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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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20 janvier 2007

Christiane Taubira dans le combat républicain

Christiane_TaubiraChristiane Taubira "entre en campagne", selon sa propre expression. A Aix, nous savons ce que ses mots veulent dire. En mai 2004, nous l'avions revue ici après nos congrès et surtout après la campagne présidentielle de 2002.

Elle avait accepté de tenir une conférence sur "Les femmes et la laïcité" dans la salle des Etats de Provence archi-comble, à l'invitation de l'Observatoire de la laïcité du Pays d'Aix.

Elle avait été éblouissante. Sa personnalité hors du commun avait fait merveille. Intelligence, tempérament, érudition, séduction et humour n'avaient laissé personne indifférent.

Son rôle dans la campagne devrait lui ressembler. "Mon thème central sera l'offre de lien civique et de lien social : il faut subordonner toutes les politiques publiques - éducation, justice, logement, santé publique - à cet objectif", a-t-elle confié.

Je me réjouis que le Parti Radical de Gauche puisse faire valoir ses idées grâce à Christiane Taubira. Son sens du combat républicain, sa présence active et son art oratoire ne seront pas de trop pour faire gagner la Gauche.

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19 janvier 2007

Embrassez votre écran, ça marche !

Longue coupure aujourd'hui de 11h à 19h sur canalblog à la cause de la maintenance du réseau. Je n'y suis pour rien. J'en ai été le premier frustré. Je suis désolé pour les visiteurs qui se sont acharnés à répétition pour se connecter. Voilà, maintenant, c'est reparti. Alors, déchaînez-vous. Rattrapez-vous. Lisez tout. Passez-y des heures. Caressez votre clavier. Embrassez votre écran. Balancez vos commentaires. Faites la publicité autour de vous pour dire combien votre monde est dépeuplé quand mon blog est débranché. Merci à tous les lecteurs.

19 janvier 2007

L'école, c'est la vie

livrePour alimenter le moral de la manif de samedi à Paris intitulée "Pour une école de la réussite pour tous", voici un pensum bien approprié.

Il y a pire que d'aller à l'école, c'est de ne pas pouvoir y aller.

19 janvier 2007

De Robien : à la fois suffisant et… insuffisant

Non à la casse durable de l'école !

ecoleFrançois Fillon est un politique et il a voulu laisser son nom à une réforme qui l'a conduit à se faire exclure sans ménagement du gouvernement. Luc Ferry est philosophe (?) mais un ignare accompli et sans diplômes en matière de mœurs politiques. Gilles de Robien est un politique mais il ne connaît pas l'école.

A son effraction au ministère, après l'éjection de son prédécesseur pour mauvaise conduite de l'indigeste et chahuté CPE, n'a-t-il pas déclaré : "J'ignore tout de l'éducation nationale mais je vais essayer d'apprendre." Authentique !

Avouons-le, il a fait des efforts. Il a maintenant quelques connaissances dans ses… lacunes. Par exemple, il sait que l'école sert à apprendre à lire, écrire et compter. C'est déjà pas mal. En revanche, il a encore beaucoup de progrès à faire pour écouter, dialoguer et agir. Il faut qu'il se dépêche. Il ne lui reste plus que quatre mois de ministère.

Samedi 20 janvier, une grande manifestation du monde éducatif à Paris le lui rappellera. Une des meilleures façons de former les enfants de notre République, c'est de leur donner assez d'enseignants qui puissent faire leur métier avec des effectifs réduits.

On apprend que de Robien va soutenir Sarkozy qui a annoncé la couleur en se prononçant pour moins de fonctionnaires. On voit bien que le ministre apprend avec zèle mais dans le mauvais sens. Il a décidé de supprimer 6000 postes dès la rentrée prochaine (23 000 depuis 2003).

Il a aussi choisi de traiter par le mépris la chute du pouvoir d'achat des professeurs et leurs demandes de revalorisation de la profession. Dans la lignée de Fillon, il veut faire son Zorro en signant un décret mortifère à la pointe de l'épée qui lui pend de toute façon aussi sur la tête.

Evidemment, si, en plus, il écoute les propos imbéciles, faux et provocateurs de son copain Copé sur les retraites des certifiés, il aura du mal à connaître la réalité du métier d'enseignant et à lui accorder la moindre considération.

Car de Robien fait un blocage intellectuel mais veut se surpasser. Il n'a qu'une idée en tête : casser l'école et bouffer du prof. Il veut déréglementer dans tous les sens, privilégier les statuts précaires et rabaisser le niveau de tous. Une telle vision laisse pantois, pour le moins. Le monde moderne nécessite des qualifications de plus en plus exigeantes.

A ce titre, l'éducation, la formation et la recherche sont les trois piliers qui permettent à chaque individu de construire son avenir, à tous les citoyens de vivre ensemble et à la nation entière de s'élever. Seul un investissement massif dans l'éducation peut garantir la réussite du plus grand nombre.

Si de Robien avait eu la bonne idée de passer quelques mois dans une classe, il aurait pu commencer à acquérir quelques rudiments sur l'école et remédier ainsi à ses coupables lacunes.

L'une de ses dernières chances de progresser lui sera offerte dimanche. Gâchera-t-il cette occasion de rencontrer en un seul rendez-vous les enseignants, les parents et les élèves venus lui dire ce qu'ils pensent de son livret scolaire ? Aucun doublement ne sera admis.

18 janvier 2007

La Provence : pour le budget, le compte n'y est pas…

pas_contentFanatique assidu du journal, j'ai lu ce matin le compte-rendu sur le budget primitif voté au conseil municipal de lundi. Le titre et l'article portent sur les investissements qui seraient en hausse selon la version de l'adjoint aux finances. Il se trouve que lors de mon intervention, dont je ne trouve aucune trace dans les colonnes, j'ai précisément démontré le contraire. J'ai contesté les déclarations de mon collègue en illustrant mes propos par des exemples concrets. Ou bien l'auteur de l'article a manqué de place pour donner mon point de vue contradictoire, ou bien il a été inattentif à la séance, ce qui est toujours possible dans le brouhaha habituel de la salle des Etats de Provence. Toujours est-il que l'essentiel du débat s'est centré sur les investissements. A mes yeux, ce que j'ai découvert ce matin ne reflète ni la totalité, ni la réalité de ce qui s'est dit au conseil. Ce compte-rendu "incomplet" m'a même poussé à me demander si j'avais vraiment assisté au débat ou si… j'avais rêvé que j'y étais. En tout cas, je trouve que le compte n'y est pas. Les Aixois curieux d'en savoir plus pourront utilement compléter leur information en lisant l'article ci-après de mon blog.

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18 janvier 2007

Pour 2007, un budget momifié à vif

budgetLe vote du budget primitif est l'acte par lequel se mesure ce qu'une municipalité veut faire. A Aix, depuis cinq ans, aucune ambition n'a été possible car le maire et son équipe ont rendu le budget anémique, puis l'ont momifié. Cela a consisté à faire de la gestion comptable mais sans projet répondant aux besoins réels des Aixois.

En décembre, par le débat sur les orientations budgétaires, nous avions déjà eu un avant-goût de la catastrophe. Au conseil municipal de ce lundi, elle est confirmée. Le volume général du budget recule par rapport aux années précédentes. Sur 247M€, la part du fonctionnement s'élève à près de 70%, avec une masse salariale qui repart à la hausse, contre 30% aux investissements. On ne peut pas parler de dynamisme.

Quand la mairie parle d'un maintien à un niveau élevé des dépenses d'équipements, c'est une tromperie. Déjà l'an dernier, nous vous avions dit que ce n'était pas assez par manque de volonté politique. D'ailleurs, pour afficher un pseudo maintien du niveau, la ville fait un recours à l'emprunt plus fort encore cette année (22M€). Même s'il est vrai que la dette a diminué et qu'il est possible d'utiliser un tirage sur l'emprunt, cela ne suffit pas à propulser quelque projet que ce soit.

Pour preuve, les apports extérieurs pour le développement ne sont que de 923 522€. Ils étaient encore de plusieurs millions jusqu'à mi-mandat actuel grâce aux projets que nous avions laissés. Dans les documents présentés, on trouve un outil qui sert à mesurer le rapport du niveau des dépenses d'équipement en fonction de la population. C'est écrit noir sur blanc, le taux aixois encore en baisse cette année est toujours inférieur à celui de la moyenne nationale !

En outre, l'argument selon lequel d'autres investissements sont pris en charge par la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix (à peine 20,6M€ qui s'ajoutent aux 36M€ de la ville) ne peut tenir lieu de grande politique. D'autant que le budget de la CPA commence lui-même à bien souffrir par la surcharge qui lui est imposée par défausse.

Pour Aix, l'aménagement urbain ne voit aucune perspective de concrétisation. En l'absence de Plan local d'urbanisme, comment ne pas constater, par exemple, que le logement social est en stagnation. La ville ne va consacrer que 300 000€ aux réserves foncières. Que faire avec une somme aussi dérisoire ?

A quoi doivent s'attendre les Aixois en 2007 ?

L'adjoint aux finances, sans doute pris par un éclair de réalisme, a laissé transparaître une sorte d'aveu : "on ne pourra pas indéfiniment éviter la pression fiscale". Autrement dit, un jour ou l'autre, il faudra bien relever les impôts, les artifices, c'est fini. Malgré cette prise de conscience, il nous a encore asséné que les impôts directs n'augmenteront pas cette année. Belle blague. On se rattrape ailleurs. La taxe des ordures ménagères a grimpé de 66,67%. L'eau et l'assainissement vont grimper de 3%. Les taxes et tarifs divers qui touchent le quotidien de chacun sont aussi en hausse. Les services rendus à la population seront amoindris par les coupes faites dans différents secteurs.

En revanche, pour la communication, on met le paquet. Cette année encore, les dépenses vont croître de 12,15% avec un total de 2,5M€ ! On ne lésine pas non plus pour ce qui est devenu une vraie manie avec cette municipalité : payer des tas d'actions en justice dont beaucoup sont perdues. Combien coûtent-elles ? L'an dernier, elles ont dépassé les 200 000€ !

Pour la sixième fois, lors de ses vœux, le maire va encore se vanter. Elle va encore mettre en avant les mêmes arguments pour tenter de justifier le passif. Que personne ne se laisse aveugler. Le maire est une spécialiste pour jeter de la poudre aux yeux à grandes brassées.

16 janvier 2007

On touche le fond, la fin n'est pas loin

En direct de l'Hôtel de ville comme si vous y étiez

Hotel_VilleDommage qu'il n'y ait pas de caméras ! Cela vaudrait son pesant d'art ! Le maire était là mais elle est partie après le premier dossier. Ce qui a fait commettre un lapsus à son premier adjoint : "Elle doit prendre l'avion. Elle va sur Mars…, euh, pardon, sur Paris." Vive hilarité dans la salle. En un tour d'hélice, il n'y avait plus de pilote au conseil municipal.

Mais elle n'a pas été la seule à s'envoler. A certains moments, le quorum de 28 sur 55 élus frisait la minorité. L'opposition se retirant – mais nous ne jouons pas à ce jeu-là – le conseil aurait cessé. Etant présent à toutes le séances du début à la fin, je me demande bien pourquoi certains font le conseil buissonnier. Qu'ont-ils à faire de plus que moi qui ne manque pas d'occupations en tous genres ? A cause de quelques-uns, cela donne une image détestable et généralisée des politiques.

La séance conduite par le premier adjoint n'a rien à envier au modèle de son maire préférée. Ne connaissant pas mieux les affaires qu'elle, il s'énerve, hurle dans le micro et, lorsqu'il se sent dépassé, veut couper la parole. Par peur sans doute de celle qu'il remplace momentanément – les choses se mouchardent beaucoup au sein de cette mairie – il n'accepte aucun amendement. Sous un effet de trouille décuplée engendrée par des prises de positions contradictoires entre élus sur le sujet, il décide de reporter la délibération sur les antennes relais alors que c'est précisément le dossier qui nécessite la plus grande urgence.

Le brouhaha, les confusions et les éclats de gorge enlèvent toute sérénité aux discussions. Pour en rajouter un peu, le chœur des conseillers figurants, habituellement muets, entonne des réactions de protestation censées couvrir notre voix quand nous disons une vérité dérangeante qui leur déplaît.

A cette soirée de plus de quatre heures, nous avons eu la visite parfois sonore dans le public de quelques sans-abri de la Rotonde. Ils venaient d'être envoyés au tribunal par le maire qui réclame leur expulsion. Leur présence a rappelé qu'on ne peut plus cacher la misère. La crise sociale et humaine dont certains croyaient pouvoir s'accommoder en la niant nous revient en plein dans la gueule.

Sur les 33 rapports de l'ordre du jour, cinq gros sujets ont provoqué des commentaires de notre part. Pour le budget primitif, de nombreux élus ont pris la parole. Sauf Genzana. Pourtant, à Aix, ville où tout le monde est toujours candidat à quelque chose, d'habitude, en bon adepte de la flatterie flagorneuse, il ne manque jamais d'user d'un lyrisme mielleux et dégoulinant pour remercier ou féliciter les uns et les autres quand ce n'est pas lui-même. Là, il a fait la carpe, tout comme son clan de lapins séparatistes. Avec lui, on a l'image mais pas toujours le son.

Dans cette ambiance de fort tumulte, je l'ai interpellé sur son silence : "Nous aimerions bien l'entendre sur un sujet aussi important que le budget. Qu'il nous parle de son équipe et de son projet, qu'il descende de ses affiches et qu'il soit plus téméraire que sur son portrait figé sur les murs. Qu'il nous fasse rêver sur ce qu'il veut pour Aix et qu'il n'a pas su faire depuis six ans. Est-il d'accord avec ce budget ou va-t-il voter contre en toute logique ?" Prenant son courage à deux mains, Genzana a avalé sa langue dans un mutisme qui lève tous les doutes sur son hypocrisie permanente et sa trahison à peine voilée.

Vu l'atmosphère délétère qui règne à chaque conseil, on se demande bien comment tout cela va s'achever. En tout cas, la fin n'est pas loin.

15 janvier 2007

L'avenir appartient à ceux qui votent Sarkozy

pauvrete_zeroAh ! Mes pauvres amis ! Enfin, c'est fait, nous allons gagner plus, en travaillant plus et plus longtemps. Nous pourrons faire toutes les heures supplémentaires que nous voulons. On aura même la chance de choisir de turbiner le dimanche. La télé, c'est tellement crétin ce jour-là.

Comme la grève sera bannie, plus personne ne sera pris en otage. Et nous n'aurons plus de retenue sur notre salaire. Il n'y a pas de petit gain. Nous n'aurons pas non plus besoin de RTT. A quoi ça sert de vouloir être en famille ou de se cultiver ? Nous n'y perdrons pas au change. Notre mérite sera reconnu et fortement récompensé.

Et que ceux qui ne trouvent pas de travail ne viennent pas se plaindre. C'est quand même bien leur faute, non ? Ils n'ont qu'à accepter n'importe quel petit boulot à durée déterminée qui les mettrait sur la bonne route, comme tout le monde. Et puis, rien n'interdira plus qu'ils alignent les larbineries l'une après l'autre jusqu'à la retraite. Surtout, qu'ils ne comptent pas sur les allocations chômage, ça ne dure qu'un temps. S'ils refusent de bosser, ces profiteurs, le pire les attend. A la retraite, ils ne toucheront que des clopinettes.

Pour la santé, c'est beaucoup plus simple. S'ils ne peuvent plus se soigner, ils n'ont qu'à faire un effort, quoi ! Si ce n'est pas un scandale de tomber malade ! Il ne manquerait plus aussi qu'ils veuillent un logement, tiens. Ils n'ont qu'à dormir dans de gros cartons. Ou mieux, ils n'ont qu'à économiser pour louer une tente et puis en devenir propriétaire. La chose a été testée, ça marche.

Enfin, qu'ils n'aggravent pas leur cas. S'ils volent la moindre pomme, gare à eux. Ils seront embastillés, sans procès. En tôle, ils n'auront aucun contact avec des gens riches qui pourraient leur donner des conseils. Les friqués qui fraudent aux impôts ou qui s'en mettent plein les poches sur le dos des pue-la-sueur n'ont que du sursis si (et quand) ils se font pincer.

Quoi ? Vous bronchez ? Vous êtes contre tout ça ? Non, franchement, vous ne trouvez pas que vous êtes un peu rétrograde de gauche. Allez, allez, mettez-vous bien ça dans la tête : être moderne, c'est être pour la rupture. C'est ne plus confondre SDF et ISF.

Que je n'aie pas à vous le répéter : l'avenir appartient à ceux qui votent Sarkozy.

14 janvier 2007

A nos fourches !

Pour cette journée à grand spectacle aux effets spéciaux annonciateurs de gros mauvais coups, gardons en mémoire cette mise en garde bien frappée d'Alain :

"Tout pouvoir sans contrôle rend fou."

14 janvier 2007

Avec Sarkozy, tout devient "passible"…

On parle à son propos de "sacre". C'est normal pour un homme aux méthodes bonapartistes. On entend également le mot "intronisation". Normal aussi pour celui qui veut mettre la France en coupe réglée en s'octroyant un pouvoir personnel bien monarchique. N'a-t-il pas d'ailleurs déjà montré son aptitude à pondre à foison des lois répressives de circonstance ? Avec Sarkozy, les libertés seraient en danger et chacun pourrait devenir passible de décisions par lui seul voulues. Tout cela est inquiétant pour notre démocratie si mal en point.

Les ralliements à sa personne, anciens ou récents, flatteurs ou hypocrites, alimentaires ou intéressés, quelle qu'en soit la forme ou le degré de servilité qui les accompagne, ressemblent aux jeux de cour qui sévissaient sous les anciens régimes. Les ayant-servi et les pouvant-encore-servir, les déchus et les intrigants, les faisant-des-courbettes et les coucheurs y trouvaient toujours une raison pour fréquenter les palais de la gloire. Même les fous y avaient leur place mais c'était pour la galerie, le pouvoir absolu ne se partageant pas par définition.

Pour animer le cirque de la porte de Versailles – cela ne s'invente pas – les communiqués internes destinés aux adhérents annoncent qu'il y aura "une animation vidéo (commise par le réalisateur de "La nouvelle star" !), des orchestres, des fanfares, des banderas et de nombreux buffets." Qu'on ne s'y trompe pas, cela n'est qu'une étape vers un exécutif immodeste. Pas moins de 7 trains et 520 cars auront transporté une foule de plusieurs milliers de spectateurs pour une journée de liesse fabriquée, qualifiée d'événement "festif et populaire" par l'UMP elle-même. Un moment à plus de 3,5M€ quand même, qui n'aura pas oublié de lester chaque participant d'un cadeau souvenir !

Les gueux sous les tentes n'en demanderaient pas autant pour pouvoir survivre un peu. Ma pauvre France…

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