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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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28 septembre 2007

Le tambour, grande spécialité de Joissains

On ne le sait pas assez. Maryse Joissains ne se contente pas de faire de la politique qu'au niveau local comme maire et présidente de la Communauté du Pays d'Aix. Non, comme députée, elle se penche aussi – au risque de trébucher – sur tout ce qui touche aux grands enjeux nationaux. Je dirais même qu'elle impressionne tant elle vise la dimension quasi planétaire.

Prenons trois exemples.

   1. Elle écrit au président de la République pour l'alerter sur le devenir de nos trois universités provençales qui veulent fusionner en une seule. L'idée semble faire l'unanimité mais Joissains veut conserver le siège administratif à Aix. En effet, notre ville possède une vocation historique antérieure à celle de Marseille. Mais, en même temps, Joissains vote la loi Pécresse qui prévoit l'autonomie et le regroupement des universités. Or, depuis six ans, Aix a laissé partir près de 3.000 étudiants vers Marseille. Qu'a fait Joissains, notamment en termes de logement étudiant, pour contenir cette hémorragie ? Rien. Et elle voudrait une exception pour Aix et Marseille. La réponse de Sarkozy à sa missive est à mourir de rire. "Oui, oui, on va voir, mais vous savez, il faut la faire cette réforme…"

   2. Le gouvernement prévoit aussi une réforme des tribunaux et des cours de justice. Là, encore, Joissains s'empressera de voter la loi Dati – un projet actuellement très controversé par les professionnels – qui propose une réduction draconienne du nombre de juridictions et des regroupements uniques dans chaque département, plus pour économiser que pour rendre la justice de proximité plus efficace, mais elle déclare qu'elle se battra pour sauvegarder la vocation judiciaire aixoise. Joissains n'est jamais à une contradiction près.

   3. Enfin, elle tient un discours ultra fermé sur l'immigration – ce qui plaît à un électorat extrême – mais elle n'a pas daigné intervenir une seule fois à l'assemblée nationale dans le débat sur le projet de loi relatif "à la maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile" pour aller s'exprimer sur le sujet.

   Après ça, quelle crédibilité peuvent bien avoir des combats annoncés au son du tambour par notre députée-maire ? Le plus inquiétant, c'est qu'elle demande aux Aixois de lui renouveler son mandat ! Aïe ! Je propose qu'on la recale avec "mention très bien".

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2 juin 2007

Mon collègue Malik, candidat à Vitrolles

J'entends souvent des gens dire qu'ils votent pour "une personne" et pas forcément pour un parti politique. Personnellement, j'ai toujours choisi en fonction des idées. Mais je peux comprendre que l'on se positionne autrement. Ainsi, vais-je faire exception pour lancer un clin d'œil en direction de Vitrolles.

Mon collègue de travail de longue date, Malik Mersali, adjoint à l'éducation, se présente à la législative de la 12e circonscription (Vitrolles, Marignane, Châteauneuf, Berre) en tant que suppléant de Suzanne Catelin.

Nos combats communs à gauche tout comme notre amitié remontent à pas mal d'années. Voilà pourquoi je fais confiance à la sincérité de Malik, à son sens de la justice et à sa capacité d'action.

Pour lui, l'engagement dans la vie publique est quelque chose de sérieux car il sait que le progrès passe par la décision politique. Alors, si vous êtes du coin, allez à sa rencontre, vous ne serez pas déçu(e).

Pour mieux faire sa connaissance, voici son blog :

http://vitrolles.comm.over-blog.com

21 septembre 2007

Attention ! Portait et thème astral de Joissains

La recherche sur Internet réserve des surprises en tous genres. Parfois, au détour d'un site ou d'une page d'accueil, une pépite capte votre œil et vous éblouit. Et on ne décroche plus. Hier, c'était bingo. Alors, voilà ce que j'y ai déniché.

Comme je suis prêteur, je m'en vais sur ces clics vous en faire profiter.

Le site Cuverville de Toulon a brossé un élégant portrait de Maryse Joissains dont je vous laisse découvrir la richesse et la précision d'orfèvre.

Le site Astrothème a dressé le thème astral et la carte du ciel de notre maire pour nous en faire apprécier les exceptionnels traits cosmiques. Maryse tutoie les (dés)astres qui, en retour, lui donnent du "Maryse".

Et, croyez-moi, on en apprend des choses ! Je ne vous dis que ça…

http://www.cuverville.org/article43195.html

http://www.astrotheme.fr/portraits/r3WtRCv8yMdk.htm

19 septembre 2007

Les calculs et les cailloux de Joissains

Démocratie sous hypnose 

Le dernier conseil municipal a eu lieu le 9 juillet et comportait 125 dossiers. Le prochain, prévu le 22 octobre, interviendra donc trois mois après. Et le suivant le 17 décembre, soit encore deux mois après. On peut d'ores et déjà imaginer la somme de travail à abattre. Deux séances pour un semestre, à qui la faute ? Et on entendra encore une fois Maryse Joissains prétexter qu'il faut aller vite "pasque j'ai pas envie de finir à quatre heures du mataing". Ce qui veut surtout dire : pas la peine de débattre.

A l'évidence, le maire a décidé de couper court à toute discussion publique et démocratique sur sa politique à la veille des échéances électorales. Faut-il qu'elle ne soit pas sûre d'elle-même pour craindre une critique de sa gestion. J'y vois là un manque de courage et une ruse triviale pour tenter d'endormir les Aixois.

On m'a chuchoté que le maire aurait l'intention de ne tenir aucun conseil municipal après celui de décembre, qui serait donc le dernier du mandat alors que les élections n'auront lieu qu'en mars !

On voudrait mettre la ville en sommeil et les Aixois sous hypnose qu'on ne s'y prendrait pas autrement. A surveiller…

Coups de règle

Si les conseils municipaux sont de fait réduits à la portion congrue, Maryse Joissains, elle, ne manquera pas de s'adonner à de prenantes et saines occupations jusqu'en mars, ne serait-ce que pour tenter de trouver au rayon bricolage les moyens de remettre de l'ordre dans son équipe UMP. Les dissidences n'y ont jamais été aussi nombreuses qu'en cette période.

Certain(e)s élu(e)s proches du maire me confient qu'ils ne portent pas Bruno Genzana dans leur cœur, loin s'en faut, et qu'ils feront tout pour lui "faire perdre la cantonale". D'autres évoquent Stéphane Salord et n'hésitent pas à trancher : "Lui, quoi qu'il fasse, il est mort. Il ne sera pas avec nous". Plus révélateur de l'ambiance en mairie, on ne peut pas.

Comptes à rendre

Maryse Joissains va aussi devoir batailler ferme encore quelques longues semaines face à deux situations qui peuvent se jouer à quitte ou double.

Parviendra-t-elle à rendre crédible sa défense dans le cadre du recours en annulation de son élection législative déposé contre elle auprès du Conseil constitutionnel et de la Commission des comptes de campagne et des financements politiques ? Le dossier fait toujours partie du paquet des 54 recours restants en instance sur les 592 reçus par la haute juridiction. La décision devrait être connue bientôt.

Enfin, l'annonce de l'arrivée de la Chambre régionale des comptes à Aix va demander une mobilisation permanente du maire sur plusieurs mois. Maryse Joissains devra se plier aux questions des magistrats et produire tous les éléments qui lui seront réclamés pour éplucher sa gestion.

On comprend mieux maintenant pourquoi la future candidate semble être plus préoccupée par le grand ménage à faire que prompte à organiser le petit manège des conseils municipaux…

11 janvier 2008

Aménagement : Le sens de l'esbroufe

Lors du conseil municipal de décembre, comme s'il s'agissait de donner le change au refus criant de mettre en place un Plan local d'urbanisme (PLU) pourtant imposé par la loi, la municipalité a lancé deux procédures de création de Zone d'aménagement différé (ZAD) dans le secteur des Milles, au quartier de l'Enfant et au Plan d'Aillane.

Alors que depuis plus de six ans aucune perspective globale n'a vu le jour en termes d'activités économiques, d'habitat et d'infrastructures liées aux divers modes de déplacements, la Ville cherche à faire de la propagande et se met soudain à faire du colmatage. Ces deux créations sont présentées comme stratégiques pour le développement d'Aix et du Pays d'Aix vers le Sud-Ouest. Plus pompeux et plus gonflé on ne peut pas faire !

Il faut savoir que Maryse Joissains a fait déclarer ces deux secteurs d'intérêt communautaire (c'est-à-dire relevant de la Communauté du Pays d'Aix) en 2001 et 2003. Et que depuis, ils sont restés en sommeil. Avec le sens de l'esbroufe qu'on lui connaît désormais, la municipalité a donc ressorti ces deux projets quelques mois avant les élections !

L'escroquerie, c'est qu'on ne sait pas quelle est leur place et comment ils peuvent s'articuler dans une vision générale étendue à tout le territoire de la CPA. Ces deux opérations ne font que s'ajouter aux multiples décisions coupées les unes des autres que la municipalité sortante n'a cessé de prendre tout au long du mandat sans ligne directrice.

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13 novembre 2007

Aix, ville de mauvaises manières

Nouveau cambriolage mystérieux au Jas

Etrange événement il y a quatre jours au Jas de Bouffan. Les locaux d'une structure accueillant une pépinière de petites entreprises s'inscrivant dans une démarche d'économie sociale et solidaire ont été cambriolés.

Il se trouve que l'association "Espace Agir ensemble" connaît de graves difficultés financières dont il serait trop long d'en développer ici le fond. En revanche, les déboires de cette association ne sont pas les premiers.

En effet, ce groupement était auparavant hébergé au Patio du Bois de l'Aune où se trouvait également le Centre européen de création et de développement culturel. Comme je l'ai indiqué il y a quelques jours, le CECDC n'a quasiment plus d'existence et offre une vision de désolation. Les associations qu'il abritait ont quitté les lieux.

"Espace Agir ensemble" a subi le même sort et s'est vu contraint d'aller trouver des locaux ailleurs, payants cette fois. Des subventions lui avaient été accordées pour faire face à ces nouvelles charges. Or, la trésorerie était insuffisante pour survivre. Résultat : des emplois en péril et des personnes sans salaire.

Alors, pourquoi s'est-on acharné à vandaliser ce qu'il restait ? Quel mobile a motivé ce saccage ? A-t-on voulu faire disparaître des informations – sinon des indices – susceptibles d'expliquer des dérives ?

Cela me fait penser à un "fait divers" similaire, certes sans lien avec celui-ci, survenu au nouveau siège de l'OPAC où l'on a dérobé des fichiers contenant la liste des attributaires de logements. Je n'en tire aucune conclusion mais je ne peux m'empêcher de remarquer que ces faits sont étonnants…

OPAC : Office des Pannes et des Augmentations de Charges

L'OPAC d'Aix connaît depuis plusieurs mois de gros remous, c'est le moins que l'on puisse dire. En cause, l'augmentation inexpliquée aux locataires des charges à régler. Pratiquement pas un jour ne passe sans que l'on découvre de nouvelles frasques de l'office.

A Beisson, par exemple, les habitants de la Tour sont privés d'eau chaude depuis… juin dernier, d'autres n'ont pas eu de gaz pendant deux mois ! Les alertes répétées des résidants auprès de l'office n'ont rien donné. Le problème est pourtant identifié : des dysfonctionnements techniques.

Fin octobre, des panneaux annoncent enfin des dates de travaux. Mais le jour arrivé, rien ne se passe. Avec du retard, les réparations ont cependant commencé il y a quelques jours. Est-ce admissible qu'un établissement public soit laxiste à ce point ?

Les chalets du cours Mirabeau font de l'ombre

             

Les chalets du cours Mirabeau ne sont pas forcément du goût de tout le monde. Comme ils l'ont consaté les années précédentes, des commerçants de la rive sud, se disant déjà gênés par les occupations multiples du cours, se plaignent de devenir invisibles derrière les installations. Ils ont signalé cet état de fait à la mairie mais n'ont reçu aucune réponse.

Leurs demandes d'une réunion de concertation permettant de trouver des solutions de bon sens n'ont, elles non plus, trouvé aucun écho à l'Hôtel de Ville. Les commerçants proposaient pourtant de prévoir des passages dégageant des espaces clairs entre les chalets afin que les clients puissent apercevoir les devantures des magasins. Ohé, ohé, y a quelqu'un ?

18 avril 2007

Rions encore un peu avec Genzana

Aix et, n'ayons pas peur des mots, la terre entière attendaient les résultats de sa consultation forcément cosmique. La presse nous dit que Genzana a rendu compte, avec un mois de retard, de ce qui intéressait les Aixois. Pas tous, puisque la salle du centre des congrès n'a pas fait le plein et j'assume la mesquinerie de mon propos.

Mais, d'après l'orateur, 2453 réponses lui sont parvenues, "il y a eu beaucoup plus de contributions que nous l'espérions". Faut-il déjà préciser ici que, pour qui a visité le site Internet, le questionnaire était formaté – verrouillé ? – et n'offrait que trois choix possibles à classer pour chacun des neuf thèmes proposés et que, au bout du quizz, il fallait ne retenir que cinq thèmes.

Le hic, c'est que les réponses partielles étaient impossibles. La validation ne fonctionnait que si l'on avait procédé à tous les choix. Autrement dit, le système enfermait chaque participant dans un circuit pour mieux le rendre captif. Bon, admettons tout ça.

Mais quand même, avait-il vraiment besoin d'un projet et d'une équipe et de déployer autant d'énergie pour sérier les problèmes que connaissent tous les Aixois ? On ne peut donc s'étonner que les soi-disant réponses fournies par les consultés enfoncent une seconde fois les portes déjà ouvertes par un questionnaire qui, lors du lancement le 15 septembre dernier, était décrit comme "une véritable attente des Aixoises et des Aixois", rien que ça !

Je ne voudrais pas donner l'irrévérencieuse impression que je me moque – si, un peu tout de même – mais distribuer 90.000 questionnaires papier, lancer un site et placarder des affiches grand format dans toute la ville, le tout pour, dit-il, 40.000€, et découvrir de telles banalités, cela fait cher le point d'interrogation.

Bon, venons-en aux faits. Qu'est-ce qu'ils veulent encore ces Aixois ? Ils souhaitent donc "l'amélioration de la vie quotidienne". Franchement, vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui demandent une détérioration ? Ils désirent aussi que l'on traite "la propreté, la circulation et les transports collectifs", non, pas possible ? Que de camouflets pour cette municipalité ! Plus surprenant, – je plaisante encore, voyons ! – ils placent aussi "la sécurité, le renforcement des effectifs de la police municipale, le logement et l'accession à la propriété et la nécessité de réviser le POS" comme leurs autres priorités.

C'est sans doute parce qu'ils n'ont pas dû se rendre compte que, depuis six ans, Genzana est membre de l'OPAC et, surtout, – lisez ça ! – "délégué à l'habitat, à l'équilibre social de l'habitat, au programme de l'habitat, au renouvellement urbain et à la politique de la ville" au sein de la CPA et qu'il n'a rien fait.

Quant au maire, qu'il dit encore soutenir, elle avait promis des logements à tout le monde, la vente des HLM à leurs occupants, une sécurité efficace (Ah bon ? Il y a encore des braquages ?) et des transports gratuits. Quant à la transformation du POS en PLU, le courage politique leur a conseillé de reporter ça après les élections.

Tant d'esprits visionnaires et bienfaisants m'émeuvent et m'époustouflent ! D'autant que, pour la grande consultation, il a également été fait appel à des "grands témoins de la société civile", quand il suffisait simplement d'aller interroger une dizaine de personnes sans travail, sans logement, sans argent pour prendre le bus ou payer un loyer.

Et pour finir, savez-vous que le site n'a toujours pas publié les résultats, ne serait-ce que pour rendre au moins la politesse à ceux qui ont répondu au questionnaire. Il est figé comme au premier jour, inerte à l'image de cette équipe dont Joissains a raison de dire qu'elle recèle quelques "rigolos".

10 avril 2007

Sarkozy, m'as-tu-vu, pas (bien)venu

"M'as-tu-vu" : acteur prétentieux, personne qui se fait remarquer. Sarkozy, ministre, avait affirmé avec son habituel culot qu'il retournerait à Argenteuil. On a vu. C'est son double extrême qui s'y est rendu pour faire aussi son cinéma. On l'attendait aussi, pardon, Joissains l'attendait aussi à Aix. Il n'est pas venu non plus. Notre ville n'est pourtant pas classée banlieue. Seule explication imaginable – en dehors des élucubrations fournies par le maire – le candidat n'est pas candide et préfère s'afficher sur les murs plutôt qu'au côté de l'encore députée UMP.

4 avril 2007

Brèves vachardes et réjouissantes

Haro sur Sarko

Villepin, en fin de CPE, est venu se vanter une dernière fois des prodigieux résultats de son chômage. On ne rit pas. En même temps, il a taclé l'agité perpétuel sur l'idée de ministère de l'immigration. Et il a balancé que, sur ce sujet, le gouvernement avait déjà donné un carton jaune à Sarkozy. "Quand le débat a été posé, nous n'étions pas, de ce point de vue-là, tout à fait d'accord". Begag, en fin de stage-balai, qui essaie de décrocher une autre gamelle chez Bayrou, continue de critiquer le petit nerveux. Veil, en fin de carrière, a l'air de reprendre ses esprits et remet un seau de peinture noire sur la tête de l'ex-premier flic, ce projet "est plus grave qu'une imprudence". Allez, aux suivants ! J'offre une lecture gratuite de mon blog aux trois prochains nickelés qui feront sa fête à Nicolas.

22 mars 2007

Mais qui va écouter les CIQ ?

Ton de déception et de colère. Ces deux dernières semaines, quatre CIQ ont tenu leur assemblée générale annuelle (j'ai assisté à trois d'entre elles). Au-delà des questions spécifiques à chacun de leurs quartiers, ce qui est revenu le plus souvent dans les débats, de façon variée, a été le manque d'informations et d'écoute par la municipalité.

Les faits leur donnent raison. Ni le maire, ni aucun "grand" élu aixois n'a répondu à leurs invitations. Pourtant, les comités de quartier jouent un rôle démocratique essentiel, connaissent les problèmes sur le bout des doigts et initient d'innombrables propositions pour leur cadre de vie.

C'est d'ailleurs pour cela, que la Fédération des CIQ prépare un "livre blanc" en vue des prochaines élections.

CIQ des Trois-Sautets

Le CIQ intercommunal a stigmatisé l'état de désert dans lequel est laissé ce secteur "en déshérence, dégradé, sans logique d'aménagement", malgré les grandes promesses de Chorro qui, l'année dernière encore, s'engageait à régler illico les problèmes de sécurité routière. Le CIQ demande que cet axe soit étudié globalement comme une entrée de ville, qualifiant la situation actuelle de "entrée de ville la plus minable d'Aix". Les riverains attendent toujours.

CIQ de la gare

De nombreuses interrogations ont porté sur la future gare routière. Dans la salle, certains habitants ont exprimé avec virulence qu'ils se sentaient méprisés par la mairie. Le second sujet de leur colère a été la reprise du boulevard Charrier. L'adjointe du quartier s'est contentée de proposer pour l'instant qu'on recouvre d'un enrobé de goudron quelques mètres de la voie. Par ailleurs, les résidants ont rappelé que diverses demandes de travaux s'accumulaient sans réponse de la part de la mairie.

CIQ Sextius-Mirabeau-Europe

Si les administrateurs ont pu donner quelques renseignements sur l'état d'avancement du quartier et la gare routière, c'est parce qu'ils ont participé à des réunions. Mais, tout était présenté au conditionnel, aucun adjoint concerné n'était là pour donner les précisions qu'ont réclamé les riverains. Les habitants ont aussi demandé qu'un point soit fait sur la demande de création d'une crèche.

CIQ Quartiers Est

Le bureau avait sciemment fait l'impasse sur les élus de crainte qu'il n'y ait des propos électoraux, sans doute échaudés par les promesses non tenues, certaines depuis ces dernières  années. Ont cependant été abordées les questions d'un couloir de bus avenue Fontenaille, les nuisances de la fête foraine et l'idée d'une "coulée verte" le long des cours d'eau. Quand y verra-t-on plus clair, nul ne le sait.

24 juin 2009

"Carnets de campagne" : Au bonheur de la dame…

Aujourd'hui, notre jeune écrivain se paie la tournée des échoppes électorales pour comparer les soldes. Tout est à vendre… Enfin presque, certains refusent de brader leur âme.

Seizième jour :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/06/24/seizieme-jour.html

Le site à mettre dans vos favoris : (avec tous les articles)

http://plassans2009.hautetfort.com/

14 octobre 2008

Comment rembourser vos dettes avec… rien ?

Nous sommes à Condé-sur-Gartempe. Une jeune femme, d’apparence convenable, bien qu’un peu trop fardée, y débarque un vendredi matin...

Elle réserve une chambre pour la nuit à l‘Hôtel de la Gare et, comme elle n’a pas de bagage, elle laisse en acompte un billet de 100€, tout neuf. Puis, elle s’en va visiter la vieille ville.

Le pâtissier qui a vu la scène dit au patron de l‘hôtel : "Cela fait six semaines que vous me devez 100€ pour la pièce montée que j’ai livrée à l’occasion de la communion de votre fille."

Le patron lui donne le billet de bonne grâce.

Comme cette scène a été vue par d’autres, elle se reproduit cinq autres fois, car le pâtissier devait aussi 100€ au minotier… qui en devait autant au garagiste… lui même débiteur de cette somme au boucher… qui avait à régler 100€ au représentant de la maison Erlida… lequel devait à son tour acquitter sa chambre à l’Hôtel de la Gare pour 100€. Il redonne donc le billet au patron de l’hôtel.

Ce vendredi soir, en entrant de promenade, la jeune femme annonce, qu’ayant fait une rencontre, elle annule sa réservation. L’hôtelier lui rend donc son billet.

Elle le regarde de près. Elle le tient vers la lumière. "C’est effectivement mon billet". Elle sort son briquet et le brûle. "C‘était un faux billet", dit-elle en souriant, se tourne et s‘en va.

Extrait de "La face cachée de la monnaie". Lire la brochure complète :

http://www.journarles.org/spip.php?article587

Merci à la formidable association :

www.journArles.org

6 novembre 2006

Bienvenue sur mon blog !

La vie à Aix-en-Provence ressemble à un tourbillon.
Pour l'observer, il faut se situer à un point stable. Et avoir l'esprit en alerte, les sens en éveil et les yeux bien ouverts.
L'expérience de mon métier d'enseignant et de ma fonction d'élu exercés jusqu'en 2008 et de nouveau depuis 2014 et ma pratique de citoyen sont les moyens dont je dispose pour agir.
Je souhaiterais vous faire partager mes coups de cœur et de colère.
Tel est et reste le sens de ma démarche.
Vos réactions et vos commentaires pourront utilement enrichir le débat.
Alors, venez et revenez sur mon blog et placez mon adresse dans vos favoris.
Faites-la aussi connaître à vos amis.
Comme l'a dit Primo LEVI : "Demain n'est écrit dans aucun livre : il sera bon, meilleur, mauvais, pire, cela dépendra de ce que nous en ferons."

17 décembre 2007

Surprises en vue au dernier conseil municipal

Prenant connaissance de l'ordre du jour du conseil municipal de ce lundi, comportant 169 dossiers (un dernier nous est arrivé selon la procédure d'urgence vendredi), j'ai remarqué quelques malices à la ficelle un peu grosse.

Ainsi, par exemple, on peut noter le nombre impressionnant de subventions exceptionnelles – opportunes, devrais-je dire – qui seront versées à certaines associations, façon sans doute de faire dans l'électoralisme.

Ensuite, la charte sur la téléphonie mobile qui n'est qu'une mascarade de plus pour ne pas traiter le problème des antennes relais.

La particularité la plus mystérieuse concerne un élu habituellement chargé d'importantes responsabilités. La bizarrerie est inexpliquée pour l'instant. L'adjoint à l'urbanisme, Henri Doglione, un proche de longue date de Maryse Joissains, ne figure comme rapporteur sur aucune délibération censée relever de sa délégation.

Sont prévus pour s'exprimer à sa place, Jules Susini, adjoint à plein de choses, Jean Chorro, premier adjoint, Gérard Bramoullé, adjoint aux finances, et Odile Bonthoux, conseillère déléguée aux affaires foncières. C'est pour le moins étonnant. On se demande ce qui a bien pu se passer...

7 novembre 2007

La Fonderie du Bois de l'Aune a bel et bien fondu

Il fallait s'y attendre. La fumée annonçait bien le feu. Nouveau gâchis à Aix et en pays d'Aix. Une des structures culturelles les plus impliquées auprès du jeune public n'a pas survécu à un manque de soutien des institutions. Voici des extraits du communiqué de l'équipe de La Fonderie.

Ça y est ! Le 25 octobre, La Fonderie a rendu les clefs de la salle Bois de l’Aune à son propriétaire : la Communauté du Pays d’Aix (CPA).

Pourtant le pari engagé en 2004 de faire de cet espace un lieu dédié au spectacle et à l’accueil d’opérateurs culturels était tout à fait sensé. Pour seule preuve, les 63.000 spectateurs qui nous y rendirent visite entre 2004 et 2007.

A l’origine, La Fonderie accepta l’offre de délaisser son espace centre-ville pour rouvrir la salle Bois de l’Aune au Jas de Bouffan et en réorienter l’usage. Objectif : en faire une scène vivante qui puisse accueillir toutes sortes de spectacles et d’opérations culturelles. […]

Après trois ans, nous constatons que la volonté et de sérieux efforts de la CPA sont restés bien isolés. Pour créer une dynamique suffisante, il fallait que tous se mettent autour de la table ; unir volontés et moyens et ainsi investir sur le moyen terme, autour d’un espace dont l’intérêt collectif est pourtant clair.

Or, ni la Drac (Etat), le Conseil Général, le Conseil Régional ou bien même la Ville d’Aix-en-Provence n’ont suffisamment appuyé le projet. Ils ne se sont pas même réunis pour en parler ensemble. La faute à qui ? On ne le saura jamais – en tout cas, les demandes de La Fonderie en ce sens n’ont jamais abouti. […]

Dans cette entreprise nous avons fini par nous fatiguer de porter à bout de bras ce gros équipement, faire face aux critiques pas toujours les plus averties ou constructives, pour toujours jongler avec une trésorerie en rupture.

In fine, nous refusons surtout de perdre notre âme, pour devenir au mieux des concierges (plus ou moins socioculturels) et, au pire, la “grosse asso“ de service, censée avoir tous les moyens pour pallier tous les besoins.

Car, c’est oublier le sens fondamental de l’action de La Fonderie qui fut et reste d’offrir une programmation artistique de qualité, notamment (mais pas seulement) dans le domaine des musiques actuelles – ce, en proposant des moments de partage et de respect entre artistes et publics. Un projet militant avéré pour défendre l’ouverture ici de “vrais” espaces de vie de travail et de diffusion pour le spectacle vivant. […]

Pour nous, c’est clair : ce combat reste d’actualité sur Aix et le Pays d’Aix. A ce titre, il est aussi tout à fait symbolique qu’à ce jour ne soient toujours pas réalisés les travaux promis depuis 2002 cours Saint-Louis, locaux que nous avons dû abandonner après 9 années d’exploitation et un incontestable succès public. Et, qu’après plus de 63.000 spectateurs accueillis en plusieurs centaines de manifestations, nous devions quitter maintenant au Jas de Bouffan un lieu de spectacle qui avait tout pour réussir.

Triste symbole en vérité dans une ville qui ne cesse de s’autoproclamer culturelle au cœur d’un bassin de vie riche. Pour la première fois depuis 1991, La Fonderie se retrouve sans espace de diffusion, c’est sans doute très dommageable pour l’association, mais les conséquences en seraient aussi à mesurer sur le tissu local puisque depuis toujours nous avons chaque saison accueilli de très nombreux acteurs et associations.

Qu’ils trouvent chez nous un espace d’expression, de diffusion, mais aussi un outil professionnel, fut notre volonté et notre ouvrage. Cela reste une fierté que nous refusons de brader.

Site : http://www.fonderie-aix.com

14 mars 2010

Régionales 2010 : En attendant les résultats

Taux de participation à 17h00
(Source : Préfecture des B.D.R)

   
National : 39,29% (49,66% en 2004)
PACA : 38,27% (50,92% en 2004) 

Bouches-du-Rhône : 37,40% (50,77% en 2004)
Hautes-Alpes : 39,43% (55,58% en 2004)
Alpes de Haute-Provence : 44,48% (56,08% en 2004)
Alpes maritimes : 35,24% (47,94% en 2004)
Var : 39,60% (51,41% en 2004)
Vaucluse : 42,28% (54,71% en 2004)
 

-----------------------------------------------------
      
Taux de participation à 12h00 
(Source : Préfecture des B.D.R) 

National : 16,07% (18,48% en 2004)    
PACA : 17,77% (21,42% en 2004)
   
Bouches-du-Rhône : 15,95% (21,80% en 2004) 
Hautes-Alpes :
16,33% (23,36% en 2004)
Alpes de Haute-Provence : 22,43% (22,79% en 2004)
Alpes maritimes : 17,04% (18,25% en 2004)
Var : 20,10% (22,42% en 2004)
Vaucluse : 19,75% (24,80% en 2004)

22 janvier 2009

Joissains a la langue "verte"… quand ça l'arrange

Maryse Joissains n'arrête pas d'envoyer des sacs de courrier. Ainsi, par exemple, il y a quinze jours, elle demandait à Patrick Devedjian une part du plan de relance pour venir au secours du financement d'Iter. Etrange sollicitation pour le budget d'un projet dont on nous a dit qu'il était bouclé.

Maintenant, c'est pour la LGV Sud-Est. Le maire d'Aix a interpellé Nicolas Sarkozy pour qu'il ne trahisse pas son engagement en faveur du tracé des métropoles. Il faut ici rappeler que la plus grande cacophonie règne sur le choix qui sera fait.

Hier, Michel Sappin, le préfet dont on peut s'interroger à quel jeu il joue chaque fois qu'il ouvre la bouche, est encore sorti de la neutralité à laquelle il devrait se conformer et s'est permis de critiquer les opposants au tracé Nord (en particulier Maryse Joissains et Jean-Claude Gaudin mais aussi Jean-Noël Guérini).

Il y a quelques jours, dans un courrier envoyé à Jean-Louis Borloo, 27 députés UMP (mouvance de Christian Estrosi) ont pris position pour le tracé Nord. Pour contrer ces députés filant mauvais train, Maryse Joissains, UMP elle aussi, vient donc à son tour de répliquer par un communiqué fustigeant ses collègues. Elle s'étonne de leur "soutien implicite" à la proposition du tracé Nord et de "l'opportunité de cette démarche".

Ne voulant pas rester sur le quai, elle réclame donc "une réunion rapide du Comité de coordination sur le projet afin de connaître l'arbitrage officiel de l'Etat". Entendre par là : ça part dans tous les sens !

Le ministre de l'écologie devrait accorder audience à Maryse Joissains le 11 février afin de lui permettre de développer ses arguments. Autrement dit, Borloo a l'air largué lui aussi. A moins qu'il ne s'agisse d'un simulacre de dialogue comme les affectionne ce gouvernement pour une décision déjà prise.

Maryse Joissains compte insister sur le respect du patrimoine naturel pour qu'on "ne défigure pas la Provence". Ah, les belles paroles ! Si Maryse Joissains ne craint pas parfois d'user d'une langue verte pour défendre nos paysages, elle n'a, en revanche, aucun scrupule à mépriser la campagne aixoise qu'elle s'apprête à saccager au Montaiguet en apportant son soutien à un projet de polyclinique qui se moque du moindre souci environnemental.

Quand on n'a pas de figure, on défigure.

31 décembre 2008

Sarkozy, encore des vœux sans avœux… non, merci !

Non, ce soir, je ne regarderai pas, et moins encore n'écouterai, la bouffonnerie des vœux de Nicolas Sarkozy.

Je n'aime pas son autosatisfaction compulsive alors qu'il ferait mieux d'en rabattre un peu sur ses promesses.

Je n'aime pas sa compassion fausse pour les malheureux alors qu'il ne sert que ses amis friqués.

Je n'aime pas ses provocations égocentrées alors que des humains meurent dans la rue.

Je n'aime pas son cynisme impudique alors qu'il est incapable d'obtenir le moindre résultat sur le pouvoir d'achat, la pauvreté, l'emploi, la précarité, les retraites, le logement, la justice, l'école, l'hôpital, les services publics, le respect des droits de l'homme, la laïcité.

Je n'aime pas sa vantardise éhontée alors que notre pays bat des records de déficit budgétaire, de dette publique, d'augmentation du chômage, de commerce extérieur négatif.

Je n'aime sa mainmise liberticide sur les médias alors que l'information pluraliste et indépendante est un droit démocratique.

Je n'aime pas sa geste mécanique alors que la fonction présidentielle nécessite une parfaite maîtrise de soi.

Sa conception de la société est un hold-up, ce n'est pas celle de la République juste, solidaire et fraternelle.

Bref, pour ce soir, j'ai fait provision de quelques épingles…

Bonne tannée M. le Crazydingue !

            

Bruit de bottes ?

               

Le gouvernement annonce que 35.000 policiers et 50.000 pompiers seront mobilisés pour la nuit du réveillon. 17 hélicoptères seront affectés à la surveillance des toits d'immeubles. Est-ce pour mater les 64.000 nouveaux chômeurs qui auraient la mauvaise idée d'aller mettre le feu à l'Elysée ? Non, c'est plus pacifique que ça... La pince-sans-rire Alliot-Marie déclare que c'est pour que "le réveillon puisse être un moment de convivialité pour tous". Cela sent mauvais. Il est à craindre qu'il n'y ait pas que les bulles de champagne qui éclatent dès ce soir. A l'évidence, un tel dispositif montre que le gouvernement est plus que fébrile et commence même à avoir une trouille grecque.

9 juillet 2008

Bouclier fiscal : si c'est Le Figaro qui le dit…

C'est ce qui dit un article de Anne Rovan, paru dans Le Figaro le 4 juillet 2008.

Bouclier fiscal à 60 % : qui a touché quoi ?

Près de 500 contribuables ont touché 246.000 euros en moyenne. Mais chacun avait au préalable payé près de 500.000 euros d'impôts. Qui sont les bénéficiaires du bouclier fiscal à 60% ? Quels sont leurs revenus et leur patrimoine ? Combien d'impôts avaient-ils réglé au fisc avant que le Trésor public ne leur en reverse une partie ?

Voici quelques-unes des questions auxquelles s'est attelé le ministère du Budget, avec la ferme intention de mettre un terme à la polémique sur le bouclier fiscal qui oppose à intervalle régulier la majorité et l'opposition. Résultat de ce travail : un tableau aride et bourré de chiffres que Le Figaro s'est procuré. Un document qui confirme en tout cas que ce dispositif profite évidemment aux contribuables très aisés, mais aussi aux foyers les plus modestes.

Sans surprise, les 12.300 bénéficiaires du bouclier fiscal "disséqués", ceux qui étaient recensés à fin février 2008, se concentrent en termes de nombre ou de montant de remboursement sur les niveaux de revenus et de patrimoine extrêmes. Parmi les 70 situations financières relevées par Bercy 10 tranches de revenus croisées à 7 tranches de patrimoine, deux catégories attirent plus particulièrement l'attention.

Première catégorie : les contribuables français ayant un revenu annuel supérieur à 42.000 euros et un patrimoine de plus de 15,5 millions. Ils sont 479 à avoir bénéficié du bouclier fiscal à 60% en 2007.

Le Trésor public leur a rendu plus de la moitié de l'enveloppe budgétaire consacrée au bouclier, soit un montant de 117 millions d'euros, ou encore 246.000 euros en moyenne pour chacun. Ce sont ces chèques exorbitants versés à quelques happy few que l'opposition montre systématiquement du doigt en évoquant "les cadeaux faits aux riches". Certes, ces remboursements peuvent sembler déplacés, alors que tant de Français peinent à boucler leurs fins de mois.

Pour autant, l'étude réalisée par Bercy montre aussi que ces contribuables avaient, avant de bénéficier du bouclier, réglé 232 millions d'euros d'impôt au total 486.000 euros chacun. Après avoir touché leur chèque de remboursement, ils laissent donc tout de même au fisc 240.000 euros net en moyenne.

Relancer les foyers modestes

Seconde catégorie de bénéficiaires : les 8.715 foyers très modestes qui ont un revenu fiscal inférieur à 3.750 euros et un patrimoine de moins de 750.000 euros. C'est dans cette catégorie que l'on trouve les RMistes propriétaires de leur résidence principale ou encore les veuves d'agriculteur qui, n'ayant pas ou très peu de revenus, se voient rembourser tout ou partie de leur taxe foncière. Combien le fisc leur a-t-il rendu ?

Six millions d'euros au total, soit 689 euros en moyenne pour chacun. Rien à voir bien sûr avec les 246.000 euros touchés par les contribuables les plus aisés, ne manqueront pas de souligner les opposants au bouclier fiscal. Dans la majorité, ces comparaisons commencent aussi à embarrasser. "Nous nous sommes très mal débrouillés fin 2005 lorsque nous avons modifié le bouclier fiscal afin qu'il profite aussi aux plus modestes, explique un membre de l'UMP. Nous aurions mieux fait de proposer d'emblée un dégrèvement de taxe foncière pour les foyers modestes. Nous n'avons pas fini d'être critiqués."

Bercy n'en a pas fini non plus avec cette catégorie de bénéficiaires, forcément moins au fait de la fiscalité que les ménages très aisés et qui ignore avoir droit au bouclier. À fin mars 2008, seuls 1.291 foyers fiscaux avaient adressé leur demande au fisc sur les 235.000 bénéficiaires potentiels du bouclier fiscal à 50%. Parmi eux, surtout des foyers aisés. Cet automne, les impôts enverront à nouveau une lettre de relance aux foyers modestes.

En attendant, les ministres de Bercy Christine Lagarde et Éric Woerth vont devoir faire le dos rond à chaque fois qu'une indiscrétion fera état du montant moyen restitué. La dernière est venue du rapporteur général du Budget, Gilles Carrez qui, dans un rapport publié hier, indique que le fisc a rendu 47.000 euros en moyenne aux premiers bénéficiaires du bouclier fiscal à 50%. Un montant très supérieur aux 3.750 euros prévus par le gouvernement.

19 mai 2008

Ça bouge dans les partis, au PRG aussi

Contrecoup évident du caractère inédit de la présidentielle de 2007, ça bouge dans tous les partis. A l'UMP, c'est plutôt la grogne contre Sarkozy. Au Nouveau centre, on fait semblant de se distinguer de la majorité pour mieux y rester. Au Parti socialiste, c'est la poursuite de la guerre des chefs avant un congrès.

Au Parti radical de gauche, ce week-end à Paris, lors du Congrès statutaire, et en présence de quelque 400 délégués, on a fait un état des lieux, on a disserté et disséqué. Je n'y étais pas mais j'ai reçu tous les documents de sa préparation. La parole y a été libre. Nombre de militants se sont exprimés.

Les faits saillants

Des points forts ont émergé et ont donné lieu à des discussions plutôt animées.

Ÿ Les intervenants ont tous regretté l'échec de la gauche à la présidentielle de 2007 alors que les radicaux de gauche avaient défendu dès le premier tour Ségolène Royal.

Ÿ Jean-Michel Baylet, qui a initié depuis un an un dialogue avec le Parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo, a estimé "possible" une alliance avec des centristes. "J'attends de voir comment vont se passer les discussions avec les uns et les autres".

Ÿ Au cœur des débats figuraient bien sûr les élections européennes de 2009. Pour cette échéance, Jean-Michel Baylet voit dans le parti "une forte volonté d'être présent" à ce scrutin car "nous sommes un parti engagé et militant de l'Europe". "De quelle manière, avec quelle alliance c'est une question que nous allons poser", a-t-il dit.

Ÿ Des militants ont insisté pour que le PRG continue ses alliances à gauche, "excluant totalement toute compromission ou alliances avec Nicolas Sarkozy ou un parti soutenant son gouvernement". "François Bayrou est dans l'impasse centriste" et le Parti radical valoisien "vote tous les textes" de Nicolas Sarkozy. D'autres ont estimé possibles des contacts avec les centristes en fonction des situations. Le cas des européennes a fait dire à certains que le PRG n'a aucune affinité avec l'extrême gauche, le PCF et les "nonistes du PS. "La porte des radicaux est ouverte, mais à condition de quitter la tutelle de la droite". Enfin, une autre variante a été proposée, "une alliance des radicaux de gauche avec des courants écologistes".

Ÿ Mais l'offre de service pour 2009 de Bernard Tapie - exclu du PRG suite à son soutien à Nicolas Sarkozy – a été balayée par Baylet : "Bernard Tapie n'est plus membre du PRG, ses déclarations n'engagent que lui". "Je pensais qu'il avait renoncé à la politique. Je peux toujours discuter avec lui, mais cela m'étonnerait qu'on discute de cela !".

Ÿ De son côté, question stratégie générale du parti, Christiane Taubira, figure phare du PRG, ne se prononce pas mais souligne que "les radicaux de gauche portent une audace sur la construction de l'Europe qui est singulière" et "avec l'ancienne UDF, c'est le seul parti à gauche qui est cohérent sur ses engagements européens".

Ÿ La ligne définitive sera débattue et tranchée lors d'une prochaine Convention consacrée aux européennes.

Ÿ Pour les régionales de 2010 et la présidentielle de 2012, le PRG devrait s'en tenir aux accords traditionnels à gauche.

Les autres questions en débat

            

Ÿ Allié, depuis sa fondation en 1972, du PS, au point d'être taxé de "satellite", le PRG a aujourd'hui des états d'âme après la défaite en 2007 de la candidate socialiste Ségolène Royal, qu'il soutenait dès le premier tour, et le score de François Bayrou qu'il voit sur ses plates-bandes.

Ÿ Quant aux annonces par Royal de sa candidature à la tête du PS et en 2012, Baylet a affirmé : "Je ne me mêle pas des problèmes internes du PS", mais "ce qui nous intéresse c'est de parler avec les socialistes de la manière dont nous choisirons, j'espère tous ensemble, notre candidat ou candidate pour la prochaine présidentielle. Cela ne peut pas se passer comme la dernière fois, a-t-il prévenu, où nous avons soutenu Royal dès le premier tour de 2007. Nous aurons notre mot à dire." Pour gagner la présidentielle, "il faut que la gauche et les radicaux fassent un grand travail doctrinal, et revenir à l'idéologie."

Ÿ Baylet a affirmé que le projet de réforme de la Constitution "va dans le bon sens" et que les parlementaires radicaux de gauche le voteront si certains de leurs amendements sont acceptés. "Nous nous prononcerons à l'aune du texte présenté, il est clair qu'il va dans le bon sens. Notre a priori est favorable", a-t-il ajouté. Selon lui, "il y a beaucoup de choses dans ce texte qui étaient réclamées depuis longtemps par la gauche, et par les radicaux en particulier, ne serait-ce que l'ordre du jour partagé par l'Assemblée". "Nous avons préparé un certain nombre d'amendements". "Si après des négociations, que nous sommes en train de mener, nous obtenons un certain nombre de réponses favorables, il est clair que nous voterons ce texte, qui a globalement notre assentiment", a affirmé Baylet.

Ÿ Le député Gérard Charasse a indiqué que les parlementaires PRG réclament notamment "la reconnaissance du principe de la laïcité" et de "la loi de 1905 qui en est le socle". Ils demandent aussi une "dose de proportionnelle aux législatives", "le droit de vote des étrangers aux élections locales", "l'encadrement de la venue du président de la République devant les deux assemblées", la "soumission du pouvoir de nomination du président à l'accord et non à l'avis des parlementaires à une majorité qualifiée". Rappelant que la ratification de la réforme constitutionnelle nécessite une majorité des trois cinquièmes, il a souligné que "les voix des parlementaires radicaux sont largement convoitées par le gouvernement". "Nous avons bien l'intention de peser dans ce débat" et "notre vote dépendra du sort réservé à ces amendements", a conclu Charasse.

Ÿ A l'issue des trois jours du Congrès, Jean-Michel Baylet, président du parti depuis 1996, a été réélu dimanche sans problème, étant seul candidat en lice (3 votes contre et 1 abstention). Il a réaffirmé l'appartenance du PRG au camp de la gauche : "Nous voulons être et nous sommes à gauche", il faut "rechercher encore et toujours l'union de la gauche, à laquelle il faut une doctrine adaptée au siècle. Je mènerai combat pour l'union", s'est-il engagé.

26 septembre 2007

Brèves réjouissantes d'en haut

XXL

Fillon a déclaré que l'Etat est en situation de faillite. Pas étonnant. Notre chef de cabinet se voit déjà ajouter son nom à l'inventaire de la droite.

Grand pied

Devedjian, nouveau calife général de l'UMP. Ouf, le débauchage à gauche n'a pas marché. Devedjian… Devedjian… Au fait, comment il l'appelait déjà cette élue du Rhône ?

Gros sabots

Kouchner a fait du footing avec Sarkozy. Pas de doute, le clown a un clone.

Petit écolo

Borloo aime et défend la nature, qu'il croit. Bof, petit écolo ne deviendra pas grand pour ça.

Menus moyens

Boutin a installé son ministère à Lyon. Ses modestes bungalows ont coûté 2,5 maisons à 100.000€. Chère, la poudre aux yeux.

7 septembre 2007

Le commerce, c'est formidable

Les terrasses à leur place

A Aix, le tribunal de grande instance a condamné cinq établissements du centre ville qui n'avaient pas d'autorisation d'occupation du domaine public depuis plusieurs années, certains n'en avaient pas du tout ! Six autres n'en avaient pas non plus mais, entre temps, la mairie avait octroyé l'autorisation avec du retard. S'il est vrai que la mairie s'est fait tirer l'oreille pour délais trop longs, nos chers – très chers – bistrotiers, cafetiers et restaurateurs ne se gênent souvent pas pour étendre leurs terrasses au-delà des limites convenues. Et alors, ça vous dérange ?

Travail au noir

Saura-t-on jamais tout du travail au noir qui, par définition, est forcément clandestin ? On se rend bien compte que certains employés sont exploités jusqu'au sang. Qu'ils font des heures à n'en plus finir et qu'ils sont exténués. On sait bien qu'on ne les paie pas au prix fort et même qu'on ne les paie pas intégralement. Pauvre code du travail et triste irrespect de l'humain. Evidemment, les employeurs n'ont que l'embarras du choix pour recruter des personnes corvéables à merci (6 à 8€ de l'heure !). La main d'œuvre à bon marché est abondante : le besoin de survivre fait nécessité. De nombreux secteurs ont recours à la pratique du travail au noir : travaux publics, services, restauration, vendanges, activités saisonnières, la liste est longue. On truande les employés, on fraude sur le dos de la sécu et du fisc et on instaure une concurrence déloyale au détriment de ceux qui paient leurs charges. Les inspecteurs ne sont pas légion pour traquer les irrégularités du travail non déclaré. Et alors, ça aussi vous dérange ?

Plan de Campagne, modèle du genre

L'été aura été prospère pour la zone commerciale. Outre la décision du nouveau préfet de prolonger les dérogations et de s'asseoir sur la loi en autorisant l'ouverture le dimanche jusqu'en juin 2008, l'été pourri aura favorisé une fréquentation inattendue des commerces. Mais qui y gagne ? Certainement pas les employés qui sont obligés d'aligner des heures pour tenter d'avoir un salaire à peu près décent, la base horaire étant ridiculement basse. Le travail au noir n'est pas moins présent là qu'ailleurs, puisqu'on y trouve nombre d'activités pratiquant l'embauche dissimulée. Et que fait l'Etat ? Le président a déclaré devant ses amis du Medef qu'il était favorable à l'ouverture des commerces le dimanche. Bel encouragement pour l'exploitation, la fraude et la dévalorisation du travail. Moi, tout cela me dérange sigulièrement.

25 juin 2007

Budget CPA : L'avis du Conseil de développement

Que fait-on de l'argent public ? Si on en sait en général un peu plus sur les comptes de la Ville d'Aix, en revanche, la nature et le statut mêmes de l'intercommunalité éloignent les citoyens de la politique qui y est menée en notre nom. On en retire la désagréable impression que la gestion de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix n'est que l'affaire de quelques-uns ou de techniciens.

On lira donc avec profit l'avis du Conseil de développement (instance consultative) de la CPA sur le budget 2007.

On s'apercevra que les questions qui y sont traitées concernent chacun d'entre nous dans sa vie quotidienne.

Les décisions qui sont prises lors des quatre ou cinq conseils communautaires annuels ont une importance capitale sur les politiques publiques liées à l'économie, l'habitat, l'urbanisme, l'environnement, les transports, la culture…

http://conseil-developpement.agglo-paysdaix.fr/upload/imqyrfipsm.pdf

16 juillet 2007

14-Juillet : Comment en prendre pour son grade…

Des chiffres et des êtres

Il faut toujours être prudent lorsqu'on évalue la taille d'une foule. Chacun sait que, lors de toute manifestation, organisateurs et police ne fournissent jamais les mêmes chiffres. Parfois, on frise même le ridicule. Il y a quelques semaines, des policiers mécontents étaient dans la rue et ils n'ont pas pu se mettre d'accord avec les forces de… police qui les "encadraient" !

J'étais au défilé du 14-Juillet sur l'avenue des Belges et j'ai estimé qu'il n'y avait pas foule. La presse de ce dimanche dit le contraire. Pourquoi pas ?

Mon avis se fonde sur des comparaisons avec les énormes masses de gens qui, par un passé lointain ou encore récent, ne rataient l'événement sous aucun prétexte. La correspondante qui a produit l'article est peut-être trop jeune pour disposer des mêmes références surtout après une interruption de cette cérémonie pendant quatre ans.

Comptes à régler

Bruno Genzana et Stéphane Salord, sans Jean-Pierre Bouvet, en rupture de trio, ont fait 14-Juillet à part. Sans doute veulent-ils marquer ainsi leur position dissidente vis-à-vis de Maryse Joissains. Mais, tout cela semble bien sournois car je ne les ai pas encore vus voter une seule fois contre quelque décision que ce soit du maire au conseil municipal.

Et puis, là encore, la presse nous dit qu'il y avait 1.000 personnes (un compte tout rond !) à ce rendez-vous. Je n'ai pas d'éléments concrets pour pouvoir jurer que c'était beaucoup moins. Mais pour qui connaît le lieu où s'est passée cette fête, il serait étonnant qu'on puisse y entasser autant de monde.

On comprend en tout cas que le chiffre est cité avec réserve. Il est extrait d'une déclaration faite par l'un des deux adjoints séparatistes. C'est de bonne guerre.

La publicité – ou la propagande, au choix – a ses règles, laissant à chacun le soin de rétablir les choses à de plus justes proportions. Tout le monde sait que la moindre kermesse n'est jamais annoncée comme étant "petite".

Revers de médaille

Au pavillon Vendôme, Maryse Joissains a voulu honorer le colonel Moine à l'occasion de son départ à la retraite. Si l'idée était sympathique de féliciter un grand serviteur de l'armée, en revanche, le maire a un peu emmêlé les mots pour le dire. Ainsi, a-t-elle déclaré : "J'ai le plaisir de vous remettre la médaille de la Ville gravée à votre effigie."

Confondre "nom" et "effigie", c'est comme prendre un mot pour une image. Et écorcher la langue française par un lapsus non corrigé, c'est comme prendre un revers en perdant la face.

24 mai 2007

Le préfet qui aime les incinérateurs devient écolo

La nouvelle pourrait donner le fou rire. Mais, ces temps-ci, personnellement, j'ai déjà dépassé mon quota annuel de crises. Pourtant, il y aurait de quoi. Tiens, hier, par exemple, on a appris que l'écologiste préfet de région Frémont allait rejoindre Juppé comme directeur de cabinet.

Ah ! Le brave homme que voilà ! La presse lui tresse des lauriers, on en pleurerait, un peu comme on ne trouve que des qualités à quelqu'un qui vient de mourir, alors qu'on sait bien que…

Frémont aurait donc fait des prouesses et, pauvres de nous, nous ne savons pas encore ce que nous perdons en l'envoyant à Paris. Bigre ! Ce monsieur a tout fait pour contenter Gaudin et son incinérateur de Fos dont les riverains ne veulent pas, mais alors pas du tout !

Par ailleurs, ce monsieur s'est carrément assis sur le code du travail et a sciemment pris des décisions illégales pour laisser les commerces de Plan de Campagne ouvrir le dimanche. Il me semble bien avoir entendu Sarkozy déclarer qu'il voulait restaurer la morale. Je crois que c'est mal barré.

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