Prof d'anglais retraité
Sous-officier Armée de l'Air
Président assos culture, éducation, social 1978-1989
Correspondant presse locale 1989-1995
Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989
Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001
Parti radical de gauche 1998-2008
Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009
Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020
lucalexcas@aol.com
Peut-on miser au seuil de cette année sur des vœux pour beaucoup moins de pics démoralisants et sur la perspective des piqûres salvatrices annoncées ? 2021 pourra-t-elle vraiment faire oublier 2020 ou ne sera-t-elle que sa triste jumelle ? On aimerait bien espérer que le massacre cesse ou s'atténue. A mes lecteurs, à mes amis, à mes proches, je souhaite de résister pour refaire le plein d'énergie et retrouver des conditions de vie plus réjouissantes, subito…
DEUIL ? Qui pouvait imaginer que Pays d'Aix-Associations serait un jour mise en péril au point de périr ? Faute de soutiens et de financements suffisants des collectivités, elle vient de se dissoudre. Pourra-t-on lui redonner vie ? La question est actuellement sans réponse claire...
(Clic sur l'image pour agrandir) Des milliers de visiteurs chaque année pour Assogora sur le cours Mirabeau
Cette véritable institution a été créée il y a trente ans. Je la connais bien, j'en ai été l'un de la vingtaine de fondateurs et le vice-président dès l'origine. Au cours de son existence, PAA a su être inventive en cherchant sans cesse à se développer au service des très nombreuses associations d'Aix d'abord et du Pays d'Aix ensuite. Elle a recruté du personnel professionnel pour s'assurer une qualité irréprochable. Sa vitrine extraordinaire et populaire est le salon-exposition qui se tient chaque année en septembre sur le cours Mirabeau. Pour rappel, c'est à cette époque-là que le nom Assogora que j'avais proposé a remplacé l'appellation Foire aux associations. Assogora attire chaque année des milliers de visiteurs qui viennent y trouver les informations nécessaires pour participer activement à la vie associative. Mais PAA ce sont surtout des dizaines de services que l'on trouve au Ligourès. Je veux aussi insister sur une chose essentielle, la part des milliers de bénévoles qui donnent de leur temps dans tous les domaines possibles, emploi, formation, social, éducation, culture, environnement, aide humanitaire, solidarités, relations internationales… des missions qui coûteraient très cher si elle étaient directement assumées par les pouvoirs publics, probablement plusieurs millions d'euros. Or, voici que la mairie et les collectivités territoriales réduisent peu à peu leurs subventions et mettent en danger cet outil particulièrement performant. Il y a certainement quelques aspects juridiques à régler. Et il faut effectuer un état des lieux pour redonner du nerf à PAA qui doit nécessairement s'adapter à l'évolution des exigences nouvelles de la société. Le cri d'alerte a été poussé il y a déjà un bon moment mais on a l'impression qu'on a laissé la structure se dégrader en termes financiers. Des efforts ont toujours été faits par les dirigeants. Pourtant, la mairie, qui dit s'en préoccuper, n'a pas pris la mesure des attentes et, en tout cas, n'a rien fait de concret pour remédier à la situation. Au conseil municipal du 16 décembre, le sujet a été mis sur la place publique une nouvelle fois sans que l'on voit clair dans ce que la mairie envisage de faire alors qu'il y a urgence. Oui, une urgence telle que PAA a été amenée à se dissoudre le lendemain. Quelle tristesse d'en arriver là ! Si une solution devait être trouvée, il faut absolument que PAA demeure indépendante. On ne pourrait pas admettre qu'elle se plie à quelque mainmise que ce soit. A mon avis, en l'état actuel des choses, le première mesure à prendre est l'attribution d'une dotation suffisante pour redonner vie à la structure. Le reste suivra. Pour finir, je ne ne veux pas entrer dans des comparaisons avec les sommes importantes accordées à d'autres structures. Il y a un choix budgétaire, donc politique, à faire pour permettre d'introduire de l'équité et reconnaître l'utilité publique de PAA.
UPPERCUT. L'affaire est loin d'être anodine. Il convient d'y revenir. En juillet, les élus municipaux ont pris connaissance du Rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la Semepa entre 2011 et 2016. Et il fait mal...
La société a une trésorerie "très abondante" du fait de la gestion des parkings qui lui fournit des recettes conséquentes. Prenant les devants, l'adjoint aux finances, Gérard Bramoullé, président de la société, a vilipendé le rapporteur en l'accusant publiquement d'incompétence et autres amabilités. "C'est une fable", selon lui. Pourtant, tout ce qui est décrit dans le document est argumenté au détail près. Que reproche la Chambre ? D'avoir mené des opérations plus ou moins opaques, pointant de "sérieux doutes" en termes d'aménagement immobilier, notamment pour la Duranne sur la légalité du contrat avec la Ville d'Aix lors de la révision du programme. A propos de trois réalisations et au-delà, la Chambre critique un forme de mélange des genres plus profitable aux communes qu'à la Semepa elle-même. Sans toutefois aller jusqu'à évoquer le délit d'abus de biens sociaux, le rapporteur souligne "qu'il est apparu que, sous couvert de cette dénomination, la Sociéié d'économie mixte se comporte parfois comme le concessionnaire de fait de collectivités territoriales du pays d'Aix, lesquelles profitent de l'abondance de sa trésorerie pour lui faire porter, sans contrat, des opérations sans en avoir les risques". La sentence est la suivante : "Cette pratique contrevient aux règles de mise en concurrence auxquelles sont soumises les Sem." Par ailleurs, avec le transfert de la propriété des parkings à la métropole, pour la Chambre, "quelques incertitudes fortes demeurent quant à son avenir, une fois atteint le terme des délégations de service public qui lui sont concédées". On sait que la tentative de vendre les parkings à la Semepa pour contrer la métropole a été arrêtée par le préfet et l'affaire n'est toujours pas réglée par les tribunaux. Par le passé, la Ville a aussi fait l'objet de critiques dures de la part de la Chambre. Rappelez-vous par exemple le fiasco des V'Hello avec la société JCDecaux, le conditions discutables de la vente de l'Hôtel de Caumont et de l'Office de tourisme, la mauvaise gestion des ressources humaines. Lire le détail via les liens suivants…
Le rapport intégral avec la synthèse et les recommandations (Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)
 LA VÔTRE !Au terme de son quatrième passage devant les tribunaux, Maryse Joissains a été condamnée hier à huit mois de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité. Les deux peines ont été alourdies par rapport à ses précédentes sanctions. Mon blog en profite pour savourer l'information après cinq mois de recul...
(Dessin du Ravi)
Après cinq mois de léthargie agréable et bienfaisante, mon blog a envie aujourd'hui de respirer un peu. L'occasion s'y prête et je savoure. Hier, la cour d'appel de Montpellier a enfin rendu son jugement en alourdissant les précédentes sanctions à l'encontre de Maryse Joissains à l'occasion de son quatrième passage devant les tribunaux. Il s'agissait "seulement", si l'on peut dire, de définir les peines encourues. Le fond avait déjà été jugé, les magistrats ayant établi la culpabilité et prononcé la condamnation définitive des faits reprochés, "prise illégale d'intérêts" et "détournement de fonds publics". Cette fois, Maryse Joissains se voit infliger huit mois de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité. Bravache, elle avait osé dire que six mois avec sursis, ce n'est rien. Désormais, deux mois de plus et un triplement de l'inéligibilité vont peut-être l'amener à s'imposer plus de prudence et à réfléchir avant de parler. Maryse Joissains se pourvoit en cassation, c'est son droit. Elle reste donc maire et les Aixois devront encore patienter quelques mois pour connaître l'issue du cinquième épisode, dernier de ce feuilleton dont le scénario final ne manquera pas de confirmer ses manquements à la loi. Le clan Joissains aura ainsi complété les quarante ans de sa désastreuse renommée dans l'histoire de la ville. Clin d'œil : le 6 novembre, mon blog a fêté ses quartorze ans d'existence.
L'élection métropolitaine qui s'est déroulée aujourd'hui, dans le contexte perturbé par la crise sanitaire, met enfin un terme pour une durée de six ans au processus qui a eu pour base les élections municipales. Martine Vassal a été réélue à la présidence alors qu'elle avait été battue lors de l'élection à la mairie de Marseille. Il va falloir s'y faire. Espérons que tous les élus de la métropole sauront jouer collectif, en privilégiant l'intérêt général...
Actualisation 13 juillet : article de presse (voir ci-dessous) Comme on le devine, le résultat du vote de ce jeudi n'est pas à mon goût. Mais il est ce qu'il est et il faut donc l'accepter. Je trouve courageux que d'autres élus ont présenté des candidatures, certes de témoignage, sachant qu'ils ne seraient pas en capacité de réuinir une majorité en leur faveur. Le cas de Marseille qui n'a pas mis en avant sa propre candidature en la personne de Michèle Rubirola est sans doute à considérer de façon un peu différente car la nouvelle maire a en tête qu'elle va devoir travailler avec l'exécutif de la métropole aussi démocratiquement que possible. Reste à voir si la présidente réélue de la métropole mais battue à Marseille sera disposée à mettre en place une gouvernance juste et équitable en direction de toutes les communes quelles que soient leurs couleurs politiques.
La métropole regroupe des communes de six conseils de territoire : - Marseille Provence (18 communes) - Pays d'Aix (36 communes) - Pays salonais (17 communes) - Pays d'Aubagne et de l'Étoile (12 communes) - Istres-Ouest Provence (6 communes) - Pays de Martigues (3 communes)
Pour information, le bureau est composé de la présidente, de 6 vice-présidents de droit, qui sont les présidents des conseils de territoire, de 20 vice-présidents élus et de 10 conseillers élus.
LES URNES ET LES AUTRES. Voici les résultats définitifs du second tour du 28 juin de l'élection municipale d'Aix-en-Provence et mes premiers commentaires...
Actualisation mardi 30 juin, articles de presse (voir plus bas)
M'étant retiré du champ électoral après 37 ans de mandat, j'ai cependant regardé cette campagne en tant qu'observateur, sans interférer à aucun moment sur son déroulement, pour savoir ce qui sortirait des urnes et qui dirigerait la ville. Cette élection a été totalement inédite, à tous points de vue, dont on connaît tous les éléments du contexte qui ont pu influer tant sur les chamboulements chaotiques de l'organisation du scrutin que sur le pic jamais atteint auparavant de l'abstention. En ce qui concerne les résultats proprement dits, je ne suis pas surpris de la continuité conférée par les électeurs à Maryse Joissains. Au moins pour deux raisons : son sens du combat entêté, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, et sa propagande visant à se blanchir de toutes ses turpitudes judiciaires alors qu'elle est bel et bien condamnée définitivement. Ce qui pose problème, c'est que les électeurs s'obstinent à ne pas vouloir tenir compte d'un système familial établi de longue date qui n'est pas conforme à l'éthique. Ils continuent donc à accorder leurs suffrages à des candidats qui ont fauté. Son score la rend gagnante une fois de plus mais il est en recul par rapport à ceux des élections précédentes. Ce dimanche, elle aurait dû obtenir un pourcentage plus faible mais elle a bénéficié plus ou moins directement d'un report des voix de l'extrême droite qui ne s'était pas qualifiée au premier tour. Pour ce qui est d'Anne-Laurence Petel, son score peut être considéré comme honorable malgré le reflux partout en France du parti du président de la République. Elle a certainement récolté des voix centristes voire écologistes qui ont déserté la gauche qui avait confiné sa liste contre le candidat Dominique Sassoon. Sa non réussite de conquête de l'Hôtel de Ville a un autre motif, un projet irréaliste concocté dans l'ignorance du fond des dossiers aixois. Je n'en citerai qu'un seul qui me paraît significatif parmi d'autres Elle n'a aucune idée de ce que réprésenterait budgétairement son annonce de doublement des effectifs de la police municipale. Il y en a actuellement une centaine et en vouloir une centaine de plus coûterait au bas mot plus de vingt millions par an. Connaît-elle seulement la façon dont est structuré le budget aixois et quels sont les leviers qui permettraient de dégager des marges de manœuvre ? Je sais de quoi je parle, j'ai étudié et suivi depuis au moins vingt ans tous les ressorts qui constituent les choix budgétaires et la politique menée. En dernier lieu, Marc Pena n'a pas obtenu un score à la hauteur de ses attentes. Si sa liste a été présentée comme étant le rassemblement inédit de la gauche, elle est en réalité formée d'une nébuleuse d'une douzaine d'organisations sans poids avec certains colistiers ne représentant qu'eux-mêmes et où l'extrême gauche tient les premières places, ce qui n'a jamais été porteur pour l'électorat aixois. Par ailleurs, la confusion qui a régné dans sa composition, notamment avec l'inclusion des écologistes puis leur recherche d'une liste autonome menée par le suppléant de la députée Petel qui, n'ayant pas obtenu les 10% au premier tour, a compromis toute chance de fusionner avec la liste Pena. Pour mémoire, en 2014, en triangulaire aussi, la liste d'Edouard Baldo avait obtenu 20% des voix au premier tour et 38% au second alors que l'extrême gauche n'en faisait pas partie. Je constate que Marc Pena est largement en dessous de ces scores aux deux tours malgré son affichage de rassemblement à gauche. Enfin, le futur conseil municipal ne comptera plus aucun élu d'extrême droite, ce dont je me réjouis, mais également plus aucun élu estampillé EELV alors que les écologistes viennent de marquer des points dans plusieurs communes et pas des moindres.
CAFOUILLAGE.Un conte ? Non, des comptes. A rendre. Nous avons demandé des explications à Maryse Joissains sur la cacophonie qu'elle a créée pour convoquer le conseil municipal. La première fois, ça n'a pas marché car c'était illégal. La seconde, parce qu'elle a été d'une mauvaise foi en imputant ses erreurs aux fonctionnaires. Récit...
(clic sur l'image pour agrandir)
Après un gros cafouiiage sur la façon de l'organiser dont la seule responsable est Maryse Joissains, et après de vives protestations de notre part, la séance du conseil municipal a fini par avoir lieu lundi matin au gymnase du Val de l'Arc à la place de la salle des Etats de Provence de l'Hôtel de Ville. Elle a été retransmise en direct sur Youtube dans son intégralité, soit trois heures pleines alors qu'il n'y avait que seize rapports inscrits à l'ordre du jour. Chaque élu a reçu un masque à l'entrée. La plupart d'entre nous l'avons ôté en séance car les tables étaient espacées à plus d'un mètre les unes des autres. Il y avait un micro par élu. Des caméras avaient été disposées de sorte à pouvoir filmer sous tous les angles la salle et les élus prenant la parole. Après la séquence émotion en hommage à d'anciens élus récemment disparus, nos amis adjoints de Jean-François Picheral, Maryse Joissains a proposé de faire voter l'urgence, une clause prévue par le Code général des collectivités territoriales. J'ai été le premier à intervenir pour dénoncer la manière dont la maire a créé la plus totale confusion (voir ci-dessous le lien vers mon article du 15 mai). Evidemment, mais c'est ce à quoi je m'attendais, elle a répondu avec la plus mauvaise foi qui soit en renvoyant la responsabilité sur les fonctionnaires. Facile, hein ! Quel courage ! Maryse Joissains démasquée ! Je ne me suis pas gêné pour lui rappeler que c'est elle qui détient le pouvoir de décider et qu'elle doit assumer la cacophonie qui a régné pour organiser la séance. Comme je l'ai raconté il y a quelques jours, la première convocation n'avait pas de base légale parce la maire avait fait une interprétation erronée de l'ordonnance du gouvernement qui modifiait les conditions de réunion du conseil municipal. Toujours avec la même mauvaise foi, elle a aussi répliqué à mes collègues en répétant les mêmes arguments tordus et fallacieux. Un peu plus tard, lorsque j'ai repris la parole à propos de deux rapports concernant les compétences que la maire pouvait exercer à titre provisoire dans le cadre de la crise sanitaire, c'est le directeur général des services qui a tenté de me rectifier en déclarant qu'il y avait confusion dans mes propos, laissant penser que j'étais un imbécile qui n'aurait rien compris. Je me suis mis en colère : "Monsieur, n'essayez pas de discréditer mes explications, il n'y a pas de confusion dans mes explications. J'ai simplement commenté à partir de ce que disent les deux rapports !" Pour le reste des débats, très longs et toujours sous tension, nous en avons entendu d'autres vertes et des pas mûres. Voilà. L'interruption de trois mois entre le conseil de février et celui de lundi, et la situation exceptionnelle due à la période de confinement n'aura pas émoussé notre énergie pour dire à Maryse Joissains toutes ses vérités (écouter et lire mon intervention ci-dessous).
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Ah, les drôles de dégâts du confinement ! Vous avez sans doute suivi les quelques entrefilets d'information politique qui ont tenté de surnager dans le flot des éditions spéciales sur le virus. Un virus qui a tout rongé. Y compris certains cerveaux du côté de l'Hôtel de Ville...
"Nous sommes ici par la volonté du peuple, et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes." (Clic sur l'image pour agrandir)
Maryse Joissains souhaitait convoquer une séance du conseil municipal le 14 mai. Il est vrai que des décisions nécessitent un vote conforme en application de l'ordonnance 2020-391 du 1er avril qui modifie temporairement les règles du fonctionnement des assemblées communales. Pour résumer l'essentiel, le quorum passe de 50% + 1 voix à 1/3 du nombre d'élus. Et chaque élu peut détenir deux pouvoirs au lieu d'un. Cela afin de faciliter l'organisation des séances, avec respect des distances entre les personnes présentes et précautions sanitaires de rigueur. La séance publique du 14 mai, nous annonçait la maire, devait se tenir dans l'habituelle salle des Etats de Provence qui, pour l'occasion ne permettait pas de réunir l'ensemble des 55 élus et les fonctionnaires concernés par l'ordre du jour. Et voilà que, dans un mail du 5 mai, Maryse Joissains détaille des conditions qui relèvent toutes de sa fantaisie, et qui interprètent ce que la loi n'a pas édicté. Pour atteindre le quorum des présents, l'assemblée ne devait comporter que 20 élus et 8 fonctionnaires, la majorité avec 15 élus et les oppositions avec 5, histoire de respecter la proportionnalité des groupes. Le problème est que, cela faisant, Maryse Joissains a considéré sans aucune base légale que le minimum du quorum serait aussi celui du maximum de conseillers municipaux admis à être physiquement présents. Certains de mes collègues ont crié au diktat et au déni de démocratie. Illégalité et déni de démocratie Edouard Baldo et moi-même avons tourné et retourné dans tous les sens cette façon de faire de Maryse Joissains consistant à écarter des élus pourtant encore légitimes pour siéger alors que le second tour de l'élection municipale n'a pas eu lieu. Les services municipaux ont bien essayé de contacter certains d'entre nous pour savoir qui serait présent et qui donnerait un pouvoir. Voyez-vous ça ! Pour couronner le tout, et pourquoi pas nous demander aussi par avance la nature de nos votes ? Ayant pris conscience du tollé et de l'illégalité manifeste de la situation, Maryse Joissains a reprogrammé, sans aucun mot d'excuse, la séance pour le lundi 18 mai. Edouard Baldo avait adressé un courrier lui intimant de reporter la séance et en proposant de la tenir au gymnase du Val de l'Arc. La nouvelle convocation reçue hier a validé la présence de tous les élus souhaitant participer au conseil municipal et le choix du lieu proposé. Mais comme la fantaisie s'invite toujours dans les décisions de la maire, le public et la presse ne seront pas admis dans la salle. Ce sera une sorte de huis-clos sans que cela ne soit mentionné formellement dans la convocation. Ah, oui, mais pour compenser cet autre manque de démocratie, les débats seront retransmis en direct sur internet. Alors, chers Aixois, n'hésitez pas lundi à partir de 10h30 à suivre sur vos écrans le résultat de cette mascarade, avec ou sans masque mais surtout en vous pinçant le nez.
Extrait du courrier d'Edouard Baldo à Maryse Joissains
"Dans votre note du 5 mai, vous fixez donc le quorum à 20 pour 55 élus, ce qui ne pose pas de problème. En revanche, lorsque vous décidez de transformer ce quorum en maximum de présents à la séance publique, vous interprétez de façon erronée l'ordonnance du 1er avril et vous vous trouvez dans l'illégalité."
Le courrier de Maryse Joissains du 5 mai La réponse d'Edouard Baldo L'ordre du jour du conseil municipal du 18 mai
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du doument)
Voici les résultats du premier tour du 15 mars de l'élection municipale d'Aix-en-Provence.
Que vous ayez voté ou non, voilà ce qui est sorti des urnes. Pour votre information, je suis bien allé voter à mon bureau habituel. Il n'y avait pas foule mais je considère que le devoir civique doit s'exercer sans faille en toutes circonstances. J'entends parler d'annulation du second tour. Je suis contre. Car comment admettre qu'il y ait des élus de deux sortes. Ceux d'hier qui ont décroché l'écharpe dès le premier tour et ceux qui, ayant été qualifiés pour le second tour, devraient attendre quelques mois pour concourir avec une participation électorale résultant d'un contexte différent. Selon moi, cela créerait alors, chose ahurissante et anti-démocratique, une rupture d'égalité autant pour les électeurs qu'entre les élus. Et puis, si les élections devaient être repoussées, les mandats qui se terminent ce mois de mars seraient-ils prolongés jusqu'à cet éventuel second tour afin que les communes concernées puissent assurer la continuité représentative ? A ma connaissance, rien dans la loi ne permet ce cas figure. Car s'il est vrai que des élections ont été retardées parfois d'un an (exemple, de 2008 à 2009), ce sont bien les deux tours qui étaient pris en compte. Or, si le second tour devait être reporté, sans annuler aussi le premier, de quel droit on ôterait aux élus d'hier leur légitimté bel et bien acquise.
On le sait, je ne suis candidat sur aucune liste à cette élection municipale. J'ai pensé qu'au bout de 37 ans de mandat, je me devais de mettre un terme à mon parcours politique au service de la Ville et des Aixois en ayant le sentiment d'avoir accompli mon devoir du mieux possible. Au revoir donc à ma vie d'élu, sans regret ni amertume...
Ma longue expérience m'a permis de découvrir tous les rouages de la vie politique, d'en déceler les subtils et redoutables mécanismes, les bons et les mauvais, et je me suis attaché à en combattre quelques-uns, y compris devant les tribunaux. Je me suis investi sans compter, pleinement, en permanence et avec enthousiasme, pour être conforme à mon engagement dans la chose publique. J'ai toujours agi avec éthique et honnêteté et ce n'est pas la moindre de mes satisfactions quand on voit les turpitudes, les errements et les dévoiements de toutes sortes de certaines personnes politiques, au point d'être visées par la justice. Point besoin d'évoquer en sus les mauvaises méthodes et les basses manœuvres qui sont devenues un fait hélas trop courant. J'ai toujours refusé la docilité ou, pire, la servilité qui menotte. Ne dit-on pas que "trop de cirage tue la brosse à reluire". J'ai eu l'énorme chance d'avoir la confiance et l'amitié de tous ceux qui m'ont sollicité pour travailler à leurs côtés. Je pense au bâtonnier Yves Kleniec qui, le premier, m'a demandé de faire partie de sa liste. Quelques années après, il y a eu le maire Jean-François Picheral qui m'a recruté pour faire de moi un de ses adjoints de quartier. Sans oublier l'ami Michel Pezet qui m'a inclus dans sa liste. Dans l'ultime période, je dois à mon ami de très longue date Edouard Baldo de m'avoir demandé de l'accompagner dans sa candidature à la mairie. J''estime avoir rempli ma mission au mieux auprès de ces belles personnalités à la droiture remarquable, dévouées à l'intérêt général sans jamais privilégier les intérêts particuliers. Mon choix d'aujourd'hui de ne plus me présenter à une élection n'est pas une question d'âge, même s'il avance inexorablement. C'est une affaire de clarté. Je me suis dit qu'il était temps de lâcher la bride pour laisser la place à d'autres générations. Ce n'est pas que l'énergie me manque mais il me semble que j'appartiens désormais à un autre monde. J'ai un peu de mal à me reconnaître dans la façon dont certains embrassent la politique, non préparés à la dureté de la tâche, parfois uniquement à partir d'ambitions personnelles ou assortis d'un ego infatué sinon carrément indécent. Et je n'ose ajouter que certains visent surtout des places voire des indemnités. Je n'ai jamais cherché à dévier de ma ligne de conduite, jamais couru plusieurs lièvres à la fois pour être élu coûte que coûte en passant d'un camp à un autre au gré d'intérêts personnels ou de compromissions. Ce n'est pas ma conception de l'engagement qui est de défendre ses vraies convictions avant toute chose. Ma devise est simple : si tu fréquentes des boiteux, tu finis forcément par boiter. A ce propos, je profite de cet article pour faire savoir que, pour cette échéance de mars, j'ai été sollicité, de façon directe ou indirecte, par plusieurs candidats de divers bords parfois opposés. J'ai répondu avec humour qu'ils feraient sans doute une bonne affaire mais que je ne pourrais plus jamais marcher la tête haute dans la ville. On m'a aussi proposé, courtoisement il est vrai, d'apporter mes conseils et d'aider sur des dossiers dans lesquels je m'étais investi. Ces personnes semblent découvrir soudain la vie politique et cherchent leurs bases pour compléter leurs connaissances. Désolé, mais pas question que l'on vienne piocher dans mon travail durement mené au fil des années On m'a contacté pour savoir si j'acceptais de faire partie d'un comité de soutien. J'ai décliné l'offre car pour cette élection j'ai décidé de ne cautionner aucune liste. Comme je l'ai expliqué, aucune de celles qui prétendent diriger la ville ne me convient à cause de la présence de certains colistiers, pas les plus travailleurs, peu productifs et parfois bien médiocres, qui ont changé d'appartenance et ont été intégrés dans des listes devenues illisibles qui n'ont rien à voir avec leurs convictions premières, si tant est qu'ils en aient jamais eues. A cet instant de ma vie publique, je n'éprouve aucun regret ni amertume car j'estime, sauf contradiction, avoir accompli mon devoir du mieux possible, sans jamais tricher ni esquiver mes responsabilités. Je vais conserver et chérir longuement les meilleurs souvenirs des innombrables personnailtés de qualité que j'ai eu le bonheur de rencontrer dans tous les domaines. Cela m'a appris à reconsidérer mon opinion sur l'être humain quand il s'invesitit et parvient à donner le meilleur de lui-même et à se hisser au rang du mérite. Pour les autres, je citerai Albert Camus : "Que vaut l'homme ? Quest-ce que l'homme ? Toute ma vie, il me restera, après ce que j'ai vu, une méfiance et une inquiétude fondamentale à son égard".
Souvenirs, souvenirs : au conseil municipal en 1988 avec Edouard Baldo