lundi 30 novembre 2009

Les "Gérard", des récompenses à pourrir de rire…

C'est lundi. Pour aujourd'hui, j'ai hésité entre encore un vilain sujet à nous pourrir la semaine et un billet plus aérien pour rire dans une semaine. Allez, lâchons-nous.

J'ai toujours été frappé par ce phénomène récurrent, le foisonnement d'humoristes et de comiques en période de maladive morosité. Et, depuis quelques années, crise aidant, c'est carrément l'inflation.

Bien sûr, tout est loin d'être bon là-dedans. On voit pas mal de nullards qui pensent avoir trouvé le filon en nous gratifiant d'anecdotes sans intérêt et de pétomaneries genre grivoiseries inconsistantes et bien grasses, si vous voyez qui je veux dire, censées à la fois plaire à tout le monde et ne fâcher personne.

Pourtant, en dépit de la médiocrité submergente, et à mille lieues au-dessus d'elle, on se sent déjà un peu mieux lorsqu'on décèle du construit, du rentre-dedans et de l'efficace. C'est plutôt vers cette catégorie que penchent mes petites préférences. Tout cela dépend des goûts. Pour ne parler que des vivants et même bons vivants, j'aime bien les Guy Bedos, Christophe Alévêque, Stéphane Guillon, Didier Porte et François Morel qui ont un sens de la formule qui tue.

Rayon presse, j'apprécie aussi Le Canard enchaîné, Charlie Hebdo et Siné Hebdo qui n'y vont pas par quatre chemins pour balancer. A la télé, parmi ceux qui me font rire, il y a les gugusses ose-tout aux gros sabots de Groland et, moins connus du grand public, les chansonniers du Théâtre des Deux Anes qui, chaque mois, font une revue de presse aussi désopilante que caustique.

Il faut dire que nous sommes gâtés. On dirait que certains politiques font vraiment tout pour prêter flanc à la satire. Et comme leurs consternantes turpitudes en tous genres contribuent largement à faire baisser le niveau de la morale publique et du débat estimable, il n'est donc guère étonnant ou choquant que nos talentueurs y trouvent matière nutritive pour s'en donner à cœur joie et remettre tout le monde à sa place. Jamais on n'aura autant brocardé des personnalités de premier rôle, des ministres, et même un président, avec cette férocité qui pourrait bien cacher un cri de désespoir.

La prochaine salutaire gaudriole sur les faux-culs et le pire du grand barnum qu'est devenue la télévision se déroulera exactement dans une semaine. C'est lundi en effet qu'aura lieu la cérémonie annuelle des Gérard, joyeux pastiche des soirées de remise de récompenses. Ce soir-là, pour les plus méritants, pas de statuettes, pas de coupes, pas de médailles, pas de chèques, pas de bouquets de fleurs. Non, non, juste des trophées en forme de parpaings finement dorés à la bombe pour rendre la moquerie plus railleuse. Et des vainqueurs à pourrir de rire.

Ce sera un peu notre vengeance et nous pourrons sourire sans risque.

         

Les_Gerard

          

Parmi la quinzaine de catégories retenues par le décapant jury de l'Académie des Gérard, voici une sélection qui devrait assurer aux lauréats un avenir en béton :

Ÿ Gérard du titre d'émission d'Arte qu'on comprend pas, alors qu'il est même pas en allemand

Ÿ Gérard de l'animateur à qui plus personne ne veut faire la bise car à force de lécher le cul de ses invités, il a une haleine de tout-à-l'égoût

Ÿ Gérard de l'animateur qu'on confond toujours avec un autre animateur

Ÿ Gérard du gros has-been qu'on a récupéré dans les poubelles du PAF pour lui donner une dernière chance, et bizarrement, c'est toujours aussi ringard

Ÿ Gérard de l'invité idiot

Ÿ Gérard de la personnalité qui bénéficie le mieux des réseaux de son mari

Ÿ Gérard de l'animatrice tête à claque

Ÿ Gérard de l'animateur tête à claque

Tout sur les "Gérard" :

http://www.paris-premiere.fr/content/emissions/les-gerard/ceremonies.html

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vendredi 27 novembre 2009

Office HLM d'Aix : Des sanctions… et des mystères

logo_OPAC

         

Certains jours, je me gratte la tête, que j'ai dure mais encore assez alerte pour ne pas faire de fixette. Et je me demande si je ne ferais pas mieux de convertir mon blog chéri en simple chronique judiciaire. Je ne sais si cela plairait mais je dois bien avouer que l'accumulation de tant de turpitudes aixoises m'encouragerait parfois à virer de cap.

Tenez, hier même, on apprenait donc la dernière. Jusqu'à la prochaine, s'entend.

Il a fallu exactement quatre ans pour qu'une procédure initiée par François-Xavier De Peretti auprès du procureur de la République soit enfin jugée devant le tribunal correctionnel. L'élu avait déposé plainte au sujet d'un marché public de l'Office HLM Pays d'Aix Habitat présidé par Maryse Joissains.

Pour dire l'essentiel, il était question d'un appel d'offres portant sur la désignation d'un architecte-conseil auprès de l'office, attribué à un candidat plutôt mal placé en termes de prix. Et c'est là que les choses prennent un mauvais tour.

Le directeur de l'OPAC, Dominique Bindler, déjà le cinquième nommé au cours des quatre premières années du mandat municipal, recasé laborieusement il y a peu au poste de directeur du Centre de formation des apprentis, était soupçonné d'avoir aidé au choix de l'architecte gagnant.

Des personnels haut placés de l'office public avaient pourtant tenté de s'opposer à cette manière de faire. En vain. Maryse Joissains est mise au courant. Un employé revendique l'avoir informée mais Dominique Bindler assure que c'est lui-même qui a vu le maire. Peu importe.

Une décision est prise : un avocat spécialiste des marchés publics est sollicité pour trouver une porte de sortie présentable, autrement dit, rendre plus conforme ladite candidature. Malchance, dans son rapport, le spécialiste ne peut éviter d'évoquer des irrégularités dans la passation du marché. Résultat : ledit marché est annulé juste avant le dépôt de plainte. Il reste cependant des documents écrits. Et l'affaire prend la route de la justice.

Avant-hier donc, Dominique Bindler, passant en première instance pour entendre le jugement, a été condamné à six mois de prison avec sursis et à 10.000 euros d'amende pour délit de favoritisme, les principes d'égalité des candidats et de transparence n'ayant pas été respectés. Le candidat a, quant à lui, écopé de 5.000 euros d'amende.

Cela faisant, le tribunal a eu la main plus lourde que celle de la présidente qui avait réclamé une amende mais pas la prison avec sursis pour le premier et seulement une interdiction d'exercer une profession dans le cadre de l'infraction commise pour le second. Les deux condamnés ont immédiatement fait savoir qu'ils allaient faire appel de la décision.

Lors de l'audience d'octobre, la présidente du tribunal avait laché : "Quel dommage qu'elle (Maryse Joissains) n'ait jamais été entendue". Mais que voulait-elle donc dire ? Il faudra attendre la prochaine séance pour un jugement définitif.

Ce qui vient de se passer est finalement une bonne illustration dans le feuilleton qui touche l'office depuis huit ans.

         

D'autres énigmes à résoudre…

          

gif_point_dinterrogationSans revenir ici sur l'absence criante de politique de construction de logements sociaux par l'office public HLM, dont c'est pourtant la mission première, ni sur la gestion faillitaire et l'état catastrophique de l'établissement présidé par Maryse Joissains jusqu'à ces derniers mois, d'autres mystères demeurent.

Contentons-nous de n'en citer que trois.

D'abord, rappelons ces deux cambriolages similaires et non moins rocambolesques dans les bureaux du nouveau et coûteux siège du Jas de Bouffan qui avaient vu s'envoler quelques ordinateurs. Pas n'importe lesquels. Ceux qui contenaient les listings des attributions de logements. Pas de nouvelles depuis. Bizarre, bizarre.

Puis, revenons sur l'affaire de l'énigmatique enveloppe contenant des informations confidentielles frauduleusement extraites du fichier STIC concernant Dominique Bindler, déposée dans la boîte aux lettres du domicile de Maryse Joissains. Qui a eu cette idée saugrenue ? Pourquoi ce parcours loufoque ? Et quel en était le véritable objectif ? Extravagant, hein ?

Enfin, au mois de mai dernier, alors que commençait à pointer à l'horizon politique l'éventuel risque d'une campagne électorale estivale, Maryse Joissains déclarait qu'elle allait saisir le procureur pour la découverte de fausses factures au sein de l'office. Après tout, surprise pour surprise, on n'en est plus vraiment à un éclat près. Mais on aimerait bien savoir où en est l'enquête, si elle a eu lieu. Troublant, non ?

Pourtant, il faudra bien qu'un jour le silence soit brisé.

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mercredi 25 novembre 2009

Tract ordurier : Les curieux propos de Joissains...

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"Je dispose de quatre témoignages qui ont été rédigés sous contrôle d'huissier."  […] "Aujourd'hui, je sais qui a écrit ce tract et l'a diffusé. Je me donne une dizaine de jours pour saisir le Parquet. Je déposerai plainte contre X mais je donnerai des noms."

Ainsi s'est exprimée Maryse Joissains dans La Provence samedi dernier au sujet de ce qui a contribué à envenimer puis à faire annuler l'élection municipale de mars 2008.

A première lecture, ces déclarations faites à l'indicatif visent à établir que l'énigme est résolue : l'ex-candidate redevenue maire sait qui a écrit le tract et elle donnera des noms. Il ne reste plus à la justice qu'à confondre le ou les auteurs et à juger.

En relisant bien, cela sonne étrangement. Et le doute s'installe. Reprenons donc les expressions une à une.

"Je dispose de quatre témoignages" : selon Joissains, plusieurs personnes auraient entendu dire, vu, ou su qui était à l'origine du tract. Questions. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps, et surtout après la décision du Conseil d'Etat de juin 2009 qui a annulé l'élection municipale de mars 2008, pour témoigner ? Qui sont ces quatre personnes ? Qui les a retrouvées ou contactées et comment, sauf à penser qu'elles auraient agi spontanément et concomitamment après l'annulation ?

"Aujourd'hui" : est-ce à dire qu'il a fallu plus d'un an et demi pour obtenir et réunir ces présumés éléments de preuve ?

"Je sais qui a écrit ce tract et l'a diffusé" : dire cela signifie par conséquent que le ou les auteurs et les diffuseurs sont identifiés, avec certitude et nommément. Pour mémoire, les deux plaintes initiales respectives de Maryse Joissains et de François-Xavier De Peretti n'avaient pas abouti faute d'éléments probants. On avait aussi cru comprendre qu'en défense au tribunal administratif puis au Conseil d'Etat, Joissains avait plaidé une diffusion nulle ou, à tout le moins, très restreinte. Alors, il faudrait savoir.

"Je me donne une dizaine de jours pour saisir le Parquet" : Joissains doute-t-elle ou agite-t-elle une menace ? Si elle détient des preuves, pourquoi ne pas agir sans perdre de temps ?

"Je déposerai plainte contre X mais je donnerai des noms" : cette annonce-là est peut-être la phrase la plus inouïe. A-t-on jamais vu quelqu'un qui connaît les noms des responsables (on ne peut imaginer qu'il s'agisse de ceux des témoins) porter plainte contre X ?

Au final, que faut-il comprendre et comment interpréter ces déclarations ?

N'auraient-elles pas, simple hasard bien sûr, un certain rapport avec la perspective de la prochaine décision du tribunal administratif portant sur l'annulation, ou pas, de l'élection de juillet ? Ne serait-ce pas là une manière de prendre les devants pour jouer une fois de plus l'intimidation, puis la victimisation ? Ou encore une grossière manœuvre de communication tendant à créer un climat à trois semaines de la décision du tribunal, voire, pour plus tard, si le Conseil d'Etat devait statuer une nouvelle fois, puisque Joissains déclare maintenant qu'elle "ira devant lui" le cas échéant ?

Réagissant à ces propos, De Peretti, visé par le tract au premier chef tout comme certains de ses colistiers, a émis deux hypothèses.

gif_bombe"Si les témoignages sont crédibles, je la remercie de pouvoir m'aider à débusquer ceux qui ont fait cela. En revanche, s'il s'agit d'une procédure incertaine, d'une manœuvre politique qui n'a pour but que d'influencer l'opinion aixoise ou le juge administratif chargé d'examiner le nouveau recours, je lui promets une disqualification morale, judiciaire et politique. Sans précédent."

On ne saurait mieux dire. A mon avis, ça sent fort la poudre noire…

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lundi 23 novembre 2009

Solidarité : Une affaire de cœur ou l'affaire de l'Etat ?

Nouvelle polémique sur les appels aux dons. Cette fois, c'est sur le Téléthon, sujet sensible s'il en est. Est-il fait bon usage des fonds récoltés ? Le Téléthon "capte-t-il et parasite-t-il la générosité des Français de manière populiste" ? Est-ce impudique d'"exhiber le malheur des enfants" ? Est-il sain de faire appel au pathos pour tenter de culpabiliser les consciences ? Les déclarations dérangeantes de Pierre Bergé sont accusatoires. Pour autant, ne faut-il pas se poser des questions ?

Cela fait plusieurs années que l'Etat sabre le financement de la recherche publique qui devrait pourtant être une cause nationale permanente. Le même Etat, mais ce n'est pas récent, a toujours compté sur la générosité des citoyens pour pallier ses propres carences. En effet, tout au long de l'année, beaucoup de personnes font des dons à des associations de toutes sortes, avec déduction fiscale pour les plus grandes.

Mais, au fait, a-t-on jamais évalué le nombre de bénévoles qui s'investissent dans les initiatives caritatives, souvent de survie humaine, à tous les niveaux, local, national ou international ? Que deviendraient tous les démunis sans les Restos du cœur, les Banques alimentaires, ATD-Quart monde, la Croix rouge, le Secours populaire, le Secours catholique, pour ne pas parler que des plus visibles ?

Depuis plus de trente ans, à cause du chômage massif et, plus proche de nous, par ces temps de forte crise, ces aides sont quasiment les seuls refuges et expédients possibles pour que les laissés-pour-compte ne crèvent pas totalement de faim. Et quid encore des non ou mal logés, des personnes handicapées ou des personnes âgées isolées… ?

Car ce qui est difficile à admettre, ce sont les immenses disparités qui déclassent de plus en plus des pans entiers de la population pendant que d'autres amassent des fortunes colossales. Ce qui fait problème, c'est la répartition inéquitable des richesses, vécue comme une injustice tant les écarts atteignent des proportions indécentes. Ce qui fait défaut, c'est la volonté politique de mettre en place une échelle progressive des revenus qui donne toute sa valeur au travail tout en assurant, le temps qu'il faut, les moyens d'un minimum vital réellement suffisant pour les catégories privées d'emploi ou inaptes à en exercer un.

N'est-ce pas le rôle fondamental de l'Etat de donner tout son sens et son honneur à notre devise républicaine ? Pour l'instant, c'est loin d'être le cas. Si l'on peut se féliciter de l'utilité de la solidarité populaire sous toutes ses formes, cela ne veut pas dire pour autant que l'Etat doive en tirer prétexte pour ne pas assumer ses missions et ses responsabilités.

Quelques repères 

Ÿ 53 % des Français donnent aux associations et 38 % le font régulièrement, c’est-à-dire au moins une fois par an. L’aide aux personnes en difficultés arrive en tête des causes soutenues, devant la santé, la recherche et l’aide au développement.

Ÿ Les 20 premiers collecteurs de dons de France ont engrangé 1,1 milliard d’euros en 2007 (sur les 3 milliards collectés grâce à la générosité annuelle des Français). On y trouve de grands organismes très présents dans les médias : l’Association française contre les myopathies (l'AFM) et son Téléthon, les Restos du cœur ou la Croix-Rouge française ; mais aussi des organismes plus discrets, tels la Fondation de France ou la Fondation d’Auteuil.

Ÿ L'A330, dit "Air Sarko One", coûtera 185 millions d'euros. Une misère…

Tableaux parus dans le magazine

Alternatives économiques de janvier 2009

(Clic sur les images pour agrandir)

salaires_tableau_1_A

salaires_tableau_1_BPatron moyen

(de + de 50 salariés)     0,135    8,8

Cadre moyen                0,047    3,1

Patron

(de – de 50 salariés)      0,046    3,0

Salarié moyen               0,024    1,6

Ouvrier moyen              0,018    1,2

Employé moyen             0,017    1,1

Smicard                        0,015    1

Valeur du Smic (1.07.2009) :

1.337,70 € bruts mensuels

salaires_tableau_2

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vendredi 20 novembre 2009

Footage de gueule et flouzeball à pleine main

Qu'on aime ou pas le football, impossible de réchapper au matraquage médiatique qui, au moindre match, nous met la tête comme un ballon. La méthode est simple, bien rodée aussi. Il suffit en fait d'en faire de grosses unes, comme s'il n'y avait plus d'affamés, de chômeurs, de guerres dans le monde et on en passe.

C'est alors que l'on déclanche, lentement mais sûrement, la montée en puissance du prétendu événement et la fanatisation des foules qui va avec. Car, qu'on se le dise bien une fois pour toutes, les compétitions sportives ont définitivement acquis le statut de grands rassemblements. Bon d'accord, cornaqués à l'extrême et fliqués à mort, mais que ne ferait-on pas pour notre bonheur, hein ?

Il n'y a plus qu'à nous assigner d'idolâtrer aveuglément, sur parole, des joueurs qui se gavent de l'argent siphonné aux supporters. Des supporters qu'on hystérise à leur en faire perdre tout sens critique, car envieux d'imiter leurs totems, jusqu'au déguisement, mais payés en retour d'illusions et de frissons par procuration.

On nous bassine le cortex avec les platitudes affligeantes d'entraîneurs, proférées sur le même ton monocorde devant des forêts de micros et de caméras, pendant que, dans les coulisses, les margoulins mettent en scène le spectacle, exploitent le système et en profitent à fond.

Reste alors à agiter la gigantesque tambouille coagulée et à nous la faire ingurgiter jusqu'à l'indigestion comme un, ou plutôt le modèle de ferveurs sportives censées former l'expression de liesses populaires, quand les gourous ne vont pas jusqu'à prétendre que nous partageons ainsi une fierté nationale. Et au diable si ce ne sont que des ersatz d'émotions collectives fabriquées à coups abusifs de Marseillaise.

Escamotés, amnistiés, le déferlement publicitaire, le chauvinisme, le fric, le dopage et la triche. Oui, à la bourse abrutissante des valeurs artificielles et busardes, on se contrefout du respect, de l'honnêteté et du fair-play. Et à l'aune de ces arnaques, il faut s'y faire, les lumineux héros du quotidien risquent de moins en moins d'être ceux qui se dévouent, protègent, secourent, soignent, éduquent, sans fanfaronner, eux, pauvres sans gloire.

Mercredi soir, un arbitre a raté son coup. Il n'a pas vu ou pas compris qu'un jeu de main et de vilain a tout faussé. Et là, on a eu droit à tout le pathétique toutim : les commentaires sincèrement désolés de quelques honnêtes personnes, les propos carrément minables de vrais crétins répétant que, de toute façon, ce qui compte, c'est que la France a gagné et peu importe la manière, les silences cyniquement calculés d'une bande de fautifs craignant une invalidation du match.

Quelle triste et méprisable mentalité que celle qui accepte la tricherie inavouée, le résultat frauduleux ou la victoire frelatée, ou qui s'en accommode sans honte.

Tiens, du coup, cela me fait penser à certains politiques. Vite, un vaccin !

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Dessin de Perth dans Siné Hebdo

Pour rester sur le même terrain, voici un article réjouissant publié le 13 mai 2009 dans Siné Hebdo, gardé sous la main pour vous en faire profiter le moment venu, qui tombe donc aujourd'hui. 

(Clic sur l'image pour agrandir)

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mercredi 18 novembre 2009

A l'aérodrome des Milles, c'est plus décibel la vie !

gif_helicoptereDu déni de démocratie ? En voici un autre bel exemple. Cela a débuté il y a 9 ans. Les nuisances sonores de l'aérodrome des Milles préoccupent les riverains qui refusent toute extension du site et intensification du trafic aérien au-dessus de leurs têtes. Leurs tympans et leurs nerfs n'en peuvent plus. Ils se sont donc organisés pour défendre leur point de vue.

Des promesses leur ont été faites. Elles n'ont pas été tenues. Des engagements ont été pris par les autorités publiques et par certains élus, au premier rang desquels Maryse Joissains. Ils ont été contournés.

Les choses ayant pris ce tour, les riverains ont désormais décidé de contester par voie de recours auprès du tribunal administratif. Ils s'opposent au passage en force d'une charte qui risque de leur rendre la vie encore plus insupportable.

Voici le communiqué qu'ils ont diffusé pour en expliquer les motifs.

Lancement de deux procédures judiciaires

Les associations, Les 1000 Décibels, association intercommunale agréée pour l'environnement, AECV d'Eguilles, agréée pour l'environnement, EVE de Ventabren, ADEQVP de Simiane, portent à votre connaissance les informations suivantes :

Devant l’attitude constante de déni de démocratie des autorités en charge du devenir de l’aérodrome des Milles nos associations se sont vu contraintes de faire déposer deux recours au Tribunal administratif :

à Le premier à l'encontre de M. le Sous-Préfet d'Aix-en-Provence pour non respect, dans le cadre de la charte, du principe de confiance légitime instauré par les lois européennes.

à Le second contre la Présidente de la CPA pour contournement et violation de la loi.

Exposé des motifs

Ÿ Nos quatre associations œuvrent depuis 9 ans contre toute extension d'activités sur l'aérodrome des Milles au nom des 15.548 signataires d'une pétition homologuée par huissier. Lesquels signataires refusent cette extension afin de ne pas être victimes des pollutions phoniques et aériennes que de nouveaux aéronefs (réacteurs et hélicoptères) généreraient sur une zone très fortement enclavée et située dans la quatrième région la plus polluée d'Europe (après Athènes, Barcelone et Gênes).

Ÿ Après ces neuf années de discussions stériles tant du côté Direction générale de l'aviation civile / Sous-Préfecture que du côté Communauté d'Agglomération du Pays d'Aix, rien de concret n’a été obtenu pour éviter l’arrivée massive de nuisances nouvelles. La volonté de satellisation de l’aérodrome à Marignane avec toutes ses conséquences reste l’objectif de la DGAC et de certains politiques, l’opposition des riverains étant constamment méprisée.

Ÿ Du côté CPA, sa présidente, la Député Maire Maryse Joissains-Masini, après s'être engagée par écrit contre toute extension en 2001 pour se faire élire, n'a pas hésité à chercher à contourner ses engagements et les lois pour valider en 2009 la charte d'extension.

Ÿ Du côté Sous-Préfecture, la charte minoritaire (9 signatures sur 21) et entachée d'irrégularités a été déclarée valide dès fin 2008 avec mise en place de son comité de suivi.

Ÿ Toutes ces irrégularités vont à l'encontre du respect de la démocratie et de la volonté majoritaire des riverains : conserver l’activité de sport et de loisir, à l’exclusion de toute autre et, en particulier, du trafic d’aviation d’affaires et d’hélicoptères. Ces faits nous ont obligés à faire déposer, de guerre lasse, les deux recours cités plus haut, via deux avocats spécialisés.

Conclusion

Nous continuons à demander une Charte :

- Prenant en compte explicitement le devenir de l’aérodrome des Milles à travers un arrêté de restriction, et non pas  la gestion au jour le jour des nuisances ajoutées subrepticement,

- Respectant :

1. La Charte de l’Environnement votée par le Parlement réuni en Congrès, à Versailles, le 1er mars 2005 qui stipule dans son article premier : "Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et favorable à sa santé". Dans le cas de l’aérodrome des Milles, ce droit concerne les 100.000 résidents menacés par les nuisances nouvelles auxquelles la charte voudrait ouvrir la porte.

2. Les accords du Grenelle de l’Environnement relatifs à la limitation des pollutions de tous ordres.

Détails et documents sur : www.1000db.fr 

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lundi 16 novembre 2009

Montaiguet : La lettre à Joissains de la Fédé des CIQ

Suite à la décision du conseil municipal d'Aix de voter la révision partielle de POS, la Fédération des CIQ a adressé une lettre à Maryse Joissains. La Provence en a publié des extraits. Dans ce courrier, reproduit ici in extenso, le président demande au maire de renoncer à cette révision et d'envisager avec les porteurs du dossier un Plan B crédible. Les arguments sérieux ne manquent pas et méritent d'être lus dans leur totalité.

Ce samedi, sur place, en pleine zone boisée, des riverains ont surpris un abattage en nombre d'arbres parfaitement sains ! Que se passe-t-il donc ? Pourquoi une telle démarche de déforestation a-t-elle été entamée ? Il va falloir qu'on nous en donne les raisons. (Aux dernières nouvelles, il s'agirait d'un débroussaillement saisonnier entrepris par les services de la CPA dans le cadre de l'entretien forestier. Mais on peut se demander pourquoi on touche à tant d'arbres sains...)

La lettre de la Fédération des CIQ 

         

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Madame le Député-Maire, Vous avez fait voter lors du conseil municipal du 3 novembre la révision simplifiée du POS concernant le secteur des Bornes au Pont de l‘Arc.

Nous avons suivi de près, comme vous le savez, cette procédure de révision, visant à rendre constructibles des parcelles pour permettre le transfert de la Clinique du Parc Rambot.

Nos adhérents, en particulier les Comités de quartiers du Sud de la ville et ceux de Luynes, ont participé aux réunions d’information organisées par votre adjoint à l’urbanisme au début de l‘été, concernant cette procédure, et plus généralement les conditions dans lesquelles votre municipalité envisage d’opérer le transfert de la Clinique.

Ils se sont exprimés, comme nous-mêmes, dans le cadre de l’enquête publique, dont nous avons estimé les conclusions, comme de nombreux observateurs, peu fidèles à la majorité des points de vue recueillis et trop complaisantes vis-à-vis des insuffisances du dossier.

Nous avons été nombreux enfin à entendre, le 21 octobre dernier, les explications et les commentaires de Messieurs Gallèse et Chevalier, ainsi que le point de vue du Docteur Lacoste, sur ce dossier.

Notre Fédération, en se livrant de façon approfondie à l’examen de ce dossier, en écoutant attentivement tous les protagonistes (en particulier le Docteur Lacoste), en jouant un rôle extrêmement modérateur entre les différents points de vue, ainsi que dans la communication publique et privée sur ce dossier, s’est montrée responsable et soucieuse de concertation.

Nous soulignons que avons eu plusieurs fois l’occasion dès le début de cette procédure, de donner un avis très positif sur le changement d’implantation de cette Clinique, beaucoup trop à l’étroit dans ses locaux actuels, et générant un afflux de circulation et de stationnement sauvage dans les proches quartiers Est, déjà sujets à une apoplexie automobile permanente.

Malgré notre préjugé favorable de départ sur ce transfert, et notre examen attentif des arguments des porteurs du projet, nous devons dire à notre grand regret que les informations et commentaires qui nous ont été servis ne nous ont pas convaincus de la pertinence du choix de cette nouvelle implantation, au regard à la fois de l’intérêt des Aixois et des habitants du Pays d‘Aix, de celui de la Ville, et même de celui, bien compris, des médecins maîtres d’ouvrage du projet.

Nous allons résumer brièvement les points sur lesquels porte notre désaccord de fond sur l’implantation sur le secteur des Bornes.

Accessibilité et déplacements

Vos adjoints, et le Docteur Lacoste, le reconnaissent bien volontiers : l’accessibilité de jour, en particulier en cas d’urgence, depuis l’échangeur de Pont de l’Arc pose un problème majeur, dans un secteur de surcharge permanente de la circulation automobile, et qui, du fait du renforcement de la présence de l’Université dans le Sud de la Ville (dont nous nous réjouissons, bien entendu), du fait de l’implantation de parkings pour les étudiants au Sud de l’autoroute A8 (que nous appelons de tous nos vœux), et du fait enfin de tous les programmes immobiliers en projet à l’Est et à l’Ouest du Pont de l’Arc, va connaître un accroissement spectaculaire, malgré les efforts parallèles de la Ville et de la CPA pour développer les transports en commun.

L’échangeur du Pont de l’Arc est de surcroît mal tracé, trop proche des zones habitées ou de commerces, et "autobloquant" à de nombreuses heures de la journée !

Ce problème est tellement embarrassant que votre adjoint à l’urbanisme a recherché la possibilité de créer un accès pour la future clinique depuis la RD9, au voisinage du débouché du chemin de la Blaque, au travers de quelques propriétés privées, dont celle de la Félicité, et annoncé la création d‘un pont sur l‘Arc au voisinage de la Parade.

Malgré nos préventions, toutes rationnelles, contre le projet du secteur des Bornes, nous aurions pu éventuellement nous laisser convaincre par cette proposition.

Malheureusement, cet élément du dossier ne repose que sur des hypothèses peu crédibles : maîtrise foncière des terrains d’assiette (dont nous savons qu’elle est mal engagée), financement de cette acquisition et des travaux de construction de cette voie, planning de réalisation et financement du pont sur l’Arc, et des voies d’accès correspondantes Nord et Sud.

Par ailleurs, un débouché sur la RD9, déjà très chargée, ne représente pas un "développement durable" !

Et cette solution ne prend pas en compte suffisamment la nécessité pour cet équipement privé, mais à vocation de service public, d’être accessible le plus rapidement possible à toute la population du Pays d’Aix, et pas seulement aux habitants du centre ville.

Il nous semble par comparaison que la solution d’une implantation sur la future Zac de Lenfant n’a pas été sérieusement étudiée, l’échangeur des Trois Pigeons étant incomparablement moins chargé que celui de Pont de l’Arc : on ne nous oppose, lorsque nous évoquons cette solution, que des arguments de type "psychologique" (présence de la Maison d’arrêt) ou esthétique (présence de bâtiments tertiaires ou industriels).

La proximité de la future gare routière du plan d’Aillane desservant tout le Pays d’Aix, par exemple, qui nous paraît un avantage décisif concernant les problèmes de circulation et d‘accessibilité, n‘est absolument pas prise en compte.

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Des riverains ont découvert que l'on abattait déjà des arbres sur le site (Photo MC)

Aspects économiques

Pour compléter notre argument sur les problèmes de déplacements dans le secteur choisi, il faut ajouter que le coût financier de la voie décrite plus haut est entièrement à la charge de la collectivité. Même s’il est normal que la Ville se préoccupe de la réussite sanitaire, sociale et économique de ce projet de transfert, il paraîtrait pour le moins étrange que la Ville (comme d’autres collectivités locales) supporte le coût de cet investissement, dans une zone naturelle et inconstructible !

Ce surcoût pour la collectivité est d’autant plus malvenu que des solutions alternatives, comme celle d’une implantation sur la future Zac de Lenfant, éviterait cette charge supplémentaire.

Il est également incongru lorsque l’on connaît le nombre de projets urgents d’améliorations et de renforcements de voirie dont notre Ville a besoin dans le même temps.

Remarquons au passage, également, que les coûts d’aménagement intérieurs à la parcelle construite, à la charge des maîtres d’ouvrage, seront beaucoup plus importants sur le terrain du secteur des Bornes (avec toutes les précautions environnementales promises, le coût d’un parking sur une surface accidentée, et la construction d‘un rond-point extérieur) que dans une parcelle en Zac, plate et desservie par les réseaux en bordure de terrain.

Droit de l’urbanisme et environnement

gif_courrierNous ne reviendrons pas sur nos critiques de fond, concernant une urbanisation rampante dans un secteur constituant la coupure naturelle entre la Ville et le village de Luynes, et contraire à la lettre comme à l’esprit de la loi SRU : nous les avons largement développés dans notre contribution à l’enquête publique, dont nous avons adressé copie à M. Gallèse, adjoint à l’urbanisme, mais ils ont été étrangement ignorés par le Commissaire enquêteur dans son rapport !

Nous redirons seulement aujourd’hui qu’en contrepartie d’un environnement "vendeur", qui semble avoir séduit l’équipe des maîtres d’ouvrage de la Clinique, et ses futurs investisseurs, le terrain du secteur des Bornes sera profondément terrassé et remanié, dans un secteur réputé partiellement ou totalement inconstructible.

Le parking de 800 places qui est envisagé aura beau être "paysagé", il créera une importante imperméabilisation du sol, et générera une pollution automobile importante dans un lieu naturel et protégé.

Ces interventions sur une zone à vocation naturelle et agricole sont en contradiction flagrante avec les principes de la Loi SRU, que Messieurs Gallèse et Serre se flattent par ailleurs de respecter dans l’élaboration du futur PLU.

Par ailleurs, une question paraît avoir été occultée : c’est celle de l’assainissement des eaux usées. Aucune station d’épuration ne semble avoir été prévue.

Enfin, signalons un petit tour de "passe-passe" juridique (suppression d’une zone UD1.1, permettant la construction de maisons, et annexion de cette zone au projet de clinique, sous forme de logements de fonction) qui permet au projet d’être plus politiquement correct, tout en gardant les mêmes surfaces construites !

D’une façon plus globale, nous constatons qu’en se focalisant sur le seul secteur des Bornes pour réaliser le transfert de la Clinique Rambot, le maître d’ouvrage et la Ville se placent volontairement dans un contexte d’insécurité juridique qui risque d’affecter pour de longs mois la planification de ce transfert et sa réalisation.

Cette insécurité juridique résulte d’un manque de concertation en amont du projet, dévoilé comme trop souvent au public alors que tout est déjà "ficelé".

Nous reconnaissons que les élus chargés du dossier se sont énormément mobilisés pour le faire aboutir, dans un louable souci d’information, mais faute de convaincre en amont les nombreux intervenants au projet, cette affaire risque d’entraîner blocages, oppositions, surcoûts et confusion.

Nous vous demandons donc instamment, puisqu’il en est encore temps, de renoncer à cette révision du POS, et d’envisager avec les porteurs du dossier, un "Plan B" crédible.

Nous connaissons votre réalisme politique, et nous savons que vous examinerez nos arguments avec la plus grande attention.

Nous vous prions d’agréer, Madame le Député-Maire, l’expression de notre considération distinguée.

Le Président

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dimanche 15 novembre 2009

Médias : Les "Editocrates" épinglés

presse_editocratesEn 1997 déjà, le journaliste Serge Halimi avait publié un essai à succès sur les médias, "Les Nouveaux chiens de garde" (actualisé en 2005). Dans la même veine, vient de sortir un autre livre sur la crème des journalistes qui font la pluie et le beau temps (ouvrage paru aux éditions La Découverte).

Voici ce qu'on lit en quatrième de couverture : "Vous les connaissez bien. Leur visage et leur voix vous sont familiers. Ils signent toutes les semaines un éditorial dans un hebdomadaire ou un quotidien ; ils livrent une chronique chaque matin sur une antenne de radio ; ils occupent les plateaux des grandes - et des petites - chaînes de télévision ; chaque année, voire plusieurs fois pas an, leur nouveau livre envahit les tables des librairies.

"Ils", ce sont les "éditocrates"'. Ils ne sont experts en rien, mais ils ont des choses à dire sur (presque) tout et à longueur de journée, ils livrent à l'auditeur-lecteur-spectateur-citoyen leurs commentaires creux ou délirants sur le monde comme il va et où il devrait aller.

Sentencieux, ils racontent (à peu près) tous la même chose et dans (presque) tous les domaines, que ce soit sur la vie politique, la crise économique, les problèmes de société, les questions internationales, etc. Pontifiants, ils répètent à tout bout de champ qu'ils sont "politiquement incorrects" alors qu'ils sont les plus illustres représentants du conformisme intellectuel." 

A travers dix portraits drôles et corrosifs de ces "cumulards" des médias (dont Alain Duhamel, Christophe Barbier, Alexandre Adler, Bernard-Henri Lévy, Laurent Joffrin, Jacques Attali…), trois journalistes, Mona Chollet, Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle, et un maître de conférences en sciences économiques, Mathias Reymond, dévoilent l'imposture de ces professionnels de la pensée-minute.

"Les Editocrates" : 

(Introduction par Sébastien Fontenelle et chapitre consacré à Alain Duhamel)

(Utiliser les boutons en bas du cadre pour faire défiler et agrandir les pages) 

http://widget.yodawork.com/book/viewer2.aspx?largeur=940&hauteur=728&ean13=9782707158697&bookshop=ladecouverte&page=0&wid=6846b787323745bf8803d81716f35b02 

"Les Nouveaux chiens de garde" :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nouveaux_Chiens_de_garde

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samedi 14 novembre 2009

Crise de la presse : "Le Ravi" ne veut pas rater Noël

une_ravi_ori_68Crise assez généralisée de la presse, médias contrôlés par quelques grands groupes, publicité envahissante, gratuits, essor d'Internet : il reste donc très peu de place pour les petits, les indépendants, les singuliers.

Pour tenter de réagir à la chute des ventes et aller à la pêche aux lecteurs, journaux et magazines, nationaux et régionaux, ont aussi investi la toile. Las, sans grande imagination puisque leur contenu est à peu de choses près le même que celui de la version papier.

Or, ce qui fait problème, c'est le nombre d'informations prédigérées en amont par les agences de presse qui sont reprises telles quelles ou presque par les journaux sur un même mode formaté. Le résultat est que cette uniformisation peine à séduire efficacement. On peut d'ailleurs constater le même phénomène pour les télés et les radios, ce qui n'incite certainement pas le public              (Clic sur l'image )         à aller se procurer des journaux qui feraient doublons.

En face, au prix d'énormes efforts, quelques sites pionniers - de qualité - tentent de trouver un espace et de se distinguer en créant leurs propres outils et un style personnel pour traiter l'information sous un nouveau jour. Certains rencontrent un succès de fréquentation grâce à un lectorat avide d'originalité. C'est le cas par exemple de Mediapart, Arrêt sur images, Rue89, Bakchich…

Et puis, il y a l'autre presse, celle qui veut garder son entière liberté en refusant la publicité. Dans cette catégorie, le modèle absolu est le Canard enchaîné. Dans la même veine, mais à un niveau local, des initiatives souvent menées par des bénévoles essaient de se frayer courageusement un chemin.

C'est le cas du Ravi qui a maintenant six années d'existence et qui se débat pour pérenniser ses 28 pages mensuelles. Il ne coûte que 2,80 euros. Par comparaison, en termes de prix, un quotidien régional acheté tous les jours revient à 30 euros par mois.

Personnellement, ayant toujours aimé m'informer, j'achète pas mal de journaux, les plus différents possibles. Voilà pourquoi je soutiens aussi le Ravi chaque mois sur mon blog. Le n° 68 de novembre est sorti depuis quelques jours. Le sommaire est très fourni, avec des articles toujours bien fouillés et des dessins joyeusement incisifs. C'est vraiment l'information autrement. On peut vérifier ci-dessous.

Le sommaire du n° 68 :

http://www.leravi.org/spip.php?article838 

Le site :

http://www.leravi.org/ 

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vendredi 13 novembre 2009

Alexandra m'imagine dans le désert

blog_LAC_provence_11Plaisante surprise mercredi dans La Provence. Un écho relate l'anniversaire de mon blog. Sa rédactrice, qui aime bien de temps en temps me titiller la moustache, me tire un portrait qui a tout du vrai. Est-ce dû à une attraction particulière pour mon côté rebelle ou au pur hasard d'un air de famille de nos prénoms, je ne sais. Il paraît plus probant que l'arachnéenne journaliste a eu en fait tout loisir de découvrir et d'observer en long mes frondes assidues au conseil municipal. Sinon, comment expliquer cet art à saisir l'essentiel et à l'agrémenter d'une pincée d'esprit qui émoustille illico les zygomatiques ?

Alexandra, donc, du camp des plumes acérées, m'imagine par exemple, exquise facétie, rajeuni de plusieurs décennies mais aussi en pleine traversée du désert alors même que je peux savourer enfin chaque instant de mes admises retraites à l'ombre bienfaisante des palmiers. Et, pour maintenir intacts  neurones et synapses, si pour vraiment rien au monde je ne manquerais de m'abreuver à ses articles, je me délecte tout autant d'user de mon clavier pour commenter l'actualité qui n'est jamais parvenue à m'indifférer. Alors, si cela n'est pas tout à fait un air de famille, ça lui ressemble au moins un peu.

          

(Clic sur l'image pour agrandir) Dans La Provence du 11.11.2009

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