce mercredi, les ministres sont cornaqués par un conseiller en communication qui leur fabrique des formules censées positiver la politique gouvernementale : "Il faut absolument que vous ayez un message pragmatique. Il doit être très simple. Vous devez dire que l'action du président est destinée à protéger les Français et pas à sauver les banques".

Et, devinez quoi ? Le premier perroquet que j'ai entendu répéter la forte leçon, c'est la poétesse Nadine Morano, interrogée quelques minutes avant les questions orales au gouvernement. C'est à se demander pour quelles raisons fantasques les récentes visites en Provence des ministres Darcos, Dati, Bachelot, Santini et Fillon ont été sifflées par des centaines de manifestants.

Peut-être pour partager le privilège de leur maître Sarkozy ? Il doit bien y avoir des problèmes quelque part, non ? Au fait, on ne sait pas si le conseiller en communication a bien recommandé aux ministres de ne pas réagir aux huées aussi grossièrement que leur président.

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6 décembre 2008

Portrait du despote bien de chez nous

"Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois, un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.

Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide. L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.

Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.

Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé".

Il s'agit de Napoléon III (Victor Hugo, "Napoléon le petit", Les Châtiments, 1852).

Vous pensiez peut-être à quelqu'un d'autre ?

D'autres larges extraits du pamphlet :

http://www.republique-des-lettres.fr/1654-victor-hugo.php

http://www.ac-strasbourg.fr/pedago/lettres/Victor%20Hugo/Napoleon-le-Petit/Sommaire.htm

9 mai 2008

Pour travailler plus, Rachida Dati ne fout rien...

"Travailler plus…" Le doute n'est plus permis, le slogan sent de plus en plus l'escroquerie. Même au gouvernement, on semble en être convaincu. Car vouloir cumuler plusieurs fonctions à la fois montre que l'enthousiasme atteint vite des limites. Dans le genre, la palme revient incontestablement à l'acharnée Rachida Dati qui vient de s'illustrer en affichant un comportement exemplaire.

Canal + a surpris la ministre de la justice, maire du 7e arrondissement, très motivée au labeur, en pleine séance du premier conseil municipal de Paris le 29 avril. Maintenant, chacun peut en juger en son âme et conscience, si l'on ose dire, grâce à cette séquence de 1mn33, à voir et à revoir en boucle.

A toutes fins utiles, rappelons que le fou rire n'est encore passible d'aucune sanction…

http://www.dailymotion.com/video/x58wa1_rachida-dati-fout-rien_news

10 octobre 2008

Sarkozy évincé du prix Nobel de la paix

Le prix Nobel de la paix 2008 a été décerné à un président mais pas à celui de la République française. C'est l'ancien chef d'Etat finlandais, Martti Ahtisaari, qui a reçu la prestigieuse récompense. On pouvait craindre le pire si le jury Nobel s'était laissé abuser par le hold-up de la libération d'Ingrid Betancourt par Nicolas Sarkozy. Ouf ! Même satifaction hier, le prix Nobel de littérature n'a pas été attribué à Henri Guaino, auteur des fumeux discours du président. Le jury a distingué Jean-Marie Gustave Le Clézio, un véritable écrivain humaniste, lui.

3 mars 2008

Maryse Joissains dans ses hautes œuvres

Alors, irrégularités ou pas irrégularités ? Lors des législatives de juin 2007, un fonctionnaire municipal a déposé un recours au Conseil constitutionnel contre l'élection de Maryse Joissains. Ledit fonctionnaire fait, depuis, l'objet d'une série de représailles sans nom de la part de la députée-maire. Allez jeter un coup d'œil sur :

http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2008/02/28/7871605.html

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18 septembre 2008

Pour la culture, c'est OK, pour le recours, c'est KO

Deux décisions politiques d'importance le même jour, c'est un peu comme fromage ET dessert. Bon, depuis hier, l'annonce de la désignation de Marseille capitale européenne de la culture a été largement expliquée et commentée partout. Maryse Joissains qui, il y a un an, n'avait pas bien compris de quoi il s'agissait, s'était ensuite rachetée une conduite en prenant le train en marche.

Ses déclarations d'hier ont complètement occulté sa bévue. Il n'y a qu'au journal de France 3 local qu'un journaliste a osé lui rappeler son fait. Mais, elle a fait semblant de ne pas entendre et s'est lancée dans une défense et illustration des bienfaits du choix de Marseille. On pourra relire le compte-rendu que j'avais rédigé au sujet de son comportement en octobre 2007 (voir ci-dessous).

L'autre décision concerne le rejet du recours en annulation de l'élection municipale déposé par Stéphane Salord en son seul nom. Certes, il y avait bien des motifs en fait qui auraient pu faire aboutir le recours mais le tribunal administratif a jugé qu'ils n'étaient pas suffisants en droit. De ce point de vue, Maryse Joissains a certainement bien manœuvré pour enlever tout espoir à son ex-"super" adjoint de revenir comme un homme tout blanc sur la scène aixoise. Si j'en crois mon petit doigt, il pourrait d'ailleurs avoir à se justifier dans un certain nombre d'autres domaines. Attendons, je ne puis en dire plus pour l'instant.

Idem pour Maryse Joissains. La Chambre régionale des comptes (CRC) a épluché sa gestion municipale et l'on en saura plus bientôt sur la conduite des affaires d'Aix. De même, il faudra bien aussi que le public soit informé sur l'audit réalisé par la Mission interministérielle d'inspection sur le logement social (Miilos) qui a bien du mal à sortir des coffres de l'OPAC Pays d'Aix Habitat (voir mes articles ci-dessous). Je vous en dirai peut-être aussi un peu plus incessamment.

Enfin, le moment venu, deux autres cas, dont je n'ai encore jamais parlé dans mon blog et qui n'ont pas été ébruités en direction des médias pour cause de procédures en cours, pourraient bien intéresser les Aixois. Il y a aussi des soupes qui se mangent froides longtemps après.

à Mes articles sur Marseille et Aix :

Ÿ du 12 octobre 2007 :

"Marseille, capitale européenne et Aix…à la trappe" :  http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/10/12/6507079.html

Ÿ du 26 octobre 2007 :

"Culture : Marseille capitale, Aix capitule…" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/10/26/6667862.html 

       

à Mes articles sur l'OPAC :

Ÿ du 5 janvier 2008 :

"Logement : Les bobards honteux de Maryse Joissains" :  http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/05/7449520.html

Ÿ du 7 juillet 2008 (incluant celui du Ravi n°54)

"Logement : Pays d'Aix Habitat, toujours aussi OPAC..." :  http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/07/07/9837489.html

Ÿ du 12 septembre 2008 :

"OPAC Pays d'Aix Habitat : La folle saga continue…" :  http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/09/12/10550288.html

"OPAC : Le Ravi nous en dit plus sur le scandale !" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/09/12/10550373.html

17 juillet 2008

Le fichier EDVIGE, un décret liberticide signé Sarko

Nouvelles atteintes aux libertés ! Plus rien n'arrête Sarkozy. Après l’introduction de la génétique (tests ADN) dans le traitement des étrangers, après les diverses atteintes aux droits sociaux, après les lourdes menaces sur l’indépendance des médias, il entend maintenant ficher tous les citoyens, entre autres tous ceux qui sont engagés dans la vie publique.

C'est le sens même d'un décret dit "EDVIGE" (exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) paru au journal officiel du 1er juillet 2008. A savoir, est concernée toute personne "âgée de 13 ans et plus" "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".

En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité, c’est-à-dire des millions d’entre nous présents dans les partis politiques, dans la vie élective, dans les syndicats, dans les associations culturelles, sociales, sportives, vont être fichés.

Et ce n'est pas tout. Sont aussi visés les proches, les parents et les amis. Et leurs fiches seront introduites dans les ordinateurs du ministère : "Les données relatives à l’environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle."

Toutes les données personnelles seront alors mises à disposition de la police et de la gendarmerie. Les données porteront sur toutes les informations relatives :

- à l'état civil

- à la profession

- aux adresses

- aux numéros de téléphone et adresses électroniques

- aux signes physiques particuliers et objectifs, photographies

- aux comportements (fréquentations, vie sexuelle...)

- aux appartenances et opinions politiques, philosophiques et religieuses

- aux véhicules, aux déplacements

- au patrimoine

- à l'appartenance ethnique

- aux parents, aux amis, aux proches.

Le gouvernement introduit un leurre en voulant faire croire que seules les personnes portant atteinte à l’ordre public feront l’objet d’un fichage concernant les données relatives aux déplacements et comportements. Le panel est plus large et beaucoup rentreront vite dans le champ de l’atteinte à l’ordre public !

Ce fichage est digne d’un état totalitaire. Le Pen en aurait rêvé, l’Etat Sarkozy l’a fait !

Le décret 2008-637 du 27 juin 2008 portant création d'un traitement automatisé

de données à caractère personnel dénommé "EDVIGE" :

http://www.syndicat-magistrature.org/IMG/pdf/Decret_no_2008.pdf

Le communiqué du Syndicat de la magistrature du 3 juillet 2008 :

http://www.syndicat-magistrature.org/spip.php?article729

L'article de Libération du 2 juillet 2008 :

http://www.liberation.fr/actualite/societe/336333.FR.php 

16 février 2008

Suspendus ou pendus seulement ?

Je n'épiloguerai pas sur les exclus, les dissidents, les pas encore exclus, les "et-lui-pourquoi-il-n'est-pas-menacé-comme-son-copain ?", les suspendus et même les pendus si on pouvait, mais... il n'y a pas assez de corde pour tout le monde.

Je ne releverai pas non plus la liste de celles et de ceux qui n'existent que parce qu'un roi ou une reine les a, un jour, fait roitelets et qui, maintenant, se croient détenteurs d'un sceptre – trop grand pour leur personne – pour s'autoriser à taper sur leur chef de file.

Ça, c'est la politique comme je l'exècre. Et il y a pire. Des élus sortants ou sortis, des deux bords, qui usent de mots indécents et tiennent des propos irrespectueux à l'encontre de ceux et de celles qu'ils ont suivi(e)s parfois à genoux. Eh oui ! Difficile ensuite de s'élever un peu quand on a fait trop de courbettes...

9 juillet 2008

20% de logements sociaux : La loi encore contournée

Un article de Bertrand Bissuel, paru dans Le Monde du 3 juillet 2008, fait le point.

45% des communes restent encore à la traîne

par rapport à leurs obligations légales

Le logement social a-t-il retrouvé des couleurs dans les communes qui en avaient peu ou pas assez ? Oui, d'après Christine Boutin. La ministre du logement a dévoilé, mercredi 2 juillet, un bilan de l'application de la loi SRU ("solidarité et renouvellement urbains") sur la "période triennale" 2005-2007. C'est la première fois que l'Etat donne une vision d'ensemble de l'impact de ce dispositif combattu par de nombreux élus de droite lors de sa discussion au Parlement il y a huit ans.

Promulgué fin 2000, le texte oblige quelque 730 communes à atteindre le quota de 20% logements sociaux en vingt ans, selon un "programme de rattrapage" précis. De 2005 à 2007, 93.000 logements "ont été créés" (c'est-à-dire financés ou construits) dans les municipalités soumises à la loi SRU alors qu'elles étaient tenues d'en réaliser 63.000, selon Mme Boutin. Une majorité de maires ont respecté leur plan de rattrapage (400 sur 730). Ce "résultat positif" constitue une "surprise", a commenté la ministre. Il mérite toutefois d'être relativisé.

330 communes (soit 45% des "villes dites SRU") n'ont pas atteint leurs objectifs entre 2005 et 2007. Elles étaient plus nombreuses lors de la période 2002-2004 (363). Surtout, de fortes disparités persistent. Des municipalités comme Bordeaux, Lyon, Marseille ou Paris vont au-delà de leurs obligations ; souvent, elles sont proches du seuil des 20%. A l'inverse, de nombreuses collectivités locales restent à la traîne ; dans la plupart des cas, leur taux de logement social est faible (par exemple, 3,2% à Neuilly-sur-Seine, qui n'a réalisé que la moitié de ses objectifs). 37 communes n'ont même strictement rien construit en trois ans !

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, environ 80% des municipalités affichent des scores inférieurs à leurs objectifs. Cette région s'était déjà distinguée par de piètres résultats sur 2002-2004. Les villes sous la barre des 20% sont pourtant assujetties à une ponction financière dont le montant varie en fonction du déficit de logements sociaux. Si elles ne suivent pas leur plan de rattrapage, ce prélèvement peut être majoré par le préfet - ce qui a été fait à l'encontre d'environ 150 villes, à l'issue de la première "période triennale".

Visiblement, ce mécanisme n'a produit aucun effet chez certains élus locaux, qui agissent comme s'ils préféraient payer l'amende plutôt que de bâtir des logements sociaux. Le cas des "retardataires" va être examiné par des commissions départementales ; à charge pour elles de proposer des solutions en fonction des difficultés rencontrées (rareté et cherté du foncier, servitudes particulières, multiplication des recours de riverains, etc.). Si des problèmes subsistent, une commission nationale sera saisie.

En théorie, les préfets peuvent se substituer aux maires récalcitrants pour engager la construction de logements sociaux. Mais cette disposition de la loi SRU n'a jamais été appliquée. Elle pourrait l'être à l'avenir, notamment pour les situations "aberrantes", a laissé entendre Mme Boutin. Enfin, la loi en préparation sur le logement, qui doit être présentée fin juillet en conseil des ministres, pourrait instaurer de nouvelles procédures visant à faire respecter la règle des 20% ; un droit de préemption donné au préfet est évoqué.

31 janvier 2008

Essai de réponse pour novice

Hier, un visiteur du blog – se qualifiant lui-même de "novice" – me demande de lui expliquer comment faire partie d'une liste et être adjoint au maire. Il veut aussi savoir pourquoi des élus ont été évincés et ce qu'ils deviennent une fois retombés dans l'anonymat. Autant dire qu'il pose de grosses questions dont les réponses ne sont pas d'un seul tenant.

Chaque élu a son propre parcours. En général, si l'on est membre d'un parti politique, on peut approcher les responsables et les leaders qui conduisent une liste. On peut aussi avoir une certaine notoriété dans des activités publiques et être remarqué par des leaders qui feront ensuite apppel à vous. Mais, l'on trouve aussi sur des listes des personnes qui ont des compétences, des expertises ou une influence assez forte pour ramener des voix.

Une fois "sélectionné" et, le cas échéant, "intégré" à la liste de laquelle on se sent le plus proche, on mène la campagne avec ses colistiers. La route n'est pas finie. Il faut gagner l'élection majoritairement !

Si l'on est parmi "les heureux", le maire pourra décider de choisir qui sera adjoint par un vote du conseil municipal. A cette fonction comme à celle de simple conseiller municipal, l'élu pourra se voir confier une ou plusieurs délégations pour mettre en œuvre le programme politique du maire. A noter qu'à Aix, il n'y a que 16 postes d'adjoints pour des majorités qui comportent environ 42 élus et des minorités 13 élus, soit 55 au total.

Pour les raisons qui ont vu la disparition d'élus sortants de la liste du maire, il faudrait lui poser directement la question. En revanche, il faut savoir que les élus n'exercent pas leurs fonctions comme une profession. Ils reçoivent des indemnités. Quand ils sont "sortis du jeu", s'ils n'ont pas d'emploi, ou s'ils l'ont perdu en devenant élus, et n'ont que ces revenus, ils doivent alors se débrouiller pour trouver une activité rémunérée ailleurs. Ce sont des risques à prendre…

11 juin 2008

Des retours de bâton qui font mal…

Il y a des vérités qui mettent du temps à percer. Mais, convenons-en, ce n'est que pure justice pour ceux qui les font éclater. En revanche, pour ceux qui doivent les entendre, elles font parfois mal. Illustrations.

Rendons à…

C'est à Cyril di Méo, en tant qu'élu, et aux Verts du mandat précédent, que l'on doit l'annulation juridique par le tribunal administratif du Plan de déplacements urbains voté trois ans avant. A plusieurs reprises, il avait averti la Communauté du Pays d'Aix que le document n'était pas ambitieux et qu'il ne correspondait pas à certaines obligations de la loi. Je le dis ici, je me réjouis que son travail d'élu ait payé, même si c'est avec retard.

Si l'on me permet, dans le même ordre d'idée, j'avais moi-même contesté devant le tribunal administratif le lourd dossier du régime indemnitaire des personnels municipaux. C'est aussi après une lutte acharnée de trois ans que j'avais ainsi pu faire modifier près des trois-quarts des dispositions illégales ou inéquitables.

Loin des batailles…

A mon tour, je souhaite réagir à la surprenante réaction d'Alexandre Medvedowsky à l'annonce de l'annulation du PDU. Il se réjouit de la décision. Pourquoi pas ? Mais a-t-il joué le moindre rôle pour qu'il en soit ainsi ? Je le dis ici aussi, la réponse est négative.

D'ailleurs, que peut-il revendiquer ? Son absence se poursuit. Depuis le mois de mars, et quelles que soient les explications alambiquées qu'il veuille en donner, il n'a assisté qu'à un seul conseil municipal, le premier. Cela commence à ressembler au mandat précédent, en pire.

Enfariné deux fois…

Dans sa profession de foi de l'élection cantonale Aix-Centre, Bruno Genzana s'était targué, une fois réélu conseiller général, "d'organiser une rencontre entre le président du Conseil général, le futur maire d'Aix et le futur président de la CPA afin de donner une nouvelle dynamique aux relations entre Aix, le pays d'Aix et le département. Cette nouvelle "donne" devrait permettre au Conseil général d'être un partenaire encore plus engagé pour la Ville d'Aix."

On sait ce qu'il en est maintenant. Au conseil municipal de mai, il semble bien qu'il se soit fait rouler deux fois dans la farine par Maryse Joissains qui n'a inscrit aucune proposition de travaux de proximité (habituellement financés par le Conseil général) à Encagnane. Elle en a remis une pincée en ne faisant pas voter l'aide de la Ville au comité d'animation local dont la présidente a été choisie par Genzana pour être sa suppléante.

La rubrique risque de s'enrichir bientôt d'autres séries de coups de bâton.

10 juin 2008

A droite, ça recycle à fond !

De petites, mais toujours rageantes, contrariétés techniques ont peut-être affecté votre connexion à mon blog une bonne partie de la journée d'hier. En effet, mes outils de commande (statistiques et gestion des commentaires) à mon poste d'aministrateur étaient partiellement fantaisistes. C'est désormais réparé. Je laisse donc les éventuels visiteurs frustrés découvrir les pages d'hier et du week-end.

Alors, pourquoi ce titre ? Car il fait allusion aux deux informations que pourrez lire ci-dessous.

D'abord, le bras de fer gagné par Maryse Joissains contre Jean-Claude Gaudin. Je vous en ai déjà parlé ici même dans un article du 17 mai intitulé "Gaudin qui pleure, Joissains qui rit".

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/05/17/index.html 

C'est maintenant confirmé : vu le résultat des élections, le maire d'Aix, en position de force face à celui de Marseille, a imposé la présence de Sophie en numéro deux sur la liste des sénatoriales de la droite. 

http://www.libemarseille.fr/henry/2008/06/snatoriales-mar.html

Puis, une autre joyeuse nouvelle qui risque d'avoir des suites aussi extravagantes que l'information qu'elle révèle : Stéphane Salord a été nommé premier consul honoraire des Comores à Marseille pour la région Paca. L'article comporte du son et des commentaires. Défense de rire !

http://www.rue89.com/marseille/a-marseille-le-consul-des-comores-est-francais-et-ump

Allez, on lève les verres !

22 janvier 2008

La fièvre électorale gagne mon blog

Là, nous y sommes vraiment, la campagne électorale a bel et bien pris son envol. Surprises, péripéties et rebondissements se multiplient heure après heure. J'en veux pour preuve tangible l'augmentation constante du nombre de visiteurs. Avec un beau record de connexions ces derniers jours.

Sans doute un peu dépités par le fonctionnement intermittent de certains blogs, des lecteurs, anciens et nouveaux, se rabattent sur le mien pour y trouver une actualité, disons, plus suivie. Vous le devinez, cela ne peut que me réjouir. Alors, n'hésitez pas à faire grandir le cercle. Recommandez mon adresse à tout votre entourage et faites vos commentaires en toute liberté. Ma gratitude vous est déjà acquise.

D'ici l'échéance du 9 mars, j'entends continuer à mettre en lumière les faits dont j'ai connaissance et livrer mon point de vue sur le déroulement des campagnes municipales et cantonales.

Les apparences cachent souvent des comportements et des hypocrisies qui tentent de tromper l'opinion et de brouiller le débat. Pour essayer d'y voir plus clair, il est donc nécessaire de rétablir certaines vérités. Je manquerai pas d'y apporter ma contribution quel que soit le camp politique concerné.

26 mai 2008

Maryse Joissains, telle quelle…

Au hasard d'une rencontre…

Sur le chemin du retour de cette fête, le plus pur hasard m'a fait rencontrer Maryse Joissains qui allait participer à un événement dans les quartiers Sud. Je ne l'avais pas revue depuis deux mois. Nous avons échangé quelques mots sur le ton de la confidence. L'honnêteté m'oblige à dire que la discussion s'est déroulée de manière franche et détendue.

Elle m'a dit qu'elle avait eu quelques doutes sur sa possible réélection, ajoutant que la fonction de maire est très prenante mais qu'elle y ferait face. Pour le reste, dont je m'abstiendrai de révéler les propos détaillés, elle m'a confirmé qu'elle compte bien avoir son mot à dire face à Jean-Claude Gaudin et aux futures échéances électorales, notamment les sénatoriales.

Vers une remise en ordre de la Semepa ?

Après toutes les frasques qui ont traversé la Semepa, en particulier cette dernière année, Maryse Joissains vient de confier la présidence de la société d'économie mixte à Gérard Bramoullé, chargé de remettre de l'ordre. L'adjoint aux finances, également délégué au budget à la Communauté du Pays d'Aix, concentre donc désormais plusieurs fonctions stratégiques. Il va avoir de quoi faire.

A l'évidence, échaudée par les turbulences du premier mandat, Maryse Joissains a tranché en s'entourant d'un noyau dur pour éviter de diluer les responsabilités et de laisser libre cours à des dérives. Le choix de Gérard Bramoullé, technicien professionnel et homme de confiance, en est la démonstration la plus significative.

7 mai 2008

L'Elysée favorable aux secondes carrières…

Désormais, c'est sûr, tous les espoirs sont permis ! 

Enfin de bonnes nouvelles ! Le chômage baisse. On le sait, Nicolas Sarkozy en a fait une affaire personnelle. En moins d'un mois, il vient encore de trouver des emplois à deux pauvres malheureux au bord de la disette ! C'est tout à son honneur, surtout comme ancien maire de Neuilly. D'ailleurs, pour montrer l'exemple à tous les gueux qui ne sont jamais contents de ce que leur propose l'Anpe, les deux bénéficiaires se sont courageusement dévoués pour jouer les cobayes de la future loi en acceptant leurs petits boulots à la première offre raisonnable.

David Martinon, viré de son bureau de l'Elysée par Claude Guéant sur ordre impératif et vengeur du chef et à peine remis à disposition du Quai d'Orsay, son administration d'origine, a été délocalisé le 17 avril et nommé le plus simplement du monde consul général de France à Los Angeles.

Et puis, par décret daté du 2 mai, Arnaud Teullé, ancien candidat à la mairie de Neuilly, qui avait perturbé la campagne électorale avant de rentrer dans le rang, a été nommé inspecteur d'académie à Paris (rien que ça !). Au passage, on est content de voir qu'il reste encore un peu de marge dans les emplois à l'éducation nationale… L'annonce officielle est ici :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018744248&dateTexte 

Rien à objecter, ni pour l'un, ni pour l'autre. Ces deux mesures à caractère hautement humanitaire sont justifiées, compte tenu, d'une part, des services rendus à la France, d'autre part, de leurs pedigrees respectifs. Même si l'on se réjouit de savoir que Martinon va enfin pouvoir améliorer son anglais, c'est la nomination de Teullé qui semble, sans conteste, être la plus judicieuse.

Son lieu de naissance, son parcours scolaire et, critère principal qui en fait un expert, ses qualifications professionnelles apportent la preuve formelle qu'il pouvait prétendre à cette seconde carrière. Voici ce qu'il dit de lui-même sur son site de campagne électorale :

"J’ai 41 ans et je suis né à Neuilly. J’ai suivi ma scolarité à Sainte Croix avant d’intégrer Dauphine puis une école de commerce (ISG). Ces études m’amenèrent naturellement à travailler dans une grande entreprise française pendant 6 ans. J’ai par la suite choisi de me consacrer totalement à la politique et tout particulièrement à Neuilly. En 2001, j’ai été nommé adjoint au maire chargé des affaires scolaires et de la jeunesse.

Dans le même temps, j’ai énormément appris auprès de Nicolas Sarkozy, en tant que conseiller pour les affaires réservées, que ce soit à Beauveau I, puis à Bercy, puis à Beauveau II et enfin au Conseil Général des Hauts de Seine. Depuis l’accession de Nicolas Sarkozy à la Présidence, j’ai gardé cette fonction qui me tient à coeur."

Petit rappel. Pour les municipales 2008, il a rejoint, contraint et forcé, la liste menée par David Martinon, soutenue par l'UMP. Mais, la candidature de ce dernier a tourné court. En sous-marin, Teullé n'a pas cessé de torpiller Martinon, qui ne faisait d'ailleurs pas l'unanimité chez les militants.

Puis, une fois Martinon hors course, le parti a investi le dissident UMP Jean-Christophe Fromantin. C'en est trop pour Teullé, qui annonce alors sa candidature, en parallèle à celle de Fromantin. Idem pour la cantonale de Neuilly Sud, où il laisse sa place à Jean Sarkozy, le fils de…, sous le coup d'un deal avec le papa.

4 avril 2008

Elections ou l'art de faire avaler des couleurs

Nul n'en disconviendra, toutes les élections qui ont eu lieu depuis un an ont été marquées par de profonds chamboulements. Le point de départ a été donné par la présidentielle qui a vu la réémergence d'une force centriste couleur orange mais à tranches multicolores. Le second tour s'est organisé autour du positionnement de François Bayrou vis-à-vis de la gauche ou de la droite : abstention, neutralité ou reports de voix.

Aux législatives, son attitude mi-chèvre mi-chou a provoqué une hémorragie d'élus UDF vers l'UMP sous l'appellation Nouveau Centre mais aussi un report conséquent des électeurs "centristes" vers la gauche. Les institutions étant en place, le président de la République a traduit dans les faits, et à sa manière, les translations politiques déjà bien perceptibles pendant les deux campagnes nationales. Si les ralliements à la majorité présidentielle, au gouvernement et à l'assemblée nationale, du centre et de gauche, ont surtout été personnels (opportunistes ?), ils n'en ont pas moins constitué l'essentiel des débats. A cette occasion, on a entendu parler d'une "fin des tabous".

Au niveau local, les élections municipales et cantonales, d'une autre nature et d'une autre portée, ont elles aussi connu des configurations inédites dans le paysage politique. Certes, l'électorat a rééquilibré la distribution des pouvoirs en favorisant la gauche, comme il l'avait fait auparavant aux régionales de 2004.

Mais, pour les échéances de ce mois de mars, l'événement qui a marqué les esprits, c'est la disparition des schémas à l'ancienne. Dans de nombreuses communes, on a vu certaines cloisons tomber entre des partis politiques habituellement opposés ou réfractaires au mélange des genres. Le phénomène bien typique des villages, dit de "listes d'intérêt général", faisant fi des appartenances partisanes, a gagné des villes moyennes ou grandes.

Si, de tous temps, à chaque élection, il n'était pas surprenant de voir des candidats rallier à titre individuel, dans un sens ou dans l'autre, des équipes du camp d'en face, la nouveauté a été cette fois-ci la mise en avant d'accords passés ouvertement entre partis politiques historiquement antagonistes ou éloignés.

Des majorités sortantes ont déclaré vouloir élargir leurs bases pendant que des concurrents ont affirmé que le monolithisme devait être remplacé par la diversité, voire la dissidence. Au final, victoire ou pas, le brouillage a donné naissance quasiment à tous les cas de figure : des listes à géométrie très variable réunissant telles ou telles forces politiques en fonction des situations. Les électeurs, déstabilisés par tant de virages, ont souvent eu le plus grand mal à s'y reconnaître tant les alliances étaient disparates.

A Aix, on a pu constater un double mouvement : des ralliements individuels (par calcul ?) de part et d'autre et dans les deux sens de l'échiquier politique et la tentative de rapprochement de représentants de formations d'une partie de la gauche avec ceux d'une partie du centre. Ont émergé trois pôles : deux blocs avec une liste de gauche allant jusqu'à son extrême, une liste de droite clignant de l'œil à son extrême et une voie centrale avec deux listes partant séparément au premier tour avec l'espoir de s'allier au second.

On ne l'a pas assez remarqué, le résultat de l'élection aixoise ressemble beaucoup, pourcentages mis à part, à celui de la configuration de la présidentielle, avec victoire de la droite et échec de la gauche et du centre.

29 mars 2008

Municipale 2008 : Le pourquoi et le comment… (4)

Chez Michel Pezet

J'ai raconté comment était née l'idée de la liste conduite par Michel Pezet et Jean-François Picheral. Malgré les aléas inhérents à toute campagne électorale, l'équipe s'est constituée d'abord autour d'hommes et de femmes qui avaient réfléchi à un projet pour Aix. Ayant établi un état des lieux exhaustif de la ville, des commissions ont travaillé pendant deux ans à l'élaboration de mesures ambitieuses et réalistes pour projeter notre avenir à moyen et long termes tout en répondant aux besoins du quotidien.

La liste "Aix à venir" comportait principalement des socialistes, des radicaux de gauche et des membres de la société civile. Elle se revendiquait de la gauche moderne, social-démocrate, européenne, pragmatique et ouverte aux partenariats de projets. Sans soutien de partis politiques, la liste savait que son chemin ne serait pas facile et tous les colistiers l'assumaient.

Jusqu'à l'automne 2007, l'espoir d'une démarche commune avec la liste De Peretti laissait entrevoir une possibilité de fusion. Mais, certaines initiatives prises par De Peretti, notamment l'intégration de plus d'une douzaine de candidats UMP sur sa liste, ont peu à peu limité les passerelles imaginées initialement entre les deux listes et ont fini par ramener chacune à sa propre logique pour concourir dans le cadre d'une quadrangulaire.

Nous savions que des électeurs étaient prêts à soutenir la nouveauté et l'originalité que représentait une alliance au centre. Mais, il faut bien l'admettre, les incertitudes planant sur la nature et la forme d'une fusion au second tour ont certainement découragé bon nombre d'entre eux de voter en faveur d'une troisième force. En dépit des pertes, les scores des deux listes ont été honorables mais insuffisants pour asseoir une dynamique positive.

En conséquence, les résultats du premier tour, 20% pour De Peretti et 10% pour Pezet, même ajoutés et avec des concessions de part et d'autre sur le retrait de certains colistiers, n'étaient plus porteurs. La somme de 30% n'était qu'algébrique. L'addition se serait soldée par des soustractions.

Dans ces conditions, prendre la décision d'une fusion à deux aurait créé de l'illusion et n'aurait pas été un acte responsable. C'est la raison pour laquelle, au soir du premier tour, Michel Pezet a lancé l'idée, osée, reconnaissons-le, d'un front de trois listes (2/3 des électeurs) dont l'objectif était de mettre fin au primat de Joissains. Seul De Peretti a répondu favorablement à cet appel, Medvedowsky refusant d'emblée l'idée de cette perspective à trois.

Les derniers contacts bilatéraux encore possibles étaient ceux entre la liste Pezet et la liste Medvedowsky. Ils ont eu lieu mais ont été brefs car ce dernier n'entendait pas accorder une représentation équitable à la liste Pezet, Medvedowsky considérant qu'il était le seul à pouvoir en fixer les conditions et en imposer les limites. Pour l'ensemble de la liste Pezet, cela constituait une base faussée et devenait de fait inacceptable.

Le mardi qui a suivi le premier tour, date butoir pour le dépôt de listes à la préfecture, Medvedowsky devait informer Pezet de sa position définitive. A 16h00, alors que tous les colistiers de Pezet étaient encore réunis pour prendre une décision, aucun coup de fil n'était arrivé.

C'est ainsi que, prenant acte de cette ultime absence de réponse, la liste Pezet a décidé de ne pas se maintenir et d'appeler malgré tout, via un communiqué de presse, à voter républicainement et sans condition pour la liste Medvedowsky, une démarche évidemment aussitôt revendiquée et largement exploitée par Medvedowsky au même titre que celle des autres déclarations de soutien à sa liste.

Au soir du second tour, son score a progressé de près de 14%, un apport insuffisant aux déjà insuffisants 29% du premier tour...

Parties 1, 2 et 3 : voir mercredi 26, jeudi 27 et vendredi 28 mars.

27 mars 2008

Municipale 2008 : Le pourquoi et le comment… (2)

Chez François-Xavier De Peretti

Depuis son entrée en politique dans les années 90, il n'a jamais caché ses ambitions. François-Xavier De Peretti a été candidat sur son propre nom, en cherchant à l'imposer régulièrement lors de plusieurs élections législatives, cantonales et municipales. Sa légitimité n'a pas émergé par un coup de baguette magique à la faveur de cette élection municipale. Sa notoriété, il l'a aussi acquise par une présence de tous les instants sur le terrain.

Cette année, il a donc estimé que le moment était venu pour lui d'aller à la bataille avec plus de chances que précédemment, conforté par l'idée que les résultats circonstanciels de François Bayrou le serviraient. Mais, avec un score compris entre 15 et 20%, la victoire ne pouvait aller de soi. Il fallait donc trouver des partenaires.

En juillet dernier, plusieurs rencontres ont eu lieu entre François-Xavier De Peretti, Michel Pezet, des socialistes, les élus Radicaux de gauche, les Verts et le Partit occitan pour envisager la possibilité d'une alliance de projet. Pour résumer, l'idée était de créer une dynamique autour d'un bloc de centre gauche et de centre droit positionné pour une triangulaire en cas d'union au premier tour ou une quadrangulaire en cas de listes distinctes.

Je me dois de le dire, les discussions ont toujours été franches et directes. L'accord sur la compatibilité des deux projets n'a pas posé de problème, puisque chacune des deux équipes partageait la même analyse sur l'état des lieux, les grandes orientations et les mesures à mettre en œuvre. La question du leadership n'a pas été éludée et plusieurs hypothèses ont été étudiées. L'entente devait nécessairement se réaliser sur une répartition équitable des responsabilités décisionnelles, notamment aux niveaux de la Ville et de la Communauté du Pays d'Aix.

Dans le cas d'une union de premier tour, il a été difficile de départager les deux têtes de liste, chacun raisonnant sur l'évaluation des chances de sa propre liste. Dans le cas d'une quadrangulaire, chaque partenaire savait que les scores respectifs obtenus au premier tour livreraient une clé de lecture.

La solution ne perçant pas, divers contacts entre les deux équipes se sont poursuivis même si les échanges se sont faits plus rares, entérinant de fait un statu quo. Dans les semaines suivantes, chaque équipe continua à mettre en avant l'idée que, la campagne avançant, une dynamique pouvait aussi bien jouer en faveur de l'une que de l'autre.

Mais trois événements firent irruption. Pour ne parler que de l'essentiel, on apprit que André Guinde, d'abord engagé aux côtés de Michel Pezet et de Jean-François Picheral, avait opéré un revirement et s'en était retourné auprès de Alexandre Medvedowsky. Les Verts annoncèrent leur ralliement à De Peretti et furent exclus de leur parti. Enfin, De Peretti officialisa l'arrivée de Genzana et de Salord dans sa liste.

Pour ce qui est de Guinde, je donnerai quelques explications demain. Pour ce qui concerne les deux élus rejetés de l'équipe Joissains, on saura peut-être avant peu, ouvertement, le rôle de cheval de Troie qu'a probablement fait jouer Jean-Claude Gaudin à ses éléments UMP dans cette stratégie d'intégration. Quoi qu'il en soit, la liste de l'équipe de Pezet décida de concourir sous ses propres couleurs car il était hors de question, et afin de ne laisser planer aucune ambiguïté, d'accepter une fusion de premier ou de second tour où figureraient des éléments UMP.

Au fil des jours, des électeurs, favorables au rapprochement des deux listes dans leurs premières configurations, nous ont fait part de leur étonnement et de leur touble au sujet de cette succession de changements autour de De Peretti. Les critiques n'ont pas manqué à son égard, notamment sur ses alliances, je cite, "hétéroclites", "surprenantes", voire contradictoires, qui le redroitisaient et faisaient perdre toute lisibilité à la démarche initiale de voie centrale. Je n'entrerai pas cette fois-ci sur tous les autres reproches qui lui ont été faits au cours de la campagne, certains même allant jusqu'à dire qu'il commettait faute sur faute.

Les conditions d'une triangulaire n'étaient plus remplies et l'on s'apprêtait à un autre scénario : une primaire à gauche et une primaire à droite.

En dépit des espérances de part et d'autre, le score de la liste De Peretti à 20% au premier tour montrait qu'une dynamique significative n'avait pas été enclanchée en sa faveur, pas plus d'ailleurs qu'en celle de la liste Pezet à 10%. L'addition des deux résultats n'aurait apporté aucun "plus" pour le second tour.

L'épreuve des faits l'a confirmé : les votes exprimés se sont avérés très volatils et De Peretti a perdu près de 8%. Le maintien de De Peretti au second tour l'a réduit à 12,77% des voix et les pôles de gauche et de droite se sont retrouvés quasiment face à face. C'est une des raisons pour lesquelles la liste Pezet a décidé de retirer sa candidature et a appelé à battre Joissains en votant pour la liste Medvedowsky.

Partie 1 : voir mercredi 26 mars. A suivre : chez Medvedowsky, chez Pezet

22 mars 2008

Pour ses secondes noces, la mairie était en noir

Si j'en crois les premiers commentaires sur l'installation du conseil municipal, il a manqué une voix à Maryse Joissains (39 sur 40) lors du vote à bulletins secrets pour son élection comme maire. Est-ce là l'œuvre d'un élément incontrôlable de sa majorité ? (*)

Le revers paraît un peu gros pour un début de mandat. D'autant que Olivier Naslès, en deuxième position sur la liste gagnante a créé l'événement en démissionnant avant même la première réunion officielle de l'assemblée communale. C'est là sans doute un record : l'élection la plus courte de toute l'histoire d'Aix.

Via la presse locale et la télévision régionale, on n'a eu droit qu'à de petites explications comportementales de la part de Maryse Joissains et de celui qui était pressenti pour jouer un rôle capital dans cette municipalité. On a bien compris que la mésentente portait sur la nature des responsabilités que devait assumer Olivier Naslès,  qui avait cru dur comme fer que Maryse Joissains les lui accorderait. A l'évidence, lors de leurs rencontres, ils n'ont pas dû parler la même langue.

Pour le fond, il faudra probablement attendre les détails qui ne manqueront pas d'être ébruités. J'ai quand même un avis là-dessus. Un peu avant le premier tour, j'ai rencontré Olivier qui m'a indiqué qu'il avait fini par accepter d'intégrer la liste Joissains parce qu'il avait reçu l'assurance qu'il ne serait pas un pion. Il m'a parlé d'un accord pour d'importantes missions à la CPA et de grosses délégations en mairie.

Il m'a aussi confié qu'un certain entourage du maire – qu'il a qualifié hier de "la cour des manants" sur France 3 – ne semblait pas apprécier l'importance qu'il pouvait prendre dans le dispositif décisionnel. Que s'est-il passé en coulisses ? Cet entourage-là a-t-il pesé lourd pour le contrarier et créer la discorde ? J'en ai bien le sentiment. Je ne puis imaginer d'autres raisons moins avouables. Toujours est-il que Maryse Joissains a immédiatement réagi en disant tout le mal qu'elle pensait de celui dont elle avait dit tant bien.

Cela m'a remis en mémoire d'autres déclarations du maire pendant le précédent mandat. A chaque nouveau recrutement pour un poste clé – je fais allusion à des fonctionnaires ou des dirigeants de structures – elle nous dressait un portrait idyllique de la personne pressentie. Et puis, patatras, lorsqu'elle estimait que la personne n'obtempérait pas, elle la descendait en flammes.

Il en a été ainsi, par exemple, pour les cas les plus en vue, pour quatre directeurs de l'OPAC, pour un directeur des ressources humaines et pour le directeur de la sécurité. Je ne mentionne même pas les élus en disgrâce qu'elle a gardés auprès d'elle jusqu'à la fin du mandat pour les disqualifier de la pire façon qui soit.

La méthode est bien rodée. Ainsi, en général, Maryse Joissains évoque leur fragilité, leur incompétence, leur manque de travail ou leur trahison, ce qui, de facto, équivaut à justifier une perte de confiance en eux. Et pour démontrer sa bonne foi auprès de l'opinion publique, elle "avoue" tout de go qu'elle s'est trompée et qu'elle sait reconnaître ses erreurs. Et la ville entière compatit et pleure à chaudes larmes, sauf ceux qui n'ont jamais été dupes du numéro.

Sans peut-être même le savoir, Olivier Naslès vient de vivre un scénario qu'il n'avait pas écrit et qu'il aurait au moins mieux fait de lire dans les détails.

(*) La voix seule manquante était celle de Maryse Joissains elle-même. Allez, encore un petit peu d'humour : ne se ferait-elle donc, ou déjà, plus confiance ? Je ne pensais pas être si près de la vérité... quand j'écrivais : "Est-ce là l'œuvre d'un élément incontrôlable de sa majorité ?"

Une vidéo à voir sur Télévision Provence : le 5 mars (soit 4 jours avant le 1er tour), Olivier Naslès parle de son engagement, des grands dossiers aixois, de ses missions... retour de bâton !

http://www.televisionprovence.com/index.php?option=com_content&task=view&id=360&Itemid=98

19 mars 2008

Municipale : L'énigme de l'échec enfin élucidée...

Quand La Provence joue à qui perd gagne

Hier, pour habiller son analyse du résultat du second tour de la municipale, La Provence s'est fendue de deux titres bien hardis, l'un à la une, "Pourquoi la gauche n'a pas reconquis Aix", et l'autre en page intérieure, "Quand Pezet et Picheral jouent à qui perd gagne". En gros, ils ont empêché Medvedowsky de "s'installer à la mairie" (je cite). Rien que ça !

Concession : il doit endosser la défaite, ouf ! Victimisation : mais, le pauvre, il n'y est pour rien ! Pour toutes ses autres défaites, notamment à trois législatives, l'enquête suit son cours et on trouvera les coupables.

En attendant, pour l'élection des 9 et 16 mars, désolé, ce n'est pas ce que j'entends. Et ce n'est pas ce que disent les Aixois. Croire qu'ils vont gober ça, c'est assurément les prendre pour des sots, dépourvus du moindre sens politique.

Vous l'imaginez bien, je continue à tout lire : la presse, les sites et les blogs. Je suis assez étonné d'ailleurs de remarquer que certains candidats n'ont affiché ni leurs scores, ni leurs remerciements aux électeurs qui ont voté pour eux. La courtoisie se perd…

On trouve des commentaires là où il y en avait déjà ces dernières semaines, en moindre nombre il est vrai, et il n'y en a aucun évidemment là où ils n'étaient pas autorisés, c'était plus commode. Chacun y va de ses réflexions, plus ou moins pertinentes, et plus ou moins subjectives selon le camp auquel il appartient.

On félicite, on critique, on regrette, on moque même. On cherche les raisons d'une victoire ou d'une défaite, on détaille les stratégies gagnantes ou perdantes, on compte les erreurs, on impute les fautes (surtout là où il y a eu échec). On ne peut que déplorer que certaines contributions frôlent parfois l'insulte.

Des internautes jouent les savants prétendant avoir "entendu dire", avoir été dans le secret des têtes de liste ou même avoir des preuves irréfutables – sans en livrer aucune, bien sûr – sur les coulisses de la campagne. Il m'arrive de me marrer à la lecture de certaines affirmations, voire sous-entendus ou ragots, concernant la liste "Aix à venir" à laquelle j'ai participé. Comme on dit familièrement, c'est un peu à côté de la plaque.

Qu'on m'excuse mais, ayant suivi toute la démarche de notre liste, j'en sais quand même un peu plus là-dessus. Je vous raconterai tout ça dans les jours qui viennent. Pour aujourd'hui, afin de donner un premier cadre au débat, je me contenterai de poser quelques questions.

         

Mes questions

            

Ÿ Comment peut-on imaginer gagner à gauche toute dans une ville à droite toute ?

Ÿ Peut-on citer un seul exemple depuis les années 60 où la chose a été possible à Aix ? 

Ÿ Les deux grandes municipalités de gauche, de Félix Ciccolini et de Jean-François Picheral, auraient-elles pu gagner sans une ouverture au centre ? 

Ÿ Comment se fait-il qu'avec une forte poussée à gauche pour ces élections municipales, des communes du Pays d'Aix aient rejeté la droite et qu'Aix soit restée la grande exception alors que les conditions d'une triangulaire étaient propices à la gauche ?

Ÿ N'y a-t-il pas un rapprochement à faire avec l'échec de la gauche, en duel certes, à Marseille alors que Lyon et Paris ont amplifié les victoires de la gauche ?

Ÿ Pourquoi les rassemblements prônés par Jean-Noël Guérini pour Marseille et pour Aix ont-ils été aussi incohérents ? A Marseille, il a osé confier la tête de liste d'un secteur à un UMP et passer un accord avec le MoDem. Pourquoi à Aix, Alexandre Medvedowsky, dont on sait qu'il est soutenu par Guérini, a-t-il refusé toute discussion avec le centre et toute fusion avec la liste de Michel Pezet (sans aucun UMP) alors qu'il ne s'est pas gêné pour prendre aussi une UMP en 4e place de sa liste ?

Ÿ Quand on voit le double échec, marseillais et aixois, prévisible au second tour, sans même parler du désaveu infligé à Guérini dans le cas de figure d'Istres, n'est-on pas en droit de s'interroger sur les raisons personnelles qui ont poussé Guérini et Medvedowsky réunis à mettre en œuvre un système de mauvais calculs politiciens et rétrogrades ? N'ont-ils pas perdu toute crédibilité pour incarner la rénovation indispensable et fondatrice d'une gauche enfin moderne et claire ?

Ÿ Enfin, Medvedowsky n'a-t-il pas semé la confusion dans une grande partie de l'électorat de gauche aixois pro-européen en faisant venir à Aix Ségolène Royal favorable aussi bien au Traité constitutionnel qu'à un rapprochement assumé avec le MoDem alors que lui-même a tout fait pour ne réunir que des partisans du Non et développer une stratégie de fermeture en direction du centre ?

A vos cogitations ! Je ramasse les copies dans un quart d'heure.

Lire le communiqué de presse de l'équipe "Aix à venir":

http://www.michelpezet.org

16 mars 2008

Municipale et Cantonales : Les résultats du 2e tour

Ville d'Aix-en-Provence

          Inscrits         (89.621)

          Votants         (57.104)      ...................  63,72 %

          Blancs             (1.344)      ...................    2,35 %

          Exprimés      (55.760)      ...................  66,22 %

          Abstention    (32.517)      ...................  32,28 %

               Maryse JOISSAINS (UMP)                       24.692 ... 44,28 %

               Alexandre MEDVEDOWSKY (PS)             23.943 ... 42,94 %

               François-Xavier DE PERETTI (MoDem)     7.123 ... 12,77 %

                                 

Canton Aix-Centre

               Bruno GENZANA (DVD) .................................... 51,4 %

               Jacques AGOPIAN (PS) .................................... 48,6 %

Canton Aix-Nord

               Jean-Pierre BOUVET (UMP) ............................ 57,2 %

               Henry LOMBARD (PS) ...................................... 42,8 %

                                 

En tête avec 44,28% des suffrages sur Aix-en-Provence, la candidate UMP sortante Maryse Joissains a défini les priorités de son nouveau mandat. "Ce sera le transport et le logement, mais avec un développement maîtrisé, a précisé l'élue au micro de France Bleu Provence, j'ai couru des risques, la campagne a été dure. Mais ce soir, je ne veux pas penser à des gens qui n'ont pas été au niveau de leurs électeurs".

Le candidat socialiste à la mairie d'Aix-en-Provence a estimé au soir de sa défaite que Maryse Joissains (UMP) a trouvé "un apport de voix supplémentaire en provenance des électeurs de François-Xavier de Peretti", ce qui lui a permis d'être réélue. Alexandre Medvedowsky a par ailleurs reconnu qu'il avait manqué à sa liste "une dynamique de rassemblement un peu plus forte".

11 mars 2008

Municipale : Retrait de la liste "Aix à venir"

Mardi après-midi, Michel Pezet

Tôt ce matin, nous avons fait une proposition à Alexandre Medvedowsky pour une fusion de nos listes respectives. Cette proposition rappelait notre attachement à cinq projets de notre programme que nous avons développés au cours de la campagne : une politique sociale d'envergure, le projet de couverture partielle de l'A51, la piétonnisation du centre ville, le développement d'équipements sportifs pour tous, la création d'un festival d'hiver (la nuit des savoirs et des lumières).

Par ailleurs, nous avons évoqué une liste de noms à intégrer à la liste de 2e tour d'Alexandre Medvedowsky afin de concrétiser cette alliance.

A 15h30, face à l'absence de réponse de la part d'Alexandre Medvedowsky, nous considérons qu'il refuse notre proposition. En conséquence, après avoir réuni l'ensemble des colistiers de la liste "Aix à venir", nous avons pris la décision de nous retirer de l'élection municipale d'Aix-en-Provence.

"Certes, nous savons que les électeurs ne se considèrent pas comme liés par les recommandations des responsables politiques. Nous appelons toutefois celles et ceux qui nous ont fait confiance à voter au second tour pour la liste "Aix pour tous" qui apparaît comme la mieux placée pour battre la municipalité sortante."

10 mars 2008

Municipale et Cantonales : Les résultats du 1er tour

Ville d'Aix-en-Provence

             Inscrits      (89.621)

             Votants      (53.084)  ...................................  59,23 %

             Blancs        (1.279)    ...................................    2,41 %

             Exprimés    (51.805) ...................................   97,59 %

             Participation               ...................................   59,23 %

             Abstention                  ...................................   40,77 %

                         

                   Maryse JOISSAINS (UMP) .......................   33,81 %

                   Alexandre MEDVEDOWSKY (PS) .............   29,09 %

                   François Xavier DE PERETTI (MoDem) ...   20,15 %

                   Michel PEZET (DVG) .................................   10,14 %

                   Aude CHARCOSSET (LCR) ........................    2,91 %

                   Jean-Louis GARELLO (DVD) ....................     2,72 %

                   Maryse GALLAND-MOURBRUN (DVD) ....     1,17 %

                  

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Canton Aix-Centre

          Inscrits         (24.429)

          Votants         (13.254) .....................................  45,74 %

          Blancs           (543)      .....................................    4,10 % 

          Exprimés      (12.711) .....................................  95,90 % 

          Participation                 .....................................  54,26 %

          Abstention                    .....................................   45,74 %

                     

                  Bruno GENZANA (DVD)                 5.233 ........    41,17 %

                  Jacques AGOPIAN (PS)                 3.768 ........   29,64 %

                  Danielle RUMANI-ELBEZ (RDG)    1.602 ........   12,60 %

                  Michèle CECCALDI (FN)                1.090 ........      8,58 %

                  Jérôme PECH (PCF)                         702 ........      5,52 %

                  Mathieu MORATEUR (DVD)              316 ........      2,49 %

       

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Canton Aix-Nord

          Résultats sur Aix

            

          Inscrits         (29.732)

          Votants         (17.203) ....................................  57,86 %

          Blancs           (391)      ....................................     2,27 %

          Exprimés      (16.812) ....................................   97,73 %

          Participation                 ....................................   59,23 %

          Abstention                    ....................................   42,14 %

                     

                   Jean-Pierre BOUVET (UMP)          8.016 ......    47,68 %

                   Henry LOMBARD (PS)                   4.578  ......   27,23 %

                   Monique LE GUILLOU (Verts)       2.165  ......   12,88 %

                   Isabelle MOHR (FN)                      1.113  ......      6,62 %

                   Jessica JADE (PCF)                          940  ......      5,59 %

            

          Résultats Ensemble du canton

                   Jean-Pierre BOUVET (UMP)         10.721 ........ 46,55 %

                   Henry LOMBARD (PS)                   6.476   ........ 28,12 %

                   Monique LE GUILLOU (Verts)       2.915   ........ 12,66 %

                   Isabelle MOHR (FN)                      1.525   .......    6 %

                   Jessica JADE MOHR (PCF)            1.395   .......    6 %

10 mars 2008

Municipale : Appel à l'union de Pezet et réactions

Voici les communiqués diffusés depuis l'annonce des résultats du 1er tour.

Appel à l'union des trois listes d'opposition à Aix

Dimanche soir, Michel Pezet

Dès l'annonce des résultats du 1er de l'élection municipale, Michel Pezet appelle à l'union des trois listes qui s'opposent à la municipalité de Maryse Joissains.

"Au regard des résultats, il n'y a pas d'autres solutions que d'imaginer de réunir la liste "Aix pour tous" d'Alexandre Medvedowsky, la liste "Génération Aix" de François-Xavier de Peretti et la liste "Aix à venir". Notre appel est réaliste car l'unité pour vaincre l'actuelle municipalité s'impose à tous. Notre appel est honnête car à aucun moment nous n'envisageons de revendiquer la future tête de liste.

Nous n'avons pas de temps à perdre, la situation qui s'impose ce soir à Aix est qu'aucune des trois listes d'opposition arrivées au second tour ne peut gagner seule. Elles doivent s'entendre pour répondre aux attentes des 2/3 des électeurs aixois".

Lundi matin, Michel Pezet

Michel Pezet s'est exprimé hier au soir pour commenter le résultat du 1er tour de l'élection municipale à Aix-en-Provence :

"Je tiens tout d'abord à remercier chaleureusement les milliers d'électeurs qui, par leurs votes, nous ont apporté leur soutien et leur confiance. Le résultat de ce soir indique qu'il n'y a qu'une configuration d'alliance qui puisse permettre de battre la majorité actuelle de Maryse Joissains au second tour.

Il s'agit de l'union des trois listes d'opposition : "Aix pour Tous" d'Alexandre Medvedowsky, "Génération Aix" de François-Xavier de Peretti, et la liste "Aix à venir" que j'emmène avec Jean-François Picheral. Dans les heures qui viennent, c'est à une telle alliance que nous allons consacrer nos efforts".

L'union au centre

Lundi matin, François-Xavier De Peretti

"J’ai entendu la déclaration de Michel Pezet appelant, à l’issue du premier tour, à un large rassemblement des forces de l’opposition à Maryse Joissains à Aix-en-Provence. J’entends y apporter ici la réponse suivante :

Je me félicite de l’émergence claire d’une force centrale à Aix, constituée de la liste que je conduis et de celle de Michel Pezet, dont le score est supérieur à celui réalisé par la liste PS, PC et extrême gauche. Je confirme la nécessité de construire une majorité nouvelle.

Je propose naturellement à Alexandre Medvedowsky  (29,09%) de s’associer à notre démarche de changement de politique pour Aix en rejoignant la grande alliance du centre (30,29%) dans une ville historiquement centriste. A l’heure où il appartient de faire passer l’intérêt de notre ville avant les ambitions personnelles, je veux assurer la plus grande cohérence politique et le respect de l’équilibre de nos sensibilités.

Je suis prêt à proposer, pour permettre un rassemblement de trois forces, aux partisans du renouveau pour Aix que Michel Pezet assume la responsabilité de dénominateur commun du rassemblement de trois listes : celle d'Alexandre Medvedowsky, très fortement marquée à gauche, la mienne, "Génération Aix", plus à droite et la liste "Aix à venir" conduite par Michel Pezet et Jean-François Picheral, sénateur d’Aix."

Appel à l'union entendu

Lundi soir, Michel Pezet

"Suite à l'appel à l'union des trois listes d'opposition lancé par Michel Pezet dès l'annonce des résultats du 1er tour de l'élection municipale à Aix-en-Provence, la liste "Génération Aix" de François-Xavier de Peretti a été la première à réagir positivement dans la nuit.

Pour sa part la liste "Aix pour tous" d'Alexandre Medvedowsky a également répondu à l'appel de Michel Pezet, une réunion a eu lieu cet après-midi à Aix entre Michel Pezet et Alexandre Medvedowsky, ce dernier faisant part de sa volonté de bâtir une liste à deux et non à trois.

Quoiqu'il en soit, en moins de 24h, l'appel de Michel Pezet a donc été entendu par les deux autres listes d'opposition à Maryse Joissains. Une liste à trois est donc une idée qui séduit et qui fera que les 2/3 des électeurs qui refusent un deuxième mandat de Maryse Joissains se mobiliseront pour le deuxième tour.

L'équation aixoise est en effet d'une simplicité mathématique. Maryse Joissains sait que seule l'addition des forces de l'opposition unie fera barrage à sa réélection".

7 mars 2008

Bilans Joissains : Dernières révisions avant examen

Pour ne pas dire "je ne savais pas", relisez les bilans de Maryse Joissains. Les articles détaillés se trouvent sur la colonne de droite (c'est le cas de le dire) de cet écran. Pour une révision rapide, on peut consulter l'essentiel en trois fiches, ici :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/02/25/index.html

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/02/27/index.html

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/02/29/index.html

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