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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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2 mai 2008

V'hello : Le coup de pédale le plus cher du monde

ravi_decaux

(Clic sur l'image pour agrandir)

Dessin de Charmag dans Le Ravi

Article de Jean-François Poupelin paru dans Le Ravi n° 51 d'avril 2008

Aix-en-Provence et Marseille sont les 2 premières villes de Paca à avoir succombé aux sirènes du Cyclocity de JC Decaux. Leurs contribuables le paient au prix fort. Pourquoi deux villes UMP paient un service à l'empereur de la sanisette alors que Paris et Lyon, deux municipalités socialistes, récupèrent des millions d'euros ?

"Le haut de gamme", assurait, sans grande conviction, le 2 février sur M6, Jean Chorro premier adjoint d'Aix-en-Provence. "L'incompétence", bougonne François-Noël Bernardi, président sortant du groupe socialistes, radicaux, verts et apparentés, à la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) (1). Paris empoche 3,4 millions d'euros par an, Lyon 1,2 millions dans leur accord groupé publicité contre vélos. Les deux villes sont considérées comme des vitrines du système, mais quand même…

Obligé en 2005 par Clear Channel, le principal concurrent de JC Decaux, qui dénonçait un "abus de position dominante", à scinder son appel d’offre sur le renouvellement de son mobi­lier urbain et l’installation de vélos en libre service et d’abris pour son tramway, Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille et alors pré­sident de MPM, paie 2,66 millions d’euros (2) par an, sur 15 ans, pour ses 1.000 vélos (3). La situa­tion fait hurler François-Noël Bernardi : "Je ne suis même pas sûr que les contribuables savent qu’ils subventionnent les vélos et à quelle hau­teur. Sans compter que tous mettent la main à la poche alors que je suis persuadé que seuls les plus riches les utilisent."

A Aix-en-Provence, le coût du V’hello, concédé à JC Decaux également, est aussi sujet à polé­mique. Mais tout le monde est d’accord sur un point : les Aixois les paient. François-Xavier de Peretti, conseiller municipal du Modem, parle de 790.000 euros par an, sur 13 ans, dans le cadre d’un appel d’offre groupé (mobilier urbain + vélos en libre service).

Lucien-Alexandre Castronovo, ancien conseiller municipal PRG, avance le chiffre de 91.000 euros. "Tout et n’im­porte quoi a été dit sur le coût de ces vélos, explique-t-il. La ville dépensait plus de 443.000 euros par an pour son ancien mobilier. Le nou­veau contrat, avec renouvellement du matériel, porte sur 534.000 euros. C’est de toute façon un très mauvais arrangement. Sans compter les vélos, totalement inadaptés à la ville, la munici­palité ne tire aucun bénéfice de son marché alors que d’autres taxent fortement Decaux."

Franck Dizdarevic, directeur régional de JC Decaux, trouve la "polémique" un rien "sim­pliste" : "Nous versons une redevance à Aix. Avec les 230 faces publicitaires des stations du Vélo et des abris du Tramway, il était impossible pour nous de rentabiliser l’investissement à Marseille. Nous avons aussi à notre charge le vandalisme, l’entretien, la régulation… C’est une grosse machine". Et de préciser, magnanime : "Les deux villes empochent l’integralité des recettes." Une générosité toute relative.

En septembre der­nier, Renaud Muselier, ancien premier adjoint de Jean-Claude Gaudin, espérait 50.000 à 60.000 abonnés (5 euros par an pour celui longue durée) fin 2008 et 1 million d’euros de recette par an. Six mois après sa mise en service, Le Vélo n’en compte que 6.000 (4). Les trajets ne dépassant en général pas la première demi-heure gratuite, les quelques dizaines de milliers d’euros engendrés par MPM ne sont pas près d’équilibrer son inves­tissement.

Commentaire désespéré de François-Noël Bernardi : "C’est peanuts !" De son côté, Aix-en-Provence affiche 300 abonnements lon­gue durée à 25 euros. Une contre performance ! Chez JC Decaux, la positive attitude est pourtant de mise. "A Aix, le lancement n’a été fait qu’en juin 2007. Ce n’est pas une bonne période, car la ville est plutôt désertée. Mais je ne suis pas inquiet. Quant à Marseille, avec plus de 300.000 utilisations, il y a un bon affect", rassure Franc Dizdarevic. Avant de lâcher : "Le taux de fréquentation dépend du nombre de vélos mis en service." Les recettes aussi.

Les maires UMP d’Avignon, de Cannes et de Nice qui se sont dit intéressés par le système pendant la campagne des municipales sont préve­nus.

(1) Ni Jean Chorro, ni MPM n’ont donné suite aux sollicitations du Ravi.

(2) Les chiffres indiqués sont hors taxe.

(3) Clear Channel s’est finalement retiré de l’appel d’offre.

(4) Avec le même tarif, le moins cher de l’hexagone, Lyon compte 70.000 abonnés.

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1 mai 2008

Le premier des 1er mai

pave

Un vent de grève venu de Chicago

Etats-Unis, années 1880, la colère gronde dans un monde ouvrier soumis à des cadences de travail harassantes, 12h, parfois 14h par jour.

Le 1er mai 1886, début de l'année comptable des entreprises, une grande manifestation est organisée par les syndicats de Chicago.

La grève s'étend bientôt au pays tout entier et la mobilisation est telle que le mouvement obtient satisfaction : la journée de travail est réduite à 8h, mais non sans pertes.

Plusieurs ouvriers de la fabrique McCormick à Chicago trouvent la mort dans des affrontements avec les forces de l'ordre. Sur l'une des tombes sont gravés ces quelques mots : "Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui".

Rendez-vous de l'Internationale ouvrière

De l'autre côté de l'Atlantique, la IIème Internationale socialiste se réunit à Paris, en 1889 pour le centenaire de la Révolution française et décide d'organiser tous les ans, dans tous les pays et à date fixe, une grande manifestation ouvrière. Ici aussi, la journée de 8h (mais toujours 5 jours par semaine) est la principale revendication.

Et c'est la date du 1er mai qui est retenue, en souvenir des manifestations de Chicago. Dans les années qui suivent, le 1er mai s'impose peu à peu comme un rendez-vous et un jour de grève ouvrier, mais c'est en 1936 qu'ont lieu les plus grandes manifestations.

Jour de luttes devenu jour de repos

Ces manifestations du 1er mai 1936 marquent durablement l'imaginaire français. Elles contribuent en effet à l'élection de la première coalition républicaine de centre gauche, deux jours plus tard : le Front populaire.

Présidé par le socialiste Léon Blum, ce gouvernement adopte des mesures historiques pour les travailleurs, la semaine de 40h, les deux premières semaines de congés payés ou la reconnaissance du droit syndical.

En 1941, le régime de Vichy transforme ce rendez-vous ouvrier en jour férié, "fête du Travail et de la Concorde sociale". Le 29 avril 1947, les autorités issues de la Libération reprennent la mesure. Le 1er mai est officiellement déclaré jour chômé-payé dans toutes les entreprises françaises, et le restera.

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Dessin de Charb dans "Charlie Hebdo"

30 avril 2008

Ça, c'est de la bonne gestion, pas vrai ?

L'OPAC fait des blagues maintenant...

Lisant les annonces légales des marchés publics, j'ai été attiré par un appel d'offres émanant de l'OPAC Pays d'Aix Habitat. Après sept années d'inertie de l'office et d'absence alarmante de construction de logements, mon esprit s'est réjoui de découvrir une telle annonce.

Hélas, une fois lues les premières lignes, j'ai vite dû déchanter. Il s'agissait d'un appel d'offres pour la fourniture à l'OPAC de 500 agendas de bureau pour 2009. Qui sait ? Peut-être pour y programmer les milliers de logements qu'attendent tant de familles en difficulté…

Le sur place des Cardeurs

La place des Cardeurs n'en peut plus, vraiment plus. Le chantier du projet de requalification avait été prévu pour durer deux ans. Mais quatre ans déjà sont passés. Et il risque d'en prendre un de plus. D'ici là, les riverains, les commerçants et leurs clients auront à souffrir une situation chaotique qui se prolonge.

Les retards se sont accumulés car le dossier n'était pas suffisamment prêt. En cours de route, on a découvert qu'il fallait refaire de nombreux réseaux souterrains. Pourtant, tout le monde sait que n'importe quel projet de cette nature pose ce type de problème. Puis, la Semepa a pris le relais la Ville pour mettre aux normes l'ascenseur du parking.

A plusieurs reprises, les riverains et les commerçants ont dénoncé le manque de concertation sur le phasage des travaux et sur certains aspects du projet. Jean Chorro, premier adjoint chargé du dossier, a bien tenté d'organiser des réunions mais... toujours après coup. Pour dédouaner la Ville et la Semepa de leurs errances, il a d'ailleurs proposé au conseil municipal d'accorder une exonération partielle de la taxe d'occupation du domaine public.

La finition des travaux en surface est annoncée pour l'année prochaine. Elle dépend du résultat de l'appel d'offres qui sera lancé en juin. Ii n'y a plus qu'à croiser les doigts. 

Carnaval, un retour à surveiller

La faute serait-elle enfin corrigée ? L'avenir le dira mieux. Dimanche dernier, le Carnaval d'Aix a vu la réapparition des chars. Sous le précédent mandat, j'avais dénoncé le remplacement de la tradition par des prestations d'arts de la rue achetées au prix fort.

Voyant leur subvention annuelle réduite à la part congrue, le Comité officiel et les bénévoles du Carnaval s'étaient fâchés, estimant que leur travail était déconsidéré par la mairie. Ils avaient manifesté leur mécontentement en refusant de participer.

Il a fallu deux années d'éditions ratées, et boudées par le public, pour que Maryse Joissains rectifie le tir. Ce dimanche, le Carnaval a offert un mélange avec un défilé de huit chars et d'animations artistiques de rue. Les chars utilisés avaient été amortis financièrement les deux années antérieures.

Pour la prochaine saison, la Ville fera-t-elle l'effort de doter convenablement le Comité officiel ? C'est à ce moment-là qu'on verra si les choses rentrent enfin dans l'ordre.

carnaval_2008

29 avril 2008

Postures ou impostures ?

"Toutes les violences ont un lendemain" (Victor Hugo)

Après les élections, on pouvait s'attendre à certains faits. Notamment ceux qui découlaient logiquement des résultats : récompenses et sanctions, par exemple. Mais, comme la politique n'est pas une science exacte, et que les humains sont ce qu'ils sont, on a aussi eu droit à quelques surprises. Prévisibles ou inattendues.

Ÿ Au conseil municipal, on a continué à régler des comptes. Maryse Joissains a montré les limites de son esprit démocratique en écartant la liste de François-Xavier De Peretti de la Communauté du Pays d'Aix. Il n'était pourtant pas difficile d'appliquer une simple répartition proportionnelle des élus délégués à la CPA. Sur les huit postes réservés à l'opposition, deux auraient dû aller à De Peretti.

Ÿ De même, Mayse Joissains n'a accordé aux élus des deux groupes qui forment désormais l'opposition aucun vrai poste à l'OPAC ou à la Semepa, pour ne citer que deux instances où cela aurait eu du sens. Ouverture, ouverture, faut pas pousser quand même.

Ÿ En revanche, sous prétexte de manifester une démarche d'ouverture, à la CPA, Maryse Joissains a saisi au vol la demande de candidature de Jacques Agopian pour une vice-présidence. Demi-mesure et gros piège. On se demande bien quelle influence il pourra avoir ? Franchement, vous le voyez renverser la majorité à lui tout seul ? J'ai envie de dire : Kouchner est allé au gouvernement pour ses sacs de riz, Agopian devra se contenter d'un plat de lentilles.

Ÿ Etre élu, c'est prendre des engagements et les respecter. En particulier, pour représenter les électeurs qui ont voté pour vous. L'assiduité aux travaux du conseil municipal doit donc être permanente. Or, voilà que Alexandre Medvedowsky a déjà séché plusieurs séances. Et, on n'en est qu'au début du mandat… Se serait-il conduit de la sorte s'il avait accédé aux premières responsabilités ?

29 avril 2008

Conseil municipal : L'installation s'é-ter-nise...

Rien de folichon à l'ordre du jour de la séance publique du conseil municipal d'hier soir. La municipalité a présenté 46 rapports dont 18 portaient sur la désignation d'élus dans diverses instances internes ou externes. Le reste concernait des marchés publics (extension de la vidéosurveillance, par exemple). L'assemblée a aussi fixé les indemnités de fonction des élus et mis à jour le régime indemnitaire des personnels. Enfin, le conseil a validé plusieurs avenants à des conventions d'objectifs pour des associations sportives et culturelles.

Les prochains conseils auront lieu les 26 mai, 23 juin et 17 juillet.

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29 avril 2008

La valse des directeurs généraux

La majorité n'ayant pas changé, Aix n'est pas concernée par le sujet. Mais il est intéressant de constater ce qui se passe ailleurs. Un article de Xavier Ternisien paru dans le journal Le Monde le 22 avril 2008 explique la règle du jeu.

Les élections municipales et cantonales cachent une autre alternance : celle des directeurs généraux des services, qui sont les bras droits des maires et des présidents de conseils généraux à la tête de l'administration territoriale. Selon le Syndicat national des secrétaires généraux et directeurs généraux de collectivités territoriales (SNSGDGCT), 70 % d'entre eux vont être amenés à changer de poste au cours des six mois suivant les élections.

Ces renouvellements s'expliquent en partie par la pyramide des âges, un grand nombre de directeurs de service ayant atteint l'âge de la retraite. Cependant, d'autres mises à l'écart sont plus politiques, affirme Stéphane Pindre, président du syndicat. C'est le cas par exemple à Valence, où Alain Maurice (PS) a remplacé Léna Balsan (UMP) à la tête de la municipalité. Dès le lendemain du second tour, alors qu'il n'était pas encore élu maire, celui-ci a fait savoir qu'il ne souhaitait pas travailler avec l'équipe en place.

A Niort (Deux-Sèvres), la situation est plus inédite. Le maire sortant, Alain Baudin (divers gauche), qui n'avait pas reçu l'investiture du PS, a été battu par une socialiste, Geneviève Gaillard. Celle-ci est la fille de l'ancien maire PS René Gaillard, décédé en 1985. "Elle nous a convoqués pour nous faire savoir qu'elle ne souhaitait pas nous garder, car nous avions participé à l'action de l'ancienne équipe et qu'"une défiance s'était installée"", explique Gérard Prodon, directeur général adjoint.

Dans d'autres villes, la transition se fait sans heurts. C'est le cas au Puy-en-Velay (Haute-Loire), où le nouveau maire UMP, Laurent Wauquiez, qui a enlevé la ville à la gauche, a conservé le directeur général des services. "Le maire nous a déclaré qu'il n'y aurait pas de chasse aux sorcières, témoigne Pierre Schmauch, directeur général des services. Il nous a simplement demandé "de la loyauté et de l'efficacité"."

A Toulouse, ville conquise par la gauche, le directeur a quitté ses fonctions pour aller occuper ce poste à Nice, ville gagnée par l'UMP, où l'ancien directeur général prenait sa retraite.

En théorie, les directeurs de services et directeurs adjoints n'ont pas de rôle politique. "Ce sont des fonctionnaires qui participent à la mise en oeuvre des politiques publiques décidées par les élus", explique Stéphane Pindre. Mais il reconnaît que la fonction peut revêtir une dimension politique. "Il faut qu'il existe un rapport de confiance entre le maire et le directeur général. Cette relation ne repose pas forcément sur des affinités politiques, mais cela peut être le cas."

Un délai de six mois est accordé au directeur de service et aux directeurs adjoints pour rester en place. Ce temps permet d'assurer la continuité dans le traitement des dossiers et, éventuellement, de convaincre les nouveaux élus de travailler avec l'équipe en place.

26 avril 2008

"Le Ravi" n° 51, à consommer sans modération…

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Il ne reste plus que quelques jours pour acheter le n° 51 d'avril du mensuel satirique "Le Ravi" (2,80€, en kiosque). Outre une analyse pertinente des résultats des élections en PACA et de nombreuses infos, le journal propose une enquête fouillée sur le système du mobilier urbain et des vélos (j'y ai participé pour Aix et mes propos sont cités). Et on en apprend d'autres bien belles ! Bref, c'est la fête à Decaux et c'est lui qui arrose la tournée. Faut pas s'en priver. A déguster bien frais.

26 avril 2008

Quelle démocratie représentative ?

Y a-t-il du changement dans l'air ? Faut-il réformer ou non ? Et comment ? Y aura-t-il de vrais débats ou verra-t-on quelques manœuvres politicardes, sournoises et peu glorieuses comme la Ve République en a déjà connues ? Les questions méritent d'être posées. Pour s'en faire une idée, voici une petite sélection d'articles particulièrement intéressants sur les enjeux liés à la démocratie représentative.

liberation

L’infernal cumul des mandats

Par Christophe Caresche, député PS de Paris

Paru dans Libération lundi 21 avril 2008

http://www.liberation.fr/rebonds/322244.FR.php

Logo_La_Croix

Le redécoupage électoral

Par Céline Rouden

Paru dans La Croix mercredi 16 avril 2008

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2335270&rubId=788

logo_figaro

Un scrutin à un seul tour ?

Par Judith Waintraub

Paru dans Le Figaro mardi 22 avril 2008

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/23/01002-20080423ARTFIG00015-scrutin-legislatif-a-un-tour-l-ump-s-interroge.php

25 avril 2008

Joissains ou l'héritage de maire en fille ?

maryse_joissains

(Clic sur l'image pour agrandir)

Dessin de Charmag dans le mensuel "Le Ravi"

Il a fallu près de quatre semaines pour régler la question du qui fait quoi. Non sans mal, parce qu'il a fallu discuter, négocier, voire imposer une place à chacun : récompenser les fidèles, intégrer les nouveaux, tenir compte des susceptibilités ou même raboter ici et là quelques prétentions. Quoi qu'il en soit, si Maryse Joissains a fini de distribuer les rôles aux membres de son équipe, cela ressemble plus à une répartition administrative de délégations qu'à un véritable partage des responsabilités politiques.

En effet, tout laisse à penser - je le pense - qu'un tel procédé soit destiné à confiner la plupart des élus dans des tâches de routine. Qui pour mettre en œuvre des éléments du programme, qui pour gérer l'ordinaire. Sans plus. Derrière cette apparence d'attributions se cache une réalité à visées plus stratégiques.

Pour gouverner, il n'existera qu'un seul pouvoir, concentré, à sa guise, celui de Maryse Joissains. Faisant d'une pierre deux coups, elle a non seulement décidé de garder en mains tous les leviers de commande qu'elle détenait déjà, mais aussi de les renforcer. Elle va donc ainsi cumuler ses postes de députée, de maire, de présidente de la Communauté du Pays d'Aix, des sociétés d'HLM et de la plupart des structures paramunicipales.

A ses côtés, agissant pour ainsi dire comme son double en devenir, sa fille, Sophie, constitue désormais une pièce maîtresse du dispositif, à la mairie et à la CPA qui l'a désignée vice-présidente. La confiance fondée sur le lien familial leur permettra d'agir dans la plus parfaite harmonie.

Pour compléter le verrouillage et éviter toute dilution des pouvoirs, Maryse Joissains vient de faire appel à une seule et même personne, le directeur de l'hôpital d'Aix, pour occuper les fonctions de directeur de cabinet à l'Hôtel de Ville et à la CPA. L'échiquier étant en place, aucun pion ne pourra bouger sans l'accord préalable du trio.

Je ne vois dans cette façon d'avancer aucune autre explication que celle d'empêcher les errements du premier mandat et de préparer six ans durant une succession par héritage.

24 avril 2008

Au CM, pour les délégations, c'est mal (ré)parti...

Hotel_de_Ville

    

EUX = CM2

               

Cet intitulé facétieux, voire un peu caustique, inaugure une nouvelle catégorie qui se veut la suite logique de celles que j'ai consacrées au conseil municipal en tant qu'élu, puis à la longue période électorale dont nous connaissons l'issue.

L'expérience de son premier mandat aurait dû logiquement servir à Maryse Joissains à mieux organiser le fonctionnement de la collectivité. Si l'on en juge par les décisions annoncées, ce n'est pas vraiment ce qui vient de se passer. L'impression qui se dégage est qu'elle a non seulement reconduit le même mauvais schéma qu'avant, mais… qu'elle l'a plutôt aggravé !

Pour n'aller qu'à l'essentiel, pourquoi et comment ne pas s'interroger, une fois encore, sur la façon incohérente dont certaines délégations ont été distribuées ? Là où l'on aurait pu imaginer la définition et l'affichage de cinq ou six grands pôles thématiques exprimant les priorités et l'essence d'un projet, on devra donc continuer à perdre son temps à décrypter le sens de ces multiples délégations, diluées sous des appellations à rallonge, parfois laborieuses, peu identifiables par la population, morcelées, puis réparties selon un mode dénué d'efficacité.

L'exemple le plus parlant est, comme lors du mandat précédent, celui de la culture. Aucun élu n'en porte le titre entier. Ils sont six à s'en partager les responsabilités.

On en trouve une autre illustration avec la thématique de l'emploi, dont les prérogatives sont scindées en deux. La délégation des relations avec les entreprises dépend d'un adjoint alors que l'économie, l'emploi et l'insertion professionnelle sont attribués à une simple conseillère municipale. Où est la logique ?

Et puis, comment ne pas relever que deux fonctions patrimoniales, dont on connaît pourtant l'importance des enjeux pour les années à venir, la Justice et l'Université, ne sont pas non plus valorisées par un poste d'adjoint ?

Un dernier exemple concerne l'exercice de la citoyenneté qui aurait mérité la mise en œuvre d'une charte de la concertation et de la participation. On a beau chercher, on ne déniche aucune délégation à la démocratie locale qui aurait pu regrouper, a minima, des conseils de proximité, les relations avec les comités d'intérêts de quartiers, les relations avec les usagers et la vie associative.

Certes, le nombre des élus affectés à des quartiers a été augmenté mais il est difficile de comprendre qu'un secteur de 20.000 habitants comme le Val Saint-André puisse se satisfaire d'un simple conseiller alors que la Duranne avec ses 4.000 habitants dispose d'un adjoint spécial.

Enfin, quelle était la nécessité de déléguer un adjoint dans le périmètre des facultés ? Il aurait mieux valu désigner un élu à part entière dans le grand et récent secteur de la Brédasque et de la route d'Eguilles qui forme une entité plus pertinente avec les Granettes et Pey Blanc, où, pour mémoire, en 2001, Maryse Joissains s'était engagée à créer une mairie-annexe… qu'on n'a jamais vue.

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