Des repères et des défis pour "Aix à venir"
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On reconnaît notamment, de gauche à droite, Michel Pezet (2),
le Professeur Pierre Choukroune (3), le Bâtonnier Jean-Louis Keita (5),
le Professeur Bruno Etienne (6) et Jean-François Picheral (7)
Justice et Universités : Les débats sont lancés
Débattre et rencontrer les Aixois, tels ont été les temps forts qui auront marqué notre semaine. Jeudi, un public nombreux a répondu à notre invitation sur le thème de la Justice et des Universités. Nous avions invité d'éminentes personnalités pour placer le sujet à sa juste hauteur.
Un point a été fait sur l'évolution en cours de la carte judiciaire. Si Aix est épargnée par la suppression de tribunaux, il n'en faut pas moins traiter leurs localisations afin d'offrir des lieux décents de travail. On a appris que le projet du futur tribunal d'instance n'était qu'une maquette virtuelle et qu'aucun financement n'a encore été prévu !
Quant à la perspective de fusion de nos trois universités, elle a été au cœur des échanges, y compris avec la salle. Outre les enjeux et les formes de ce regroupement, a inévitablement été évoquée la nécessité de lier les problèmes de transports et de logement des étudiants.
Certains orateurs ont insisté sur les objectifs à viser, ceux de l'excellence dans tous les domaines. Beaucoup de choses restent à faire. Le prochain débat public prévu au Centre des congrès le jeudi 13 décembre portera sur le thème "Travailler, se loger, se déplacer en pays d'Aix". Je ne saurais trop le recommander à tous ceux qui tiennent à connaître nos propositions pour l'avenir d'Aix.
Jas de Bouffan : Le cadre de vie désespère la population
Pas un coin d'Aix où le cadre de vie ne pose problème. Et le diagnostic est encore plus aigu dans les quartiers de périphérie. Ainsi, en allant au Jas de Bouffan, à la rencontre des habitants des immeubles Castor, Pollux et Beltegeuse, nous n'avons pas été étonnés de relever les mêmes carences que dans d'autres quartiers.
Espaces verts à l'abandon, manque de collecte des détritus, réhabilitations insuffisantes, la liste des récriminations des habitants est longue. Certains logements subissent des fuites d'eau qui produisent régulièrement des inondations. Leurs locataires ont averti l'OPAC mais l'office ne fait rien et balade tout le monde.
Ce secteur, comme beaucoup d'autres, transpire le laisser-aller et la population nous fait part de son désespoir. Il va bien falloir y répondre…
Nous avons terminé notre matinée au grand marché, où nous avons pu prolonger nos échanges avec les habitants et leur parler de nos projets pour Aix. Pendant ce temps-là, d'autres membres de notre équipe ont continué à distribuer notre journal de campagne en divers points de la ville.
Le code du travail mis en pièces... dans le silence
Coup de force ? Oui. Massacre à la tronçonneuse ? Oui. Le 27 novembre et le 4 décembre, à l'Assemblée nationale, le code du travail va être réécrit en quelques heures.
Libération a publié, vendredi 23 novembre, une tribune de Gérard Filoche, inspecteur du travail. Une alerte salutaire pour lever le lièvre…
En 2005, une commission de cinq "rédacteurs" avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l’avait empêché.
Au forcing, l’UMP a glissé dans la loi "sur le développement de l’actionnariat salarié", publiée le 30 décembre 2006, un "cavalier parlementaire", l’article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu’ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : "Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée !" Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l’ont imposé quand même, le 7 mars, en conseil des ministres.
On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l’opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble. On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s’applique, l’ancien ou le nouveau ? La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n’entrerait, semble-t-il, mais c’est contesté, en vigueur qu’à ce moment-là.
Sur le fond, ils n’ont rien simplifié, ils ont complexifié : "Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets", a reconnu Christian Redé, l’un des cinq rédacteurs du "comité d’experts". Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1.890. Il y avait 1.891 articles de loi, il y en a 3.652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l’avenir… sans repasser par le Parlement. Ils font s’écrouler toutes les jurisprudences, ils abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code.
Tout est modifié. Dans les questions d’hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec "les obligations des travailleurs" faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés - ce qui est un recul décisif d’un siècle !
Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l’éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc.
Les moyens de contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d’information de l’employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie "salaires".
L’apprentissage a été chassé de la partie "contrat de travail" pour être renvoyé à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie "négociation collective" alors que c’est un droit constitutionnel non négociable. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie "administration du travail".
Tous les professionnels - syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats - signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d’Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il s’agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant).
Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est la base de l’Etat de droit dans l’entreprise. C’est le seul droit qui protège - trop fragilement - et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active. C’est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques.
Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit.
Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c’est "trop compliqué" pour "intéresser les gens" alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.
Ma vie d'élu municipal (1)
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Entrée de la salle du conseil municipal
Comme je l'ai annoncé il y a peu, j'ai décidé de rendre compte de mon mandat d'élu municipal. Ce sera l'occasion pour moi de retracer un peu d'histoire, de faire connaître les fonctionnements d'une mairie, de livrer des informations sur le temps passé pour l'exercice du mandat et d'en dire plus sur ce que le public ignore souvent.
Mon implication dans la vie publique et politique ne date pas d'hier. J'ai donc la chance d'avoir pu être confronté à diverses réalités. J'espère que le lecteur et l'électeur pourront se faire une idée plus précise de ce qu'est la vie d'un élu et mieux comprendre le sens d'un engagement au service du bien commun.
1983, une date clé
J'ai commencé à fréquenter les séances du conseil municipal au tout début des années 70. C'était en tant que citoyen, sur les bancs réservés au public, lorsque le maire était Félix Ciccolini. A cette époque, tous les élus étaient issus de la liste gagnante. Cela s'est poursuivi sous le mandat de Alain Joissains.
On pouvait suivre les débats, sans rien dire car la loi ne permet pas d'interpeller le conseil. Evidemment, cela n'a pas changé et au cas où la règle n'est pas respectée, le maire peut utiliser son droit de police pour faire évacuer toute personne à l'origine d'une perturbation des travaux.
Ce n'est qu'en 1983, grâce à la réforme voulue par François Mitterrand, que le mode d'élection et de réprésentation des conseillers a été modifié. La ou les listes perdantes se sont vu attribuer des sièges d'opposition selon un système majoritaire et proportionnel.
La démocratie a fait un pas en avant car les débats contradictoires ont été rendus possibles. Les élus de la minorité ont pu être désignés dans diverses commissions municipales. Cela a fonctionné avec les maires Jean-Pierre de Peretti della Rocca (mandat où j'ai été élu pour la première fois, dans l'opposition), Jean-François Picheral (élu dans la majorité) et Maryse Joissains (élu de nouveau dans l'opposition).
Certes, l'influence des minoritaires a toujours été minime mais le nouveau fonctionnement a permis d'exercer un meilleur contrôle des décisions de la majorité.
Que savent les électeurs des activités des élus qui parlent et agissent en leur nom ? Une grande partie de leur travail s'accomplit de manière bien peu visible pour la population. Etudes des dossiers, réunions multiples et fréquentes et rendez-vous forment la partie cachée de l'investissement des élus, qu'ils soient dans la majorité ou la minorité.
La partie apparente comprend les manifestations officielles, les réunions face aux habitants et les visites de terrain. Les électeurs, et plus largement les Aixois, sont informés des décisions principalement par le biais de la presse, des radios et du magazine municipal. Tous les six ans, quand vient l'heure des échéances électorales, les sortants produisent des documents de bilan et les candidats leurs projets.
(A suivre…)
Mon blog, que ça chatouille ou que ça gratouille...

La grande fréquentation de mon blog me réjouit. Les gens que je rencontre au cours de mes sorties publiques me disent ce qu'ils en pensent. J'en connais donc l'impact. Je n'ignore pas que tous les lecteurs de mes écrits ne partagent pas forcément mes choix politiques.
Je comprends aussi que certains puissent être irrités par ma façon de narrer les événements ou de les commenter. Beaucoup d'autres, la très grande majorité en fait, me confient apprécier la tonalité des messages et leur contenu.
A ce propos, je n'ai pas pour habitude de me cacher derrière mon petit doigt. Non seulement je le fais à visage découvert mais les informations que je publie sont toutes vérifiées et je possède toutes les sources et preuves qui pourraient en attester.
Lorsque des visiteurs, réguliers ou occasionnels, me font parvenir des documents ou des renseignements sur ce qu'ils connaissent, voient ou font, je prends le temps de contrôler et de trier. Je n'en fais ensuite mon bien – ou mon miel ! – que si le sujet entre dans le concept de mon blog.
Mon espace est principalement un lieu d'information et d'expression politique. J'accepte les avis contraires aux miens. Et je fais confiance à l'intelligence et au bon sens des lecteurs. A l'heure actuelle, je n'ai censuré personne et je n'ai pas supprimé quelque commentaire que ce soit. Très rares sont les fois où j'ai été contraint de répondre énergiquement à des interventions dépassant les limites de la courtoisie.
Donc, bienvenue au plus grand nombre. Le débat continue.
Parisot pour le travail à la chaîne… avec les chaînes
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Avant : le travail à la chaîne. Après : le travail avec les chaînes. Après tout, au point où nous en sommes, il n'y a aucune raison de ne pas y aller à la serpe, pas vrai ? Et pourquoi pas un retour à l'esclavage, sans salaires, sans vacances, sans rien ? Pourquoi ne pas fixer aussi l'âge de l'entrée sur le marché du travail à 6 ans afin de pouvoir concurrencer les pays du tiers-monde ? J'exagère à peine. Voyons ce qui suit et attachons nos ceintures, pour de la haute voltige.
Au nom du Medef, Laurence Parisot a préconisé mercredi, ni plus ni moins, de supprimer la durée légale du travail, afin de favoriser le pouvoir d'achat et mettre fin à un dispositif d'heures supplémentaires "rébarbatif". "C'est vrai qu'il y a un problème de pouvoir d'achat […], c'est un ressenti totalement objectif", a-t-elle jugé, devant l'Association des journalistes économiques et financiers (Ajef).
Pour elle, "le pouvoir d'achat est une résultante d'une croissance au niveau minimum". "Donc, la vraie question n'est pas comment je contribue à ce qu'il y ait plus de pouvoir d'achat, mais comment je contribue à ce qu'il y ait plus de croissance", a-t-elle affirmé.
"Pour moi, il y a deux axes principaux à travailler : comment on fait pour baisser les prélèvements obligatoires sur les entreprises, c'est prioritaire, et deuxième chose, n'est-il pas temps d'aller plus loin sur la question de la durée du travail", a-t-elle ajouté.
"Je me demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail", a-t-elle déclaré. "Tout le monde voyait bien que le mécanisme des heures supplémentaires n'est pas suffisant". "Ma préconisation, c'est de rendre les choses beaucoup plus simples en balayant tous ces mécanismes très complexes, et en revenant à la détermination du seuil de déclenchement des heures supplémentaires, branche par branche, ou entreprise par entreprise", a-t-elle dit.
"Je sais autour de quoi certains ministres réfléchissent depuis quelques temps et la question de la durée du travail est un axe de réflexion", a-t-elle confié. Depuis le passage aux 35 heures, les entreprises peuvent faire évoluer le nombre d'heures travaillées au gré de leurs besoins, dans le cadre d'un accord d'annualisation du temps de travail, conclu au niveau de l'entreprise. Ce qui explique que certains salariés se plaignent de ne plus faire d'heures supplémentaires, en général mieux payées."
"Supprimer la durée du travail, ce n'est certainement pas tomber dans je ne sais quelle forme d'esclavagisme", a-t-elle affirmé. Juste un peu, non ?
A noter que, si elle est au parfum de ce qui se mijote dans les ministères (son second logis), Laurence Parisot a indiqué ne pas savoir ce que le président Nicolas Sarkozy pourrait annoncer de manière imminente pour le pouvoir d'achat. "Pouvoir d'achat", quelle horrible expression ! Ne pourrait-on pas parler de "pouvoir de vivre" ?
Il était une mauvaise foi... Joissains et ses adjoints
La marguerite et le couteau
Attention, authentique fable aixoise ! Au commencement, était la blanche marguerite. Lorsque l'ultime pétale fut détaché sur un inespéré "je t'aime… à la folie", il fallut se rendre à l'évidence. L'incandescente passion réciproque les avait quittés depuis longtemps déjà. Pour en ouvrir les plaies, ils eurent alors recours au couteau. C'est ainsi que s'épuisa dans le sang l'ineffable et folle romance qu'ils avaient imaginé de mimer aux Aixois près de sept ans de malheur auparavant.
"Les cris de haine sont les derniers mots d'amour", dit la chanson. Pas si sûr.
* De Maryse Joissains :
sur ses deux adjoints :
Ÿ "Je ne reprendrai pas Bruno Genzana et Stéphane Salord sur ma liste."
Ÿ "J'en ai assez des carriéristes qui font de la politique un moyen de subsistance."
Ÿ "Pendant ce mandat, au nom de l'unité, j'ai trop souvent avalé des couleuvres. J'ai encaissé tant que j'ai pu. Maintenant, je décaisse."
sur Bruno Genzana :
Ÿ "Je doute qu'il ait le courage de monter une liste."
sur Stéphane Salord :
Ÿ "Je n'aime pas les révolutions de palais, les trahisons, les intrigues, l'absence de travail…"
* De Bruno Genzana :
sur Maryse Joissains :
Ÿ "Aix mérite mieux que le népotisme et les combinaisons politiques. Maryse Joissains a fait le choix de l'isolement et du repli sur son camp."
* De Stéphane Salord :
sur Maryse Joissains :
Ÿ "Elle m'a aussi beaucoup déçu. Parce qu'elle a très vite confondu la famille et la vie politique, l'urgence et la précipitation. Et aussi parce qu'elle a été élue sur des valeurs sociales qu'elle a vite abandonnées."
Ÿ "De plus en plus, nous avons avancé sans débat interne, sans travail collectif, sans coordination."
Ÿ "Je crois qu'aujourd"hui les Aixois en ont assez de ces fonctionnements claniques et des mandats multiples qui nécessiteraient chacun un engagement à plein temps. Là-dessus, comme dans beaucoup d'autres domaines, je la renvoie à un peu plus de modestie."
"Les histoires d'amour finissent mal en général…", rugit une autre rengaine.
Oui, la rage, sans doute…

















