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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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10 juillet 2007

Droit dans le mur, pied au plancher…

En direct de l'Hôtel de Ville comme si vous y étiez !

Hotel_Ville__WEB_rouge_vifAmbiance plutôt chaude hier soir au conseil municipal. Près de cinq heures d'horloge pour 127 questions. Avec du brouhaha, des attaques, des flèches et quelques discussions pas piquées des vers. Malgré cela, certains thèmes ont pu être abordés grâce aux interventions de l'opposition.

Nous avons insisté une fois de plus sur l'absence de Plan local de l'urbanisme (PLU), un rappel qui a la vertu de toujours fâcher copieusement le maire. Ce n'est pas notre faute si cette carence ne permet pas de voir la ligne conduite par la municipalité en matière d'aménagement. Il en a été question avec quatre projets de constructions concernant Luynes et Pont de l'Arc qui semblent parachutés sans prise en compte de l'économie d'ensemble de ces secteurs.

Des dossiers sur l'OPAC qui avaient retirés en février dernier ont fait leur réapparition sous la forme d'un seul rédigé en une page. Il s'agissait de l'annulation de près de 6,8M€ de garanties d'emprunts pour des opérations de réhabilitations et de construction de logements sociaux. Démarche bizarre qui signifie l'exact contraire d'une politique volontariste pour rattraper le manque cruel de logements publics.

Le Budget supplémentaire rabougri qu'on nous a présenté n'était que l'illustration de l'incapacité de cette équipe à dynamiser les investissements nécessaires. Nous n'avons pas validé non plus les comptes-rendus d'activités de différentes ZAC car ils font état d'ajustements au coup par coup.

Une polémique a été ravivée sur les effets de l'installation de vélos par la société Decaux, certains avançant l'idée qu'Aix s'est "fait avoir".

J'ai soulevé le problème des incivilités (tags, affichages sauvages, déjections canines…) expliquant que les mesures menées en centre ville ne faisaient que déplacer les problèmes à l'extérieur avec une aggravation sans précédent.

Ma collègue Danielle Rumani-Elbez (PRG) a ferraillé dur sur le programme de réhabilitation de Beisson et Corsy (pour 2014) qui risque fort de ne pas reloger les habitants concernés sur place. Elle a aussi stigmatisé l'improvisation qui a cours à la commission sur les antennes relais, qui n'est pas près d'apporter des apaisements à l'inquiétude des riverains concernés. Elle a enfin démontré l'inanité de la construction d'un tunnel sous la route de la Calade, argumentant qu'il était contraire au Plan des de déplacements urbains (PDU) qui préconise une réduction du nombre de voitures.

Pas moins de six délibérations concernaient l'entêtement du maire à vouloir tout porter devant la justice jusqu'en cour de cassation. Mal lui en a pris, quatre d'entre elles étaient présentées hors délai et ont été retirées.

J'ai eu une vive altercation avec l'adjointe aux affaires sociales qui ne cesse d'évoquer à tout bout de champ ses origines pour faire pleurer tout le monde et, pire, qui insulte les élus qui n'auraient pas connu comme elle la vie en HLM. Je lui ai rétorqué une bonne fois pour toutes qu'elle ignorait quelle était l'histoire de chacun et qu'il y en avait marre de l'entendre se lamenter pour faire la leçon aux autres.

J'ai aussi interpellé l'adjoint à l'office de tourisme sur l'utilisation de moyens de l'établissement à des fins électorales toutes personnelles. Le visage livide, il a bâti sa défense sur des généralités qui n'ont fourni aucune réponse concrète à mes questions pourtant précises.

J'ai aussi initié un débat sur la carte judiciaire, la réunion des universités en une seule et la carte sanitaire qui pourraient être mises à mal si l'on s'en tenait aux annonces du gouvernement dans ces domaines.

Enfin, on a pu noter des tensions de plus en plus marquées entre certains élus de l'équipe du maire et même une belle dispute entre trois conseillères municipales. L'une d'entre elles a usurpé un dossier préparé par une autre.

Je reviendrai sur certains de ces dossiers dans les jours prochains car ils sont éloquents sur la gestion désastreuse de la Ville et de la CPA par Joissains. Des rendez-vous à ne pas manquer.

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9 juillet 2007

Prochain conseil municipal : 9 juillet

Hotel_de_VilleLa prochaine séance publique

du conseil municipal

se tiendra

Lundi 9 juillet à 17h30

à l'Hôtel de Ville d'Aix

Après deux mois sans séance pour cause d'élections, le conseil municipal se réunira ce lundi pour examiner quelque 127 rapports ! Il risque de faire chaud dans le Salle des Etats de Provence. Mais, pas de quoi être inquiet. Certains élus nous ont habitués à faire du vent.

Parmi les dossiers inscrits à l'ordre du jour, il sera question du budget supplémentaire et de l'annulation de 6,8M€ de garanties d'emprunts pour des opérations de réhabilitation et de construction déprogrammées par l'OPAC Pays d'Aix Habitat.

On parlera aussi d'opérations d'urbanisme, de patrimoine, de subventions diverses et encore de procès. Nombre d'autres affaires courantes ne devraient pas prendre trop de temps.

Ce conseil d'avant l'été sera suivi d'une pause avant la période, déjà ouverte et présente dans tous les esprits, des prochaines échéances municipales. On pourra quand même y vérifier qui observera qui du coin de l'œil ou les yeux dans les yeux…

9 juillet 2007

Antennes relais : La farce continue

antennes_danger

Avec du retard sur la date annoncée, la commission sur les antennes relais s'est réunie vendredi en mairie. Le maire n'était pas là. C'est l'élu à la sécurité qui l'a présidée.

Les participants comptaient beaucoup sur cette réunion pour faire avancer le dossier. Une nouvelle fois, ils n'ont pu que constater l'improvisation dans laquelle la municipalité semble se complaire.

Une des deux associations spécialisées pressenties – des experts du sujet – n'a pas été invitée. Aucun procès-verbal de la précédente réunion n'a été dressé. Il n'y avait aucun ordre du jour sur les thèmes de travail.

L'élu chargé de diriger les débats s'est contenté de proposer une autre réunion à la rentrée pour examiner un projet de charte qui serait établi par les services municipaux, en dehors des participants de la commission ! Ces derniers n'auraient pour rôle que de donner leur avis sur ce projet.

La discussion n'a pas été rendue facile par l'élu, ce qui a provoqué des protestations d'autres élus (majorité et opposition) et une certaine colère de la part de la représentante de la seconde association spécialisée présente, venue tout exprès de Lyon.

La réunion a tourné court. N'a donc pas été évoqué le moratoire attendu par les participants. Rien non plus sur les engagements pris et non tenus par le maire pour désactiver les antennes à l'origine des inquiétudes des riverains concernés.

Tout cela n'est pas sérieux. Pourtant, dans d'autres communes, des mesures ont été prises et des chartes ont été mises en place. Est-il si difficile de suivre au moins l'exemple ?

8 juillet 2007

Fin de vie pour nos hôpitaux ?

reforme_hopital

J'évoquais ici même, le 13 avril dernier, les grosses craintes que suscitait la politique gouvernementale au regard du devenir de la vie hospitalière en Pays d'Aix. Les annonces récentes concernant les déficits de la sécurité sociale et les mesures préconisées de franchises à payer par les assurés ne risquent pas d'apaiser la situation.

Par ailleurs, les redéploiements envisagés et, pour certains, déjà mis en œuvre montrent qu'en matière de santé, l'on se dirige peu à peu vers moins de service public de proximité.

Coup sur coup, après la situation aixoise déjà exposée dans mon précédent article, on a appris que l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) a décidé de fermer le service de réanimation de l'hôpital public de La Ciotat, un service qu'elle juge trop petit avec six lits. En cause, les nouvelles normes sanitaires à appliquer sous prétexte de rationnaliser les moyens. A la rentrée, les patients en réanimation seront dirigés vers d'autres structures hospitalières à Aubagne, Marseille et Toulon.

Si La Ciotat garde toutefois un service de surveillance continue qui lui permet d'assurer la réanimation postopératoire, les services de réanimation proprement dits sont réservés aux cas les plus lourds de patients placés sous respirateur pour de longues durées.

A Pertuis, la semaine dernière, se jouait la survie du service de chirurgie. La fermeture du service devait être effective ce 8 juillet. Le 4, et après plusieurs semaines de mobilisation, une grande manifestation devant l'hôpital a tenté de s'opposer à cette décision. En signe de solidarité, les commerces ont baissé leur rideau et nombre d'habitants ont été appelés à fermer leurs volets.

Alors, répétons-le, avec la politique de casse que le gouvernement met en place, sera-t-il bientôt interdit de faire un infarctus ?

Pour relire mon article du 13 avril dernier :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/04/13/index.html

7 juillet 2007

Sous nos yeux, je vous dis

de_Tocqueville

         

Réfléchir, c'est bien. Voir et réfléchir, c'est mieux. Nous devrions tous apprendre à être réalistes et pragmatiques.

"En politique, ce qu'il y a souvent de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux."

                  Alexis de Tocqueville,1835

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7 juillet 2007

BILAN 14 : Gare routière d'Aix, la foire aux mirages

gare_routiere

(Clic sur l'image pour agrandir)

Maquette volumétrique du projet sur l'avenue de l'Europe

A entendre le message officiel de Jean Chorro, premier adjoint chargé des grands travaux et des transports, c'est comme si elle était déjà construite. Mais non. La gare routière nouvelle mouture n'est pas pour demain.

La dernière réunion de concertation présentant le projet du bijou en toc a eu lieu mercredi soir au Centre des Congrès.

Vidéo, plans, maquette, dépliants, explications techniques, rien n'a manqué pour tenter d'éblouir la centaine de personnes qui assistaient au raout.

Petit retour en arrière : en 2001, Joissains avait dit que "l'emplacement actuel était aberrant". Elle se faisait fort de trouver un autre lieu. Après avoir fait le tour des terrains d'Aix, elle a choisi... de ne rien déménager. Bon, passons.

Alors, que propose-t-elle maintenant ? Un projet pharaonique en plein cœur de la ville. On nous assure qu'il est beau, qu'il limite le bruit et la pollution, qu'il est "pensé" (attendez pour rire, c'est plus loin) et qu'il résoudra les problèmes des déplacements, j'exagère à peine.

Maintenant, reprenons un certain nombre de points du projet.

-- il ne fait finalement que substituer un schéma définitif propre à l'actuel aménagement provisoire peu satisfaisant,

-- il fait l'impasse sur la pertinence du lieu et les enjeux cruciaux régionaux incluant l'agglomération marseillaise, l'étang de Berre, les Alpes et la Côte d'Azur,

-- il est en totale déconnexion des logiques d'habitat déjà insuffisantes contenues dans le Plan local de l'habitat (PLH) et en contradiction flagrante avec les objectifs bien modestes énoncés dans le Plan de déplacements urbains (PDU), notamment ceux liés aux grandes liaisons routières et ferroviaires pour desservir les lieux d'habitation des usagers et de travail dans les zones d'activités,

-- il s'exonère de toute réflexion sur l'avenir urbanistique du pays d'Aix forcément appelé à évoluer et pour lequel la mutation obligatoire du Plan d'occupation des sols (POS) en Plan local de l'urbanisme (PLU) n'a pas été entreprise depuis six ans et dont la décision se trouve repoussée, en dépit des besoins et du bon sens, au prochain mandat municipal,

-- il n'envisage pas les indispensables moyens fonciers pour des pôles périphériques diversifiés judicieusement répartis sur le territoire de la Communauté d'agglomération du pays d'Aix (CPA) qui pourraient faire du site actuel un lieu de transit au lieu de le vouer à un rôle de pôle central,

-- il s'articule mal avec la gare SNCF pourtant proche,

-- il consacre l'entrée massive de véhicules motorisés dans l'hyper centre, déjà aggravée par la présence de parkings surdimensionnés et par des flux de circulation déjà saturés sur les avenues du secteur,

-- il prévoit une superficie couvrant toute la largeur de l'avenue de l'Europe (170m de long sur 40m de large),

-- il imagine un passage souterrain (une trémie) dans le sens est-ouest sous la gare (un quart du coût du projet), supprimant une des voies  d'accès au parking Méjanes (vous pouvez commencer à rire mais pas encore aux éclats),

-- il programme une remise à deux voies de la rue Lapierre (parallèle nord de l'avenue de l'Europe) qui permettrait l'accès au parking et qui rendrait donc inutile... la percée souterraine (n'hésitez pas ici à amplifier votre rire),

-- il est annoncé pour l'année 2011 mais sur la base d'années 1, 2, 3 et 4 au lieu d'années 2008, 2009, 2010 et 2011 car, en cas de retard, on pourra toujours déclarer que la nouvelle année 1 sera, par exemple, 2010 (ne vous gênez plus pour vous esclaffer),

-- il indique que la dépense prévue à ce jour est de 28 millions d'euros hors taxes. L'expérience montre qu'à la date effective de réalisation de nombre de projets, les surcoûts actualisés peuvent atteindre jusqu'à 50% (là, vous devriez réfréner un peu votre rire car c'est avec votre argent).

En résumé, au vu des lourdes carences qui entourent ce choix, je considère que cette annonce surréaliste manque de vision globale, d'ambition et d'adéquation aux grands enjeux liés à l'avenir d'Aix et du pays d'Aix. Je n'y vois là qu'une énième tentative de propagande électorale visant à camoufler les inepties d'une équipe municipale et communautaire en mal de souffle et d'ambition.

                                                   

Pour consulter la présentation idyllique du projet par la CPA :

http://www.agglo-paysdaix.fr/sites/gareroutiere/concertation.php

6 juillet 2007

Des caméras partout : Pourquoi pas le tatouage ?

sarko_camera

(Clic sur l'image pour agrandir)

Après les fichiers en tous genres, après les empreintes génétiques, après la délation reconnue par la justice, après… voici la dernière idée de flicage généralisé lancée par Sarkozy.

A sa demande, le gouvernement va réfléchir au déploiement d'un dispositif de vidéosurveillance de grande ampleur, tant par crainte de menaces terroristes que pour lutter contre la délinquance…

La France va ressembler à un énorme programme de télé-réalité. Ça risque de marcher car, vu les records d'audience des émissions du genre sur TF1, les téléspectateurs ont déjà été conditionnés à tout accepter.

Des caméras partout, oui, partout, peut-être même dans nos chambres et nos toilettes. Tout devient possible.

Et on pourrait aller encore plus loin. Ne serait-il pas plus efficace de tatouer un code barre sur le front chaque individu ? L'idée n'est pas saugrenue. Cela faciliterait grandement le travail de la police. Après tout, chaque individu n'est-il pas suspect par nature et délinquant par la volonté du président ?

Moi, je préconiserais aussi d'en mettre plein à l’Élysée… pour avoir à l'œil sur ces nouveaux locataires que certains y ont mis. Il paraît que la dame a cru qu'elle pouvait bouffer avec une carte de crédit payée par le Trésor public sans que le monsieur ne trouve ça louche. C'est bien la preuve qu'on manque de caméras dans notre beau pays.

Voyez encore le Villepin : vous trouvez ça normal, vous, qu'on inflige à ce doux poète de telles méthodes à l'ancienne qui ne permettent qu'une perquisition laborieuse qui fait perdre beaucoup de temps à nos fonctionnaires qui vont être de moins en moins nombreux ? D'ailleurs, il ne faut plus chercher pourquoi ça traîne tant pour Chirac.

J'ai hâte de voir la vidéosurveillance à Aix. Je suis sûr qu'on va trouver de drôles de choses chez certains.

Moi, les caméras, j'adooore. Je n'ai même pas besoin d'être convaincu. Parce qu'avoir la trouille, c'est bon signe, ça me rassure !

5 juillet 2007

Questions de goût, de son et de couleur

La statue de Cézanne au fond du jardinet

Le créateur de la statue de Paul Cézanne n'est pas content. Il trouve qu'en déménageant de l'office de tourisme vers le jardinet de la Rotonde, son œuvre ne va pas être valorisée. Les passants ne pourront l'admirer que d'un côté car les plantations en cacheront une bonne partie. Pauvre Cézanne, cette fois-ci, c'est la nature "vivante" qui aura sa peau.

Grand Théâtre : Le son n'est pas bon

L'acoustique de la salle de spectacle n'est pas bonne. L'âge n'aidant pas, j'ai d'abord pensé que mes tympans me jouaient un mauvais tour, par surprise. Mais en discutant avec des personnes présentes samedi soir au concert d'inauguration, j'ai bien été obligé d'admettre que mes membranes auditives sont encore d'excellente qualité. Tout le monde a confirmé qu'on n'entend pas bien. Personnellement, je trouve que le son est clair, mais loin. Lisant la presse, j'ai été conforté dans mon impression, des journalistes ont dit encore plus de mal que je ne le fais ici. A bon entendeur, salut.

La tour est toujours rouge, et Joissains ?

Parlons encore un peu de la tour rouge de Sextius-Mirabeau. Joissains en avait un foin lors des élections municipales de 2001. La tour est toujours là et Joissains aussi (mais, cette dernière, peut-être pas pour encore longtemps). On apprend que des problèmes juridiques liés à un certificat de conformité ont tout compliqué et que la tour risque de ne pas changer de couleur avant belle lurette. En revanche, Joissains devrait être rouge de honte de s'être avancée aussi imprudemment dans cette annonce intempestive bel et bien électorale.

Et comme pour donner des leçons, il faut se lever tôt le matin, pourquoi Joissains a-t-elle laissé sans moufter autant un bâtiment scolaire privé situé sur le boulevard Aristide-Briand repeindre sa grande façade d'une couleur écarlate à vous crever les rétines ? Qui peut répondre ?

5 juillet 2007

Carte scolaire : Ce n'est pas encore la ruée

Après l'expiration du délai fixé au 30 juin aux parents pour la demande de dérogations à la carte scolaire, on a une première idée des évolutions de situations.

Pour l'académie d'Aix-Marseille, 30% des effectifs relèveront des mesures de désectorisation (y compris les dérogations habituellement accordées en raison de "couples multiples" et des bourses sur critères sociaux).

Pour le niveau de sixième, l'augmentation est de 18% dans les Bouches-du-Rhône.

Pour la classe de seconde, au niveau de l'académie, 2.950 dérogations ont été demandées (contre 2.752 en 2006 et 2.923 en 2005).

Quelques académies de la région parisienne ont aussi commencé à faire connaître des bilans quelque peu contrastés.

Ainsi, la Seine-Saint-Denis, département souvent montré du doigt pour ses établissements "ghettos", n'enregistre paradoxalement que 300 demandes supplémentaires de parents par rapport à l'an passé.

Seul le Val-d'Oise a été submergé. Plus de 1.400 demandes ont été déposées contre 400 en 2006. Si les demandes pour les collèges devraient recevoir satisfaction à 80%, ce n'est pas le cas des dossiers de lycéens de ce département.

Les Hauts-de-Seine et l'Essonne ont constaté une augmentation mais pas une explosion. Paris ne recense que 200 demandes supplémentaires (au total 2.600 contre 2.400 l'an dernier).

En Seine-et-Marne, quelque 800 demandes ont été enregistrées contre 600 l'an passé.

Attendons de voir le reste de la France.

5 juillet 2007

Sécurité sociale : Le malade va payer sans être guéri

bachelot

(Clic sur l'image pour agrandir)

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin, accompagnée de son compère des Comptes publics, Eric Woerth, a présenté hier son plan de redressement de la Sécurité sociale et contredit, soit dit en passant, ses prédécesseurs, Philippe Douste-Balzy et Xavier Bertrand, qui avaient juré que les problèmes allaient tous être résolus puisqu'ils l'avaient dit.

Le nouveau plan montre l'ineptie des mesures défendues par ces deux rigolos.

Alors, les cotisants vont devoir encore être taxés : des médicaments ne seront plus remboursés, des franchises vont être instituées et on pourra mourir malade et pauvre à la fois.

Le plan Bachelot est censé rapporter plus d’un milliard d'euros d’économie par an (le trou est de 12 milliards !), économies faites donc en grande partie par perfusion des assurés sociaux… Ce n'est vraiment pas de chance.

Mais ne désespérons pas, s'il continue de pleuvoir sur la France, le tour est joué, on ne verra pas leurs larmes qui se confondront avec l'eau du ciel qui lavera les déficits.

temps_meilleurs

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