La Chambre régionale des comptes a analysé la gestion de la Ville de 2009 à aujourd'hui. Le rapport a été présenté au conseil municipal de juillet. Alors que Maryse Joissains fustige toujours Marseille, les magistrats ont constaté des dérives dans les choix de la maire d'Aix...   

CRC - Copie

Grosse inquiétude. La production de miroirs a-t-elle été arrêtée ou tous les miroirs de la terre sont-ils brisés ? Dans le numéro de septembre du magazine municipal, Maryse Joissains pourfend, une fois de plus, Jean-Claude Gaudin pour sa gestion "calamiteuse" de la mairie de Marseille en citant la Chambre régionale des comptes. Mais elle oublie de se regarder dans la glace. 
La même Chambre n'y est pas allée par quatre chemins pour étriller la gestion de la maire. Le rapport définitif a été présenté au conseil municipal de juillet. C'est une obligation de le porter à la connaissance des élus et du public. Si tout n'est pas critiqué par les magistrats, ces derniers ont constaté quelques dérives, appelées "errements" dans le jargon juridique. 
Voici, par exemple, trois domaines frappants qui devraient faire réfléchir les Aixois sur les choix et les pratiques de la municipalité ainsi que sur l'usage de l'argent public. Pour mémoire, nous avions alerté plusieurs fois Maryse Joissains sur ces sujets.
Evidemment, rien de rien, pas même une ligne allusive, n'apparaît dans les pages du magazine dévolues à l'équipe municipale. 
Alors, voyons un résumé de ce qui est caché aux Aixois et que nous avons décidé d'insérer dans nos propres pages. 

                                         CESSIONS DU PATRIMOINE : DES CADEAUX
Hôtel de Caumont

En préalable à la vente, la Ville avait fait une avance de trésorerie de 1.700.000 euros pour le ravalement des façades. "La Chambre observe que la somme due par l'acquéreur sera réglée en trois annuités, prolongeant ainsi l’avance faite par la Ville, et qu’elle ne couvre pas l’intégralité de ses débours."
Les contribuables aixois ont donc fait un cadeau à ce groupe financier.
Office de tourisme
La cession et la démolition totale de l'ancien Office de tourisme ont fait réagir la Chambre. "L'acquéreur y a érigé un nouvel édifice à usage commercial alors même que l’appel à candidatures indiquait qu'il fallait préserver l’intégrité du bâtiment et qu’une offre concurrente a été écartée notamment pour ce motif. Contrairement à ce qu’ont soutenu tant l’ordonnateur que l’acquéreur, l’écart entre les attentes initialement affichées et le projet finalement réalisé ne peut intégralement s’expliquer par l’évolution de la réglementation visant à prévenir les risques sismiques."
La Chambre a compris que la municipalité avait ses "préférences".
                            TRANSFERTS À LA MÉTROPOLE : DES CHOIX DISCUTABLES
La Chambre relève que l'objectif premier des retours du musée Granet et du Grand Théâtre de Provence était d'éviter une récupération par la métropole. "Cependant, prévient-elle, l'avenir municipal de ces équipements demeure juridiquement incertain".
Cela veut-il donc dire que tout peut être remis en question ?
Dans un autre chapitre, la Chambre évoque aussi la vente avortée des parkings aixois.
                                              RESSOURCES HUMAINES : À REVOIR
La Chambre y consacre 11 recommandations sur les 13 du rapport. Temps de travail inférieur à la durée légale : coût annuel de cette libéralité consentie, 2,4 millions d'euros. Dépassement des plafonds d'heures supplémentaires : coût en 2014, 1,6 million. Jours de congés irréguliers, recours abusif aux emplois saisonniers, occasionnels et de remplacement : près de 900 personnes par an étaient concernées, impact financier estimé entre 2,4 et 3,3 millions annuels !
Elle n'est pas belle la ville ?

CM 32 20

La synthèse du rapport de la CRC est ==> ICI
Le rapport intégral est ==> ICI

CM 32 20