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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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22 mai 2008

Humour : "Parents d'élèves, vous avez un message !"

Un ami du coin, juste à côté d'Aix, dénicheur hors pair de nouvelles iconoclastes et dont la plume savante, svelte, fulgurante, vertueuse et parfois tueuse m'est un régal tout en me faisant jalousie (il ne peut que se reconnaître), m'a transmis un document sonore aussi imaginatif que frappé de bon sens.

Cela ne m'étonne pas de lui car celui dont je vous parle est partageur en diable. Et, figurez-vous, il s'est mis en tête de me délecter de ses petits pains chauds à peine sortis du four. Il s'est simplement fait comme un devoir de me rendre destinataire de toutes infos susceptibles d'assouvir ma faim de comprendre le monde et donc de contribuer à mon salut. A l'affût de la moindre pépite, cet ami nourricier préjuge, à juste titre, que ses joyeux courriels ne peuvent qu'égayer ma vie d'une pétillance rare.

Ce qu'il ignore c'est que certaines de ses trouvailles, noires comme des jours sans pain, me font parfois perdre le moral tant elles révèlent la condition tragique et cruelle de l'homme en société. Certes, elles ne me feraient pas me jeter d'un pont comme n'importe quel désespéré bien entamé découvrant la stupidité des comportements de ses semblables, mais elles n'en renforcent pas moins mon pessimisme raisonné.

Heureusement, il reste l'humour et son bon usage vient souvent à la rescousse pour adoucir le lamento. Alors, aujourd'hui, je me suis dit que, grâce à cet ami, j'allais vous faire profiter de l'un de ses bienfaits.

Pour écouter le joyau (1mn19s), clic ici :

Le répondeur du Lycée

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22 mai 2008

Chez Picsou : Une lettre drôle qui vaut de l'or…

bank

Un autre ami m'a transmis cette lettre authentique et audacieuse envoyée par une dame de 86 ans à sa banque américaine. Le directeur du New York Times l'a trouvée suffisamment amusante pour la publier ! Tordant…

Cher Monsieur,

Je vous écris pour vous remercier d'avoir refusé le chèque qui m'aurait permis de payer le plombier le mois dernier. Selon mes calculs, trois nanosecondes se sont écoulées entre la présentation du chèque et l'arrivée sur mon compte des fonds nécessaires à son paiement. Je fais référence, évidemment, au dépôt mensuel automatique de ma pension, une procédure qui, je dois l'admettre, n'a cours que depuis huit ans.

Il faut d'ailleurs vous féliciter d'avoir saisi cette fugace occasion et débité mon compte des 30$ de frais pour le désagrément causé à votre banque. Ma gratitude est d'autant plus grande que cet incident m'a incité à revoir la gestion de mes finances.

J'ai remarqué qu'alors que je réponds personnellement à vos appels téléphoniques et à vos lettres, je suis en retour confrontée à l'entité impersonnelle, exigeante, programmée, qu'est devenue votre banque. A partir d'aujourd'hui, je décide de ne négocier qu'avec une personne de chair et d'os. Les mensualités du prêt hypothécaire ne seront dorénavant plus automatiques mais arriveront à votre banque par chèques adressés personnellement et confidentiellement à un(e) employé(e) de votre banque que je devrai donc sélectionner.

Soyez averti que toute autre personne ouvrant un tel pli commettrait une infraction au règlement postal.

Vous trouverez ci-joint un formulaire de candidature que je demanderai à l'employé(e) désigné(e) de remplir. Il comporte huit pages, j'en suis désolée, mais pour que j'en sache autant sur cet(te) employé(e) que votre banque en sait sur moi, il n'y a pas d'alternative. Veuillez noter que toutes les pages de son dossier médical doivent être contresignées par un notaire, et que les détails obligatoires sur sa situation financière (revenus, dettes, capitaux, obligations) doivent s'accompagner des documents concernés.

Ensuite, à MA convenance, je fournirai à votre employé(e) un code PIN qu'il/elle devra révéler à chaque rendez-vous. Il est regrettable que ce code ne puisse comporter moins de 28 chiffres mais, encore une fois, j'ai pris exemple sur le nombre de touches que je dois presser pour avoir accès aux services téléphoniques de votre banque. Comme on dit : l'imitation est une flatterie des plus sincères.

Laissez-moi développer cette procédure. Lorsque vous me téléphonez, pressez les touches comme suit :

Immédiatement après avoir composé le numéro, veuillez presser l'étoile (*) pour sélectionner votre langue

Ensuite le 1 pour prendre rendez-vous avec moi

Le 2 pour toute question concernant un retard de paiement

Le 3 pour transférer l'appel au salon au cas où j'y serais

Le 4 pour transférer l'appel à la chambre à coucher au cas où je dormirais

Le 5 pour transférer l'appel aux toilettes au cas où je coulerais un bronze

Le 6 pour transférer l'appel à mon GSM si je ne suis pas à la maison

Le 7 pour laisser un message sur mon PC. Un mot de passe est nécessaire. Ce mot de passe sera communiqué à une date ultérieure à la personne de contact autorisée mentionnée plus tôt.

Le 8 pour retourner au menu principal et écouter à nouveau les options de 1 à 7

Le 9 pour toute question ou plainte d'aspect général. Le contact sera alors mis en attente, au bon soin de mon répondeur automatique.

Le 10, à nouveau pour sélectionner la langue. Ceci peut augmenter l'attente mais une musique inspirante sera jouée durant ce laps de temps.

Malheureusement, mais toujours suivant votre exemple, je devrai infliger le prélèvement de frais pour couvrir l'installation du matériel utile à ce nouvel arrangement.

Puis-je néanmoins vous souhaiter une heureuse, bien que très légèrement moins prospère, nouvelle année ?

Respectueusement,

Votre humble cliente.

En "commentaires", lire les précisions d'un visiteur avisé sur l'origine de cette lettre.

21 mai 2008

McDo paie une tournée gratuite aux enfants aixois...

Ce mercredi 21 mai, de 7h00 à 9h00, CanalBlog effectue la maintenance du site. L'accès au blog risque donc de connaître quelques perturbations passagères. Merci de votre compréhension.

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McDo_Kids_Iron_TourL'entrée est gratuite. Mais l'intention de l'événement ne l'est pas du tout. Ce mercredi, de 9h00 à 17h00, les enfants aixois de 5 à 12 ans vont enfin pouvoir faire du sport et s'initier à de multiples activités... sans avoir à se soucier de leur santé physique et mentale. J'exagère à peine.

La Ville d'Aix reçoit en effet aujourd'hui, sur ses terrains publics du Val de l'Arc, la visite privée d'une tournée à l'américaine.

De quoi s'agit-il ? Intitulée "McDo Kids Iron Tour", la journée est organisée à l'initiative du roi universel des fast-foods, cautionnée par la Gendarmerie nationale et parrainée par des marques. Le prétexte de l'étape est l'activité sportive.

Mais, il suffit de voir comment est aménagé le site pour comprendre qu'on a affaire à une redoutable démarche commerciale, faussement philantropique, de formatage et de dressage pour vivre et consommer McDo. La plaquette publicitaire de la visite n'en fait d'ailleurs pas mystère. Son slogan annonce ouvertement la couleur : "une journée inoubliable !" Et l'image de l'infrastructure d'accueil ne laisse aucun doute là-dessus.

Le réflexe sportif, éducatif et ludique associé à celui moins convaincant de la bouffe standardisée, moi, ça me donne mal au ventre !

Voir l'annonce sur le site de la mairie :

http://www.mairie-aixenprovence.fr/article.php3?id_article=4388

Voir la plaquette de présentation de la journée :

http://www.mairie-aixenprovence.fr/IMG/pdf/Presentation_kids_Iron_Tour.pdf

21 mai 2008

Qui croire ? Le gouvernement ou ma banque ?

qui_peut_vivre

(Clic sur l'image pour agrandir)

Dessin de Jul

Croissance, compétitivité, chômage… Nous sommes quotidiennement abreuvés de chiffres plus ou moins contradictoires. Chacun donne sa version : gouvernement, opposition, chefs d'entreprises, syndicats, experts, médias… Qui dit la vérité ? Bref, difficile de s'y retrouver.

En revanche, pas besoin d'être grand clerc pour voir la réalité qui nous éclate à la figure. Tous les jours, des entreprises ferment, des salariés sont licenciés, les emplois créés sont majoritairement précaires, les mouvements sociaux de plus en plus nombreux se durcissent, les prix s'envolent, le pouvoir d'achat baisse, la dette publique atteint des records historiques…

L'Etat social est en bas de l'échelle. La manifestation nationale de jeudi en sera une nouvelle illustration.

Alors, pourquoi le gouvernement balance-t-il sa propagande incantatoire ? Quels intérêts sert-il ? Il a beau tordre et retordre les chiffres, on ne le croit plus. Lisez les analyses de ma banque chérie. Pour le coup, j'ai plutôt tendance à penser que c'est elle qui est la plus objective.

             

C'est écrit dans le rapport annuel de ma banque

         

Ma banque, donc, me convoque à l'assemblée générale annuelle. Et sur six pages, elle m'expose, comme la loi l'y oblige, tous les éléments de son bilan économique et financier. Je vous épargne les détails les plus arides. En revanche, quelques infos générales ont attiré mon attention et je vous les livre. Vous allez voir, c'est facile à comprendre.

"L'économie mondiale a été gravement marquée en 2007 par l'approfondissement de la crise immobilière américaine. Elle fut le déclencheur de ce qu'on a appelé la crise des "subprimes". […] La crise de confiance (notez le côté irréfutablement scientifique de l'économie !) qui en est découlée s'est traduite par une très forte chute des marchés financiers et des niveaux de taux interbancaires exceptionnellement élevés. Une des autres conséquences de la crise immobilière aura été la dégringolade continue du dollar. […]"

Suit une belle analyse de la situation des pays émergents, de la hausse des prix des matières premières et du pétrole qui ont touché et touchent encore l'Europe.

"L'autre fait marquant en Europe a été la bonne tenue de la croissance, supérieure à 2,5% pour la 2e année consécutive, dans le sillage de l'économie allemande, qui a vu +9% d'exportations, +8% d'investissement productif, -1,5 million de chômeurs en deux ans et une croissance de 2,7% après 3,1% en 2006.

Du côté français, le bilan aura été, pour la 2e année consécutive, décevant au regard des performances de nos voisins européens. La croissance aura manqué d'un véritable moteur - l'investissement des entreprises a certes progressé mais beaucoup moins qu'en Allemagne - pour dépasser la barre des 2% prévus (en fait, 1,8%). En outre, dans un contexte marqué par une forte volatilité de la confiance des ménages - une progression marquée jusqu'à l'élection présidentielle, un recul spectaculaire depuis lors -, ces derniers auront eu tendance à stabiliser leur niveau de consommation et à augmenter significativement leur taux d'épargne.

La baisse du chômage (moins 1 point en 2007, environ 8%), perturbée par le débat sur la réalité des chiffres annoncés par l'Insee et les différentes mesures mises en place par le nouveau gouvernement n'auront pas suffi à redonner confiance aux consommateurs. 2007 laissera l'image d'une année décevante. […] Ce contexte n'est bien sûr pas favorable à une reprise de l'investissement et de la croissance en 2008."

Voilà, tout est dit... Eh bien, pleurons maintenant !

20 mai 2008

Propreté : Aix, concurrente de Naples ?

Les élections sont passées et l'on se demande ce que sont devenues les promesses de Maryse Joissains. Elle s'était vantée d'une réussite exemplaire en matière de propreté et d'amélioration du cadre de vie. Je ne contesterai pas certains progrès, en particulier les passages plus fréquents des agents des services de nettoiement. Mais, s'agissant de l'entretien des rues et du respect de l'interdiction d'afficher n'importe où, on est loin du compte.

Le conseil municipal avait décidé de verbaliser sévèrement les contrevenants à ces manquements. On attend toujours. Quant au renforcement et à la réorganisation des services de collecte, c'est plutôt l'immobilisme.

Ça se passe dans notre cité

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(Clic sur les images pour agrandir)

A gauche, en octobre 2007, à droite, en mai 2008

Aix, ville de dorures, ville d'ordures. J'ai déjà utilisé ce titre en octobre dernier. Et pour cause. Il s'agit du même problème. Des riverains en colère du bas du quartier des Cardeurs avaient adressé une pétition à Maryse Joissains. Un mois durant, les rues du secteur, laissées à l'abandon, étaient devenues une véritable décharge.

Il avait donc fallu protester vigoureusement pour que la mairie se bouge. Comme par enchantement, dans la demi-heure qui avait suivi le dépôt de la lettre, les rues avaient retrouvé un aspect plus normal !

Il y a quelques jours, les mêmes riverains m'ont fait parvenir une nouvelle photo de la situation qu'ils vivent au quotidien. Ils crient au scandale car la décharge sauvage persiste : fût d'huile, meubles cassés, sacs éventrés…

Et ce n'est pas un cas isolé. D'autres secteurs du centre ville subissent le même laisser aller. Quant aux quartiers excentrés, ils semblent complètement oubliés. Certes, nos concitoyens ont aussi leurs responsabilités. Mais, c'est le devoir premier de la Ville d'assurer la propreté et l'hygiène. Après les coups de mandoline du maire, Aix va-t-elle aussi prendre un air napolitain ?

Comment défendre la nature et pourrir la ville ! 

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Au rond-point Gaston-Berger

Autre triste scène saisie ce week-end, celle d'un affichage circonstanciel, débridé et illégal. Qui est loin d'être une exception. Pendant la campagne électorale, Maryse Joissains avait fait la leçon à tout le monde et avait même signé un pacte pour s'en tenir aux espaces réservés.

Pendant tout le mandat précédent, en conseil municipal, je n'avais cessé de lui faire remarquer le nombre de plus en plus important d'affiches annonçant des événements... en toute infraction. J'avais pris des exemples de manifestations officielles ou soutenues par la Ville et le Pays d'Aix.

Cette semaine, c'était le pompon ! On a vu fleurir une accumulation incroyable de placards aux coins des rues. Le cas le plus criant est celui de "Terres de Provence" qui a bel et bien été mis en place par la Communauté du Pays d'Aix. C'en est presque cocasse : comment peut-on prétendre défendre la nature et tout faire pour pourrir la ville ?

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20 mai 2008

Les "bus cyclistes", une initiative qui roule…

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C'est bien volontiers, autant dire avec plaisir, que je reproduis ici l'annonce d'une initiative aussi utile qu'originale. Elle s'adresse à tous ceux qui ont un beau vélo, de bonnes gambettes et une disponibilité d'une heure devant eux.

Le vendredi 6 juin, l'Organisation des Bus Cyclistes ignaugure une liaison à vélo entre Aix-en-Provence et la zone d'activités des Milles (9km). Le rendez-vous de départ est fixé à partir de 7h30, station à vélos près de la gare routière.

Tous les détails se trouvent ici : http://buscyclistes.org

19 mai 2008

Ça bouge dans les partis, au PRG aussi

Contrecoup évident du caractère inédit de la présidentielle de 2007, ça bouge dans tous les partis. A l'UMP, c'est plutôt la grogne contre Sarkozy. Au Nouveau centre, on fait semblant de se distinguer de la majorité pour mieux y rester. Au Parti socialiste, c'est la poursuite de la guerre des chefs avant un congrès.

Au Parti radical de gauche, ce week-end à Paris, lors du Congrès statutaire, et en présence de quelque 400 délégués, on a fait un état des lieux, on a disserté et disséqué. Je n'y étais pas mais j'ai reçu tous les documents de sa préparation. La parole y a été libre. Nombre de militants se sont exprimés.

Les faits saillants

Des points forts ont émergé et ont donné lieu à des discussions plutôt animées.

Ÿ Les intervenants ont tous regretté l'échec de la gauche à la présidentielle de 2007 alors que les radicaux de gauche avaient défendu dès le premier tour Ségolène Royal.

Ÿ Jean-Michel Baylet, qui a initié depuis un an un dialogue avec le Parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo, a estimé "possible" une alliance avec des centristes. "J'attends de voir comment vont se passer les discussions avec les uns et les autres".

Ÿ Au cœur des débats figuraient bien sûr les élections européennes de 2009. Pour cette échéance, Jean-Michel Baylet voit dans le parti "une forte volonté d'être présent" à ce scrutin car "nous sommes un parti engagé et militant de l'Europe". "De quelle manière, avec quelle alliance c'est une question que nous allons poser", a-t-il dit.

Ÿ Des militants ont insisté pour que le PRG continue ses alliances à gauche, "excluant totalement toute compromission ou alliances avec Nicolas Sarkozy ou un parti soutenant son gouvernement". "François Bayrou est dans l'impasse centriste" et le Parti radical valoisien "vote tous les textes" de Nicolas Sarkozy. D'autres ont estimé possibles des contacts avec les centristes en fonction des situations. Le cas des européennes a fait dire à certains que le PRG n'a aucune affinité avec l'extrême gauche, le PCF et les "nonistes du PS. "La porte des radicaux est ouverte, mais à condition de quitter la tutelle de la droite". Enfin, une autre variante a été proposée, "une alliance des radicaux de gauche avec des courants écologistes".

Ÿ Mais l'offre de service pour 2009 de Bernard Tapie - exclu du PRG suite à son soutien à Nicolas Sarkozy – a été balayée par Baylet : "Bernard Tapie n'est plus membre du PRG, ses déclarations n'engagent que lui". "Je pensais qu'il avait renoncé à la politique. Je peux toujours discuter avec lui, mais cela m'étonnerait qu'on discute de cela !".

Ÿ De son côté, question stratégie générale du parti, Christiane Taubira, figure phare du PRG, ne se prononce pas mais souligne que "les radicaux de gauche portent une audace sur la construction de l'Europe qui est singulière" et "avec l'ancienne UDF, c'est le seul parti à gauche qui est cohérent sur ses engagements européens".

Ÿ La ligne définitive sera débattue et tranchée lors d'une prochaine Convention consacrée aux européennes.

Ÿ Pour les régionales de 2010 et la présidentielle de 2012, le PRG devrait s'en tenir aux accords traditionnels à gauche.

Les autres questions en débat

            

Ÿ Allié, depuis sa fondation en 1972, du PS, au point d'être taxé de "satellite", le PRG a aujourd'hui des états d'âme après la défaite en 2007 de la candidate socialiste Ségolène Royal, qu'il soutenait dès le premier tour, et le score de François Bayrou qu'il voit sur ses plates-bandes.

Ÿ Quant aux annonces par Royal de sa candidature à la tête du PS et en 2012, Baylet a affirmé : "Je ne me mêle pas des problèmes internes du PS", mais "ce qui nous intéresse c'est de parler avec les socialistes de la manière dont nous choisirons, j'espère tous ensemble, notre candidat ou candidate pour la prochaine présidentielle. Cela ne peut pas se passer comme la dernière fois, a-t-il prévenu, où nous avons soutenu Royal dès le premier tour de 2007. Nous aurons notre mot à dire." Pour gagner la présidentielle, "il faut que la gauche et les radicaux fassent un grand travail doctrinal, et revenir à l'idéologie."

Ÿ Baylet a affirmé que le projet de réforme de la Constitution "va dans le bon sens" et que les parlementaires radicaux de gauche le voteront si certains de leurs amendements sont acceptés. "Nous nous prononcerons à l'aune du texte présenté, il est clair qu'il va dans le bon sens. Notre a priori est favorable", a-t-il ajouté. Selon lui, "il y a beaucoup de choses dans ce texte qui étaient réclamées depuis longtemps par la gauche, et par les radicaux en particulier, ne serait-ce que l'ordre du jour partagé par l'Assemblée". "Nous avons préparé un certain nombre d'amendements". "Si après des négociations, que nous sommes en train de mener, nous obtenons un certain nombre de réponses favorables, il est clair que nous voterons ce texte, qui a globalement notre assentiment", a affirmé Baylet.

Ÿ Le député Gérard Charasse a indiqué que les parlementaires PRG réclament notamment "la reconnaissance du principe de la laïcité" et de "la loi de 1905 qui en est le socle". Ils demandent aussi une "dose de proportionnelle aux législatives", "le droit de vote des étrangers aux élections locales", "l'encadrement de la venue du président de la République devant les deux assemblées", la "soumission du pouvoir de nomination du président à l'accord et non à l'avis des parlementaires à une majorité qualifiée". Rappelant que la ratification de la réforme constitutionnelle nécessite une majorité des trois cinquièmes, il a souligné que "les voix des parlementaires radicaux sont largement convoitées par le gouvernement". "Nous avons bien l'intention de peser dans ce débat" et "notre vote dépendra du sort réservé à ces amendements", a conclu Charasse.

Ÿ A l'issue des trois jours du Congrès, Jean-Michel Baylet, président du parti depuis 1996, a été réélu dimanche sans problème, étant seul candidat en lice (3 votes contre et 1 abstention). Il a réaffirmé l'appartenance du PRG au camp de la gauche : "Nous voulons être et nous sommes à gauche", il faut "rechercher encore et toujours l'union de la gauche, à laquelle il faut une doctrine adaptée au siècle. Je mènerai combat pour l'union", s'est-il engagé.

17 mai 2008

Gaudin qui pleure, Joissains qui rit

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(Clic sur les images pour agrandir)

Gaudin et Joissains vus par Charmag dans "Le Ravi"

Avant les élections, Maryse Joissains elle-même doutait de pouvoir être réélue. Son ex-majorité avait éclaté. Elle a chassé la moitié de ses élus. Plusieurs adjoints ont été évincés pour des raisons peu avouables. D'autres sont allés se réfugier sur une autre liste.

Dans les coulisses, Jean-Claude Gaudin avait tout fait pour saboter la candidature de la maire d'Aix. Le premier tour de la municipale a montré que Maryse Joissains était rejetée par 67% des électeurs. Les oppositions de gauche et du centre n'ont pas réussi à lui enlever la mairie.

Même si sa courte victoire en pleine vague rose doit plus à une dose de chance et à l'inorganisation d'un front commun contre elle, le résultat est là. Depuis, le 16 mars, Maryse Joissains s'évertue à donner une image de sérénité et de consensus, n'hésitant pas à vendre de l'ouverture et à arrondir tous les angles.

Comme elle n'a aucun nouveau grand projet, ni pour Aix ni pour la Communauté du pays d'Aix, elle va se contenter de faire de la gestion. Il y a donc, en tout cas pour l'instant, peu de bagarres en perspective.

Mais ce n'est pas ce sur quoi je veux insister aujourd'hui. Si l'on jette un regard du côté de Marseille, le contexte est totalement à l'opposé. Et c'est là que se situe le paradoxe. La vague rose n'a pas réussi à Jean-Noël Guérini à la mairie où Jean-Claude Gaudin a retrouvé sa place de justesse, à deux voix près.

Le désordre actuel est né de l'élection confuse à la Communauté urbaine de Marseille. Au point qu'aucune majorité claire et nette ne se dégage pour assurer un pouvoir de droite ou de gauche. Si Jean-Noël Guérini estime avoir remporté une demi-victoire en faisant élire Eugène Caselli, les deux camps vont devoir s'entendre forcés et contraints alors que Maryse Joissains a toute liberté pour faire ce qu'elle veut, comme elle veut et avec qui elle veut à Aix et à la CPA.

         

Lutte d'influence pour le pouvoir

                

Le paradoxe est que Maryse Joissains sort légitimée tandis que Jean-Claude Gaudin a perdu une grande partie de son influence, y compris pour appliquer son programme municipal qui est étroitement lié aux prérogatives de la Cum. Je ne prolongerai pas la liste de ses malheurs en citant par exemple la guerre interne dans son équipe ou encore sa prétention à la baisse pour sa candidature au poste de président du Sénat. De fait, des rôles se sont inversés.

Affaibli et en bout de course, Jean-Claude Gaudin ne peut plus se considérer comme le véritable "patron" de l'UMP dans le département. Il aura du mal à faire la leçon aux élus de droite, qui ne manqueront pas de le narguer à la première occasion. Et Maryse Joissains peut désormais prétendre imposer ses vues dans nombre de domaines.

A commencer par les élections sénatoriales de septembre où elle aura son mot à dire. Ce sera le premier test pour asseoir son omnipotence sur l'UMP et le département. Son intérêt est de développer de bonnes relations avec Jean-Noël Guérini afin que le partage des pouvoirs se fasse entre elle et lui, au détriment de Jean-Claude Gaudin et, bien sûr, de Renaud Muselier que les deux veulent écarter pour l'avenir.

Conclusion, Maryse Joissains vient de surpasser son "ami" Jean-Claude Gaudin en le dépouillant de ses habits de chef de la droite dans le département. Maryse Joissains, qui a quelques idées derrière la tête, ne va pas se gêner pour préparer des successions à sa guise.

15 mai 2008

Sarkozy va-t-il dissoudre l'Assemblée nationale ?

OGM_3

(Clic sur l'image pour agrandir)

Certains députés UMP auraient-ils bouffé des OGM ? Depuis quelques temps, on ne les reconnaît plus. On nous les a modifiés sans nous le dire. Mardi, beaucoup d'entre eux n'étaient pas là pour voter le projet de loi. Hier, une autre bande de parlementaires a semé la panique sur un autre dossier.

Nicolas Sarkozy ferait-il école ? Lui qui s'est tant engagé avant les élections et qui marche maintenant avec des talonnettes de plomb. Ses députés se lâchent, n'assurent même plus le service mimimum et vont jusqu'à être aussi grossiers que lui (voir fin de cet article).

Et voilà donc qu'une nouvelle crise pointe du nez entre notre bienfaiteur président et sa majorité. Au lendemain de l'adoption d'une motion de procédure contre le projet de loi sur les OGM, la commission des affaires étrangères de l'Assemblée a rejeté mercredi la réforme des institutions.

En somme, plus un jour sans couac !

"Pas ensemble, tout devient possible"

Evénement rarissime, la commission, saisie pour avis, a purement et simplement dit non au texte. Les UMP Hervé de Charette, Jacques Myard et Roland Blum ont joint leurs voix à celle de l'unique député de l'opposition présent, un communiste. Ils entendaient protester notamment contre la suppression de l'obligation d'un référendum sur tout nouvel élargissement de l'Union européenne, instituée par Jacques Chirac en 2005. Beau camouflet !

Autre provocation, deux amendements socialistes au même texte ont été adoptés en commission des lois avec le concours de députés UMP qui ont de nouveau montré leurs états d'âme. Le premier enlève de la réforme le principe d'un nombre maximum de ministres, cher à Nicolas Sarkozy. Le deuxième interdit aux membres du gouvernement d'être en même temps maires d'une commune de plus de 20.000 habitants et président de conseil général ou régional.

Le gouvernement a minimisé ces nouveaux incidents, comme celui de la veille sur les OGM, en niant tout désordre dans la majorité. La commission des affaires étrangères n'a fait que rendre un avis et n'a étudié que les articles la concernant, a fait valoir Roger Karoutchi. Le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement a rappelé la disponibilité du gouvernement à accepter des amendements de la majorité sur la question du référendum.

Toute la journée, les responsables de la majorité se sont employés à éteindre l'incendie allumé par le vote-surprise de mardi, qualifié "d'accident de parcours", et attribué à des problèmes d'organisation interne. On va croire ça, tiens !

Sarkozy pense-t-il à la cohabitation ?

Nicolas Sarkozy a rappelé en conseil des ministres l'importance de l'adoption du texte, et apporté son soutien au ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo. Preuve de cette détermination, le projet de loi sur les OGM était examiné en fin d'après-midi en commission mixte paritaire. Un "passage en force" unanimement dénoncé par la gauche.

"L'accident regrettable d'hier ne détournera pas le gouvernement et sa majorité de leurs responsabilités", a affirmé François Fillon lors d'une séance houleuse des questions au gouvernement. Assuré par le président du groupe UMP Jean-François Copé du "soutien sans faille" de la majorité, le Premier ministre a dénoncé le "coup politique" de la gauche sur les OGM.

Premier responsable de l'incident pour ne pas avoir mobilisé suffisamment les députés UMP, Copé - qui s'est entretenu (il a fermé sa gueule, oui !) mardi soir au téléphone avec Nicolas Sarkozy - a reçu le soutien de ses troupes qui l'ont applaudi debout. Fallait voir les mines hypocrites qui surjouaient le soutien au pendu ! Le même soutien unanime a été mesuré dans la matinée lors d'une réunion exceptionnelle des députés, où il a été décidé de créer un groupe de travail pour assurer une présence suffisante d'UMP dans l'hémicycle.

Reste que ces incidents accentuent le malaise entre le gouvernement et la majorité, perceptible depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Les députés se plaignent de ne pas être associés aux projets gouvernementaux. Le débat sur les OGM a cristallisé tous les mécontentements.

François Grosdidier a dit qu'il n'est pas question qu'il vote le projet. "Le projet initial du gouvernement était bon mais la loi a été transformée dans les débats parlementaires, y compris à l'Assemblée, et s'éloigne de ses objectifs. Globalement c'est un recul et un déséquilibre". Il a regretté notamment de "ne pas avoir obtenu la transparence totale pour tout ce qui concerne les effets des OGM sur l'homme ou sur l'environnement".

Et en réunion de groupe, suprême élégance, le distingué Claude Goasguen a fustigé les "connards" (sic) qui "parlent trop de l'autre côté de la Seine". En clair, les conseillers de Nicolas Sarkozy.

Alors, je hasarde une hypothèse : face à cette situation, Sarkozy va-t-il décider de dissoudre l'Assemblée nationale ? Après tout, qui sait s'il n'envisage pas finalement une cohabitation avec la gauche ?

Lire l'excellent article sur les pratiques scandaleuses des groupes de pression OGM,

sur le blog de Claude-Marie Vadrot

http://horreurecologique.blogspot.com/2008/05/ogm-aprs-la-rigolade-les-choses.html

14 mai 2008

Le gouvernement se fait faucher sur la loi OGM

OGM_2

(Clic sur l'image pour agrandir)

Hier donc, le gouvernement s'est pris une claque au bout d'une heure et demie de séance. Ne reprenons pas tout le débat. Ne rentrons pas dans les procédures parlementaires qui régissent le vote des lois.

Tout le monde a entendu parler des couacs entre les positions du gouvernement et ceux de Nathalie Kosciusko-Morizet, sans doute l'une des rares ministres à savoir de quoi elle parle (*). Et que, précisément, le gouvernement a voulu faire taire. Quant à certains députés UMP, au comportement ambigu, on peut se demander pourquoi ils n'étaient pas présents hier après-midi.

Or, voilà que le projet de loi sur les OGM arrive devant l'assemblée nationale pour y être voté définitivement. Croyait-on. Seul le premier article est en discussion, celui qui fait problème. Et c'est là que cela devient cocasse.

Jean-Louis Borloo, aussi vendeur de savonnettes que d'habitude, en fait des tonnes pour survendre son projet. "Le Gouvernement a renoncé à l’urgence, bien que le retard pris dans la transposition de la directive invitait à agir vite." […] " Mesdames et Messieurs les députés, vous avez désormais la possibilité de mettre fin à dix années de laisser-faire, dix années de déni démocratique sur l’un des plus grands sujets éthiques, économiques et scientifiques du XXIe siècle." […] "Ce projet de loi permettra aussi de combler notre retard dans la transposition des directives européennes, lequel nous exposait à de très lourdes pénalités financières (50M€)." […] "Ce projet n’est ni "pro" ni "anti" : il ne condamne pas, il n’est pas l’expression d’une opinion absolue."

Intervient ensuite Nathalie Kosciusko-Morizet, plus sobre. Un député lance "Elle a le droit de parler ?" Sourires. La ministre enchaîne, non sans malice : "Tous les arguments ont été entendus, chacun s’est forgé son opinion, nous avons bâti ensemble un compromis. Ce texte est devenu celui du Parlement, autant que celui du Gouvernement." […] "Puisque c’est un compromis, certains pourront avoir des regrets." Parlait-elle d'elle-même avec dérision ?

Puis, c'est le tour du rapporteur de la commission des affaires économiques et de l'environnement, qui, l'innocent, fait béatement son numéro de godillot : "Le débat reste vif au sein de la société civile, mais aussi à l’intérieur de notre assemblée. C’est le signe de la vitalité de notre démocratie, et je m’en réjouis."

            

La gauche perd la première manche...

               

Le député PS Germinal Peiro prend la parole pour exposer que la loi est loin d'être recevable, portant le fer là où il fait mal. "Il y a quelques semaines encore, je rappelais à quel point la question des OGM comptait. Les hésitations de la majorité l’ont bien montré depuis six ans : l’histoire législative des OGM n’est qu’une suite de faux semblants et de reculs destinés à mieux faire passer l’inacceptable.

Le symbole le plus frappant du malaise de la majorité et de l’incapacité du groupe UMP à faire régner l’ordre, date du 6 mai dernier, lorsque M. Copé a obtenu de la conférence des présidents qu’il n’y ait pas de vote solennel sur ce texte, alors que nous l’avions demandé." […] "Le vote aura lieu dans le brouillard de la nuit..." […] "M. Copé préconise une démocratie de caserne, où aucune tête ne doit dépasser." […] "Les citoyens ont le droit de savoir ce que chacun de leurs élus a voté." […]

"Le débat en première lecture a été marqué de graves accusations, venues des rangs mêmes de l’UMP, concernant l’indépendance de certains élus." […] "L'analyse du vote solennel du 8 avril dernier témoigne de cette faillite. 57 % des députés n'ont pas approuvé le projet de loi sur les OGM, soit en s'abstenant, soit en votant contre. Seuls 249 députés sur 577 ont voté pour, 328 manifestant leur opposition, à tout le moins leurs doutes. M. Copé peut vouloir jeter le voile sur cette réalité en organisant en deuxième lecture un vote en catimini, honteux sur un sujet d’une telle importance." […]

"Devant ce constat de faillite, le Premier ministre lui-même s’est égaré dans des sanctions disciplinaires au sein de son propre gouvernement, appliquant à l’UMP et à ses ministres la doctrine de la pédagogie de la sanction. Puisque l’on ne peut convaincre par l’exposé, forçons les consciences, obligeons au silence par la force."

Le groupe SRC (Socialiste, Radical et Citoyen) demande un vote public officiel. Après plusieurs prises de bec entre députés des deux bords, à la majorité de 114 voix contre 85 sur 200 votants et 199 suffrages exprimés, l’exception d’irrecevabilité n’est pas adoptée. La gauche perd la première manche.

            

Et gagne la seconde...

               

Le coup de théâtre intervient à partir de ce moment-là avec la demande de vote sur une "question préalable" (autrement dit, l'opportunité de débattre du texte) avec scrutin public par la voix du député communiste André Chassaigne, auteur de l'amendement à l'origine des couacs dans la majorité. "Le Sénat a introduit de nouvelles dispositions peu claires, qui nécessitent un examen supplémentaire. La discussion de ce texte doit donc être repoussée." […] "Quel est donc le sens véritable de l'amendement du Sénat ? Voilà ce qu’il nous faut éclaircir aujourd'hui. Le maintien de la formulation issue de notre Assemblée était-il une simple concession destinée à donner des gages à une opinion qui a montré son opposition aux OGM ? La compléter avait-il pour objectif de la neutraliser, de la siphonner en la vidant de sa substance ?"

Après quelques ultimes escarmouches, le vote a lieu : à la majorité de 136 voix contre 135 sur 273 votants et 271 suffrages exprimés, la question préalable est adoptée. Et le projet de loi sur les OGM est donc rejeté ! Tous les députés de gauche se lèvent et applaudissent longuement. La gauche a quasiment fait le plein de ses voix. La doite a bien tenté de mobiliser les siens mais en vain (voir la différence sur le nombre des présents entre les deux votes consécutifs).

Rappel des potentiels : Droite : 338, Gauche : 229, Non inscrits : 8

(*) Evoquant les membres de la majorité, Nathalie Kosciusko-Morizet avait déclaré en avoir "marre d'être confrontée à une bande de lâches". [...] "Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum", avait rajouté la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.

Lire le compte-rendu analytique officiel de la séance (un régal)

(le débat sur les OGM se trouve à la moitié du compte-rendu) :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cra/2007-2008/155.asp

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