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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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27 octobre 2007

Marseille : Les rats attaquent...

bataille_de_rats

Je vous parle d'un temps que les moins de… Oui, enfant, j'ai vécu quelques années à Marseille, boulevard Chave, vous savez bien, là où passait le légendaire tramway de la ligne 68.

A deux pas de chez moi, il y avait le Jarret, un gros ruisseau qui fut ensuite couvert (époque Gaston Defferre) pour devenir une grande voie urbaine, reliant Plombières et la Capelette, si longue qu'elle hérita de quatre noms pour la désigner toute entière : boulevard Maréchal Juin, avenue Françoise Duparc, boulevard Sakakini et boulevard Jean Moulin.

Je me souviens que, le jeudi – c'était alors le jour de congé scolaire, c'est bien la preuve que je parle d'un autre millénaire – il arrivait que, avec mes frères et nos copains, nous passions par le Jarret en longeant les rives qui n'étaient que de pauvres tertres hideux. Parfois, nous nous y arrêtions pour nous ébahir de la vue d'un spectacle insensé, celui de centaines de rats n'ayant aucune pudeur pour se montrer même en pleine journée.

Avec l'éloignement et le temps, j'ai toujours trouvé amusant d'essayer de faire mon intéressant, comme je le fais encore ici, en narrant ces scènes vécues comme témoin privilégié d'une époque révolue.

Et puis, ce mercredi 25 octobre, regardant le journal de France 2, je me suis demandé si je n'étais pas pris d'une soudaine hallucination. Un reportage sur Marseille me ramenait en quelque sorte à ma souricière.

Là, sur mon écran, un défilé d'images mettait à l'horreur une parade de rats au cœur même de la ville – "un million, des rats gros comme des lapins, parole de Marseillais", dit la journaliste ! Un million, un par habitant, et même pas assez de chats !

Vous voulez vraiment mon humble avis ? Je n'éprouve aucune tendresse pour ces rongeurs, trop, trop modernes à mon goût. Je préfère encore le temps des souvenirs (merci ami Marcel Pagnol). Oui, je trouve que les rats de ma jeunesse avaient quand même plus fière allure… et c'était rat.

                     

la_souris_et_l_ordinateur

             

Le reportage de France 2 (1mn45), mercredi 25 octobre :

http://www.dailymotion.com/video/x3avax_marseille-les-rats-attaquent-le-cen

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26 octobre 2007

Culture : Marseille capitale, Aix capitule…

logo_marseille_2013

D'entrée, levons toute ambiguïté. Je suis pour le soutien de la Ville d'Aix et de la Communauté du Pays d'Aix à la candidature de "Marseille, capitale européenne de la culture". Le problème, c'est que notre ville a au moins un gros TGV de retard. Je l'ai fait savoir au conseil municipal en mettant les points sur les i.

Il faut savoir que Marseille a travaillé sur ce dossier pendant de très longs mois et a fait des propositions à de nombreuses communes des Bouches-du-Rhône et même au-delà. Beaucoup ont répondu favorablement. Jean-Claude Gaudin s'est aussi assuré le soutien stratégique de la Région et du Département, qui ont joué le jeu dès le début.

Maryse Joissains, elle, n'a rien vu venir, tout occupée qu'elle était à s'engueuler avec le maire de Marseille qui ne la porte pas vraiment dans son cœur. Bref, le maire d'Aix, et présidente de la CPA, s'est enfermée dans une posture de gaulois et n'a pas compris les enjeux de la candidature.

Elle n'a pas saisi non plus que cette démarche est un peu le calque des jeux olympiques : il faut un nom de ville comme étendard et plusieurs sites pour les épreuves. C'est d'ailleurs le sens de l'intitulé de la candidature : "Marseille Provence 2013".

Or, se sentant "larguée" et isolée, Maryse Joissains a fait présenter au CM de lundi une délibération, pour ne pas dire un alibi cafouilleux, de soutien de la 25e heure, alors que l'annonce officielle de la candidature avait lieu ce jeudi à Marseille, où elle s'est d'ailleurs rendue… comme figurante. C'est bien triste.

Ce qui l'est encore plus, c'est que le rapport qui nous a été soumis ne mentionnait qu'une "aide", puis un éventuel "soutien" à la candidature sans aucun engagement de participation. On pouvait lire que, en guise de rattrapage en quelque sorte, pour la Ville d'Aix, "les modalités contenues dans la convention ne seront applicables que pour les années 2007 et 2008 car elles concernent l'aide à la candidature et non pas le financement du projet final. Si la candidature de Marseille devient effective, une nouvelle convention vous sera présentée afin que vous vous prononciez sur la poursuite ou non du soutien à la candidature de Marseille".

Pour des olympiades, il ne suffit pas d'être spectateur dans les tribunes. Il faut être actif sur le terrain. Les fausses prétentions de Maryse Joissains prétextant défendre la renommée culturelle – et donc économique et touristique – d'Aix, n'ont aucun fondement sans un dépôt de candidature aixoise ou une participation directe, à part entière, à celle de Marseille.

Lors du conseil municipal, en l'absence de Maryse Joissains, son adjoint aux finances, harcelé par nous tous, a tenté de camoufler cet énorme ratage en déclarant, non sans culot mais tel un aveu, que "Aix n'a pas besoin de ça, Aix est une capitale internationale de la culture. Marseille a besoin de ça parce qu'elle a un déficit considérable en la matière et elle a besoin des subventions européennes. Nous avons estimé que ce n'était pas notre souci de participer à cette compétition. Nous ne souhaitions pas que cette opération soit pilotée sans notre aval." Fermons le ban !

Pour en savoir plus :

http://www.marseille-provence2013.fr

26 octobre 2007

Paris ne tombe pas dans le panneau publicitaire

panneaux_pub

Avez-vous lu l'article de Sonia Devillers, paru dans Le Figaro du 25 octobre 2007 ? Très instructif sur ce que volonté politique veut dire.

En voici quelques extraits.

     La bataille de Paris a commencé mercredi. Les principaux afficheurs français, JCDecaux, Clear Channel et CBS Outdoor, ont découvert le texte du prochain règlement de la publicité de la Ville de Paris. C'est un coup de massue. Entre 50% et 60% des panneaux publicitaires en place devront, selon eux, être démontés dans les deux ans.

     Stupéfait, le syndicat de la profession, l'Union de la publicité extérieure (UPE), fait part de son "incompréhension devant un tel durcissement". […] Du côté de la mairie, on se dit "serein" : "Le règlement n'est pas suspensif. Il sera appliqué quelle que soit la riposte."

     Ce texte est l'aboutissement de quatre ans de discussions avec un groupe de travail constitué de représentants de l'État et de la municipalité. Les afficheurs s'attendaient donc aux principales lignes du nouveau cadre réglementaire, […]  qui sera présenté le 30 octobre en commission des sites et soumis au vote du conseil de Paris le 17 décembre pour adoption.

     D'abord prêts à faire des efforts, les afficheurs ont intensifié le mouvement de "dédensification" des panneaux. Environ 1.000 supports grand format ont été spontanément démontés depuis dix ans dans Paris. Mais, aujourd'hui, ils considèrent le centre névralgique de leur activité directement menacé. […]

     En terme de calendrier, les professionnels de la communication ont la sensation d'avoir été sacrifiés sur l'autel des élections municipales de 2008. […] "Nous avons su trouver un bon compromis entre l'amélioration du cadre de vie des Parisiens et le maintien de l'activité économique qu'est l'affichage", se défend l'adjoint à l'urbanisme.

     Pourtant, le texte, s'il est voté par les élus, donnera lieu à une kyrielle d'interdictions portant à la fois sur des zones (le quartier de Montmartre, les abords des équipements scolaires, les piles et culées de pont), mais aussi sur les supports eux-mêmes (les grands formats, l'affichage sur les vitrines, le déroulement la nuit, etc.).

     En outre, les 98 amendements au texte impliquent de nouvelles contraintes qui obligeront le démontage de nombreux panneaux. La hauteur maximale d'un panneau sera de 7,5 mètres. Ce qui, en fait, revient à supprimer beaucoup de supports installés au premier étage des immeubles. Idem pour les pignons de bâtiments. Il faudra désormais un espace de 50 cm entre le bord du panneau et celui du mur. Dans bien des cas, il n'y aura plus la place pour le panneau existant. […]

     Le mobilier urbain devra diminuer de 20% à Paris. Une donnée qui a été anticipée et intégrée au contrat de JCDecaux qui vient de renouveler ses concessions. En outre, la suppression des Mupi, ces petits formats avec un plan de la ville au dos, a été décalée à 2017, date de fin d'exploitation par JCDecaux, afin de ne pas pénaliser l'afficheur qui a financé les Vélib'. Reste que les deux-roues parisiens lui ont coûté 90M€ et ont pesé lourd sur son compte d'exploitation en 2007. […]

     Alors que Paris lance la chasse aux panneaux aux alentours des monuments historiques, les afficheurs viennent d'être autorisés à commercialiser des bâches sur les monuments en réfection pour participer au financement du patrimoine...

26 octobre 2007

Levons nos verres, la planète est sauvée !

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(Clic sur les images pour agrandir)

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25 octobre 2007

Au conseil, il faut avoir l'œil, l'oreille et le cerveau

Les tags sont allés se faire voir ailleurs

La Ville a décidé de renouveler le marché de lutte contre les tags. J'ai, une fois de plus, expliqué que les actes de délinquance se sont bel et bien déplacés dans le reste de la commune.

Chacun peut l'observer quotidiennement dans les moindres recoins de notre cité. Maisons, façades, portes, commerces, murs anti-bruit, panneaux de signalisation, rien n'échappe plus à l'attaque à la bombe.

Nous savons que le problème est difficile à résoudre, qu'il faudrait augmenter le nombre des équipes d'intervention et surtout coordonner le plan d'action sur tout le territoire. A l'heure actuelle, on mise tout sur le secteur sauvegardé, soit moins d'1% de la superficie de la commune, et on laisse pratiquement à l'abandon les 18.000 autres hectares. Cela manque de cohérence. Une remise à plat de l'ensemble du dispositif s'impose.

Le buzz continue pour les antennes relais

L'interpellation au sujet de la commission sur la téléphonie mobile a fâché l'adjoint à l'environnement. Notamment parce qu'elle rappelait tous les mauvais tours de la mairie. L'affaire, enclenchée depuis un an, n'a toujours pas enregistré de réponse concrète.

Les trois réunions qui ont eu lieu n'ont fait l'objet d'aucun procès-verbal. Les engagements de Maryse Joissains d'agir à l'OPAC pour faire étudier la question ont été dévoyés par son directeur et deux élus de sa majorité. Le projet de charte demandée, rédigée par les services de la mairie et non en commission, n'a même pas été envoyé avec la dernière convocation.

En séance publique du conseil municipal, Jules Susini a certifié que oui. Danielle Rumani-Elbez lui a rétorqué que, lundi, soit quinze jours après la réunion, elle n'avait toujours rien reçu !

Les membres initiaux de la commission avaient pourtant pris le soin de faire des propositions pratiques et de bon sens. Il n'en a été tenu aucun compte. Voilà pourquoi le buzz des antennes relais n'a pas fini de brouiller le message. Au grand dam des riverains exposés aux effets des installations sur leurs toits.

Le prix de l'eau fait des dégâts

Manigance en début de séance. Sur les tables, les élus ont découvert un rapport modificatif concernant les orientations budgétaires du service de l'eau et de l'assainissement. Alertés, mes neurones m'ont immédiatement recommandé d'exercer ma curiosité.

En apparence, les deux rapports étaient identiques. Ils indiquaient que la consommation des ménages avait fortement diminué, ce qui entraînait une baisse des recettes. Ils disaient aussi que de nombreux travaux avaient été entrepris et qu'une nouvelle station moderne (plus de 8M€) allait être lancée. Au total, sans que cela soit explicitement signifié, il était donc prévu d'augmenter les tarifs en 2008.

Il a fallu lire le texte jusqu'au bout pour y dénicher la feinte. Seul le dernier paragraphe avait été modifié : les prix ne changeraient pas. Pourtant, l'argumentation de l'ensemble du rapport conduisait tout naturellement à la première hypothèse. Et voilà que la conclusion prenait un tour incongru en totale contradiction avec la démonstration !

La vérité, c'est que les services avaient fait conscieusement leur travail et en avaient tiré les conséquences logiques. Mais, élections obligent, Gérard Bramoullé, adjoint aux finances, avait insisté en commission pour qu'on ne présente pas cette mauvaise nouvelle.

Mes remarques sur cette grossière supercherie ont eu pour effet immédiat de provoquer des contorsions alambiquées de la part dudit adjoint et de Jean-Yves Roure, adjoint délégué au service. Trop tard pour eux, tous les élus avaient compris et le dégât des eaux n'a pas pu être colmaté.

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25 octobre 2007

Plan de Campagne : De nouveaux recours

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150.000€ d’astreinte par salarié et par infraction constatée : c’est l’amende que demandent les syndicats CFDT et CGT contre les enseignes de Plan-de-Campagne qui sont illégalement ouvertes le dimanche.

Le recours en référé des deux syndicats, déposé devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, devait être examiné mercredi, à moins que l’audience ne soit renvoyée après les vacances scolaires.

Il fait suite aux recours déposés le 14 septembre devant le tribunal administratif par les deux syndicats afin de contester la validité des 135 arrêtés pris en juillet dernier par le préfet Michel Sappin et autorisant l’ouverture dominicale d’autant d’enseignes pendant 11 mois.

Les recours déposés devant le tribunal administratif suspendent les arrêtés préfectoraux. En clair, les enseignes concernées par l’arrêté préfectoral devraient rester fermées le dimanche, jusqu’au jugement du tribunal administratif.

Or, pour la CGT Commerces et services, une majorité des responsables des enseignes concernées “violent la loi et le disent publiquement.”

Le délai du préfet était une manœuvre qui devait permettre, selon lui, de trouver un accord, en attendant la rédaction d’un projet de loi sur le travail dominical annoncé pour la fin de l’année, puis sa discussion au Parlement début 2008.

25 octobre 2007

Et maintenant l'ADN des sénateurs d'ici

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Mardi, quelques heures après le scrutin de l'assemblée nationale, le sénat a aussi procédé au vote sur l'ensemble du projet de loi relatif "à la maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile", dans la rédaction du texte proposé par la commission mixte paritaire.

Pour les Bouches-du-Rhône, ont voté CONTRE : Jean-François Picheral, Jean-Noël Guérini, Jacques Siffre (PS), Robert Bret (PCF), André Vallet (UDF). Ont voté POUR : Jean-Claude Gaudin, Francis Giraud (UMP)

   NOMBRE DE VOTANTS : 326 sur 331 (5 sénateurs se sont esquivés)

   SUFFRAGES EXPRIMES : 321 (5 sénateurs se sont évanouis)

   MAJORITE ABSOLUE : 161

   POUR : 185      CONTRE : 136     ABSTENTION : 5

                              

     Groupe UMP

                 (156 sur 159)

                  POUR : 153      CONTRE : 1      ABSTENTION : 2

                        Non votants : le président du sénat UMP,

                                               le président de séance UMP

                                               et un sénateur UMP devenu député

     Groupe UNION CENTRISTE UDF

                 (29 sur 30)

                  POUR : 19      CONTRE : 8      ABSTENTION : 2

     Groupe RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE ET SOCIAL EUROPEEN

                 (16 sur 16)

                  POUR : 7      CONTRE : 8      ABSTENTION : 1

     Groupe SOCIALISTE

                 (96 sur 96)

                  POUR : 0      CONTRE : 96      ABSTENTION : 0

     Groupe COMMUNISTE ET REPUBLICAIN

                 (23 sur 23)

                  POUR : 0      CONTRE : 23      ABSTENTION : 0

     Sénateurs NON INSCRITS

                 (6 sur 6)

                  POUR : 6      CONTRE : 0      ABSTENTION : 0

Le texte de la loi adoptée (lire surtout l'article 5 bis):

http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0047.asp

L'analyse du scrutin avec les noms des sénateurs :

http://www.senat.fr/scrupub/2007/scr2007-15.html

25 octobre 2007

Au possible, nul n'est tenu, pas vrai ?

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(Clic sur les images pour agrandir)

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24 octobre 2007

Projet de budget : La ville sous respiration artificielle

faillite

Que faut-il retenir du débat sur les orientations budgétaires pour 2008 que l'équipe sortante a présentées lundi soir au conseil municipal ?

Voici les principaux points de mon intervention.

  "Vous nous faites une présentation quasi idyllique de votre gestion, c'est de bonne guerre. Mais la technique, aussi maîtrisée soit-elle, ne peut se justifier que si elle est mise au service d'une politique. Il faut donc aussi parler bilan.

  Par curiosité, j'ai consulté tous vos rapports des années précédentes. A quelques différences près, on a l'impression de toujours lire le même document avec quasiment les mêmes explications.

  J'ai relevé deux exemples frappants : le désengagement de l'Etat pour ses concours financiers et la réduction régulière des aides aux politiques en faveur de la petite enfance. Je vous rappelle que ce sont les gouvernements que vous soutenez depuis cinq ans qui en sont les auteurs.

  Dans vos budgets, le seul point que l'on pourrait vous accorder est la réduction de la dette. Mais à quel prix ?

  Vos budgets n'offrent plus de marges de manœuvre : vous ne pouvez plus jouer sur les gains obtenus à travers les intérêts de la dette et vous ne pouvez plus contenir les dépenses de fonctionnement qui, selon vos dires, ont atteint leur seuil de compression.

  Comme pour 2007, la part du fonctionnement en 2008 va encore représenter quelque 67%, et seulement 33% en investissement, et la masse salariale près de 57% du fonctionnement. Les capacités d'autofinancement net pour agir au quotidien sont faibles : 7M€, c'est une goutte d'eau, si on les compare aux 9,4M€ du produit des jeux du Casino !

  Alors, vous êtes obligés de basculer dans de nouveaux emprunts que vous situez à hauteur de 22M€ / 23M€…

Quel est bilan de votre mandat ?

  Les Aixois ne ressentent aucun signe et ne perçoivent aucun mouvement concret, ni pour le développement général de la ville ni dans leur vie quotidienne. Quelques exemples fixeront les idées.

Ÿ Vous avez certes mené à terme les grandes opérations que notre municipalité vous avait laissées et que vous avez transférées en très grand nombre à la Communauté du Pays d'Aix. La CPA subit les contrecoups de ces choix et on y trouve les mêmes dérives : masse salariale en hausse, emprunts, plans divers peu ambitieux…

Ÿ Culture : Vous affirmez vous-mêmes que 38 associations absorbent 79,60% du budget culture, c'est-à-dire au détriment des très nombreuses petites associations qui assurent un lien direct avec la population. On pourrait d'ailleurs utilement reprendre cette comparaison pour le sport : ¾ des subventions vont à 20 grands clubs et donc ¼ seulement à près de 500 petits clubs ou modestes associations.

Ÿ Vie associative : Quid des associations de proximité et de quartier qui œuvrent au plus près de nos concitoyens pour la solidarité, l'accès aux loisirs et les pratiques culturelles ?

Ÿ Petite enfance : Aix dispose de 987 places en accueil collectif et 759 enfants en accueil individuel. Que valent ces chiffres au regard des vrais besoins des familles aixoises pour trouver des places en crèche ?

Ÿ Propreté : L'état de la ville est désastreux. Les habitants et les visiteurs ne sont pas satisfaits. Ecoutez-les plus pour vous en rendre compte.

Ÿ Logement : Où sont les logements destinés aux familles les moins favorisées ? L'OPAC n'en finit pas de promettre et de mal fonctionner. La SACOGIVA ne saurait, elle seule, tenter de rattraper vos énormes retards. Près de 5.000 demandes sont en souffrance. Où est la recherche foncière active qui reste encore à être mettre en œuvre ?

  On trouvera quelques illustrations de tous mes propos en cours de séance à la faveur d'autres rapports que vous nous présentez.

  Vous le voyez, il suffit de quelques exemples liés à la vie quotidienne pour mettre en évidence les carences criantes dues à vos choix – ou non choix – politiques. Vous n'avez pas répondu aux attentes de nos concitoyens. Vos promesses étaient des mirages.

  Vous avez manqué d'ambition pour notre ville, vous n'avez pas initié de projets d'envergure, de votre propre fait. En 2001, vous aviez fait campagne en brandissant un beau slogan : "Un nouveau souffle pour Aix". En réalité et en un mot, non seulement votre politique n'a pas eu de souffle mais vous avez essoufflé la dynamique que nous vous avions léguée. Et, si j'ose dire, nous sommes désormais sous respiration artificielle…"

24 octobre 2007

Vote à l'assemblée : L'ADN des députés d'ici

fraternite

(Clic sur les images pour agrandir)

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Pourquoi Maryse Joissains, maire, n'était pas au conseil municipal de lundi soir ? Voilà une bonne question. La députée s'était spécialement rendue à Paris pour participer au vote de la loi sur l'immigration.

Aucune surprise, ce mardi, elle a entériné la totalité du texte, y compris donc l'article sur l'ADN ("empreintes génétiques").

En épluchant les noms des députés, on trouve celui de Richard Mallié qui a aussi voté pour, mais pas celui de Christian Kert, qui avait sans doute autre chose à faire, lui qui avait soutenu en 2005 la loi sur "le rôle positif de la présence française outremer et notamment en Afrique du Nord".

Au final, le projet de loi relatif "à la maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile" a été adopté en scrutin public (nominatif) mardi 23 octobre en deuxième lecture par l'assemblée nationale.

            NOMBRE DE VOTANTS : 550 (27 députés se sont esquivés)

            SUFFRAGES EXPRIMES : 517 (33 députés se sont évanouis)

            MAJORITE ABSOLUE : 259

            POUR : 283    CONTRE : 234     ABSTENTION : 33

                                        

         Groupe UMP

                              (302 sur 321) 

                    POUR : 278     CONTRE : 3     ABSTENTION : 21

                             Non votant : le président UMP

        Groupe NOUVEAU CENTRE

                              (18 sur 21) 

                    POUR : 4     CONTRE : 4     ABSTENTION : 10

        Groupe SOCIALISTE RADICAL CITOYEN ET DIVERS GAUCHE

                              (201 sur 203)

                    POUR : 0     CONTRE : 201     ABSTENTION : 0

        Groupe GAUCHE DEMOCRATE ET REPUBLICAINE

                              (23 sur 24)

                    POUR : 0     CONTRE : 23     ABSTENTION : 0

        Députés NON INSCRITS

                              (6 sur 7)

                    POUR : 1     CONTRE : 3     ABSTENTION : 2

Le texte de la loi adoptée (lire surtout l'article 5 bis):

http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0047.asp

L'analyse du scrutin avec les noms des députés :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0033.asp

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