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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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23 juin 2010

Footage de gueule et flouzeball

guignols_france_foot
(Clic sur l'image pour agrandir)
Un beau raccourci entre sport et politique

La honte ! Ah bon ? Mais la honte, pour qui ? POUR TOUS ! Le système, les joueurs, le sélectionneur, les dirigeants de la fédération, les sponsors, les publicitaires, les médias et les supporters.
Des "valeurs" ? Des manipulations, des arnaques et de l'indignité à revendre oui. Bien à l'image d'une société en capilotade, d'une vie publique en déliquescence et d'une éthique politique en débâcle.
J'ai pourtant tout fait pour fuir cette mascarade mondiale et nationale. Las ! Malgré moi, et jusqu'à l'écœurement, télés, radios, journaux et l'internet n'ont eu de cesse de pilonner mes barricades, d'envahir mes tranchées et de briser mes armures.
Pour ne pas trop me répéter, voici ce que j'écrivais déjà il y a six mois lors de la qualification frauduleuse de la France.

Des coups de pied qui se perdent

Qu'on aime ou pas le football, impossible de réchapper au matraquage médiatique qui, au moindre match, nous met la tête comme un ballon. La méthode est simple, bien rodée aussi. Il suffit en fait d'en faire de grosses unes, comme s'il n'y avait plus d'affamés, de chômeurs, de guerres dans le monde et on en passe.
C'est alors que l'on déclanche, lentement mais sûrement, la montée en puissance du prétendu événement et la fanatisation des foules qui va avec. Car, qu'on se le dise bien une fois pour toutes, les compétitions sportives ont définitivement acquis le statut de grands rassemblements. Cornaqués à l'extrême et fliqués à mort. Mais que ne ferait-on pas pour notre bonheur, hein ?
Il n'y a plus qu'à nous assigner d'idolâtrer aveuglément, sur parole, des joueurs qui se gavent de l'argent siphonné aux supporters. Des supporters qu'on hystérise à leur en faire perdre tout sens critique, car envieux d'imiter leurs totems, jusqu'au déguisement, mais payés en retour d'illusions et de frissons par procuration.
On nous bassine le cortex avec les platitudes affligeantes d'entraîneurs, proférées sur le même ton monocorde devant des forêts de micros et de caméras, pendant que, dans les coulisses, les margoulins mettent en scène le spectacle, exploitent le système et en profitent à fond.
Reste alors à agiter la gigantesque tambouille coagulée et à nous la faire ingurgiter jusqu'à l'indigestion comme un, ou plutôt LE modèle de ferveurs sportives censées former l'expression de liesses populaires, quand les gourous ne vont pas jusqu'à prétendre que nous partageons tous ainsi une fierté nationale. Et au diable si ce ne sont que des ersatz d'émotions collectives fabriquées à coups abusifs de Marseillaise.
Escamotés, amnistiés, le déferlement publicitaire, le chauvinisme, le fric, le dopage et la triche. Oui, à la bourse abrutissante des valeurs artificielles et busardes, on se contrefout du respect, de l'honnêteté et du fair-play. Et à l'aune de ces arnaques, il faut s'y faire, les lumineux héros du quotidien risquent de moins en moins d'être ceux qui se dévouent, protègent, secourent, soignent, éduquent, sans fanfaronner, eux, pauvres sans gloire.
Mercredi soir, un arbitre a raté son coup. Il n'a pas vu ou pas compris qu'un jeu de main et de vilain a tout faussé. Et là, on a eu droit à tout le pathétique toutim : les commentaires sincèrement désolés de quelques honnêtes personnes, les propos carrément minables de vrais crétins répétant que, de toute façon, ce qui compte, c'est que la France a gagné et peu importe la manière, les silences cyniquement calculés d'une bande de fautifs craignant une invalidation du match.
Quelle triste et méprisable mentalité que celle qui accepte la tricherie inavouée, le résultat frauduleux ou la victoire frelatée, ou qui s'en accommode sans honte.
Tiens, du coup, cela me fait penser à certains politiques.

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23 juin 2010

"Le Ravi" de juin crève le ballon du fric foot…

une_ravi_75Non sans un brin de vantardise, Le Ravi n° 75 de juin (2,80€) érige sa grosse une sur le fric foot, avec cinq pages d'enquêtes qu'il faut lire pour ne pas passer pour un anencéphale. On découvrira aussi une double page dessinée sur le titre de l'OM, un reportage sur les "désobéisseurs de l'Islam" de notre région, des nouvelles de nos villes voisines, un dossier sur les menaces que le projet de réforme des collectivités territoriales fait planer sur le secteur culturel et une interview exclusive de Bruno Genzana, "la girouette qui garde le cap à droite". Le tout illustré d'une fort sympathique collection de dessins originaux et caustiques.

Le sommaire du n° 75 du "Ravi" :
http://www.leravi.org/spip.php?article964
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

22 juin 2010

Marseille 2013 : Les réponses de Bernard Latarjet

ravi_latarjetDes doutes s'expriment sur le projet Marseille 2013. Michel Pezet a été le premier à les mettre sur la place publique. D'abord, dans Le Ravi, puis lors d'une conférence de presse aux côtés de Jean-Noël Guérini qui a confirmé le vote de la participation financière du Conseil général, et encore une fois à la télévision ce samedi midi. Lors de cette conférence de presse du 7 juin, Bernard Latarjet, directeur général de Marseille Provence 2013, n'a pas pu faire autrement que de répondre aux questions des journalistes. Il en a profité pour répondre aussi aux inquiétudes exprimées par Michel Pezet. En voici des extraits mis en ligne sur le site du Ravi.
(Clic sur l'image pour agrandir)

Grands équipements culturels de Marseille
"Je remercie le Conseil général d’abonder de 5 millions d’euros pour la mise aux normes des grands équipements marseillais que sont l’Opéra, la Criée, le Palais Longchamp et le Palais Carli. J’ai reçu des assurances de la part de l’Etat et de la ville de Marseille quant au financement des travaux sur ces équipements pour 2013. Ils devraient être annoncés dans quelques jours."

Le calendrier des travaux
"Pour que ces équipements soient opérationnels pour 2013, il faut que les travaux démarrent le plus vite possible et qu’il n’y ait pas de contretemps de chantier. Ce n’est pas impossible, mais c’est franchement serré."
La grande expo au musée des Beaux-Arts
"La grande expo 2013 devrait avoir lieu au Musée des Beaux-Arts, avec une déclinaison au musée Granet à Aix et au Musée de l’Arles Antique. Mais, si par malheur, le musée du Palais Longchamp n’était pas prêt, tant sur le plan des salles que de la sécurité, toute l’expo serait remise en cause. Il n’y a pas de plan B. Et ce serait un énorme scandale qui jetterait une ombre sur 2013."
Les projets des acteurs culturels
"Le dépôt de dossiers s’arrête le 30 juin. Nous en sommes à 1400 propositions. Nous allons passer le reste de l’année à étudier les propositions et les soumettre au Conseil d'administration. Nous ne communiquerons pas avant la fin de l’année sur les projets retenus."

Mécénat
"Nous sommes en bonne voie pour trouver les quatre grands partenaires qui vont s’ajouter à la Poste. Ils vont s’engager sur 1,5 millions d’euros et une visibilité transversale sur 2013. Deux sont signés, deux sont encore en train de finaliser. Chaque partenaire communiquera quand bon lui semblera. Nous avons plus de mal avec les partenaires projets, qui est l’étage en-dessous."
Territoire Marseille-Provence 2013
"Pour l’instant, certaines villes et quelques intercommunalités du territoire  (comme par exemple le SAN Ouest Provence) n’ont pas encore formalisé leur intégration dans Marseille-Provence 2013, préférant pour l’instant rester en partenaires extérieurs. D’ici la fin de l’année, il faudra qu’ils s’engagent ou qu’ils restent à l’extérieur. Mais ce sera définitif à cette date. Le territoire de 2013 en sera forcément modifié, ainsi que son programme."
Politique
"Je n’ai aucun problème avec les élus politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite. Tout se passe bien ici. La seule chose que je puisse remarquer sur la particularité locale, c’est sa propension à l’auto-flagellation." 
                                                     Propos recueillis par Stéphane Sarpaux

L'interview choc de Michel Pezet dans Le Ravi :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/05/21/17962120.html

Son interview dans La Provence :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/05/31/18060035.html

20 juin 2010

Michel Pezet fait entendre.... sa voix libre

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Samedi midi, la première partie de l'interview télévisée de Michel Pezet par les journalistes de France 3 et France Bleu Provence a porté sur Marseille Provence capitale de la culture 2013, la seconde a été plus politique. Des propos clairs et directs, des formules percutantes, de l'humour… la marque et le style Pezet. Mais, bon, on dira sans doute que je suis (un peu trop) partial. Alors, à chacun de juger.

Pour voir (ou revoir) l'émission du 19 juin 2010 :
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=EMISSIONS_LA_VOIX_EST_LIBRE_PROVENCE_ALPES

18 juin 2010

Michel Pezet invité de France 3 ce samedi à 11h30

logo_voix_libre_france_3 logo_france

Ce samedi à partir de 11h30, Michel Pezet est l'invité de l'émission "La voix est libre" sur France 3 Provence Alpes. Il sera interrogé sur le projet Marseille Provence capitale européenne de la culture 2013.
Une bonne occasion d'écouter la différence…

http://mediterranee.france3.fr/la-voix-est-libre/index.php?page=article&numsite=6203&id_rubrique=6224&id_article=14201

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18 juin 2010

Ah, si Le Canard et René Dosière n'existaient pas…

(Clic sur les images pour agrandir)
Pour un meilleur confort de lecture,
j'ai découpé le tableau en deux parties et l'ai agrémenté de couleurs
tableau_dosiere_1

C'est à se demander vraiment s'il n'y a que Le Canard enchaîné qui ose faire son boulot pour débusquer, semaine après semaine, les scandales de la République. Les plus hypocrites dans tout ça, ce sont les médias qui reprennent, sans trop se fatiguer ni rougir, les informations du palmipède avec la phrase d'accroche "C'est Le Canard enchaîné qui le révèle, une nouvelle affaire, etc."
Rien que ces derniers temps, plusieurs ministres se sont fait alpaguer sur des histoires de logements, de rémunérations et de frais de déplacements. Une fois démasqués, les voilà contraints d'abord à faire des pirouettes, puis à baisser les yeux et enfin à ravaler leurs prétentions qui ressemblent à de belles escroqueries. Le tout alors que des millions de citoyens crèvent de faim et n'ont ni toit ni emploi.
Parmi les parlementaires les plus actifs, le plus pugnace est sans aucun doute René Dosière, qui s'est spécialisé dans les comptes - tous les comptes - publics et en particulier ceux liés aux dépenses des élus et des hauts fonctionnaires. Ses recherches menées avec ténacité ont aussi plusieurs fois mis au jour les sommes folles dont sont friands les services de l'Etat, à commencer par la présidence de la République.
Le député de l'Aisne tient un blog très instructif qui publie régulièrement l'état de ses investigations. Il y indique entre autres qu'il lui est parfois malaisé d'obtenir tous les renseignements. Autrement dit, on ne lui facilite guère la tâche. Le 10 juin, il a mis en ligne un tableau de synthèse sur les avantages en nature dont disposent les ministres. Il s'agit de données portant sur l'année 2007. Le député travaille à présent à leur actualisation.
Le Canard enchaîné et René Dosière, deux enquêteurs en chef indispensables !

tableau_dosiere_2
Le blog de René Dosière :

http://renedosiere.over-blog.com/
Son activité parlementaire :
http://www.nosdeputes.fr/rene-dosiere
Sa page sur le site de l'Assemblée nationale :
(où il est possible de lui envoyer des messages d'encouragement)
http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/fiches_id/1155.asp

16 juin 2010

Les mœurs électorales d'Aix... du tract au tacle

hotel_de_ville_facade

Si l'élection municipale de 2009 était elle aussi annulée, les mœurs politiques aixoises pourraient bien, encore une fois, barboter un peu plus profond dans les marécages.
J'ai lu et relu attentivement les deux pages parues hier dans La Provence. Onze mois après le scrutin de juillet 2009, nous dit-on, la décision du Conseil d'Etat portant sur le nouveau recours en annulation tarde à venir. Mais si l'on considère que la précédente annulation, prononcée pour d'autres motifs que ceux de la présente contestation, a nécessité quinze mois, ce "retard" n'est pas incongru en soi s'agissant d'une ville de la taille d'Aix.
Le point de situation fait par le quotidien n'est cependant pas inutile. D'autant que, outre le rappel des circonstances et des faits, le dossier apporte un ensemble d'éclairages sur les procédures et, surtout, sur les postures actuelles et à venir des parties en présence.
Si le travail de fourmi auquel s'est livré Alexandre Medvedowsky pour étayer son recours auprès du tribunal administratif a été infructueux à l'exception de la réduction de l'écart de voix du second tour, la réplique de Maryse Joissains a convaincu le tribunal qui lui a accordé la victoire.
L'appel formulé par Alexandre Medvedowsky devant le Conseil d'Etat reprend l'essentiel de son raisonnement en première instance, avec une insistance plus marquée sur l'aspect litigieux qu'auraient revêtu des paquets de procurations et de nombreuses disparités de signatures sur les feuilles d'émargement.
On peut aisément imaginer qu'un second contrôle par le Conseil d'Etat finisse par retenir ces arguments. Il ne manque pas d'exemples d'annulations acquises sur de tels critères et parfois pour moins. On en est là et seule la plus haute juridiction en droit pourra statuer et en tirer ses propres conclusions.
Les jurisprudences en matière électorale forment un abondant corpus jamais clos. On a vu, entre autres, des inversions de résultats, des annulations avec ou sans inéligibilité ou même des annulations consécutives (le dernier cas en date étant celui de Corbeil-Essonnes).
Quoi qu'il arrive pour Aix, la surprise, si surprise il y a, viendra peut-être des motifs retenus ou rejetés mais pas du fait qu'une élection ne puisse être rejouée une troisième fois.

De bien crapoteuses manières

Venons-en maintenant à ce que j'ai appelé le barbotage. C'est bien connu, lorsqu'il s'agit de conquérir ou de conserver des pouvoirs, on voit malheureusement surgir de bien crapoteuses manières.
Sans retracer d'illustres et méprisables épisodes qui ont trop souvent ponctué la vie politique aixoise depuis plusieurs décennies, des agissements plus frais dans nos mémoires de ces deux dernières années le démontrent à souhait. Comme par exemple l'affaire du tract ignominieux et inadmissible touchant à la sphère privée présumée de certains candidats en 2008.
François-Xavier De Peretti avait porté plainte pour diffamation. Maryse Joissains avait aussi répliqué par une plainte pour dénonciation calomnieuse mais qui avait été classée sans suite. En juin 2008, l'élection fut cassée suite au recours formé par Stéphane Salord portant précisément sur la nature du tract et les propos de Maryse  Joissains.
En novembre 2009, rebelote. Après sa réélection, Maryse  Joissains déclarait qu'elle disposait désormais de quatre témoignages et qu'elle savait qui avait écrit et diffusé le tract. Et là encore, aucune suite connue donnée par la justice.
Quant à ses propos jugés graves et diffamatoires par Alexandre Medvedowsky notamment du fait qu'il avait été conseiller d'Etat, ce dernier n'a pas obtenu gain de cause.
Voilà à présent, c'est La Provence qui le rapporte, que dans l'éventualité d'une nouvelle annulation, Maryse Joissains fait entendre, parmi d'autres reproches, que "certains colistiers d'Alexandre Medvedowsky ou leurs proches pourraient avoir des ennuis avec la justice".
Décidément, Aix n'est pas Le Puy-en-Velay, ville réputée à juste titre pour faire dans la dentelle. Et, finalement, on ne sait plus s'il faut respirer un bon coup ou se pincer douloureusement le nez tant ça dégage. En tout cas, pour sûr, ça promet !

Trois articles de La Provence :
http://www.laprovence.com/article/region/a-aix-les-elections-toujours-sous-la-menace-du-conseil-detat
http://www.laprovence.com/article/politique/les-municipales-daix-annulees-pour-propos-injurieux-et-diffamatoires
http://www.laprovence.com/article/region/municipales-daix-maryse-joissains-contre-attaque

Mon article sur le tract ordurier :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/11/25/15919408.html

14 juin 2010

Aix, ses élus et ses élites : Aujourd'hui, Salord

Dans la rubrique "la vie des grands fauves", après les palpitantes tribulations d'Alexandre Medvedowsky à Moscou et les non moins vibrantes équipées de Maryse Joissains à Paris, re-voici les déchirantes odyssées de Stéphane Salord pour les Comores.
J'avais relaté il y a déjà un mois et demi l'information concernant son limogeage de la fonction de consul honoraire. A son tour, la presse locale vient de consacrer plusieurs articles à cet épisode. Réjouissons-nous de la grandeur des exploits extérieurs de nos élites, notre attente de les voir œuvrer aussi à Aix n'en pourrait être que mieux récompensée.

(Clic sur les images pour agrandir)
Dans "Le Ravi" de juin :
salord_texte_ravi_capture
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Dans "La Provence" :
salord_provence_1
salord_provence_2
Mon article du 30 avril sur le limogeage de Salord :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/04/30/17736148.html

11 juin 2010

Collectivités locales : Le jeu de loi des deux Joissains

joissains

"Le raid des élus du Pays d'Aix à l'Elysée", tel était le titre en une renvoyant à deux pages départementales et à un article en page régionale de La Provence d'hier, le tout illustré de pas moins de dix photos, pour rendre compte de la manifestation menée par Maryse Joissains. Voyons cela de plus près.
Ÿ Maryse Joissains a été reçue avec une délégation limitée à dix élus (sur une quarantaine) par le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy.
Résultat du "raid" : "la délégation a pu exprimer ses inquiétudes". Un "assaut" qui laisse un peu raide.
Ÿ Dans mon précédent article, parce que Sophie Joissains avait voté pour le projet de loi sur les collectivités territoriales, je m'interrogeais sur sa présence à ce déplacement parisien. Quand on consulte sa page sur le site Internet du Sénat, on ne trouve aucune trace d'une quelconque prise de parole de sa part lors de l'examen du texte qui a pourtant été débattu en plusieurs séances étalées neuf jours.
Faut-il alors comprendre qu'elle aurait voté favorablement sans en mesurer l'importance ? Il y a tout lieu de le croire. Sinon comment expliquer son revirement - car c'est gonflé quand même - en accompagnant les contestataires à Paris ? D'où l'on apprend qu'elle serait maintenant prête à voter contre la loi en deuxième lecture au Sénat fin juin. La sénatrice Joissains a-t-elle eu conscience que son vote "aveugle" a contribué à faire passer le texte qui n'a franchi la majorité qu'à 19 voix près (174 pour, 155 contre) ?
Ÿ Interrogé par La Provence sur la fronde des élus, Renaud Muselier parle "d'une véritable erreur politique". Ajoutant au sujet de Maryse Joissains : "La logique aurait sans doute été de s'exprimer au sein des commissions ou à l'Assemblée, ce que n'a jamais pris la peine de faire Maryse Joissains." […] "Ce n'est pas très élégant de voter contre son camp quand on a été aussi soutenu qu'elle l'a été lors de ses moments difficiles." Beau règlement de comptes !
Renaud Muselier dit vrai à seulement 99,99% sur l'implication de Maryse Joissains dans le débat sur la loi. Car les comptes-rendus des discussions en commission des lois relèvent qu'elle n'a pris la parole qu'une seule fois le 12 mai, sur un aspect mineur de la réforme (lire son intervention ci-dessous), et qu'elle n'a fait aucune intervention dans l'hémicycle lors des huit journées de débats répartis en seize séances.
S'agissant du "vote contre son camp", Renaud Muselier va prendre un autre coup de sang si Sophie Joissains vire aussi casaque. Enfin, toujours selon Renaud Muselier, les soutiens à Maryse Joissains, en particulier lors de la municipale de juillet 2009, auraient été prépondérants dans sa réélection. Ce que dénie le maire d'Aix : "L'an dernier, ils sont venus, ça m'a fait plaisir… Mais, je ne suis pas certaine qu'ils m'aient apporté ne serait-ce qu'une voix." Une non, mais une petite centaine pour son sauvetage sûrement…
Ÿ Jamais à court d'outrance, Maryse Joissains explique son "combat" actuel contre cette réforme en usant une fois encore d'arguments très discutables. Selon elle (son interview du 9 juin), "la réforme a été préparée par la technocratie nationale, par des hauts fonctionnaires super-payés qui bénéficient de statuts intouchables et d'un train de vie sans contrôle quand les élus, eux, sont montrés du doigt." […] "Cette réforme a été pensée par le chef de l'Etat mais elle a été dévoyée par la haute administration centrale."
L'incartade est grosse ! La faute reviendrait aux fonctionnaires et exonèrerait donc le président de la République de toute responsabilité politique ? Il serait donc manipulé et ne dirait rien, lui qui sait tout, qui décide tout, qui fait tout ? Il aurait donc laissé passer sans broncher un texte défendu par le premier ministre au Sénat et à l'Assemblée nationale ? Vite un chapiteau, que l'on applaudisse la farce !
Selon ce raisonnement peu glorieux, Maryse Joissains serait alors elle aussi sous l'emprise de ses fonctionnaires à la mairie et la CPA. Qui peut cautionner pareille embrouille ? La vérité est qu'il est plus facile de tirer sur des fonctionnaires que d'admettre les bévues, sinon les fautes, politiques du président qu'elle soutient.
Ÿ Pour finir, je voudrais abonder dans le sens du commentaire de Nicolas Rey dans La Provence qui compare la manifestation de mercredi à celle pour le tracé de la ligne LGV. L'opération "allons voir à Paris si nous y sommes" ressemble fort à une manœuvre fort opportune pour jouer les gros bras localement. Ayant constaté l'unanimité des maires de la CPA, en avance sur elle contre le projet de loi sur les collectivités, Maryse Joissains a flairé le bon coup. Une façon de paraître à l'unisson des communes pour ménager les tensions de plus en plus ouvertes depuis quelques temps au sein de la CPA.
Et qu'on n'aille pas penser à mal, la perspective d'une décision du Conseil d'Etat entraînant éventuellement une nouvelle annulation de l'élection municipale n'est que pure coïncidence…

(Clic sur l'image pour agrandir)
La seule intervention de Maryse Joissains en commission des lois
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9 juin 2010

Loi sur les collectivités : Joissains contre, Kert pour !

assemblee_nationaleHier a eu lieu le vote sur l'ensemble du projet de loi de réforme des collectivités territoriales avec 516 suffrages exprimés sur 565 votants, 276 pour l'adoption, 240 contre. Il y a donc eu 49 abstentions dont 22 députés du groupe Nouveau centre, membre de la majorité, et 26 UMP. La procédure utilisée a été celle du scrutin public, ce qui veut dire avec vote nominatif. Parmi les votes contre, on trouve Maryse Joissains et Richard Mallié. En revanche, Christian Kert a voté pour.
Cela fait plusieurs semaines que des élus locaux de tous bords, beaucoup de maires, s'insurgent contre cette réforme qu'ils voient comme une amputation de leurs compétences. Il y a quelques jours encore, quasiment tous les maires de la CPA réitéraient leur opposition à ce qu'ils considèrent être un "sacrilège" touchant la démocratie de première proximité. Plus largement, l'union des maires des Bouches-du-Rhône s'est elle aussi prononcée contre ce funeste projet de loi. Bref, l'exaspération est générale.
"Monsieur le Président, vous nous avez ficelé une cagade, nous n'en voulons pas !" Ainsi s'est exprimée Maryse Joissains devant les maires. Il faut le dire ici, un lieu où les propos ne sont pas toujours tendres à son égard, dans cette affaire, Maryse Joissains a eu le courage d'aller contre son camp, comme elle l'avait annoncé. Là, je dis bravo, tout en relevant cependant qu'en janvier elle avait voté pour la fusion des conseils régionaux et généraux.
Quant à Christian Kert, qui participé à plusieurs réunions avec les élus locaux et au côté de Maryse Joissains, et le seul à ne pas applaudir, il avait indiqué qu'il ne voterait favorablement qu'en vertu de l'ultime mouture du texte, une réserve qu'il avait consignée sur son blog. A mon avis, ce subterfuge était destiné à esquiver les critiques lors de ces réunions. Car, à peine huit jours après, on se demande bien quelle évolution capitale il a pu relever pour qu'à l'Assemblée nationale il suive le chemin de la docilité. Lui qui rêve du centre, vous savez cette voie qui mène souvent au fond du couloir à droite (paroles de Edgar Faure), a plié son étendard.
Sur son blog, pas plus tard que lundi, il en avait d'ailleurs fait un aveu manifestant ainsi une belle souplesse d'échine : "J’oubliais : le plus prestigieux des centristes, c’est peut-être le Président de la République lui-même qui, nous recevant à l’Elysée, nous déclarait tout de go : "vous savez, je suis aussi – si ce n’est plus – centriste que vous. Regardez ce que que j'ai fait pour L'Europe". Sarkozy centriste et on ne le savait pas !
Cela faisant, dans le genre foutage de gueule, il fait bien la paire avec Renaud Muselier, l'homme qui saute souvent à l'élastique sans élastique, qui, d'un coup de menton, avait déclaré devant les élus locaux qu'il ne voterait pas la loi s'il sentait qu'elle "met les maires en danger". "Je ne voterai pas une loi qui déstructure la République. Je serai vigilant sur le droit des sols et des finances, qui sont le nerf de la guerre." Pourtant, comme Christian Kert, il était présent à la réunion des élus de la CPA et n'a pas applaudi non plus... Plus polichinelle, on ne fait pas. Plus bourrin, non plus !
A noter qu'à l'inverse de Maryse Joissains hier à l'Assemblée nationale, en février au Sénat, Sophie Joissains a voté pour l'ensemble du projet de loi. Présentes toutes deux aux mêmes réunions des élus locaux, Sophie Joissains pourra-t-elle encore l'être lors de la manifestation de protestation que conduira Maryse Joissains devant l'Elysée ?

Le vote "pour" de Joissains sur la fusion des conseils :
Joissains_vote_pour
Le détail des votes des députés :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0570.asp
Le détail des votes des sénateurs :
http://www.senat.fr/scrupub/2009/scr2009-148.html

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