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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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14 avril 2011

Une rue Marcelle Isoard fondatrice du carnaval d'Aix

marcelle_isoard_rue
(Clic sur l'image pour agrandir)
(Photo perso et montage LAC)

J'étais samedi à l'inauguration d'un nom de rue au Sud de la ville. Très précisément sur la petite route des Milles à proximité du grand local où se confectionnent depuis de nombreuses années les chars du carnaval. La Ville a donc décidé d'honorer celle qui est à l'origine de la renaissance de cet événement populaire : Marcelle Isoard.
Cette amie, disparue il y a déjà un an et demi, était un exemple de ténacité et de générosité. Ce qui lui a permis de vaincre tous les obstacles et de rétablir avec une équipe de bénévoles acharnés cette tradition festive et colorée selon des méthodes et des techniques puisées aux sources historiques.
L'hommage rendu à la mémoire de la fondatrice du carnaval qui présida le comité officiel jusqu'en 2009 est donc un acte de justice et de reconnaissance à son égard.
Il y avait là sa sœur, sa fille et la famille. Le lieu choisi est modeste et la cérémonie fut simple, à son image.
Maryse Joissains, bien qu'arrivée un peu en retard, a souligné l'œuvre de Marcelle qui siégea comme elle au conseil municipal de 1983 à 1989, et comme moi-même élu dans l'opposition.
Malgré des soubresauts, le carnaval est toujours là. Désormais, grâce à ce nom d'une rue d'Aix, tous ceux qui l'apprécient pourront se souvenir longtemps de la remarquable personnalité qui l'a créé. 

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14 avril 2011

Mon blog classé par Wikio et lu en plusieurs langues

wikio_avril_2011
(Clic sur l'image pour agrandir)
Les classements sont datés d'avril mais concernent l'activité de mars

On ne tient pas un blog pour ne pas être lu. Ou alors on ne voit pas bien quel en serait l'intérêt. Le mien a de la chance. Celle de figurer dans les classements établis par Wikio. Et celle d'être consulté par des lecteurs de langues étrangères qui n'hésitent pas à se servir d'un outil de traduction (parfois approximative) qui correspond à la leur pour alunir sur mes pages. Pas une semaine sans la visite de plusieurs internautes de pays voisins ou, plus surprenant, d'autres continents.
L'espace administrateur de Canalblog permet en effet de repérer diverses données, dont la provenance des visites hors de France. Je pense que mon nom de famille y est pour quelque chose, étant très répandu en Italie, en Espagne, en Belgique, en Tunisie, en Amérique latine, au Canada et aux Etats-Unis. Mais de là à imaginer des connexions venues du Japon ou de Russie, cela ne laisse pas de m'étonner.
Je voulais aujourd'hui, en forme de clin d'œil, vous faire part de ces scores et de ces petites curiosités qui me réjouissent autant que vos visites. Et je vous en remercie sincèrement. A demain.

(Clic sur l'image pour agrandir)
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13 avril 2011

Guérini : Entre clientélisme et conflit d'intérêts

guerini_jn___CopieQue dira finalement la commission d'enquête menée par la direction nationale du parti socialiste ? En coulisses, il se dit qu'il n'en sortira pas grand-chose.
Certains s'appuient sur les déclarations timorées de Martine Aubry. Ils n'imaginent pas un instant la livraison d'un rapport au vitriol venant contredire sa ligne séparant la vie de la fédération et l'action éventuelle de la justice à l'encontre de Jean-Noël Guérini.
D'autres estiment que les prises de position affichées par certaines personnalités depuis quelques jours ne pourront pas être écartées, surtout si ces personnes sont entendues par les enquêteurs socialistes ou si elles fournissent de leur propre chef des témoignages écrits sur les dysfonctionnements qu'elles ont constatées.
Une chose est sûre, l'ambiance a évolué. On parle maintenant plus clairement face aux journalistes. Patrick Mennucci et Eugène Caselli ont ouvert la voie, et de quelle manière !
La prétendue façade de bonne entente et d'unité exhibée aux militants et aux électeurs s'est fissurée. On n'en est pas au lynchage mais les gants de boxe sont à portée de main. Il ne faut cependant pas s'attendre à une bronca générale. Les affidés et les bien servis continueront à se taire. Pour espérer la mise à plat d'un système cadenessé et opaque (lire ci-dessous les deux articles de la semaine dernière), il ne faudra donc compter que sur ceux qui ont le moins à perdre ou qui possèdent encore une dose de courage.

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A Marseille, le clientélisme reste roi
8 avril 2011 par Xavier Monnier

Malgré les soupçons qui pèsent sur sa gestion, Jean-Noël Guérini a été réélu à la présidence du conseil général. Pour préserver leurs intérêts, rares furent les socialistes à s’y opposer.
Le putsch a échoué. Malgré la tempête judiciaire qui s'annonce autour du conseil général. Malgré le rapport Montebourg, qui dénonce le fonctionnement de cette fédération socialiste. Malgré un clientélisme à tous crins (attributions de logements, d'emplois, de subventions...) dénoncé par la presse. Bien qu'Alexandre Guérini, frère de..., soit mis en examen dans une affaire de marchés présumés frauduleux.
Jean-Noël Guérini, tout-puissant patron socialiste du département des Bouches-du-Rhône, a été triomphalement réélu président : 40 voix pour, 17 contre. Aucune abstention. Silence dans les rangs, furie dans les bancs. Le 31 mars dans l'hémicycle, la foule nombreuse des partisans de Guérini a fait la claque. Et le frais réélu a même brandi un trophée : Charles-Emile Loo, 90 ans. Le dernier baron du defferrisme a lancé une violente diatribe contre la "gesticulation" et la "nullité" des adversaires de son poulain.
Au soir du deuxième tour, une réunion s'est pourtant tenue entre cinq ténors locaux pour trouver une alternative. Avec le soutien de Montebourg, devenu une sorte d'antéchrist pour les soutiens de Guérini, ils ont compté et recompté les conseillers généraux socialistes susceptibles de lâcher "Nono".
"Au maximum, on en a compté huit à douze, peste l'un d'eux, on a vite compris que ce ne serait pas jouable." D'autant qu'entre les cinq séditieux, peu d'atomes crochus, sinon de petites ambitions personnelles : qui pour sa circonscription de député que Guérini rechigne à lui donner, qui pour sa mairie vacillante. Une alliance de (mauvaise) circonstance, et aucune volonté de s'élever à visage découvert.
Le coup de grâce : un coup de fil d'Aubry disant qu'elle soutenait Guérini
Alors ce fut un silence cruel. Seulement perturbé par deux conseillers généraux, Michel Pezet et Marie-Arlette Carlotti. Le premier, dirigeant de la fédération dans les années 80 et avocat, a osé poser la question du maintien de Guérini à son poste. La seconde s'est permis d'écrire qu'elle ne donnerait pas de blanc-seing au président Guérini. Positions réitérées lors de la réunion du groupe socialiste au conseil général, qui devait discuter de l'opportunité de reconduire Guérini.
"Ils se sont retrouvés à trois, pendant que les vingt-sept autres faisaient allégeance. L'un remerciant Guérini de lui avoir rendu sa voiture de fonction, l'autre d'être venu à l'enterrement de sa femme", témoigne un des participants, anonyme et pas plus téméraire qu'un autre.
Pour les opposants, le coup de grâce est venu de Paris. "Guérini nous a dit qu'il avait reçu un coup de fil d'Aubry, et qu'elle le soutenait, même s'il était mis en examen. Le seuil de tolérance est fixé à un renvoi devant un tribunal. Cela a calmé tout le monde, des conseillers généraux jusqu'à la fédération."
Souvent véhément contre la mainmise de Guérini sur le socialisme marseillais, au point de baptiser l'hôtel du département "Pyongyang", l'ancien codirecteur de campagne de Ségolène Royal, Patrick Mennucci, s'est montré fort discret. Patrick "le courageux", comme raillent les guérinistes, s'est borné à lancer un appel pour... Dominique Strauss-Kahn, le matin même de l'élection de Guérini.
Tout juste réélus, les conseillers généraux attendent leur récompense. Le 14 avril sera discuté le budget du deuxième département le plus riche de France. L'enveloppe de l'aide aux communes, qu'aucun critère ne pilote, s'élève à 160 millions d'euros par an...
"Je ne soupçonnais pas un tel degré de lâcheté, s'étonne un membre du premier cercle de Guérini. Désormais, c'est le juge qui va décider de l'avenir."
A Marseille, la politique n'a pas trouvé d'issue. Le quatrième tour des cantonales sera judiciaire.

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(Clic sur l'image pour agrandir)
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12 avril 2011

Jean-Claude Gaudin, plus parisien que marseillais ?

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Il a intérêt à se méfier Jean-Claude Gaudin. Il s'ennuyait comme vice-président du sénat. Il vient de se faire élire président du groupe UMP. Pour un tel poste, cela implique une assiduité plus importante à Paris. D'autant plus que certains sénateurs semblent s'émanciper en votant parfois contre les projets de loi du gouvernement.
Gaudin dit que dans nouveau rôle il pourra participer aux réunions hebdomadaires de l'Elysée et que cela est tout bénéfice pour Marseille. C'est encore à voir, si l'on en juge par ses succès relatifs en matière d'aides de l'Etat.
Et puis, qu'adviendra-t-il si en septembre prochain la majorité sénatoriale bascule à gauche ? Et dans un an, si Nicolas Sarkozy dégage ?
Enfin, Gaudin devra surveiller "ses bons amis" Guy Tessier et Renaud Muselier qui ne pensent qu'à danser quand le chat n'est pas là. Il va falloir peut-être qu'il demande conseil à Jean-Noël Guérini s'il veut domestiquer tout le monde et tout contrôler en même temps.
Alors, monsieur Gaudin, vraiment une affaire gagnant-gagnant d'être plus parisien que marseillais ?

(Clic sur l'image pour agrandir)
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12 avril 2011

Le Ravi en eaux profondes et sans poisson d'avril

une_ravi_84Le prix de l'essence n'est rien à côté de celui de l'eau. Tout le monde n'a pas une voiture. Mais tout le monde a besoin d'eau. Or, les tarifs varient d'une ville à l'autre, selon que la gestion est publique ou privée.
Ce mois-ci, en partenariat avec Mediapart, le Ravi a choisi de consacrer sa grosse enquête aux dessous profonds et obscurs de la bataille de l'eau. Une passionnante plongée avec des découvertes qui font penser à des poissons d'avril mais qui n'en sont malheureusement pas. Car, on ne le sait que trop, c'est toujours l'utilisateur qui boit la tasse.
Le mensuel revient aussi sur les cantonales et les embrouilles politiques dans notre région.
Il y a également un excellent portrait du juge Charles Duchaine, des dessins à foison et des notes pleines d'humour. Et comme l'affirme le slogan mis en étendard par la sympathique équipe des rédacteurs, un journal libre ne se consomme pas, il se lit. Je l'ai lu.

Le sommaire du n° 84 d'avril :
http://www.leravi.org/spip.php?article1096
Le site du Ravi : http://www.leravi.org/

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11 avril 2011

Guérini fortement mis à mal par Caselli et Mennucci

guerini_3Peu à peu les choses se confirment. Ceux qui niaient les déflagrations internes au parti socialiste en seront pour leurs frais.
Si quelques voix se font entendre depuis des mois sur les dysfonctionnements, si des élus ont osé en dire un peu plus entre les deux tours des cantonales, désormais la grande quantité de poussière longtemps enfouie dépasse du tapis.
Samedi, ce sont rien moins qu'Eugène Caselli et Patrick Mennucci qui ont décidé de libérer leur parole. Enfin !
Et ce n'est pas la "victoire" de Jean-Noël Guérini qui pourra entretenir l'illusion que tout va.
La démission d'Eugène Caselli de son poste de premier secrétaire du PS n'était pas due qu'à une surcharge de travail. En fait, sans équivoque cette fois-ci, il fait bien état d'une mésentente, d'une vraie rupture politique entre lui et Jean-Noël. On l'avait déjà compris lorsque, mis en garde à vue, il avait chargé l'entourage de son ancien ami.
On l'a encore compris avec les discussions de couloir qui se sont déroulées avant l'élection du président du conseil général et qui auraient pu changer la donne si un nombre plus important d'élus avait eu le courage de s'affranchir de leur servilité au maître.
Dernier épisode en date attestant d'un soulèvement après le retrait de Jean-Noël de la direction fédérale, il s'est trouvé quatorze personnalités pour s'abstenir (ce qui revient à un déni de confiance) sur ses propositions pour une nouvelle équipe qui n'est autre que la sortante, toujours sous influence.
On se souvient que Jean-Noël Guérini avait également tenté de minimiser la fronde de Renouveau PS 13 qui avait pourtant lancé de fortes alertes. Vu la tournure des événements, il n'est pas exclu que d'autres élèvent la voix et se joignent au chorus.

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Samedi 9 avril 2011 France 3 Extraits
Caselli : "On a eu droit à un enfermement"

Eugène Caselli : "Nos relations politiques entre Jean-Noël Guérini et moi s'étaient détérioriées depuis environ deux ans parce que nous n'avions plus la même vision d'orientations politiques, ni la même vision stratégique des choses, ni la gestion des élus ou d'une fédération.
Pour moi et pour d'autres, le retrait de Jean-Noël Guérini du poste de premier secrétaire devait signifier une plus grande ouverture de la fédération, une direction beaucoup plus partagée, la mise en place d'une direction collégiale et la nomination à la trésorerie et à la commission des adhésions de personnes qui avaient une complète autonomie par rapport à lui voire au conseil général.
On s'attendait à une ouverture et nous l'avons proposée. Et bien, on a eu droit à un repli sur soi avec la reconduction quasi immédiate de l'équipe précédente moins Jean-Noël Guérini.
Nous voulions une direction collégiale qui aille jusqu'aux primaires, au-delà de l'enquête menée par la direction nationale, pour assurer une totale transparence du processus. On attendait un bol d'air, un souffle nouveau, on a eu droit à un enfermement. On nous a expliqué que, pour le moment, surtout, il ne fallait rien changer pour que demain on puisse tout changer.
Nous avons refusé avec Patrick Mennucci, Sylvie Andireux, Garo Hovsepian, Marie-Arlette Carlotti, soit 14 personnes et pas des moindres.
Je crois que c'est un événement politique qui n'était pas advenu depuis pas loin de dix ans. En tout cas, au titre de l'évolution et de l'ouverture de cette fédération, nous avons refusé de nous associer à un processus qui est pour nous un processus de régression et qui correspond à une bunkérisation de la fédération. Nous ne sommes pas dans la contestation d'une majorité mais dans la contestation d'une organisation."

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Samedi 9 avril 2011 La Provence
Mennucci : "Rien ne change, le système continue"

Pourquoi vous être abstenu sur les votes à la fédération PS ? 
Patrick Mennucci :
 Le bureau fédéral de jeudi était une chance d'adresser un message d'espoir à notre électorat après la terrible campagne des cantonales qui s'est déroulée dans un climat pesant d'affaires judiciaires et qui s'est soldé par la perte de deux cantons stratégiques à Marseille. Or, le message délivré par notre fédération est limpide: rien ne change. Jean-Noël Guérini s'en va et est remplacé par Jean-David Ciot qui n'a aucune espèce d'autonomie par rapport au président du Conseil général.
L'abstention était-elle la seule solution pour marquer votre désaccord ? 
P.M. :
 Il y a eu pour la première fois depuis très longtemps un long débat. Nous avons recherché un consensus respectueux à la fois de la majorité qu'incarne Jean- Noël Guérini et d'un changement indispensable. J'ai proposé par exemple que le bureau fédéral des adhésions et la trésorerie soient confiés à des personnalités indépendantes de Jean Noël-Guérini. Il a refusé catégoriquement. Comment parler de rénovation quand on explique que rien ne change et que le système continue ?
Que comptez-vous faire ? 
P.M. : 
Je me suis tu pendant les cantonales pour ne pas gêner les candidats socialistes, en vain d'ailleurs pour deux d'entre eux. J'ai toujours été d'une loyauté sans faille à mon parti en 41 ans d'adhésion. J'exerce des responsabilités nationales et j'ai l'expérience de l'élection présidentielle. Je peux donc dire que ça ne peut pas continuer ainsi.
Concrètement ? 
P.M. :
 Toute la question de la fédération relève du fait que quatre ou cinq sections font la fédé au détriment des 90 autres. On attend que la commission d'enquête fasse le travail qu'on n'arrive pas à faire. Elle ne pourra pas changer l'esprit des gens. La libération ne se fera pas comme ça. Mais il faut que les électeurs socialistes sachent qu'il y a d'autres choix. Qu'on peut changer le système sur les modes d'adhésion, le paiement proportionnel du prix des cartes, la régulation de l'écart entre les sections mammouth et les autres qui fonctionnent normalement. C'est ce système clientéliste qu'il faut changer. Il est devenu un outil de domination politique.
Claquez-vous la porte de la fédération ? 
P.M. :
 Je ne claque pas la porte. Je dis que je ne peux plus être dans un bateau où il n'y a pas de premier secrétaire. La fédération n'est pas à eux, mais à nous tous.
En voulez-vous personnellement à Jean-Noël Guérini ? 
P.M. :
 Pas du tout. Mais le parti ne peut pas être au service d'un seul homme. Or, on est au paroxysme du pouvoir personnel. Je n'ai rien contre Jean-Noël Guérini, mais il faut travailler collectif.
Sortez-vous du bois en sachant que la justice peut ratrapper Jean-Noël Guérini ? 
P.M. :
 Je ne sors pas du bois, d'autant que je me suis toujours refusé à utiliser les affaires judiciaires. Mais je suis conscient que ça se passe dans un climat où le président du Conseil général pouvait donner des signes. Il ne l'a pas fait. Ni au CG, ni à la fédération. C'est la fermeture absolue.
Cette rupture pourrait remettre en cause votre désignation aux législatives dans le centre ville…
P.M. :
 Oui. Mais au-delà de l'ambition personnelle que j'ai de devenir député, il y a ma loyauté envers mes idées, envers mes valeurs de démocratie et d'éthique et envers les électeurs. Cependant, je ne crois pas que Martine Aubry juge incompatible ma prise de position avec le fait que je porte les idées socialistes aux prochaines législatives. Je crois encore en mon parti et au discernement de notre première secrétaire.

Le blog de Patrick Mennucci :
http://www.patrickmennucci.net/?p=790
Le blog de Renouveau PS 13 :
https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=explorer&chrome=true&srcid=0ByEiYrMzRwvdYzAyMGJkNmYtZDZiMy00ODc1LWE2YzgtN2FmMDkyZjQ0Mzlh&hl=fr

8 avril 2011

Ping pong : Les Guérini, Aubry, le PS et les affaires

 guerini_creseveur_2

Les élections cantonales sont passées. D'autres se préparent. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas exercer entre les échéances un droit de suffrage permanent en continuant à relater ce qui se dit ou s'écrit sur les frères Guérini. Surtout quand c'est Jean-Noël lui-même qui répond en direct, comme il l'a fait hier matin pendant sept minutes sur France Inter, à des questions de Pascale Clark.
Mardi, c'est La Provence qui rapportait les réactions de Martine Aubry sur le cas du président du conseil général. Et puis hier, le journal produisait un nouvel article concernant l'existence de documents troublants sur la décharge de La Ciotat. On ne peut que le constater, les pages de cette histoire n'ont pas encore toutes été écrites.

Les points essentiels de l'interview de Jean-Noël Guérini sur France Inter
Les primaires socialistes :
"elles sont tout à fait légales. Organisons les primaires telles qu’elles ont été conçues par le parti socialiste. Il a toutes les autorisations, y compris de la CNIL" ;
Le rapport Montebourg : "totalement grossier, mensonger et diffamatoire", rappelant avoir porté plainte contre son auteur ;
L’organisation de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône : "je demande aux instances nationales du PS d’organiser l’élection du prochain premier secrétaire départemental, comme ça, il ne pourra pas y avoir de contestation", "quant à la fédération, il y a une commission d’enquête présidée par Alain Richard qui arrivera dans quelques jours. Cette commission a été diligentée à ma demande. Les portes et les fenêtres de la fédération sont ouvertes" ;
L’instruction judiciaire concernant son frère Alexandre : "il n’y a pas d’affaire Jean-Noël Guérini. Si mon frère a commis des infractions, il devra en rendre compte. Pour ma part, je fournirai toutes les explications et toutes les précisions au juge en charge de cette affaire, s’il souhaite m’entendre."

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Ecouter l'intégralité de l'interview du jeudi 7 avril 2011 :
http://www.dailymotion.com/video/xi05ee_interview-de-jean-noel-guerini-france-inter-le-7-avril-2011_news#from=embed

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La Provence mercredi 6 avril 2011
Martine Aubry défend la "présomption d'innocence"

A l'issue de la présentation des 30 mesures du PS pour la présidentielle 2012, hier, la première secrétaire du PS s'est exprimée sur les affaires internes du parti, notamment celles concernant les fédérations des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault.
Martine Aubry pense-t-elle que l'affaire Guérini puisse faire l'objet d'un enjeu dans le cadre la campagne des primaires ? Elle a rappelé la règle du jeu - "On ne se tire pas de balles dans le pied des uns et des autres. On défend notre projet..." - avant, finalement, d'accepter de parler des "affaires".
En Languedoc-Roussillon, les choses ont été rondement menées : "Après avoir travaillé de mars à septembre avec une commission d'enquête, nous avons trouvé des petits problèmes de démocratie interne, de gouvernance, dans quatre fédérations sur cinq et on a remis les choses au point. Mais dans l'Hérault, on a découvert des choses plus graves et à l'issue du travail de la commission d'enquête, on a décidé de mettre sous tutelle la fédération de l'Hérault."
Concernant l'affaire Guérini, Martine Aubry a défendu, une fois encore, la présomption d'innocence : "J'entends des tas de choses mais la justice ne s'est pas encore prononcée dans un dossier où personne ne sait rien.
D'un autre côté, il y a le fonctionnement de la fédération sur lequel je n'ai aucun fait précis. Arnaud Montebourg ne nous a donné aucun élément précis, il a tenu un discours. Mais quand on prend une décision comme on l'a fait dans le Languedoc-Roussillon, c'est parce qu'il y a des faits et des faits prouvés, pas un discours général.
Donc nous avons mis en place une commission d'enquête. J'avais dit que je la mettrai en place dès après les cantonales. Le deuxième tour, c'était dimanche et le mardi suivant, la commission était en place."
 L'affaire ne concerne, pour Martine Aubry, qu'Alexandre Guérini "qui est en prison".
"Si on me disait, assure la leader socialiste, que Jean-Noël Guérini a fait ça et l'a reconnu, je serais la première à dire qu'il faut en tirer les conséquences. Mais aujourd'hui, on n'a pas de faits. Je dis pas qu'il n'y en a pas, je ne défends rien : je dis qu'il faut attendre. Quand la police et la justice prendront une décision, nous en prendrons une à notre tour. Mais faire de la mousse en allant à l'encontre de la présomption d'innocence sans apporter aucun élément, ce n'est pas bien."
Un tacle direct à l'encontre d'Arnaud Montebourg, auteur du rapport sur le fonctionnement de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, dont elle ne prend pas "au sérieux" la candidature aux primaires de son parti en vue de la présidentielle de 2012. Sérieux, dans la bouche de la première secrétaire voulant dire que c'est une candidature qui se dégonflerait.
Car, quand on lui demande s'il y aura des défections après qu'elle a dit qu'il n'y aurait que "deux ou trois candidats aux primaires", elle répond : "Bien sûr." D'ailleurs, elle a salué l'annonce de la candidature de François Hollande : "C'est très bien qu'il se présente. Il est totalement légitime et c'est une candidature sérieuse."
Comprendre : lui ira jusqu'au bout. Et elle ? "Si je suis candidate, je vous le dirai."

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La Provence jeudi 7 avril 2011
Affaire Alexandre Guérini :
nouveaux documents troublants sur la décharge

Des délibérations contradictoires sur une décharge adressées à la justice.
A quelques minutes d'intervalle, sur un même dossier, des élus peuvent-ils voter blanc puis noir ? L'affaire des marchés truqués des Bouches-du-Rhône, que le juge Charles Duchaine instruit depuis 2009, prouve que oui.
Selon nos informations, les enquêteurs sont sur le point de recevoir d'un service de l'État des documents pour le moins intrigants : il s'agit de deux délibérations totalement contradictoires, que La Provence s'est procurée.
Adoptées le 22 novembre 2004 par la commission permanente du Conseil général, elles portent sur l'extension de la décharge du Mentaure à La Ciotat. A l'époque, la dimension schizophrénique de ces deux décisions avait échappé au contrôle de légalité exercé par la préfecture.
Connue depuis le début de l'instruction, l'une apparaît comme opposée à cette extension. Inédite à ce jour, l'autre montre que l'institution dirigée par Jean-Noël Guérini soutenait fermement cette extension, au point d'accorder ce jour-là près de 2,5 millions d'euros de subventions pour le projet. Frère du président PS du CG 13, Alexandre Guérini se trouvait au coeur du projet en tant que responsable de la SMAE, société spécialisée dans le traitement des déchets venait de remporter le marché de l'aménagement et de l'exploitation de la décharge.
Tout commence les 11 février et 12 mai 2004 lorsque l'Agglo d'Aubagne, qui possède la décharge du Mentaure, vote des demandes de subventions auprès du Conseil général pour la réhabilitation du site et "la création d'un centre de stockage des déchets ultimes à La Ciotat". Lancé quelques années plus tôt, ce programme prévoit notamment d'agrandir la décharge sur un terrain voisin, que possède la famille Semaire.
Le 22 novembre, cachée dans les annexes d'une convention avec l'Ademe, la somme de 2.485.005 euros est discrètement attribuée par le Département, sur un chantier d'un montant de 6,65 millions d'euros (*), un chantier financé par les collectivités, ce que le juge Charles Duchaine considère comme des conditions extrêmement favorables pour la SMAE.
Vente forcée
Mais là où l'affaire prend un tour singulier, c'est que ce même 22 novembre, les mêmes conseillers généraux réunis au même endroit lancent la préemption par le CG 13 pour 76.000 euros du fameux terrain Semaire. Comme la délibération le rapporte, cette décision est prise au nom de "la préservation de la qualité des sites, des paysages et des milieux naturels". Les enquêteurs soupçonnent en fait un moyen de forcer le propriétaire de la parcelle à la vendre et donc de favoriser à terme la SMAE : quelques années plus tard, des tonnes d'ordures échoueront effectivement là.
Bref, ces deux délibérations antagonistes sur le dossier du Mentaure fragilisent singulièrement la défense de Jean-Noël Guérini : questionné par la presse sur le volet préemption de la propriété Semaire pour des motifs environnementaux, il a toujours répondu avoir agi "à la demande du préfet", ce qui n'a jamais été confirmé par les services de l'État. Une position d'autant plus difficile à tenir à la lumière du soutien financier accordé dans le même temps à l'extension de la décharge, d'autant que l'attribution d'une subvention qui bénéficiait à une société de son frère renforce les soupçons de conflit d'intérêts.
Dernier point qui ne manquera pas d'intéresser les gendarmes en charge de l'enquête, les failles éventuelles des contrôleurs du Département sur la manière dont ont été utilisés, à La Ciotat, les 2,48 millions d'euros de subventions. L'enquête a en effet montré que les travaux du centre de stockage des déchets ultimes ont été l'occasion de quelque 2,2 millions de fausses factures, la SMAE d'Alexandre Guérini ayant fait appel à des sous-traitants liés avec le grand banditisme, alors qu'elle devait réaliser elle-même le chantier.
(*) Les gendarmes ont relevé qu'en raison de plusieurs avenants au marché, "le coût final sera de 8.029.326 euros".
                                                               Fred Guilledoux et Denis Trossero

7 avril 2011

Qui croit au débat racoleur de l'UMP sur la laïcité ?

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Pour donner le ton, Claude Guéant a forcé sur le son. En provoquant un faux débat, Jean-François Copé a livré un mauvais combat. Imaginée nationale, sa convention sur la laïcité (et surtout sur l'Islam) a tourné au seul conclave UMP. La honte ! Une honte retransmise en direct sur la chaîne parlementaire.
Dehors, des bataillons de CRS. Et dans la salle, un public composé pour un bon tiers de journalistes et pour le reste de religieux, de militants, de salariés du parti, de parlementaires et de quelques ministres soucieux de ne pas se faire engueuler par le chef.
Mais il manquait quelques grosses pointures genre premier ministre, présidents de l'assemblée nationale et du sénat. Normal, c'était mardi et ils avaient tennis avec renvois de balles gros calibres.
Pendant ce temps, des députés, Patrick Devedjian, Jean Leonetti, Bernard Debré, ayant préféré rester à l'assemblée nationale, se répandaient dans les couloirs pour dégommer le débat.
A noter que, après avoir harponné Eric Zemmour qui n'avait opposé aucune résistance lors d'une réunion de la droite populaire, Copé a récidivé hier en garnissant sa tribune avec Christophe Barbier qui lui aussi, toute déontologie ingurgitée, a trouvé normal d'aller servir le calice à la majorité. Etrange pour un journaliste qui prône la neutralité en matière religieuse mais range son postérieur sur un fauteuil de complaisance.
Enfin, même si des représentants religieux ont pris la parole mardi, pour mémoire, l'ensemble des six grandes religions de France s'étaient prononcées contre la tenue de ce débat sur la laïcité.
Bon, cette page hideuse de racolage politique via une forme de procès de la laïcité est maintenant tournée. Il n'y a plus qu'à attendre ce que Nicolas Sarkozy va bien pouvoir nous sortir d'autre pour escamoter les vraies questions qui préoccupent la population.

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Laïcité, identité, élevez le débat !
6 avril 2011 Tribune par Jean-Michel Baylet, président du PRG

Les Français sont en droit de se demander si la droite qui se dit républicaine est encore capable d’entendre les messages qu’ils lui envoient.
Voici un an, le gouvernement et l’UMP avaient été obligés de mettre un terme piteux au fameux débat sur "l’identité nationale", un débat qui n’avait servi que d’exutoire à la xénophobie et au racisme. Calamiteuses pour la majorité, les élections régionales avaient démontré d’une part son rejet massif par le pays au profit de la gauche, d’autre part les bénéfices encaissés par l’extrême droite après une campagne dominée par l’islamophobie.
Aveugle devant ces leçons claires, le chef de l’Etat vient de lancer un nouveau chantier à conduire par l’UMP sur la place des religions dans la République et la compatibilité de l’Islam avec la laïcité. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’extrême droite n’hésite pas à se poser désormais en garante des principes laïques et procède aux amalgames que le pouvoir encourage entre immigration, islamisme, communautarisme et peurs sociales. Ces débats sont indignes de notre pays. L’identité républicaine et la laïcité française valent beaucoup mieux que cela.
La règle laïque n’est certes pas constitutive à elle seule de notre identité collective mais elle en est le principe vertébral. Elle est parfaitement simple et efficace. Tous les appels à une laïcité "positive", "ouverte" ou "modernisée" ne sont que des tentatives pour affaiblir ce principe posé par le législateur depuis un siècle. Résumons : la loi doit respecter la foi mais la foi ne doit pas dicter la loi.
C’est-à-dire que, loin d’être une pensée de combat braquée contre les religions, la laïcité est d’abord la garantie de la liberté des choix de conscience et aussi le rempart de neutralité absolue qui doit protéger toutes les institutions publiques – et au premier rang l’école – des influences confessionnelles mais également économiques et partisanes. Il n’y a là rien à "moderniser". C’est faire fausse route, si l’on est de bonne foi, que d’ouvrir un débat public sur la place de l’Islam en France et sur son organisation.
D’abord parce que la République laïque n’a pas à décompter les adeptes des différentes croyances. Ensuite et surtout parce que nul ne doit être assigné, selon son origine ou sa couleur de peau, à une religion sauf à soumettre précisément la pensée publique aux diktats religieux de tous ordres. En même temps qu’il s’érige en gendarme de l’Islam, le Président de la République relance le débat sur l’identité française dressant, après Madame Merkel et Monsieur Cameron, l’acte de décès du multiculturalisme.
Pour leur part, les radicaux ont toujours été hostiles au multiculturalisme lorsqu’il est une manifestation du communautarisme. Contrairement à une vision anglo-saxonne, la République n’est pas une mosaïque de communautés dont la loi mesurerait les influences et n’en exprimerait en somme que le plus petit dénominateur commun.
Pour autant l’identité n’est pas l’uniformité. Et l’identité collective de notre pays est, comme elle l’a toujours été et comme elle doit le rester multiculturelle.
Il faudrait revenir à Renan pour rappeler à M. Sarkozy que, dans la conception qui fait honneur à la France, la nationalité n’est pas l’addition d’une race, d’un territoire, d’une religion, pas même d’une langue mais la volonté librement exprimée d’un avenir commun sous l’éclairage de valeurs simples, et selon nous universelles : autonomie du sujet, égalité en droits, démocratie dans l’organisation politique.
Dans notre conception, la République est donc un projet magnifique en ce qu’il n’est pas achevé. Notre Histoire, grand récit collectif, n’est pas une nostalgie, un musée de l’égoïsme. Notre langue n’est pas une langue morte et intangible. Notre communauté n’est pas une maison fermée, voire un bunker. Notre identité n’est pas un nivellement ; elle s’est enrichie et s’enrichira encore de tous les apports qui la redéfinissent constamment dans le respect des règles communes. Ce mouvement ne s’arrêtera pas.
Les radicaux ont le plus grand respect pour la Nation. Mais ils ne réduisent pas l’identité républicaine à une idéologie nationale. Les collectivités de base, les territoires participent à cette identité. L’Europe est elle aussi une grande maison commune. Et l’universalisme, offert au monde par la France au XVIIIe siècle, ne peut être oublié dans un quelconque repli peureux ou calculateur.
C’est pourquoi le Parti Radical de Gauche entend redonner sens aux débats que la droite a si mal engagés. Le 16 avril prochain, il invitera tous les Républicains sincères, qu’ils soient de gauche ou de droite, à une grande rencontre sur le thème de l’identité républicaine. Quand d’autres multiplient les anathèmes et les exclusions, les radicaux veulent rappeler que la tolérance et l’ouverture à l’autre sont au cœur du projet républicain.

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La tribune des six grandes religions :
http://www.leparisien.fr/societe/toutes-les-religions-contre-le-debat-sur-la-laicite-29-03-2011-1383927.php
"L'UMP dégrade la laïcité" :
http://owni.fr/2011/04/05/ump-degrade-la-laicite/

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Deux excellents articles :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/31/ne-touchons-pas-a-la-loi-de-1905_1501509_3232.html
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/01/il-ne-faut-pas-confondre-probleme-social-et-question-religieuse_1501789_3232.html

6 avril 2011

Système Guérini : En attendant le tome 2…

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Quand il n'y en a plus, il y en a encore ! C'est au moins vrai pour le traitement de faveur éhontément démesuré que ce blog réserve depuis un bon moment à la saga Guérini.
Aujourd'hui, on prendra connaissance de deux brèves parues dans le Ravi d'avril mais aussi de l'article complet et détaillé publié lundi par Libé Marseille sous la signature de son nouveau responsable régional, Olivier Bertrand.
Je conseille vivement à mes chers visiteurs de le lire sans se préoccuper de sa longueur. Car c'est précisément cette exhaustivité qui en fait sa valeur. Et qui offre une mise en perspective claire et une vision globale et articulée des épisodes qui s'accumulent au fil des jours.
Personnellement, je ne regrette vraiment pas la poignée de minutes dévolues à cette lecture. Ce serait bête de s'en priver.

(Clic sur l'image pour agrandir)
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"La saga Guérini à charge et à décharges"
:
http://www.libemarseille.fr/henry/2011/04/la-saga-gu%C3%A9rini-%C3%A0-charge-et-%C3%A0-d%C3%A9charges.html

4 avril 2011

Y aura-t-il un troisième tour pour les frères Guérini ?

guerini_ravi_84_guerini_1erL'aîné a été réélu président du conseil général pour trois ans, le cadet s'est vu confirmer une nouvelle fois son maintien en détention.
Que serait-il passé si Jean-Noël Guérini avait fait partie des élus renouvelables ? N'aurait-il pas été la cible des électeurs ? Aurait-il été réélu ?
La physionomie du conseil général aurait pu être toute autre. Mais cela n'a pas été le cas. Alors, le juge Charles Duchaine est-il susceptible de changer la donne, par exemple en convoquant Jean-Noël Guérini ? Lui seul le sait.
Si l'on regarde du côté de Martine Aubry, il ne semble pas que la commission d'enquête interne du parti socialiste aille jusqu'à l'exclure vu qu'il a quitté la direction de la fédération et que, jusqu'à plus ample informé, la justice ne lui a encore rien reproché.
On a appris en fin de semaine que Martine Aubry avait retourné à Arnaud Montebourg son dossier de preuves dans le procès en diffamation intenté par Jean-Noël Guérini. "Je constate avec étonnement à la lecture du sommaire, qu'outre ton rapport, figurent des copies de procès-verbaux de police et des retranscriptions d'écoutes téléphoniques provenant à l'évidence d'une procédure judiciaire en cours. Ignorant comment ces documents sont parvenus entre tes mains en violation du secret de l'enquête et de l'instruction, et ne sachant si tu as requis et obtenu l'autorisation des autorités judiciaires pour les produire, je ne puis en l'état que te les retourner immédiatement, me refusant à les conserver et aussi à prendre connaissance de leurs contenus."
Tout cela est bien étonnant. Au moment de l'affaire Georges Frêche, la première secrétaire n'avait pas hésité à prononcer son exclusion. La semaine dernière encore, le parti a décidé de porter plainte pour "abus de confiance" contre Robert Navarro, sénateur et ancien premer secrétaire de la fédération de l'Hérault, après la découverte de nombreuses factures réglées pendant plusieurs mois par la fédération sans lien avec son fonctionnement. Pour mémoire, Robert Navarro avait été exclu en même temps que Georges Frêche et la fédération avait été mise sous tutelle. Certes, on pourra toujours dire que Jean-Noël Guérini n'a pas été inquiété par la justice.
Mais, d'après Le Point, une nouvelle piste semble se faire jour. Quant à Alexandre Guérini, c'est le JDD qui s'y est collé en parlant des drôles de factures de sa villa.

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La nouvelle piste de l'affaire Guérini
30 mars 2011 par Hervé Gattegno

L'étau se resserre autour de Jean-Noël Guérini, le président sortant du conseil général. Si le PS garde le conseil général des Bouches-du-Rhône, son président, Jean-Noël Guérini, sort affaibli d'une campagne marquée par les "affaires". Le 8 mars, en pleine campagne des cantonales, le procureur a délivré un nouveau réquisitoire supplétif pour "détournement de fonds publics" à propos de subventions accordées par le département à un syndicat de police - et dénoncées à la justice par un courrier anonyme assorti de documents bancaires. 
Les auditions d'Alexandre Guérini, écroué le 1er décembre, trahissent en outre l'intérêt du magistrat pour le rôle de l'élu.
Une écoute de 2009 atteste que Jean-Noël Guérini avait prévenu son frère de l'enquête judiciaire, tout en l'assurant que les faits seraient "prescrits". "Il s'agissait à l'évidence de faits dont vous aviez l'un et l'autre conscience qu'ils étaient répréhensibles", a relevé le juge. "Je n'en ai aucun souvenir", a répondu Alexandre Guérini.
Questionné sur ses interventions pour faire attribuer emplois et logements HLM à ses protégés, celui-ci a revendiqué "un rôle politique dans la cité" et affirmé, bravache : "Je me substitue aux élus dits de proximité. Je suis élu dans le coeur des gens et dès le premier tour..." Pour son frère, le troisième tour des cantonales pourrait se jouer au palais de justice.

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Les drôles de factures de la villa Guérini
26 Mars 2011 par Laurent Valdiguié

Entendu par le juge Duchaine, Alexandre Guérini peine à s’expliquer. Riche à millions, mais propriétaire de rien. Le juge Charles Duchaine se casse les dents sur l’énigme Guérini. Patron de sociétés exploitant des décharges, "monsieur Alexandre", le frère du président du conseil général des Bouches-du-Rhône, a réalisé ces dernières années de très juteuses opérations financières.
Entendu le 14 mars dernier, il a éludé la plupart des questions, refusant même de signer certaines pages d’un procès-verbal digne d’un dialogue des films d’Audiard. Exemple : "En 2001, vous avez revendu la SMA et par conséquent la Somedis pour environ 25 millions d’euros à Veolia. Sur cette vente, vous affirmez que 20 millions d’euros vous ont été reversés sur un compte au Luxembourg et qu’il vous resterait aujourd’hui 6 millions d’euros. Vous auriez donc dépensé 14 millions d’euros en 9 ans, soit un peu plus de 1,5 million d’euros par an, pour être tout à fait précis un peu moins de 130.000 euros par mois. Comment avez-vous dépensé cette somme, sachant que vous n’êtes officiellement propriétaire d’aucun bien ?", commence le juge Duchaine. Réponse sèche du mis en examen : "J’ai dépensé cet argent..."
Le magistrat a beau revenir à la charge, s’interroger sur une vente de l’ordre de 33 millions d’euros, et "une différence de 8 millions". "Oui, peut-être", répond laconiquement Guérini. "Comment l’expliquez-vous? – C’est une erreur." "C’est quoi cette différence de 8 millions d’euros?", insiste le juge. "Mais monsieur, on peut se tromper dans la vie, est-ce que c’est un délit de commettre une erreur ?", ironise le frère Guérini.
Difficile, dans ce maquis, de savoir où est passé l’argent. "Je m’en fous", "je n’en sais rien", "je ne me rappelle pas", répond aussi Alexandre Guérini à des questions sur une société "Petite Ourse", créée pour acheter une première maison à 9,25 millions de francs à Marseille en 1996. L’autre maison, celle où Alexandre Guérini vivait au moment de son arrestation, est une somptueuse villa située dans le quartier chic, face à la mer. Officiellement, la maison est au nom de la compagne de Guérini, Jeannie Peretti.
"L’analyse de ses comptes bancaires révèle qu’elle n’a pas la ressource nécessaire pour acquérir un tel bien", fait remarquer le juge. Les enquêteurs ont mis à jour un drôle de montage. Jeannie Peretti a obtenu "un prêt" de son compagnon de 3 millions de francs, puis un autre de 500.000 francs de ses parents, puis un troisième de 450.000 francs d’un dirigeant de la société Somedis rachetée par la SMA… "Vous a-t-elle remboursé ?", questionne le magistrat. "Pas encore..."
Autre curiosité, les déclarations successives du vendeur de la villa, Roland S., qui a d’abord affirmé avoir touché "trois millions en espèces d’Alexandre Guérini", avant de revenir sur sa déposition expliquant avoir été payé sous forme de "prêt", puis, dans une troisième version, "prétextant avoir été perturbé lors de ses dépositions précédentes par des problèmes familiaux", et avoir finalement touché un chèque de Guérini.
"Tout laisse à penser que vous seriez intervenu auprès de Roland S. pour l’inciter à changer sa version initiale", assène Charles Duchaine. Pas d’explication de Guérini. Le magistrat poursuit : "Des photographies ont été faites de l’ensemble de la propriété et présentées à Roland S. Il confirme que la villa a été entièrement réhabilitée, à savoir que seuls les murs porteurs ont été conservés." Pourtant, aucune facture de travaux, estimés à "plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’euros", n’a été retrouvée. Dans le dossier judiciaire, des dizaines de photos montrent la piscine intérieure et son jacuzzi, la piscine extérieure avec ses rochers, la salle de cinéma, la salle orientale, les chambres à coucher luxueuses et rococo… Tout semble neuf. "Mme Peretti a fait des travaux dans sa maison et m’a demandé de lui prêter de l’argent", réplique Alexandre Guérini. Pour l’heure, le juge Duchaine n’en saura pas plus.

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