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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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27 juillet 2007

Universités : La (ré)forme sans le fond

universite_mediterraneeuniversite_provenceuniversite_paul_cezanne

Dans cet article, je propose de faire le point sur le projet de création d'une université unique Aix-Marseille et sur les grandes lignes de la réforme débattue au parlement.

En tant qu'élu PRG, j'exprime aussi mon point de vue sur les insuffisances de fond qui risquent d'affecter notre vie universitaire française et régionale, faute d'un traitement global de la crise aiguë de l'enseignement supérieur.

Qu'en est-il de la création d'une université unique ?

                        

Les principaux arguments entendus en faveur de la création d'une université unique (trois en une) pour l'aire métropolitaine Aix-Marseille à l'horizon 2009 mettent en avant une meilleure visibilité nationale et internationale, un attrait bénéfique pour notre région, une organisation administrative mutualisée plus performante évitant les anciennes rivalités, un décloisonnement des disciplines et une mise en cohérence des pôles "sciences humaines et sociales" et des "sciences dures" mieux répartis entre Aix et Marseille et des conditions d'études et de recherche mieux adaptées pour les étudiants et les chercheurs.

Ce n'est évidemment qu'un résumé des grandes tendances.

                              

Comment la démarche a-t-elle été engagée ?

                              

L'idée a germé il y a près de dix ans mais le débat a été lancé il y a peu de temps, depuis l'élection présidentielle qui l'a mis à l'ordre du jour via le projet de réforme des universités.

Les présidents des trois universités d'Aix-Marseille ont annoncé leur décision de fusion, ex-abrupto, avant même toute consultation générale, une façon de couper l'herbe sous le pied à des conversations sans fin.

Toutefois, la logique semble être inéluctable et avoir du sens. Mais, faute de discussions élargies et suffisantes, des critiques ont vite pointé contre cette fusion.

D'abord, au sein des universités elles-mêmes, de la part des représentants des personnels et des étudiants qui s'inquiètent de la précipitation de la décision locale et des objectifs de la réforme proposée par le gouvernement visant à rendre les universités autonomes.

Ensuite et plus surprenant, par le biais de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix qui a adopté, en bureau et non en séance publique, une motion s'opposant à une université unique. Le motif invoqué est la disparition du siège administratif aixois au profit de Marseille, la CPA agitant le spectre de la remise en cause de sa contribution de 16M€ sur un total de 71M€ consacrés au renouveau des universités.

                        

Quels sont les véritables enjeux ?

                              

Les politiques de tous bords sont favorables à la constitution d'une université unique pouvant devenir la première de France avec ses 70.000 étudiants (dont 10.000 étrangers), ses 3.700 chercheurs et ses 2.900 ingénieurs, administratifs et techniciens.

A s'en tenir aux diverses réactions qui se sont manifestées, il apparaît que toutes font principalement référence à des problèmes de forme plutôt que de fond. Or, si le projet ne consistait qu'en une fusion à partir des situations actuelles, cela ne changerait que les apparences.

Pour que cette fusion prenne un vrai sens, il faudrait, et il faudra, mettre sur la table tous les élements du débat.

Dans les cinq ans à venir, la réforme de l'enseignement supérieur va changer radicalement le mode de vie de chaque université : pouvoirs accrus du président, responsabilités et compétences élargies pour la gestion du patrimoine immobilier, des ressources humaines et du budget, avec introduction du mécénat d'entreprises qui exigeront évidemment un retour sur investissement.

La réforme évacue l'essentiel

                                 

Le problème, c'est le silence volontairement entretenu sur les moyens nouveaux indispensables pour développer l'enseignement, pour construire des locaux dignes de notre époque et pour réhabiliter l'existant dégradé jusqu'à la honte.

La loi ne s'est aucunement penchée sur les conditions et la qualité de l'enseignement, sur une véritable politique d'accueil, de logement et de déplacements des étudiants. Autrement dit, la loi crée des bastions dont elle modifie l'emballage sans se préoccuper du contenu.

La réforme présentée au parlement risque fort d'être à côté de la plaque. En cela, sans le traitement volontariste de tous les aspects de la vie universitaire à titre public, l'entité unique Aix-Marseille souffrira d'un double travers : une autonomie sans moyens nouveaux et ambitieux et un rapprochement qui devra se contenter de faire avec la paupérisation actuelle de nos facultés.

Quelques témoignages éclairants sur les risques de la réforme :

www.lautrecampagne.org

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27 juillet 2007

Universités : Christiane Taubira dans le débat

Intervention de Christiane Taubira, députée PRG, à l'Assemblée nationale le 23 juillet 2007. Un moment de pur bonheur dont on aurait tort de se passer… Excellence garantie !

   Je me suis demandée pourquoi cette réforme, qui avait été annoncée avec tant de fracas, traitait des universités – au pluriel, et en minuscules – plutôt que l’université, au singulier et en majuscule ! Et la réponse, évidente, est à trouver dans le texte lui-même, puisqu’il est dépourvu de toute ambition.

   Il n’exprime en effet aucune exigence véritable d’égalité des chances et des choix. Et lorsqu’il est question de missions, elles ne sont exprimées qu’en termes très généraux.

   L’université vient de loin. Sa première organisation globale remonte à 1806, soit cinq siècles après la création de la Sorbonne, collège fondé – il est opportun de le rappeler – pour faciliter l’accès au savoir d’étudiants pauvres. Il y a deux siècles, l’université était chargée de l’enseignement et de l’éducation publique dans tout l’Empire. Surtout, elle a reçu l’injonction de "diriger les opinions politiques et morales". Quelques années plus tôt, Condorcet avait pourtant souhaité que l’instruction publique, identique pour les garçons et pour les filles, "formât des citoyens difficiles à gouverner".

   L’université dont nous débattons aujourd’hui semble tout aussi éloignée de ces préoccupations d’humanisme et d’universalisme au sens latin, qui postule littéralement de "mettre les communautés toutes ensemble", que des questionnements sur son idéal, sa vocation de lieu où règne l’effervescence d’un savoir qui se confronte, se partage et s’aguerrit à l’épreuve des défis qui lui sont posés. Gros mots, sans doute, puisqu’il semble qu’il n’y ait rien de plus glorieux que le souci prosaïque de la gestion et de la gouvernance.

   Il ne s’agit donc pas de refonder l’université : nous prenons acte de la modestie du projet. Vous êtes partie à bride abattue sur l’autonomie. Le texte y renonce finalement, même si vous y êtes longuement revenue dans votre discours.

C’est la loi du 25 juillet 1885 qui a posé pour la première fois le principe de l’autonomie, essentiellement financière puisqu’il s’agissait de pouvoir disposer des fonds des collectivités territoriales.

   Le texte s’intitule finalement "libertés des universités" – un pluriel dont on se réjouirait s’il révélait une véritable prise en considération de la diversité des besoins et des territoires, et nécessairement un engagement en faveur d’une péréquation. Mais de tout cela, vous ne dites mot ! Le Gouvernement paraît bien plus pressé de se débarrasser des enseignants qui approchent de l’âge de la retraite, du budget, de l’immobilier, de la pédagogie, de l’opinion des universitaires, des étudiants remuants ou étrangers – quitte à compromettre l’influence de la France dans le monde.

   Ce texte fourmille de mesures et de procédures – jusqu’à plus soif. Mais il y manque la garantie que la puissance publique assurera sur l’ensemble du territoire un égal accès à l’enseignement supérieur, quels que puissent être les conditions sociales, les recettes fiscales locales, l’éloignement des mégapoles et l’intégrale attractivité des territoires.

   Vous avez avoué au Sénat découvrir à quel point la situation des outremers était spécifique. Je ne m’en vexerai pas – il y a longtemps que nous avons cessé d’être susceptibles – mais permettez-moi de vous dire que si les gouvernements savaient s’adosser à la présence française aux Amériques, dans la Caraïbe, dans l’Océan indien et dans le Pacifique, ils sauraient mieux saisir les thématiques du déplacement des centres d’échanges et de circulation des informations, des connaissances, des technologies et des hommes.

   Ils y trouveraient la veine et les élans permettant d’apporter les meilleures réponses aux nécessités de modernisation, de repenser les relations entre le savoir et le pouvoir, la liberté du corps professoral et les problématiques pédagogiques… Ils pourraient aussi aider le pays à prospérer dans l’espace européen, l’arrimer aux nouveaux essors géopolitiques et l’entraîner dans des audaces fécondes.

   Au lieu de cela, vous cédez à la tyrannie de l’arithmétique ! Et lorsqu’on vous parle d’une université en Guyane, qui pourrait rayonner sur le bassin amazonien, vous répondez qu’il y a 1.500 étudiants – 2.000 en réalité, si l’on inclut ceux qui sont en formation continue comme le prévoit l’article premier de votre texte. Mais lorsque Philippe Auguste a accordé la Charte de l’université en 1200, il y avait 10.000 étudiants pour 200.000 habitants.

   Nous sommes 200.000 en Guyane : qu’est-ce qui empêche 10.000 jeunes d’avoir envie d’étudier ? C’est l’enseignement secondaire qui éjecte prématurément ces adolescents vers la vie active, de toutes les activités – spatiales, minières, forestières, pétrolières, écologiques – qui leur sont interdites.

   Permettez-moi aussi de vous rappeler que l’université du Pacifique a été créée en 1987 avec deux pôles éclatés, la Nouvelle Calédonie et la Polynésie. En 1989, elle a été dissoute pour en créer deux : il arrive que la géographie finisse par avoir raison de la bureaucratie, qui ignorait superbement les six heures de vol qui séparent ces deux territoires, sans parler de leurs trajectoires culturelles et historiques…

   La démocratie périt de ces proclamations bavardes suivies d’actes modestes, qui laissent fleurir les injustices. Elle périt de ces rodomontades dans les annonces et d’un effacement dans les décisions, de cette vanité dans les intentions et d’un défaut d’orgueil dans l’action. Albert Camus faisait dire à Caligula "à quoi sert le pouvoir, si ce n’est donner ses chances à l’impossible ?" Pour ma part, j’en ai assez de ces gouvernements modestes !

26 juillet 2007

Camp des Milles : Le prix de la liberté

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Que d'atermoiements ! Que d'incertitudes ! Que de patience aussi ! Pourtant, c'est grâce à la ténacité de l'association Mémoire du Camp des Milles qu'un budget de 13,8M€ pour réhabiliter le site a finalement été bouclé en janvier dernier.

Le problème encore à résoudre est celui des fonds nécessaires pour assurer le fonctionnement, environ 1,5M€ par an. L'Etat a fait un pas en annonçant une participation de 500.000€. Les collectivités vont devoir se positionner de nouveau pour le complément. L'effort à faire n'est plus aussi contraignant que celui de l'investissement.

La mémoire à un prix, celui de la liberté, et il serait irresponsable de lui opposer son coût.

26 juillet 2007

Des batailles à en perdre la raison

Plan de campagne en plan ?

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Le destin de la zone commerciale sera-t-il scellé oui ou non jeudi, date de la fin des autorisations d'ouverture dominicale des 152 enseignes cette fois-ci ?

Face à l'acharnement réciproque des parties, le préfet a entrepris des rencontres avec les syndicats, avec l'intention d'aboutir à une nouvelle prolongation des dérogations. Est-ce possible qu'il tente, comme son prédécesseur, un énième coup de force envers et contre la loi ?

A-t-il les moyens de contourner les menaces du même type de plaintes qui ont déjà obligé certains magasins à tirer leur rideau sous peine d'astreinte financière ?

Le préfet joue-t-il la montre dans l'attente d'un changement législatif du code du travail qui ne devrait pourtant pas être débattu avant la fin de l'année, si toutefois le gouvernement allait vers le choix de l'ouverture du dimanche ?

On en est là et la bataille des enseignes et du préfet ressemble fort à une guerre d'usure qui risque de continuer à se jouer devant les tribunaux.

Ventabren dans le tourbillon

Après la démission de six adjoints et cinq conseillers municipaux, malgré la tentative de reprise en main de la situation par le maire, les remous continuent. Claude Filippi se voit reprocher sa façon de gérer la commune.

Selon ses opposants et ceux qui ont quitté sa majorité, il n'aurait pas dû désigner de nouveaux adjoints qui, à quelques mois des municipales, n'auront pas le temps d'agir efficacement.

On l'incrimine aussi pour sa rétention d'information  à l'égard des élus et au sujet de représailles à l'encontre d'une employée saisonnière, parente d'un élu, licenciée arbitrairement. En cause également, la cavalerie budgétaire utilisée pour présenter des comptes en équilibre.

Bref, Ventabren subit des turbulences qui la plonge dans la catégorie des communes en crise politique de la Communauté du Pays d'Aix. Le sort des maires concernés ne pourra désormais se régler qu'aux élections de mars prochain, qui risquent de ne pas être très sereines.

25 juillet 2007

Par ici, la monnaie ou les (des)sous de la République

Oui aux amendes contre le foutage de gueule

Dans mon article d'hier, parlant d'une amende à infliger aux parlementaires absents aux séances lors de scrutins publics, je ne croyais pas si bien dire. En écoutant l'éminent professeur de droit public, Guy Carcassonne, membre du comité de réflexion sur la réforme des institutions, j'ai eu le sentiment que le problème n'allait pas passer sous la table.

Il a suggéré d'imposer aux députés qui ne seraient pas présents en session parlementaire au moins deux jours par semaine des retenues de salaire significatives. Cette mesure existe déjà, pour les travaux en commissions, dans le règlement intérieur de l'Assemblée nationale en vigueur depuis 48 ans mais elle n'est pas appliquée.

Je ne vois pas pourquoi les présidents successifs de l'Assemblée ne l'ont jamais mise en œuvre, ou plutôt, je le comprends trop bien : "on ne va pas se punir entre nous, quand même !"

Quand je pense que, pour une absence à l'école ou au boulot, il faut justifier le motif, parfois avec un certificat médical ou la preuve incontestable, et que, dans le contraire, des sanctions sont appliquées, il n'est pas équitable que certains passent à travers.

Dans le monde du travail, tout service non fait sans raison entraîne une retenue de salaire équivalente. On voit même des gens être licenciés pour moins que ça. Eh bien, je trouve que la règle ne peut pas souffrir d'exception pour les parlementaires. Mais, à vrai dire, cela ne serait pas suffisant.

La réforme essentielle à faire est celle du mandat unique. Elle aurait un double avantage : permettre à chaque élu de se consacrer pleinement à sa tâche en libérant des places et ouvrir des possibilités à d'autres personnes pour s'impliquer tout aussi entièrement dans des responsabilités publiques.

La démocratie y gagnerait en efficacité. Viens-je de faire un rêve ?

L'argent des partis

FN

(Clic sur l'image pour agrandir)

On le sait, les partis ont deux sources principales de revenus : d'une part, les cotisations des élus locaux (variables selon la taille des collectivités), des parlementaires (entre 380 et 500€ par mois) et des adhérents (souvent autour de 40€ par an) et, d'autre part, les subventions publiques versées aux partis.

Pour ce second point, ce sont les résultats des élections législatives qui servent de base au calcul fait par l'Etat (1,63€ par voix). Pour 2007, l'UMP touchera plus de 33 M€ par an et le PS plus 22. Les états-majors des partis ont sorti leurs calculettes pour évaluer la cagnotte dont ils disposeront pour les cinq années qui viennent. L'argent servira notamment à préparer les prochaines élections. Il y a donc ceux qui rient et ceux qui pleurent.

L'UMP, avec moins de députés, va encaisser 1,4 M€ de plus qu'en 2002. Ce n'est pas une anomalie. Le parti a mieux respecté la parité et ses sanctions financières sont moins lourdes.

Au PS, on estime avoir sauvé les meubles avec un peu plus de députés, une parité renforcée et moins de dettes.

Au FN, c'est une période de disette. Ses électeurs s'étant réfugiés chez Sarkozy, les rentrées sonnantes et trébuchantes ont chuté et le parti en est réduit à tendre la sébile (là, je ne verse point de larmes).

Le PCF est sans doute le plus mal en point car il va falloir qu'il vende certains de ses biens.

Pour prétendre à l'aide publique, les partis doivent afficher 50 candidats ayant obtenu plus de 1% des voix au premier tour des législatives. Cette règle a pour ambition de décourager des candidatures farfelues et d'éliminer les "chasseurs d'aides publiques". Ce n'est pas une vraie réussite car, depuis plus de 20 ans, de nombreux petits partis sans vie ou créés de toutes pièces se présentent aux suffrages dans le seul but d'obtenir une manne de flottaison.

Quant au Nouveau Centre, la formation des ex-UDF ralliés à la majorité présidentielle, il va devoir résoudre un problème un peu cocasse. S'il a bien présenté 80 candidats, seulement 43 d'entre eux ont effectivement passé la barre de 1%. Ce parti sans adhérents risque bien de ne recevoir aucun centime au printemps prochain, date à laquelle les chèques de l'Etat arriveront dans les caisses des partis.

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25 juillet 2007

Le dopage, maillot jauni du Tour de France !

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(Clic sur les images pour agrandir)

tour_france

rasmussen

positif

LCL

velos_Paris

24 juillet 2007

Lutte contre les incivilités : Comme un trou dans l'eau

La municipalité vient de voter une série d'amendes pour sanctionner les actes d'incivilité commis au quotidien. Pour le maire, il s'agit d'une nouvelle étape dans la lutte contre les mauvais comportements de certains habitants qui dégradent la ville et pourrissent la vie des gens.

Rien à redire sur l'analyse. En centre ville, des efforts ont été faits pour supprimer les tags, le nombre de poubelles et de conteneurs a augmenté et des campagnes d'information ont été menées en direction du public.

Bon, le tout est de savoir à présent si cela va porter ses fruits. Je ne le crois pas vraiment. Au conseil municipal de juillet, j'ai fait quelques observations qui me semblent de bon sens.

Le problème des tags n'a été traité que dans l'hyper centre, une goutte d'eau, sans prendre en compte le reste de la ville et des villages. Pire, les dégâts y atteignent une dimension jamais vue. Des maisons individuelles et des immeubles, épargnés jusque là, découvrent à leur tour des inscriptions de toute sortes. Même les panneaux de signalisation routière sont maintenant largement souillés. En fait, on n'a fait que déplacer, exacerber et amplifier le phénomène.

Pour les amendes, si la mesure est juste, en revanche, le personnel pour dresser les contraventions est réduit à six agents, dévolus au centre ville seulement. La mission est donc très limitée sinon carrément impossible.

Chaque fois que la mairie a décidé de s'attaquer à un problème, elle ne l'a fait qu'en ciblant le cœur de la ville, négligeant d'établir un plan général pour l'ensemble du territoire urbanisé.

La prochaine mise en place de la vidéosurveillance procède de la même mauvaise méthode. Les 36 caméras seront principalement concentrées dans l'hyper centre, à l'intérieur du strict périmètre des boulevards de ceinture. Bonjour, l'efficacité !

En résumé, c'est un peu comme si l'on s'avisait de colmater une grosse fuite de tuyauterie tout en s'ingéniant à percer des dizaines d'autres trous sur tout le réseau.

Foutage de gueule ?

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Où était la fraîchement réélue députée UMP Maryse Joissains (place n° 295 dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, en rouge sur le plan) le mercredi 18 juillet ? Mystère !

Le compte-rendu de la séance ne mentionne pas sa présence. Bon, me dira-t-on, tous les députés ne participent pas ou n'assistent pas toujours à toutes les séances. Mais là, c'est quand même un comble.

Ce jour-là, le sujet était important. Il y avait même ce que l'on appelle un "scrutin public", c'est-à-dire un vote qui nécessite la présence effective des députés, comme pour la déclaration de politique générale du gouvernement qui engage sa responsabilité.

La ministre de la justice mettait donc aux voix son projet de loi "renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs". Sur 577 députés, 237 étaient là, 144 ont voté pour l'adoption du projet, 93 contre.

J'avais cru comprendre que Maryse Joissains considérait tous les problèmes de délinquance et d'incivilités comme fondamentaux et même qu'ils lui tenaient particulièrement à cœur.

N'a-t-elle pas d'ailleurs déclaré au cours d'un conseil municipal qu'elle a "toujours fait du sécuritaire" ? Alors, il faudrait savoir : sont-ce seulement des déclarations ici et des prétextes de rigolade là-bas ?

M'est avis qu'on devrait aussi instaurer une amende pour... foutage de gueule.

24 juillet 2007

Assemblée nationale : Quelle parité ? Quel âge ?

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(Clic sur la belle image pour agrandir)

La parité hommes / femmes est strictement respectée aux élections locales, municipales et régionales, qui se font par listes. La loi impose désormais la même parité aux élections législatives mais beaucoup de partis politiques ne s'y conforment pas encore et préfèrent payer des amendes.

Le renouvellement de l'Assemblée nationale ce mois de juin a cependant enregistré une progression du nombre des femmes. A signaler que le site de l'Assemblée ne donne aucun renseignement là-dessus ! Il a donc fallu chercher ailleurs et faire quelques savants calculs.

Elles n'étaient que 71 en 2002 (12,30%), elles sont 107 en 2007 (18,50%), alors qu'il y avait 41,60% de candidates (contre 38,90% en 2002).

A gauche, sur 204 députés, il y a 61 femmes dont 49 pour le PS et 5 pour le PRG.

A droite, sur 305 députés, il y en a 46 dont 45 pour l'UMP.

Par comparaison, le Sénat actuel compte 56 femmes (16,90%) sur 331 élus. En 2001, il n'y en avait que 35 sur 321.

Quel est l'âge moyen des députés ?

  Ÿ Groupe UMP (Union pour un Mouvement Populaire)

                  305 député(e)s : 299 UMP + 6 apparentés

                      Age moyen : 55 ans 4 mois

                          Le plus âgé (homme) : 78 ans 6 mois

                               Le plus jeune (homme) : 33 ans 6 mois

  Ÿ Groupe SRC (Socialiste, Radical, Citoyen et Divers Gauche)

                  204 député(e)s : 186 PS + 18 apparentés

                      Age moyen : 55 ans 4 mois

                          Le plus âgé (homme) : 69 ans 1 mois

                               Le plus jeune (homme) : 28 ans 11 mois

  Ÿ Groupe GDR (Gauche Démocrate et Républicaine)

                  24 député(e)s : 24 PCF Verts DG + 0 apparenté

                      Age moyen : 59 ans 1 mois

                          Le plus âgé (homme) : 71 ans 10 mois

                               Le plus jeune (homme) : 33 ans 7 mois

  Ÿ Groupe NC (Nouveau Centre)

                  21 député(e)s : 20 NC + 1 apparenté

                      Age moyen : 53 ans 6 mois

                          Le plus âgé (homme) : 66 ans 6 mois

                               Le plus jeune (homme) : 39 ans 8 mois

  Ÿ Députés NI (Non Inscrits, n'appartenant à aucun groupe)

                  23 député(e)s : 23 NI

                      Age moyen : 53 ans 3 mois

                          La plus âgée (femme) : 71 ans 2 mois

                               Le plus jeune (homme) : 39 ans 10 mois

23 juillet 2007

Ah, d'accord ! Si tout est permis maintenant, alors…

ouvert_ou_ferme

Ouverture de Plan de Campagne : Opération enfumage

Une seule des quatre enseignes contraintes de fermer ce dimanche a fini par tirer le rideau. Les autres ont estimé qu'ils n'avaient rien à faire de la loi.

Peut-on honnêtement penser que des employeurs qui ne respectent pas les décisions de justice puissent avoir un brin de considération pour leurs salariés ? Comment faire confiance à des gens qui usent de tous les moyens pour le seul profit ?

Le cynisme de l'un des grands magasins est allé jusqu'à publier une pleine page de publicité dans la presse pour faire savoir qu'il serait ouvert. Les salariés, si l'on peut les nommer ainsi, sont les dindons de la farce car ils ne sont, pour la plupart, que des CDD et ne gagnent qu'entre 70 et 100€ de prime par dimanche travaillé.

On verra mardi si le préfet ose accorder de nouvelles dérogations, qui seront de nouveau attaquées, pour une prolongation au-delà du 27 juillet, date limite des précédentes.

Je profite de ce sujet pour apporter une précision omise dans un précédent billet concernant l'embrouille entre Joissains et Gaudin. Contrairement à ce qu'affirme Joissains, la décision de la CPA prise en juillet 2004 pour une réhabilitation de la zone commerciale ne relève pas d'un sursaut personnel ou d'une volonté quelconque de sa part mais bel et bien d'une injonction faite par le préfet Frémont lui ordonnant de produire un schéma général avec programmation annuelle de travaux. Je ferme le ban.

Logements à Coudoux : Opération camouflage

La Communauté du pays d'Aix met le paquet pour communiquer. Y compris pour maquiller des décisions scandaleuses en une prétendue politique de la réussite. Elle vient d'acheter le relais de la poste de Coudoux pour en faire quelques logements.

Si l'idée n'est pas mauvaise, en revanche, dire que c'est grâce aux pénalités versées par les communes qui ne respectent pas les 20% de logements sociaux, c'est faire prendre des vessies pour des lanternes. Ces pénalités ne représentent pas grand-chose puisqu'une partie leur est remboursée par la CPA, qui les encourage donc malheureusement à ne pas progresser.

Les choses s'aggravent quand on sait que le Plan local de l'habitat (PLH) n'est pas assez ambitieux face à la pénurie de logements publics et aux nécessités du développement économique du Pays d'Aix.

Par exemple, comment va-t-on répondre à l'arrivée d'ITER et à l'implantation d'entreprises sur notre territoire ? Des cadres et des employés ne peuvent pas se loger et vont donc ailleurs.

Enfin, le déficit en logements sociaux publics est criant (5.000 familles en attente à Aix). La chaîne du logement ne peut se satisfaire de logements intermédiaires ou haut de gamme. La volonté politique est absente et la démarche de la CPA est timorée.

Non seulement, la CPA actuelle prend le problème à l'envers mais, en plus, elle tente de faire croire le contraire.

23 juillet 2007

J'le jure, m'sieur le juge !

cherche

(Clic sur les images pour agrandir)

controle

pas_sa_faute

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