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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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3 février 2007

Travailler le dimanche : dernière démarque ?

plan_de_campagneVa-t-on encore longtemps tricher avec la loi, faire des coups tordus et crier au chantage à la perte d'emplois ? Ce qui se passe à Plan de Campagne, entre Aix-en-Provence et Marseille, est l'exemple même du scandale sans fin.

Avec un terrain de 200 hectares, 400 enseignes, 6000 salariés et des dizaines de milliers de clients chaque jour, c'est la plus grande zone commerciale de France. Elle a vu le jour il y a 43 ans.

Or, depuis 10 ans, la bataille juridique fait rage à propos de son ouverture le dimanche. De protocole entourloupe en protocole bâtard, la situation illégale a prospéré en piétinant cyniquement du droit du travail. Le dernier en date devait prendre fin le 24 janvier avec l'accord du ministre du commerce. Il a encore été prolongé d'un mois par le préfet pour soi-disant trouver une solution définitive.

Depuis, le jeu de dupes continue, rien n'avance, la situation est bloquée, les commerçants crient au scandale pendant que les syndicats défendent les salariés.

Cette semaine, énième coup de théâtre, les organisations patronales refusent tout débat. Le préfet prend une nouvelle décision tout à fait illégale en octroyant un autre délai de six mois, en quelque sorte comme un plan de campagne présidentielle.

C'en est trop. Des commerces n'ont aucune autorisation, d'autres aucune dérogation. Les syndicats saisissent le tribunal administratif pour assigner les fraudeurs et dénoncer toutes les irrégularités. Les patrons pleurent sur leur chiffre d'affaires, mettent en avant les risques de licenciements et menacent d'ouvrir quand même le dimanche. Belle mentalité du coup de force !

Comment se fait-il que, dans le reste de la France, à quelques exceptions comparables près, les zones commerciales sont fermées le dimanche et ne crient pas au loup ? Ne feraient-elles pas leurs profits les autres jours ouvrables et nous cacheraient-elles qu'elles sont dans une misère noire ? Non, décidément, les arguments pour l'ouverture ne tiennent pas.

D'ailleurs, on voit bien où cela peut mener. Il s'agit d'enraciner cette situation de fait pour obtenir la casse du code du travail et généraliser la précarité. Il s'agit aussi d'appliquer le "travailler plus pour gagner plus", slogan qui résonne comme un aveu que le travail est donc mal payé.

Est-il normal que les patrons instrumentalisent et fassent pression sur des salariés et déstructurent leurs vies pour leurs propres objectifs ?

Est-il normal que de plus en plus d’hommes et de femmes travaillent le dimanche, jour où ils peuvent vivre ensemble, se détendre, se cultiver et non pas venir dans les magasins pour regarder ce qu'ils ne peuvent pas acheter si ce n'est à crédit jusqu'au surendettement.

Est-il normal que des jeunes sans aides soient obligés de travailler en emplois précaires pour payer leurs études au lieu de se former et de vivre leur jeunesse ?

Est-il normal que les gens soient de plus en plus amenés à passer leurs week-ends dans les magasins pour consommer ? En s'organisant autrement et en reprenant des habitudes moins aliénantes, ils devraient avoir le temps de faire leurs courses comme des millions d'autres le reste de la semaine.

Il ne peut y avoir d’exception ni de privilège en dehors de ce que prévoit le code du travail. Les enjeux politiques pour les années qui viennent sont bien ceux-là.

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2 février 2007

Procès contre le Nouvel Obs : il faut régler la note

RemboursezLe 9 décembre 2004, dans un numéro spécial, le Nouvel Observateur consacre douze pages à Aix. Mme Joissains se dit outrée et en fait des tonnes. Au conseil municipal, dans la presse locale et, jusqu'au ridicule, par une lettre qu'elle insère dans le magazine municipal "Aix en dialogue". Elle dit qu'elle ne se laissera pas faire et qu'elle part en guerre. On en aurait presque pleuré toute l'eau des fontaines.

Nous l'avions pourtant avertie. S'attaquer à la liberté de la presse n'est pas ce qu'il y a de mieux à faire. Nous le lui avions bien dit. Sa plainte ne réunissait pas d'arguments sérieux pour soi-disant défendre une atteinte à son honorabilité, à son image et à celle de la Ville. Nous l'avions mise en garde. Dans cette affaire de susceptibilité personnelle, le coût ne pouvait en aucun cas être assumé par la Ville.

Mme Joissains a joué avec le feu. Elle a fait un procès, elle l'a perdu. Elle déclare désormais ne pas vouloir faire appel du jugement. On la comprend, elle risquerait d'aggraver son cas. Elle doit maintenant endosser sa bourde. L'honneur commande qu'elle reverse les frais engagés sur le compte des Aixois qui n'ont pas à supporter ses frasques. Il est même logique qu'elle paie de sa poche les conséquences de ses actes manqués.

Ce n'est pas difficile. Il suffit de présenter au conseil municipal une délibération exprimant des excuses aux élus de son équipe qui ont voté avec elle ce naufrage. Et aux Aixois qui ont été victimes de cette supercherie. Bien entendu, il faudra dire clairement combien a coûté la procédure et quelles sont les pénalités de justice. Enfin, le maire doit s'engager à rembourser à la collectivité la totalité desdites sommes. Nous ne serons quitte qu'à ce moment-là et qu'à ces conditions. Sous peine de causer un nouveau préjudice à la Ville et de voir son image ternie une fois de plus. Mme Joissains, il est vraiment temps d'être à la hauteur.

1 février 2007

Hommage à un pouet méconnu

pouetJe l'avais oublié, Jean Chorro. Il n'a pas manqué lui non plus d'y aller de sa petite cérémonie des vœux. Certes, l'homme n'hésite pas à mouiller la chemise. Il donne le change en paraissant sympathique et on ne peut lui en vouloir.

Mais au conseil municipal, en l'absence du maire, j'ai observé à plusieurs reprises qu'il a du mal à mener la barque ou à trancher. Sans doute ne veut-il pas peiner celle qui le chapeaute d'un rang.

On nous dit aujourd'hui que le premier adjoint est poète à ses heures. C'est indéniable.

Il n'est pas rare en effet que, dans les couloirs du pouvoir, il ne vienne honorer votre oreille, en toute confidence bien entendu, de quelques vilénies sur les uns et sur les autres… de sa propre équipe. Evidemment, tout cela dans un style qui lui confère, dans la seconde, l'envié statut de pouet-pouet.

Je ne puis en dire plus. Je ne pourrais rivaliser. Surtout, je ne voudrais en aucune mauvaise manière lui usurper cette littéraire qualité qui fait l'homme.

1 février 2007

Camp des Milles : qu'un arc-en-ciel se lève…

"Si l'écho de leurs voix faiblit, nous périrons." Paul Eluard

Rouges les tuiles, rouge le sang, noire la honte. Le camp d'internement des Milles a révélé la bestialité et la folie de l'homme. Le combat mené depuis de longues années pour en faire enfin un lieu de mémoire et de pédagogie vient sans doute de trouver son issue. L'Etat a donc décidé de contribuer aussi à l'édification du  Mémorial.

Que les générations présentes et futures soient prises d'effroi en le visitant pour que plus jamais la bête ne refasse surface. Saluons les défenseurs de la dignité qui ont obtenu cette juste reconnaissance au nom de tous les innocents, de tous les disparus et de tous les torturés. Avec eux, nous ne sommes qu'un seul être.

Qu'un arc-en-ciel se lève sur la fraternité et sur les consciences.

camp_des_Milles

31 janvier 2007

Christiane Taubira, le respect de la République

Taubira_livreChristiane Taubira ne déçoit jamais, ni par son art oratoire, ni par son écriture. L'ouvrage qu'elle vient de publier porte sa signature comme une griffe. Son histoire, son parcours et sa pensée sont des repères qui touchent à l'universel. C'est une femme politique hors du commun, à l’origine de la loi du 10 mai 2001 qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Comme un étendard, elle met en avant les valeurs fondatrices de la République. Grâce à sa vaste culture et à sa profonde réflexion, grâce à sa rage et à son enthousiasme, elle livre ici le meilleur d'elle-même. Ses propos sans langue de bois et sans concession font chaud au cœur et redonnent du sens à la politique. Fulgurant. (Editions La Découverte, 2007)

Pour mettre en appétit, en voici quelques pépites.

** Le libre-arbitre : "Sur son destin, au moment où l'on décide ce que l'on fait de ce que l'on est, en cette occurrence, la souveraineté est pleine et entière." […] "J'ai choisi de l'empoigner, de ne laisser nulle circonstance ni personne me la dérober, même la grignoter." […] "Les siècles ne naissent pas de l'arithmétique des almanachs humains. Ainsi en est-il de l'être qui ne naît pas à l'instant de sa naissance."

** L'existence visible des différences : "Cette évidence suffit-elle, en dépit de ce que nous enseigne la science, pour laisser trôner le mot race dans la Constitution française ?" […] "La question de la différence n'est pas biologique, elle est politique et elle ne saurait être traitée sans un préalable éthique et philosophique."

** La Terre : "Ayant grandi et parcouru le monde, j'ai compris que chaque coin de terre est la Terre et que c'est partout qu'il faut la faire éclore."

** La gauche : "C'est ainsi que, longtemps, je me suis prévenue contre la gauche. Mais bien qu'elle soit de plus en plus exaspérante, de moins en moins conquérante, de plus en plus bavarde, de moins en moins généreuse, la gauche reste cette famille de pensée dont on peut, dont on doit attendre qu'elle préfère la solidarité à l'égoïsme, la justice à la compétition, le lien social à la méfiance."

** La politique : "Oui, j'aime la politique, celle qui pousse à se mêler de la vie de la cité, à hauteur du village autant que de la planète, celle qui fait chevaucher l'espoir avec l'entêtement des laboureurs à contre-saison." […] "Avec son principe d'égalité, son utopie d'indivision, son postulat démocratique, la République, cette façon bien imparfaite mais tellement séduisante de faire société, reste le lieu de ce devenir."

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30 janvier 2007

De quoi écharper le maire

EcharpeeJe préfère prévenir. Je récuse par avance toute critique pouvant me traiter d'esprit pointilleux ou mesquin. On va vite comprendre où je veux en venir. Peut-être même vais-je faire œuvre utile. Dagobert mettait quelque chose à l'envers. Cela se savait mais ne se voyait pas. Après tout, il n'était que roi, le pauvre homme.

Et voilà que, parcourant La Provence du jour, je remarque une photo au demeurant anodine. Pourtant, il y a un double hic. Dans le cadre de la cérémonie d'état civil rapportée dans cet article, Mme le maire fait dans l'erreur. Et cela se voit ! On peut ne pas s'en apercevoir au premier coup d'œil. Mais à y regarder de plus près, on découvre que son écharpe pose problème ! Expliquons-nous.

Si le sens, de l'épaule droite à la hanche gauche est respecté, en revanche, il a longtemps été de tradition, et c'est maintenant la loi, que l'écharpe se porte 'le bleu au col". Sur la photo, on peut aisément voir que le rouge touche le cou. C'est une bévue.

Seconde étrangeté, des élus ne peuvent porter l'écharpe que pour suppléer le maire. L'écharpe n'est pas un objet de décoration, c'est le symbole d'une fonction. Or, que voit-on ? Deux élues de la même municipalité arborent le ruban en présence du maire !

Pour compléter ce petit tour d'horizon, j'avais fait observer dès le début du mandat que des conseillers nouvellement élus – sans doute réjouis de leur statut – avaient placé une cocarde tricolore bien visible sur le pare-brise de leurs véhicules. Cela est interdit par loi. Seuls les députés ont ce droit ! Tout insigne est proscrit même pour le maire ! Avoir eu l'exemple d'un mari maire et avoir été élue comme première adjointe de 1983 à 1989 et en tant que maire depuis 2001 ne l'ont semble-t-il pas aidé à progresser. Faut se dépêcher, le mandat finit dans un an...

Petites notes d'instruction civique

L'écharpe tricolore est le seul signe distinctif de l'autorité municipale ; celle du maire est frangée d'or, celle des adjoints d'argent. Avant 1830, l'écharpe se portait à la ceinture ; depuis, le port de l'épaule droite au côté gauche a été autorisé.

L'ordre des couleurs ne faisait pas l'objet de textes spécifiques, mais la définition du drapeau : "bleu, blanc, rouge, à partir de la hampe" fait qu'il était logique de porter l'écharpe avec le bleu dirigé vers le haut.

Le maire doit la ceindre pour effectuer un acte public bien que son défaut n'entraîne pas la nullité de l'acte ; il est tenu de porter l'écharpe pour faire appel à la force publique (disperser un rassemblement, par exemple). Sans écharpe, il ne peut faire encourir aucune sanction, sauf s'il est prouvé que le récalcitrant connaissait ses fonctions...

Le décret du 22 novembre 1951 a institué un insigne, à usage facultatif, sur un fond d'émail bleu, blanc et rouge, avec "Maire" sur le blanc et "RF" sur le bleu, entouré de 2 rameaux de sinople, d'olivier à dextre et de chêne à senestre, le tout brochant sur un faisceau de licteur d'argent sommé d'une tête de coq d'or bardée et crêtée de gueules. Il ne peut être porté par le maire que dans l'exercice de ses fonctions. Il ne dispense pas du port de l'écharpe lorsque celui-ci est prescrit. Par la loi du 13 septembre 1989, les maires n'ont pas l'usage de la cocarde sur le pare-brise.

Plus récemment, le décret n° 2000-1250 du 18 décembre 2000 modifiant l'article D. 2122-4 du code général des collectivités territoriales précise : "Les adjoints portent l'écharpe tricolore avec glands à franges d'argent dans l'exercice de leurs fonctions d'officier d'état civil et d'officier de police judiciaire, et lorsqu'ils remplacent ou représentent le maire en application des articles L. 2122-17 et L. 2122-18. Les conseillers municipaux portent l'écharpe tricolore avec glands à franges d'argent lorsqu'ils remplacent le maire en application de l'article L. 2122-17 ou lorsqu'ils sont conduits à célébrer des mariages par délégation du maire dans les conditions fixées par l'article L. 2122-18. L'écharpe tricolore peut se porter soit en ceinture soit de l'épaule droite au côté gauche. Lorsqu'elle est portée en ceinture, l'ordre des couleurs fait figurer le bleu en haut. Lorsqu'elle est portée en écharpe, l'ordre des couleurs fait figurer le bleu près du col, par différenciation avec les parlementaires."

29 janvier 2007

Vœux : les couteaux sont tirés, il faut les planter

Janvier s'achève et les vœux aussi. Dommage, serais-je tenté de dire. Car on en a vu et entendu des toutes les couleurs. Surtout au sein de la municipalité.

Le maire, à qui je n'ai rien demandé et en mon absence volontaire à son show, m'a placé sur la liste de ceux qui méritaient une bonne note pour le travail accompli. Je ne sais pas si c'est un clin d'œil pour me pousser à encore moins la ménager que d'habitude. Mais si c'était le cas, cela relèverait presque de la gourmandise.

Et puis, me rapporte-t-on, dans sa longue litanie de noms – faut-il être dans le besoin de soutien pour encenser ainsi – elle a rayé celui du candidat Genzana qui n'est plus en cour. Il a pris ses distances, paraît-il. Enfin disons qu'il ne va pas jusqu'à démissionner pour assumer totalement sa dissidence. Il a organisé sa propre cérémonie quelques jours avant. Et, à la conférence de presse sur la prochaine saison du Festival, il n'a pas eu droit à la prise de parole traditionnelle du délégué hors pair qu'il est. A franchement parler, ses discours sirupeux n'ont pas dû manquer à grand monde tant ils sont convenus.

Salord, a lui aussi fait vœux à part, j'allais dire vin à part, car il a convié ses invités à un buffet campagnard dans une propriété viticole. Serait-il pris d'une griserie du pouvoir ? Je n'en serais qu'à demi surpris. Plantard, lui, voit plus grand et investit le centre de congrès ! Une occasion sans doute pour en plus dire qu'au conseil municipal où nul ne connaît vraiment le son de sa voix.

Je passe sur la rude offensive lancée par de Peretti le soir même des vœux du maire. Une concurrence loyale qui en a régalé plus d'un, raconte-t-on. Vivement janvier prochain pour le lancer des couteaux, seconds ou pas.

28 janvier 2007

La culture accessible à tous ? Le débat est ouvert

Aix_en_live

Aix en live

Mais que veulent-ils ? Vendredi et samedi, un regroupement d'associations œuvrant dans les musiques actuelles a tenu une réunion à la salle du Bois de l'Aune au Jas de Bouffan. Un collectif s'est mis en place sous le nom de "Aix en live" afin d'avoir plus d"impact. Leur revendication ? Etre respectées, écoutées et surtout entendues par les politiques.

Y aurait-il problème ? Oui, assurément.

Elles manquent de lieux de proximité pour donner libre cours à leurs activités. Les financements jouent du yoyo. Une année, elles reçoivent des aides, une autre, on les leur retire. Elles doivent donc s'adapter aux sautes d'humeur de la municipalité. Elles estiment qu'en ne les prenant pas assez en considération, qu'en ne respectant pas les bénévoles, les artistes amateurs ou professionnels et les publics, la culture à Aix est à double vitesse.

Elles dénoncent alors la disproportion des moyens accordés aux grandes institutions et les dépenses pharaoniques pour les gros équipements. A l'inverse, les responsables de ces associations doivent se contenter de la portion congrue alors que, font-ils remarquer, chaque année ils touchent un public aussi nombreux. Ils considèrent qu'ils jouent un rôle important auprès des jeunes. Le constat est on ne peut plus clair.

Samedi après-midi, ils ont invité les élus et les partis politiques à venir réfléchir ensemble et à en discuter avec eux à partir de questions qui leur avaient été adressées. Nous étions huit de gauche et un seul de droite, Salord, adjoint à la vie culturelle d'Aix. Inutile d'en rajouter, d'autant qu'au bout d'une heure quelques-uns sont partis et surtout le seul élu qui pouvait agir sans tarder auprès de la mairie. Nous n'étions plus que deux élus présents. On ne peut donc pas donner tort à la critique des associations sur le manque de considération à leur égard.

Le débat a cependant eu lieu. Les échanges ont duré quatre heures et ils ont été fructueux. L'état des lieux a bien montré que tout est dans tout, les thèmes ne pouvant être traités indépendamment les uns des autres. C'est pourquoi poser la question des politiques publiques en direction de la jeunesse renvoie à l'éducation, la formation, l'emploi, l'accès à la culture, la citoyenneté, l'épanouissement des individus, tous ingrédients constitutifs du "vivre ensemble".

L'idée est de donner de la cohérence à une démarche qui prenne en compte la globalité des enjeux. A l'évidence, l'intérêt porté par le public présent encourage les organisateurs qui ont programmé une autre réunion fin mars.

Le collectif Aix en live www.aixenlive.com est composé de :

Aix Qui ? www.classrock.com 

Café-Musiques La Fonderie www.fonderie-aix.com

L'EMA / MJC Prévert

Comparses et Sons,

Musical Riot www.musicalriot.org

27 janvier 2007

Contre le mal au crâne

socrateCette fin de semaine, creusons-nous le crâne pour voir un peu s'il n'y reste pas encore de la force.

"Il est impossible que le mal disparaisse, disait Socrate. Oui, mais il faut empêcher son triomphe." Edgar Morin

27 janvier 2007

SDF : Le maire d'Aix devient la honte de la France

manif_de_soutien

Aix-en-Provence, place de la Rotonde, vendredi après-midi. Malgré le froid, 200 personnes de tous âges, avec une majorité de jeunes, ont participé pendant une heure et demie au rassemblement de soutien aux SDF qui campent depuis plus d'un mois devant l'office de tourisme.

L'appel a été lancé par une quinzaine d'organisations, avec l'accord des sans-abri, sous la bannière des Enfants de Don Quichotte. Un cortège s'est formé avec des banderoles. On pouvait notamment lire : "Une ville qui refuse le dialogue est contre des humains qui sont à terre", "Arrêtons de déplacer les problèmes", "Une table ronde ??!!!??".

J'ai pu observer sur place que les choses se passent dans le calme. Pas de cris, pas de slogans, pas de musique. Escortés par de nombreux policiers, nous avons parcouru le cours Mirabeau pour nous rendre au palais de justice puis à l'hôtel de ville où nous avons fait des haltes.

Indignation, colère, incompréhension sont les sentiments les plus exprimés par les personnes présentes, toutes venues pour témoigner leur solidarité et soutenir la lutte des laissés-pour-compte, abandonnés par la société qui, pourtant, n'est pas avare de bons sentiments.

Pendant ce temps-là, une information courait dans les rangs des manifestants. Le maire se trouvait à une célébration à la cathédrale à la mémoire de l'abbé Pierre. Alors que le problème est criant, sous nos propres yeux, Mme Joissains persiste dans son refus de traiter la situation de manière digne et humaine.

Elle n'a donné aucune suite à une demande de médiation qui pourrait examiner sereinement toutes les hypothèses. Aix est la seule ville de France à agir ainsi. C'est une honte et un scandale.

Treize tentes se trouvent toujours installées au cœur de la ville. Le maire a osé aller en justice pour obtenir leur expulsion. Le tribunal a débouté le maire qui a aussitôt fait appel de la décision. Les SDF demandent une table ronde pour essayer de trouver des solutions durables.

Le texte de l'appel d'Aix

NON À L'EXPULSION DES ENFANTS DE DON QUICHOTTE

Après la mobilisation sur tout le territoire national des Enfants de Don Quichotte, le gouvernement a été obligé de réagir positivement. Il a promis l'instauration d'un droit au logement opposable.

Dans l'immédiat, les tentes des sans-abri sont enlevées du domaine public, mais seulement à chaque fois qu'une solution de relogement durable est retrouvée.

Malheureusement, la municipalité d'Aix-en-Provence n'a pas du tout l'intention de respecter les engagements nationaux. Bien au contraire, elle a pris le parti du déni de droit et de la répression.

Mardi 16 janvier 2007, sa demande d'expulsion des Don Quichotte aixois qui campent devant l'office de tourisme a été rejetée par le Tribunal de Grande Instance d'Aix-en-Provence.

Malgré cela, la commune d'Aix s'entête dans sa politique antisociale et a fait appel de cette décision de justice.

Madame Joissains, après avoir refusé toute médiation, n'envisage aucune solution de relogement. Elle ne veut rien faire contre la misère. Elle veut simplement la cacher à la population.

Les signataires estiment cette attitude parfaitement scandaleuse et refusent qu'Aix-en-Provence soit la ville de France championne de l'exclusion.

* Signataires :

Aix Solidarité, AEMA, ASTI d’Aix, ATTAC Pays d’Aix, ATMF, Cimade, CLCV du Pays d’Aix, DAL du Pays d'Aix, FSU Aix, LCR, LDH Aix, PCF Aix, Partit Occitan, PRG Aix, Verts Aix, PS Aix, SUD Education

* Elus municipaux présents :

Cyril di Méo (Verts), Lucien-Alexandre Castronovo (Parti Radical de Gauche)

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