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5.000 maires de France,
photo panoramique 360° de "Arnaud Février et Daniel Donzel pour l’AMF"
A la demande de l’Association des Maires de France, l’institut CSA a réalisé un sondage (publié le 27 octobre 2007) sur les attentes des citoyens à l’égard de leurs maires en vue de son 90ème Congrès. Il s’agissait en particulier d’aborder les thèmes suivants :
-- La ruralité ;
-- La démocratie représentative et la participation des citoyens ;
-- Le citoyen dans l’intercommunalité ;
-- L’impôt local ;
-- Le développement durable.
J'en ai extrait quelques passages que je vous livre ici.
I. Le débat rural : attirer ou maintenir les services tout en préservant le cadre de vie
Une approche réaliste de la vie dans une commune rurale
Interrogés sur l’idée qu’ils se font de la vie dans une commune rurale, les Français y associent surtout du positif : un environnement de qualité (44%), de la convivialité (33%), mais aussi du négatif, comme les difficultés pour trouver un emploi (33%) et l’insuffisance de commerces et de services publics (32%). En fin de liste apparaissent l’isolement (18%) et le niveau élevé de sécurité (14%).
En cohérence avec l’idée positive qu’ils s’en font, 68% des Français affirment préférer vivre à la campagne. La campagne bénéficie surtout du plébiscite des 30-49 ans (75%), âge des parents ayant des jeunes enfants qu’ils aimeraient voir grandir à la campagne, alors que les plus jeunes et les plus âgés s’imaginent davantage en urbains.
Remarquons que les habitants de commune rurales confirment leur choix (88% préfèrent habiter à la campagne), en revanche, seuls 54% des habitants de ville centre préfèreraient vivre à la campagne. En effet, 61% des Français estiment que la priorité des maires de communes rurales devrait être d’attirer ou de maintenir des services de proximité, et 56% de préserver l’environnement et la qualité de vie.
Les deux principaux services publics jugés essentiels à la vie d’une commune rurale sont l’école (67%) et l’hôpital à moins de 50 kms (61%). La Poste arrive en troisième position avec près d’un tiers des suffrages (30%), suivie par la gare SNCF à moins de 20 kms (19%) et la maison de retraite (8%).
II. Démocratie représentative et participation des citoyens : un désir de participer davantage aux décisions publiques notamment à l’échelon communal
Le Maire : l’élu le plus à l’écoute des préoccupations des citoyens
Invités à déclarer ce qui leur venait spontanément à l’esprit lorsqu’on leur parle du maire d’une commune, 83% des Français ont utilisé des expressions ou des phrases positives, et seuls 9% des expressions ou phrases négatives.
Les premiers ont décrit le maire sous un jour favorable comme "le responsable de la ville, le gérant de la commune" (24%), comme quelqu’un "ayant la responsabilité du bien-être des habitants" (10%), un élu "proche" (8%) et "à l’écoute" (8%). Les seconds ont déclaré avoir une mauvaise image des maires (3%), élus ne "faisant pas grand-chose" (2%) ou "rencontrant des problèmes" (2%).
Une attente de participation citoyenne et associative
Ce constat d’impuissance ne satisfait pas les Français et la grande majorité d’entre eux souhaiteraient être davantage consultés.
Dans ce cadre, les associations sont perçues comme des organisations ayant un rôle central à jouer dans la démocratie participative.
III. Le citoyen dans l’intercommunalité : une structure qu’il connaît mal mais dont il perçoit positivement l’essor
La structure intercommunale est un échelon mal connu suscitant peu de sentiment d’appartenance.
IV. Le citoyen et l’impôt local : une demande de clarté et d’équité
Impôts locaux : une attente d’information concernant l’usage, le montant et la répartition entre collectivités et une plus grande prise en compte des revenus pour une plus grande équité entre citoyens
Si une réforme de la fiscalité locale était mise en place, près de la moitié des Français (46%) souhaiteraient voir adopter comme axe prioritaire "une plus grande équité entre les citoyens".
En cohérence avec le souci de l’équité, 73% des Français se disent favorables à ce que le niveau de revenu soit davantage pris en compte dans le calcul du montant de la taxe d’habitation et de la taxe foncière.
Enfin, 83% des Français se disent d’accord pour qu’une partie des ressources des communes les plus favorisées soit réattribuée à des communes plus pauvres.
V. Le développement durable : un changement de pratiques pour tous au quotidien
Développement durable : un concept mal connu
Seuls 42% des Français déclarent avoir une idée précise de ce qu’est réellement le développement durable.
Lire la totalité du sondage :
http://www.amf.asso.fr/actualites/upAMF/AMF_20071117113502.doc
Le site de l'AMF :
http://www.amf.asso.fr