BILAN 5 : A Aix, le logement, c'est le néant !
Comme députée, Mme Joissains a voté la loi UMP dite "de programmation pour la cohésion sociale" qui a lancé la plaisanterie de la maison à 100 000€. Mais depuis 6 ans à Aix, elle n'exerce aucun pouvoir de décision alors qu'elle prétend cumuler les mandats pour agir !
Comme présidente de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix, maire et présidente de l'OPAC Pays d'Aix Habitat, elle ne fait rien, pas même capable de tenir ses promesses !
A Aix, elle fait le contraire de ce qu'elle dit défendre à l'Assemblée nationale. Le fossé est énorme entre le constat sur le terrain et ses effets d'annonce !
Que dit la loi ?
Elle vise, avec l'aide de l'Etat à :
-- réaliser des logements sociaux locatifs,
-- remettre sur le marché des logements vacants du parc privé,
-- renforcer le dispositif d'accueil et d'hébergement d'urgence. Elle prévoit par ailleurs la création d'établissements publics permettant à l'Etat de maîtriser le coût foncier.
Quelle est la réalité du bilan de Mme Joissains ?
-- En 6 ans, seulement 154 logements sociaux ont été construits en Pays d'Aix (34 communes, 350 000 habitants) et seulement 12 à Aix alors que l'objectif du Plan Local de l'Habitat est de 420 par an.
-- Pour les logements privés, il y a une baisse considérable d'autorisations : 1490 seulement contre 2048 en 2003 alors que le PLH envisage un schéma global d'aménagement prévoyant 2100 logements par an comprenant à la fois le privé et le social (un nombre déjà jugé insuffisant et que Mme Joissains vient de revoir à la baisse !).
-- L'aide à la réhabilitation s'est à peine élevée à 380 000€ en 2004. Elle a concerné seulement trois groupes d'immeubles.
-- Rien pour la remise sur le marché des logements vacants du parc privé alors qu'à Aix 15% de logements ne sont pas occupés.
-- Rien n'a été entrepris pour l'hébergement d'urgence où la situation est très problématique. Au Centre de la Croix Rouge, il y a 7/8 personnes par chambre.
-- Dans le cadre de la rénovation urbaine, dite ANRU, qui concerne 601 logements sociaux à Beisson et 566 à Corsy, c'est un bureau d'études qui doit présenter aux élus Aixois plusieurs scénarios de démolition / reconstruction, réhabilitation et requalification de places et de rues. Ceci se fait sans concertation avec les habitants alors qu'ils risquent d'être déplacés et que la loi oblige à remplacer chaque logement détruit par un logement construit. Où est l'équipe d'appui promise aux collectivités locales ?
-- En l'absence de financements, alors que l'Etat promet les aides aux projets en temps réel, cette annonce ANRU est prévue pour s'étaler jusqu'en… 2014 !
-- Notre préoccupation est aussi grande pour le nouveau quartier de la Duranne qui ne fait l'objet d'aucun projet sérieux d'ensemble.
Voilà le constat !
Une situation dramatique du logement qui touche les classes sociales fragiles (5000 demandes de logements sociaux en souffrance à Aix avec des délais de 4 ans d'attente) mais aussi les jeunes, les étudiants et, aujourd'hui, avec l'augmentation du coût du foncier et des loyers, même les classes moyennes.
Tu crois que c'est une blague, t'as raison, mais…
T'as pas de toit, t'as pas de boulot, t'as pas d'argent, t'as rien, même pas de plan épargne-logement. Pas grave, tu peux quand même acheter une maison à 100 000€ ! D'abord, t'achètes la maison en payant 50 ans. Puis, t'achètes le terrain en payant à crédit pendant 30 ans. Tu crois que c'est une blague et t'as raison. Le gouvernement a vendu cette salade et certains l'ont avalée.
Dis-moi un peu, même si t'avais un peu d'argent, tu sais combien il faudrait de ces maisons pour tous ceux qui sont mal logés ? Près de 3 millions. Tu penses que c'est donc impossible. Ben, non ! Il faudrait un gouvernement courageux pour dire que c'est la priorité absolue. Il lancerait une politique de grands travaux.
Ca créerait des emplois. Ca donnerait du boulot à beaucoup de gens. Les drames familiaux diminueraient. Il y aurait moins de problèmes de dépression. Ils pourraient payer leur maison. Ils cotiseraient à la sécu. On pourrait payer les retraites.
Tu crois que je rêve ? Ecoute. T'as vu l'état de la France ? C'est comme s'il y avait eu une guerre. Eh ben, après les guerres, on a toujours lancé des grands travaux. Ca s'appelle la reconstruction. Le pays devient beau. Les gens vivent en paix. Ils sont plus heureux. Les enfants peuvent étudier. Ils peuvent imaginer un avenir avec un emploi. Ils peuvent même aider d'autres pays à devenir beaux.
Si ce que je te dis te semble loufoque, c'est qu'on t'a bourré le crâne avec le contraire. Le droit au bonheur, c'est pour tout le monde. Il faut l'oser.
La chute de Joissains : manège, ski ou parachute ?
"Qui veut la chute de Maryse Joissains ?"
Je dois avouer que ce titre interrogatif et plutôt énigmatique en une de La Provence a immédiatement attisé ma curiosité et, je ne crains pas de le dire, a aussi suscité en moi une vive inquiétude. Que s'était-il passé ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?
Faisait-elle du manège pour parfaire sa technique du tourner en rond ? Faisait-elle du ski sur une piste surdimensionnée pour elle ? Etait-elle à nouveau victime de l'entorse des débutants en parachute ? Un inconnu avait-il tenté de la pousser et réussi à prendre la fuite ? Allait-il recommencer son coup ? Avait-on lancé une enquête dans l'entourage du maire pour démasquer un énième traître ? Un comploteur peu téméraire jusqu'à ce jour avait-il décidé de mettre à exécution ses intentions séparatistes ?
Pris d'effroi par de tels machiavélismes, avide d'en savoir plus, j'ai empoigné mon journal, à même la rue, au risque de trébucher. Bien m'en a pris de plaquer fermement les pieds à terre. La lecture studieuse de l'article m'a pleinement rassuré. Il n'y était question ni de rotations de girouette, ni de slalom pour champions, ni de hauteur stratosphérique, et encore moins de scoop alarmiste. Aucun tiers n'était responsable de ce fait divers à forte charge dramatique.
La chute de Maryse Joissains était une figure libre, consentie et même organisée méthodiquement par elle-même depuis six ans. La vacuité sans pareil de son programme politique n'a pas arrangé les choses. Quant à son siège de plus en plus vacillant, il n'a pas été de reste pour que le moindre déséquilibre au sol prenne des allures de vertige des grandes altitudes.
Nombre d'élus de son équipe n'ont rien fait pour stabiliser l'assise. Ils ont même multiplié les secousses et les remous de ce jeu de massacre quasi délirant. Cela n'était-il pas écrit depuis la constitution de cette coalition hétéroclite ? Héritière naturelle de ses propres mauvaises manières, elle n'avait ravalé un moment ses divisions que pour mieux les recracher bien mâchées.
Pour qui a la mémoire de ces trente dernières années, la droite n'a jamais vraiment fait preuve d'union ou de fraternité. Bien au contraire, les coups tordus entre clans se sont toujours portés au cou, assénés dans le dos de préférence. Tout juste peut-on constater que, dans ce camp, les mœurs ont un peu évolué. Désormais, les coups bas se fomentent dans les coulisses et les couloirs des arrière-boutiques.
Mais des coups restent des coups. Et ceux qui les envoient n'ont rien à envier à ceux qui les reçoivent. Ils se ressemblent, ils s'assemblent mais ne peuvent pas vivre ensemble. Autrement dit, rien de bien nouveau puisque les dégâts sont les mêmes.
Ignorée par Jean-Claude Gaudin, lâchée par ses adjoints et de moins en moins soutenue par les élus communautaires, Maryse Joissains n'a finalement à s'en prendre qu'à elle-même. N'a-t-elle pas tout fait, vraiment tout fait, pour se créer des ennemis à l'intérieur et, pire, au sein de la population qui le lui enverra sans doute dire dès 2007 avec piqûre de non rappel en 2008.
Et si, dans quelques temps, l'on devait titrer encore une fois "Qui a voulu la chute de Maryse Joissains ?", l'explication serait encore la même. Sauf que l'on n'aurait plus qu'à compter les éclats, là, par terre, partout.
La Fonction publique se retrouve à la rue
A la rentrée 2007, à l'Education nationale, le gouvernement prévoit de supprimer 5516 emplois dont 3058 par la modification des décrets de 1950 et 2458 au titre de la baisse démographique.
Ce jeudi, la Fonction publique d'Etat, territoriale et hospitalière est encore une fois dans la rue pour exprimer son refus de la casse mise en œuvre par le gouvernement. L'exemple de l'Education nationale est très significatif. Beaucoup de familles peuvent le comprendre car l'avenir de leurs enfants est jeu.
La dégradation alarmante des conditions de travail, la multiplication des attaques contre le service public, les réductions massives d'emplois et de recrutements publics ont un retentissement sur la qualité des études. Ces coupes se traduisent par la disparition de milliers de postes et de 300 000 heures de cours.
Sans compter le mépris du ministère pour la fonction même des enseignants, une fonction qu'il précarise depuis des années en tapant sur leur pouvoir d'achat, une perte de 6% depuis 2000, et aujourd'hui en modifiant des décrets pour amoindrir le nombre de professeurs sans tenir compte des besoins réels.
Ces mêmes décrets veulent instituer une bivalence (enseignement généralisé de deux matières), une modification des modalités de passage des examens nationaux à un niveau local inégalitaire, une affectation sur deux ou trois établissements et, cerise pourrie sur le gâteau avarié, une perte annuelle de salaire de 500 euros.
La réussite des enfants, des jeunes et des étudiants dépend du sort qui sera fait à l'enseignement et au service public. Les enseignants refusent le démembrement de l'Ecole et exigent l'ouverture de véritables négociations globales sur la politique éducative, y compris sur la formation et la recherche. Les enjeux de l'Ecole doivent être au cœur du débat de l'élection présidentielle. Personne ne pourra y échapper.
Ainsi vit mon blog
Aujourd'hui même, mon blog a trois mois.
A ce jour, j'ai publié une centaine d'articles, pratiquement un par jour.
Cela a sans doute motivé la forte fréquence des visites et le nombre impressionnant de pages lues.
J'avais beaucoup réfléchi avant de me lancer dans cette aventure. J'avais consulté de nombreux sites et blogs pour me faire une idée de ce qu'il faut faire et surtout de ne pas faire ! J'avais donc d'abord conçu une maquette. Puis, j'avais choisi de quelle place j'allais m'exprimer. Ma fonction d'élu et mon appartenance au Parti Radical de Gauche étaient tout indiquées pour signifier que mes écrits seraient majoritairement politiques et fondés sur mes convictions. Cela faisant, mon souhait était évidemment de ne tromper personne sur le sens de mes engagements.
La matière ne manquant pas à Aix, ma passion pour l'information aidant et le privilège de disposer de sources directes sur la vie locale m'ont facilité la tâche. Je savais pouvoir alimenter les parutions à un rythme soutenu. Je suis moi-même surpris par la diversité des sujets que l'on peut aborder. Je ne m'en prive pas.
Certes des critiques m'ont été faites sur la longueur de certains de mes articles. Mais il me paraît qu'il est parfois nécessaire de replacer les choses dans leur contexte, de tenter de mettre à la portée de personnes moins informées des éléments de compréhension. En quelque sorte, de donner un tour "pédagogique" pour ne pas m'adresser qu'aux initiés.
J'ai fait et je continuerai de faire en sorte d'agrémenter l'écriture de formules, d'images, de figures de style qui poussent un peu plus à la curiosité et à la découverte. Bien sûr, on y trouve aussi de l'ironie et j'espère de l'humour. Un texte est forcément plus attrayant s'il porte la griffe de celui qui le produit, s'il possède une façon singulière de raconter et s'il bouscule un peu les convenances ou les clichés.
Mon blog se veut sans langue de bois, ouvert à un parler clair et direct – c'est du moins ce que je tente de faire – pour ne pas laisser de doute sur ce que je pense. Rien n'interdit aux lecteurs de livrer leur opinion, y compris opposée à la mienne, à travers la rubrique "commentaires". J'ai pris pour habitude de ne filtrer aucune intervention et de répondre à chacune. Toutefois, si un visiteur devait ne pas respecter les règles de base qui fondent la loi sur la presse, je n'hésiterais pas à exercer les devoirs et les droits qui m'incombent dans le cadre de ma responsabilité d'administrateur de blog.
Les nombreux messages que je reçois par mail et les commentaires que me font les personnes que je rencontre m'encouragent à poursuivre cette aventure et m'obligent à toujours essayer de faire mieux.
Merci aux assidus qui viennent aux nouvelles chaque jour. Merci aux occasionnels qui picorent au gré de leur temps disponible. Merci à tous ceux qui ont déjà placé mon adresse dans leurs favoris. Merci à ceux qui font ou vont faire découvrir mon blog à de futurs lecteurs en le diffusant auprès de leurs réseaux. A tout de suite.
Logement : 8,5 millions de personnes en difficulté
C'est grave, il y a grande urgence. Comment la France, pays riche, peut-elle ainsi maltraiter sa population ? Près de 8,5 millions de personnes connaissent des difficultés de logement à divers degrés. Il y a 3,2 millions de "mal-logés" (SDF, occupants d'habitations de fortune ou de centres d'insertion sociale) et plus de 5,2 millions de personnes hébergées par des tiers vivant en situation de surpopulation ou encore en instance d'expulsion pour impayés de loyer. C'est le 12ème rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre qui enfonce le clou après recoupement de différentes sources (INSEE, CNRS). Tentes installées sur la voie publique, en bordure de périphérique, personnes "logées" à l'année dans des campings, des garages, des cabanes, voire des caves, mobile homes, abris de fortune "pire qu'indignes", squats, voitures servant de refuge pour la nuit… la liste serait longue. "Le mouvement mené par les Enfants de Don Quichotte a attiré à nouveau l'attention sur la question des sans-abri, mais les réponses sont en grande partie conjoncturelles, mais trop peu structurelles pour pouvoir résoudre les problèmes à long terme. Palier une situation dramatique est une chose. Modifier en profondeur une politique du logement pour résoudre la crise en est une autre", selon M. Doutreligne, délégué général de la Fondation. La pénurie de logements sociaux, si elle n'est pas résorbée, risque de transformer la loi sur le droit au logement opposable en texte "incantatoire". La loi permet de se plaindre mais ne débouche pas sur une attribution de logement. Il n'est que temps de décréter le logement "grande cause nationale."
Le mal logement en chiffres
Sans-abri |
100.000 |
Personnes en habitat de fortune, sous-location, camping, hôtel |
974.600 |
Personnes vivant sans confort de base (habitat indigne, absence de sanitaires, etc.) |
1.150.000 |
Personnes en impayés de loyer depuis plus de deux mois |
722.500 |
Personnes vivant en situation de surpeuplement |
4.544.000 |
Personnes hébergées chez des tiers faute de logement |
823.000 |
Logements dégradés nécessitant l'intervention publique |
750.000 |
Personnes occupant un logement sans droit ni titre suite à une décision de justice (?) prononçant leur expulsion |
160.645 |
Le Ravi est encore sorti de sa crèche
Dans Le Ravi de février, on parle encore d'Aix. Courez vite l'acheter. C'est un vrai régal de lire des articles bien écrits, parfaitement documentés et agrémentés de beaux dessins. L'humour présent à chaque page bouscule souvent les convenances jusqu'à la satire. Pas de langue de bois, pas de courbettes, pas de mains liées. L'esprit y est libre et les propos caustiques. Dans ce numéro 38, on trouve des pépites inédites sur la vie en Provence. Et aussi, en page 2, une bande dessinée désopilante sur les déboires de qui vous savez avec son procès perdu contre Le Nouvel Observateur. Sans oublier, en page 9, un compte-rendu au scalpel du dernier conseil municipal où j'ai encore énervé tous ceux qui voulaient rentrer tôt chez eux. Pour 2 euros, c'est donné, c'est cadeau. Une bonne dose d'impertinence qui réconcilie avec l'information.
La loi pour tous !
Pour ne pas avoir un jour à nous cogner la tête contre les murs, rappelons ce que Louis Blanc, homme politique et écrivain français (1811-1882), énonçait déjà fort clairement en 1840 dans son ouvrage "Organisation du travail".
"La liberté consiste, non pas seulement dans le droit accordé, mais dans le pouvoir donné à l’homme d’exercer, de développer ses facultés, sous l’empire de la justice et sous la sauvegarde de la loi."






