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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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13 janvier 2007

Les pitoyables bouffonneries de Joissains

aixElle nous surprendra toujours. Mais... sans jamais parvenir à nous étonner vraiment. L'exemple de sa bouffonnerie contre le Nouvel Observateur parle de lui-même. Donner du tambour et recevoir des coups de baguette sur les doigts sont devenus son apanage. Maryse Joissains n'a plus la main, ni comme avocate ni comme maire. Comment peut-elle à ce point méconnaître la marche à suivre dans des procédures de justice ?

Nouvel avatar cette semaine. Face aux SDF qui ont établi leur siège devant l'office de tourisme depuis plus de quinze jours, elle claironne d'abord un pitoyable ultimatum façon "vous allez voir ce que vous allez voir." Dans son sempiternel élan médiatique, elle exige qu'ils quittent les lieux illico. Faussement compréhensive, elle se voit opposer un refus des sans-abri.

Puis, elle menace de saisir le préfet pour faire expulser les "campeurs" de la misère dans les 24 heures. Etape suivante, elle saisit le préfet de région pour qu'il fasse le sale boulot et par la force. Le préfet vient de toquer sa requête en lui rappelant qu'elle devait s'adresser d'abord au tribunal de grande instance en tant que maire !

Retour à la case départ et situation bloquée. Malgré les mots d'ordre nationaux de lever le camp, les résolus malheureux de la Rotonde sont toujours là. Je viens de le constater sur place en cette soirée de vendredi. L'ambiance est calme et il n'y a aucun désordre. Dans cette histoire, ce sont les gesticulations que provoque Maryse Joissains qui causent le plus de trouble. Et dire qu'elle se revendique humaniste…

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12 janvier 2007

Plus Vert que moi, tu meurs...

liberationJ'ai relevé cet article, qu'il faut lire jusqu'au bout, paru le 10 janvier dans la rubrique "Rebonds" du journal Libération, sous la plume de Claude-Marie Vadrot.

L'auteur est journaliste, délégué général de l'association des Journalistes pour la nature et l'écologie. Voir avec la même curiosité son blog bien décapant :

http://horreurecologique.blogspot.com

En signant le pacte écologique de Nicolas Hulot, les principaux candidats à l'élection présidentielle viennent tout simplement de le faire exploser en plein vol.

Depuis des années, les sondages (nous) assurent que les Français sont sensibles à l'environnement et disposés (au choix) à mieux se conduire ou à payer plus s'ils en ont les moyens, pour que notre territoire soit mieux écologiquement géré.

Depuis des années, leurs attitudes, notre attitude, n'ont pourtant pas évolué : un bobo en boutique bio ne fait pas le printemps écolo. La majorité hurle à la moindre éolienne et à la moindre entrave à la circulation automobile urbaine ; et réclame l'élimination des orties et des ronces dans les réserves naturelles. Nous mentons donc vrai, parce qu'il n'est plus, pour l'instant, politiquement correct de ne pas avoir l'air écolo.

Depuis des années, les politiques, des parlementaires aux ministres, assurent qu'ils sont disposés, sous le vocable fumeux de «développement durable», à mettre en oeuvre des comportements et des législations incitatives ou coercitives. Lors du dernier débat de l'Assemblée nationale, alors que le pays était déjà largement secoué par la vague Hulot, il y avait dix députés en séance pour discuter du misérable budget du ministère de l'Ecologie.

Nos super-menteurs jouent aux Verts avec les pourcentages des énergies nouvelles. Le président écolo se garde bien de préciser que la France dispose de 112 000 mètres carrés de solaire thermique contre 780 000 pour l'Allemagne ; 5 230 mètres carrés de solaire voltaïque contre 503 000 pour l'Allemagne ; et 373 mégawatts d'énergie éolienne contre 1807 pour l'Allemagne. Les mêmes parlementaires, les mêmes gouvernements ont «oublié» de taxer les agriculteurs pollueurs dans la toute récente loi sur l'eau adoptée dans l'indifférence et l'absentéisme. Tant que le ciel ne nous tombera pas sur la tête, nous continuerons de mentir et de faire semblant d'être Verts tandis que continuera la danse du scalp autour de Nicolas Hulot. C'était la séquence dérision...

Ségolène a signé, François a signé, Nicolas (l'autre) a signé, Marie-George a signé, Dominique a signé et Jean-Pierre, nouveau pacsé du PS, a donc signé par procuration, ce qui lui a évité de rappeler publiquement qu'il n'avait jamais compris ce qu'étaient les problèmes d'environnement. Le pacte écologique de Nicolas Hulot vient donc d'atteindre son point maximum d'inutilité, ce que l'on appelait encore il y a quelques années le «principe de Peter».

Tout le monde est pour le pacte, les journaux et les politiques baignant dans l'unanimisme sur le thème «plus écolo que moi tu meurs». Ne reste plus qu'à chercher l'erreur ! Tous Verts ! Tellement Vert, Sarkozy qu'au cours de sa prestation télévisée de près de trois heures sur France 2 pour présenter sa candidature surprise, il n'a pas prononcé une seule fois le mot écologie ou le mot environnement. Même performance le 11 décembre pour Buffet au cours d'une émission de cinquante minutes à France Inter ; et lacune semblable de Bayrou lors de sa déclaration officielle de candidature sur fond de montagnes pyrénéennes pour les caméras de télévision ; genre la farce tranquille.

Pour Royal, on attend mais quand on lit le programme du PS, il est permis de redouter le pire, en dépit du renfort d'une Verte parisienne de choc et de Bruno Rebel, l'ancien patron de Greenpeace France. Mais, au moins, ce dernier sait de quoi il parle et porte en bandoulière d'autres prouesses que de jolies images télévisées.

Quand à la gauche antilibérale qui a réussi à écoeurer Bové, elle passe son temps à se balancer des insultes, des vertes et des pas mûres. Alors, l'écologie, camarade, on verra plus tard, quand on aura pacsé le consensus et la démocratie. Pour plus d'explications, voire Clémentine Autain qui manie vertement la langue de bois, ce qui ne suffit pas pour faire écolo, elle s'en est aperçue.

Revenons au pacte qui agite le microcosme pâmé. Nos confrères journalistes politiques, fatigués de mettre en scène la concurrence indécise et ennuyeuse entre Royal et Sarkozy, se ruent sur Nicolas Hulot et le psychanalysent. Leur nouvelle vedette, leur dérivatif : enfin un candidat qui ne comprend rien à la politique, une aubaine ! Une vraie curée, qui sert à masquer la vacuité de leurs questions et de leurs analyses ; et à relancer l'industrie pourtant prospère de la «petite phrase».

Dans les rédactions, désormais, les chroniqueurs politiques confisquent Nicolas Hulot, interdisant littéralement aux journalistes spécialisés d'aller poser quelques questions d'écologie à notre nouveau Coluche (en moins drôle, bien sûr) pour qu'il puisse aller au-delà des banalités qu'aligne son pacte, qui n'est qu'une bien pâle copie de ce que disent les spécialistes et les journalistes environnementalistes depuis une vingtaine d'années.

Les Verts aussi, il faut le reconnaître : mais les Verts ont trop souvent cru, Voynet en tête, qu'il fallait aller parler d'écologie aux journalistes politiques. Lesquels s'en foutent complètement, eux qui ne connaissent que la nature des jardins de Matignon et de l'Elysée. Il y a quelques jours, désespérant de remonter le moral à ses troupes, Voynet a d'ailleurs eu, pour une fois, une révélation d'écologisme fulgurant en déclarant : «Il ne suffit pas de fermer le robinet en se lavant les dents et de cliquer sur une charte écologique pour sauver la planète.» Superbe exocet en plein dans le pacte écologique qu'elle a pourtant signé.

Les partis politiques viennent tout simplement de fracasser le beau projet de Nicolas Hulot. Car, étouffé sous les embrassades, banalisé par les danses du ventre torrides, écrasé sous les chants de guerre des tribus partiaires qui espèrent, qu'enfin on ne va plus parler politique pendant la période électorale, le «pacte» est en train d'exploser en plein vol.

Nicolas Hulot n'a plus qu'une solution : faire de la politique. Or cela semble être l'activité pour laquelle il est le moins doué. Il vient d'apprendre à ses dépens, alors qu'il prépare pourtant son coup d'éclat depuis plus d'un an que, probablement, la politique est une chose trop sérieuse pour être laissée aux écologistes. Et inversement, bien sûr. Hulot, dépouillé au coin d'un bois, est nu désormais.

L'unanimité sidérante fait resurgir les fantômes des promesses non tenues du passé et apparaître la pâleur, la fadeur du projet. Les politiques s'en sont vite aperçus, ils ont l'habitude des catalogues à grand tirage qu'ils appellent programme, c'est pour cela qu'ils en redemandent. Les promesses faites par les uns et trop d'autres, n'engagent, selon la formule consacrée, que ceux qui les écoutent. Nicolas, si sympathique qu'il soit, n'a plus qu'à ramasser les débris épars de son pacte. Comme le Titanic, il est en train de couler.

C'était la séquence émotion... Le temps écologique du parler pour ne rien faire continue.

11 janvier 2007

Joissains perd contre le Nouvel Observateur

Nouvel_ObservateurElle en avait fait toute une histoire. Elle avait demandé au conseil municipal de l'autoriser à porter plainte contre le Nouvel Observateur. Elle avait même publié une lettre amphigourique au style ampoulé dans le magazine municipal "Aix en dialogue" n°18 de mars 2005. Ridicule ! Nous avions mis en cause, en votant contre, son utilisation de l'argent public pour une affaire personnelle.

Elle voulait transformer ce qu'elle considérait comme une attaque à son encontre en une prétendue atteinte à l'image de la ville. Ses envolées à faire pleurer les pierres n'auront servi à rien. Elle a perdu. Et la ville est ridiculisée. Va-t-elle maintenant payer de sa propre poche ces frais de justice ? Ce serait là assurément la façon la plus appropriée de cesser de ternir la réputation d'Aix.

La maire d'Aix-en Provence, Maryse Joissains-Masini (UMP), qui avait entamé une action en justice en son nom et celle de la ville pour obtenir "réparation" après la publication, par le Nouvel Observateur, d'un article mettant en cause, selon elle, son "honorabilité" et sa "compétence", a été déboutée le 7 décembre 2006, a-t-on appris récemment.

En outre, Maryse Joissains-Masini et la ville d'Aix-en-Provence ont été condamnées in solidum à verser à Claude Perdriel, directeur de la publication, Nathalie Funès, auteur de l'article incriminé, et la société "Nouvel Observateur du monde" la somme de 1.500 euros.

Le texte avait été publié dans le cadre d'un supplément régional du Nouvel Observateur daté du 9 décembre 2004 sous le titre : "Maryse Joissains est-elle à la hauteur ?" La maire avait qualifié de "lynchage médiatique" le dossier en question. "Ce genre d'article est de nature à amener un fou à tirer sur moi ou sur ma famille", avait-elle affirmé.

De son côté, l'ancien rédacteur en chef des éditions régionales de l'hebdomadaire et actuel rédacteur en chef du site internet Nouvelobs.com, Patrick Fiole, avait répondu que, en toute hypothèse, le dossier publié était "une enquête très sérieuse pour laquelle toutes les précautions ont été prises et qui a été faite par une journaliste confirmée". "Des témoignages et des preuves attestent de notre bonne foi", avait-il ajouté.

10 janvier 2007

Prochain Conseil municipal : 15 janvier

Hotel_de_VilleLa prochaine séance publique

du Conseil municipal

se tiendra

Lundi 15 janvier à 17 heures

à l'Hôtel de Ville d'Aix

Horaire avancé pour ce premier conseil de l'année.

L'entrée en matière sera constituée par la discussion sur le "Bilan social" concernant le fonctionnement du personnel municipal. Rappelons que ce dossier a été reporté trois fois !

La première, parce qu'il avait été distribué en séance et donc sans laisser le temps aux élus pour l'étudier. La deuxième, pour cause d'absence du maire ! La troisième, parce que la séance a traîné en longueur.

Ce lundi, le débat pourra avoir lieu - espérons-le - car il n'y a "que" 32 rapports inscrits à l'ordre du jour. Parmi ceux-là, il y aura la présentation du Budget primitif pour 2007.

Les autres sujets qui devraient faire l'objet d'interventions portent sur la mise en place d'une Commission sur les antennes relais, sur l'urbanisme et sur la nouvelle fourrière automobile.

Des attributions de subventions pourraient également donner lieu à des échanges vifs notamment celle concernant le CECDC du Jas de Bouffan dont le fonctionnement est franchement contestable.

Evidemment, la période électorale intense qui s'ouvre ne laissera personne indifférent. Certains élus séparatistes oseront-ils franchir le pas pour assumer courageusement leurs dissidences ou refuseront-ils de s'affranchir en campant dans un rôle  hypocrite ?

Allez, Genzana, faites-nous rêver. Présentez-nous votre projet et votre équipe. Parlez-nous de ce que vous voulez accomplir pour Aix et... que vous n'avez pas su faire en six ans ! Soyez aussi téméraire que sur vos affiches !

9 janvier 2007

Joissains est loin du sujet, loin des sujets

camp

Je suis scandalisé par les propos irresponsables tenus par Mme Joissains dans la presse et à la télévision. Alors qu'elle n'a rien fait pour le logement à Aix, elle n'a aucun égard pour tous les laissés-pour-compte. Elle se permet d'invectiver des personnes qui ne demandent que le minimum pour survivre.

Elle parle de "porcherie". Elle dit que "ces gens ne représentent rien." Ses déclarations puent le mépris. Elle assure "comprendre leur combat." Mais, comme à son habitude, elle utilise le faux langage du cœur pour mieux masquer le mauvais usage de la raison.

Mme Joissains n'est pas une humaniste. C'est tout juste une piètre illusionniste. Son attitude révèle au grand jour son incompétence dans le rôle de maire et de députée. Elle est tombée bien bas. C'est elle qu'il faut déloger de l'Hôtel de ville.

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8 janvier 2007

Pour des caméras au conseil municipal d'Aix !

Antoine_RouzaudCurieux de savoir comment se passe un conseil municipal ailleurs, j'ai visité le site Internet de Marseille. On peut y voir l'enregistrement vidéo de la session du 11 décembre. La séance publique diffusée en direct a commencé à 8h25 et a duré 4h12mn42s.

En moyenne, il y a 6 séances par an. A Aix, il y en a 9. Chez nous, il y a 55 élus qui se réunissent dans la salle des Etats de Provence. A Marseille, il y en a 101, comme les Dalmatiens, et ils sont convoqués dans une sorte d'amphithéâtre situé en sous-sol.

Ce jour-là, l'ordre du jour comporte 155 rapports. A Aix, le nombre varie entre 60 et 80. En cours de séance, Jean-Claude Gaudin salue la présence de la Lord Maire de Glasgow venue à l'occasion d'un accord de partenariat. Chez nous, vu l'ambiance, il vaut mieux qu'on n'invite personne !

Tout au long des débats, les caméras se concentrent principalement sur l'orateur qui a obtenu la parole. Rares sont les vues générales de la salle. On peut cependant distinguer des sièges vides et savoir qui n'est pas là. Jean-Noël Guérini (PS), par exemple.

En revanche, je suis heureux de constater que mon ami Antoine Rouzaud (photo ci-dessus), également conseiller général et président du PRG des Bouches-du-Rhône, crève l'écran en faisant une intervention musclée comme je les aime.

De temps en temps, certains chahutent les orateurs ou s'exclament, d'autres bavardent. Aix n'a rien à envier là-dessus. Robert Bret (PCF) lit le journal, Bruno Gilles (UMP) arrive pour la dernière heure ! Gaudin parle de lui-même à la troisième personne. A un moment, il commet un lapsus et nomme Samia Ghali (PS), Mme "Gala". Il "s'escuse".

Quelques élus de la majorité peuvent quand même présenter leur sujet et ceux de l'opposition ne se privent pas de critiquer. Patrick Mennucci (PS) se met à faire son show. Son accent agit comme une doublure de celui de Gaudin.

Beaucoup de dossiers sont soumis au vote à main levée par leur numéro d'ordre sans que l'on sache de quoi il s'agit, sauf les élus qui en ont pris connaissance quelques jours auparavant.

De quoi a-t-on parlé ? La candidature de Marseille au titre de capitale européenne de la culture est copieusement commentée (sans que jamais ne soit évoquée la polémique avec Joissains qui ne compte que pour du beurre) à égalité par le maire et par l'opposition.

Puis, une longue discussion s'engage sur l'urbanisme et la création de ZAC. La gauche stigmatise les 4200 logements manquants et les 20 000 demandes en attente de logements sociaux.

Le maire met en avant une mesure qui serait une première en France, le "chèque premier logement", aussitôt dénoncé comme un coup fumeux par le camp d'en face. Au passage, on apprend que Marseille compte 70 000 HLM mais on ne dit pas s'ils sont municipaux, départements ou d'organismes privés.

Le projet de grande patinoire n'agrée pas l'opposition qui en profite pour casser des pains de glace sur le dos du maire.

Certains demandent une mise en régie de l'eau à l'échéance du contrat actuel. Car avec la délégation de service public actuelle à une société privée, l'eau coûte 27% plus cher aux Marseillais. Le maire et l'élu délégué campent sur leur position. Pour eux, c'est le bon robinet. Qu'en pensent les habitants ?

Quand il s'agit de cofinancements, Gaudin évoque souvent ses rapports avec le conseil général et le conseil régional, soit pour les vilipender, soit pour leur dire merci.

Il se met en colère quand il rappelle qu'il était contre l'entrée des Pennes-Mirabeau dans la communauté d'agglomération du Pays d'Aix. Il estime que la communauté urbaine de Marseille y a perdu de grosses taxes professionnelles au bénéfice d'Aix.

Une chose surprend : chaque réponse du maire ou d'un élu de la majorité est systématiquement alourdie par un bilan électoral de satisfaction. A l'évidence, consigne a été donnée pour qu'il en soit ainsi.

A 12mn de la fin de la séance, Renaud Muselier (UMP) porte un coup bas en faisant remarquer le départ de certains élus socialistes après l'épuisement de leur temps de parole. Trop drôle ! En quatre heures, lui-même n'a pris la parole que pour dire cette ânerie qui l'a épuisé.

Au bout du compte, la retransmission des séances publiques me semble une bonne chose. Les citoyens peuvent voir d'un peu plus près comment se prennent les décisions, quels sont les votes, voire vérifier l'assiduité de leurs élus. La démocratie y gagne.

Alors, si on faisait pareil à Aix ? Ce serait un bon moment de vérité !

7 janvier 2007

La dernière bonne blague de Gaudin sur Joissains

BlagueOn se demande bien pourquoi on irait croire qu'il y a des problèmes entre le maire d'Aix et le maire de Marseille. Non, non, tout va bien. Le ciel est bleu. Le soleil brille. A l'UMP, c'est la joie. Il n'y a pas de coups fourrés. Qu'est-ce que vous allez penser là. Gaudin l'a dit à la télévision : "Je n'ai pas de problème avec Mme Joissains." Serait-ce sa dernière blague ? Alors, rappelons quelques faits.

D'abord, Mme Joissains, qui s'est fait prendre de court, a fait savoir qu'elle voulait parler "d'égal à égal" avec Marseille qui postule pour devenir capitale européenne de la culture. Gaudin ne veut rien savoir et cherche à convaincre d'autres communes qu'Aix pour s'associer à sa candidature.

Ensuite, à propos de la campagne d'affichage de Genzana, il a juste ajouté: "Il est normal que des élus aixois que je soutiens puissent aussi jouer un rôle politique." Cela ne laisse aucun doute sur la manœuvre. Le slogan de Genzana est explicite, "Un projet, une équipe", donc autour de lui et sans elle.

Dans un premier temps, Joissains n'y a vu que du feu. Comme cela commence à faire jaser, elle dit ne pas avoir rencontré Gaudin depuis quelques temps et se demande pourquoi il paie cette opération de promotion pour un de ses adjoints. Cela montre à quel point les relations sont confiantes et amicales.

Elle aurait pu quand même se méfier un peu. Depuis les années 80, Genzana est candidat à tout mais, comme un bon suiviste, il finit toujours par rejoindre l'équipe qui va gagner ou… perdre. Lorsqu'il a voulu voler de ses propres ailes et être, par exemple, président de conseil général, rien que ça, il s'est cassé les dents et il a remis la tête sous terre.

Ce mois de décembre, la démangeaison lui reprend et ce sont les autres qui se grattent. Il se répand ici et là pour déclarer qu'il est solidaire de la majorité municipale. Mais il ne perd pas une occasion de critiquer le maire qui n'a pas assez fait et donc... lui non plus. Cela fait penser au double langage de Sarkozy (c'est la même maison) qui veut la rupture mais qui fait partie du gouvernement depuis cinq ans. Que doit-on penser de tout cela ? Les paris sont ouverts. D'autant que la présidentielle et les législatives pour lesquelles Joissains est investie (Genzana sera-t-il encore son suppléant ?) auront un impact sur la suite des événements.

En tout cas, pour l'instant, c'est le désordre. Les lignes de fracture sont maintenant bien visibles dans ce qui reste de la majorité municipale. Certains élus n'ont pas hésité à me confier que leur choix est fait, qu'ils n'ont plus à se cacher pour provoquer la chute de Joissains. Donc résumons, ça sent le roussi et la vengeance mais bien sûr il n'y a pas de problème. Moi, cela ne me met même pas en colère…

6 janvier 2007

La Provence change : ça fera date !

Titre_ProvenceLa Provence va changer. Au fil des éditions, un compte à rebours nous rappelle l'approche du 10 janvier qui verra l'envol de la nouvelle formule. Je lis ce journal depuis l'âge de 10 ans. J'y ai même travaillé pendant six ans.

Alors, vous pensez bien qu'avec l'affection que je lui porte, je ne saurais rater pareil événement. Mais mon œil de lynx a été attiré par un détail qui risque bien de remettre en cause le calendrier. Et de semer le trouble dans le mien.

Car ils font fort pour assurer la promo. Chaque jour, on nous montre un exemplaire du futur format. On dirait un vrai, avec de vraies photos et de vraies infos. Mais la date qui préfigure le jour J est erronée : lundi 10 janvier ! C'est peut-être fait à dessein, pour nous montrer qu'ils sont prêts à tout bousculer, y compris notre semaine. Admettons.

Ce vendredi, je reçois une lettre courtoise de la direction – pardon, deux lettres identiques envoyées à des dates différentes, on ne sait jamais, toutes les précautions sont bonnes à prendre – qui m'invite à partager un café croissants au siège de la rédaction pour aller découvrir le bijou le jeudi 10 janvier. Un nouvel émoi me saisit. Je vérifie sur mon agenda et le calendrier perpétuel qu'il contient : le 10 janvier 2007, c'est un mercredi ! Là, je me dis, ils font très forts. J'ai compris, pas de doute, cette nouvelle maquette fera date !

6 janvier 2007

Vœux : à la carte ou à la tarte ?

bon_2007

L'année commence très bien, largement mieux que je ne l'espérais. Alors, sourions un peu. Je reçois de belles cartes, de sympathiques courriels et d'amicaux coups de fil. Je lis la presse où plein de gens formidables formulent des vœux généreux pour tout le monde. Et donc, sans doute, aussi pour moi, même si je ne leur ai rien demandé. En un mot, c'est un régal.

Autant de si bonnes intentions en même temps, à la même époque, cela m'oblige à la plus grande reconnaissance. Les cartes, je les aime toutes. Mais ma volupté devient extase lorsqu'elles ont un côté original, inventif ou personnel. J'y réponds sans faute(s) car c'est la moindre des courtoisies. Certaines le méritent vraiment. L'expéditeur a pris lui-même le temps de vous en consacrer et y a ajouté un petit mot manuscrit. N'importe quel graphologue vous dirait que l'envoyeur n'a pas lésiné sur sa sincérité.

Pourtant, quelque part dans mon petit cerveau teigneux, quelque chose me pousse toujours à regarder tout cela d'encore plus près. Il faut dire que je suis plutôt du genre à chercher la virgule. Je ne réponds systématiquement pas aux cartes sorties directement de chez l'imprimeur, réceptionnées par les secrétaires et aussitôt glissées par elles dans de belles enveloppes toutes prêtes. Les malins qui se contentent de faire faire le boulot à leur place ou de faire scanner leur signature glacée m'indiffèrent. Les vœux robotisés à la chaîne, non merci.

J'ai siégé sous l'autorité des trois derniers maires, dont deux fois dans l'opposition. Je suis confondu d'observer que seule Maryse Joissains ne prend pas une seconde pour griffonner un mot personnel à ses élus. Elle fait comme elle veut, je m'en fiche, ma voisine me fait la bise chaque année et en plus elle vote pour moi.

Encore deux ou trois choses. Dans ma boîte, j'ai aussi trouvé une carte qui était adressée à une élue proche du maire. Et comme l'enveloppe était semblable à la mienne, j'en ai conclu que les messages devaient être identiques. Sans âme. Mais je la lui transmettrai pour qu'elle n'en soit privée.

J'ai aussi reçu une enveloppe venant de la mairie contenant un carton d'invitation pour la présentation des vœux des deux conseillers généraux UMP séparatistes aixois au Pasino (sans doute avec location de salle, mais combien ça coûte ?). N'y aurait-il pas là un peu comme un mélange de genres ? Ils auraient dû faire leurs envois par le biais des services du Conseil général, d'autant que leur fonction de conseillers municipaux n'y est pas mentionnée. Bon, je n'irai pas à cette joyeuseté mais je vais conserver ce courrier très précieusement car je ne mange pas de cette galette.

Un autre élu, aux mérites sans doute peu reconnus dans la majorité – si, si, il y en a – n'a pas hésité à faire savoir qu'il existe, même s'il n'est que figurant. Il m'écrit "Bien à vous" (bizarre, d'habitude… on se tutoie) de sa propre main. Sur un autre volet de la carte, il y a une photo de sa binette sans doute pour m'aider à entretenir ma mémoire visuelle. C'est émouvant et j'en suis ému. Je n'ose pas imaginer s'il m'avait fait parvenir une affiche format 4X3, j'aurais été bien embêté pour la ranger dans ma boîte à chaussures.

Enfin, je ne dirai rien sur tous ceux qui nous envoient des vœux par paquets rien que pour nous dire combien ils sont entichés de nous et combien ils nous veulent vraiment du bien. Ils ne le font pas parce qu'ils sont candidats. C'est juste pour qu'on s'en souvienne, au moins jusqu'à la prochaine campagne électorale.

Quant à mon cas, je rassure tous ceux qui n'auraient rien reçu de ma part. Nous nous rencontrerons. Forcément. Nous nous dirons des choses chaleureuses. Et nous en profiterons bien. Nous pourrons même nous féliciter que le moment de la bise est venu.

En attendant ces instants de bonheur simple, on peut voir et revoir mes vœux animés en cliquant sur l'année : 2007

5 janvier 2007

Paris-Dakar : Hulot est-il encore pour ?

faimSamedi 6 janvier, c'est le départ du 29e Paris-Dakar. Voilà une bonne occasion de dire haut et fort que cette course ne va pas dans le sens de la défense de la planète et encore moins de l'Afrique. Pendant quinze jours, des bolides vont agresser sciemment la nature et les populations qui se trouvent sur les trajets. Il est donc temps, Nicolas Hulot, d'accorder vos actes et vos paroles.

Ce rallye, vous le connaissez bien, vous y avez participé à ses débuts. Vous n'ignorez donc pas qu'il constitue un événement particulièrement néfaste. Vous avez là une occasion toute trouvée, spectaculaire et bien médiatique, pour vous dissocier de cette initiative. Vous pourrez ainsi montrer la sincérité de votre démarche écologique. C'est bien le sens de votre pacte ?

Faut-il rappeler que depuis 1978, on a dénombré 39 morts. Pour ses 8700kms, le Paris-Dakar va nécessiter 1,5 millions de litres de carburant. La cohorte des sponsors, dont Total que vous aimez bien, va en retirer des profits considérables. Tout l'argent dépensé pour cette folie pourrait être utilisé à des fins humanitaires. Le prétexte des soi-disant retombées sur l'économie des pays traversés ne tient pas la route, si l'on peut dire.

Enfin, le plus grand scandale est constitué par la débauche de nourriture transportée, un vrai mépris pour les affamés locaux. Aucune charité concédée par les participants sur place, même pour se donner bonne conscience, ne peut laver un tel affront fait à des miséreux. A vous de donner corps à la profondeur des engagements que vous prônez.

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