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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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9 octobre 2009

Joissains se décerne un prix Nobel… du martyre

La machine à mensonges reprend du service. Les constats s'accumulent. Pourtant, Maryse Joissains prétend qu'elle est présente à l'Assemblée nationale. Si, si, elle l'a dit ce matin sur France Bleu Provence. "Si je n'étais pas à l'Assemblée en juin, c'est à cause des annulations successives". Or, il y a eu une annulation et pas deux et cela n'a pas duré un an mais un mois à cheval sur juin et juillet.

Et de poursuivre : "En politique, il y a ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. On peut cumuler les fonctions", sous-entendu quand on fait partie de ceux qui travaillent. Précisément, c'est là que ça cloche. N'être présent que six fois à Paris sur un an, ce n'est pas travailler, c'est même être payé pour ne rien faire.

Alors, il faut bien trouver quelques alibis pour tenter de se défendre, ou de se faire passer pour victime de harcèlement. "On commence à faire du sexisme, de l'anti-UMP primaire en s'en prenant sans cesse à moi".

Le monde est décidément plein de méchants. Tout le monde lui en veut. C'est vrai, ce n'est pas normal tout ça : les journaux qui ne vont pas dans son sens et à qui elle fait des procès qu'elle perd, le Conseil d'Etat qui dit le droit, ses adversaires politiques qui exercent leur contrôle démocratique, les tous ceux qui ne sont pas à l'UMP, les collaborateurs qu'elle choisit pourtant elle-même et qu'elle vire à tour de bras pour incompatibilité…

Mais qu'on la laisse enfin en paix ! Qu'on arrête de la critiquer, quoi ! Elle sait tout, elle sait tout faire, elle est la meilleure, on a de la chance de l'avoir, il faut la croire sur parole puisque c'est elle qui le dit. Finalement, elle le mérite bien son prix Nobel du martyre auto-proclamé.

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8 octobre 2009

Cumul de mandats : Faut arrêter !

stop_cumulLe cumul des mandats électifs et autres, un mal assez français. Un nouveau classement de nos élus les plus surchargés vient d'en fournir l'illustration. Et là, le constat est édifiant : droite et gauche excellent dans les mêmes pratiques. On pourra ergoter tant qu'on voudra sur la méthodologie utilisée par le journal Le Monde pour établir ce bilan, on ne pourra nier que certains élus ont plusieurs lourdes écharpes à leur cou.

J'ai toujours voulu comprendre comment il était possible d'accomplir sérieusement plusieurs fonctions électives à la fois. J'en ai toujours douté, convaincu que les exemples sont foison qui montrent qu'un parlementaire non cumulard est plus présent et plus actif aux assemblées ou qu'un maire sans autre mandat est plus disponible auprès de ses concitoyens et plus au fait des actions à mener.

Car on a beau avoir les meilleurs collaborateurs du monde, on n'en est pas moins obligé de survoler certains dossiers. Les élus qui courent après les titres n'ont plus que le choix d'en honorer un seul au détriment du ou des autres. Lorsqu'ils font semblant de vouloir faire face à toutes leurs responsabilités, ils ont beaucoup de mal à approfondir leur travail.

Notre département des Bouches-du-Rhône en fournit la preuve éclatante avec ces quatre parlementaires peu visibles à Paris : député et président de conseil régional (Michel Vauzelle), sénateur et président de conseil général (Jean-Noël Guerini), sénateur et maire (Jean-Claude Gaudin), député et maire d'une grande ville et/ou d'une communauté d'agglomération (Maryse Joissains).

Ce sont là des situations qui ne peuvent se mener de front avec efficacité. C'est même tromper les électeurs que faire croire qu'on accomplira tous ces mandats de manière assidue et sans faille.

cumul_mandats_democratieCette question du cumul des mandats est un sujet qui revient sans cesse sur le tapis médiatique. Certes, quelques dispositions législatives ont été prises ces deux dernières décennies pour limiter la frénésie de cumul de mandats d'exécutifs à haute responsabilité. Mais on est encore loin du compte.

Cette concentration verticale de "pouvoirs" (87% des députés cumulent !) par un nombre restreint d'élus est fondamentalement malsaine pour l'épanouissement d'une démocratie horizontale. La solution passe assurément par l'instauration du mandat unique, précédée d'une étape très restrictive sur les types de mandats cumulables. En corollaire, pour l'exercice des mandats locaux, on ne pourra se dispenser longtemps encore de l'élaboration d'un véritable statut de l'élu territorial. Qui devra inclure l'inégibilité définitive de tout élu ayant été condamné dans le cadre de ses fonctions, notamment pour corruption, abus de biens sociaux ou enrichissement personnel.

Dans l'attente…

Le tableau du classement :

(utiliser le curseur à droite du tableau pour faire défiler les noms)

http://www.lepost.fr/flash/2009/10/06/1728813_cumul-des-mandats-notre-classement-des-deputes.html 

Explications :

http://www.lemonde.fr/politique/article_interactif/2009/10/07/cumul-des-mandats-notre-classement-des- deputes_1250194_823448_1.html

Méthodologie :

http://www.lemonde.fr/politique/article_interactif/2009/10/07/cumul-des-mandats-notre-classement-des-deputes_1250194_823448_2.html

Les députés qui cumulent :

http://www.lemonde.fr/politique/article_interactif/2009/10/07/cumul-des-mandats-notre-classement-des-deputes_1250194_823448.html

Les députés cumulards de la région PACA (hors les sénateurs) : http://www.laprovence.com/articles/2009/10/07/931786-Politique-Cumul-des-mandats-Joissain-sur-un-podium-tres-contestable.php

Cumul de tous les parlementaires (situation en 2007) :

http://www.lemonde.fr/societe/infographie/2007/02/21/le-cumul-des-mandats-en-france_870233_3224.html

7 octobre 2009

"Je viens de m'apercevoir que je suis maire" (2)

De nombreux sujets ont été abordés dans l'interview de Maryse Joissains publiée dans La Provence de lundi. Voici la seconde partie de mes commentaires sur les autres thèmes qui ont retenu mon attention.

Ÿ Beisson et Corsy

Le dossier ANRU de rénovation urbaine est définitivement enterré. Le projet devait faire partie du Plan banlieues prévu par l'Etat. On nous avait présenté une mouture satisfaisante fin 2005 qui fut votée à l'unanimité du conseil municipal. En novembre 2007, après l'élection présidentielle, l'Etat recadrait le plan national devenu Plan espoir banlieues et organisait des rencontres territoriales censées recueillir les propositions locales.

A la réunion programmée à Aix par le sous-préfet, à laquelle je me suis rendu, il n'y avait aucun élu de la majorité. J'avais exprimé mon grand étonnement en conseil municipal. Jusqu'en mai 2009, plus de nouvelles du projet ANRU aixois, sinon que, pour raison budgétaire, l'Etat avait réduit le nombre de quartiers concernés par le nouveau Plan banlieues de 800 à 215. Aix est sortie de la liste.

En novembre 2008, Joissains présentait un rapport pour relancer le projet sous une autre forme, déclarant qu'elle rencontrait Fadela Amara pour en discuter. Elle mettait nommément en cause le directeur de l'habitat, celui-là même qui avait été encensé pour le premier projet unanimement salué.

En mai et juin derniers, ne voyant toujours rien venir et en l'absence d'informations de la part de la Ville, de nombreux habitants de Beisson ont manifesté leur colère sur la place publique pour interroger Joissains.

Nous apprenons via l'interview que l'Etat s'est retiré complètement du projet et qu'il n'y aura pas de crédits. Cherchant à se dédouaner une nouvelle fois, sans crainte des contradictions, Joissains accuse maintenant Stéphane Salord, son adjoint pendant sept ans, d'avoir "plombé le dossier", ce qui est évidemment un autre mensonge pour camoufler un ratage politique dont la responsabilité première lui incombe.

Ÿ Pôle judiciaire

A la veille de l'élection de 2008, on nous présentait de magnifiques plans en 3D du futur tribunal d'instance. Le dossier de reconstruction était validé par l'Etat et il n'y avait plus qu'à faire. Et puis, patatras, plus de nouvelles, le ministère de la justice fait le mort pendant de long mois.

Peu à peu, filtre l'information d'un retard de l'Etat pour entériner le beau projet. Puis, se précise l'abandon de la reconstruction alors que la Ville se mettait en frais pour transférer provisoirement les services civils au Jas de Bouffan.

Maintenant, il est question d'un projet revu à la baisse, les déficits colossaux de l'Etat n'aidant évidemment pas. Joissains en avait fait un de ses chantiers. Ben, on est loin d'en voir le moindre premier coup de pioche.

Ÿ Clinique du Montaiguet

Pour faire passer l'énormité du saccage, Joissains maintenant réélue ose parler de "la première éco-clinique de France". Pendant la campagne électorale, elle émettait des réserves sur le projet "qui n'en était, selon elle, qu'aux balbutiements".

Le rapport du commissaire-enquêteur concluait certes à un avis favorable mais sous de nombreuses conditions. En effet, l'enquête publique a recuelli un record de 616 participations dont une majorité de critiques.

Joissains prétend que "l'opposition ne vient pas du quartier mais est orchestrée par trois ou quatre personnes qui habitent autour". Le compteur à mensonges va exploser ! Des CIQ, des médecins, des associations, des riverains et des citoyens d'Aix et alentour ont longuement dit qu'ils étaient contre la dénaturation du paysage, la détérioration de l'environnement et les afflux de circulation sur un secteur déjà engorgé.

La bataille va être rude, y compris devant les tribunaux, si, comme cela semble se profiler, une délibération de validation de la révision partielle du POS était inscrite à l'ordre du jour du conseil municipal de novembre.

Joissains s'est peut-être un peu réveillée mais elle aura bien du mal à endormir les Aixois une nouvelle fois.

6 octobre 2009

"Je viens de m'apercevoir que je suis maire..." (1)

joissainsMaryse Joissains tente de nous la refaire. Cette fois-ci, c'est dans une interview parue dans La Provence d'hier. En gros : "excusez-moi mais je me réveille à l'instant et je viens de m'apercevoir que je suis maire". Et la voilà en train de disserter sur nombre de sujets, comme si, après huit ans de mandat, tout commençait aujourd'hui. La réalité est tout autre, bien entendu.

Mais pour Joissains, il s'agit une fois de plus d'essayer d'endormir les Aixois en laissant espérer l'avènement de grands chantiers qui feront enfin leur bonheur.

Passons sur les alibis des retards pris pour cause d'élections successives et sur les prétendus travers des gestions précédentes (on le redit, huit ans ont passé). Ce qui compte, c'est ce que veut faire la municipalité. "Cette fois, j'ai donné des impératifs de rapidité, de concision et de plus grande présence dans les dossiers". Cela sonne comme un recadrage qui désavoue une méthode qui n'a pas été performante.

Au final, ce qui ressort de cette longue interview, c'est que Joissains semble avoir tiré quelques leçons des critiques qui lui ont été adressées depuis longtemps et, plus particulièrement, pendant la dernière campagne électorale où elle l'a échappé belle. Mais cela n'est pas suffisant car il y a, et il y aura, d'autres gros ratages.

Les illustrations ne manquent pas. Alors, sérions les sujets.

Ÿ Gare routière 

Après avoir fait des simulacres de concertation sur l'ancien projet critiqué pour sa démesure et son inadéquation à une véritable politique des déplacements, après avoir persisté en dépit de tout bon sens pour imposer un modèle pharaonique coûteux et inadapté à l'environnement, Joissains semble désormais se ranger à la réalisation d'un projet moins ostensible qui pourrait être coordonné avec des haltes extra-muros à la Calade et au plan d'Aillane.

Les deux autres mesures annoncées ne sont pas moins significatives : abandon de la trémie sous l'avenue de l'Europe, suppression de la halle et donc pas de grand bâtiment. A la bonne heure. Mais on aura donc déjà dépensé pas mal d'argent pour un premier projet qu'il va falloir remettre à l'ouvrage.

Ÿ OPAC

Le scandale par excellence. Il aura fallu huit ans pour intégrer mentalement que l'office n'a jamais véritablement rempli son rôle : construction d'un nouveau siège mais pas de nouveaux logements, réhabilitations au ralenti ou en panne, gestion désastreuse aboutissant à un déficit jamais vu, cinq changements de directeurs, embauches pléthoriques sans meilleurs résultats ou services rendus aux locataires. Et que dire des annonces répétées à satiété que tout allait mieux, qu'il y avait enfin un plan du patrimoine, que l'office se portait bien, touts choses contredites par des audits sévères de l'Etat.

Joissains, présidente jusqu'ici, a décidé de passer la main. Soit. Car le cumul de fonctions ne permet pas l'efficacité sauf à disposer de journées de 72 heures. Cela ne l'exonère en rien de ses reponsabilités. Mais Joissains semble avoir trouvé la recette du succès : organiser la logistique de l'office comme celle de Darty ! Vous auriez osé, vous, comparer un établissement public à un magasin d'électroménager qui parraine la météo ? Sûr que Joissains va encore essayer de nous vendre du beau temps jusqu'à la fin du mandat. S'il n'y pas une autre annulation d'ici là...

A suivre, demain…

5 octobre 2009

Peut-on rire de la démocratie ?

place_des_citoyensLa consultation populaire sur l'avenir de la Poste a été un succès. Voulue comme un exercice de démocratie concrète et organisée avec les moyens du bord grâce à de nombreux bénévoles, cette démarche menée à grande échelle est une première qui crée un précédent qui ne manquera pas de se répéter.

Au-delà de l'objet de cette "votation" (mot utilisé pour le caractère non juridique du scrutin), les citoyens ont voulu montrer qu'ils ne comptent pas pour du beurre.

Ce dimanche soir, le Comité national contre la privatisation de la Poste annonçait que plus de 2 millions de personnes avaient participé à la consultation dans près de 10.000 points de vote.

A Aix, en incluant quelques villages alentour (Vauvenargues, Puy Sainte-Réparade, Venelles et Eguilles), près de 9.000 votants ont mis un bulletin dans l'urne.

Dans certaines communes, les organisateurs ont été aidés par des mairies. Mais, la plupart du temps, c'est le système D qui a prévalu. A Aix, malgré la demande des élus de l'opposition au conseil municipal, Maryse Joissains a répondu négativement à toute aide technique pour faciliter les opérations de vote.

Cela faisant, elle s'inscrit dans la droite ligne des choix gouvernementaux mettant en œuvre la casse programmée et progressive des services publics : Edf, Gdf, santé, éducation nationale, pour citer les plus significatifs.

Comble de cynisme, l'instauration d'un referendum dit d'initiative populaire prévue par la réforme constitutionnelle n'a toujours pas été suivie du moindre décret d'application. Pour la démolition du statut de la Poste, l'esquive est double : Nicolas Sarkozy a décidé de la faire passer en force en lecture unique au Parlement.

Mais revenons à Aix. Si l'affreux Molière pouvait encore nous régaler en nos temps modernes, il ne manquerait pas de relever une autre incongruïté. Du 12 au 18 octobre, la Ville organise (attention, on gonfle bien ses poumons d'abord !) la "Semaine européenne de la démocratie locale". Enorme ! On se met à rêver !

Mais mieux vaut se frotter les yeux car, à lire le programme officiel, on n'y verra, pour ne prendre que deux exemples, ni le rôle ni la participation des Comités d'intérêt de quartiers, ni la moindre ombre de conseils de quartiers. Les premiers n'ont pas été conviés, les seconds sont inexistants, ce qui est contraire la loi de 2002.

La "semaine" sera donc une opération de propagande, se déroulant principalement à l'Hôtel de Ville, qui mettra des élus majoritaires en avant et qui fera intervenir des fonctionnaires municipaux pour organiser des visites de quelques services. Les conférences annoncées n'ont pour but que de déverser des discours à sens unique qui ne proposent aucun débat.

Alors, peut-on rire de la démocratie ? A chacun sa réponse…

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2 octobre 2009

Avenir de la Poste : Ça nous regarde, alors votons !

votation_3_octobreNous avons notre mot à dire !

          

Ne nous laissons pas voler nos services publics. Après La Poste, ce sera au tour de la santé, de l’éducation… Ils n’ont qu’un mot d’ordre : tous les services publics doivent disparaître !

Le Comité national contre la privatisation de La Poste, regroupant de nombreux syndicats et plus de 80 associations et partis de gauche, organise le 3 octobre 2009 une consultation nationale sans précédent.

          

C’est à nous de choisir !

       

Le collectif aixois donne plusieurs rendez-vous :

Vendredi 2 octobre 2009

Marché d’Encagnane de 9h à 12h30

Samedi 3 octobre

Place de l’hôtel de Ville de 9h à 16h

Place du palais de justice de 9h à 13h

Allées provençales de 9h à 16h

Marché du Jas de Bouffan de 9h à 13h

Possible aussi dans plusieurs communes :

Venelles, Peypin, Cabriès, Vitrolles…

http://www.appelpourlaposte.rezisti.org/IMG/pdf/POINTS_DE_VOTE_BOUCHES_DU_RHONE.pdf

Le site national du Comité contre la privatisation de la Poste :

http://www.appelpourlaposte.rezisti.org/

Comprendre ce qui est en jeu

Le 3 octobre, une votation aura lieu partout en France, sur les marchés, devant les bureaux de Poste ou devant les mairies.

Malgré l’opposition des 2/3 des Français, le gouvernement tente de passer en force. Le projet de loi déposé au mois de juillet sera examiné au pas de charge par les 2 assemblées cet automne. Conscient de l’impopularité de cette décision, le gouvernement a décidé d’utiliser la procédure simplifiée de la lecture unique pour éviter tout débat.

Ainsi, après France Télécom, Edf, Gdf qui ne devait jamais être privatisée  (selon les propres paroles de Nicolas Sarkozy, à l’époque ministre de l’économie), c’est à cette puissante institution qu’est La Poste, présente sur tout le territoire, que s’attaquent les lobbies du "tout privé" et de la concurrence à outrance.

Ce ne sont pas les directives de Bruxelles, ni les "nécessaires modernisations" de l’entreprise qui obligent La Poste à ouvrir son capital en vue de sa privatisation. NON, ce sont l’appétit des lobbies, la volonté de faire du fric et de participer au grand monopoly des rachats d’entreprises postales européennes et des fusions entre banques qui sont derrière toutes ces manœuvres.

Les différentes filiales créées par La Poste lui ont déjà permis de s’inviter au grand jeu de la bourse. Toute nouvelle dans le joyeux monde de la finance, La Banque Postale créée en 2006 n’a perdu "que" 60 millions d’euros dans la faillite de Lehman Brothers avec la crise de 2008 !

Les postes européennes…

- tentent de supprimer la distribution du courrier en zone rurale (exemple : le cas de Correos, en Espagne)

- tentent de réduire la distribution du courrier à 5 jours au lieu de 6 actuellement,

- tentent d’augmenter le délai d’acheminement sans changer le prix du timbre,

- poursuivent leurs fermetures de bureaux,

- suppriment des milliers d’emplois, 300.000 dans l’union européenne, 10.000 par an en France (52.000 depuis 2002).

Alors, pourquoi privatiser et renouveler les erreurs commises dans les autres pays ? Pourquoi casser ce qui marche (La Poste a fait 650 millions de bénéfices en 2008, 1 milliard en 2007) ? Pourquoi briser le lien social qu’elle apporte sur le territoire ? Qu’en sera t-il de la péréquation tarifaire (un même tarif quel que soit la destination en France et dans les DOM) ? Les suppressions de milliers d’emplois sont-elles inéluctables ?

La privatisation, un passage obligé ?

La concurrence ne fait pas baisser les prix et n’améliore pas la qualité des services.

Le prix des autoroutes françaises ne cesse d’augmenter alors qu’elles sont amorties depuis des années. Conçues pour améliorer la sécurité routière, elles sont de plus en plus délaissées par les catégories sociales les moins fortunées.

Edf, dont les prix sont, de l’aveu de son Pdg, 40% moins chers que dans les autres pays européens, demande la possibilité d’augmenter ses tarifs de 20% en 3 ans. Pourquoi ? Dans les télécommunications, les ententes illicites et illégales entre les opérateurs empêchent la baisse des tarifs. Il s’agit simplement de se partager le gâteau.

La privatisation du rail en Grande-Bretagne a engendré une augmentation des tarifs doublée d’une augmentation catastrophique des accidents ferroviaires dans les années 90 due au défaut d’entretien des installations par l’entreprise privée.

En France, de plus en plus de communes re-nationalisent la distribution de l’eau : les régies municipales proposent des prix plus bas que les entreprises privées, contraintes de dégager des marges plus importantes pour satisfaire les actionnaires.

Pour la Poste...

logo_laposteLe seul paiement par l’Etat de sa dette envers La Poste (présence postale, accessibilité bancaire, transport et distribution de la presse…) suffirait à couvrir sa modernisation. La privatisation n’est pas inéluctable et, contrairement à ce qui est dit, Bruxelles n’en fait pas un passage incontournable. Mais il faut bien chercher un bouc-émissaire !

Les exemples européens de privatisation

de la Poste sont éloquents… et inquiétants !

En Suède

La poste est transformée en Sarl en 1994. Elle conserve 90% de parts de marché (c’est donc ça la concurrence ?) Le prix du timbre bat tous les records (90% de hausse en 10 ans de 1993 à 2003). 1/3 des emplois supprimés. Passage de 2000 à 500 agences.

Au Royaume Uni

Privatisée en 1999 par Tony Blair, l’échec est tel qu’elle doit être re-nationalisée en catastrophe avec une perte évaluée à 1,5 milliards de livres, payée par le contribuable. La réorganisation entamée en 2006 a conduit à la fermeture de 2500 bureaux, une réduction massive de l’emploi.

Aux Pays-Bas

Transformée en 1989 en société anonyme, elle fusionne avec le groupe australien TNT en 1996. L’entreprise est connue pour faire travailler les enfants dans le portage et la publicité non adressée. TNT envisage de supprimer entre 11.000 et 13.000 emplois (sur 59.000) dans les années qui viennent. 70% de la main-d’œuvre travaille à temps partiel et il ne subsiste que 500 à 800 vrais bureaux contre 1300 points de vente !

29 septembre 2009

L'image trouble de la vie politique aixoise

Une information en avant-première : une date télé à retenir. Le lundi 19 octobre à 22h15 dans l'émission "Complément d'enquête", France 2 proposera un dossier sur la corruption avec divers reportages s'intéressant à la vie publique et politique, élus de tous grades, collaborateurs d'élus et de cabinets, administrations nationales et territoriales. Il me revient aux oreilles que le dossier devrait, entre autres, évoquer Aix. Cela pourrait faire du bruit.

En attendant, un internaute, que je remercie ici, m'a signalé un article à propos de l'élection municipale d'Aix de juillet dernier publié sur le blog Anticor qui est une association d'élus et de citoyens contre la corruption. Extraits.

Election d'Aix : Une campagne qui n'honore pas la démocratie

anticorlogoMaryse Joissains (UMP) a finalement remporté l'élection municipale d’Aix-en-Provence le 19 juillet dernier avec 50,22% des voix, sa liste battant d’une courte avance de 187 voix celle de son adversaire Alexandre Medvedowsky, candidat de l’alliance PS-MoDem-Verts. Stéphane Salord, à l’origine du recours contre l’élection de 2008, avait quant à lui appelé à soutenir l’alliance.

A propos de ce recours, Maryse Joissains n’avait pas hésité à dénoncer "une décision politique" lorsque le Conseil d’Etat avait décidé d’annuler l'élection de 2008. Du coup, Alexandre Medvedowsky signale que le fait de "critiquer une institution judiciaire est constitutif d’un délit". […]

Il faut savoir aussi que Mme Joissains fait partie du club des cumulards de la République, présidente de la communauté du pays d’Aix, elle est aussi députée. A Aix-en-Provence, on peut aussi parler de népotisme, lorsque l’on parle de la famille de Mme Joissains. Jugez vous-mêmes.

"En 1978, après deux annulations successives par le Conseil d’État, son époux, Alain Joissains, conquiert la mairie d’Aix-en-Provence. De plus, à la veille de l'élection municipale de 1983, alors que le maire sortant est crédité de 66% d’intentions de vote, éclate l'"affaire Joissains" (le maire aurait financé une partie de la villa de son beau-père avec l’argent de la municipalité). Accusant le clan Defferre, le couple Joissains se dit victime d’une brigue (manœuvre, manigance) "politico-médiatique". Durant cette période, Maryse Joissains, avocate de profession, soutient son mari avec opiniâtreté, obtenant la révision du procès qui l’a condamné à deux ans de prison avec sursis" (Wikipedia). Enfin, leur fille, Sophie Joissains est adjointe au maire d’Aix-en-Provence, vice-présidente de la communauté d’agglomération du Pays d’Aix et sénatrice des Bouches-du-Rhône depuis octobre 2008.

Les résultats de cette élection (municipale) sont assez surprenants pour plusieurs raisons. Outre le cumul des mandats, le népotisme ambiant (dont on a finalement peu parlé…) et les termes accablants par lesquels le Conseil d’Etat avait annulé l'élection de mars 2008, la candidate UMP partait avec un lourd handicap. […]

On pouvait penser que l’UMP prendrait ses distances avec Maryse Joissains, compte tenu de l’image qu’elle véhiculait après cette campagne qui n’a pas, c’est le moins que l’on puisse dire, contribué à rétablir la confiance entre les citoyens et la classe politique. Il n’en a rien été.

Plusieurs personnalités de la majorité étaient venues à Aix-en-Provence soutenir Mme Joissains, dont Jean-François Copé et Xavier Bertrand ainsi que Jean-Claude Gaudin qui en rajoutait en déclarant "J’ai quitté Madonna pour aller embrasser l’autre Madonna d’Aix". Toujours dans la dentelle, Gaudin ! Pour le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand, la réélection de Maryse Joissains "est un succès pour l’UMP et pour toute la majorité présidentielle".

D’ailleurs, Mme Joissains a indiqué avoir reçu un coup de téléphone du président Nicolas Sarkozy. "Il m’a félicité et m’a dit qu’il avait conscience que je m’étais battue seule contre tous et que j’avais obtenu un excellent résultat alors que ce n’était pas évident".

Stéphane Salord, ancien membre de l’équipe municipale de Mme Joissains, aurait pu peut-être expliquer les raisons de ses dissensions avec la maire. A notre connaissance, il n’a pas pu ou su apporter les arguments pertinents qui auraient pu faire basculer le scrutin.

En conclusion, on s’aperçoit une nouvelle fois que le taux d’abstention reste très fort, ce qui n’est pas un signe de bonne santé de notre démocratie. En second lieu, on constate que des dirigeants de l’UMP n’ont pas hésité à soutenir une candidate qui avait été sanctionnée sévèrement par le conseil d’Etat pour "des propos et des insinuations d’une gravité inadmissible".

(Rédigé par Jean-Pierre Roux, 21 juillet, 2009)

L'article entier sur le site Anticor :

http://anticor.org/2009/07/21/elections-municipales-d%e2%80%99aix-en-provence-maryse-joissains-masini-ump-reelue-une-campagne-qui-n%e2%80%99honore-pas-la-democratie/#more-646 

Un article sur les élus corrompus sur le site Rue89 :

http://www.rue89.com/2009/09/24/anticor-propose-de-bannir-a-vie-de-la-politique-les-elus-corrompus 

Le site Anticor :

http://anticor.org/

28 septembre 2009

Elections d'Aix : On en parle encore

rouletteQuel sort sera-t-il fait à la procédure de recours concernant l'élection municipale de juillet ? Bien malin qui pourrait le dire avec certitude. Il y a, pour le moins, un ensemble de faits qui méritent d'être examinés sérieusement. Mais les juges les trouveront-ils assez fondés pour trancher vers une annulation du scrutin ou envisager une autre solution ?

Alors, il n'est jamais trop tard pour jeter un autre regard sur l'élection de l'été. Un correspondant dont j'avais déjà publié l'excellente analyse des résultats m'adresse un mot de conclusion provisoire du plus grand intérêt. C'est bien volontiers que je mets en ligne sa libre parole.

En guise de conclusion provisoire sur les élections aixoises

Un mot encore d’analyse sur ce scrutin, afin d’enfoncer le clou :

18 bureaux de vote méritent un zoom intéressant car ce sont eux, principalement, qui ont fait perdre Medvedowsky au 2e tour, pour des raisons sans doute différentes :

Ÿ 10 bureaux lui ont donné un % inférieur d’au moins 6% à celui obtenu par la liste Picheral en 2001 ; essentiellement des bureaux du Nord de la commune (Puyricard, Couteron, Granettes, Platanes) et de Luynes au Sud. Soit un manque de 500 voix environ.

Ÿ 9 bureaux où le taux de progression de Joissains au 2e tour a été très élevé (plus de 6% de plus que la moyenne de progression de Joissains sur les électeurs de Salord et de Guerrera), soit un plus de 450 voix pour Joissains.

Ÿ 1 seul bureau, le n°50 de Puyricard se trouve dans les 2 situations.

Au total, ce sont environ 900 voix qui ont manqué à Medvedowsky dans ces 18 bureaux alors qu’un bon candidat de gauche rassembleur et crédible les aurait à coup sûr recueillies. Chacun de ceux qui connaissent bien Aix en tireront leur analyse et leurs conclusions.

Cependant, il ne faut pas brûler les étapes dans la reconquête d’Aix : oublions les Medvedowsky, Guinde ou Pezet. Travaillons efficacement là où chacun est engagé, dans nos partis du PS, des Ecologistes, du MoDem, dans nos associations et nos syndicats, sur nos blogs et nos relais de com’. Lorsque les futures échéances électorales aixoises se préciseront, vraisemblablement en 2014, il sera temps et plus facile de faire émerger un leader charismatique consensuel de la gauche aixoise… comme Maryse Joissains l’a été pour la Droite !

(Auteur : Pierre DARLES, 5 septembre 2009

Lire la première partie de l'analyse :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/08/03/14627490.html

25 septembre 2009

"Le Ravi" de septembre raconte les élections d'Aix

"Le Ravi" de septembre revient sur la rocambolesque période électorale de l'été et son épilogue (provisoire ?). J'en profite pour dire à mes chers visiteurs que ce n°66 est encore en vente en kiosque (2,80€) et qu'il est essentiel de se le procurer ainsi que les suivants car l'association qui tient ce journal à bout de bras a besoin de lecteurs mais aussi de dons, aussi minimes soient-ils, pour survivre. On trouvera plus bas le lien qui permet d'apporter un soutien à cet organe de presse sans pub qui nous régale d'informations au ton décapant. Merci pour eux.

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Le sommaire du n°66 de septembre :

http://www.leravi.org/spip.php?article838 

gif_fleche_rougeLe site et le bulletin de souscription :

http://www.leravi.org/

24 septembre 2009

Sarkozy, roi et histrion de la planète…

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Dessin de Cabu dans Le Canard enchaîné du 23 septembre 2009

Hier soir, pour endurer Nicolas Sarkozy pendant trente-six minutes enregistrées, il valait mieux être assis. Car, à coup sûr, nous allions avoir droit à une magistrale publi-interview de l'histrion. Il avait pourtant dit : plus de pub après 20 heures. Mais bon, il avait prévu une entorse pour sa grosse performance.

Le show n'a pas déçu, avec sa belle enfilade d'énormités grotesques, de messages culottés et d'affirmations péremptoires. Lui, et rien que lui. Sarkozy, d'abord roi de France, puis d'Europe et maintenant de la planète. A l'esbroufe. C'est lui qui fait tout, c'est lui qui fera tout. On est prié de le croire, rien de ce qu'il dit n'a été contredit par les faits (merci de ne pas ricaner).

Au hasard, quelques perles : "les paradis fiscaux, c'est fini !", "notre plan de relance est l'un des meilleurs du monde", "le Rafale, le meilleur avion du monde", "je ne suis pas un homme qui ment", "je ne suis pas un homme qui renonce", "j'ai toujours été sincère dans ma vie politique".

Pas de doute, la France sait qu'elle a échappé au malheur d'un piètre président et elle va enfin se rendre compte qu'elle a gagné le gros lot en rencontrant l'homme parfait. C'est lui-même qui le proclame ("j'ai rêvé d'être président"), allant jusqu'à paraître gêné de (se) (nous) l'avouer (je rigole). Car, il n'est que modeste bien sûr et ne rechigne jamais à s'apesantir sur son sort et la lourdeur de la charge, tout imbu de sa personne, avec une feinte humilité qui ressemble à s'y méprendre à de la vanité.

Et puis, la phrase qui va longtemps faire hurler, l'affaire Clearstream. "Deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel". "Coupables", oui, coupables avant d'être jugés. Y aurait-il un deal déjà scellé avec le tribunal ? Mais non, pauvres crétins que nous serions. "Je fais totalement confiance à la justice", une assertion tellement pas tordue qu'il a d'ailleurs programmé la disparition des juges d'instruction, le même Sarkozy qui avait annoncé l'arrestation de l'assassin (pas du présumé assassin) du préfet Erignac. Pour un avocat de formation, c'est pas mal, dites donc.

Pauvres journalistes bien ramollos qui ne relèvent pas le lapsus, qui ne relancent rien après chaque balourdise. Rien sur les mensonges sur le pouvoir d'achat, nada sur "GDF ne sera jamais privatisé", niente sur "la croissance, j'irai la chercher avec les dents", nothing sur les raisons du déficit de 130 milliards doublé depuis deux ans par Sarkozy et de la dette historique de 1500 milliards.

A quoi bon, hein ? Notre homme sait tout, il a tout compris, il ne se trompe jamais, il ne ment pas. Et il ne manque pas d'air, si l'on peut dire. A l'écouter, misère, sa seule erreur reconnue est de ne pas avoir su gérer sa ration d'eau ! Il faut bien concéder un petit défaut quand on a tant de génie !

Finalement, c'était une belle soirée, beaux projets, beau discours. Quel dommage qu'il ne soit pas encore président de la République pour pouvoir les mettre en œuvre !

Et moi qui m'étais dit que face aux turpitudes de la gauche, demain, j'allais peut-être prendre ma carte UMP… (non, je rigole).

Petites notes perfides :

1. Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi il regarde tout le temps ses mains en parlant ? Est-ce un des douloureux symptômes d'une quelconque pathologie liée à la mégalomanie ?

2. Le lettré et anglophone Villepin peut-il lui dire amicalement qu'on ne prononce pas "Nouillorque" pas plus qu'on n'esquinte le patronyme du premier ministre britannique en Gordon Braun comme s'il était une marque de rasoir ?

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