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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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30 mars 2009

Le bonheur de rencontrer des écrivains en verve

ecrivains_du_sudMoments de plaisir partagé s'il en est, ce week-end a eu lieu la 6e édition des Journées des Ecrivains du Sud. Le thème "La passion selon…" a permis à Paule Constant de réunir une vingtaine d'auteurs qui ont chacun traité un aspect particulier lié à leurs œuvres ou à celles d'autres figures de l'Histoire dans un bel éclectisme de genres : théâtre, roman, essai, poésie, conte, nouvelle, biographie, thèse, BD...

La manifestation a fait amphi comble. Il y a avait là de grandes signatures : Amélie Nothomb, Michel Déon, Jean-Marc Roberts entre autres. Vendredi, trois auteurs ont particulièrement régalé le public de leurs interventions érudites, fines et pleines d'humour.

Le suisse Jacques Chessex, prix Goncourt en 1973 pour L'Ogre, a mis les pieds dans le plat pour livrer quelques touches subversives qui ont ravi la salle.

D'un ton calme, parfois pince-sans-rire, Elisabeth Roudinesco, spécialiste de la psychanalyse, a égréné des horreurs souriantes sur les pratiques du sadisme.

A l'applaudimètre, c'est Jean-Louis Fournier, iconoclaste, espiègle et facétieux, qui a provoqué le plus gros séisme en bousculant tous les conformismes, tous les préjugés et toutes les idées arrêtées. L'auteur de "Où on va papa", prix Fémina 2008, a donné une vraie leçon de vie en racontant ce que lui ont appris ses deux enfants handicapés. "Il n'y a pas de quoi rire, alors rions…" est devenue sa devise.

Pour bien saisir les contours de sa personnalité, il n'est pas inutile de rappeler qu'il a longtemps collaboré avec Pierre Desproges, notamment en réalisant pour la télévision une centaine de films de l'étonnante série "La minute nécessaire de Monsieur Clycopède".

Je n'ai pas pu assister à la journée de samedi mais les provisions de la veille m'ont permis de vérifier que ce qui unit tous ces auteurs est un amour profond et une défense permanente de la langue française. D'ailleurs, dès la soirée d'ouverture, Paule Constant, elle-même primée à plusieurs reprises, notamment en 1998 par le Goncourt pour "Confidence pour confidence", avait plaidé avec ferveur pour un renforcement de la place de la littérature à l'université.

Au premier rang du public, se trouvait Sylvie Giono, fille de Jean Giono. C'est peu dire que le message avait de précieux soutiens et de sérieuses références.

Pour finir, rendons l'hommage qui convient à deux femmes engagées, Paule Constant pour les Journées des Ecrivains du Sud au printemps et Annie Terrier pour la Fête du Livre à l'automne, qui consacrent une belle dose d'énergie pour perpétuer la passion de l'écrit dans notre ville.

http://www.pauleconstant.com/CES.html

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27 mars 2009

Des patrons de... très haut vol

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La grosse arnaque aux parachutes dorés, stock-options, bonus et retraites chapeau n'a pas commencé avec la crise. En 2007 déjà, une étude avait révélé que les hauts dirigeants français étaient en tête du palmarès européen des parachutes dorés. Les derniers cyniques en date n'ont presque rien à envier à cette famille, dignes de figurer sur l'arbre généalogique de la finance de haut vol, c'est bien le cas de le dire.

En quelques jours, on a encore appris que la Société Générale a suscité un tollé en attribuant des stock-options à ses dirigeants après avoir reçu 1,7 milliard d'euros de prêts publics. Mais, face au malaise, la banque a renoncé. Hier, les deux dirigeants de GDF Suez ont dû renoncer à leurs stock-options. Quant à Natixis, en déficit, qui annonce un dégraissage de son personnel, il a versé 90 millions d'euros de primes à ses traders en 2008.

Le concours n'est pas terminé. A chaque jour, suffit sa (dé)prime...

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Le tableau d'horreurs...

à 2000 : Philippe Jaffré 

PDG d'Elf Aquitaine de 1993 à 2000, il démissionne après le rachat de son groupe par Total avec un parachute de 10 millions d'euros d'indemnités de départ, plus des stock-options évalués entre 20 et 30 millions. C'est le premier scandale du genre.

à 2002 : Jean-Marie Messier

Forcé à la démission en juillet de la compagnie Vivendi Universal placée dans de grosses difficultés par une politique d'expansion jugée hasardeuse, il demande 20 millions d'euros, ce qui est finalement refusé devant le scandale suscité. Il est ensuite mis en examen pour cette opération mais poursuit sa société en justice en estimant que cette somme lui est due. Il y renoncé finalement.

à 2003 : Pierre Bilger

PDG d'Alstom entre 1991 et 2003, il quitte le groupe en proie à de graves difficultés financières et ne devra sa survie qu'à l'intervention de l'Etat. Son parachute doré de 4,1 millions d'euros fait scandale chez les syndicats. Geste alors sans précédent, il le rend et publie en 2004 un livre intitulé "Quatre millions d'euros, le prix de ma liberté".

à 2005 : Serge Weinberg

Le président du directoire Pinault Printemps Redoute est poussé vers la sortie avec un chèque de 5,3 millions d'euros.

à 2005 : Daniel Bernard

Le PDG de Carrefour est débarqué et l'entreprise annonce qu'il recevra un complément de retraite d'un montant maximal de 29 millions d'euros et une indemnité de 9,8 millions supplémentaire assortie d'un clause de non-concurrence durant trois ans. En novembre 2008, la justice annule cette retraite chapeau.

à 2006 : Noël Forgeard

Le coprésident exécutif d'EADS de juin 2005 à juillet 2006 est évincé après l'annonce de graves difficultés sur le programme A380, en empochant 8 millions d'euros. La nouvelle scandalise d'autant plus les salariés d'Airbus que, parallèlement, il est soupçonné de délit d'initié. Une enquête de police toujours en cours est ouverte sur le parachute.

à 2006 : Antoine Zacharias (record à battre)

Evincé de Vinci alors qu'il touchait un salaire de 4,3 millions d'euros, il empoche 12,9 millions de prime de départ et 170 millions de stock-options plus une retraite chapeau. Il poursuit ensuite en justice son ancien groupe pour demander 81 millions d'euros supplémentaires.

à 2008 : Serge Tchuruk et Patricia Russo

En juillet, alors qu'Alcatel-Lucent est en pleine déroute financière, le président non exécutif doit quitter l'entreprise avec 5,6 millions d'euros tandis que le départ de sa directrice générale est acté moyennant une indemnité de 6 millions. Ces sommes sont rendues publiques juste après l'annonce de 12.500 licenciements.

à 2008 : Axel Miller

L'ancien président du directoire de Dexia, qui a démissionné après le sauvetage de la banque franco-belge par les deux Etats, finit par renoncer, sous la pression, à ses indemnités contractuelles de 3,7 millions d'euros.

à 2009 : Thierry Morin

Mardi 24 mars, le quotidien Libération révèle que le DG de l'équipementier automobile Valeo doit quitter l'entreprise avec 3,2 millions d'euros de primes, alors que son entreprise, en grande difficulté, vient de percevoir 19 millions d'aide de l'Etat et d'annoncer une réduction de 10% de ses effectifs.

    

Bon, moi, ce matin, je vais aux Restos du cœur. Je vous confie le soin de convertir les pactoles en années de smic...

26 mars 2009

Il y en a que le logo motive

logo_loto_et_pole_emploi

J'ai d'abord cru que j'avais la berlue. Puis, pour me rassurer, j'ai pensé que c'était une simple illusion d'optique. Mais vérification faite, les vessies étaient bien des vessies. Comment ne pas rapprocher en effet le design du nouveau logo du Pôle emploi de celui du Loto ? Ça crève les yeux. Une petite recherche sur internet montre que des sites ont aussi relevé cette consanguinité.

Ce qui choque le plus, c'est le coût de cette identité graphique censée représenter la fusion de l'Agence pour l'emploi et les Assedic. Le secrétaire d'Etat à l'emploi a annoncé une dépense de 135.000 euros pour cette trouvaille alors que Le Canard enchaîné l'a estimé à 500.000€ (le 4 mars). Il y a donc des crânes d'œuf d'une société de communication, Nomen, qui ont réussi à extorquer une pareille somme pour une simple imitation.

logo_anpe_et_reggiani

Il en avait été de même, il y a à peine cinq ans, pour l'ancien logo de l'Anpe calqué sur celui d'une firme d'éclairage italienne, Reggiani. Il avait fallu débourser 2,4 millions d'euros pour cette idée lumineuse, qui n'en était finalement pas une, cogitée chez Euro RSCG.

Quant au logo du Loto rénové par l'agence Dragon rouge en octobre dernier sur le modèle de celui de 1999, il a coûté à la Française des jeux quelque 15 millions d'euros, études et communication comprises.

Au moment où le chômage file un très mauvais train et où les scandales des bonus patronaux pourraient remplir des wagons, le gouvernement continue de jeter de l'argent par les fenêtres. Pourquoi se gêner, hein ? Puisqu'il y en a que le logo motive… De quoi en perdre vraiment la boule !

25 mars 2009

De blog en blog...

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Je m'étais promis de vous recommander quelques blogs que j'aime bien. Hier, pure coïncidence, le blog citoyen de Venelles faisait un billet dans le même sens pour dire son plaisir à la lecture de certains blogs. DD, l'administrateur, signalait "ne surveiller quotidiennement que 4 ou 5 blogs locaux, pas plus". Personnellement, j'en consulte beaucoup plus, parfois juste pour le coup d'œil.

Ma vraie satisfaction est de lire des articles écrits par les blogueurs eux-mêmes. Les communiqués de presse ou les copiés-collés systématiques m'agacent un peu, surtout quand on les retrouve sur des sites qui reprennent les mêmes déclarations. Les blogs revendiquant une appartenance politique font beaucoup ça. Ça perd de l'intérêt et moi j'ai l'impression de perdre mon temps.

A mes yeux, un blog, c'est quelque chose de personnel, de subjectif même, et l'on doit y trouver une touche particulière. Certes, chacun fait comme il veut mais ne balancer que des communiqués ou des copies complètes ou tronquées ne fait pas un message.

Ensuite, si je ne consulte pas certains blogs, c'est parce que je trouve exaspérant d'avoir à attendre plusieurs jours, sinon plusieurs semaines, pour y découvrir une publication. Ça me décourage et ça me gâche le plaisir.

Une autre chose qui me fatigue, c'est l'aspect fouillis que présentent certains blogs. Polices d'écriture hétéroclites, non respect des paragraphes, approximations, etc. Le pire, c'est lorsque la langue française est malmenée et qu'on ne relit pas ce qui est mis en ligne. Sont-ce des restes de mon ancien métier de linguiste qui me rendent si pointilleux, voire excessif dans mon propos ? Je veux bien l'admettre. Mais il me semble que des efforts pourraient être faits pour que le lecteur puisse parcourir les messages sans devoir essayer de tout reconstruire lui-même mentalement. C'est franchement harassant.

On peut bien tolérer quelques coquilles ou quelques faiblesses en ponctuation ici et là. Mais avoir à se farcir un brouillon, c'est peu engageant. On comprendra donc que j'ai mes préférences. Je vous les signale à toutes fins utiles…

Quelques favoris locaux :

pamphlétaire et atypique

http://cixi-helene.over-blog.com/

blog citoyen de Venelles

http://13770.org/

de bonnes analyses

http://benoit.petit.over-blog.fr/

de la fraîcheur

http://a.gertz.over-blog.com/

citoyen et culturel

http://www.aixcitoyenne.com/

Tous les blogs d'un seul coup d'œil (par Marc) :

http://www.netvibes.com/march#Aix_en_Provence

La télé sur internet avec de bons sujets :

http://www.tv7provence.com/

Quelques favoris nationaux (offensifs et caustiques) :

http://www.cpolitic.com/

http://sarkostique.over-blog.com/

http://sarkozynews.canalblog.com/

25 mars 2009

Sarkozy parle, la France éternue…

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(Clic sur l'image pour agrandir) Dessin de Bauer

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23 mars 2009

Mairie d'Aix : Un pouvoir… à la mode soviétique ?

En Union soviétique, le pouvoir n'y allait pas de main morte. Ainsi, avait-il coutume d'éliminer les réfractaires, les importuns, les indésirables et les contestataires en présentant leur départ comme étant motivé par des raisons personnelles ou de santé. On allait jusqu'à effacer leur image sur des photos officielles, une façon de nier leur existence. Lors de changements de pouvoir, certains nouveaux dirigeants n'hésitaient pas à faire place nette de leurs adversaires, parfois en les faisant assassiner.

Ces mœurs de gangsters ont toujours cours dans pas mal de pays. Ce sont là, bien sûr, des exemples extrêmes. Mais il existe une variété de formes plus courantes dont le seul but est d'assurer aux détenteurs de pouvoir une prépotence sans partage. Il arrive parfois que ce sont des personnes en désaccord avec leur tutelle qui prennent les devants en quittant leurs fonctions avant de s'en faire virer.

Voyez ce qu'il advient chez au moins deux ministres de la République sarkozienne. Chez Rachida Dati, c'est carrément l'hécatombe. Cinq collaborateurs directs de haut rang ont successivement déserté la ministre de la justice dont ils constestaient l'autoritarisme exacerbé, voire l'incompétence à mener une politique sérieuse. Le syndrome a rattrapé sa collègue Fadela Amara, "victime" elle aussi de la fuite de collaborateurs. Et que dire de la manie de Nicolas Sarkozy de limoger et de muter tout préfet ou fonctionnaire qui n'aurait pas satisfait aux caprices du chef.

joissains

Dessin de Charmag

Depuis son élection à la mairie d'Aix en 2001, Maryse Joissains a peu à envier aux méthodes gouvernementales, tant la liste de ses fantaisies en la matière est longue.

Lors du premier mandat, l'excellent  directeur de l'Agence d'urbanisme a été viré pour avoir participé à titre personnel à une conférence sur l'urbanisme. Dans la même période, c'est la très compétente directrice de l'Association des crèches, en place depuis de longues années, qui a été abusivement licenciée pour… aucune faute !

Puis, est venu le tour du directeur de la sécurité municipale, ancien commissaire, recruté pour ses qualités incontestables, qui a été mis au placard pour avoir manifesté des désaccords sur la politique à mener. La charrette s'est alourdie avec le licenciement du directeur des ressources humaines qui refusait de se plier aux injections politiques de recrutement. Il faut signaler dès à présent que la plupart ont gagné leurs procès en abus de pouvoir contre Maryse Joissains. Mais, continuons les rappels.

En sept ans, cinq directeurs se sont succédé à la tête de l'Office HLM et un sixième vient de prendre ses fonctions. Rayon instabilité, on ne peut guère faire mieux, le record de Dati est battu. Pour être complet sur cet exemple, le plus récent directeur "débarqué" a été reclassé directeur du Centre de formation des apprentis avec une indemnité inférieure à celle d'un licenciement mais suffisante pour qu'il ne se répande pas dans la presse. Histoire de donner le change en économie de moyens, c'est la directrice du CCAS qui a pris sa suite à l'office.

Il y a peu aussi, le valeureux directeur des services de la Communauté du pays d'Aix a été reclassé comme "conseiller technique", laissant sa place au profit d'un ami politique de Maryse Joissains. Pour combien de temps, serait-on tenté de dire. Car, il se dit que le nouveau directeur n'a en tête que de "mettre les élus au pas". Ça promet !

Pour clore, provisoirement, venons-en au cercle le plus proche. Maryse Joissains, dont le sens familial n'est plus à démontrer, avait recruté son époux Alain comme directeur de cabinet à la mairie (l'appel en annulation de son contrat est désormais en cours) et leur fille Sophie comme directrice de cabinet à la CPA. Pour le second mandat, Ils ont été remplacés à leurs deux fonctions par une seule et même personne, l'ancien directeur de l'hôpital d'Aix. Lequel, après seulement quelques mois d'exercice, vient de plier bagage à son tour. Etonnant que les médias n'aient pas rapporté l'information et les raisons.

Enfin, il m'a été murmuré que le directeur actuel des services municipaux, en poste depuis six ans, va lui aussi dégager et que son remplaçant pourrait être le fonctionnaire ayant lui-même pris la place du directeur des ressources humaines licencié (et rétabli dans ses droits).

Si des doutes subsistent sur le pourquoi de ces tous ces mouvemnts, précisons qu'ils sont le plus souvent annoncés comme ayant pour base la "perte de confiance" de Maryse Joissains envers ces fonctionnaires et collaborateurs. Mais on l'aura compris, les explications relèvent plus de la purge et de la versatilité que de l'intérêt général.

Une prochaine fois, je vous parlerai peut-être des grands élans de générosité qui ont permis le recrutement de bons copains, y compris, par exemple, celui de malheureux colistiers non élus.

20 mars 2009

Manifs : Comment faut-il le dire ? Avec des pavés ?

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(Clic sur les images pour agrandir)

Dessins de Bauer et de Schwartz

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais j'aime bien le phrasé de Laurence Parisot. Son élocution, aux effets savamment saccadés, ménageant ici et là quelques pauses sensuelles, montre bien qu'elle réfléchit toujours à fond sur ce qu'elle va éructer. Mardi, quasi veille de la grève, elle n'a pas déçu. Et a pris son temps avant de lâcher : "S'il s'agit de dire à quel point nous sommes mécontents de ce qui se passe, inquiets de la situation, nous pouvons tous dire ça, les chefs d'entreprise aussi. Est-ce vraiment utile de le dire ainsi ? C'est une facilité, je ne crois pas que ce soit une réponse."

Les patrons sont donc des êtres inquiets, c'est Parisot qui nous en fait l'aveu. Il faut donc les plaindre. Et nous, pauvres inconscients, nous n'avions pas imaginé un instant qu'ils avaient des sentiments. Car, ajoute la star, "on reproche beaucoup de choses en ce moment aux chefs d’entreprise. Je comprends vraiment la tragédie que ressentent certaines familles dans les entreprises très touchées qui sont obligées de faire des licenciements mais je voudrais aussi qu’on parle de la responsabilité de la CGT. […] Je voudrais qu’on se pose la question du coût pour l’économie d’une telle journée. […] Le coût direct, c’est une journée sans travail. C’est encore plus dur pour nous de présenter une France attractive pour les investissements."

Et d'ajouter dans un soupir à faire pleurer les pierres : la grève a aussi "un coût en termes de démagogie et d'illusions créées." Oui, c'est vrai, on l'ignore, mais la CGT est égoïste et ne pense qu'à s'en mettre plein les poches en ruinant les patrons. Les grévistes et les manifestants n'en ont rien à faire de perdre une journée de salaire pour tenter d'obtenir de quoi survivre. Non, ils devraient se préoccuper d'abord d'assurer des rentes à leurs employeurs et, le cas échéant, fermer leurs sales gueules s'ils étaient licenciés pour la bonne cause, celle des profits non réinvestis.

Pour Parisot comme pour Sarkozy, tout le reste n'est que littérature, si l'on peut dire. Comme lui, elle a dû beaucoup peiner au lycée lorsqu'un professeur lui a annoncé qu'il fallait lire la Princesse de Clèves qui, il est vrai, ne prépare pas à la gestion des affres du monde de l'entreprise.

Si on comprend bien, c'est juste pour embêter les employeurs que les manifestants d'hier, dépourvus de sentiments qu'ils sont, ont fait joujou avec la grève. Car, c'est bien connu, ces pignoufs de la rue n'ont bien sûr aucun problème d'emploi, de salaire, de loyer ou de pouvoir d'achat. Ils vont au Fouquet's tous les weekends et au Mexique tous les mois. Ils roulent en grosses bagnoles et planquent leur fric dans les paradis fiscaux. Ils bénéficient de parachutes dorés et sont protégés derrière un bouclier fiscal.

Au nom de millions d'autres, ce jeudi, ils étaient pourtant bel et bien trois millions à dire des mots simples, scandés d'une voix multiple et unie, forte et spontanée, qui opposaient une vérité toute crue, sans lenteur de phrasé.

Fillon est passé à la télé de Bouygues faire un clin d'œil à Parisot bien calée devant son écran. Sarkozy, lui, s'était déjà empressé de filer à l'européenne pour nous envoyer quelques images devant d'autres caméras.

Face à un tel décalage, c'est sûr, la rue parlera encore. Sa colère pourrait bien alors devenir explosive. Avec des pavés…

19 mars 2009

Manif contre le menu faisandé du chef Sarkozy

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18 mars 2009

Antennes : L'entourloupe téléphonée de Bouygues

A quoi sert la Charte de l'environnement inscrite dans la Constitution ? Et pourquoi nous a-t-on vendu et survendu le Grenelle de l'environnement ? Les amis du président s'asseoient sur tout ça. Pourtant, certains pays ont déjà mis en place un encadrement contraignant pour la téléphonie mobile sans pour autant en empêcher l'usage. En France, les alertes pour appliquer le principe de précaution se font de plus en plus nombreuses. Les tribunaux commencent d'ailleurs à rendre des jugements qui vont dans le sens de la prudence. Bouygues n'en a rien à faire.

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(Clic sur l'image pour agrandir) Dessin de Tartrais

On croyait avoir presque tout vu. On se trompait. Bouygues bétonne aussi très fort dans la téléphonie mobile. A mort, pourrait-on dire. Pour parvenir à ses fins, l'ogre n'hésite devant aucun contournement. Alors, à défaut de démonter les antennes relais, le Canard enchaîné révèle les entourloupes de Bouygues montées avec la complicité du gouvernement.

On a cru un moment, dernier espoir, que Nathalie Kosciusko-Morizet allait pouvoir prendre le problème à bras-le-corps. Ben non ! Fillon l'a dessaisie pour confier le dossier à Roselyne Bachelot. Le tour est joué. Les affaires juteuses priment sur la santé.

Pour mémoire, à Aix, cela fait près de trois que des associations ont exprimé leurs inquiétudes sur le sujet. Mais notre ville n'a toujours pas non plus vu la moindre application d'une mesure de précaution. Les antennes relais à forte puissance sont toujours en place et les promesses de Maryse Joissains se sont envolées. La commission censée faire respecter les résolutions d'une charte de bonne conduite aux opérateurs est aux abonnés absents. Et pour cause, les installations des opérateurs rapportent de substantielles taxes aux collectivités ! La santé passe après... 

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(Clic sur l'image pour agrandir)

L'article du Canard enchaîné du 11 mars 2009

16 mars 2009

Aix : Où est passé l'argent public de la pépinière ?

Un autre scandale à Aix

Liquidation de la pépinière d'entreprises "Espace agir ensemble",

cambriolage, disparition d'argent public…

Il y a quelques jours, dans un commentaire, un lecteur s'étonnait du silence actuel qui entoure une affaire qui avait pourtant fait grand bruit il y a un peu plus d'un an. Il a raison. Car il y a manifestement un scandale. Voici ce qu'il m'a envoyé depuis. Et c'est bien volontiers que je relaie ses questions. 

Les informations que je possède sont connues de beaucoup de monde dans Aix. La presse en avait parlé à l'époque, mais les articles, comme toujours, ne sont pas suivis d'enquêtes plus poussées… Pourtant France 3 avait dépêché une équipe, "La Provence" et "La Marseillaise" ont parlé alors de l'événement.

Il s'agit d'une association dont M. Salord était président fondateur, et qu'il a ensuite laissé diriger par des ami(e)s, une "pépinière d'entreprises", l'EAE ("Espace agir ensemble - Pôle de l'initiative") dont les dirigeants ont fait l'objet d'une enquête de la Brigade financière du SRPJ de Marseille, suite à une liquidation brutalement survenue en octobre 2007.

L'association, qui a longtemps servi les intérêts de la majorité actuelle, en organisant des événements médiatisés, a fait l'objet, dans les dernières années du premier mandat de Mme Joissains, de nombreux audits successifs de la part de la CPA, principal subventionneur, avec le Conseil régional et le Conseil général.

A la suite de ces audits, la CPA a décidé de ne plus subventionner ladite association. Celle-ci accuse aujourd'hui un passif de plus de 320.000 euros. La CPA, réclamant le remboursement d'une part importante des subventions, possède donc la preuve ou un début de preuve que ces subventions ont été utilisées à d'autres fins que celles pour lesquelles elles ont été versées.

S'ensuivent : la liquidation brutale de l'association, et les entreprises "hébergées" et "accompagnées" laissées pour compte, sans compter le personnel de l'association licencié et oublié…

L'enquête de la Brigade financière est en voie de se terminer (si ce n'est déjà fait) autour des conditions de la dette colossale de cette association, pourtant soutenue initialement par la CPA, et donc par M. Salord, qui avait une double casquette : Président fondateur de l'association et élu à la CPA chargé de rapporter les décisions, de faire accorder les subventions qui lui étaient allouées, etc.

Pourtant, le silence est grand autour de cette affaire incroyable. Personne n'en parle. Alors que pour quelques dizaines de milliers d'euros, le Conseil régional est montré du doigt, dans une affaire semblable, ici, tout le monde fait le canard.

D'où ma question : pourquoi personne n'en parle ? Et surtout où est passé l'argent ? Pour quelles raisons la CPA a-t-elle demandé le remboursement d'une partie des subventions ? Quels éléments lui ont permis de décider, in fine, de ne pas verser le reliquat de la dernière subvention ? Autant de questions qui demeurent… sans réponses… publiques !

La Provence a publié deux articles, le 24 octobre et le 9 novembre 2007.

(Journaliste : Paul-Henry Fleur)

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Début de l'article du 24 octobre 2007 reproduit en entier ci-dessous

Offrir à des personnes qui créent leur entreprise un local, un branchement pour l'ordinateur, un secrétariat, une aide juridique ou encore les services d'un comptable, le tout pour un loyer modeste : voilà la vocation d'une pépinière d'entreprises. Elle apporte son aide à ceux qu'elle héberge jusqu'à ces derniers puissent voler de leurs propres ailes. Généralement, les pépinières sont gérées par une association subventionnée pour sa tâche par telle ou telle collectivité publique.

C'est en tous points le cas de l'"Espace agir ensemble" (EAE). Route de Galice, à Aix, la pépinière héberge cinq bâtiments – ainsi que deux associations – et bénéficie, pour cette mission, de subventions de la Communauté d'agglomération du pays d'Aix. Si ce n'est que depuis quelques semaines, il règne au sein de ce bâtiment une curieuse ambiance.

"Un soir, cet été, explique l'un des chefs d'entreprises hébergés, on a vu arriver un fax signalant des problèmes de non-paiement du loyer par l'association. On a pensé que c'était dû à des difficultés administratives passagères et on n'y a plus pensé".

Le 28 septembre, on commence à entendre dans le bâtiment d'inquiétants bruits de couloirs. "Et début octobre, on a vu arriver un huissier, qui nous a dit : Vous êtes encore là ?"

Cette fois, c'est l'affolement. "La directrice nous a conseillé d'écrire un courrier commun à Maryse Joissains, en sa qualité de président de la CPA, car ces difficultés étaient, selon elle (la directrice), dues à des subventions non encore payées par la CPA."

Les hébergés s'exécutent. Mais dans le même temps, ils vont à la pêche aux informations. Et ils découvrent qu'en juillet une ordonnance du tribunal a prononcé la résolution du bail qui lie la pépinière à la société propriétaire  du bâtiment, au motif que la pépinière n'avait pas payé ses loyers depuis janvier 2006 ! En outre, la pépinière – avec donc ceux qu'elle héberge – doit avoir vidé les lieux avant le 1er octobre.

Depuis, chaque jour, les chefs de ces jeunes entreprises travaillent au milieu des cartons et des étagères démontées. Ils ont la hantise de se retrouver à la rue, de perdre leurs clients, peut-être définitivement. Beaucoup n'ont pas encore les reins assez solides pour envisager de s'installer seuls, de payer un loyer et de s'offrir tout ce qui est nécessaire à la pérennisation d'une entreprise.

Se retourner vers la directrice de la pépinière ? Pas question : "Elle ne nous a jamais rien dit ! Elle a même fait venir certains d'entre nous alors que la pépinière était déjà en difficultés financières et ne payait déjà plus le loyer". Vers la présidente de l'association ? "Elle n'est là que depuis la mi-juin. Tout ce qu'elle nous dit, c'est qu'elle n'est au courant de rien…" Pour l'instant, seul un haut fonctionnaire de la CPA, qui leur a soumis des possibilités de relogement, maintient l'espoir…

L'analyse de la CPA : "Où est passé l'argent ?"

La Communauté du pays d'Aix égrène le montant des subventions versées tous les ans. Et demande à l'association de s'expliquer.

"Nous avons appris au premier semestre 2007 que l'association ne payait pas le loyer depuis janvier 2006." A la CPA, principal contributeur de la pépinière, on est tombé de haut.

La CPA a-t-elle précipité la chute de l'association en ne lui donnant pas les moyens de fonctionner ? Apparemment pas : "Avant 2004, alors que l'association, au Bois de l'Aune, ne payait pas de loyer, nous lui avons verse 38.500€ en 2002, 38.100€ en 2003 et 45.000€en 2004. Quand elle a dû quitter ces locaux pour s'installer au Galice, nous l'avons aidée : nous avons voté une subvention exceptionnelle de 55.000€ pour son aménagement. Puis 120.000€ en 2005, 90.000€ en 2006 et nous avions voté 100.000€ pour 2007 ; 70% de la somme ont déjà été versés. Sachant que le loyer et les charges se montaient à 38.000€, on voit que l'aide de la CPA est encore plus importante qu'avant. En outre, l'association a reçu des subventions du Conseil général et du Conseil régional".

La CPA a décidé de ne pas allouer les 30% restants. "Nous avons demandé à la directrice des explications sur l'utilisation des fonds. Si nous estimons qu'ils n'ont pas été utilisés conformément à la convention que nous avons signée avec elle, nous demanderons qu'ils nous soient reversés. C'est de l'argent public, il ne peut pas être utilisé n'importe comment."

Si la CPA ne se prononce pas sur le fond, elle laisse entendre que six salariés pour une pépinière qui accueille cinq petites entreprises, c'était peut-être beaucoup… Et qu'en est-il des locaux moins chers qui auraient été promis par la CPA ? "L'association est libre de sa gestion ! Nous l'aidons, mais c'est quand même à elle de trouver ses locaux. Pour l'heure, notre préoccupation est le relogement des entreprises et le sort des salariés de la structure."

Le témoignage de Michèle Haitaïan : "La CPA nous a lâchés"

"Selon la directrice, la CPA a fait déménager la pépinière dans un lieu à loyer élevé, sans l'aider.

"De 2001 à 2004, notre association était située au Bois-de-­l'Aune ; nous n'avons connu aucun problème financier. Nous recevions une subvention de 45.000€ et nous n'avions pas de loyer à payer." Pour Michèle Haitaïan, la directrice de la pépinière "Espace agir ensemble", les ennuis ont commencé lorsque la CPA lui a "proposé de déménager" dans ses actuels locaux, route de Galice.

"Le loyer était de 38.000€ par an ; une subvention d'aménagement de 52.000€ nous a été attribuée." D'où une situation financière moins confortable. En 2005, la CPA verse à l'association une subvention de près de 120.000€ ; tout va bien. Mais l'année suivante, la subvention tombe – tout est relatif, tout de même – à 90.000€. Comme, dans le même temps, il faut payer les salaires dès permanents, voilà "Espace agir ensemble" aux prises avec des difficultés sans nom. D'autant que les pénalités bancaires creusent encore plus le déficit, qui atteint aujourd'hui quelque 60.000€.

Mais alors, pourquoi ne pas avoir anticipé, en cherchant à retrouver un bâtiment sans loyer ou avec un loyer faible ? "C'est ce que nous voulions, répond Michèle Haitaïan. La CPA m'avait promis des locaux dans le bâtiment "Les Étoiles", à la ZAC. Ça ne s'est pas fait. Elle m'avait promis des locaux près du Pasino, ça ne s'est pas fait non plus. Je n'ai pas parlé de tout cela aux hébergés car c'étaient des questions qui concernaient l'association ; en outre, je croyais en la parole de la CPA".

Signalant qu'elle ne s'est "pas payée depuis trois mois", la directrice conclut : "Ce n'est pas de ma faute si la CPA n'a pas tenu ses promesses".

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Début de l'article du 9 novembre 2007 reproduit en entier ci-dessous

Voici une quinzaine de jours, un dossier a été consacré à la pépinière d'entreprises "Espace agir ensemble", sise route de Galice. Cette structure hébergeait cinq jeunes entreprises et deux associations mais… ne payait pas le loyer qu'elle devait au propriétaire de l'immeuble. Ce dernier avait fini par demander, et obtenir, que soit prononcée par le tribunal l'expulsion de la pépinière. Et, par voie de conséquence, celle des entreprises.

Or, dans la nuit de mercredi à jeudi, les locaux de la pépinière ont été visités… "J'étais parti vers 19h30 avec un collègue, raconte l'un des deux derniers chefs d'entreprises hébergées à rester dans les lieux. Et aujourd'hui, en arrivant vers 11h40, j'ai vu que les portes de certains bureaux étaient ouvertes. Par terre, il y avait des plaquettes, des prospectus ; la photocopieuse avait été balancée contre le mur. Je trouvais ça de plus en plus bizarre : je suis entré dans le bureau de la chef de projets : tout était ouvert, les prises et les fils avaient été arrachés, l'ordinateur mentionnait : "Pas de réseau". J'ai commencé à avoir peur : je me suis dit que peut-être les intrus étaient encore là… En même temps, j'ai vu que la porte du bureau de la directrice avait aussi été fracturée. J'ai alors appelé la police et la CPA", cette dernière étant le principal contributeur de la pépinière.

On pourra trouver ce cambriolage triplement curieux. D'abord, parce que n'ont été volés ni ordinateurs, ni objets de valeur, ni argent. Ensuite, parce qu'il se produit quelques jours après la liquidation de la pépinière – du fait d'un déficit de quelque 60.000€ – prononcée d'office par le tribunal le 30 octobre car, selon les juges, "tout redressement apparaît manifestement impossible".

Enfin, ­parce que voyant ce déficit, la CPA avait demandé à la directrice des explications sur l'utilisation des sommes versées à la pépinière. La CPA avait laissé dix jours à la directrice pour qu'elle s'explique. Le délai est passé. Sans la moindre réponse.

Que peut-il se passer maintenant ?

Les chefs d'entreprises attendent leur relogement. La pépinière peut être obligée de reverser l'argent. Cambriolage ou pas, les problèmes actuels restent pendants. Ils concernent d'abord les cinq chefs d'entreprises hébergés dans la pépinière. Trois d'entre eux ont rapatrié temporairement leurs bureaux chez eux, les deux autres sont restés dans les locaux de la pépinière, au milieu des cartons et des étagères démontées. Tous attendent un relogement qui, selon la CPA, devrait se faire dans un délai assez bref, et sur la commune d'Aix, ce que souhaitaient tous les cinq.

Quant à la pépinière, son avenir est beaucoup plus sombre. D'abord, comme expliqué ci-dessus, elle a été mise en liquidation par le tribunal de grande instance d'Aix. Ensuite, la CPA n,'ayant pas reçu d'explications relatives à l'utilisation des subventions qu'elle avait versées à la pépinière, elle a annoncé qu'elle ne lui donnerait pas le solde de la subvention de 2007, soit 30.000€.

Dans un deuxième temps, la CPA pourrait demander le reversement de subventions passées. Cela se ferait sous la forme d'un "ordre de reversement", envoyé au Trésor public, lequel le notifierait à l'association. Toujours dans cette hypothèse, c'est le liquidateur judiciaire qui recevrait ce document. Avec deux cas : s'il y a de l'argent en caisse, il paie, s'il n'y en a pas, la créance de la CPA passe en profits et pertes. Mais en ce cas, il faudra s'attendre à des poursuites pénales…

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