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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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10 septembre 2008

Fichier EDVIGE : Le point de vue de Michel Pezet

EDVIGEAux dernières nouvelles, malgré les propos clownesques de Michèle Alliot-Marie et de François Fillon réunis, suite aux nombreuses protestations, dont celle de l'inimitable Hervé Morin qui n'a vu ni le décret ni la catastrophique embuscade afghane venir, les choses bougent. Nicolas Sarkozy semble vouloir apporter quelques retouches au décret pour tenter de couper court à toute manifestation explosive susceptible de provoquer dans la foulée un coup de chaleur généralisé à embrasement politique immédiat à la rentrée. Pour mieux comprendre, la portée du décret, voici ce qu'écrivait Michel Pezet il y a quelques jours.

"On vous fiche, ne vous en fichez pas"

(Clic sur l'image pour agrandir)

EDVIGE ou l'embastillement électronique

Par Michel Pezet, avocat, ancien commissaire de la CNIL

Article paru dans Le Monde le 5 septembre 2008

Les commentaires critiques qui ont fait suite à la publication du décret instituant le fichier Edvige le 1er juillet 2008 ont essentiellement porté sur des dispositions spécifiques du texte, comme le fichage des mineurs dès 13 ans.

Pour regrettables qu'ils soient, ces aspects ne représentent pourtant qu'une faible partie du problème posé par un texte qui offre maintenant à l'Etat la possibilité de placer sous fiches la quasi-totalité de nos concitoyens, avec luxe de détails sur leur vie privée.

L'incroyable atonie de la classe politique face à ce décret n'est pas le moindre problème dans cette affaire. Au-delà de communiqués courroucés et de déclarations de principes, il revient aux responsables politiques et aux citoyens soucieux du respect des libertés individuelles de s'engager pour que cesse la construction d'un tel fichier.

Toute l'économie du décret qui institue le fichier Edvige repose sur l'autorisation de mettre sous fiches des individus ou des organisations "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public". Or, si le droit administratif dit que l'ordre public est notamment composé du bon ordre, de la sécurité et de la tranquillité publique, cette définition floue et imprécise a depuis longtemps ouvert la voie à une jurisprudence qui admet, par exemple, qu'une personne qui chante dans la rue après 22 heures porte atteinte à l'ordre public.

Ajoutons à cela que l'atteinte à l'ordre public n'a même pas besoin d'être constituée au terme du décret, puisqu'il autorise également la mise sous fiches de personnes qui sont susceptibles de le faire, et l'on comprend que l'Etat dispose maintenant d'une immense marge de manœuvre pour enquêter sur la vie privée des individus et en intégrer les résultats dans un système de fichier automatisé. Mme Alliot-Marie a voulu récemment apaiser les esprits en déclarant que ce texte ne sera utilisé "que dans des cas extrêmement limités et (qu'il sera) très encadré". De bien jolis superlatifs qui oublient l'essentiel : rien dans la loi ou dans le décret ne précise ces limites ou cet encadrement. En user, avec modération, ou pas, ne relève donc que du fait du prince.

L'embastillement électronique est en marche.

L'environnement de la personne

Les informations autorisées à figurer dans le fichier Edvige constituent le second problème de ce texte. Elles sont pléthoriques : signes physiques, objectifs, comportement, informations fiscales et patrimoniales, déplacements, antécédents judiciaires…

La CNIL analyse pour sa part dans un récent avis que le décret permet également d'intégrer au fichier des données à caractère personnel "qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les origines philosophiques ou religieuses ou l'appartenance syndicale ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle".

Enfin, cerise sur le gâteau, le texte permet aussi d'inscrire les "données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle".

Cette dernière disposition étend le recueil d'information à bon nombre de personnes ; relations, famille, enfants, sans qu'il ne soit même précisé la nature des renseignements qui pourront être ainsi collectés.

La portée de ce décret est donc très inquiétante. On ne saurait s'étonner qu'il émane d'un gouvernement et d'une majorité parlementaire qui ont fait de la réponse au sentiment d'insécurité manifesté par nos concitoyens la pierre angulaire de leurs succès électoraux et de leur politique au pouvoir. Mais comment comprendre les rares et faibles réactions que ce texte suscite à gauche ?

En à peine deux décennies, l'anxiété grandissante de notre société face à la violence, depuis la petite délinquance jusqu'aux actes terroristes, a progressivement émoussé notre vigilance collective face aux atteintes aux libertés individuelles. La gauche, toute à son désir de rejoindre l'opinion publique sur la question de la sécurité, a fini par embrasser largement les idées les plus liberticides avec pour seule nuance l'importance qu'elle continue d'attacher aux dispositifs de prévention pour lutter contre la délinquance.

Récemment traversée d'un débat salutaire sur les fondements du libéralisme politique et de leur nécessaire réappropriation pour défendre nos libertés, la gauche tient avec le fichier Edvige l'occasion de s'extraire enfin du consensus politique aberrant qui consiste, au nom de la sécurité, à sacrifier chaque jour un peu plus de la liberté de chaque individu.

Le système de fichier Edvige n'a pas sa place dans une démocratie. Et il nous faut maintenant convaincre nos concitoyens qu'en matière de sécurité la fin ne peut justifier de tels moyens.

Pour signer directement la pétition :

http://nonaedvige.ras.eu.org/petitions/?signe=oui 

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9 septembre 2008

A la demande générale… ou presque

3d_sautille

A la demande générale... ou presque, les Joissains et les Sarkozy me boudant je ne sais trop pourquoi, mais cela me va très bien, je reprends donc mes pages d'écriture. Avant qu'un lecteur – un ami qui se compromet imprudemment en signant ses commentaires de ses vraies initiales et qu'Edvige a déjà fiché au nombre de ceux qui me fréquentent – ne lance un avis de recherche international, j'anticipe de quelques jours la tenue de mes chroniques.

Puis-je me permettre de faire observer que, connaissant tout de vos impatiences à me lire, j'avais pris la précaution courtoise, si, si, vous savez bien que je suis courtois, de vous donner rendez-vous en septembre. Notez bien que je n'avais pas dit le 1er, le 2 ou le 10, j'avais dit "en septembre", qui, jusqu'à plus ample informé, va jusqu'au 30. A l'évidence, vous aviez interprété autrement, à moins que... vous n'ayez délibérément fomenté une stratégie du harcèlement pour tenter de me donner mauvaise conscience. Nous nous ressemblons tellement ! Quoi qu'il en soit, même en publiant le 29, ma parole n'aurait pas été mise en défaut. Florentin, l'argument, non ? 

Mais, je vois bien que vous êtes insatiables. Vous vous êtes connectés, chaque jour, en vain, et vous me l'avez fait savoir, souvent avec humour. Il est vrai aussi que, depuis quelques temps, il n'y a pas vraiment grand-chose à se mettre sous l'œil sur d'autres blogs volages ou inconstants du coin.

A la vérité, cela m'aura permis de mesurer à sa juste valeur votre profond état de manque, que j'ai donc testé sans l'avoir machiavéliquement prémédité... alors que j'en suis bien capable (Proverbe italien : "Le loup perd le poil mais pas le vice"). J'ai l'outrecuidance de penser que les nombreux signes que vous en trahissez, par vos commentaires ou vos mails, sont finalement ceux d'une amitié, celle-là même que j'ai aussi envie  de vous manifester à ma manière en prenant place devant mon écran.

Une fois ces choses dites, et avant de repartir à la charge, je voudrais vous dire que cette pause estivale restera pour moi à nulle autre pareille. Ce mois de septembre, j'ai posé mon cartable et ma craie et laissé à de plus jeunes l'héritage de ma salle de classe et le soin de poursuivre l'éducation des générations futures. Je n'ai ni nostalgie de ce métier choisi qui m'a offert certaines de mes plus belles années professionnelles, ni même acrimonie à l'égard d'un système défaillant qui mériterait pourtant de toute urgence de redevenir le lieu fondamental de la formation des individus à la connaissance, à l'esprit critique et à la liberté.

C'est à l'école de notre République que je dois d'avoir accueilli  l'étranger que j'étais et de m'avoir fourni les outils de ma construction. Des années durant, j'ai considéré qu'il me revenait, peut-être plus qu'à d'autres, de ne rien oublier et de m'efforcer d'être à mon tour l'un des maillons de la chaîne.

A demain pour parler des agitations humaines qui n'ont pas fait la pause.

28 juillet 2008

Il n'y a que la pause qui repose…

toileCe n'est qu'un répit. Ce n'est qu'un repos... Juste un peu de temps pour réapprendre à surprendre les émouvants couchers de soleil. Se lever plus tard. Ecarquiller les yeux. S'éclaircir le regard. Débarbouiller un cerveau. S'affranchir des dures carapaces. Se refaire une nature. Embraser la vie. Et enfin revenir aux agitations humaines qui ne font, hélas, jamais de pause. A bientôt. En septembre...

Photo_PATRAS_soleil

(Clic sur l'image pour agrandir)

Photo que j'ai prise à Patras (Grèce) en 1979

25 juillet 2008

Naomi Klein : "La montée du capitalisme du désastre"

Il y avait le franc-tireur Michael Moore. Il faut aussi désormais compter avec Naomi Klein. Auteur de plusieurs ouvrages, elle parle, se déplace, dérange et pousse à réfléchir. Son livre "No Logo" sur la tyrannie des marques a connu un succès mondial. Son dernier, "La stratégie du choc" (Shock Doctrine") dénonce "la montée du capitalisme du désastre". Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça secoue. Fort. A voir, toutes affaires cessantes, cette vidéo de 6mn48s (très bien sous-titrée) qui frappe au cerveau. (Merci à jpduf)

http://www.dailymotion.com/video/x5ls1y_naomi-klein-le-capitalisme-du-desas_news

naomi_strategie_du_chocnaomi_klein

25 juillet 2008

Les heures sup n’ont pas la cote

Après plusieurs lois sur le même sujet, le gouvernement vient de faire passer celle sur les "droits et devoirs des demandeurs d'emplois", qui s'ajoute à la "réforme du temps du travail". Tout cela pour alimenter le slogan "travailler plus pour gagner plus".

Ça sent encore un peu plus l'escroquerie car le sort fait aux cadres, qui ont longtemps cru être l'abri et qui goûtent maintenant à leur tour la potion amère, montre que le gouvernement ne fait de cadeau à personne. Il dérèglemente dans tous les sens au nom d'une doctrine libéralissime prétendument efficace. Le 23 juin, Libération a publié un article de Luc Peillon qui fait le point sur les heures sup. Parlant.

Les 35 heures ont la peau dure. Destinées à lancer le "travailler plus pour gagner plus", les lois sur les heures supplémentaires et le rachat de jours de RTT devaient faire s’envoler le temps de travail. Sept mois après le lancement du dispositif, le dernier bilan de l’Acoss (la "banque" de la Sécu) marque plutôt un plafonnement du système.

Après une montée en charge au dernier trimestre 2007, et une décrue en janvier et février, le mois d’avril - pour les entreprises de plus de dix salariés - fait état d’une progression d’à peine 2% des heures supplémentaires par rapport à mars. Soit une quasi stagnation.

Rapportées aux entreprises qui ont recours au dispositif, ces 44 millions d’heures en plus d’avril  correspondent à cinq heures par salarié et par mois, soit (pour une rémunération au Smic) un supplément de 53 euros mensuels. Une somme à considérer comme un "gain" de pouvoir d’achat à la seule condition que ces salariés n’aient pas fait d’heures supplémentaires avant la loi, ce qui, pour la plupart d’entre eux, n’est pas le cas.

Pour ceux qui en réalisaient déjà, le gain réel réside uniquement entre le brut et le net (exonération de cotisations salariales), soit 20% de ces 53 euros, c’est-à-dire un peu plus de 10 euros par mois. Reste l’éventuelle défiscalisation à venir, tout en sachant qu’un Français sur deux ne paie pas l’impôt sur le revenu. Mais surtout, ces heures supplémentaires rentreront dans le revenu fiscal de référence, servant de base de calcul pour les abattements relatifs aux impôts locaux ou pour l’estimation de certaines allocations, dont la prime pour l’emploi. Certains risquent ainsi de perdre d’une main ce qu’ils vont gagner de l’autre.

Autre élément du rapport de l’Acoss, publié vendredi, les premiers résultats sur la loi "pour le pouvoir d’achat", concernant le rachat de jours de RTT en 2007. Ce dispositif n’aurait concerné que 20% des salariés, pour un montant de 25 millions d’euros, et sur un "reliquat de deux à trois jours" de RTT. Si la modestie des chiffres peut s’expliquer par l’annonce tardive de la mesure en fin d’année dernière, l’enquête réalisée par l’Acoss pour les prochains mois n’est pas plus optimiste.

Réalisée entre fin mai et début juin, celle-ci dévoile que seuls 21% des chefs d’entreprise prévoient de proposer à leurs salariés de racheter une partie de leurs jours de RTT d’ici à la fin de l’année. Démantèlement. Pire, les salariés eux-mêmes ne seraient pas demandeurs : plus de 80% d’entre eux n’auraient pas fait de demande de rachat de jours de RTT à leur employeur pour cette année.

Même financièrement incitatif, ce dispositif, dont le but est d’augmenter le temps de travail des salariés à temps plein, ne séduit pas. Qu’en sera-t-il alors de la prochaine loi sur le démantèlement des 35 heures, qui elle, ne comporte aucun élément financier ?

Pour compléter l'analyse, cet excellent article de mars 2008 :

"Les 35 heures, bouc émissaire"

http://www.alternatives-economiques.fr/les-35-heures--bouc-emissaire_fr_art_690_35858.html

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23 juillet 2008

Réforme des institutions : Le détail des votes

Congrès de Versailles : Séance du 21 juillet 2008

               

Scrutin public sur le projet de loi constitutionnelle

de modernisation des institutions de la Ve République

Total : 906 Parlementaires    Seuil théorique requis des 3/5es : 544

Votants : 905    Suffrages exprimés : 896    Majorité requise : 538

Pour l'adoption : 539       Contre : 357

Les parlementaires d'ici

Pour : Députés UMP Maryse JOISSAINS, Christian KERT, Richard MALLIE

Contre : Sénateur PS Jean-François PICHERAL

Les parlementaires Parti Radical de Gauche (15)

Pour : 9    Contre : 5    Abstention : 1

Députés : 8

Pour (6) : Gérard CHARASSE, Paul GIACOBBI, Annick GIRARDIN,

Joël GIRAUD, Dominique ORLIAC, Sylvia PINEL,

Contre (2) : Chantal ROBIN-RODRIGO, Christiane TAUBIRA

Sénateurs : 7

Pour (3) : Jean-Michel BAYLET, André BOYER, François VENDASI

Contre (3) : Nicolas ALFONSI, Yvon COLLIN, Gérard DELFAU

Abstention (1) : François FORTASSIN

Assemblée nationale

Députés : 576 (1 siège vacant)

UMP (317)

Pour : 310 Contre : 6 Abstention : 1

Nouveau Centre (24)

Pour : 23 Abstention : 1

Socialiste, Radical, Citoyen et Divers Gauche (204)

Pour : 10 Contre : 194 Abstention : 1

Gauche Démocrate et Républicaine (24)

Contre : 24

Non Inscrits (7)

Pour : 1 Contre : 6

Sénat

Sénateurs : 330 (1 siège vacant)

UMP (159)

Pour : 158 Contre : 1

Union Centriste-UDF (30)

Pour : 24 Contre : 2 Abstention : 4

Socialiste (95)

Contre : 95

Rassemblement Démocratique et Social Européen (17)

Pour : 11 Contre : 4 Abstention : 2 

Communiste, Républicain et Citoyen (23)

Contre : 23

Non Inscrits (6)

Pour : 2 Contre : 2 Abstention : 1 Non votant : 1

Des surprises à noter

13 défections (contre et abstention) à droite (sans compter les Non Inscrits)

et 9 votes pour du PRG

Et aussi :

Pour : Député Jack LANG (PS)

Contre : Députés François BAYROU (MoDem), Nicolas DUPONT-AIGNAN (UMP)

Abstention : Sénateur Michel CHARASSE (PS)

La vidéo des interventions à la tribune

(on peut facilement déplacer le curseur) :

Jean-Michel BAYLET (PRG), de 00.43.30 à 00.53.30

Arnaud MONTEBOURG (PS), de 01.10.30 à 01.22.00

http://www.assemblee-nationale.fr/13/congres2/congres-080721-video-seance.asp

Les sites :

Les votes détaillés des parlementaires :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9001.asp

L'Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr

Le Sénat : http://www.senat.fr

21 juillet 2008

France : Tout va bien (avec un jeu drôle en bonus)

NaufragePour faire taire tous les esprits critiques et malveillants qui ne cessent de se lamenter sur le sort injuste que leur ferait prétendument subir notre gouvernement, voici quelques arguments susceptibles de rétablir enfin la vérité et de les laisser bouche bée pour encore au moins quatre ans. Bien entendu la liste est loin d'être exhaustive et vous pouvez la compléter vous-même.

Ÿ L'inflation atteint 3,60%. Nous avons des ministres fortiches. Ils avaient juré dur comme fer qu'ils maîtrisaient bien la situation. C'est vrai qu'en termes de pouvoir d'achat ils auront réussi à le maintenir à la misère.

Ÿ En 2006, la France métropolitaine comptait 7,9 millions de pauvres, soit 13,2% de la population, taux stable depuis 2002, après avoir reculé pendant les années précédentes (source Insee). Concrètement, cela veut dire : un niveau de vie inférieur à 880€ par mois, contre un revenu médian de 1.470€ par mois (17.600€ par an). A titre de comparaison, au 1er janvier 2006, le plafond du revenu minimum d'insertion (RMI) pour une personne seule était de 433€ par mois. Depuis, tous les Français sont devenus riches grâce au bouclier fiscal...

Ÿ Bernard Tapie n'a pas presque plus de soucis à se faire. Sa cagnotte miraculeuse équivaut aux salaires annuels des 15.000 postes d'en-saignants français qui vont être supprimés l'année prochaine. Pas de quoi rire, c'est l'argent des contribuables.

Ÿ Tous les Français vont être fichés par EDVIGE. Cela ne fera plus de jaloux. Ils seront traités comme les immigrés. D'ailleurs les "vrais" Français ne sont-ils pas eux-mêmes souvent des ex-étrangers ? Il ne reste plus qu'à confier les clés de la maison France à Le Pen et notre pays sera bien gardé.

Ÿ Le président de la République a invité le président syrien, spécialiste en sang coagulé, aux cérémonies de la fête nationale du 14-Juillet. Le même jour, il a remis la Légion d'honneur à Ingrid Betancourt pour aucun service rendu à la France. Ne cherchez pas, ça ne coûte pas grand-chose aux contribuables, c'est juste bon pour la propagande de Sarkozy.

Si vous trouvez que la France ne va pas aussi bien que ça, voici un petit jeu où vous pouvez vous défouler en bottant l'arrière-train de qui vous savez en le voyant tous les jours à la télé. En plus, comme c'est l'été et que vous avez envie de vous reposer et de ne plus penser à lui, cela ne peut que vous faire le plus grand bien. Vous pouvez recommencer autant de fois que vous le voulez.

http://www.pictogame.com/play/game/8Cw1OVYLGyG4_bottez-l-arriere-train-de-sarkozy-

21 juillet 2008

Réforme des institutions : L'arnaque du Congrès

Membre du Parti radical de gauche, je tiens à préciser que je ne suis pas favorable à la réforme des institutions proposée par Sarkozy. Je suis en désaccord complet avec la position adoptée par les instances nationales du PRG qui commet l'erreur (pour ne pas dire la faute) de privilégier une démarche de marchandages au détriment du fond. Face aux dérives autocratiques contenues dans le projet, j'estime que les parlementaires PRG doivent voter contre.

Etant donné l'infime écart de voix en jeu, si le coup de force présidentiel devait être validé cet après-midi au Congrès de Versailles grâce aux votes positifs des élus PRG, le parti n'aurait réussi qu'à sauver Sarkozy d'une noyade politique assurée. Une lourde responsabilité que je n'entends partager en aucune façon.

21 juillet 2008

Affaire Tapie : Des réactions d'internautes

Mon article sur la colère de Bayrou dans l'affaire Tapie a très vite été référencé sur le site d'informations Wikio qui a permis à de nombreux visiteurs de consulter mon blog. J'en ai extrait quelques commentaires d'internautes plutôt remontés, fourche en main.

Brave nanard

Le comme-y-sert qui s'la joue intègre sur la tf1-sodas-burgers & co qui vous lessive le cerveau à vos frais. Suffit de remonter le courant du quinquennat pour comprendre…

Affaire Tapie : l'opposition veut "aller jusqu'au bout de la vérité"

Bernard Tapie traficotait déjà du temps de Mitterrand. Il traficote maintenant avec son copain Nico et que disent les socialistes qui l'ont connu comme bandit manchot quand il était ministre ? Et bien, ils veulent faire une commission d'enquête sur l'affaire Crédit Lyonnais. Le PS prend vraiment les Français moyens pour des c… car ce sont eux qui l'ont formé à escroquer…

Tapie et Sarko, les rois de la magouille

Il suffit de lire la presse anglo-saxonne. Elle tire à boulets rouges sur notre "Fanfan l'artilleur" qu'est notre Nico national et elle n'est pas tendre. Malheureusement, la nôtre est inexistante sur tout ce qui se passe… Sauf le Canard…

Suivez le courant

Pour sauver l'honneur de la France, fallait bien sauver le Crédit Lyonnais. Les USA sont bien en train de renflouer sur le dos du contribuable les potes de la finance ayant joué au casino des centaines voire des milliards de milliards de dollars (on ne compte plus). Mais sauver Tapie de ses pseudo-préjudices moraux, là, ça fait mal. Va encore falloir pomper dans la caisse aux lunettes et franchises d'Alzheimer de la sécu pendant que le gouvernement vous pompe des millions d'euros pour vous apprendre par spot-pub que votre pouvoir d'achat s'améliore, Mâme la Marquise.

Va encore falloir l'augmenter

Sarkozy et ses ruptures nous menant tout droit à la quatrième république (on y est presque là, encore un effort) et bientôt à Badinguet (surnom de Napoléon III) pour la "réforme institutionnelle" ou l'attaque en sous-marin de la Constitution, va encore falloir l'augmenter. Un tel sacerdoce n'a pas de prix. 

19 juillet 2008

Le Ravi de l'été à lire en maillot de bain

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Franchement, ce serait stupide de se priver du n° 54 du Ravi qui vient de sortir. Pour le prix habituel (2,80€), il y en a presque deux fois plus. Le numéro couvre juillet et août. On y trouve l'article sur les dérives de l'OPAC d'Aix que j'ai mis en ligne il y a quelques jours mais aussi un portrait de Maryse Joissains avec caricature (comme je l'aime) et mille infos qu'on ne lit nulle part ailleurs.

Quand on sait que c'est une petite association qui le produit et l'édite, qu'il n'y a pas de publicités commerciales qui mangent des moitiés de pages et que l'écriture y est formidable, on se dit qu'on a bien de la chance de tenir pareil journal entre les mains. Si vous ne l'avez jamais acheté, testez-le. Si vous le connaissez déjà, aidez-le à vivre.

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