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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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8 mai 2012

Sarkozy : Avant, quand j'étais président...

sarko necro 

"Avant, quand j'étais président..." Le jour viendra où l'on entendra Nicolas Sarkozy parler ainsi de l'époque de son quinquennat. Cet imparfait résonnera comme un délice du passé.
Depuis dimanche soir, les soutiens qui lui restent tentent encore de lustrer son désastreux bilan, oubliant au passage tout ce qui a été critiqué et désormais rejeté majoritairement par les électeurs. Ces soutiens défaits ne cessent de se plaindre du traitement qu'a eu à subir le président déchu tout au long de son mandat, comme s'il n'y avait été pour rien.
Mais, lui-même, repris à la baguette et à l'unisson par les cohortes de ses affidés, que n'a-t-il proféré pour discréditer François Hollande. Entre autres : "Il n'a jamais exercé de responsabilités, il n'a jamais été au gouvernement. Celui qui est en tête en février n'est pas le gagnant de mai." En élisant Hollande, preuve est faite que les Français n'ont tenu aucun compte de toutes ces fadaises.
De même, Sarkozy a multiplié l'intoxication avec des phrases qui cachaient mal l'incantation. "Je sens venir la vague. Je vois une mobilisation jamais vue." Et l'on a vu ce que l'on a vu. Notamment avec ce moment de télévision que fut le débat du 2 mai. Sarkozy, qu’on a souvent fait passer pour un cogneur redoutable, prêt à tout, y compris à vilipender et rabaisser certains journalistes, s'est révélé n'être en fait qu’un encaisseur de première lorsqu’il trouve un contradicteur qui ne s’en laisse pas compter aussi facilement. C'est même à se demander comment son miroir a pu si longtemps tenir le coup à chaque reflet de sa propre image.
Pour terminer ce billet, je voudrais dire que j'ai toujours pensé qu'il valait mieux ne jamais gagner une élection avec un écart trop important. C'est le cas pour cette présidentielle remportée par Hollande. Sa victoire a été acquise démocratiquement. Mais, c'est une bonne chose que le résultat soit suffisant sans être écrasant. Cela l'obligera, tout autant que son gouvernement, à considérer en permanence qu'il doit exercer son pouvoir en toute dignité et sous les yeux des électeurs. Dans le cas contraire, ces derniers exigeraient rapidement des comptes, comme cela vient d'advenir pour le président sorti.

Une lettre ouverte du peuple de France à Nicolas Sarkozy
(Clic sur l'image pour agrandir)
sarko defaite 

"Le quinquennat"
Un petit chef-d'œuvre !
(A regarder plein écran, bouton carré en bas à droite)

sarko c'est quisarko correzesarko vestesarko concordesarko a tablesarko pere au foyersarko temps libre

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6 mai 2012

François Hollande élu, Nicolas Sarkozy déchu

 sarko 20 heures 1

Ce 6 mai 2012 devient donc une autre grande date historique pour l'ensemble de la gauche et pour le peuple de France. Marianne se redécouvre belle et heureuse car elle va accueillir François Hollande, septième président de la République française. Les Français n'ont pas pardonné à l'ancien président Nicolas Sarkozy d'avoir tant défiguré le symbole de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Ce n'est que justice et morale. Les Français veulent maintenant être écoutés et respectés. Une page de l'Histoire est tournée, une autre s'ouvre.
Félicitations, Monsieur le Président François Hollande, nous comptons bien sur votre sagesse pour redonner un visage humaniste et digne à la République.

20h00 : Estimation France 2 
François HOLLANDE :  52 %
Nicolas SARKOZY :  48 %

1h00 : Résultats définitifs
(hors contingent Français de l'étranger)
(source : ministère de l'intérieur)
François HOLLANDE :   51,67 %
Nicolas Sarkozy :   48,33 %
Participation :   81,03 % 

Résultats définitifs Aix-en-Provence
François HOLLANDE :   46,91 %
Nicolas SARKOZY :   53,09 %
Participation :   80,63 %

hollande président de la république
Les couleurs des résultats nationaux
election 2012 résultats nationaux

sarko 2012
sarko aurevoir bakchich 22
sarko chirac

4 mai 2012

Présidentielle 2012 : Fini de rigoler avec Sarkozy !

 sarko france vote

"Vous n'entendrez plus parler de moi si je suis battu." Chiche !
Cette hypothèse de Nicolas Sarkozy pourrait bien devenir réalité dès dimanche soir. Ça lui fera des vacances. Et à nous aussi par la même occasion !
Voulant conjurer le péril annoncé de son propre échec, il a qualifié cette élection d'"historique". On verra bien si, par contre-coup, il n'aura pas finalement lui-même encouragé une majorité d'électeurs à le dégager pour de bon. Car, si les derniers sondages se confirment, il y a tout lieu d'espérer que la France aura un nouveau président. Le chambardement, c'est maintenant. C'est une question de dignité.  

P.S. : Mon choix n'a pas changé, je vote pour François Hollande.

Dimanche soir, je publierai les résultats du second tour dès qu'ils seront disponibles. 

Fini de rigoler, alors rions encore un peu...

sarko bayrou
  
sarko vote utile
  
sarko fouquets
  
sarko hollande flunch

3 mai 2012

François Hollande : Moi, président...

sarko hollande relax rolex 

On avait amplement spéculé sur le climat de la rencontre. Et ce fut un débat à... rixes. François Hollande a assez rapidement cherché noise à Nicolas Sarkozy. Et inversement.
Je ne reprendrai pas ici tous les sujets qui ont alimenté le débat. On va nous les repasser bout par bout sur toutes les chaînes et on va les commenter dans tous les journaux. Je veux simplement relever quelques aspects de forme qui m'ont frappé.
Les échanges ont duré trois heures d'horloge, peut-être un record depuis que cette tradition existe. Il a donc fallu pas mal d'énergie et de résistance à chacun des deux compétiteurs pour ne jamais flancher. Et là, chapeau, quoi que l'on pense de l'un ou de l'autre.
S'il fut intéressant de suivre attentivement tous les arguments, il n'est pourtant pas certain que c'est ce qui fera la différence au moment de voter. En revanche, on se souviendra sans doute plus des postures et des traits de personnalité des deux candidats.
J'ai observé que Hollande avait délibérément opté pour une assise droite et collée au dossier de son fauteuil dès le début de l'émission. Ce qui, selon moi, lui a permis d'entretenir une certaine distance et de ne pas se laisser aller à des mouvements d'agitation. Autrement dit, il avait besoin de mettre en scène son image présidentielle. Sarkozy, lui, s'est rarement maintenu droit. Il était souvent penché en avant, signe qu'il voulait en découdre. Ce qu'il a d'ailleurs fait à maintes reprises.
On a donc assisté à une inversion des rôles : Hollande se présentant comme un futur président, Sarkozy se muant en candidat qui lui disputerait le droit de l'être. Pourtant, Hollande l'a harcelé sur son bilan en essayant de l'amener sur ce terrain et en y opposant ses propres projets.
Sarkozy a voulu éviter d'évoquer son action en tant que président mais il y a été contraint tout en essayant de critiquer son concurrent sur les politiques menées par les socialistes, pour le coup trop lointaines et décalées puisque Hollande n'est pour l'instant comptable d'aucun bilan gouvernemental direct. Dure tâche pour l'un et pour l'autre mais avec des coups réciproques qui ont quand même eu quelque succès.

 sarko hollande te battre

Ces échanges rudes, et même musclés, ont réduit, comme d'habitude, les deux présentateurs à une présence complètement aplatie et à une incapacité à maîtriser totalement le déroulement du débat. C'était tant mieux car, pendant cinq ans, lorsqu'il était interrogé avec complaisance par les médias, notamment à l'Elysée, il a pu se la couler douce sans jamais avoir à souffrir d'une véritable contradiction. Or, ce débat a permis, pour la première fois, de le forcer à se justifier devant son adversaire. Et c'est à Hollande qu'est revenu le rôle de contester point par point son action présidentielle.
Sarkozy a été obligé de répondre, tendu et énervé, se faisant tour à tour défensif ou aggressif. Réaparaissaient alors beaucoup de tics, mouvements d'épaules, de tête, torsion des lèvres, manipulation des revers de sa veste.
Hollande m'a paru globalement plus serein tout en lançant ici et là des piques ironiques en phrases courtes et incisives enveloppées de courtoisie, façon Mitterrand pour ainsi dire.
Comme l'ont rappelé nombre de chaînes de télévision, qui ont rediffusé en boucle et jusqu'à l'abus les petites phrases de plusieurs débats présidentiels, il est rare que dans ce genre de confrontation ne surgissent pas celles qui feront mouche. Cette fois-ci, ce ne fut pas une phrase ou un échange de répliques acerbes.
L'innovation est venue du côté de Hollande qui s'est lancé sans crier gare dans une véritable tirade qui marquera sans doute les esprits, par sa forme et par son contenu : "Moi, président, je..."
Cela est intervenu par surprise aux deux-tiers de l'émission comme un pensum fondateur avant que des téléspectateurs n'aient la tentation d'aller se coucher. Sarkozy en est resté presque sans voix et sans riposte au point de ne réagir qu'avec une petite raillerie : "Vous venez de nous faire un beau discours, on en avait la larme à l’œil" car il a senti que c'était forcément le moment qu'on allait retenir de ce débat. Voilà.

 sarko hollande humour

On s'accorde à considérer qu'en général ce type d'exercice télévisé n'entraîne pas de changement dans les intentions de vote. Et pour cause, le premier tour est déjà passé par là et a figé une large majorité de votes. S'il devait y avoir quelques discordances entre les prévisions des sondages et les résultats de dimanche, elles seraient à rechercher à la fois dans les niveaux de certains reports de voix et dans l'évolution de l'abstention.
Des votants du premier tour n'ayant plus de candidat pourraient s'abstenir et être remplacés par des abstentionnistes de ce même premier tour qui pourraient en définitive choisir de participer au second. Mais, beaucoup d'études montrent qu'il est assez constant que les voix nouvelles finissent toujours par se répartir équitablement entre les deux candidats restants.
Pour le dire brutalement, en gros, Sarkozy est vraiment fichu.

 sarko hollande beurre
  
sarko hollande expérience
  
sarko hollande compétent
  
sarko hollande moi président


Quel président comptez-vous être ? par francoishollande

2 mai 2012

Ce soir, Hollande et Sarkozy enfin face-à-face

sarko hollande combat 

Le débat de ce soir est attendu et sera largement suivi. Mais il est convenu de dire que les duels télévisés avant le second tour ne changent pas grand-chose aux intentions de vote, pas plus que les meetings d'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon en sait quelque chose.
Pour qui se souvient encore des précédents débats présidentiels, il s'agit plus d'un spectacle d'arène dont chaque camp pensera que son champion a forcément été le meilleur.
Mais, ce qui est toujours très intéressant à observer, c'est que, même préparée dans ses moindres détails, la confrontation se déroule en direct et, dès lors, aucun des deux candidats n'est à l'abri d'un lapsus, d'une faille, d'une perte de sang-froid, d'un écart de conduite, d'un croche-pied ou même d'une énormité sans nom proférée par l'adversaire. Alors, à nos écrans !

sarko hollande duel

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2 mai 2012

Manifs du 1er-Mai : La gauche reste en tête

défilé 1er mai 2012

Même à la louche, qui saurait dire combien de personnes ont vraiment manifesté hier en France ?
Tout confondu, si l'on se réfère au total cumulé à partir des chiffres claironnés par les organisateurs respectifs, il y en avait près d'un million. Pour sûr, ce sont les deux plus grosses concentrations parisiennes, le cortège syndical et le meeting de Sarkozy, qui auront raflé la mise.
Pour le cortège (mobile), les syndicats ont annoncé 250.000 participants. Pour le meeting (statique), le candidat sortant (j'adore la formule) a cru en comptabiliser 200.000 (plus c'est gros...). Pour le premier, la police a livré ses calculs : 48.000, soit 5 fois moins. Pour le second, la police n'a rien dit mais sur internet de bien mauvais esprits ont rapporté le nombre possible de personnes pouvant tenir par mètre carré à la surface totale de la place du Trocadéro : maximum 50.000. Si nous étions mesquins, nous utiliserions la méthode de la police qui divise par 5 et cela ne donnerait que 40.000. 
L'effet des images aériennes était certes impressionnant mais on était loin des foules de la coupe du monde 98 sur les Champs-Elysées. Les syndicats ont aussi fait leurs comptes pour les rassemblements régionaux (plus de 250) : 500.000. Allez, disons, 100.000.
Et au meeting improvisé de Hollande à Nevers, en l'absence de chiffres mais au vu des images aériennes, estimons le nombre de participants à 5.000. J'allais oublier le meeting de l'extrême-droite : au doigt mouillé retenons quelque chose comme 15.000, cela  fera croire à Sarkozy qu'il peut les annexer.
Maintenant, les résultats deviennent un peu plus parlants. A droite (Sarkozy + FN), pour les organisateurs, on arriverait à 215.000 personnes, mais à 60.000 selon toute vraisemblance. A gauche (syndicats + Hollande), pour les organisateurs, la mobilisation aurait atteint les 750.000, mais plus probablement autour de 150.000.
Quoi que chaque camp a voulu démontrer, la différence est importante et le score reste très favorable à la gauche. Ce n'est pas plus scientifique que les sondages mais ça fait plaisir à constater.
Les sondages, enfin certains sondages, parlons-en un peu. Un élu écologiste de Grenoble a réussi à se faire communiquer le nombre et le coût des enquêtes d'opinion commandées par Sarkozy, et payées sur fonds publics par l'Etat, sur des multitudes de sujets, histoire de piloter sa politique à vue.
Selon ce courageux élu, rien qu'entre 2007 et 2009, la présidence bananière de la République a fait réaliser pas moins de 264 sondages pour un montant de 6,35 millions d'euros. L'élu parle d'"ivresse sondagière", d'"irrégularités" pour non mises en concurrence et d'utilisation des données par l'UMP. Le plus cocasse est celui qui pose la question suivante où l'on voit le sens aiguisé de l'intérêt général de Sarkozy pour le destin de la France : "Que pensez-vous de son mariage possible avec Carla Bruni ?"
Pour conclure, on ne sait pas encore si des enquêtes ont été menées pour tester les éléments de langage à marteler pour aller à la pêche aux voix lepénistes. En revanche, le ministre de la défense, au CV extrême-droitier notoire et condamné en son temps pour complicité de "violence et voies de fait avec armes et préméditation", n'a pas eu beaucoup à se forcer pour affirmer au sujet de la candidate FN qu'il "sera désormais possible de parler de sujets difficiles avec un interlocuteur qui n’est pas bienveillant, mais qui, au moins, n’est pas disqualifié" comme son père. Dans le genre concours de sac à vomi, Sarkozy a du souci à se faire. Mais rêvons, il n'y en a plus que pour quatre jours.

1 mai 2012

1er-Mai : Sarkozy invente "La Farce forte"

 sarko 1 mai

Que celles et ceux qui auraient déjà vu la droite défiler chaque 1er-Mai lors des traditionnels rassemblements syndicaux lèvent leur brin de muguet. Personne ? Ben voilà, drôle de hasard de calendrier, en cette veille de second tour, Nicolas Sarkozy, en perdition élyséenne, a décidé de nous jouer "la Farce forte".
Mais, et c'est fort heureux, à peine sa tromperie éventée, il s'est fait reprendre de volée sur la façon scandaleuse dont il entendait interpréter l'événement.
C'est à se demander s'il connaît les origines réelles du mouvement qui a donné naissance à ce jour où les travailleurs regroupent leurs forces pour défendre leurs conditions de vie.
De cela il se moque, bien entendu. Ce qui l'intéresse, c'est d'user du prétexte pour en détourner le symbole censé exalter un meeting trop grossièrement électoraliste de sauvetage désespéré de sa peau.
Après le hold-up du 1er-Mai par l'extrême-droite qui l'amalgame étrangement à Jeanne-d'Arc qu'on ne fête que le 8 mai, Sarkozy, le président-candidat des riches et des cyniques, ose à son tour prétendre pouvoir parler au nom de tous ceux qu'il n'a cessé de critiquer, d'insulter et de paupériser. Quel culot monstre !
Mais qui peut bien encore être dupe de telles manœuvres ? La ficelle est si grosse qu'elle ressemble à une corde. Vivement dimanche soir que la farce lui en fasse un nœud.

logo rue89 bis
Lire cet excellent article :
http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/04/30/les-tentatives-de-recuperation-du-1er-mai-nont-jamais-marche-231687

  

 compteur 81 jours

30 avril 2012

Le Ravi de mai... débourre les urnes

une ravi 96Pour coller de près à l'élection présidentielle, le Ravi est sorti un peu à l'avance. Bravo donc à la rédaction qui s'est mobilisée pour traiter à chaud le premier tour.
Outre une analyse détaillée des résultats pour chaque département de notre région, le Ravi a voulu se singulariser en donnant la parole à une bonne trentaine de personnes différentes en âges, lieux de résidence, conditions socio-économiques et préférences politiques. Leurs témoignages sont souvent inattendus par leur grande franchise et parfois touchants par leur propre originalité.
Dans ce numéro de mai, la politique se taille une large part avec plusieurs articles sur les agissements de certains élus de notre région. Ainsi, pêle-mêle, en prennent pour leur grade les Guérini, Gaudin, Muselier et son épouse, l'extrême-droite et bien d'autres.
Le Ravi livre également une mine de détails inédits sur les dessous de médias locaux tels que ceux du groupe régional Hersant et du site d'infos sur internet dont l'unique propriétaire est Alexandre Guérini. Et pour les lecteurs les plus exigeants qui, comme moi, réclament la dose d'humour qui soulage des malheurs du monde, le mensuel a mis tous ses dessinateurs à contribution pour nous offrir ses belles illustrations à toutes les pages.
Clin d'œil : En page 19, on pourra lire un article illustré intitulé "Mémoires d'Aix" qui n'est pas sans rapport avec votre ci-devant serviteur.

Le sommaire du n° 96 :
http://www.leravi.org/spip.php?article1292
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

27 avril 2012

Sarkozy se vautre dans l'affront national

 sarko deuxieme tour

Hier, à midi et en soirée, et plus à midi que le soir, Nicolas Sarkozy s'est encore vautré dans des propos brûnatres.
A midi, il tenait meeting. Puisant à pleines mains dans le sac à vices démagogiques du Front national, il a assourdi son auditoire de crapuleries bien extrémistes. Faut un peu le comprendre, c'est là sa seule et ultime bouée de sauvetage crevée pour un naufrage qu'il a lui-même provoqué.
Le soir, à la télévision, le même a fait mine d'adoucir ses déclarations du midi, mais sans réellement en renier aucune. Comment le pourrait-il d'ailleurs quand on voit ceux qui le conseillent ou qui l'entourent ? Son formatage mental outrancier semble désormais achevé.
Son conseiller politique s'appelle Patrick Buisson, un journaliste qui a trempé sa plume dans le journal Minute. Son responsable des sondages se nomme Guillaume Peltier. Il a grandi au FN, a fait un tour au MNR puis chez De Villiers. Quant à son entourage, il n'est peut-être pas nécessaire de citer tous les noms mais utile de se souvenir par exemple de Brice Hortefeux, de Claude Guéant ou de Nadine Morano.
A ces cavaliers noirs, il faut y adjoindre l'écurie des quarante députés de la droite dite "populaire" pour masquer l'extrémisme de leurs frasques. L'étalon en chef s'appelle Lionnel Luca, un esprit d'une finesse bien visqueuse qui s'est encore distingué hier avec des saillies sordides pour requalifier le patronyme de la compagne de François Hollande et lapider des ex-ministres certes sans figure ayant lâché Nicolas Sarkozy pour appeler à voter à gauche. A côté de tous ces pitres, Marine Le Pen passerait presque pour la vertu républicaine.
Pourtant, hier soir, Nicolas Sarkozy s'est dit scandalisé par la une de l'Humanité qui a collé une photo de Pétain à côté de la sienne. Parce que parler de "vrai travail", ça ne rappelle rien à l'inculte qu'il est de l'Histoire de France ? Et que dire du slogan "aidez-moi" de De Gaulle, dont il dit qu'il l'ignorait jusqu'à hier soir, même si dans ses coutumières forfanteries il ose se réclamer du gaullisme quand ça l'arrange ? Et voilà pourquoi, Nicolas Sarkozy ne trouve rien à retoucher à sa dernière énormité prétendant que "Le Pen est compatible avec la République".
Devant son public, il s'est plaint d'avoir été l'homme le plus insulté depuis qu'il a été élu. A-t-il perdu la mémoire de ses faits et gestes ? Non, non. Il ne peut avoir oublié qu'il a lui-même tant piétiné, tout, tout le monde et tout le temps, parfois en usant de la vulgarité la plus ignoble. Maintenant, on le piétine. Va bien falloir qu'il s'y fasse. Il est en miettes. Il essaie de recoller les morceaux partis dans tous les sens. Sa mécanique est détraquée. Trop tard. Mission impossible. Il est totalement éparpillé.
Alors, il s'agite, trépigne, vocifère, invective, menace. Chacune de ses apparitions le montre schizophrène, hystérique, désarticulé, menteur, aggressif, les traits défigurés de hargne et de haine, comme aliéné. Il fait honte à voir comme encore président et pour quelques jours comme encore candidat. Grotesque jusqu'à sa propre caricature.
Finalement, il n'aura été qu'une erreur de l'Histoire. Et on ne parlera plus de lui que comme un tragique fait-divers qui aura duré cinq ans.
Dernier caprice avorté dans l'instant, Nicolas Sarkozy exigeait trois débats, pas moins. Et pourquoi cette envie soudaine ? Parce que les socialistes en ont fait plusieurs pour leur primaire ! Il n'avait qu'à en faire autant dans son propre parti en débandade qui est bien parti pour la guerre des califes. Mais que croit-il ? Que les Français sont des demeurés qui ne le connaissent pas, qu'ils ne l'ont pas vu à l'œuvre, qu'ils ne l'ont pas déjà jugé depuis longtemps ?
Le 6 mai, on n'en veut plus. Il perd et il part. Ses meubles, ses Rolex et sa poussette sont déjà sur le trottoir. Il faut maintenant que le peuple huissier dresse l'expulsion définitive du locataire qui a enfreint toutes les clauses du règlement intérieur. A 20 heures, le spectacle de la déroute pourrait être fort désopilant à la vue des têtes hargneuses et des langues fielleuses des Guaino, Morano, Lefebvre, Dati, Bertrand, Pécresse, Baroin et autre Copé. Le soulagement, c'est maintenant.

 sarko vrai travail
sarko infuse 2
sarko dix jours

25 avril 2012

Barouf entre Rémy Bargès et Jean-Noël Guérini

guerini barges conflit 

Barouf au dernier étage du Bateau bleu du Conseil général des Bouches-du-Rhône. C'est là que se trouve le bureau de Jean-Noël Guérini. Son directeur de cabinet, Rémy Bargès, lui a présenté sa démission mais elle a été refusée.
L'encore président du département a en effet eu connaissance de propos échangés lors d'une conversation téléphonique enregistrée entre son directeur de cabinet et Olivier Ferrand, le candidat parachuté par le PS dans la circonscription législative de Salon. 
Rémy Bargès s'épanche non sans douleur sur le climat exécrable qui règne au sein même du cabinet. "Il faut bien comprendre que Jean-Noël a une immense majorité d'élus, qui aujourd'hui veulent s'en débarrasser, le détestent. C'est un rejet global, tout le monde espère et attend y compris au cabinet et dans les services qu'on tourne la page définitivement de Guérini par sa démission." 
Et il balance même qu'une "quinzaine d'élus seraient prêts à bouger, à voter une motion de défiance, à signer une tribune dans le Monde. [...] Le système tient encore sur la peur, les gens ne sont pas courageux chez nous. [...] Tout le monde espère qu'il va prendre une avoinée. J'ai des éléments qui me laissent penser qu'il est loin d'être tiré d'affaire."
Bargès assure que des élus le supplient de rester : "Ils me disent que, si je pars, c'est la catastrophe. Il n'y a rien qui tient au niveau de l'institution."
Comment expliquer la fuite des propos sous écoute de Rémy Bargès, mis en examen dans l'affaire de la disparition d'ordinateurs du cabinet ? Dans un premier temps, il avait laissé entendre que Jean-Noël Guérini était au courant. Puis, devant le juge Charles Duchaine, il avait déclaré en être le seul responsable, ce dont s'était gargarisé Jean-Noël Guérini au sortir de leur confrontation.
Le juge semble douter de cette seconde version. La mise sur la place publique des propos de Rémy Bargès aurait donc pour but de faire pression sur lui pour qu'il dise enfin la vérité. S'il devait y avoir un tel aveu, le sort de Jean-Noël Guérini serait probablement aggravé. Ce qui motive sans doute sa stratégie de refus de la démission de son directeur.  

guerini barges conflit 1
guerini barges conflit 2

logo libe marseille
C'est le journal Libération qui en parlé en premier :
http://www.libemarseille.fr/henry/2012/04/jean-no%C3%ABl-gu%C3%A9rini-l%C3%A2ch%C3%A9-par-son-directeur-de-cabinet-1.html

"Mise en examen de Rémy Bargès" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/06/01/21278037.html
"Guérini face à Bargès chez le juge" : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/02/23656554.html

logo renouveau PS 13
Communiqué accusateur de Renouveau PS 13 :
http://renouveaups13.blogspot.fr/2012/04/elections-un-desaveu-de-la-gestion.html

Vidéo LCM

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