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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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18 janvier 2008

BILAN 20 : Maryse Joissains et la laïcité

Copie_de_Joissains

Dessin du mensuel satirique "Le Ravi"

Des faits, rien que des faits

La laïcité est plus que jamais à l'ordre du jour. Nicolas Sarkozy multiplie les déclarations et se prend les pieds dans le tapis. Lire à ce sujet, l'excellent article "Les cinq fautes du président..." par Henri Pena-Ruiz, ci-dessous.

A Aix, Maryse Joissains n'en est pas à une dérive près non plus. La France n'est pas les Etats-Unis. Cela fait plus de 100 ans que notre pays a établi les règles de séparation de l'Eglise et de l'Etat.

On ne peut pas ne pas le remarquer, le maire d'Aix porte en permanence une énorme croix de 7 cm bien visible sur sa poitrine. "C'est parce que c'est esthétique", se justifie-t-elle. Et pourquoi pas, pour faire bonne mesure et aller au bout de cette "logique", compléter son goût pour les belles choses par un bouquet comprenant l'étoile de David, la main de Fathma et un Bouddha, par exemple.

En 2004, elle s'est présentée ornée de cette croix à une réunion publique à l'Hôtel de Ville organisée par l'Observatoire de la laïcité du Pays d'Aix, choquant l'assistance qui lui a posé la question, à laquelle elle a rétorqué comme dit ci-dessus.

Le 8-Mai 2005, en tant que maire, Maryse Joissains a validé un carton officiel municipal pour les cérémonies de la Victoire en précisant bien dans les horaires des manifestations que nous étions "invités à participer à la messe présidée par l'archevêque d'Aix".

Pour la mort du pape, le drapeau français a été mis en berne au fronton de l'Hôtel de Ville pendant une semaine, soit sept fois plus longtemps que ce que préconisait le Préfet.

A la cérémonie des vœux de 2006, elle a remercié publiquement, devant le sous-préfet, les députés, l'inspecteur d'académie, toutes les autorités civiles, militaires et le public, "tous les cultes qui ont dit des prières à l'intention de ma fille atteinte d'une grave maladie", situation qui relève par nature de l'ordre privé.

Au conseil municipal du 31 janvier 2006, elle a proposé de dénommer, sans motivation sérieuse, une minuscule rue "Saint-Georges", débordant ainsi du cadre laïque et neutre en se prononçant pour une dénomination religieuse.

Dans le n° 23 du magazine municipal "Aix en dialogue", un article de la rubrique villages a fait la promotion des activités de l'église en incitant les enfants à aller au catéchisme. Faut-il le rappeler, cela relève également de choix personnels.

Enfin, au conseil municipal du 15 janvier 2007, Maryse Joissains a proposé de dénommer un rond-point "Père Pierre Aguesse" – que j'ai bien connu dans ses activités sociales et son implication dans la vie du Jas de Bouffan et auquel j'ai rendu hommage. J'ai demandé que l'on supprime un membre de phrase en forme de commentaire dans la délibération parce que cela me paraissait outrepasser les prérogatives de notre assemblée communale : "Pierre Aguesse a montré que l'église catholique a sa place dans notre société pour le bien de tous, quelle que soit leur origine sociale pour cette population aux origines multiples."

Pour éviter toute équivoque, je tiens à préciser que je respecte toutes les croyances et toutes les personnes qui choisissent ou pratiquent leurs religions. La France permet l'expression de toutes les confessions, librement, et c'est heureux. Mais vivre ensemble ne signifie pas pour autant transgresser les principes qui fondent notre République laïque ou prendre position en faveur de telle ou telle option religieuse, a fortiori quand on détient un mandat électif ou qu'on représente l'Etat.

             

Lecteur

Les cinq fautes du président…

Ci-après l'article paru dans Le Figaro le 3 janvier 2007, par Henri Pena-Ruiz, philosophe, professeur, écrivain, ancien membre de la commission Stasi sur l'application du principe de laïcité dans la République.

Derniers ouvrages parus : Qu'est-ce que la laïcité ? (Gallimard) et Leçons sur le bonheur (Flammarion).

   Nicolas Sarkozy a prononcé au Vatican, un discours choquant à plus d'un titre. Soutenir, en somme, que la religion mérite un privilège public car elle seule ouvrirait sur le sens profond de la vie humaine est une profession de foi discriminatoire. Il est regrettable qu'à un tel niveau de responsabilité cinq fautes majeures se conjuguent ainsi.

Une faute morale d'abord.

   Lisons : "Ceux qui ne croient pas doivent être protégés de toute forme d'intolérance et de prosélytisme. Mais un homme qui croit, c'est un homme qui espère. Et l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent." Dénier implicitement l'espérance aux humanistes athées est inadmissible.

   C'est montrer bien peu de respect pour ceux qui fondent leur dévouement pour la solidarité ou la justice sur un humanisme sans référence divine. Ils seront nombreux en France à se sentir blessés par de tels propos. Était-ce bien la peine de rendre hommage au jeune communiste athée Guy Môquet pour ainsi le disqualifier ensuite en lui déniant toute espérance et toute visée du sens ?

   En fait, monsieur le président, vous réduisez indûment la spiritualité à la religion, et la transcendance à la transcendance religieuse. Un jeune héros de la Résistance transcende la peur de mourir pour défendre la liberté, comme le firent tant d'humanistes athées à côté de croyants résistants.

Une faute politique.

   Tout se passe comme si M. Sarkozy était incapable de distinguer ses convictions personnelles de ce qui lui est permis de dire publiquement dans l'exercice de ses fonctions, celles d'un président de la République qui se doit de représenter tous les Français à égalité, sans discrimination ni privilège.

   Si un simple fonctionnaire, un professeur par exemple, commettait une telle confusion dans l'exercice de ses fonctions, il serait à juste titre rappelé au devoir de réserve. Il est regrettable que le chef de l'État ne donne pas l'exemple. Curieux oubli de la déontologie.

Une faute juridique.

   Dans un État de droit, il n'appartient pas aux tenants du pouvoir politique de hiérarchiser les options spirituelles, et de décerner un privilège à une certaine façon de concevoir la vie spirituelle ou l'accomplissement humain. Kant dénonçait le paternalisme des dirigeants politiques qui infantilisent le peuple en valorisant autoritairement une certaine façon de conduire sa vie et sa spiritualité. Des citoyens respectés sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire en la matière, et ils n'ont pas besoin de leçons de spiritualité conforme.

   Lisons à nouveau : "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur." On est surpris d'une telle hiérarchie éthique entre l'instituteur et le curé. L'école de la République a été inventée pour que les êtres humains puissent se passer de maître.

   Tel est l'honneur des instituteurs et des professeurs. Grâce à l'instruction, l'autonomie éthique de chaque personne se fonde sur son autonomie de jugement. Elle n'a donc pas à être jugée moins bonne que la direction de conscience exercée par des tuteurs moraux. Étrange spiritualité que celle qui veut assujettir la conscience à la croyance !

Une faute historique.

   L'éloge du christianisme comme fondement de civilisation passe sous silence les terribles réalités historiques qui remontent à l'époque où l'Église catholique disposait du pouvoir temporel, puisque le pouvoir politique des princes était alors conçu comme son "bras séculier". L'Occident chrétien peut-il s'enorgueillir du thème religieux du "peuple déicide" qui déboucha sur un antisémitisme particulièrement virulent là où l'Église était très puissante ?

   Les hérésies noyées dans le sang, les guerres de religion avec le massacre de la Saint-Barthélemy (3500 morts en un jour : autant que lors des attentats islamistes du 11 Septembre contre les Twin Towers), les croisades et les bûchers de l'Inquisition (Giordano Bruno brûlé vif en 1600 à Rome), l'Index Librorum Prohibitorum, censure de la culture humaine, l'anathématisation des droits de l'homme et de la liberté de conscience (syllabus de 1864) doivent-ils être oubliés ?

   Les racines de l'Europe ? L'héritage religieux est pour le moins ambigu… L'approche discriminatoire est évidente dès lors que le christianisme est invoqué sans référence aux atrocités mentionnées, alors que les idéaux des Lumières, de l'émancipation collective, et du communisme sont quant à eux stigmatisés à mots couverts au nom de réalités contestables qu'ils auraient engendrées.

   Pourquoi dans un cas délier le projet spirituel de l'histoire réelle, et dans l'autre procéder à l'amalgame ? Si Jésus n'est pas responsable de Torquemada, pourquoi Marx le serait-il de Staline ? De grâce, monsieur le président, ne réécrivez pas l'histoire à sens unique ! Comment par ailleurs osez-vous parler de la Loi de séparation de l'État et des Églises de 1905 comme d'une sorte de violence faite à la religion, alors qu'elle ne fit qu'émanciper l'État de l'Église et l'Église de l'État ?

   Abolir les privilèges publics des religions, c'est tout simplement rappeler que la foi religieuse ne doit engager que les croyants et eux seuls. Si la promotion de l'égalité est une violence, alors le triptyque républicain en est une. Quant aux droits de l'homme d'abord proclamés en Europe, ils proviennent de la théorie du droit naturel, elle-même inspirée de l'humanisme de la philosophie antique et notamment de l'universalisme stoïcien, et non du christianisme. Si on veut à tout prix évoquer les racines, il faut les citer toutes, et de façon équitable.

Une faute culturelle.

   Toute valorisation unilatérale d'une civilisation implicitement assimilée à une religion dominante risque de déboucher sur une logique de choc des civilisations et de guerre des dieux. Il n'est pas judicieux de revenir ainsi à une conception de la nation ou d'un groupe de nations qui exalterait un particularisme religieux, au lieu de mettre en valeur les conquêtes du droit, souvent à rebours des traditions religieuses.

   Comment des peuples ayant vécu avec des choix religieux différents peuvent-ils admettre un tel privilège pour ce qui n'est qu'un particularisme, alors que ce qui vaut dans un espace politique de droit c'est justement la portée universelle de conquêtes effectuées souvent dans le sang et les larmes ? Si l'Europe a une voix audible, ce n'est pas par la valorisation de ses racines religieuses, mais par celle de telles conquêtes.

   La liberté de conscience, l'égalité des droits, l'égalité des sexes, toujours en marche, signent non la supériorité d'une culture, mais la valeur exemplaire de luttes qui peuvent affranchir les cultures, à commencer par la culture dite occidentale, de leurs préjugés.

   Simone de Beauvoir rédigeant "Le Deuxième Sexe" pratiquait cette distanciation salutaire pour l'Occident chrétien. Taslima Nasreen fait de même au Bangladesh pour les théocraties islamistes. La culture, entendue comme émancipation du jugement, délivre ainsi des cultures, entendues comme traditions fermées.

   Assimiler l'individu à son groupe particulier, c'est lui faire courir le risque d'une soumission peu propice à sa liberté. Clouer les peuples à des identités collectives, religieuses ou autres, c'est les détourner de la recherche des droits universels, vecteurs de fraternité comme d'émancipation. Le danger du communautarisme n'est pas loin.

   La laïcité, sans adjectif, ni positive ni négative, ne saurait être défigurée par des propos sans fondements. Elle ne se réduit pas à la liberté de croire ou de ne pas croire accordée avec une certaine condescendance aux "non-croyants". Elle implique la plénitude de l'égalité de traitement, par la République et son président, des athées et des croyants.

   Cette égalité, à l'évidence, est la condition d'une véritable fraternité, dans la référence au bien commun, qui est de tous. Monsieur le président, le résistant catholique Honoré d'Estienne d'Orves et l'humaniste athée Guy Môquet, celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas, ne méritent-ils pas même considération ?

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17 janvier 2008

Débat : Sport, culture et… politique

Un même objectif : la cohésion sociale

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(Clic sur l'image pour agrandir)

A la tribune, Michel Pezet et les intervenants

de notre projet sur le sport et la culture

Lier sport et culture, une évidence. Rien de plus naturel, même. Le dire et le redire, c'est bien. Mais, le faire vraiment, c'est encore mieux. Et donc, faut-il s'en préoccuper très sérieusement. C'est la raison pour laquelle notre projet de ville vise prioritairement à redonner vie à la cohésion sociale dans toutes ses dimensions. C'est là le sens impératif de notre démarche.

Mardi, à la salle des fêtes des Milles, au cours de notre troisième rencontre thématique publique, Michel Pezet et l'ensemble des intervenants ayant préparé ces dossiers pour notre équipe ont décliné les propositions de notre programme, non sans avoir adressé auparavant un carton rouge à la municipalité actuelle pour sa calamiteuse gestion.

A la casse constatée depuis sept ans, nous opposons une véritable remise en route de toutes les pratiques humaines pour mieux vivre à Aix. Au cœur du dispositif, le sport et la culture qui doivent désormais s'adresser à tous, toutes générations confondues, dans tous les quartiers et villages.

Nous aurons d'ailleurs l'occasion d'en détailler les divers aspects dans nos prochains documents de campagne et lors de la présentation de notre projet le 25 janvier à la salle du Bois de l'Aune au Jas de Bouffan. Le public présent avant-hier soir a bien accueilli les mesures concrètes que nous avons dévoilées en avant-première.

D'ici une semaine, nous informerons aussi l'ensemble des Aixois en publiant le troisième numéro de notre journal "Aix à venir" qui synthétisera bon nombre de nos propositions concernant le sport, la culture, la vie sociale et la vie associative.

       

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Au premier rang, Jean-François Picheral, Antony Sette,

Danielle Rumani-Elbez, Lucien-Alexandre Castronovo,

Suzanne Picheral, Madeleine Darbel

Les phrases politiques…

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Le public présent à la salle des fêtes des Milles

Mercredi, les médias "La Provence", "La Marseillaise", "Métro", "20minutes", "France 3 Méditerranée", l'"Agence France Presse", pour ne citer qu'eux, ont largement fait écho à notre soirée rencontre sur le sport et la culture.

Lors de la conférence de presse qui a précédé l'événement, Michel Pezet a déclaré placer notre campagne électorale "hors du terrain partisan et loin des combinaisons entre formations politiques". "Il n'y aura pas de logo de parti sur ma liste et ses membres seront choisis, non pas sur leurs origines politiques, mais sur leur capacité à porter un projet commun."

Il a ironisé volontiers sur le contexte général d'ouverture politique actuel et "le tohu-bohu, le brouillamini" qui s'ensuit. "Avec mes amis, nous passons pour des gens sérieux, sachant de quoi ils parlent", a-t-il glissé.

Abordant également le bilan de la municipalité actuelle, il a regretté que la ville ait "tourné le dos à la Méditerranée" et soit culturellement "restée sur ses acquis".

Jean-François Picheral a enfoncé le clou en faisant remarquer que "pendant sept ans, il n'y a pas eu d'adjoint à la culture, c'est une situation incroyable !"

15 janvier 2008

Ce soir, débat : Mieux vivre à Aix, sport, culture…

Invitation à la 3e rencontre publique

proposée par notre équipe d'"Aix à venir" sur le thème

   

MIEUX VIVRE A AIX : SPORT, CULTURE…

Ce mardi 15 janvier 2008 à 19h30 (entrée gratuite)

Salle des fêtes des Milles

Place de la Liberté (Parking assuré)

         

Un buffet campagnard sera offert sur place à l'issue de la réunion

En présence de Michel PEZET

Avocat à la Cour

Candidat à l'élection municipale

Vice-Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône

Et de Jean-François PICHERAL

Sénateur des Bouches-du-Rhône

Maire d'Aix-en-Provence de 1989 à 2001

15 janvier 2008

Canton Aix-Centre : Notre conférence de presse (2)

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Michel Pezet, Danielle Rumani-Elbez,

Lucien-Alexandre Castronovo et Jean-François Picheral

Ci-dessous, les deux derniers principaux extraits de notre conférence de presse du 12 janvier, à Encagnane, pour annoncer notre candidature à la cantonale d'Aix-Centre des 9 et 16 mars 2008.

Intervention de Michel Pezet

Lorsque Marc Egloff avait été désigné à l'élection cantonale, c'était en 1988, j'étais responsable du parti socialiste au niveau départemental. A l'époque, c'est après une concertation avec Jean-François Picheral que nous avions décidé qu'il devait être le candidat dans le cadre de l'ouverture des socialistes vers d'autres formations politiques. Si la politique est faite d'idées, elle est aussi faite de personnes.

En 2002, Danielle Rumani-Elbez a fait un très beau score aux élections législatives dans une situation particulièrement difficile. Et donc, pour faire de la politique, il faut avoir le cuir épais. Aujourd'hui, ce canton a été désigné pour un candidat socialiste. Peut-on désigner un candidat sans la moindre discussion ? Je crois que non.

Tous les partis doivent se poser des questions sur leur état. Dans quel état est le parti socialiste ? Dans quel état est le parti communiste ? Comme est le parti radical de gauche ? Comment est la gauche généralement ?

Nous avons en face de nous une machine extravagante, la machine de Sarkozy, qui mêle tout, qui essaie de démontrer qu'il peut être à gauche mais qui cale complètement par exemple sur le pouvoir d'achat et sur les différentes réformes qu'il veut faire. C'est une machine qui fait changer les repères de la gauche et de la droite. Il joue son jeu et il sait ce que c'est que la politique.

Et nous, qu'est-ce qu'on fait ? On va continuer à croire qu'on peut, comme ça, jouer chacun dans son bastion, réfléchir et avoir quelques idées ? Ou bien on va tout mettre à plat ? C'est ça la grande confrontation dans laquelle on est. Est-ce qu'on peut continuer à faire semblant ? Va-t-on continuer à chanter les grandes lunes ? Ou bien est-ce que la gauche doit se réunir et réfléchir sur tout ça ? Et on va s'étonner ? On va nous faire des coups de discipline à laquelle personne ne croit ?

Qu'il soit très clair, jamais, pas plus Jean-François Picheral que moi-même, ou que les camarades socialistes qui sont avec nous, nous n'avons été convoqués devant la moindre commission. Et il est clairement établi qu'il n'y a pas la moindre exclusion. Pourquoi y a-t-il de la confusion partout ? Pourquoi ? On manque de bases, de réflexion et d'humilité pour mettre tout le monde autour de la table.

Au lendemain de l'élection présidentielle, on n'a pas tiré les conséquences de notre chute. Il faut se demander ce qui se passe dans cette société, quels sont les problèmes auxquels les gens veulent que nous répondions et que nous ne répondions pas par de vieilles lunes. Nous sommes dans cette vision de la chose, y compris localement et dans ce canton.

Pourquoi donc tant de candidatures ? Parce qu'on ne réfléchit pas ! Parce qu'on croit que coller des affiches et y mettre sa tête, ça suffit ! Quel est le contenu derrière une tête et des affiches ? C'est quoi aujourd'hui le Conseil général ? Et c'est quoi cette élection ? C'est quand même extraordinaire cette espèce d'autosatisfaction que certains manifestent : "ça me revient", disent-ils. Qu'est–ce qui vous revient ? Si je suis candidat à une élection, c'est pour porter quelque chose. Si nous faisons une liste, c'est parce que nous avons envie que les choses se transforment. Ce n'est pas le pouvoir qui nous anime.

Si cette élection peut déclancher des phénomènes de discussion, alors c'est ce qui nous intéresse. Et c'est ce qui motive notre rencontre avec les citoyens. Eclairons mille lumières et on verra l'unité qu'on pourra refaire après. 

Intervention de Jean-François Picheral

Avant le découpage électoral que nous connaissons aujourd'hui, ce canton était le mien. Jusqu'en 1988, il n'y avait que deux cantons, détenus par Félix Ciccolini au Nord et moi-même au Sud-Ouest et centre. Maintenant, il y en a trois.

Ces quartiers se sont développés grâce à nous deux. Dans les années soixante, pour accueillir les rapatriés à Encagnane et, plus proche de nous, pour loger les nouveaux arrivants aixois.

En 1988, Marc Egloff a été le premier conseiller général du canton centre. Lorsque je suis devenu maire, il m'avait demandé de confier le quartier à Danielle. C'était un quartier difficile car il n'avait pas encore trouvé son équilibre. Le courage et le savoir-faire de Danielle ont fait que ce mandat s'est remarquablement bien passé. Elle est sortie harassée de fatigue de ces six ans d'investissement.

Pour le second mandat, elle a souhaité changer de délégation. Je lui en ai donné une autre encore plus lourde : l'éducation. C'est très difficile à gérer et elle a fait ça de façon tout aussi remarquable. Danielle arrivait à faire des réunions en menant des débats avec les parents d'élèves, avec les directeurs d'école, avec les enseignants. Cela était dû à la sérénité, au sérieux et au bon sens de Danielle. Dans ce quartier, elle est chez elle.

Est-ce qu'on lui a demandé au niveau marseillais si ça l'intéressait d'être candidate éventuellement dans ce canton ? Réponse : non ! Ils ont désigné quelqu'un d'autre. Cà, c'est inadmissible de gaspiller une telle chance.

Alors, si Sarkozy remue le panier, et que nous nous lamentons tellement sur l'état de nos partis de gauche, ne croyez pas qu'aujourd'hui l'ambiance soit euphorique à l'UMP. Si certains ont vite pris le tournant avec Sarkozy, d'autres ont une idéologie et une façon de travailler qui les troublent beaucoup. Il y a un malaise chez eux qui est moins important que chez nous car, chez nous, il est idéologique. Il nous faut un chef. Et on le voit bien avec le débat sur l'Europe et sur les positionnements contradictoires des socialistes. Nous en subissons les conséquences aux échelons de la région, du département et très localement.

Il faut faire comprendre à nos responsables départementaux qu'il y a des gens qui ont un savoir, qui ont fait leurs preuves et nos deux candidats sont des élus remarquables. Par les résultats qu'ils ont obtenus et qu'ils obtiennent aujourd'hui. Il faudra le savoir aux Aixois et je suis très fier que Michel ait fait ce choix de leur demander d'être avec lui pour ce futur combat municipal car ce sont deux Aixois qui savent de quoi ils parlent quand ils interviennent dans le fonctionnement et la vie de cette ville qui mérite de revenir, grâce à eux, dans une gestion saine, honnête, avec de la sérénité.

Quand on voit l'ambiance qu'il y a aujourd'hui dans l'équipe dirigeante sortante, ils s'entretuent, ils se séparent, comment voulez-vous que l'on travaille ? Ces gens ont géré cette ville d'une façon catastrophique et nous allons avoir des difficultés pour la redresser. En 1989, nous avions basé notre campagne municipale sur l'idée "que la ville se lève". Là, il va falloir dire "que la ville se relève !"

Quand on voit les dernières interventions de Joissains sur les HLM, c'est un tissu de mensonges sur quatre pages et cela risque d'être comme ça pendant toute la campagne. Il nous faudra, avec des gens honnêtes et compétents, faire triompher la vérité. Danielle et son suppléant, en dehors du côté affectif que j'ai à leur égard, ont toute leur place au Conseil général et à la mairie.

Lire la première partie ci-dessous à la date de lundi 14 janvier.

14 janvier 2008

Canton Aix-Centre : Notre conférence de presse (1)

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Michel Pezet, Danielle Rumani-Elbez,

Lucien-Alexandre Castronovo et Jean-François Picheral

Ce samedi 12 janvier, à Encagnane, nous avons tenu une conférence de presse pour annoncer notre candidature à la cantonale d'Aix-Centre des 9 et 16 mars 2008. En voici les principaux extraits.

Danielle Rumani-Elbez, titulaire

Si nous nous présentons, c'est pour enrichir le débat démocratique. Avec nos amis radicaux de gauche et socialistes ici présents, nous n'avons pas été consultés pour l'investiture à gauche. Pour nous, cette élection est en quelque sorte une primaire à gauche. Nous ne menons pas ce combat pour faire perdre notre camp.

Lucien-Alexandre et moi-même considérons que notre candidature est légitime. De 1988 à 1994, ce canton avait vu l'élection de notre ami Marc Egloff pour le Parti radical de gauche. Notre candidature nous semble donc cohérente. Elle s'inscrit dans la continuité de la démarche dans laquelle nous avons aussi choisi de nous engager aux côtés de Michel Pezet et de Jean-François Picheral pour les élections municipales. Par conséquent, pour nous, il n'y a pas de désordre.

En fait, s'il y a désordre, il faudrait peut-être aussi s'interroger et se dire qu'il y a des remises en question fondamentales à prendre en compte. Si les investitures étaient faites de façon plus transparente, et si un minimum d'éthique était respecté, peut-être qu'il n'y aurait pas de foisonnement de candidatures. Je pense que c'est à ce niveau-là que les politiques et la presse devraient poser certains débats.

Maintenant, sans polémiquer, et plus tranquillement, je veux vous dire que, pour nous, la politique, c'est l'affaire de chaque citoyen, dans sa rue, dans son quartier, dans sa ville, et qu'elle ne peut pas rester l'affaire de quelques professionnels. Pour nous, inciter pour que chacun puisse prendre la parole, surtout quand il s'agit de parler de quartier, c'est très important. Cela s'appelle la prise de conscience et de responsabilité.

Notre objectif a toujours été d'aider tous les Aixois et d'améliorer la qualité de la vie. Pour ma part, je crois être une femme soucieuse du respect des personnes, des cultures, des équilibres sociaux et économiques et des traditions. En politique, on ne doit pas se contenter de gérer au jour le jour. La mission de la politique, c'est d'expliquer le présent et de préparer l'avenir, non pas sur le papier ou avec de belles paroles mais dans les réalités les plus concrètes.

Nous avons la connaissance et l'expérience des quartiers concernés par ce canton : Encagnane, Saint-Eutrope et le centre-ville. Nous sommes des élus de terrain. Nous savons quels sont les aspirations et les souhaits et nous allons les recueillir au plus près des citoyens afin de pouvoir ensuite entrer dans l'action aussi bien dans le cadre départemental que dans la continuité des actions municipales. Ce sont là nos motivations pour cette candidature.

Certains vont parler de dissidence. Nous ne nous vivons pas comme des dissidents car nous sommes des radicaux de gauche depuis de longues années ! Et, à l'évidence, nous sommes de plus en plus rejoints par d'autres collègues qui ne se considèrent pas non plus comme des dissidents.

Lucien-Alexandre Castronovo, suppléant

Les gens savent que nous formons un duo de choc depuis longtemps, puisque nous avons travaillé ensemble, sous la municipalité de Jean-François Picheral et notamment dans ce combat difficile qu'ont été les sept années d'opposition à l'équipe municipale actuelle. Le maire sortant nous a qualifiés de "meilleurs opposants". Prenons la formule comme ça, recevoir un diplôme de ce côté-là, c'est presque... un honneur.

Danielle et moi-même, nous avons toujours eu une parole libre, c'est-à-dire sans cloisonnement de la pensée et, comme elle l'a rappelé, pour agir pour tout le monde. Nous n'avons jamais trié les Aixois pour les servir et pour nous préoccuper des difficultés des uns et des autres.

Dans ce canton, il y a une antériorité, la forte présence de Marc Egloff, qui a donné plus que lui-même, y compris jusqu'à sa vie, pour s'occuper de nos concitoyens. Nous voudrions être dignes de sa mémoire. Pour nous, c'est une filiation. Nous relevons le défi d'aller au combat. Ce ne sera pas facile. Mais nous n'allons pas nous mêler aux disputes de part et d'autre de l'échiquier politique parce que ce n'est pas ce qui nous intéresse et ce n'est surtout pas ce qui intéresse nos concitoyens, qu'ils soient ici sur le canton ou sur le reste de la ville.

Alors, qu'est-ce qui nous caractérise ? Ce sont des marques de fabrique très fortes. La première, c'est la justice sociale. La deuxième, c'est le travail de terrain. Et la troisième, j'insiste, c'est la morale politique, qui a malheureusement quitté pas mal d'élus et de personnes qui ont des responsabilités. Nous voudrions restaurer cette morale politique.

Nous pouvons mettre au défi qui que ce soit de trouver le moindre écart de conduite de la part de Danielle et de moi-même. Nous pensons pouvoir représenter dignement la population de ce secteur au Conseil général, dans ses prérogatives de l'action sociale et sanitaire, de l'environnement, du sport, de la culture… et dans toutes les actions au plus près de nos concitoyens.

Voilà ce que je voulais dire. Et il me semble que c'est suffisant pour poser un acte de candidature et expliquer le sens de notre démarche, que nous voulons démocratique. Nous voulons nous mesurer à l'électorat. Nos idées n'ont jamais muté. Ce sont les comportements qui doivent s'adapter aux réalités modernes. Les gens attendent que les élus soient à la hauteur de la tâche qu'ils leur confient. Et nous attendons que les électeurs nous suivent, qu'ils puissent prendre conscience de la différence qu'il y a entre les diverses candidatures.

Il y a actuellement un éparpillement. J'ai bien l'impression que certains cherchent des postes. Ce n'est pas notre but, nous voulons des responsabilités au service de nos concitoyens. Nous n'avons jamais été avares de notre temps et nous allons y consacrer toutes nos energies.

Demain, les interventions de Michel Pezet et de Jean-François Picheral

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12 janvier 2008

Cantonale Aix-Centre : Nous sommes candidats

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Aix centre : photo personnelle prise à bord d'un Cessna

Le sens de notre candidature

Les 9 et 16 mars 2008, les élections cantonales pour le Conseil général des Bouches-du-Rhône se dérouleront en même temps que les municipales.

Pour notre ville, deux cantons sont renouvelables : Aix-Nord et Aix-Centre.

Elus conseillers municipaux radicaux de gauche, Danielle Rumani-Elbez et moi-même avons décidé de nous déclarer candidats, respectivement comme titulaire et suppléant, dans le canton d'Aix-Centre.

Au terme d'une mûre réflexion et d'une analyse partagée et soutenue par de nombreux amis, ma collègue et moi avons estimé que notre candidature ne manquait pas de légitimité pour défendre nos idées comme il est normal que d'autres défendent les leurs.

Créé en 1988, le canton d'Aix-Centre avait été conquis avec pugnacité par notre ami Marc Egloff, toujours présent dans nos mémoires. Notre décision se fonde donc à la fois sur une antériorité et une filiation politiques. C'est pourquoi, Danielle et moi souhaitons mettre notre expérience, notre travail et notre honnêteté au service des habitants dans la lignée politique de notre prédécesseur.

Citoyens libres, nous nous engageons dans cette démarche démocratique pour porter haut, et avec la même détermination, nos messages de justice sociale, de solidarité, d'humanisme, de morale politique et de défense des valeurs républicaines.

Nous nous adressons à l'ensemble des électrices et des électeurs aixois pour qu'ils puissent retrouver à travers nos personnes des représentants intransigeants avec l'intérêt général. Nos concitoyens peuvent compter sur nous pour toujours agir dans le sens du bien commun, sans exclusive et en toute transparence.

Dans les prochaines semaines, nous continuerons d'aller à la rencontre des habitants et d'être à leur écoute. Nous développerons nos objectifs et nous formulerons nos propositions d'actions.

Nous avons la ferme résolution de faire se lever une espérance et d'obtenir la confiance de nos concitoyens, en harmonie avec notre participation à l'équipe municipale conduite par Michel Pezet et Jean-François Picheral.

12 janvier 2008

Nouveau débat : Mieux vivre à Aix, sport, culture…

Invitation à la 3e Rencontre publique

            

proposée par notre équipe d'"Aix à venir" sur le thème

         

MIEUX VIVRE A AIX : SPORT, CULTURE…

Mardi 15 janvier 2008 à 19h30 (entrée gratuite)

Salle des fêtes des Milles

Place de la Liberté (Parking assuré)

En présence de Michel PEZET

Avocat à la Cour

Candidat à l'élection municipale

Vice-Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône

Et de Jean-François PICHERAL

Sénateur des Bouches-du-Rhône

Maire d'Aix-en-Provence de 1989 à 2001

11 janvier 2008

Affichage publicitaire : Aix n'est pas... Paris

panneaux_publicitaires

La décision de Maryse Joissains de renouveler tout le mobilier urbain a eu pour effet d'augmenter le nombre des espaces publicitaires. Ce n'est assurément pas la meilleure méthode pour combattre la pollution visuelle et se préoccuper de l'image patrimoniale de la ville. L'encombrement des trottoirs et des coins de rues est devenu insupportable.

Le maire d'Aix a laissé faire le prestataire du contrat (Decaux) et ne lui a imposé aucune règle géographique ni aucune mesure visant à limiter les implantations près de lieux historiques ou des écoles, par exemple.

Pourtant, la collectivité a un pouvoir dans ce domaine. Les zones et surfaces d'affichage publicitaire sont régis par le code de l'environnement qui permet à chaque maire d'adopter une réglementation spécifique.

Paris vient d'en faire l'éclatante démonstration après un processus certes complexe mais efficace. Début 2007, un groupe de travail, avec l'Etat, des élus, des associations et des professionnels a été mis en place pour faire évoluer le règlement.

Que prévoit-il ? Globalement, une baisse de 20% du nombre de panneaux en deux ans. Et, parmi eux, la disparition des fameux "4 par 3" (12m²). Concernant les grands formats, l'objectif est de passer de 2.340 panneaux de 8m² et plus à 1.640 de 8m² maximum. La capitale devient en intégralité une zone de publicité restreinte et les zones interdites à la pub sont étendues.

La mairie souhaite ainsi rééquilibrer la pub entre les quartiers, en allégeant certaines zones comme les portes de Paris. Autre mesure, les panneaux déroulants devront s'arrêter entre minuit et 7 heures du matin. Enfin, l'affichage sera interdit dans un rayon de 50m autour des écoles. Aix vient donc de rater une bonne occasion de donner l'exemple en matière de protection de l'environnement.

11 janvier 2008

Aménagement : Le sens de l'esbroufe

Lors du conseil municipal de décembre, comme s'il s'agissait de donner le change au refus criant de mettre en place un Plan local d'urbanisme (PLU) pourtant imposé par la loi, la municipalité a lancé deux procédures de création de Zone d'aménagement différé (ZAD) dans le secteur des Milles, au quartier de l'Enfant et au Plan d'Aillane.

Alors que depuis plus de six ans aucune perspective globale n'a vu le jour en termes d'activités économiques, d'habitat et d'infrastructures liées aux divers modes de déplacements, la Ville cherche à faire de la propagande et se met soudain à faire du colmatage. Ces deux créations sont présentées comme stratégiques pour le développement d'Aix et du Pays d'Aix vers le Sud-Ouest. Plus pompeux et plus gonflé on ne peut pas faire !

Il faut savoir que Maryse Joissains a fait déclarer ces deux secteurs d'intérêt communautaire (c'est-à-dire relevant de la Communauté du Pays d'Aix) en 2001 et 2003. Et que depuis, ils sont restés en sommeil. Avec le sens de l'esbroufe qu'on lui connaît désormais, la municipalité a donc ressorti ces deux projets quelques mois avant les élections !

L'escroquerie, c'est qu'on ne sait pas quelle est leur place et comment ils peuvent s'articuler dans une vision générale étendue à tout le territoire de la CPA. Ces deux opérations ne font que s'ajouter aux multiples décisions coupées les unes des autres que la municipalité sortante n'a cessé de prendre tout au long du mandat sans ligne directrice.

10 janvier 2008

Ce que j'avais dit aux municipales de... 2001

carton_rougeAu terme de ce mandat, je ne résiste pas au plaisir de publier quelques extraits de ce que je disais lors de mon intervention en réunion publique au centre des congrès le 6 mars 2001 à la veille du premier tour des municipales. J'y décrivais les risques que faisait courir une élection à la mairie de l'équipe de Maryse Joissains. Et nous y voilà. Ce n'était pas de la prémonition, juste un constat.

Toujours tristement d'actualité…

Permettez-moi de vous faire part de quelques considérations :

Ÿ Nos adversaires font dans la pure illusion. Ne leur faites pas confiance : ils ne nous présentent qu’un mauvais catalogue de gadgets et de gesticulations, néfastes pour notre ville, néfastes pour nos concitoyens.

Ÿ Nos adversaires parlent de leurs prétendues compétences. Ne leur faites pas confiance : ils n’ont que de vieux réflexes enrobés de démagogie.

Ÿ Nos adversaires parlent d’une nécessité d’alternance. Ne leur faites pas confiance : ils n’ont que la nostalgie du passé, surtout de leur propre passé, bien peu glorieux, que nos concitoyens ont déjà sanctionné irrévocablement à plusieurs reprises.

Ÿ Nos adversaires parlent de restaurer la dignité. Ne leur faites pas confiance : rappelez vous, ce sont les mêmes qui faisaient tristement rire toute la France.

Ÿ Nos adversaires parlent d’un besoin d’écoute. Ne leur faites pas confiance : lorsqu’ils étaient au pouvoir, ils n’entendaient au mieux que d’étranges voix… Non, décidément, ils n’ont absolument rien appris ! Leur seule union, c’est leur désunion !

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