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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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15 mai 2010

"Le Ravi" de mai défait tout ce qui déplaît

Une_Ravi_74Le weekend est idéal pour découvrir le n° 74 de mai du "Ravi" (2,80€). Encore de bonnes enquêtes fouillées, de beaux dessins incisifs et une écriture originale sans clichés. 
Avec, ce mois-ci, le compte-rendu minute par minute de la séance d'installation du Conseil régional et un dossier relatant la polémique suscitée par le spectacle gratuit "La mémoire qui saigne" (à propos de l'Algérie) donné au Pasino en présence de Maryse Joissains.
Et aussi une interview exclusive de Michel Pezet s'exprimant au nom du Conseil général sur le projet Marseille capitale européenne de la culture 2013. C'est ce qui s'appelle mettre les pieds dans le plat. En effet, tout ne semble pas aller sur des roulettes, c'est le moins que l'on puisse dire, dans le fonctionnement du comité de pilotage et la préparation de la manifestation. Explosif, tout ça.
    (Clic sur les images pour agrandir)

Le sommaire du n° 74 :
http://www.leravi.org/spip.php?article960

Le site du "Ravi" : (avec une vidéo édifiante à voir...)
http://www.leravi.org/
 
  
La fiche du contrôle technique de démocratie
qui accompagne le compte-rendu de la séance du Conseil régional vauzelle_ravi_001

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11 mai 2010

Braquages à main armée : Un témoignage...

braquage réussi
gif_braquage

On aura beau présenter et commenter les chiffres officiels comme on veut, la réalité n'en a que faire. Les douze derniers mois ont vu la délinquance armée se développer fortement. Stations-services, bijouteries, supermarchés et autres commerces ont subi des braquages à répétition, qui sont devenus des angoisses permanentes.
Ce qui est grave, c'est que ces attaques sont le plus souvent le fait de délinquants de petite pointure. Si le sujet n'était pas sérieux, on pourrait dire que la criminalité s'est "démocratisée". Et c'est ce qui est effrayant.
Quand on arrête les malfaiteurs, la plupart du temps, on constate que l'on a à faire soit à des adolescents soit à de jeunes adultes. Ils ont quasiment tous la même panoplie : cagoules et armes de poing. Une fois la porte d'entrée franchie, ils se dirigent à la vitesse de l'éclair vers la caisse en prononçant deux ou trois mots d'intimidation paralysante. Et le tour est joué.
Dans les petits commerces, selon l'horaire du forfait, le butin est rarement conséquent. Mais il suffit pour un temps aux besogneux malfrats. Le jour même ou dans ceux qui suivent, on les retrouve à la manœuvre comme s'ils allaient au travail. Et c'est ce qui exaspère les victimes.
La police en patrouille ou prévenue dans la minute parvient quelquefois à les interpeller et à les neutraliser. Plus généralement, hélas, elle fait chou blanc et est contrainte à mener des investigations qui donnent peu de résultats. Le taux d'élucidation des actes délictueux est en effet très faible.

Un braquage raté
gif_voleur_stupide

Depuis un peu plus d'un an, la police nationale a vu certains de ses services regroupés et installés à Marseille. Lorsqu'on téléphone pour obtenir du secours, c'est le standard marseillais qui décroche et relaie le message à la patrouille la plus proche du lieu du délit. Cela, c'est la théorie. En pratique, ladite patrouille n'est pas toujours disponible car elle intervient déjà ailleurs.
Avec ce système de poste centralisé à Marseille présenté comme un gage d'efficacité mais qui cache la diminution des effectifs d'agents, la tâche des forces de police devient moins performante. A Aix, si l'on veut obtenir satisfaction plus rapidement, il est préférable de faire appel à la police municipale.
L'Etat a supprimé la police nationale de proximité et c'est la police municipale qui essaie de la suppléer mais avec des moyens moindres. C'est la raison pour laquelle on voit de plus en plus de policiers manifester pour réclamer des moyens adaptés afin qu'ils puissent accomplir leur mission de façon plus cohérente.
La question de la sécurité des biens et des personnes ne se résume pas aux quelques lignes de cet article. Il n'empêche, le citoyen veut se savoir protégé et aidé lorsqu'il est victime d'une simple agression ou d'une attaque armée.
Comme l'a rapporté La Provence dimanche, trois vols à main armée ont eu lieu pour la seule journée de samedi dans un tabac-presse au Nord de la ville et un hôtel et un autre tabac-presse au Sud. Etant l'un des deux tabacs concernés, mon diffuseur de journaux préféré m'a donné copie de la lettre qu'il a envoyée au maire et au préfet. Et c'est avec son autorisation que je la publie.

Un témoignage qui en dit long…

                                                                                      Aix, le 10 mai 2010
        Madame, Monsieur,
Trop, c'est trop. Débitant depuis 21 ans, nous venons de vivre notre 3ème braquage à main armée en 6 mois de temps. Mes collègues de la ville vivent le même enfer : plus d'une vingtaine de braquages chez les débitants d'Aix en 1 an.
Nous sommes abandonnés à notre sort, pas de police municipale présente, pas de police nationale.
Rien n'est fait pour assurer notre tranquillité. Aix-en-Provence se transforme en paradis pour la déliquance ordinaire. Faut-il attendre une catastrophe pour que vous preniez le problème en considération ? Il est certain qu'il est plus facile de marcher derrière un cercueil d'une personne que vous n'avez pas connue.
Et pourtant quel est notre tort ? Travaillant 12 heures par jour au service de nos clients, nous avons le droit à la sécurité comme tout citoyen. Nous voulons travailler sans avoir la peur au ventre. Nous voulons dormir sans penser à demain.
Nous vous demandons un rendez-vous pour trouver les moyens de sécuriser nos activités.
Recevez, Madame, Monsieur, nos sentiments distingués.

De l'eau au moulin…
(Clic sur l'image pour agrandir)
edito_france_bleu_provence

10 mai 2010

Réforme des collectivités : Les maires en résistance

Comment vote Maryse Joissains
joissains_vote_reforme_collectivites

Toucher aux institutions nuit gravement à la République. Mieux vaut réfléchir avant. Or, le Parlement a déjà adopté la loi sur le regroupement des Conseils régionaux et généraux qui sera applicable en 2014. Et, d'ici l'été, les parlementaires devront avoir examiné les trois autres projets sur la réforme des collectivités territoriales.
Ça grince de toutes parts. Les contestations ne sont pas le seul fait de la gauche. Les élections régionales passées, de nombreux élus de droite et sans étiquette s'élèvent aussi ouvertement contre l'esprit de ces changements.
Sans détailler ici toutes les dispositions prévues, il en est un certain nombre qui fâchent plus particulièrement les maires. Déjà, le 25 février, des centaines d'entre eux étaient allés manifester devant l'Assemblée nationale pour signifier leur refus d'une réforme qui réduirait à peau de chagrin les compétences des communes, notamment celles liées à la maîtrise de l'urbanisme communal et à la fixation de l'imposition locale.
Au sein de la Communauté du Pays d'Aix, dès janvier, une vingtaine de maires avaient signé une pétition pour s'insurger contre le risque de disparition des communes. En avril, en tout, ce sont désormais 31 maires sur les 34 que compte la CPA qui font bloc pour s'opposer à la réforme.
Elus de terrain, ils savent de quoi ils parlent. "Avec une participation de plus de 80% aux élections municipales, nous estimons avoir une légitimité suffisante pour exprimer au nom de nos populations nos opinions sur la réforme territoriale". Ils craignent de voir disparaître leurs compétences, "celles-là mêmes qui garantissent une politique de proximité".
Dans une lettre adressée au président de la République et aux parlementaires, ils ont clairement indiqué qu'ils ne se laisseraient pas faire. A leurs yeux, la création de "métroples" qui les priveraient de leurs pouvoirs de maires est un gros point d'achoppement de la réforme. Ils estiment que les structures intercommunales ont déjà pour objectif de jouer un rôle d'entités efficaces.
Sur ce point, avec l'idée de ne pas laisser la CPA se faire dévorer par Marseille, Maryse Joissains a déclaré aller dans le même sens : “La solution de la métropole se traduira par la création d’une structure imposante et lointaine, dépossédant les communes et affaiblissant le lien de proximité”.
Pourtant, sa position risque de ne pas être facile à tenir en tant que députée. En effet, comment pourra-t-elle faire la part des choses puisqu'elle a déjà voté pour le premier texte de loi sur la concomitance du renouvellement des conseils régionaux et généraux, qui, selon le gouvernement, présente un ensemble cohérent avec les trois autres lois de la réforme ?
Plus globalement, il y a de quoi être inquiet. Car si cette loi sur les collectivités territoriales est du même acabit que celles sur les "réformes" de la carte judiciaire, du lycée à la carte, du rapprochement police-gendarmerie ou de la taxe carbone, pour ne citer que les plus emblématiques, le risque est grand d'assister à une nouvelle calamité.

La réforme vue par le gouvernement
(Clic sur l'image pour agrandir)
loi_collectivites_territoriales

8 mai 2010

A nous les grandes Anglaises, la suite…

gif_drapeau_britanniqueLes palabres plus ou moins secrètes pour tenter de former un gouvernement ressemblent à ces furieuses pièces de boulevard où le couple est un trio. On saura sous peu qui aura fait les frais du compromis de concubinage des deux autres.

parlement_britanniqueRESULTATS ACTUALISES

Les résultats quasi définitifs
publiés hier
ne modifient guère
les estimations
des instituts de sondage.
 
Conservateurs 306 (+1)
Travaillistes 258 (+3)
Libéraux-Démocrates 57 (-4)
Petites formations 28 (-1)

A noter
l'élection du premier député,
en l'occurrence une députée,
du Green Party (Verts).

  
Le second "camembert"
rappelle la composition
du parlement sortant.

 

elections_grande_bretagne

7 mai 2010

A nous les grandes Anglaises…

 leaders_grande_bretagne

Nick Clegg, Gordon Brown, David Cameron

Non, mon blog n'a pas viré coquinou. Pas de méprise, il s'agit des élections d'hier en Grande-Bretagne. A l'heure où ces lignes sont publiées, les premiers résultats définitifs commencent à tomber. Mais il faudra attendre la matinée pour savoir qui a vraiment gagné, si toutefois un parti a gagné ! 
En effet, les estimations des instituts de sondages diffusées par BBC World News ne donnent aucune majorité absolue à personne. Aucun parti n'atteint les 326 sièges nécessaires sur les 650 de la Chambre des communes, véritable lieu du pouvoir. 
Les Conservateurs (droite) pourraient avoir 305 députés (on les appelle membres du parlement), les Travaillistes (gauche) 255 (environ 90 en moins, perdus au profit des Conservateurs), les Libéraux-Démocrates (centre) 61 (stable) et les petites formations des miettes avec 29. A remarquer que l'effet Nick Clegg n'a pas trouvé son prolongement dans les urnes, sans doute à cause du mode électoral. 
Les Britanniques n'ont pas les mêmes mœurs électorales qu'en France. Le vote a toujours lieu un jour de semaine, non férié. Le système en vigueur est à un seul tour et c'est le meilleur score qui fait un député. Hier soir, ce système a été remis en question car le cas de figure de cette année est devenu singulier avec trois partis dont aucun ne peut se targuer d'avoir gagné seul. Pendant la campagne, des candidats ont promis une réforme électorale. Pourvu que Sarkozy ne s'en mêle pas…
Dans la soirée, des contestations remontant de nombreuses grandes villes ont fait apparaître que de grosses centaines d'électeurs ont été refoulées et empêchées de voter au moment de la fermeture des bureaux pourtant ouverts de 7 heures à 22 heures. La cause, dit-on, en est la participation en hausse approchant souvent les 70%. Un journaliste a fait observer que dans les années 70, on votait beaucoup plus et qu'il n'y avait pas de problème. La Commission de contrôle électorale va enquêter. 
Autre particularité, que j'avais constatée lorsque j'étais professeur assistant en Angleterre, le président de chaque bureau centralisateur annonce officiellement les résultats de la circonscription en présence des candidats et déclare le nom du vainqueur. Je n'ai jamais vu ce genre de moment en France où, en général, le gagnant arrive triomphalement pendant que le perdant va se cacher ou se pendre. 
Il y a eu un moment assez sympathique hier soir à l'annonce du nom d'un candidat travailliste réélu. Les supporters criaient "Yes, we can". Il fallait comprendre "Yes, we Khan", le slogan de campagne du candidat d'origine indienne plébiscité par les électeurs.
Pas de vainqueur
Le Royaume Uni (quand on y ajoute l'Irlande du Nord) a voté différemment selon les régions. Ainsi, l'Ecosse n'a donné que deux députés aux Conservateurs et tous les autres aux Travaillistes et aux Libéraux-Démocrates. Il faut dire que le Premier ministre Gordon Brown est Ecossais. Le Nord-Est de l'Angleterre a aussi voté massivement pour Gordon Brown, laissant peu de chances aux Conservateurs. En Irlande du Nord, le premier ministre local a été battu à plate couture. 
Partout, les petits partis ne font que des scores insignifiants, ce qui est sans doute un des effets du mode de scrutin qui favorise les "votes utiles". Là-bas, le Parti national britannique dépasse rarement le millier de voix par circonscription. Pourtant, au cours de la campagne, on a beaucoup parlé d'immigration mais les citoyens britanniques voient les choses autrement qu'en France. 
De même, les Verts sont réduits à des portions congrues, il n'y a pas de candidats significatifs car tous les partis mettent en avant les questions d'environnement. Enfin, l'extrême gauche est inexistante. En revanche, le "nationalisme local" présente des candidats dont les résultats peuvent être qualifiés de témoignage. C'est le cas en Ecosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord. 
A 2 heures du matin, aucun leader des grands partis, Gordon Brown, Nick Clegg, David Cameron, n'a annoncé sa victoire, aucun non plus n'a concédé une défaite. Vu les tendances qui pourraient se confirmer en bout de course, on parle de contacts entre les Travaillistes et les Libéraux-Démocrates pour envisager une coalition de gouvernement sans véritable majorité mais en nombre supérieur à celui des Conservateurs. 
Etrangement, mais c'est la traditon britannique, le Premier ministre ne démissionne pas après une élection même quand il n'a pas réuni une majorité. Il reste en place. S'il ne parvient pas à former un gouvernement, il va alors présenter sa démission à la reine qui désigne un Premier ministre susceptible de réunir une majorité. 
Voilà, c'était ma rubrique citoyen du monde… qui n'hésite pas à veiller jusqu'à 2 heures du matin pour ses fidèles lecteurs mais aussi po ur le charme des grandes Anglaises.

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5 mai 2010

Avenue Brossolette : Un p'tit coup de blanc de trop ?

Brossolette_amenagement_26
(Clic sur l'image pour agrandir) (Photo perso LAC)

En octobre dernier, un lecteur m'avait signalé quelques bizarreries au sujet de l'aménagement de l'avenue Pierre Brossolette. J'en avais fait un article qu'on pourra relire par le lien ci-dessous. Entre autres observations, il s'étonnait de l'étroitesse de la voie descendante et des difficultés qu'avaient les bus pour en négocier l'accès au niveau du rond-point Anouar El Sadate, là où se trouvent la gare routière et la station de taxis accolée à l'hôpital Montperrin.
Il y a quelques jours, le même fidèle lecteur, que je remercie pour sa ténacité, me rapportait qu'il y avait du nouveau. On venait de peinturlurer la chaussée d'un étrange tracé censé faciliter la manœuvre des bus.
Je me suis rendu sur place, appareil de photo en main. Ce lecteur avait raison. Un tagueur n'aurait pas moins bien saboté la modification.
Qu'a-t-il bien pu passer par la tête au responsable de ce changement et quel type de traceur a-t-on utilisé pour obtenir pareil désastreux effet ? On a effacé un morceau de ligne blanche et on a matérialisé une ligne oblique ce qu'il y a de plus brusque pour élargir l'entrée à la voie descendante sur à peine dix mètres.
En admettant que cela soit efficace, que se passe-t-il maintenant pour les véhicules de la voie centrale montante ? A quelques tours de roue du rond-point, ils sont soudain contraints de donner un coup de volant pour se rabattre sans crier gare (vous ne l'auriez pas fait, vous, ce jeu de mot ?) sur la voie de droite réservée au bus.
Je dis "soudain" car aucune flèche ne pré-annonce ou n'annonce ce changement brutal de direction qui réduit deux voies à une seule. Et ce n'est pas le panneau de fin de voie pour bus qui pourra les en avertir vu qu'il sera forcément aperçu trop tard. Heureux ceux qui auront fait un bon stage... de slalom.
Dans ce périmètre insensé de l'avenue Brossolette, en compensation, on aura au moins comblé les piétons : on a enfin supprimé aussi le stationnement du trottoir ouest de l'avenue.

"Avenue Brossolette : Des couloirs sans bon sens" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/10/14/15427895.html

Il y a pire ! Peut-être à cause d'un gros coup de blanc de trop…
(Merci à AD pour son envoi)
pot_de_depart

3 mai 2010

Félix Ciccolini, maire et honnête homme

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Le livre de l'Histoire d'Aix vient de figer une de ses plus grandes pages. Félix Ciccolini est décédé le premier mai quelques semaines à peine après son épouse dans son petit village natal de Cozzano en Corse dont il avait raconté dans un ouvrage la période de 1800 à 1935.
Dans le livre de Louis Philibert, "Souvenirs souvenirs" publié en 1994, Félix Ciccolini témoignait ainsi sur le député dont il avait été le suppléant en 1962 : "Ayant travaillé à ses côtés au début de sa députation, je garde le souvenir du dévouement inlassable qu'il apportait à tous ceux qui avaient rencontré le malheur et venaient frapper à sa porte. Ils étaient fort nombreux et Louis s'occupait de tous, sans négliger les problèmes généraux qu'il a toujours su dominer avec une force tranquille hors du commun." On peut désormais aisément lui retourner le même hommage.
Félix Ciccolini a fortement marqué notre ville par sa personnalité humaniste exceptionnelle. Mais aussi pour la mutation et l'essor économique, social et culturel qu'il lui a fait prendre. Le milieu des années 60 a représenté un tournant décisif pour le développement d'Aix, notamment avec l'envolée démographique qui avait doublé en dix ans.
L'une des réalisations les plus visibles encore aujourd'hui est la zone d'activités des Milles. Il la lança dès son élection comme maire en 1965. Louis Philibert rapporte dans son ouvrage qu'il n'eut aucun mal à convaincre le Conseil général dont il était président d'accorder un prêt sans intérêt à la Ville d'Aix pour démarrer l'opération.
Les deux autres grands chantiers ont été l'achèvement du quartier d'Encagnane et le lancement de la ZAC du Jas de Bouffan qui allait voir surgir plus de 5.000 logements.
La liste serait longue de tout ce que Félix Ciccolini a mis en œuvre en onze ans (de 1967 à 1978).
Réservé mais efficace, l'avocat qu'il était (il fut aussi Bâtonnier de l'Ordre d'Aix en 1974-75) savait plaider inlassablement la cause aixoise et la défendre avec ténacité.
Un élu doublé d'un travailleur acharné
S'il essuya un échec momentané à sa première candidature municipale en 1965 contre Henri Mouret, maire depuis 1945, il parvint à endosser l'écharpe de maire par un recours qui inversa les résultats en 1967 (lui donnant finalement 41 voix d'avance grâce à une jurisprudence comptabilisant les professions de foi comme votes valables). Réélu en 1971 avec 77% des voix, il fut victorieux une nouvelle fois en 1977 avec Jean-François Picheral comme premier adjoint.
Mais en 1978, l'élection fut annulée (avec 728 voix d'écart). Avec la nouvelle élection, il dut alors céder la place à Alain Joissains qui remporta la mairie. Cette élection fut aussi annulée. Et lors du troisième scrutin, Alain Joissains fut élu maire au premier tour contre Jean-François Picheral, candidat pour la première fois au poste de maire.
Pour mémoire, le scrutin proportionnel n'existait plus depuis 1959. La majorité emportait tous les sièges. Ce n'est qu'en 1983 que le système électoral permit de nouveau à l'opposition de siéger.
Félix Ciccolini fut aussi conseiller général du canton Nord (il n'y en avait que deux à l'époque, devenant trois en 1986) de 1970 à 1982, et sénateur de 1971 à 1989, soit pendant 18 ans, occupant même le poste de vice-président du Sénat.
Socialiste il était, socialiste il resta, jusqu'à son dernier jour.
Anecdotiquement, Louis Philibert raconte aussi qu'en 1962 Philippe Seguin, à ce moment-là jeune étudiant socialiste à Aix, et pigiste au journal Le Provençal, avait fait campagne pour lui à la députation et soutenu ensuite Félix Ciccolini à la mairie en 1965.
Souvenirs personnels
La disparition de Félix Ciccolini affecte tous ceux qui l'ont connu. Il ne fait aucun doute qu'il restera dans la  mémoire aixoise comme le modèle du travailleur acharné et un homme à l'honnêteté exemplaire.
Il y encore moins de dix ans, on le croisait en ville accompagné de son épouse, marchant modestement comme de simples citoyens.
Plus personnellement, j'avais rencontré Félix Ciccolini à la sortie d'un conseil municipal en 1968. La vie de la cité et les séances publiques m'intéressaient déjà et j'y assistais souvent.
Une autre fois, ce fut lors de l'élection municipale de 1995. Il était présent au premier rang à la réunion publique organisée à la salle Carnot pour soutenir la liste Picheral. Lorsque vint pour moi le moment de prendre parole en tant que représentant de mon courant politique, je ne pouvais m'empêcher de chercher à lire les réactions de son visage. Il souriait et cela me mit en confiance.
Plus tard, en juin 2000, à la mort de Louis Philibert, une foule considérable était massée devant sa mairie du Puy Sainte-Réparade. Au départ d'Aix, Jean-François Picheral me demanda de prendre Félix Ciccolini dans ma voiture. Ma réponse fut évidemment immédiate, un honneur pareil ne se décline pas.
Plus récemment, c'était le 15 novembre 2006, Michel Pezet me convia à un déjeuner en ville à La Madeleine. Il y avait là Félix Ciccolini et son épouse, exquise de gentillesse et d'une attention délicate de tous les instants pour lui. Il nous assurait qu'il soutenait notre démarche pour les élections municipales de 2008, ce qu'il officialisa par une lettre publique quelques temps après. C'est sa fille Noëlle, candidate avec nous, qui s'en fit la porte-parole légitime et de cœur.
A cet instant, je pense à toute sa famille qui se réunira mardi sous le ciel corse pour accompagner Félix en le sol qui l'a vu naître. 

1 mai 2010

En mai, fais (presque) ce qu'il te plaît…

mai

1 mai 2010

Encore un gros Casse 40 pour la fête du travail

patrons

Ali Baba et les quarante voleurs n'étaient que des amateurs à côté. Démonstration. En 2010, grâce à leur formule magique, les grands patrons du CAC 40 recevront un total provisoire de 79,5M€ de rémunérations, selon le palmarès annuel publié par Les Echos le 24 avril. L'année dernière, la somme atteignait 76,4M€ (hors STMicroelectronics).
Malgré la crise ou les polémiques, les salaires des grands patrons n'ont donc pas baissé. Mais ils se sont en revanche complexifiés pour essayer de réduire les excès (défense de rire). Ils se morcellent désormais en de multiples composantes. Le classement de tête reste quasiment le même.
Avec 4,4M€, Franck Riboud, le PDG du groupe Danone, est toujours le patron le mieux payé du CAC 40. Il est suivi de Bernard Arnault, PDG de LVMH (3,9M€), de Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi-Aventis - vive les gros millions de vaccins fourgués contre la fantomatique grippe A - (3,6M€), et de Jean-Paul Agon, directeur général de L'Oréal (3,4M€).
Deux grandes sociétés manquent à l'appel : Crédit Agricole et EDF. Les conseils d'administration n'ont pas encore déterminé le montant de la rémunération variable de leur dirigeant respectif sur la période, Georges Pauget et Pierre Gadonneix.
Oh misère ! On est vraiment inquiet pour eux. Pourvu qu'ils ne rejoignent pas les deux à quatre millions de personnes qui n'ont pas de travail, les six millions qui ne touchent que les clopinettes de leurs emplois précaires ou les près de huit millions qui vivent sous le seuil de pauvreté ! Il ne reste peut-être plus que le muguet pour leur faire espérer que ça ira mieux demain.

travail_precaire

Le palmarès des salaires 2010 du Casse 40

(Clic sur chacune des trois parties de l'image pour agrandir)
Pour faciliter sa lecture à une bonne taille,
le tableau général est découpé en trois parties repérables aux couleurs différentes.
Les 18 points rouges indiquent les sommes dépassant les 2 millions d'euros. 

 salaires_cac_40___Asalaires_cac_40___Bsalaires_cac_40___C

30 avril 2010

Salord, consul honoraire des Comores, limogé

comores

(Clic sur l'image pour agrandir)

La décision paraît rocambolesque mais elle n'en est pas moins réelle. Stéphane Salord, consul honoraire des Comores à Marseille depuis mai 2008, a été limogé il y a quelques jours.
Lors de sa nomination, une majorité des Comoriens de Marseille avaient persisté à réclamer un consul général de plein exercice et non un consul honoraire pour une communauté qui compte environ 70.000 personnes. Malgré cela, pour assurer sa mission, Salord s'était installé dans des locaux municipaux attribués par Jean-Claude Gaudin dans le 14ème arrondissement.
La nomination de Salord ne plaisait pas à tout le monde du fait qu'il est français et n'a aucune attache comorienne. Autre sujet de mécontentement, son appartenance à l'UMP qui, pour certains, ne lui conférait pas la neutralité nécessaire.
Lors de son arrivée, les avis étaient partagés. A l'annonce de son départ, certains des opposants se réjouissent tout en tempérant leurs réactions face à la situation politique agitée qui secoue les Comores.
En effet, ce limogeage intervient dans un climat de crise plutôt effervescent. Les élections générales étaient programmées le 26 mai, mais le président a fait voter, malgré le boycott de l'opposition, un prolongement d'un an de son mandat de quatre ans arrivé théoriquement à échéance cette année, de sorte que l'élection présidentielle ne se déroulera pas avant 2011.
C'est donc dans ce contexte de controverse, même si ceci n'explique pas cela, que survient l'éviction de Salord.
Beaucoup s'accordent à dire que les dirigeants comoriens, notamment le ministre des affaires étrangères, s'évertuent à pratiquer un système un peu intéressé quant à leurs représentations officielles à l'extérieur et bien sûr en France.
On relate que leur préoccupation est de nommer des proches du pouvoir pour mieux contrôler la communauté comorienne et au passage mettre aussi la main sur la caisse.  
Certains sites internet évoquent par exemple le fait que les autorités comoriennes n'agiraient que par appât de l'argent en tentant de se faire payer des frais divers (style grande vie) par les ambassades et les consulats lors de leurs déplacements en métropole. 
Lorsqu'un des collaborateurs du susdit ministre, et en son nom, a voulu imposer au consulat de Marseille une prise en charge financière de son voyage, le consulat n'a pas acquiescé. D'où vraisemblabement le renvoi de Salord qui sera remplacé par un conseiller de l'ambassade des Comores à Paris, qui aura tout loisir d'aller voir si par hasard il n'y a pas un peu de monnaie au fond d'un coffre.

Le limogeage de Salord sur les sites internet : 
http://mirontsyahcrm.skyrock.com/2848198090-L-affaire-du-consulat-comorien-de-marseille-vire-a-la-controverse.html
http://umbeli.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/04/26/les-raisons-obscures-d-un-limogeage.html

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