Florilège de propos assassins de Bayrou
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On comprend mieux pourquoi Bayrou n'a eu de cesse de se livrer à des attaques frontales contre Sarkozy qu'il accuse de ruptures multiples avec le modèle républicain. Voici quelques propos tenus par Bayrou ces douze derniers mois.
* "Son projet de société est à l'opposé du mien." (8 avril 2007, JDD)
* "Nicolas Sarkozy incarne une société violente qui oppose les citoyens les uns aux autres. Une société d'autant plus violente qu'il en vient à penser que c'est à la naissance que tout est joué, thèse totalement anti-scientifique et anti-humaniste. En disant cela, Sarkozy remet en cause les valeurs communes autour desquelles a été construite la société française." (8 avril 2007, JDD)
* "Constamment, chez Nicolas Sarkozy il y a cette manière d'opposer deux France". "Electoralement, je ne peux pas lui donner tort. On sait très bien qu'il y a beaucoup de points à gagner dès l'instant où on se met à dresser les gens les uns contre les autres. Ca flambe, c'est un aliment électoral très important mais ce n'est pas mon choix." (6 avril 2007, Agen)
* "Une seule polémique me paraît très grave, car elle touche aux fondamentaux de notre société : c'est celle que Sarkozy agite en prétendant que tout est joué à la naissance, la perversité comme le suicide. C'est une vision du monde qui fait peur. Le pire, c'est qu'il le pense vraiment." et "Ce sont des propos graves et glaçants." (avril 2007)
* "Ce qui me frappe, c'est la ressemblance de ses projets avec ceux de José Maria Aznar ou de Berlusconi." (août 2006)
* "Je vais lui faire une confidence : c'est plus formateur (...) de savoir comme il est difficile d'assumer les fins de mois, (...) de rencontrer en sortant de chez soi autre chose que les milliardaires du CAC 40 et les vedettes du showbiz." (21 mars 2007, Zénith)
* Il y a chez Sarkozy "une grande connivence avec les puissances d'argent (...) et la mise en scène de confrontations dures dans la société." (août 2006)
* "Lorsqu'il s'agit de faire dériver le camp républicain vers des mots, des phrases, des affirmations, des comportements qui sont en réalité ceux de l'extrême droite, là, je trouve qu'il y a une chose inquiétante pour la démocratie française." (16 avril 2007)
* "Il y a des choses que l'histoire devrait nous interdire de remettre sur la table, comme de mélanger l'immigration et l'identité nationale." (5 mars 2007, Nouvel Obs)
* "Que l'homme qui a été ministre de l'Intérieur pendant cinq ans ait tout le mal du monde à se rendre en banlieue, même à la Croix- Rousse ! (...) prouve bien qu'on est dans une situation d'extrême tension." (12 avril 2007, Métro)
* "On ne peut pas assurer l'ordre et la sécurité en faisant monter les tensions."







