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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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28 avril 2010

Vauzelle va taper les élus absents au portefeuille

On a appris par La Provence d'hier que Michel Vauzelle allait proposer l'application de sanctions pour les élus qui manqueraient à leurs obligations de présence aux travaux du Conseil régional. Pour être plus précis, toute absence non justifiée d'une demi-journée en séance plénière sera pénalisée et l'élu se verra retirer 15% de son indemnité mensuelle. Si l'absence dure la jounée, la retenue sera de 30%. La sanction s'appliquera aussi pour les membres de la commission permanente, aux mêmes tarifs. 
Le premier cas concerne la totalité des élus, soit 123, le second 62. Toutefois, les retenues sont plafonnées, elles ne pourront jamais dépasser 50%. Même si ces mesures ne sont pas encore assez dissuasives, c'est quand même un bon début. Comme je l'ai précisé dans mon précédent article, les choses commencent aussi à bouger depuis décembre à l'Assemblée nationale. 
Les langues fourchues, dont je ne suis pas (je sais, j'aurai du mal à convaincre tout le monde), diront que les indemnités des élus, en particulier celles des élus cumulards (non, je ne citerai personne, nous avons les mêmes noms à l'esprit !), peuvent bien supporter quelques euros en moins sans trop en souffrir.

vauzelle_absences_assemblee 

Ce qui est saugrenu dans l'initiative de Michel Vauzelle, que je ne déteste pas, c'est qu'il est à la fois président du Conseil régional et député.
Et savez-vous ce qu'on découvre sur le site de l'Assemblée ? En décembre, Vauzelle a fait l'objet d'une retenue de 353€ pour… pour… pour n'avoir participé à aucune des trois réunions de la commission des affaires étrangères dont il est membre et qui est composée de 73 députés.
Le règlement n'autorise que deux absences par mois. A partir de la troisième, il y a sanction. Dans le cas de Vauzelle, en décembre, c'est le pompon. Il n'a pas mis une seule fois les pieds à l'Assemblée, ni pour les travaux en commission, ni pour rien d'autre. Totalement absent pendant un mois.
Bon, et maintenant, que souhaiter ? Ben, que toutes les collectivités territoriales adoptent des retenues (plus sévères quand même), ce qui est sans doute encore la meilleure façon de réduire quelques impostures. 

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26 avril 2010

La députée Joissains est-elle enfin à la hauteur ?

La suite des dossiers aixois sera publiée dans les prochains jours. Faisons un intermède qui ne manque pas de sel non plus. Regardons, un an après, où en sont l'assiduité et l'activité de Maryse Joissains en tant que députée. On peut tout savoir grâce à un site internet qui nous renseigne extrêmement bien sur le travail de chaque député. 
J'ai sélectionné quelques informations que je reproduis ici dans une forme condensée. On pourra prendre connaissance de divers résultats et aller vérifier par les liens placés en fin d'article. Je laisse à chacun le soin de se forger une opinion sur la façon dont Maryse Joissains remplit sa fonction de députée et sur le sens de ses votes. Et tant qu'on y est, on pourra aussi aller jeter un coup d'œil au bilan de Sophie Joissans en cliquant sur le lien final (filial ?), puis sur les rubriques qui détaillent les activités de la sénatrice.

Les activités de la députée Joissains
(Clic sur l'image pour agrandir)
joissains_activites

Retenues pour absences en commissionsallocs_familiales

Le nouveau règlement intérieur de l'Assemblée nationale qui prévoit des sanctions financières a été adopté en juin 2009 mais il n'a commencé à être appliqué qu'en décembre. Dorénavant, au-delà de 2 absences par mois dans sa commission permanente, un député peut se voir retirer 25% de ses indemnités de fonction par absence supplémentaire, soit 353€ par absence supplémentaire.

Une sélection des votes de Joissains
(Clic sur l'image pour agrandir)
joissains_votes_lois

Rappelons que les projets de lois sont d'origine gouvernementale tandis que les propositions sont présentées par les députés. Voici une liste non exhaustive des choix de Maryse Joissains depuis mars 2009 qui en disent assez sur ses prises de position politique. On pourra aussi s'interroger sur le sens de ses "non votes" (absence au moment du scrutin, désintérêt, désaccord, refus de choisir ou ruse ?).

Le site "Nos députés" :
http://www.nosdeputes.fr/maryse-joissains-masini
http://www.nosdeputes.fr/

Le site personnel de Joissains piraté
(Clic sur l'image pour agrandir)
Impossible de consulter le site personnel de Maryse Joissains.
En cliquant, on découvre un message qui renvoie à l'Assemblée nationale.
joissains_piratage
http://www.marysejoissains.com/
  

Un article intéressant sur les privilèges des cumulards :
http://www.rue89.com/2010/04/23/en-france-les-privileges-des-cumulards-ne-font-pas-scandale-148652
 

  Mes deux articles d'avril 2009 sur le même sujet :
"Joissains, députée fantôme" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/04/20/13446196.html
"Parlementaires absents, de vraies fausses sanctions" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/04/22/13469799.html

Quel est le bilan de Sophie Joissains ?
http://www.senat.fr/senfic/joissains_sophie08044w.html

23 avril 2010

Dossiers aixois (5) : Beisson Corsy, où en est l'Anru ?

logo_anruAvec un prix du foncier élevé, une rareté de construction de logements sociaux publics et des quartiers périphériques enfermés sur eux-mêmes, Aix est une ville segmentée qui aura bien du mal à recoudre les morceaux. Emblématiques de ces coupures économiques et sociales, les quartiers Beisson et Corsy en vivent les conséquences. J'ai longuement rapporté ici (voir la rubrique Beisson Corsy, colonne à droite du blog) les convulsions qui ont marqué et marquent encore le projet de rénovation qui devait s'inscrire dans le cadre du plan ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine).

(Clic sur l'image pour agrandir)
Le résumé fait par La Provence le 22 mai 2009anru_saga_la_provence_22_mai_2009

La dernière mouture du projet date de novembre dernier, une mouture revue à la baisse du fait du désengagement de l'Etat et donc contraire à ses promesses et à ses engagements fondant le Plan Banlieues. Ce qui avait été estimé globalement à 92M€ est tombé à 57M€ puis est remonté à 69M€ (source : "Aix en dialogue", janvier-février 2010), incluant les financements des collectivités territoriales mais seulement 10M€ demandés à l'Etat. Le magazine municipal affirme que les 69Me sont débloqués. Or, au 1er avril, sur le site internet de l'ANRU (voir en fin d'article), le projet n'apparaît pas dans la liste des contrats signés.
Que contient ce dernier projet ? Il est question de 115 démolitions dans les deux quartiers, une réorganisation des commerces, la construction d'une médiathèque de 800m² et d'équipements de proximité et de nouveaux logements, 30 à Beisson et 113 à Corsy. L'opération prévoit également la construction de 70 logements en dehors de ces deux quartiers.
A l'heure actuelle, on ne sait rien sur la décision de l'Etat d'attribuer les 10M€. Lors de leur visite à Aix en novembre dernier, les représentants de l'Etat ont évoqué l'aumone de 2M€. On est donc loin du compte. D'autant que ce n'est qu'à partir de cette officialisation que les collectivités pourront valablement se positionner comme partenaires financiers de l'opération, en proportion de la mise de base de l'Etat. Si cette mise se situe à un niveau plancher, l'évaluation à 69M€ même confirmée risque fort d'en prendre un coup.
Pour ce qui concerne les réhabilitations de l'existant, 597 logements à Beisson et 393 à Corsy, plusieurs bailleurs sociaux sont aussi sollicités pour mettre la main à la poche.
Lors du vote du projet initial en 2005, la date d'achèvement avait été fixée à 2014, une date que la mairie reprend aussi pour le dernier projet. C'est aller un peu vite en besogne car il sera difficile de rattraper le gros retard même si l'ampleur du projet est moindre. Il faudra également s'assurer qu'aucun autre recul politique n'intervienne d'ici là qui sabrerait encore la cagnotte. Au mieux, il faut plutôt tabler sur six ou sept ans pour aboutir. Un mal qu'il faudra prendre en patience car, d'ici là, nous aurons traversé une présidentielle et des législatives en 2012 et des municipales en 2014 (à moins que…).
Ah, au fait, comment s'appelait déjà le plan national ? "Espoir banlieues", c'est c'la, oui !

(Clic sur les images pour agrandir)
Ce qu'en disait Le Canard enchaîné le 31 mars 2010…
canard_ghettos_banlieues_31
Liste des contrats signés en PACA au 1er avril 2010
(source : site ANRU)
anru_programmes_paca

A suivre…

22 avril 2010

Dossiers aixois (4) : Des plans... toujours en plan

Penchons-nous cette fois sur trois domaines qui sont en quelque sorte d'importants marqueurs dans ce qui fonde l'empreinte de notre cité. Que trouve-t-on dans les cartons pour renforcer la justice, l'éducation et la culture ? 
Certains projets, bien que vitaux et annoncés pourtant depuis belle lurette, restent pour l'instant en plan et ne sont donc pas près de voir le jour. C'est le cas de la cité judiciaire du boulevard Carnot (Etat) et du collège de Luynes (Conseil général). Le troisième concerne la construction d'un nouveau Conservatoire de musique (Ville d'Aix). 
Le premier pourrait être mis en service au mieux vers 2015, le deuxième en 2014 et le dernier en 2013. Examinons cela.

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Le Tribunal de grande instance, boulevard Carnot

La cité judiciaire du boulevard Carnot
On parle de la rénovation du site du boulevard Carnot depuis de très longues années (trois ministres successifs l'avaient promis). Pour qui a eu un jour à mettre les pieds dans les locaux du tribunal d'instance d'Aix, il es t patent que  la vision apocalyptique des lieux crée instantanément un effet de repoussoir. Comment rendre la justice dans de telles conditions ?
Une éclaircie était apparue en 2006 avec l'annonce par l'Etat d'une restructuration et d'une expansion du site actuel. Fin 2007, on nous avait même présenté une maquette qui faisait rêver. Mais justement, ce n'était qu'un rêve.
La ministre de la justice que vous savez avait juré que le projet allait se faire. Puis, elle l'avait déprogrammé avant d'annoncer qu'il verrait le jour mais sous une forme révisée à la baisse. La Ville d'Aix avait malgré tout déjà envisagé de déménager certains services au Jas-de-Bouffan dans des locaux secondaires qui ont été spécialement conçus pour les accueillir en attente des travaux en centre ville.
Et maintenant ? On en est encore là car il va falloir revoir entièrement le projet. La situation provisoire va donc s'éterniser entre deux sites éclatés avec toutes les conséquences que l'on imagine. La question qui tue : combien de changements de ministres faudra-t-il encore ajouter pour avoir le nouveau tribunal ?
Le collège de Luynes
Le projet de construction du collège relève de la compétence du Conseil général. L'établissement, situé à côté du Lycée international Georges Duby, devrait donc ouvrir onze ans après son annonce en 2003. En 2008, il a été remis en cause et le doute planait sur sa construction.
Le projet maintenant officialisé permettra aux lycéens des quartiers Sud et plus particulièrement à ceux du secteur de Luynes d'étudier plus près de chez eux, leur évitant les longs trajets actuels pour rejoindre les établissements du Jas-de-Bouffan et de centre ville au sens large. Réjouissons-nous de cette confirmation. Il n'est jamais trop tard pour bien faire, n'est-ce pas ?
Le Conservatoire de musique à Sextius-Mirabeau
Nous en avons déjà parlé ici même il y a quelques jours. La municipalité envisage de construire un nouveau Conservatoire de musique au cœur de Sextius-Mirabeau. L'idée n'est bien sûr pas saugrenue de doter cette structure de locaux adaptés à ses multiples vocations et de renforcer le pôle culturel déjà existant autour de la Cité du livre.
En fait, ce qui pose problème, c'est la vente de l'Hôtel Caumont, classé monument historique depuis 1990, qui abrite le Conservatoire Darius Milhaud depuis 45 ans.
La Ville compte tirer partie de cette vente pour financer une part du coût du nouvel établissement auquel s'ajouteraient des aides de l'Etat et des Conseils régional et général, si ces derniers se laissent convaincre, ce qui est plus qu'hypothétique. 
Cela faisant, l'Hôtel Caumont serait cédé au privé par une opération à caractère commercial. L'argument de la municipalité est de dire que cela n'entraînera pas de hausse de la fiscalité. Oui, peut-être , mais à quel prix si ont peut dire ? Celui de la dilapidation du patrimoine public ! A mes yeux, je le proclame tout net, agir ainsi constitue par conséquent une faute politique grave.
                                                                                            A suivre…

20 avril 2010

Dossiers aixois (3) : Des projets mal lotis

Aujourd'hui, trois ou quatre cas qui illustrent bien les méthodes plutôt débridées de la municipalité quand il s'agit de parachuter des projets au coup par coup sans avoir préalablement mené à bien le Plan local d'urbanisme.

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Sainte-Victoire vue depuis le Terrain des peintres

Le Terrain des peintres de Cézanne
Les Aixois amoureux du patrimoine, mais aussi les touristes qui visitent notre ville pour son histoire architecturale et culturelle, connaissent le belvédère dit "Le Terrain des Peintres", situé aux Lauves à proximité du chemin de la Marguerite, à partir duquel Paul Cézanne peignit 28 toiles représentant Sainte-Victoire.
Depuis 1998, dix plaques de lave émaillée reproduisent les divers tableaux de la montagne. Dans les années 80, une bataille s'engagea lors de la création du lotissement de la Marguerite. Ce n'est que grâce à la ténacité de plusieurs associations que le site cézannien fut préservé et inscrit dans la procédure de ZPPAUP (
Zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager) du secteur Nord de la ville.
Aujourd'hui, le projet d'agrandissement de la maison de retraite du coin risque de porter un coup fatal à la vue actuellement dégagée pour admirer Sainte-Victoire. Des riverains critiquent, entre autres récriminations, la hauteur du bâtiment à édifier qui pourrait altérer la perspective existante. Des voies de recours seront vraisemblablement mises en œuvre pour contrer toute atteinte au caractère patrimonial du site.
Le chemin des Fusains à Puyricard
Encore un coup isolé hors toute vision d'ensemble d'un Plan local d'urbanisme inexistant à Aix. La municipalité veut modifier le Plan d'occupation des sols au chemin des Fusains à Puyricard pour rendre constructibles deux parcelles de 5 hectares. Il se trouve que cette superficie se compose actuellement d'un champ et d'un espace vert planté d'arbres centenaires.
L'opposition a relevé toutes les incohérences de ce dossier : zone inondable, nuisances par nouvel afflux de circulation… Aveu ou incompétence de Maryse Joissains : "C'est un dossier que j'ai mal suivi, il faudrait un mois de délai supplémentaire". Elle a retiré la délibération de l'ordre du jour du conseil municipal. Attention, elle risque de revenir par la fenêtre…
La campagne du quartier Valcros
Autre sujet brûlant, un vaste projet d'urbanisation en pleine campagne préservée sur le plateau Valcros, ancien oppidum romain. La mairie ne communique pas beaucoup sur ses véritables intentions. Ce qui inquiète les riverains et de nombreuses associations qui se mobilisent pour en savoir plus et défendre les principes qui guident la protection de l'environnement et du patrimoine.
Quelle ampleur pourrait avoir ce programme urbanistique avec la création de lotissements ? Quelles en seraient les conséquences en termes d'impact sur ce paysage agrémenté de bastides classées datant pour certaines du 17e siècle ? Quid des infrastructures de voirie ? Toutes questions qui, pour l'instant, sont sans réponses. 
La polyclinique Rambot à Pont de l'Arc
Un projet dont on a beaucoup parlé et qu'on peut consulter à la rubrique "Pont de l'Arc", colonne à droite du blog. De multiples recours ont été déposés au tribunal administratif. Vu les aberrations du projet, des surprises ne sont pas exclues de ce côté-là. 

                                                                                                       A suivre…

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19 avril 2010

Dossiers aixois (2) : Le marché entre Cour et Cours

marche 

Est-ce la solution définitive ou verra-t-on encore le marché textile du centre ville subir d'autres pérégrinations ?
Le problème, qui semble avoir trouvé une voie de compromis il y a quelques jours en autorisant la présence de ce marché sur le Cours Mirabeau une seule fois par semaine, n'est pas récent.
Le principal obstacle à son maintien régulier autour du Palais de justice a été la mise en place de mesures de sécurité draconiennes lors de la tenue de procès sensibles, le transfert de certains prévenus ou condamnés considérés comme dangereux devant être entouré des précautions les plus strictes.
Ce sujet est évoqué et débattu depuis plusieurs années, au moins depuis 2005. Il a donc fréquemment suscité des mécontentements et des protestations de la part des forains concernés par ces mouvements.
Chaque fois, on a vu la municipalité s'abriter derrière l'injonction de l'Etat lui faisant obligation de libérer les emplacements autour du Palais de justice. Chaque fois aussi, les forains ont réclamé des réunions de concertation pour rechercher des solutions justes qui satisferaient les deux parties.
Une des crises les plus aiguës s'est déroulée il y a près 18 mois lorsque les forains avaient été autorisés à s'installer sur le Cours. Maryse Joissains leur avait alors demandé de retourner autour du Palais suite à la mise en place d'un dispositif moins contraignant pour les affaires de justice. Les forains ne comprenaient pas ce retour en arrière qui ne permettait plus d'ailleurs à certains vendeurs de louer une place. Ils avaient écrit une lettre pour faire revenir le maire sur sa décision.
Ces derniers temps, le débat a été relancé suite à une tentative d'évasion et à la chute d'une passante. Cela a entraîné de nouvelles manifestations des forains qui désiraient obtenir des garanties pérennes d'installation. Il aura fallu plus d'un an pour que la solution mise en place la semaine dernière, correspondant à quelques détails près aux souhaits antérieurs des forains (voir ci-après la lettre des forains en 2007), soit enfin entérinée après de longues discussions. Cela aurait pu aboutir plus vite si la municipalité avait créé une véritable instance de concertation. Mais non, comme dans d'autres domaines, l'absence de dialogue permanent envenime les relations entre les pouvoirs publics et les citoyens.
Pour conclure, je m'étonne qu'à aucun moment personne n'ait étudié la possibilité de demander aux magistrats de couper la poire en deux en déplaçant la tenue des procès des trois matinées de marché les après-midi dans l'hypothèse du maintien autour du Palais. Cela aurait satisfait tout le monde et n'aurait pas privé les forains d'une journée de vente, le mardi (il ne reste donc que le jeudi sur le Cours et le samedi au Palais) et aurait aussi permis à certains non sédentaires de ne pas être exclus.

La lettre ouverte des forains d'Aix à Maryse Joissains
du 25 novembre 2007

Votre décision de nous démé­nager du Cours Mirabeau vers le Palais Monclar nous plonge dans un désarroi total. En effet, elle a des conséquences désastreuses pour notre travail, notre sécurité et celle de notre clientèle. La nouvelle implantation du mar­ché ne nous permet pas de débal­ler correctement et mettre en va­leur nos marchandises, à cause des nombreuses bornes de sécurité qui jalonnent nos emplace­ments.
Nous nous retrouvons avec des places réduites ayant une profondeur insuffisante. De plus, la configuration du marché est telle qu'il existe trop d'espaces vides dédiés aux véhicules de gen­darmerie qui diviseront le marché en deux, supprimant ainsi sa convi­vialité et son attrait. En outre, si la sécurité des bâti­ments et du personnel judiciaire est assurée, celle de la clientèle, des commerçants non sédentaires et de leur marchandise n'est pas garantie.
Aix-en-Provence, deuxième cour d'appel de France est amenée à ju­ger de très nombreuses affaires plus ou moins dangereuses ou sensibles, rendant ainsi son envi­ronnement direct très incertain. Le va-et-vient des véhicules de po­lice et des prévenus au milieu mê­me du marché n'est pas un atout pour celui-ci mais, au contraire, risque forcément de le pénaliser et de le rendre infréquentable.
Nous voulons un marché de Pro­vence digne de ce nom avec des étalages attrayants et des condi­tions de travail décentes. Nous exerçons un métier difficile, que nous assumons et aimons. Le marché d'Aix est un des plus beaux de la région; nous aspirons à ce qu'il le reste. Nous ne voulons pas qu'il dépéris­se parce que les marchands l'au­ront délaissé, faute de clientèle et de revenus suffisants.
De même, cette nouvelle implan­tation a privé de place de nombreux commerçants non sédentaires qui fréquentent le marché d'Aix depuis longtemps. Ils se retrouvent ainsi dans une situa­tion financière catastrophique. C'est inhumain et indigne d'une société qui se veut solidaire et gé­néreuse.
Nous ne sommes pas des pions que l'on déplace, mais bien des hommes et des femmes travaillant dur et contribuant à l'activité économique et à la pérennité d'un marché de Provence, tant apprécié et fréquenté par la clientèle locale et étrangère.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Madame le Maire, de revenir sur votre décision et de nous autoriser à nous réinstaller sur le Cours Mirabeau en janvier 2009. Ne nous mettez pas en situation de désespoir car celui-ci est peut-être de mauvaises réactions. Puisque nous avons l'habitude d'affronter les difficultés, nous ne perdons jamais espoir.
Nous vous faisons confiance et souhaitons vivement que vous compreniez nos doléances et accordiez crédit à notre requête.
                                                                                                  A suivre... 

16 avril 2010

Les dossiers aixois (1) : Plan Campus... ou camping ?

Revoici Aix. Quittons l'actualité nationale et régionale et passons en revue des informations qui touchent directement notre ville et alentour. Les sujets sont divers, en tout cas ceux qui relèvent exclusivement de la gestion politique. Si la plupart sont plus des annonces que des faits tangibles, ils méritent cependant qu'on en discute. Car selon le choix qui sera fait, les conséquences n'en seront ni anodines ni neutres. Voici le premier article.

Le Plan Campus
(Clic sur l'image pour agrandir)
le_site_campus

La situation des universités est globalement déplorable. Les facultés ont vielli et, pour certaines d'entre elles, ressemblent à des ruines. La faculté de lettres (où j'ai étudié alors qu'elle n'avait pas dix ans d'âge et où j'ai aussi enseigné pendant de longues années) est délabrée. Il faut s'y rendre pour constater l'état sinistré des façades, des locaux et des couloirs. Une indignité aggravée par les colmatages bricolés au jour le jour ou, pire, une honte par abandon pur et simple.
Les logements pour étudiants, même si de louables efforts sont actuellement menés par le CROUS, sont à la fois encore insalubres et inadaptés et surtout très insuffisants (3.500) au regard des besoins (15.000 demandes).
Alors que peut faire le Plan Campus lancé par l'Etat et co-financé en partenariat avec les collectivités territoriales ?
L'idée est de mener une opération d'aménagement sur un territoire constituant un ensemble à partir de l'existant.
Les espaces disponibles étant limités, le plan prévoit un débordement au-delà de l'autoroute A8 jusqu'au CREPS. La programmation comprend entre autres la construction de la faculté d'économie et de gestion et la création de logements étudiants dans ce secteur (2.000) et une densification près des cités actuelles (510). Pour l'instant, on ne sait pas grand-chose sur la réhabilitation des bâtiments actuels d'enseignement.
Sur le papier, le projet a le mérite de vouloir apporter des solutions à une situation universitaire qui est devenue cahotique à plus d'un titre. Mais, sa réalisation concrète risque de prendre du temps, et même beaucoup de temps. Si en théorie le projet s'étend sur dix ans, il est très probable que le délai d'achèvement aille bien au-delà.
Beaucoup de questions restent encore en suspens. Par exemple, la libération des terrains au Sud de l'A8, la nécessité d'acquisitions foncières, l'agrandissement du parc de stationnement Krypton, l'élargissement de l'avenue de l'Arc de Meyran, le financement d'un pont et d'une passerelle sur l'autoroute ou encore la mise en service de transports en commun adaptés.
Ces questions sont d'autant plus cruciales que la Ville d'Aix n'a toujours pas de Plan local d'urbanisme (PLU), ni de Plan de déplacements urbains (le précédent PDU a été annulé par décision du tribunal administratif). Outre le fait que ces outils permettraient d'y voir plus clair sur l'aménagement et le développement urbain et de créer de la cohérence, la localisation de logements asphyxiant un peu plus les secteurs environnants des résidences de Cuques, des Gazelles et des Fenouillères ne sera pas une mince affaire.
Les riverains sont loin d'être acquis à l'idée de devoir endurer la présence d'un surplus de véhicules et l'alourdissement de l'encombrement des rues déjà étroites de leurs quartiers. Des réunions de concertation sont prévues pour informer les habitants concernés et tenter de dégager des compromis. Comment cela se passera-t-il ? Voilà un bon sujet de cogitation.
                                                                                                       A suivre…

14 avril 2010

Guerini Muselier : Vrai pastis mais mauvais pastiche…

Ambiance générale très vinaigre en France et lâcher abondant de vulgarité un peu partout. Sont-ce les maints exemples venus d'en haut qui "libèreraient" de la sorte, jusqu'à l'absence de toute maîtrise et de toute retenue de soi, ce parler poissard et canaille ? Comment ne pas le penser ? 
Lorsque des personnalités occupant des fonctions électives ou notoires tiennent des propos de charretier, on peut légitimement s'interroger sur ce que le mot dignité peut bien encore signifier pour elles. Localement, l'illustration nous en est fournie par le grabuge entre Alexandre Guerini et Renaud Muselier lors de leur rencontre au Cercle des nageurs de Marseille. 
Les invectives verbales du premier viennent d'être consignées par écrit. En effet, via ses avocats, le second a porté plainte contre le premier. La fameuse scène de dispute désormais couchée sur le papier énumère les agissements et les termes que le second reproche au premier. Nous sommes bien loin du langage châtié et du panache qui escortaient la férocité des duels. 
Ames sensibles ou romantiques, autant prévenir, cette lettre ne conte pas fleurette. Donc, après lecture, une saine désinfection s'impose. On pourra par exemple relire quelques fortes pages de Cyrano de Bergerac, qui ne manqueront pas de vous remettre un peu de baume au cœur.

(Clic sur l'image pour agrandir)
muselier

L'article mis en ligne sur le site de Bakchich, "Renaud sort son Muso" :

http://www.bakchich.info/Renaud-sort-son-Muso,10484.html

12 avril 2010

Comment rumeur devient tumeur…

sarko_rumeur

Pendant la décennie 1990-2000, Aix a accueilli une manifestation annuelle intitulée "Les Journées de la télévision". Y étaient invités des réalisateurs, des journalistes, des écrivains et des critiques qui débattaient chaque fois sur un nouveau thème accompagné de projections de documents télévisés et de témoignages.
L'avant-dernière année, quatre personnalités avaient accepté de passer deux jours dans notre ville : Claude Sérillon et Bruno Masure pour parler de l'information, Edouard Molinaro pour un téléfilm qu'il avait réalisé pour Antenne 2, et Dominique Wolton, spécialiste des médias et de la communication.
Lors de la conférence débat qui se tenait à l'Hôtel de Ville où je représentais la municipalité, le public venu en nombre fut ébloui et enchanté par la brillante intervention de Dominique Wolton qui analysa les missions, le rôle et la place de la télévision sous toutes ses formes. Pour qui l'a déjà vu dans des débats à la télé, l'homme pratique une langue riche, précise et accessible à tous, sans que le haut débit qui caractérise l'émission de sa parole experte ne soit jamais un frein à sa compréhension.
La Provence l'a interrogé vendredi 9 avril sur la "rumeur" qui a grossi en transitant par les canalisations élyséennes. L'interview se garde bien d'entrer dans cette lamentable ronde aux ragots. Prenant la distance nécessaire qui sied à l'analyse, Dominique Wolton centre son point de vue sur les causes et les effets du tapage et des dérapages suscités par ce vaudeville.

(Clic sur l'image pour agrandir)
rumeur_wolton

Profitons de ce sujet pour lire aussi cet article publié hier sur le site de Marianne.

"Sarkozy, faux président, vrai fébrile" : 
http://www.marianne2.fr/sarkofrance/153eme-semaine-de-Sarkofrance-Sarko,-faux-president,-vrai-febrile_a28.html

9 avril 2010

Pasqua et les injustices de la Vème République

Il est des jubilations qui méritent d'être savourées à leur juste intensité. Cette composition m'a pris plus de temps qu'il ne m'en faut habituellement pour rédiger mes proses quotidiennes. Mais, vous dis-je, ce serait gâchis de ne point jouir de pareille liesse. Dommage que la symbolique part de justice qui vient d'être rendue ne puisse redonner la vie enlevée à un jeune homme victime d'une violence aussi aveugle que coupable.

(Clic sur l'image pour agrandir)
Pasqua_injustices_republique

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