Procès des frères Guérini : Tuiles pour Jean-Noël, taule pour Alexandre
GNOUF. Même tard, tout finit par arriver. Les frères Guérini se voient de nouveau condamnés en appel. Jean-Noël à 3 ans de prison dont 18 mois ferme, Alexandre à 6 ans de prison où il a été incarcéré sans attendre. Et puis jetons un coup d'œil sur une demi-douzaine de candidats à la présidence de la République dans les griffes de la justice...
La justice française n'est pas expéditive, c'est son honneur, elle permet à tout accusé de réfuter chaque jugement jusqu'à épuisement des recours. Les frères Guérini en ont usé comme de droit. Mais à un moment on ne peut plus vraiment échapper aux preuves assénées plusieurs fois par les juges. Les deux frères vont tenter une dernière chance en cassation.
Mercredi, Jean-Noël Guérini a vu sa peine confirmée, déclaré coupable de "prise illégale d’intérêts". Trois ans de prison, dont 18 mois ferme, 30 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité : la même sanction que celle du tribunal correctionnel de Marseille, le 28 mai dernier, mais cette fois, la cour n’a pas prononcé d’exécution provisoire sur l’inéligibilité (source : La Provence). Son frère Alexandre a eu moins de chance. C’est la peine de 6 ans qui a été confirmée elle aussi, mais le chef d’entreprise, arrivé libre, est reparti entre deux policiers. La cour a prononcé un mandat de dépôt à la barre et il dort à la maison d’arrêt d’Aix-Luynes (source : La Provence). Les deux hommes ont longtemps cru être si puissants qu'ils pouvaient demeurer dans l'impunité.
Mauvaise pioche aussi pour Jean-Claude Gaudin. Il y a quelques jours, même s'il plaidait coupable, il a été condamné à 6 mois de prison avec sursis dans l'affaire des heures supplémentaires indues des agents municipaux de Marseille. Certaines personnalités de son entourage ont également été condamnées. Pour rappel, à Aix, après de longues années de procédures, Maryse Joissains a été condamnée à 8 mois de prison avec sursis et 3 ans d'inéligibilité, perdant ainsi son poste de maire pour "prise illlégale d'intérêts et détournements".
Et aussi des candidats à l'élection présidentielle
Au niveau national, six candidats à la présidence de la République ont eu ou ont affaire avec la justice.
Marine Le Pen pour détournement de fonds publics du parlement européen au profit de son parti. Eric Zemmour quatre fois condamné (dont deux fois de façon définitive) pour provocation à la discrimination raciale, pour injure et provocation à la haine. Valérie Pécresse sera jugée en décembre pour diffamation publique en 2020 envers un fonctionnaire membre de la Cour régionale des comptes qui avait participé à un rapport d'étape sur la gestion de la région Ile-de-France.
Quant à Jean-Luc Mélenchon, il a été condamné pour s'être insurgé lors de la perquisition houleuse des locaux de son parti. Sans compter que son association de soutien à sa candidature de 2017 a été mise en examen pour "escroquerie aggravée, tentative d'escroquerie aggravée, faux et usage de faux". Par ailleurs, lui-même a été condamné pour injure publique et diffamation envers des journalistes de Franceinfo qu'il avait traités d'abrutis et de menteurs. Il avait déclaré : "Ils ont l'air de ce qu'ils sont, c'est-à-dire d'abrutis. Pourrissez-les partout où vous pouvez." Anne Hidalgo, la maire de Paris a été condamnée en 2016 pour diffamation envers le Front national. En 2012, elle avait affirmé que le parti avait "soutenu" la collaboration avec les nazis. Elle a également fait l'objet d'une autre condamnation pour diffamation, pour avoir accusé un architecte d'avoir utilisé des documents municipaux "à des fins personnelles pour un colloque". Yannick Jadot avait été condamné lors de ses années à Greenpeace.
ET TOUS CES GENS VEULENT GOUVERNER !
Pour ne pas tomber dans le panneau... du mobilier urbain qui change
LOTO. A part le balisage temporaire des travaux, ce n'est pas forcément flagrant au premier coup d'œil. Les panneaux urbains de publicité commerciale sont remplacés un à un dans toute la ville. JCDecaux a perdu le marché d'installation et d'exploitation qu'il détenait depuis 2006 face à Clear Channel nouvellement choisi. Entre ces deux mastodontes, la concurrence est plus que rude. La Ville d'Aix percevra une redevance de 891.000 euros par an pendant 13 ans.

(Clic sur l'image pour agrandir)
Notez la cocasserie, Clear Channel utilise la balisage de JCDecaux pour installer ses panneaux
Avez-vous remarqué ça ? Les panneaux urbains de publicité commerciale font peau neuve. JCDecaux détenteur du marché depuis 2006 pour 15 ans l'a perdu au profit de Clear Channel pour 13 ans à partir de fin 2021. Résultat : on assiste aux travaux de remplacement intégral de chaque élément du mobilier (avec installation de capteurs et de raccordements) dans les rues qui en étaient pourvues.
A noter que ces changements ne concernent pas les abribus de JCDecaux qui dépendent de la métropole depuis que la gestion des transports en commun lui a été transférée.
Que comporte le nouveau contrat d'installation et d'exploitation ? La pose de 286 dispositifs publicitaires composés de quatre types : 54 mobiliers de 8m² le long des grands axes, 200 de 2m² assurant un maillage homogène du territoire, 20 numériques au cœur de la ville et 12 colonnes d'affichage culturel.
Une des conditions du cahier des charges précisait que "le reconditionnement à neuf des mobiliers n’était pas autorisé, ainsi il était exigé que les mobiliers soient intégralement neufs, sortis d’usine et fabriqués avec des matériaux neufs ou recyclés". Cela a-t-il eu pour effet d'évincer JCDecaux même s'il est vrai qu'il présentait un coût financier supérieur à celui de son concurrent ? On peut s'interroger car ce fut aussi le cas à Avignon en 2015 (mais aussi à Carpentras) et JCDecaux a d'ailleurs saisi le Tribunal administratif, le recours étant désormais en Conseil d'Etat.
Que rapporte ce marché pour la Ville ? Ainsi que l'indique la délibération municipale du 11 juin 2021, le bénéfice annuel sera de 891.000 euros. Vous savez presque tout !
NB : Comme pour le précédent marché, "les panneaux permettent d’assurer la diffusion d’informations municipales pour communiquer à la population les événements se déroulant sur le territoire communal. De même, ils permettent aux associations de diffuser leurs informations, gratuitement, par la mise à disposition de créneaux d’affichage par la Ville. C’est ainsi que, l’affichage urbain met toute l’année en valeur le travail des acteurs culturels, sportifs et caritatifs par la diffusion de leurs campagnes de communication."
Deux exemples aixois d'immobilier privé qui tapent fort au porte-monnaie
POGNON. Si vous avez de l'argent, investissez à Aix, un vrai havre. Notre ville fait l'objet de constructions d'habitat haut de gamme. Il est en ainsi pour les locaux de l'ancienne sous-préfecture en centre-ville avec 32 logements grand standing et l'énorme projet immobilier près du rond-point de Pont de l'Arc avec 175 logements. Mais si vous cherchez un appartement à tarif abordable, à l'achat ou en location, le prix du m² risque de calmer vos ardeurs !
Dans l'immobilier aixois privé, connus ou pas, il y a des noms qui lorgnent chaque juteuse occasion qui se présente. Rappelez-vous par exemple à qui ont été vendus l'Hôtel de Caumont, une partie de l'Hôtel Boyer d'Eguilles abritant l'ancien muséum d'histoire naturelle, l'office de tourisme, le cinéma Renoir, l'espace où se trouvait le restaurant Flunch. C'est à monsieur Stéphane Gros Colas, dirigeant de douze entreprises. Ah ah !
J'ai parlé il n'y a pas si longtemps de l'énorme projet de construction près du rond-point du Pont de l'Arc (lien ci-dessous). C'est la société Icade qui édifiera l'ensemble immobilier comprenant 175 logements, une résidence étudiant, un immeuble de bureaux et des places de parking (125) en sous-sol et aérien, sur une superficie d'un peu plus de 10.000 m². Le Comité d'intérêt du quartier Facultés indique sur son site que "plus d’un millier de personnes sont susceptibles de transiter sur le site : 1200 dans l’école + 150 dans les bureaux + 175 dans les logements-étudiants".
J'avais aussi fait état de la vente en 2017 de l'Hôtel de Valbelle, ancienne sous-préfecture (classée monument historique) par le département, la Ville d'Aix n'ayant pas jugé opportun de l'acquérir elle-même pour en faire des logements sociaux. Donc, l'aménagement de cette ancienne sous-préfecture, cédée au groupe Advenis pour 9 millions d'euros, est commercialisé auprès d'investisseurs gestionnaires de fonds privés pour en faire 32 logements du T1 au T3 (duplex) de 35 à 190 m² mis à la location au prix d'une vingtaine d'euros le m² (loyers allant de 700 à 3800 euros/mois). Avec ces logements grand standing, la résidence fait dans le luxe qui tape fort au porte-monnaie.
Aixois qui cherchez un logement à prix abordable, circulez, tout ça n'est pas pour vous !
"Pont de l'Arc : Un énorme projet immobilier qui va rendre la vie difficile" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/10/18/39181584.html
Sophie Joissains... les dents de la maire
EMPOIGNADES. De la haine, peut-être pas encore. Mais des antagonismes, c'est manifeste. Sur fond de réforme annoncée de la métropole et de soutiens divergents à l'élection présidentielle, les rapports entre Sophie Joissains et Martine Vassal tournent au vinaigre. Aux propres dépens de la maire et à ceux d'Aix ?
La maire d'Aix a mordu la première. Elle a d'abord fustigé la présidente de la métropole en lui reprochant d'avoir trahi ses engagements sur la réforme pour laquelle elle avait promis de défendre les communes. Sophie Joissains l'avait accusée de connivence avec le gouvernement.
A la séance métropolitaine de novembre, elle avait démissionné de sa vice-présidence en dénonçant le "double discours" de Martine Vassal. Cela faisant, elle passait de fait dans l'opposition, ce qui fut confirmé en décembre par son abstention (avec des élus du Pays d'Aix) sur le budget 2022. Voilà pour les premières salves.
La suite du feuilleton s'inscrit dans le cadre de l'élection présidentielle. Après Renaud Muselier et autres Christian Estrosi et Hubert Falco, qui appellent à voter directement pour Emmanuel Macron en délaissant Valérie Précresse pourtant désignée pour le parti Les Républicains auquel ils appartenaient, voilà que Martine Vassal en fait autant. Sophie Joissains déclare qu'elle s'attendait à ce ralliement : "J’ai la faiblesse de penser qu’il s’agit là du prix de la réforme métropolitaine qu’il lui a accordée". Elle demeure, elle, dans sa position de soutien à la candidate LR, du fait que son parti UDI a passé un accord.
La fissure s'agrandit donc au risque de créer une béance irrémédiable entre partisans de droite. En se singularisant de la sorte, Sophie Joissains n'a peut-être pas assez mesuré ce qu'il pourrait advenir pour les intérêts d'Aix face à des élus ayant plus de pouvoir de nuisance qu'elle. Attendons donc de voir quelles seront les conséquences et les rétorsions qui lui seraient appliquées.
Jeudi, Sophie Joissains a encore montré ses dents au meeting d'Aix des soutiens à Valérie Pécresse. Dixit La Provence, elle a taclé le récent ralliement de la présidente LR de la métropole au président sortant, en plein épisode de disparition annoncée des conseils de territoire et de "dévitalisation de nos communes", ajoutant "Cela a été monnayé contre un ralliement, peut-être y aura-t-il une assiette de lentilles avec un secrétariat d’Etat".
Sophie Joissains, de la maire à la une
Depuis son élection à la tête de mairie d'Aix, Sophie Joissains n'avait pas ménagé sa peine pour affirmer sa légitimité en répondant en octobre sur deux pages aux questions de La Provence, puis de nouveau sur deux pages le 25 janvier ("Avec Martine Vassal, il y a une confiance qui est rompue."). Et enfin, quatre pleines pages dans le magazine municipal de janvier et une vidéo de dix minutes pour ses vœux sur le site de la mairie. Pour rappel, dans son rôle de contestataire permanente, Maryse Joissains n'avait pas remporté tous ses combats.
Tout cela peut-il suffire pour trouver sa place dans les relations avec la région, le département et la métropole alors qu'on imagine mal Emmanuel Macron ne pas être réélu ?
Ukraine : Juste quelques citations
IGNOMINIE. Que dire de plus lorsque saigne le cœur de l'humanité ? Saluons la bravoure des Ukrainiens et soutenons avec espoir leur combat pour la liberté retrouvée.
"Vladimir Poutine est l'agresseur. Il a choisi la guerre et maintenant lui et son pays en subiront les conséquences." (Volodymyr Zelensky)
"Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale mais je sais qu'il n'y aura plus beaucoup de monde pour voir la quatrième." (Albert Einstein)
"Il n'y a pas cinquante manières de faire guerre, il n'y en a qu'une : la sale." (François Cavanna)
"J'ai pris un cours de lecture rapide et j'ai pu lire 'Guerre et Paix' en vingt minutes. Ça parle de la Russie." (Woody Allen)
Quand les autorités se fichent des demandes des citoyens
ALLO ? Y A QUELQU'UN ? Se répéter, toujours. Pour un jour peut-être avoir des réponses ? Pourquoi les autorités demeurent de bois lorsqu'un citoyen ne demande qu'à savoir où en sont les démarches (quand il y en a) pour tenter de résoudre des problèmes qui n'ont rien d'anodin. Voici trois exemples qui en disent long sur le manque d'écoute tant au niveau national qu'au niveau local...

(Clic sur l'image pour agrandir)
Je vais me contenter de prendre trois exemples parmi d'autres que j'ai mis en lumière sur ce blog.
En mai dernier, il y a donc neuf mois, j'ai adressé une lettre en recommandé au ministre de la justice. J'y exprimais une demande toute bête, créer une obligation pour les procureurs de répondre à tout plaignant, quelle que soit la suite donnée à la plainte, histoire de savoir si elle est valable, si elle permet d'engager une procédure ou si elle est simplement classée. Ce n'est tout de même pas la fin du monde, hein. Après tout, sous peine de menaces ou de sanctions, l'Etat nous oblige bien, lui, à toujours répondre. J'avais naïvement cru aux paroles d'Eric Dupond-Moretti annonçant un rapprochement de la justice avec le citoyen et à une réduction significative des délais pour tout contentieux. A ce jour, je n'ai rien reçu, à part le récépissé postal.
Au plan local, j'ai tenté d'alerter la mairie à plusieurs reprises depuis 2019 sur deux situations qui ne me semblent pas insurmontables à résoudre. Elles concernent toutes deux l'espace public.
Le rond-point de Pont de l'Arc est mal en point. Les ornements commémoratifs dégradés n'ont toujours pas été restaurés. Pire, la seule grosse boule de pierre a subi un nouvel outrage. Pour mémoire, ce rond-point est dédié au souvenir de la 4ème Région aérienne.
L'autre cas concerne l'état désastreux de chaussées et de trottoirs. La mairie continue à répiécer le sol par petits morceaux au lieu de traiter, selon une programmation intelligente, des longueurs dans leur entièreté. Je ne suis pas invalide (cela pour dire que contrairement aux personnes à mobilité reduite je suis un privilégié) et j'ai l'occasion de me déplacer à pied chaque fois que je le peux. Ici ou là, c'est une horreur car il faut à éviter des bosses et des trous qui sont de vrais dangers. Il n'y a pas si longtemps, une dame a glissé sur un trottoir et a chuté sur la chaussée. J'ai pu l'aider à retrouver ses esprits et la relever. Voilà, avec ces rappels, je veux juste signifier que les autorités ne font pas toujours bien leur travail. Ce ne sont pas des caprices mais des attentes argumentées pour le bien de tous.
Mes précédents articles sur les trois sujets traités
"Ma lettre à Eric Dupond-Moretti pour obliger les procureurs à répondre" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/08/02/39078467.html
"Pont de l'Arc : Le rond-point a perdu son prestigieux nom et ses ornements" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/04/13/38915554.html
"Des rues aixoises… en déroute" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/10/04/37672667.html
Déontologie : Sophie Joissains veut-elle laver plus blanc que ses parents ?
ARTIFICE ? Nouveauté au conseil municipal du 10 février. Comme annoncé, Sophie Joissains a présenté une délibération créant la Commission de déontologie. Elle s'ajoute à la Charte de l'élu mais ne fait-elle pas double emploi ? Pour la maire d'Aix, ne s'agit-il pas surtout de faire oublier les condamnations de ses parents et de se prémunir de toute comparaison avec eux ?
En soi, le principe n'est pas contestable. Il s'agit de prévenir tout manquement à la conduite de l'élu. Depuis 2015, il existe d'ailleurs déjà une Charte de l'élu local qui énonce les sept principes déontologiques que tout élu local doit respecter durant son mandat. Plus précisément, elle contient des règles de bon comportement et de déontologie. Elle instaure de fait un cadre de prévention des risques d’infraction au sein des collectivités.
La municipalité a voulu aller un peu plus loin en instituant un organisme de prévention censé aider tout élu se sentant concerné par une éventuelle situation s'écartant du droit. Mais à lire le contenu du rapport, on a l'impression d'avoir affaire à un rappel des règles déjà répertoriées dans la Charte. Est-ce que la maire d'Aix a voulu se prémunir de toute attaque quant à son comportement en lavant plus blanc que ses deux parents condamnés ?
A l'époque du maire Alain Joissains, pris dans les filets de la justice et condamné en 1986, et aussi lorsqu'il est devenu directeur de cabinet de Maryse Joissains (contrat illégal annulé par arrêt du Conseil d'Etat en 2015 suite à mon action en justice), la législation n'avait pas encore suffisamment progressé comme à l'heure actuelle pour sanctionner les dérives. Idem pour Maryse Joissains, mise en examen en 2013 et durement punie en 2021.
Le terme "déontologie" vient du grec deontos, qui veut dire "devoir". Dans son sens courant, il renvoie aux obligations que des personnes sont tenues de respecter dans leur travail. Cela concerne la politique, les affaires, les métiers, etc. On a assez entendu de cas de conflits d'intérêts, d'abus de pouvoir et autres turpitudes aussi peu glorieuses. Inutile de citer toutes les personnalités (gouvernement, parlementaires, maires, élus locaux, chefs d'entreprise) prises la main dans le sac.
Je veux rappeler qu'à la mairie d'Aix, depuis 2001, plusieurs élus de la majorité se sont fait pincer pour des arrangements. Le dernier cas, la mise en examen de l'adjoint à l'urbanisme, ne date que de 2020. Je répète donc, Sophie Joissains, qui a toujours soutenu les frasques de ses parents, a-t-elle voulu donner un signal surtout suite aux erreurs de sa mère ? C'est mon avis (voir ci-dessous mon article du 12 novembre 2021). A signaler que les deux groupes d'opposition se sont abstenus. J'aurais fait pareil.
"Sophie Joissains veut un déontologue : Dure, dure, la succession…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/11/12/39216172.html
Orpea est aussi à Aix mais sa belle affaire est contestée
BOURSICOTAGE. Un livre a mis au jour les pratiques d'un Ehpad privé. Beaucoup d'articles et de reportages en avaient déjà parlé. Mais, aujourd'hui, "Les Fossoyeurs" de Victor Castanet va au fond des choses et met en cause le groupe Orpea. Eh bien, ce groupe est présent aussi au nord d'Aix mais son établissement est en panne depuis 1989. Résumé de cette affaire…
Saviez-vous qu'Orpea possède un établissement à Aix ? A l'heure actuelle, il n'a jamais ouvert. En 2009, le groupe avait acheté l'ancienne maison de retraite Paul Cezanne située sur la colline des Lauves dans le quartier de la Marguerite qui offre une vue exceptionnelle. Pourquoi est-il en sommeil ? Cette maison avait fermé car elle n'était plus en conformité avec les normes de sécurité et de confort.
Grâce à des riverains, depuis plus de dix ans, diverses décisions de justice ont mis un coup d'arrêt aux prétentions du groupe en faisant annuler les permis de construire, le dernier date de 2013, il a aussi été attaqué. En en acquérant le bâti, Orpea voulait agrandir au double la maison de retraite. Les points contestés portaient sur l'obstruction du panorama en direction de la montagne Sainte-Victoire. Et l'affaire n'est pas mince. Il se trouve qu'un belvédère, dit le Terrain des peintres, a été créé à l'emplacement exact où le peintre aixois avait réalisé 28 toiles représentant la montagne, des chefs-d'œuvre connus dans le monde entier.
J'étais présent et je me souviens de l'inauguration de cet espace mis en valeur par la Ville qui y a installé neuf reproductions des peintures. Je me souviens aussi que le collectif de riverains nous avait sollicités, Edouard Baldo et moi, pour nous informer de la situation et des recours qu'ils avaient lancés pour refuser l'extension de la maison de retraite, ce qui aurait été une catastrophe culturelle et environnementale.
Orpea est un groupe privé français fondé en 1989 actif dans le domaine de la santé et de l'hébergement des personnes âgées. L'entreprise gère une chaîne d'Ahpad privés, de maisons de retraite et de cliniques privées. Le groupe contrôle un réseau de 1.156 établissements (dont 354 en France) et 116.514 lits dans 23 pays, principalement en Europe. Il est introduit en bourse 2002. Ses méthodes de gestion sont régulièrement au cœur de scandales. C'est dans un contexte agité qu'Orpea a réalisé son point d'activité annuel. L'exploitant a publié un chiffre d'affaires de 4,28 milliards d'euros au titre de l'exercice 2021, en hausse de 9,20 %.
(source francetv.info)

(Clic sur l'image pour agrandir)

A noter que selon son état civil, le nom de Cezanne ne prend pas d'accent

Extrait du registre des naissances 19 janvier 1836
Rappel de mon article de 2013
"Non au mur entre le Terrain des peintres et Sainte-Victoire !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/06/03/27316585.html
Rue Chastel : Supplique pour une rue oubliée
REQUÊTE. La requalification des places comtales n'a pas fait que des heureux. Les travaux ont laissé de côté quelques mètres de voirie mitoyens du périmètre rénové. Un ami m'a fait part de sa déception et du courrier qu'il a adressé à Sophie Joissains. Il en a fait un article minutieux et érudit dans un style tout en élégance. Cet observateur est Max Juvénal, ancien directeur de l'historique hebdomadaire "La Provence libérée". Il me plaît de le relayer avec son accord.
C'est un grand Aixois à la personnalité forte et reconnue, et ami depuis quarante ans, qui me fait part de son point de vue sur l'évolution de notre ville. Il est dépité de ce qu'il constate sur la situation d'une rue du centre-ville qu'il connaît particulièrement bien. Il y mêle des réflexions frappées au coin du bon sens. Il le fait avec élégance, style et érudition, d'où le titre de son article "Supplique pour une rue oubliée", un régal de lecture.
Sa belle plume, il l'a pratiquée pendant des années car il a longtemps été directeur de "La Provence libérée", hebdomadaire au nom très évocateur rappelant la combat de son père résistant, Max Juvénal, dont la ville a honoré la mémoire en dénommant une belle avenue proche du pôle culturel de Sextius-Mirabeau.
Ces rappels pour dire qu'il y a de quoi être surpris par le désintérêt des autorités municipales aux sollicitations des habitants qui pourraient au moins être écoutés ne serait-ce que par simple courtoisie.
Alors, de quoi s'agit-il ? Après avoir mentionné les travaux de requalification des places comtales, le vif du sujet se focalise sur la non prise en compte de la rue Chastel pourtant proche du secteur de l'église de la Madeleine. Et là, le talent d'observateur de l'auteur fait merveille pour pointer l'incohérence de l'oubli de cette rue faisant partie du périmètre rénové.
Dans la lettre d'accompagnement de cet article adressé à Sophie Joissains, ses parents maires avant elle lui sont rappelés à son souvenir. A la fin de l'article lui-même, quelques touches politiques, allusives, bien senties et ponctuées d'humour ferment le ban. Il serait dommage de ne pas lire ces belles envolées.
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)















