vendredi 1 janvier 2010

2010 : Des vœux d'accord, mais des actes d'abord !

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mardi 29 décembre 2009

Un dîner vraiment parfait… ou presque !

dinner_for_onePour clore l'année, voici enfin de quoi sourire et même rire. Un enivrant cadeau à voir jusqu'au bout et à déguster sans modération. Ce type de moment étant plutôt inhabituel, un avertissement s'impose : tout contrevenant à l'obligation de regarder cette vidéo se verra contraint d'opter illico entre payer la tournée ou être privé d'accès à mon blog. (rires)

Le thème : Miss Sophie fête ses 90 ans à table entourée de ses amis de toujours et servie par son majordome James…

La vidéo obligatoire : (Merci à jpduf pour le lien)

http://www.dailymotion.com/video/x5zld2_diner-pour-un-humour-anglais

Pour en savoir plus sur "Dinner for one" :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dinner_for_One

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mercredi 23 décembre 2009

Municipale d'Aix : Joissains gagne encore une fois

URGENT : Le tribunal administratif a rejeté le recours en annulation

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C'était le troisième "tour" en un peu plus d'un an. Le recours déposé par Alexandre Medvedowsky (PS) demandant l'annulation de l'élection municipale d'Aix de juillet, gagnée avec 187 voix d'écart par Maryse Joissains (UMP), a été rejeté aujourd'hui par le tribunal administratif de Marseille, suivant ainsi les conclusions du rapporteur public.

Pourtant, lors de l'audience de mardi dernier, le tribunal avait relevé le cas de 96 bulletins entachés de nullité, à déduire du nombre global de suffrages exprimés et non pas à être considérés comme réduisant l'écart à 91 voix puisqu'il n'est pas identifié qu'ils auraient tous été imputables au maire sortant. Cet épisode étant désormais joué, un appel devrait être déposé par Alexandre Medvedowsky pour faire arbitrer une nouvelle fois l'issue du scrutin devant le Conseil d'Etat.

A noter que, il y a quelques jours, Maryse Joissains a saisi la Cour européenne des droits de l'homme pour mettre en cause nommément la partialité politique de cinq magistrats du Conseil d'Etat concernant la première annulation prononcée en juin 2009 de l'élection de mars 2008.

Lire la requête de Maryse Joissains à la Cour européenne : http://www.marysejoissains.com/media/doc/coureuropeennne.pdf 

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mardi 22 décembre 2009

La saga des Guérini vue par le Nouvelobs

gif_journalL'article du Nouvelobs est si instructif qu'il mérite d'être cité in extenso. Il vient s'ajouter à d'autres sur les remous politiques marseillais publiés ces derniers temps. Voici donc l'enquête de François Bazin parue le 17 décembre 2009 qui se lit comme un conte défait.

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L'un est président socialiste du conseil général des BDR, l'autre n'est officiellement qu'un chef
d'entreprise spécialisé dans le traitement des déchets. Jean-Noël Guérini et son frère cadet, Alexandre, l'un dans la lumière et l'autre dans l'ombre, sont les patrons incontestés de la gauche marseillaise. Du coup, quand la justice s'en mêle, c'est tout le système qui tremble.
   

C'était l'été dernier. Presque une éternité. A la mi-juillet, Jean-Noël Guérini a été intronisé "deuxième président" de la Socoma. Un poste honorifique pour un business bien payé ? Pas seulement. Sur le port de Marseille, la Société coopérative de Manutention est un mythe et une puissance à la fois. Elle a été fondée en 1950 par les hommes de Defferre. C'est tout ce qui reste aujourd'hui de l'héritage depuis que la mairie est passée à droite et que La Provence, le quotidien régional, vivote sous l'aile du groupe Hersant. Son président en titre s'appelle Charles-Emile Loo, ancien cacique de la fédération socialiste. Il file vers ses 88 ans.

Sentant sa fin venir, "Milou" a choisi "Jean-Noël" pour qu'un jour il lui succède. L'affaire s'est nouée devant la tombe de "Gaston", le 7 mai, jour anniversaire de la mort du Vieux Lion. Pour le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, défait l'année précédente à la mairie de Marseille, la Socoma était bien plus qu'un lot de consolation. Influence, surface sociale, notabilisation. Jean-Noël Guérini a trop longtemps souffert du mépris des élites phocéennes pour ne pas voir, dans cette superbe promotion, la promesse d'une revanche. Et pas seulement aux prochaines municipales. Durant l'été 2009, tout s'est mis à bouger chez les Guérini. Car de fait, ils sont deux. Jean-Noël et Alexandre, de cinq ans son cadet. Depuis toujours, ils avancent côte à côte. L'un dans la politique. L'autre dans les affaires - officiellement - avec une prédilection pour le traitement des ordures !

En allant à la Socoma, le premier a fait un pas de côté. Alexandre, lui, s'apprêtait à faire un pas en avant. Apparemment, pas grand-chose. Juste une envie d'élection, à l'occasion des régionales de mars 2010. Ce n'était pas la première fois qu'Alexandre Guérini était démangé par ce prurit. Quand le conseil général a été menacé en 2004, il a failli entrer dans la bagarre. Aux dernières municipales, il a songé, un moment, à aller défier lui-même Renaud Muselier dans un secteur clé de la ville. Mais, cette fois-ci, c'est du sérieux.

L'homme de l'ombre, celui dont on ne parle qu'à voix basse, le frère trop discret pour ne pas être aussi le stratège secret de la maison Guérini, a soif de lumière. Autre forme de reconnaissance ! Ce mandat régional est un investissement. Il en annonce d'autres, de plus grande ampleur. Un jour, Jean-Noël finira bien par atteindre son nirvana municipal et alors il faudra que quelqu'un continue à serrer les boulons. Dans ce grand paquebot bleu qui domine la ville et l'irrigue de ses subventions. Bref, au conseil général !

Les écoutes vont bon train

C'était un joli rêve. Il s'est évanoui avant même d'avoir vraiment commencé. Tout cela à cause d'un petit juge financier, Charles Duchaine, et des discrètes investigations menées, depuis le printemps, par les gendarmes, dans le cadre d'une instruction pour "atteinte aux marchés publics, trafic d'influence, détournement de fonds publics, corruption, prise illégale d'intérêts et blanchiment". Rien de moins ! L'instruction judiciaire est menée "contre X". Qui est, à Marseille, le nouveau "Monsieur X" ? A la Socoma, Charles-Emile Loo, qui n'avait rien vu venir, s'interroge désormais sur la perspicacité de ses choix.

Au siège de la fédération, où il faisait il y a encore peu la pluie et le beau temps, Alexandre Guérini a soudain disparu. C'est tout juste si on se souvient de son nom. Lequel ne figure d'ailleurs plus sur la liste régionale du PS. Quand les gendarmes ont déboulé, le 19 novembre, au siège de ses deux sociétés puis à son domicile privé, Alexandre était en voyage en Amérique du Sud. Quand ils ont débarqué au conseil général et à la communauté urbaine, Jean-Noël revenait à peine d'Auschwitz où, comme chaque année, il avait accompagné des lycéens du département. Les pandores savaient pertinemment ce qu'ils cherchaient. Depuis le début de l'année, les écoutes sont allées bon train. Il a suffi que ces informations sortent dans la presse - le site de Bakchich.info et France 3 - pour qu'après les effluves d'une grève des éboueurs un vent glacé s'abatte sur Marseille. Depuis, c'est le temps des rumeurs, des rendez-vous cachés et des règlements de comptes. Tout le monde aux abris ! A gauche comme à droite (ou presque) !

Le sens de l'amitié utile

Pour préserver leur honneur, alors que leur nom circule sans qu'ils aient jamais été entendus par la justice, les Guérini ont pris des avocats. Ils ne parlent plus. Ils ne se parlent plus. Prudence, prudence… "Comment va Alexandre ?", a demandé, mercredi dernier, Jean-Noël en rentrant du Sénat et autres palais nationaux. Alexandre est invisible. On ne le voit plus guère au Cercle des Nageurs où, chaque midi, il alignait autrefois les longueurs de bassin. Dans son immense bureau du conseil général, Jean-Noël reçoit au compte-gouttes. "Lui, c'est lui, moi, c'est moi", dit-il en jurant qu'il ne connaît rien des affaires de son frère. Sa lecture de tout cela est aussi simple que classique : "On veut m'abattre pour des raisons politiques." Soit… Mais alors fallait-il qu'elle soit menaçante, cette nouvelle puissance des deux frères, pour qu'à l'heure de leur envol, tandis que leur système était en train de prendre une autre dimension, dans une répartition des rôles inusitée, on rejoue à Marseille le remake judiciaire de "Main basse sur la ville".

On ne prête qu'aux riches. Ceux-là le sont. Ou plutôt, ils le sont devenus. Argent et puissance. Sur fond de politique, dans ce curieux chaudron phocéen où chacun peut s'inviter à condition d'avoir le goût de l'effort, le sens du risque et la passion des réseaux. La saga des Guérini, en ce sens, est l'expression achevée d'une certaine histoire de Marseille. Pour la comprendre, il faut d'abord observer les deux hommes. Et Dieu sait s'ils ne se ressemblent guère. Jean-Noël est un introverti qui s'expose et Alexandre, un extraverti qui se cache. L'un est engoncé dans des costumes croisés. L'autre vit volontiers en jean, tee-shirt et baskets. L'un est un coléreux, sentimental et superstitieux. L'autre est un animal chaleureux et sauvage. L'un voudrait conquérir les salons de la bourgeoisie. L'autre aime les bars et les bandes. Tous les deux ont le sens de l'amitié utile, qu'ils cultivent jusqu'au plus haut sommet de l'Etat et du CAC 40. Quand ils disent "Henri", c'est de Proglio, le patron de Veolia, qu'il s'agit. Quand ils disent "Bernard", c'est généralement de Squarcini, l'ami de Sarkozy devenu chef du renseignement.

Les Guérini - 59 et 54 ans - sont des enfants du Panier, doués à leur façon. Ils ont grandi ensemble dans ce quartier historique de Marseille. Ils ont grimpé ensemble, en dépit de la belle légende qui voudrait qu'ils aient tracé leur route, à la force du poignet, chacun de leur côté. Le berceau des Guérini est Calenzana, en Balagne. Leur fief est marseillais, juste derrière la mairie. L'oncle "Jean-François" était conseiller général socialiste. C'est lui qui a fait venir toute la famille au milieu des années 1950. C'est lui qui a trouvé un emploi pour tout le monde à l'office HLM.

La réussite par les extérieurs

C'est lui qui, à sa mort, a laissé son canton à l'aîné des neveux. La politique en héritage. Vieille tradition locale. Sauf que, dans la machine Defferre, les Guérini étaient des gens de peu. Maîtres chez eux, sans doute. Grands apporteurs de voix dans la circonscription du suzerain, à coup sûr. Mais pas davantage. En 1977, il faudra que la secrétaire personnelle de Gaston, dont Alexandre épousera la nièce, insiste pour que Jean-Noël fasse ses premières armes aux municipales, à un modeste rang et surtout dans un secteur jugé très incertain.

Ainsi va la vie. Jean-Noël Guérini a alors 27 ans. Pas de diplômes. Une carte des MJS et de FO. Rien d'exaltant. Sans le canton de l'oncle, cinq ans plus tard, l'histoire se serait peut-être arrêtée là. Et la carrière des deux frères aurait pris un tour moins classique. Avec Defferre, on grimpait par la mairie. Les Guérini n'y ont pas leur place. Ils feront donc les extérieurs. Par le conseil général. Ce n'est pas la voie royale. On y avance lentement. Il faut savoir être patient, habile et travailleur. Jean-Noël a toutes ces qualités. Il sait compter. Il sera bientôt rapporteur général du budget. Auparavant, dans la guerre de succession ouverte par la mort de Gaston, il a fait le choix de Michel Pezet contre celui de Robert Vigouroux. Cela lui coûtera quelques mandats locaux. Avant de lui ouvrir les portes d'un sacré fromage en février 1987 : la présidence de l'Opac des Bouches-du-Rhône, conquis au nez et à la barbe d'un defferriste de la plus belle eau, Marius Masse.

Dans le système Guérini, il y a un avant et un après-Opac. L'ascenseur politique via le logement social : à défaut d'être originale, la méthode est d'une rare efficacité. Dès cette époque, les deux frères s'installent dans des registres complémentaires. Jean-Noël gère, Alexandre répare. L'un soigne l'électeur, l'autre dirige une société de plomberie. Le premier occupe le devant de la scène, tandis que le second s'impose progressivement comme une sorte de DRH de la PME familiale. Il y a du clientélisme dans l'air. Tout cela est très corse. Au conseil général, le rapporteur général du budget a vite compris que cette énorme collectivité, gérée en père de famille, est aussi une immense usine à subventions. En 1998, la valse des présidents, à l'hôtel du département, lui ouvre la porte du "9e étage". Quand François Bernardini, son prédécesseur, est contraint par la justice à la démission, Jean-Noël, les larmes aux yeux, lui offre une carte magnétique qui lui donne accès en permanence au conseil général. "Tu es ici chez toi." Un an plus tard, le même Bernardini est pourtant délesté, sans pitié, de son poste de premier secrétaire de la fédération. C'est le grand vide.

Les barons marseillais se sont entre-tués. Reste Jean-Noël, tout en haut de la colline. Il tient le département. Il contrôle la "fédé". Il est devenu sénateur. Il lorgne sur la ville. On est en 2000. Les années Guérini peuvent enfin commencer ! Tout par le conseil général. Tout pour le conseil général. C'est aussi simple que ça. On a commencé par le PS. C'était le plus facile. Avec la Rue-de-Solférino, les frères Guérini ont imaginé un deal audacieux. La "fédé" subit une cure d'amaigrissement. Fini le temps où ses quelque 20.000 cartes pesaient de manière décisive sur la vie nationale du parti. Mais en échange, il n'y aura plus aucune limite au verrouillage interne. Dans cette opération, Alexandre est aux premières loges. Il préside de facto la commission des cartes. Pas d'adhésion possible sans son accord. Les sections sont reprises en main une à une. On place, on menace si nécessaire. Pour ne pas avoir d'histoire avec Paris, on essaie de jouer gagnant dans la course des éléphants. Un jour Fabius, puis Jospin, puis Royal, puis plus rien… Alexandre, que l'on disait vaguement rocardien dans sa jeunesse, n'a jamais compris pourquoi DSK, qu'il admire tant, avait toujours snobé son frère. Cet été, il imaginait même de faire le voyage à Washington pour préparer une paix des braves !

Dans ce genre d'aventure, tout le monde suit d'autant plus aisément que le voyage est rentable. Les trois quarts du conseil fédéral du PS vit directement ou indirectement du conseil général. Et ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Il a fallu attendre que la gauche gagne par surprise la riche communauté urbaine de Marseille en 2008 pour que la vraie finalité du système apparaisse presque au grand jour. Du jour au lendemain, tandis que Jean-Noël pansait ses plaies après sa courte défaite aux municipales, Alexandre a abandonné toute prudence. On l'avait aperçu. Il s'est fait voir. Il avait poussé son frère à la mairie quand celui-ci se remettait a peine d'une grave intervention cardiaque. Il avait été le stratège de sa campagne. Il avait tenu, pour lui, la rue et les murs. Ce n'était sûrement pas pour tout plaquer au premier échec venu.

La machine grippée

Longtemps, Alexandre a travaillé pour son frère depuis les locaux de ses sociétés. Les interventions, c'était lui. Les services, c'était lui. Les emplois ou les subventions, c'était encore lui. Dans son bureau, les dossiers politiques étaient entassés au bout d'une immense table, juste après les dossiers professionnels. Il suffisait d'un fax ou d'un coup de fil pour les faire avancer. Alors que l'unique qualité d'Alexandre, cet homme sans mandat, était d'être le frère du président. Ainsi se forgent les clientèles dans un système opaque, sans être pour autant forcément illégal.

La faute des Guérini, alors que la justice avait déjà commencé ses investigations, est d'avoir mis à la communauté urbaine une pression trop brutale en traitant son président, Eugène Caselli, comme une simple potiche. En pratique, il y avait Jean-Noël, président du conseil général, et Alexandre, vice-roi de la communauté urbaine qui sélectionnait les directeurs de service, recevait les syndicats et préparait les commissions d'appel d'offres. Sans doute cette répartition des tâches en préparait-elle une autre, d'ici aux municipales de 2014. La machine a tenu plus d'un an. Elle s'est grippée juste avant que les gendarmes ne débarquent. Est-elle définitivement brisée ? Jacques Pilhan, ce conseiller en communication de deux présidents de la République qui avait ses habitudes du côté du Vieux-Port, disait qu'en politique "être une cible, c'est con, mais qu'être une cible immobile, c'est encore plus con". A Marseille, les Guérini en sont là.

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2354/articles/a415135-.html

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lundi 21 décembre 2009

"Le Ravi", un cadeau qui tombe à pic…

une_ravi_69Tester le mensuel "Le Ravi" en cette fin d'année, c'est le meilleur moyen de juger de la pertinence du titre et de se faire un beau cadeau pour 2,80€ seulement. Le n° 69 de décembre nous en donne pour notre argent. On y lira une enquête originale sur "l'identité nationale" hors des idées en cours, une bonne analyse sur les élections régionales et mille sujets et dessins qui tapent juste. Le tout avec humour, ça vaut largement un vaccin.

A propos d'élections régionales, je signale la création du blog personnel de Rémi Leroux, journaliste à Rue89 et au Ravi. Enfin, puisque la notion même de débat fait débat, j'ajoute un lien pour découvrir un article pertinent de Caroline Fourest paru dans Le Monde. Bonnes lectures, en attendant le jugement du tribunal administratif sur l'annulation ou pas de l'élection municipale d'Aix, annoncé pour mercredi.

Le sommaire du n° 69 :

http://www.leravi.org/spip.php?article838 

Le site :

http://www.leravi.org/ 

Le blog de Rémi Leroux :

http://remileroux.wordpress.com/ 

Les failles de la "médiocratie" par Caroline Fourest :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/18/les-failles-de-la-mediocratie-par-caroline-fourest_1282666_3232.html

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vendredi 18 décembre 2009

Foot et politique : Des coups de pied qui se perdent

Lire certaines vérités dans la presse me réjouit et... m'exaspère autant. Prenons le football, par exemple. Pas le simple fait de voir ou de raconter un match. Non. Mais ce qui grouille autour du spectacle dont on magnifie les idoles, les dirigeants, les supporters, les "valeurs" et tout le tintouin. Derrière l'hypnose massive, il y a aussi les tours de passe-passe, les ruses, l'argent bien sûr et les drôles de rapports avec la politique.

On lira ci-après l'avis de la Cour des comptes sur les relations clubs-collectivités et en particulier ce qu'elle dit du cas de l'OM. Le Canard enchaîné fait, lui, un papier sur un chantage aux places de l'OM comme moyen de réduire l'absentéisme d'élus marseillais PS aux séances du conseil municipal. Ce n'est guère mieux que d'avoir inventé de payer des élèves pour qu'ils aillent en classe.

Enfin, on découvrira le point de vue impitoyable de Philippe Bilger, magistrat, sur le foot qui rend fou. Et pour rappel, on pourra relire aussi deux articles que j'ai postés il y a exactement un an sur le trafic des places dites "gratuites" de l'OM.

Allez. Bonne et agréable lecture et n'écornons surtout pas notre moral, ne serait-ce que pour franchir en forme les deux pics à venir du calendrier.

         

(Clic sur l'image pour agrandir)

Dans La Provence du 11 décembre 2009

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Dans Le Canard enchaîné du 16 décembre 2009

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Le blog de Philippe Bilger :

http://www.philippebilger.com/blog/2009/12/le-foot-rend-fou.html 

Mes articles :

"Et si on parlait des places "gratuites" de l'OM…" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/11/27/11530108.html

"Places "gratuites" de l'OM, aussi dans Libé" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/12/01/11588884.html 

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mardi 15 décembre 2009

L'élection municipale d'Aix n'est pas annulée

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URGENT : Epilogue provisoire du troisième tour de l'élection municipale d'Aix-en-Provence de juillet dernier : le tribunal administratif de Marseille a rejeté le recours présenté par la liste d'Alexandre Medvedowsky demandant l'annulation du scrutin. Voici la dépêche publiée ce mardi sur le site de La Provence sous la signature d'Alexandra Ducamp. 

         

Le rapporteur public a conclu, ce matin, devant le tribunal administratif de Marseille au rejet du recours d'Alexandre Medvedowsky (PS), qui demandait l'annulation de l'élection de Maryse Joissains (UMP) en juillet dernier. En revanche, il a jugé que 96 votes étaient entachés de nullité : le tribunal devrait donc revoir l'écart de voix entre les deux candidats de 187 à 91.

Les propos peu amènes de Maryse Joissains envers la décision du Conseil d'Etat, qui avait annulé son élection en 2008, ont été au cœur des débats. Le rapporteur public a estimé que même s'ils "pouvaient être injurieux ou diffamants", ils l'étaient envers une institution, laquelle n'était pas un adversaire dans la campagne municipale de la candidate UMP. Et qu'ils ne constituaient donc pas une manœuvre pouvant entacher la sincérité du scrutin.

Le camp d'Alexandre Medvedowsky ne cachait pas sa déception face au rejet de sa demande. Mais les conclusions du rapporteur public et les arguments du conseil de Maryse Joissains, estimant devant le tribunal qu'il pouvait y avoir "un problème" dans les formations de jugement au Conseil d'Etat - "Sur quinze membres, cinq avaient eu des fonctions dans les cabinets ministériels" - leur laissent un espoir en cas d'appel devant la plus haute juridiction administrative. La décision du tribunal marseillais devrait être rendue le 23 décembre.

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Les poubelles de Marseille rendent Gaudin muet

Comme je l'ai fait observer ici même lundi dernier, dans le pataquès du traitement des déchets de Marseille, le mutisme de Jean-Claude Gaudin avait sans doute des raisons d'être. Et pour cause. Le rapport de la Chambre régionale et territoriale des comptes publié en 2007, lorsque le maire de Marseille était encore président de la Communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, avait fait ressortir pas mal de dysfonctionnements dans ce domaine.

Gaudin étant un homme plutôt avisé sur la chose politique, il lui est vite apparu que forcer la dose sur les déboires de MPM depuis qu'Eugène Caselli s'est emparé de la présidence n'était sûrement pas un bon combat. Seul Renaud Muselier a réagi, par dépit de s'être fait souffler un poste qu'il estimait lui revenir. On croit avoir compris que Gaudin a un peu aidé à lui faire rater la marche, sinon à ne pas le soutenir plus que ça. Quoi qu'il en soit, Gaudin a décidé de rester mesuré dans le tohu-bohu qui vise Alexandre Guérini, frère du président du Conseil général.

Hier, Caselli et Gaudin au conseil municipal…             

Et hier matin, au conseil municipal de Marseille, il s'en est passé des belles. Entre Gaudin et Caselli, les volutes du calumet d'une paix convenue ont remplacé les volées d'un bois assez vert pour raviver des plaies. La trêve des armes aurait été préparée lors d'une rencontre discrète en tête-à-tête ce week-end pour empêcher une bataille de dossiers chauds que les deux camps pourraient réciproquement se lancer à la figure.

Des propos gracieux, des remerciements et un vote d'abstention de Caselli sur un dossier alors que les élus de l'opposition votaient contre ont trouvé un écho aux oreilles d'un Gaudin quasi rassuré et reconnaissant.

Hier aussi, style état des lieux, La Provence consacrait aux rapports droite gauche une pleine page titrée "la gouvernance partagée mise à l'épreuve". Interrogés, Gaudin, Caselli et Guérini ont tous trois usé d'une langue de bois censée exprimer la nécessité de comportements responsables, une façon d'éteindre pour le moment les braises de leurs tensions.

En tout cas, si l'on en juge par les déclarations de Caselli faites le matin même sur France Bleu Provence, annonçant qu'il allait quitter le poste de secrétaire fédéral du PS, on s'apprête à rebattre les cartes au sein du parti. Qui sera où et qui fera quoi, les réponses à ces questions diront qui aura pris le dessus et qui seront les déçus.

Dans son édition papier de mercredi dernier, Bakchich Hebdo a publié un article qui expliquait les raisons du silence de Gaudin.

         

(Clic sur l'image pour agrandir)

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lundi 14 décembre 2009

Berlusconi hué et sifflé... à Aix aussi

Place de l'Hôtel de Ville, le 16 décembre 1994. Ce jour-là, se tenait à Aix le 15ème sommet franco-italien. François Mitterrand et Silvio Berlusconi débarquèrent l'un après l'autre sur la place très sécurisée, accueillis officiellement par le maire Jean-François Picheral. Etaient également présents Edouard Balladur, premier ministre, et Alain Juppé, ministre des affaires étrangères.

Un nombreux public, dont j'étais, avait bravé le froid pour assister à cet événement inédit. Mitterrand était à six mois de la fin de son mandat et ses traits confirmaient sa santé chancelante. Emmitouflé jusqu'au cou, il ne laissait entrevoir qu'un visage émacié et "gris". Et même si son pas était très lent, beaucoup l'ont remarqué, le personnage n'en restait pas moins impressionnant.

A l'arrivée très martiale de Berlusconi, élu président du conseil au mois de mars de la même année, mais il devait démissionner quelques mois plus tard, et président du club milanais de football, des cris de contestation ont fusé de la part de certains spectateurs. Déjà à l'époque, ses prises de positions politiques étaient critiquées et ses déplacements n'étaient pas sereins. Il était souvent sifflé et hué. Ce fut aussi le cas, copieusement, à Aix.

Chaque fois qu'il est revenu au pouvoir, par deux fois, Berlusconi n'a jamais cessé d'être conspué. Au fil du temps, sa mainmise sur les médias, ses passages devant les tribunaux, les lois votées pour se protéger de la justice, ses fanfaronnades à répétition et ses frasques privées plus récemment étalées sur la place publique ont amplifié les sujets d'une fronde de plus en plus virulente à son égard. Ce qui s'est passé hier à Milan, sa ville natale, où il a été atteint physiquement, en est la forme la plus aiguë et la plus dramatique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Silvio_Berlusconi

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vendredi 11 décembre 2009

"Identité" : La pêche en eaux vaseuses de Sarkozy

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Dessin de Carali dans Siné Hebdo

    

Venant du président que l'on a et du ministre que l'on sait, le lancement trompetté du récurrent appât de l'"identité nationale" pour aller à la pêche aux voix dans des eaux vaseuses à troubler des élections régionales me révulse. Je me joins aux critiques qui pleuvent de la part de tous ceux qui, ayant aperçu le gros hameçon, s'en indignent aussi.

Car, comme on pouvait sans douter, il est vite apparu que le but de la manœuvre vise surtout à ramener dans les filets assez de votes extrémistes pour renflouer la barque de la droite présidentielle et tenter de lui éviter ainsi un naufrage dans les profondeurs.

Avoir une carte nationale d'identité n'est pas avoir une carte d'identité nationale.

Dans le premier cas, il s'agit d'un document juridique attestant une appartenance à un territoire historiquement formé et, en corollaire, géographiquement défini. C'est l'expression d'une vision objective et civique entrant dans une conception citoyenne à partager.

Dans le second cas, il est plutôt requis de discourir d'une tentative visant à réduire des caractéristiques et des ressentis identitaires à des stéréotypes figés. C'est le dogme d'une perception subjective et ethnique (façon tribale ?) débouchant sur une entité standardisée et statique. Tout oppose ces deux conceptions, l'une ouverte et hospitalière, l'autre murée et hostile.

Alors, hein, quel débat ? Et pour quoi faire ? Les évidences ne suffisent-elles pas ou plus ? La nation nommée France ne constitue-t-elle pas le déni le plus éloquent à toute entreprise de fossilisation, d'uniformisation et de claustration de la multitude et de la diversité des êtres ?

Face à cela, la logorrhée électoraliste gouvernementale et le titre aux amalgames infâmes du ministre qui la déverse exhalent la pestilence de la vilenie. Ces artifices répugnants sont à rejeter avec la plus grande énergie. Car, derrière cette duperie, l'objectif est bel et bien de convoquer des instincts de peur, d'attiser des pulsions de haine et de répandre des ferments de discorde, pour ne pas dire plus.

Et ça, ce n'est ni l'humanisme, ni la France, ni la République.

logo_france_bleu_provenceSur le même sujet, voici l'édito de Jean-Laurent Bernard diffusé sur France Bleu Provence le 9 décembre 2009 qui me semble frappé au coin du bon sens.

Bonjour.

Le débat voulu par le président Sarkozy sur l'identité nationale s'apparente de plus en plus à un mélange de pétard mouillé et de boomerang. Officiellement destinée à pousser les électeurs vers une réflexion sur une question presque simple "qu'est-ce qu'être Français?", en pratique, cette opération prend des allures de basse besogne électoraliste. Non que le sujet soit interdit ou tabou, juste que les deux mots "identité" et "nationale" sont tout sauf anodins.

Dans une région qui flirte avec les extrêmes, avec une forte immigration, avec une pauvreté endémique, on ne lâche pas dans la nature des réflexions qui agitent quelques beaux esprits dans des salons où ne parviennent jamais les murmures de la rue et de la vraie vie.

Hier encore, un jeune Africain est venu mourir au fond d'un container entreposé dans une société de Marseille. Il avait sans doute tenté la traversée en clandestin pour approcher l'eldorado français. Qu'avait-il à faire de l'identité nationale ?

Se posent-ils la question de l'identité nationale celles et ceux qui sont officiellement accueillis à échéances régulières comme citoyens français ? Ils ont franchi tous les obstacles, les contrôles, sans jamais parvenir à faire comprendre aux plus farouches défenseurs de la chasse aux immigrés qu'ils sont fiers d'avoir désormais leur carte d'identité nationale.

Depuis, le gouvernement a rajouté des questions subsidiaires, comment mieux vivre ensemble, qu'est ce que l'unité nationale ? Las, le mal est fait. C'est le doute qui l'emporte. Avec obligation pour les étrangers de France, les fils et filles et d'étrangers d'avoir encore et toujours à se justifier.

En période de crise, alors que les communautarismes commencent à sérieusement inquiéter, ce vieil étendard de la peur devait encore être agité. Bien sûr, il ne faut surtout pas être béat devant une soi-disant intégration réussie et parfaite. Le chantier est immense. Il est inutile d'agiter nos craintes de l'autre. Elles sont là. Font partie de ce que nous sommes. Laissons faire ceux qui sont français tout simplement. Quelle que soit leur origine. Nous devons vivre ensemble. Inutile d'en faire une poudrière.

Bonne journée

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