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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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16 septembre 2015

Rentrée en quelques images (1)

Le blog reprend comme annoncé. Mais d'abord par un petit retour en quelques images sur le mois d'août avec deux événements annuels liés à notre Histoire nationale et locale qui ont sauvé nos libertés et qu'il ne faut jamais oublier...

LAC Résistants 19
(Clic sur les images pour agrandir)

Le rythme s'est ralenti début août faisant place à quelques semaines de répit ponctuées cependant par deux moments liés à l'Histoire. Septembre a sonné avec son cortège d'événements publics habituels ou non qui font finalement notre quotidien.
Dans les semaines et mois à venir, d'autres moments de portée démocratique figureront à l'agenda : la rentrée politique avec les séances du conseil municipal d'Aix et de la communauté du Pays d'Aix, les élections régionales de décembre et l'entrée en vigueur de la métropole. Le blog s'emploiera à vous en informer comme depuis de nombreuses années.

Voici une première livraison en images sur quelques faits marquants.

LAC résistants 19

LAC résistants 19

Le 19 août, en matinée, belle et émouvante cérémonie pour commémorer le souvenir des Héros de la Résistance et des Martyrs de la Libération au cimetière Saint-Pierre. En présence notamment de Cyprien Fonvielle, directeur du site-mémorial du Camp des Milles, Marie-Thérèse Brun-Claverie, présidente départementale de l'Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance, Noëlle Ciccolini-Jouffret, Lucien-Alexandre Castronovo, conseillers municipaux, Jean Mallet, président de l'Amicale des anciens marins du Pays d'Aix, Jacques Misguich, président de l'Association Jean-Zay en Provence, Pédagogie, Mémoire et Histoire, et les porte-drapeaux des associations.

LAC Libération 21

LAC Libération 21

Le 21 août, Aix commémorait le 71ème anniversaire de sa Libération devant le monument aux morts, en présence des autorités civiles et militaires, sous-préfet, élus et associations patriotiques. Chant des partisans, Sonnerie aux morts et Marseillaise ont ponctué cette émouvante cérémonie à laquelle participait un détachement de soldats américains de la 3ème division, sous les applaudissements des Aixois et des touristes de passage. Parmi les élus présents : Noëlle Ciccolini-Jouffret, Gaëlle Lenfant et Lucien-Alexandre Castronovo. 
                                                                                                                A suivre demain...

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10 août 2015

Le blog en pause estivale

gif cascade 3

Le blog est mis en pause estivale. Il reprendra vers la mi-septembre. D'ici là, et dans l'attente de nous retrouver tous en pleine forme, je vous laisse à votre loisir, si l'envie vous en dit bien entendu, de naviguer parmi les 1982 articles publiés depuis la création du site il y a près de neuf ans.
Merci encore aux lecteurs et visiteurs du blog et à tous ceux qui partagent et relaient chaque nouvelle parution sur les réseaux sociaux. A bientôt.

3 août 2015

Avec le PLU de Maryse Joissains, Aix court un gros risque d'être muséifiée !

Le Plan local d'urbanisme a été présenté au conseil municipal. Un long débat contradictoire s'est ouvert entre majorité et opposition. Maryse Joissains veut muséifier la ville alors que nous proposons un développement dynamique avec une vraie politique du logement social comme élément moteur... 

PLU dessin

Actualisation : voir plus bas l'article de La Marseillaise paru le 5 août
Cette période estivale n'a pas été la moins chargée de l'année en termes d'activité et de confrontations politiques. De volumineux dossiers étaient déjà tombés en avalanche fin juin avec une séance publique comportant une soixantaine de dossiers. Mais c'est ce mois de juillet que le rythme s'est accéléré avec la dernière séance de la Communauté du Pays d'Aix dont l'ordre du jour a examiné 76 rapports et pas des moindres.
Troisième moment de forte concentration, la séance publique du 23 juillet du conseil municipal a été convoquée exceptionnellement le matin avec des affaires plutôt traditionnelles et l'après-midi avec un énorme morceau, la présentation et le vote du Plan local d'urbanisme. Elle aura duré sept heures en tout dont trois heures pour le PLU (l'an dernier, les débats avaient déjà atteint quatre heures).
Beaucoup de thèmes ont été abordés mais on a bien vu que majorité et opposition ne partagent pas la même conception pour le développement de la commune envisagé pour les vingt prochaines années.
Edouard Baldo a résumé pourquoi ce PLU manque de souffle. Hervé Guerrera a pointé les manques qui vont pénaliser Aix alors qu'il fallait réparer les cassures. Pour ma part, j'ai centré mon intervention sur la question du logement, clé essentielle pour répondre aux milliers de demandes en souffrance (voir le document ci-dessous et la vidéo avec mon interview).

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le rectangle en bas à droite du document) 

CM 16 23

(Clic sur le texte pour agrandir)CM 16 23CM 16 23

logo anonymal 2015

Un excellent site ! 
http://www.anonymal.tv/

"Plan local d'urbanisme : L'heure de vérité est enfin arrivée !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/07/21/32385540.html

28 juillet 2015

Vente des parkings aixois : Par ici, les mauvaises (bonnes) affaires...

Ce n'est pour l'instant qu'une annonce de principe. Mais, que cache une telle opération et quelles seront les conséquences si la vente des parkings de la ville se concrétise ? Revue...

parking méjanes

12h00 : Actualisation (voir extrait de presse ci-dessous)
Une délibération à la teneur surprenante était dûment inscrite à l'ordre du jour de la séance publique du conseil municipal de jeudi dernier qui comportait également le vote du Plan local d'urbanisme.
Elle faisait état d'une offre de rachat par la Semepa (présidée par le premier adjoint et dont la Ville est l'actionnaire majoritaire), détentrice quasi historique des délégations de service public de toutes les infrastructures de stationnement "hors voirie", soit les huit parkings de la ville.
Selon le rapport (voir ci-dessous), toutes les précautions juridiques sont étudiées pour que l'opération soit conduite sur des bases incontestables. La municipalité assure qu'à chaque étape du processus de nouvelles délibérations seront présentées aux élus.
Il faut en effet envisager à la fois la résiliation des DSP avant toute désaffectation de propriété et leur retour dans le patrimoine communal (pour lesquels il serait prévu une clause de reversibilité en cas de non cession), et recueillir l'avis des domaines pour évaluer le prix des ouvrages.
En fonction des informations obtenues, il conviendra alors de lancer une enquête publique officielle avant tout déclassement des parkings. Ce n'est que lorsque toutes les garanties seront acquises que le conseil municipal sera appelé à accepter, ou non, l'offre d'achat.
Lors de mon intervention, j'ai notamment interrogé Maryse Joissains et son premier adjoint sur la date éventuelle d'aboutissement de la procédure complète. Ils m'ont répondu qu'ils voulaient aller vite, c'est-à-dire la voir achevée d'ici la fin de l'année. J'ai également demandé si l'on avait déjà une idée du prix d'achat. Ils ont indiqué entre 75 et 80M€. Seulement ? Ce sera un des points à surveiller dans cette affaire.
Pourquoi une telle vente et pourquoi maintenant ?
La délibération n'en fait pas mention mais les échanges oraux en conseil ont révélé que cette opération est bel et bien lancée maintenant pour éviter que le stationnement hors voirie ne tombe sous la tutelle de la métropole. Pour mémoire, nous avons entendu la même rengaine à l'occasion du retour vers la Ville des équipements culturels aixois gérés par la Communauté du Pays d'Aix.
Beaucoup de questions restent cependant en suspens au sujet de l'offre de rachat formulée pour les parkings. Par exemple, est-on sûr de pouvoir franchir tous les obstacles juridiques en résiliant, pour vente, les délégations de service public ? S'agissant ainsi d'une cession, peut-on se passer légalement d'un appel d'offre pour mise en concurrence ? Et, si une mise en concurrence s'impose, n'y a-t-il pas le risque que, parmi les éventuels candidats, l'on retrouve les habituels grands groupes privés, gros requins bien connus dans le domaine du stationnement ? La Ville déciderait-elle alors d'abandonner la procédure de vente afin de ne pas voir le contrôle de ses infrastructures lui échapper ?
Enfin, autre question que tout Aixois peut légitimement se poser : quel serait l'impact sur des tarifs de stationnement soumis à la notion de profit, comme c'est déjà le cas dans beaucoup de communes passées au privé ?
On le voit, l'obstination anti-métropole de Maryse Joissains qui guide ses choix politiques n'est pas sans mettre en péril la gestion de nos équipements publics. Le premier adjoint, délégué aux finances, n'a pas caché que la vente serait une bonne affaire qui rapporterait de l'argent frais dans les caisses de la ville. Pas faux, mais c'est là une arme à un seul coup ! Après quoi, ce serait "circulez, il n'y a plus rien à voir"...

"Bonus… et malus pour le stationnement…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/07/10/32337058.html
"Aix village gaulois dans la métropole ?"
:

http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/07/16/32363892.html

La délibération est => ICI 

CM 16 23

21 juillet 2015

Plan local d'urbanisme d'Aix : L'heure de vérité est enfin arrivée !

L'enquête publique obligatoire étant désormais achevée, le volumineux dossier du Plan local d'urbanisme d'Aix arrive enfin en séance publique du conseil municipal du 23 juillet. Le débat entre majorité et opposition s'annonce aussi contradictoire qu'énergique...

CM 16 23
(Clic sur l'image pour agrandir)

La longue boucle est quasiment bouclée. En fait, on ne le saura qu'après le vote du projet du Plan local d'urbanisme qui se déroulera jeudi en séance publique du conseil municipal et après les deux mois de délai qui suivront si aucun recours n'est enregistré pour le contester.
Petit rappel utile. Après 13 années d'attentisme, donc d'attente pour les Aixois, le projet du PLU avait été présenté une première fois au conseil le 30 juillet de l'an dernier permettant de la sorte un premier long débat entre élus (pas moins de quatre heures !). S'ouvrait alors, comme l'exige la loi, une période visant à recueillir les avis de personnes qualifiées (dont l'Etat). Puis l'enquête publique obligatoire qui s'est achevée en janvier donnant lieu à un rapport officiel de la commission d'enquête.
Toutes ces étapes franchies, voici donc le jour venu de repasser en conseil pour le vote définitif du projet censé fixer les règles qui conditionneront les évolutions du cadre de vie aixois au minimum pour les quinze prochaines années.
La masse de documents est aussi volumineuse qu'impressionnante tant la commune d'Aix présente une complexité qui trouve ses racines dans la grande diversité même du territoire. Un long travail a été nécessaire pour croiser toutes les données et les informations et tenter de les mettre bout à bout dans un souci de cohérence. C'est donc sur cette base complète (et enrichie ?) que le débat du 23 juillet pourra s'engager pour confronter les positions et avis de la majorité et de l'opposition dans le dernière ligne droite du parcours.
A la surprise générale, les Aixois se sont fortement mobilisés pour participer à l'enquête publique : 1.261 observations ont été déposées au registre, ce qui représente environ 1.600 questions posées dans le cadre de la commission d'enquête. A titre de comparaison, les enquêtes qui viennent de se terminer sur le Schéma de cohérence terrioriale et le Plan de déplacements urbains organisées par la Communauté du Pays d'Aix n'ont donné lieu à Aix qu'à trois observations pour le SCOT et zéro pour le PDU.
Comment expliquer un tel intérêt massif pour le PLU ? Outre une impatience compréhensible après une si longue attente, beaucoup de participants ont probablement voulu savoir ce qui peut se passer à un échelon de plus grande proximité une fois le document voté.
Les observations et contributions recueillies font ressortir que la moitié d'entre elles avaient trait à des questions précises portant sur l'évolution du patrimoine personnel ou familial. Et l'autre moitié à des considérations thématiques plus larges et plus globales du PLU (risques divers dont ceux liés aux inondations, zones et pôles d'activités, emplacements réservés, zones à urbaniser, zones agricoles et naturelles, etc.) souvent développées par des associations (genre CIQ) qui mènent des réflexions plus étendues et à plus long terme.
Voilà résumé, très résumé, le cadre de l'enquête publique qui a clos la procédure avant le présentation pour vote au conseil municipal.
Hier, notre groupe Démocratie pour Aix a organisé une réunion publique en son local afin d'engager des échanges avec la population. Pendant deux heures, une bonne trentaine de personnes motivées y ont participé avec sérieux et curiosité, posant de nombreuses questions ou apportant leur expertise sur divers aspects essentiels du PLU. Notre groupe en tiendra compte jeudi lors de la séance spéciale "aménagement" qui se déroulera à partir de 14h dans la salle des Etats de Provence de l'Hôtel de Ville (premier étage). Auparavant, de 10h à 12h30, seront présentées les 32 délibérations courantes.

Pour consulter tous les documents soumis à l'enquête publique :
http://www.aixenprovence.fr/Dossier-Enquete-publique-unique

Ma tribune parue dans le n°10 du magazine de la CPA "Pays d'Aix"

LAC mag CPA juillet 2015

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16 juillet 2015

Aix village gaulois dans la métropole ?

Tel un ultime baroud anti-métropole, Maryse Joissains a fait voter le retour de trois grands équipements culturels de la CPA vers la Ville d'Aix. Un repli insensé d'arrière-garde qui a un coût et qui risque de nous isoler en village gaulois... 

village gaulois

Ce second semestre va être crucial. Des dossiers fondamentaux et lourds de conséquences vont faire l'objet de séances tant au Conseil municipal qu'à la Communauté du Pays d'Aix.
Le Plan local d'urbanisme aixois (PLU) sera présenté le 23 juillet. A cette date, et en parallèle, les enquêtes publiques du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) et du Plan de déplacements urbains (PDU) qui relèvent de la CPA seront bouclées. Et ces deux autres projets arrêtés seront mis aux votes en octobre ou novembre. Soit, pour les trois documents, à quelques portées de l'entrée en vigueur de la métropole le 1er janvier.
Mais il y a aussi, comme ce fut le cas vendredi dernier, d'autres décisions prises par Maryse Joissains qui affichent des positions radicalement anti-métropole. Lors de cette séance, la CPA a été invitée à retirer l'intérêt communautaire de trois équipements culturels majeurs qui ont longtemps bénéficié des financements de la CPA : le Grand théâtre de Provence (GTP), le Centre chorégraphique national (CCN) et le musée Granet et à ré-instituer leur retour à une gestion aixoise. 
Pourquoi de tels transferts ?
Alors que ces grands équipements ont acquis une renommée nationale et même internationale, n'est-il pas particulièrement curieux, et même insensé, de vouloir les rabougrir à une dimension seulement communale ? Comment la Ville d'Aix pourra-t-elle assumer seule leur financement local si celui de la communauté disparaît ? C'est la question que j'ai posée et à laquelle l'adjoint aux finances a répondu en assurant que ce seraient des opérations "blanches", autrement dit sans surcoût municipal.
Affirmation difficile à admettre et dont on peut sérieusement  douter car il manquera bien de l'argent pour atteindre les niveaux de subventionnement actuels.
Derrière ces choix pour le moins surprenants, prétendument opérés "par précaution", le motif profond finalement avoué en séance est la tentative de soustraire ces équipements à leurs éventuels transferts vers la métropole.
Cela fait penser au petit village gaulois qui se barricade pour se défendre mais qui finit par se replier en complète autarcie. Est-ce bien responsable et sérieux de mener un tel combat d'arrière-garde qui ne pourra qu'affaiblir la crédibilité et la place d'Aix au sein de la métropole qui de toute façon est désormais inéluctable ? 

CPA 9 10CPA 9 10

10 juillet 2015

Bonus et malus... pour le stationnement... et pour la fourrière

Deux dossiers passés au conseil municipal du 29 juin vont affecter le quotidien des Aixois et peut-être même les agacer, s'ils sont automobilistes et/ou contribuables. Explications...

parking carnot - Copie

Le premier concerne les modifications des tarifs de stationnement dans les parkings. La Loi Hamon sur la consommation adoptée le 14 mars 2014 est entrée en vigueur ce 1er juillet. L'une des principales mesures est l'application de la tarification au quart d'heure et non plus à l'heure.
Parmi plusieurs objectifs, elle vise à permettre une meilleure rotation du stationnement et à faire payer le prix le plus ajusté à la réalité du temps passé en stationnement dans les parcs à ouvrage.
Ainsi, pour prendre l'exemple le plus simple, la première demi-heure est découpée en deux quarts d'heure mais reste gratuite. Auparavant, à partir de la 31ème minute, l'automobiliste était tenu de régler l'heure entière. Désormais, il paiera par tranches de quinze minutes.
Personnellement, j'ai toujours prôné que le meilleur système était la facturation à la minute, un peu comme lorsqu'on payait les coups de téléphone en fonction de la durée réelle d'utilisation de la ligne. Mais c'était avant l'invention des forfaits illimités.
Anticipant l'obligation de se plier à la règle le 1er juillet, certaines villes ont mis en place la tarification au quart d'heure. Mais, une association de consommateurs a révélé que des maires en ont profité pour augmenter en douce les tarifs, parfois de manière substantielle, pour ne pas dire exagérée. Je dois à l'objectivité de dire que ce n'est pas vraiment le cas d'Aix.
En revanche, si Maryse Joissains a répété que les tarifs aixois sont parmi les plus bas de la région, on ne peut la contester, elle a aussi prétendu qu'ils étaient restés stables depuis 2004 malgré quelques ajustements en 2009. J'ai rétorqué que ce n'est pas tout à fait la vérité. Si, pour ne pas troubler les esprits, l'unité de compte est demeurée un euro, ce n'était plus pour une heure mais pour cinquante minutes.
A la faveur de la nouveauté qui vient d'être introduite, la Ville a souhaité uniformiser, d'une part, dans une même catégorie les tarifs des trois parkings de centre-ville à l'exception de celui des Cardeurs (qui ne bénéficie plus de la gratuité de la première demi-heure), et, d'autre part, les tarifs des cinq parkings de périphérie groupés dans une seconde catégorie.
En outre, des changements vont intervenir pour le stationnement sur voirie. Tous les horodateurs vont être remplacés par du matériel plus moderne permettant partout le paiement par carte bancaire. Les rénovations des parkings et les modernisations annoncées auront un coût. La mairie s'appuie donc sur ces améliorations pour justifier une certaine évolution des tarifs. Les habitués peuvent d'ores et déjà comparer et faire le calcul de ce que cela va leur coûter en plus (voir les tableaux ci-dessous).

fourrière aix

L'autre dossier a trait au compte-rendu annuel de la délégation de service public (DSP) de la fourrière automobile par le titulaire du marché pour la période 2013-2018.
Je suis intervenu pour demander des explications sur un point particulier qui a attiré mon attention. En 2014, d'octobre à décembre, le nombre de réquisitions a fortement chuté pour atteindre le nombre le plus bas jamais réalisé : 236 seulement contre une moyenne mensuelle oscillant entre 700 et 850.
Aucune explication n'a été fournie dans le rapport. L'adjoint aux finances lui-même s'en est étonné et a convenu qu'il ignorait la raison qui a conduit à ce résultat.
Au-delà du simple constat de ce recul des réquisitions qui, rappelons-le, sont très majoritairement de la responsabilité de la Ville, se pose une autre question. Le contrat avait fixé un seuil à réaliser de 9.000 enlèvements annuels. Or, en 2014, il n'y en a eu "que" 8.281 (dont 7.681 sur réquisitions des services de la Ville).
Il y a donc eu un manque à gagner qui doit être évalué, selon le contrat, sur la base de 100 euros par réquisition inférieure au seuil. Dans ce cas, il doit être fait application automatique d'un article dudit contrat qui prévoit le "déclenchement de la garantie d'activité" et le versement d'une compensation équivalente par la Ville.
La différence entre le seuil et le nombre réalisé étant de 719, la facture s'élève donc à 71.900 euros. Lors de l'affermage, a-t-on été trop optimiste ou imprévoyant au sujet du seuil ? Toujours est-il que, le contrat étant valable encore trois ans, la Ville n'est pas à l'abri d'avoir à remettre la main à la poche pour faire face à d'éventuels nouveaux ralentissements des réquisitions. 

parkings tarifs Aparkings tarifs B

 

7 juillet 2015

Le Ravi, un vrai stimulant en une seule dose pour tout l'été !

une ravi 131

Le Ravi prônerait-il la fumette pour tous ? Non, c'est juste de l'humour pour attirer l'attention et contribuer au débat. Le dossier présenté ici développe sur cinq pages de pertinents angles de vue.
Quand l'été attise déjà bien ses braises et ses feux d'artifice, le journal propose de regrouper juillet et août avant de repartir à l'attaque en septembre. Alors, profitons de cette occasion pour découvrir des analyses qui retissent les logiques d'une actualité qui nous est souvent déversée sans queue ni tête comme si le seul but est de gaver les esprits et de réduire le sens critique. Les informations du Ravi sont le résultat d'enquêtes sérieuses où le blabla de remplissage est banni. Voyez ces articles sur la crise sociale chez Areva, sur le projet de tunnel de MPM qui intéresse surtout Eiffage et Vinci, sur la galère des jeunes paysans alpins, ou encore sur le drôle de fonctionnement d'un conseil municipal d'extrême-droite.
De même, je ne saurais trop vous conseiller la lecture revigorante de l'interview de Jacques Bouleistex sur la Métropole.
Partez à la découverte de bien d'autres sujets, illustrés de beaux dessins qui tapent sur les doigts et sont déjà à eux seuls des éditoriaux. Enfin, merci de ne pas oublier de soutenir le Ravi qui ne vit pas de publicité commerciale mais grâce à l'aide de ses lecteurs.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de juillet/août :
http://www.leravi.org/spip.php?article2078
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org

3 juillet 2015

Aérodrome des Milles : Une pétition contre les nuisances en vol et au sol

La privatisation de l'aérodrome des Milles crée de la colère. Un nouveau collectif d'habitants se moblise contre son extension et les risques accrus de nuisances sonores, visuelles et de pollution. Leur pétition contre cette aberration concerne aussi tous les Aixois... 

aérodrome 20
Le "Collectif danger aérodrome des Milles" lors de sa première assemblée générale à laquelle ont participé Edouard Baldo, Lucien-Alexandre Castronovo et Charlotte de Busschère 
(Clic sur l'image pour agrandir)

Nouvelle grosse alerte lancée par des riverains de l'aérodrome des Milles, et appel à la vigilance !
Depuis quinze ans, l'association 1000 décibels et diverses autres organisations se battent à l'unisson, y compris devant les tribunaux, pour la règlementation des nuisances.
En 2001, de nombreux candidats à l'élection municipale, dont Maryse Joissains qui fut élue maire et présidente de la Communauté du Pays d'Aix, s'étaient publiquement engagés pour le refus d'extension de l'aérodrome et l'interdiction des vols de nuit. Même engagement un an avant la municipale de 2008.
Une charte en forme de catalogue de bonnes intentions mais pas vraiment contractuelle, réunissant des partenaires, vit le jour. Surprise : les promesses électorales s'étaient envolées. La charte, pourtant minoritaire (9 membres sur 21), signée en 2009 par Maryse Joissains, fut cependant validée par le préfet.
Nouvelle surprise en avril dernier : les associations découvrent un appel à candidature lancé par l'Etat, via la DGAC (Direction générale de l'aviation civile) pour la privatisation de la gestion de l'aérodrome.
"Dorénavant, écrit l'association 1000 décibels, cet aérodrome sera géré dans un contexte commercial pour accueillir l'aviation d'affaires et auxiliairement l'aviation de loisirs. Le gestionnaire aura toutes les prérogatives nécessaires pour "valoriser" son investissement et accueillir par Autorisation d'occupation temporaire (AOT) toutes les activités de son choix. Cerise sur le gâteau, il pourra recevoir des subventions publiques d'investissement pour rentabiliser son activité !"
Et d'ajouter en colère : "En résumé, vous allez être pollués selon le bon vouloir du gestionnaire qui sera subventionné pour cela avec vos impôts !" Elle s'offusque en particulier de la possible extension d'activité de l'aérodrome.
Voilà pour l'historique très résumé de ce qui a poussé les riverains à combattre le projet.
L'appel d'offres d'avril, dans le cadre d'une délégation de service public, a amené quelque 80 riverains partageant eux aussi ces craintes légitimes à se mobiliser encore plus fort en constituant un collectif, Collectif danger aérodrome des Milles, qui a tenu sa première assemblée générale le 20 juin.
Les membres estiment que la gestion projetée "signifie un développement très important du trafic avec l'ensemble des nuisances, de jour comme de nuit, qui avaient été limitées jusque-là. A part les nuisances intolérables que nous allons subir, si rien n'est fait, la dépréciation de nos patrimoines sera évidente, c'est pour cette raison que nous devons réagir".
Que l'on ne s'y méprenne pas. Ce n'est pas seulement le secteur des Milles qui est concerné. Et ce n'est pas non plus ce qui pourrait être vu comme une recherche égoïste de confort pour quelques habitants. Non, tous les Aixois seraient touchés par un développement intempestif de l'aérodrome.
C'est la raison pour laquelle, le collectif a pris l'initiative de mettre en ligne une pétition ouverte à tous adressée au ministère de l'écologie. Pour ma part, ayant eu le privilège d'assister à la réunion de juin, je l'ai évidemment signée sans aucune hésitation.

Pour en savoir plus :
http://danger.aerodrome.aix.monsite-orange.fr/
Pour signer la pétition et la partager sur Facebook :
https://www.change.org/p/mme-la-ministre-de-l-ecologie-du-developpement-durable-et-de-l-energie-suspension-du-projet-de-delagation-de-service-au-prive-concernant-l-aerodrome-d-aix-les-milles

aérodrome marseillaise 30

aérodrome prov 26

Mon blog en avait déjà parlé :
"L'aérodrome des Milles continue de faire du bruit"
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/03/30/4470607.html
"Aérodrome des Milles : Lettre aux candidats"
:

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/05/27/5099242.html
"A l'aérodrome des Milles, c'est plus décibel la vie"
:

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/11/18/15839200.html

30 juin 2015

Procès perdus par l'équipe Maryse Joissains : Retour à la casse départ !

Les affaires de contentieux coûtent cher aux Aixois, disais-je dans mon article de vendredi. Deux cas récents de procès perdus par l'équipe de Maryse Joissains en apportent hélas une fois de plus l'illustration... 

logo SPA - Copie

Deux exemples récents viennent illustrer les démarches vaines de la majorité de Maryse Joissains.
Le premier concerne le dossier de la fourrière animale du Réaltor (Arbois). Un petit résumé des faits s'mpose pour qui n'a pas suivi l'affaire. Le refuge animal de la SPA avait bénéficié de nouveaux locaux livrés par la SPLA (Société publique d'aménagement du Pays d'Aix), présidée par le premier adjoint.
Au conseil municipal du 16 décembre, Maryse Joissains présentait une délibération, accompagnée d'un dossier avec photos à faire pleurer les pierres, annonçant la résiliation pour faute du délégataire de la DSP (Délégation de service public) accordée à la SPA pour sept ans à compter de 2014 et décidait une reprise en régie directe par la Ville, après avoir fustigé les conditions d'accueil et de vie des animaux dans des installations mal conçues et mal tenues. Et, au passage, mais surtout, après s'en être pris à la directrice, aussitôt mise à pied.
Cette dernière avait saisi le tribunal administratif, qui lui avait donné raison. Le jugement fut contesté par la Ville au Conseil d'Etat. Même sanction : les magistrats ont suspendu la délibération et ordonné à la Ville de reprendre les relations avec l'association protectrice des animaux, non sans condamner la Ville à verser 4.500 euros à la SPA, et retenir que la raison des griefs de la commune porte sur le mauvais fonctionnement dû à la conception des installations et non sur une maltraitance supposée des animaux.
Le second dossier a trait à une contestation, de la part d'une association de locataires, des excès de charges payées (chauffage, eau froide, espaces verts, etc.) entre 2006 et 2008 par 522 locataires de l'OPAC (Pays d'Aix Habitat), organisme lui aussi présidé par un adjoint de Maryse Joissains.
Le jugement du tribunal d'instance a été rendu il y a une semaine. D'ici février prochain, l'OPAC devra reverser aux locataires plusieurs centaines de milliers d'euros, somme qui sera affinée et précisée après avoir clarifié toutes les irrégularités.
On aura donc compris le titre de cet article.
Le premier cas montre la gestion pour le moins épidermique et hasardeuse de Maryse Joissains. Sa décision brutale, et unilatérale, de rompre le contrat avec la SPA a abouti à tout reprendre de zéro et à indemniser la directrice.
Le second illustre, une fois de plus, si besoin en était, les dysfonctionnements de l'Office HLM qui avait déjà connu d'autres épisodes peu glorieux, notamment avec le renvoi depuis 2001 de pas moins de six directeurs successifs, le septième ayant été recruté en 2013, deux rapports catastrophiques de la Miilos (Mission interministérielle d'inspection du logement social), et un très mystérieux cambriolage d'ordinateurs contenant la liste de bénéficiaires de HLM et dont les résultats de l'enquête n'ont jamais été divulgués. 
Bonjour chiens, chats, locataires... Adieu argent public gaspillé en vains procès !

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