mercredi 19 mai 2010

Classement 2010 des députés : Joissains à la traîne...

classement_deputes_2010
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Le palmarès 2010 des députés vient de sortir. Il faut espérer que certains auront enfin honte. Comme l'an dernier, le site Lesinfos.com publie le classement des députés selon leur degré d'investissement dans le travail parlementaire.
Les critères utilisés pour établir ce long tableau sont peut-être limités mais ils permettent de se faire une bonne idée du niveau d'activité ou d'inactivité de chaque député. En l'espèce, les résultats collent plutôt bien à la réalité. 
La sélection que j'ai réunie ci-dessus donne un aperçu des rangs actuels et passés de nos élus du coin comparés aux cinq premiers cracks et aux trois derniers fainéants.
Les députés Christian Kert et Richard Mallié, qui, rappelons-le, ne cumulent aucun autre mandat, se situent en 94e et 197e positions en recul par rapport à leurs 74e et 188e rangs de l'année dernière.
Maryse Joissains, elle, gagne quelques places en passant de la 572e à la 529e. Mais on ne voit pas comment elle pourrait tout à coup remonter la pente au cours des deux années de mandat à tirer. 
La deuxième colonne est plus parlante au regard du total des activités recensées : de haut en bas, quels écarts !
M'est avis qu'il y en a un qui perd vraiment son temps à vouloir faire voter des lois pour travailler plus par ceux qui appliquent le service minimum ou nul.

Le classement complet des députés 2010
http://www.lesinfos.com/docs/classementdeputes2010.pdf

"Maryse Joissains, une vraie députée mais… fantôme" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/04/20/13446196.html
"La députée Joissains est-elle enfin à la hauteur ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/04/26/17691917.html

Au fait, combien gagnent les élus ?
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salaire_elus

Le dossier du top 10 est ici :
http://www.marianne2.fr/Le-top-10-des-elus-les-plus-chers-de-la-Republique_a192506.html

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mardi 18 mai 2010

Dossiers aixois (6 bis) : Une gestion en demi-tours...

CD9
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Les différents tracés du CD9
(Infographie publiée par La Provence)

Suite et fin de l'article d'hier sur les déplacements

La RD9
Cet axe stratégique entre Aix et Vitrolles connaît peut-être ses derniers soubresauts. Il a fallu quinze ans pour sa mise à deux fois deux voies mais il subsiste un dernier obstacle. Comment traiter le tronçon de 3km qui n'est qu'à deux fois une voie ? Objet de nombreuses propositions, le tracé a suscité autant de contestations qui ont considérablement retardé son aménagement.
En 2004 et 2006, la CPA et la Ville d'Aix dirigées par Maryse Joissains s'étaient prononcés pour le tracé Nord. Il y a trois semaines, virage et demi-tour, c'est le nouveau projet au Sud d'un coût 53M€, soumis à l'enquête publique et présenté par le Conseil général, qui a finalement été adopté par Maryse Joissains et une grande majorité des élus. Est-ce pour autant la fin des péripéties ? Il faut l'espérer, sinon la livraison à la date de fin 2014 ou début 2015 pourrait subir de nouveaux retards.
Le syndicat mixte des transports
Le Conseil général des Bouches-du-Rhône a lancé l'initiative de la création d'un syndicat mixte des transports. L'idée est de permettre une offre homogène et cohérente à l'échelle du département. Pour l'usager, cela signifie, par exemple, un titre de transport unique valable sur l'ensemble des réseaux avec harmonisation des tarifs.
Enfin, pourrait-on s'exclamer. Par comparaison, dans le Rhône et l'agglomération lyonnaise, cela existe depuis 1986. Très vite, la proposition du CG13 a fait l'unanimité. A l'exception d'Aix et de la CPA, Maryse Joissains prétextant qu'elle refuserait de renflouer les caisses des villes déficitaires. L'argument ne tient pas la route une seconde, si l'on peut dire, car c'est ce même processus qui régit les transports de la CPA et personne ne semble s'en plaindre. Revirement, il y a peu, Maryse Joissains a fini par adhérer à la démarche. Voilà encore une perte de temps et une tergiversation dont nous aurions pu nous passer.
La circulation urbaine
Conséquence dramatique des inconséquences politiques, la circulation à l'intérieur de la ville et à ses portes tourne au casse-tête permanent. Il n'est pas question ici de ne pas reconnaître des évolutions positives dans le domaine des transports en commun ou de la création de parcs relais. Il s'agit de constater les engorgements et les thromboses qui se produisent quotidiennement à toutes les entrées et sorties de ville.
Le Nord est quasiment infréquentable. L'Ouest est un véritable piège. Le Sud est en état d'arrêt cardiaque. L'Est constitue un cauchemar. Dans ce dernier secteur, ce qui a été récemment annoncé par Maryse Joissains porte sur un schéma de retouches qui risquent malheureusement d'alourdir un peu plus la circulation, ce qui a rendus dubitatifs certains riverains. Quand au quartier de Pont de l'Arc, la saturation actuelle deviendra définitivement blocage si le projet d'implantation de la polyclinique devait voir le jour.
                   Voir les cinq premiers dossiers aux dates des 16 au 23 avril.

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lundi 17 mai 2010

Dossiers aixois (6) : Des déplacements... en zigzag

plan_aillane
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Le projet du pôle d'échanges du Plan d'Aillane
(Infographie publiée par La Provence)

La question des déplacements n'est pas qu'une affaire aixo-aixoise. Elle concerne inévitablement aussi le périmètre de la communauté d'agglomération. Mais ce n'est pas tout. La mobilité est un enjeu qui va bien au-delà, s'étendant au département, à la région et aux échanges plus distants encore.
On le sait, la loi a conféré au niveau local le pouvoir d'établir et d'appliquer un plan de déplacements urbains. Le PDU de la CPA adopté en 2005 a été invalidé en 2008 par le tribunal administratif de Marseille. A ce jour, aucun nouveau projet n'a été présenté. La situation est donc délicate, malgré les nombreuses études effectuées qui ont déjà fourni quantité d'informations capitales.
C'est à partir de ce diagnostic qu'intervient ensuite la décision politique fondée sur les choix de l'équipe en place. Or, ces choix sont déterminants car ils auront des répercussions pour de longues années sur l'évolution et la transformation des déplacements.
Face à l'absence de document de référence, la CPA et la Ville d'Aix sont contraints d'examiner et de traiter tout changement de façon incomplète. Sans même revenir sur l'impérieuse nécessité de croiser la politique des déplacements avec celle du développement du territoire grâce à son outil indispensable qu'est le Plan local d'urbanisme, toujours pas finalisé ni entériné à Aix en violation de la loi votée en 2000, il est aisé de comprendre que, pour pouvoir agir efficacement, une vision globale pertinente s'impose dans ces domaines. 
Cela veut-il dire que rien ne se fait ? Evidemment non.
Mais l'écueil est que chaque projet partiel présenté par Maryse Joissains a toujours un temps de retard. Et l'on voit sa position changer au gré des événements. Cela entraîne des modifications qui remettent en cause une première décision, qui reviennent en arrière ou poussent finalement à des alignements rejetés jusque là.
Nous n'aborderons pas ici, mais il faut les signaler, les coûts, ou plutôt les surcoûts, de ces changements de cap.
Quelques exemples significatifs de projets concernés.
La gare routière
Le projet "vendu" en 2007 à la veille de l'élection municipale était présenté comme le nec plus ultra du genre. Son coût était évalué à 32M€ et la mise en service effective annoncée pour 2011. Deux élections après, le projet est de nouveau en débat, pour un cahier des charges revu à la baisse et une dépense prévisionnelle ramenée à 22M€. La fin de chantier est annoncée pour décembre 2012, si tout va bien. Une seconde phase est prévue ultérieurement pour la liaison piétonne entre la gare routière et la gare ferroviaire.
Le Plan d'Aillane
Cette réduction du projet pharaonique de gare routière est maintenant mise en avant comme étant indissociablement liée à la réalisation de la gare du Plan d'Aillane proche des zones d'activités des Milles et de la Duranne. Pourtant, il a fallu attendre une seconde élection municipale pour intégrer ce projet souhaité et défendu unanimement par les associations et toutes les listes municipales, sauf celle de Maryse Joissains. Mieux vaut tard que jamais… Ce pôle d'échange, plus facile à concrétiser que sa grande sœur, devrait être opérationnel fin 2011 pour un coût estimé à 7M€. A voir...
                                                            La suite de cet article demain…
            Voir les cinq premiers dossiers aux dates des 16 au 23 avril.

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samedi 15 mai 2010

"Le Ravi" de mai défait tout ce qui déplaît

Une_Ravi_74Le weekend est idéal pour découvrir le n° 74 de mai du "Ravi" (2,80€). Encore de bonnes enquêtes fouillées, de beaux dessins incisifs et une écriture originale sans clichés. 
Avec, ce mois-ci, le compte-rendu minute par minute de la séance d'installation du Conseil régional et un dossier relatant la polémique suscitée par le spectacle gratuit "La mémoire qui saigne" (à propos de l'Algérie) donné au Pasino en présence de Maryse Joissains.
Et aussi une interview exclusive de Michel Pezet s'exprimant au nom du Conseil général sur le projet Marseille capitale européenne de la culture 2013. C'est ce qui s'appelle mettre les pieds dans le plat. En effet, tout ne semble pas aller sur des roulettes, c'est le moins que l'on puisse dire, dans le fonctionnement du comité de pilotage et la préparation de la manifestation. Explosif, tout ça.
    (Clic sur les images pour agrandir)

Le sommaire du n° 74 :
http://www.leravi.org/spip.php?article960

Le site du "Ravi" : (avec une vidéo édifiante à voir...)
http://www.leravi.org/
 
  
La fiche du contrôle technique de démocratie
qui accompagne le compte-rendu de la séance du Conseil régional vauzelle_ravi_001

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mardi 11 mai 2010

Braquages à main armée : Un témoignage...

braquage réussi
gif_braquage

On aura beau présenter et commenter les chiffres officiels comme on veut, la réalité n'en a que faire. Les douze derniers mois ont vu la délinquance armée se développer fortement. Stations-services, bijouteries, supermarchés et autres commerces ont subi des braquages à répétition, qui sont devenus des angoisses permanentes.
Ce qui est grave, c'est que ces attaques sont le plus souvent le fait de délinquants de petite pointure. Si le sujet n'était pas sérieux, on pourrait dire que la criminalité s'est "démocratisée". Et c'est ce qui est effrayant.
Quand on arrête les malfaiteurs, la plupart du temps, on constate que l'on a à faire soit à des adolescents soit à de jeunes adultes. Ils ont quasiment tous la même panoplie : cagoules et armes de poing. Une fois la porte d'entrée franchie, ils se dirigent à la vitesse de l'éclair vers la caisse en prononçant deux ou trois mots d'intimidation paralysante. Et le tour est joué.
Dans les petits commerces, selon l'horaire du forfait, le butin est rarement conséquent. Mais il suffit pour un temps aux besogneux malfrats. Le jour même ou dans ceux qui suivent, on les retrouve à la manœuvre comme s'ils allaient au travail. Et c'est ce qui exaspère les victimes.
La police en patrouille ou prévenue dans la minute parvient quelquefois à les interpeller et à les neutraliser. Plus généralement, hélas, elle fait chou blanc et est contrainte à mener des investigations qui donnent peu de résultats. Le taux d'élucidation des actes délictueux est en effet très faible.

Un braquage raté
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Depuis un peu plus d'un an, la police nationale a vu certains de ses services regroupés et installés à Marseille. Lorsqu'on téléphone pour obtenir du secours, c'est le standard marseillais qui décroche et relaie le message à la patrouille la plus proche du lieu du délit. Cela, c'est la théorie. En pratique, ladite patrouille n'est pas toujours disponible car elle intervient déjà ailleurs.
Avec ce système de poste centralisé à Marseille présenté comme un gage d'efficacité mais qui cache la diminution des effectifs d'agents, la tâche des forces de police devient moins performante. A Aix, si l'on veut obtenir satisfaction plus rapidement, il est préférable de faire appel à la police municipale.
L'Etat a supprimé la police nationale de proximité et c'est la police municipale qui essaie de la suppléer mais avec des moyens moindres. C'est la raison pour laquelle on voit de plus en plus de policiers manifester pour réclamer des moyens adaptés afin qu'ils puissent accomplir leur mission de façon plus cohérente.
La question de la sécurité des biens et des personnes ne se résume pas aux quelques lignes de cet article. Il n'empêche, le citoyen veut se savoir protégé et aidé lorsqu'il est victime d'une simple agression ou d'une attaque armée.
Comme l'a rapporté La Provence dimanche, trois vols à main armée ont eu lieu pour la seule journée de samedi dans un tabac-presse au Nord de la ville et un hôtel et un autre tabac-presse au Sud. Etant l'un des deux tabacs concernés, mon diffuseur de journaux préféré m'a donné copie de la lettre qu'il a envoyée au maire et au préfet. Et c'est avec son autorisation que je la publie.

Un témoignage qui en dit long…

                                                                                      Aix, le 10 mai 2010
        Madame, Monsieur,
Trop, c'est trop. Débitant depuis 21 ans, nous venons de vivre notre 3ème braquage à main armée en 6 mois de temps. Mes collègues de la ville vivent le même enfer : plus d'une vingtaine de braquages chez les débitants d'Aix en 1 an.
Nous sommes abandonnés à notre sort, pas de police municipale présente, pas de police nationale.
Rien n'est fait pour assurer notre tranquillité. Aix-en-Provence se transforme en paradis pour la déliquance ordinaire. Faut-il attendre une catastrophe pour que vous preniez le problème en considération ? Il est certain qu'il est plus facile de marcher derrière un cercueil d'une personne que vous n'avez pas connue.
Et pourtant quel est notre tort ? Travaillant 12 heures par jour au service de nos clients, nous avons le droit à la sécurité comme tout citoyen. Nous voulons travailler sans avoir la peur au ventre. Nous voulons dormir sans penser à demain.
Nous vous demandons un rendez-vous pour trouver les moyens de sécuriser nos activités.
Recevez, Madame, Monsieur, nos sentiments distingués.

De l'eau au moulin…
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lundi 10 mai 2010

Réforme des collectivités : Les maires en résistance

Comment vote Maryse Joissains
joissains_vote_reforme_collectivites

Toucher aux institutions nuit gravement à la République. Mieux vaut réfléchir avant. Or, le Parlement a déjà adopté la loi sur le regroupement des Conseils régionaux et généraux qui sera applicable en 2014. Et, d'ici l'été, les parlementaires devront avoir examiné les trois autres projets sur la réforme des collectivités territoriales.
Ça grince de toutes parts. Les contestations ne sont pas le seul fait de la gauche. Les élections régionales passées, de nombreux élus de droite et sans étiquette s'élèvent aussi ouvertement contre l'esprit de ces changements.
Sans détailler ici toutes les dispositions prévues, il en est un certain nombre qui fâchent plus particulièrement les maires. Déjà, le 25 février, des centaines d'entre eux étaient allés manifester devant l'Assemblée nationale pour signifier leur refus d'une réforme qui réduirait à peau de chagrin les compétences des communes, notamment celles liées à la maîtrise de l'urbanisme communal et à la fixation de l'imposition locale.
Au sein de la Communauté du Pays d'Aix, dès janvier, une vingtaine de maires avaient signé une pétition pour s'insurger contre le risque de disparition des communes. En avril, en tout, ce sont désormais 31 maires sur les 34 que compte la CPA qui font bloc pour s'opposer à la réforme.
Elus de terrain, ils savent de quoi ils parlent. "Avec une participation de plus de 80% aux élections municipales, nous estimons avoir une légitimité suffisante pour exprimer au nom de nos populations nos opinions sur la réforme territoriale". Ils craignent de voir disparaître leurs compétences, "celles-là mêmes qui garantissent une politique de proximité".
Dans une lettre adressée au président de la République et aux parlementaires, ils ont clairement indiqué qu'ils ne se laisseraient pas faire. A leurs yeux, la création de "métroples" qui les priveraient de leurs pouvoirs de maires est un gros point d'achoppement de la réforme. Ils estiment que les structures intercommunales ont déjà pour objectif de jouer un rôle d'entités efficaces.
Sur ce point, avec l'idée de ne pas laisser la CPA se faire dévorer par Marseille, Maryse Joissains a déclaré aller dans le même sens : “La solution de la métropole se traduira par la création d’une structure imposante et lointaine, dépossédant les communes et affaiblissant le lien de proximité”.
Pourtant, sa position risque de ne pas être facile à tenir en tant que députée. En effet, comment pourra-t-elle faire la part des choses puisqu'elle a déjà voté pour le premier texte de loi sur la concomitance du renouvellement des conseils régionaux et généraux, qui, selon le gouvernement, présente un ensemble cohérent avec les trois autres lois de la réforme ?
Plus globalement, il y a de quoi être inquiet. Car si cette loi sur les collectivités territoriales est du même acabit que celles sur les "réformes" de la carte judiciaire, du lycée à la carte, du rapprochement police-gendarmerie ou de la taxe carbone, pour ne citer que les plus emblématiques, le risque est grand d'assister à une nouvelle calamité.

La réforme vue par le gouvernement
(Clic sur l'image pour agrandir)
loi_collectivites_territoriales

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samedi 8 mai 2010

A nous les grandes Anglaises, la suite…

gif_drapeau_britanniqueLes palabres plus ou moins secrètes pour tenter de former un gouvernement ressemblent à ces furieuses pièces de boulevard où le couple est un trio. On saura sous peu qui aura fait les frais du compromis de concubinage des deux autres.

parlement_britanniqueRESULTATS ACTUALISES

Les résultats quasi définitifs
publiés hier
ne modifient guère
les estimations
des instituts de sondage.
 
Conservateurs 306 (+1)
Travaillistes 258 (+3)
Libéraux-Démocrates 57 (-4)
Petites formations 28 (-1)

A noter
l'élection du premier député,
en l'occurrence une députée,
du Green Party (Verts).

  
Le second "camembert"
rappelle la composition
du parlement sortant.

 

elections_grande_bretagne

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vendredi 7 mai 2010

A nous les grandes Anglaises…

 leaders_grande_bretagne

Nick Clegg, Gordon Brown, David Cameron

Non, mon blog n'a pas viré coquinou. Pas de méprise, il s'agit des élections d'hier en Grande-Bretagne. A l'heure où ces lignes sont publiées, les premiers résultats définitifs commencent à tomber. Mais il faudra attendre la matinée pour savoir qui a vraiment gagné, si toutefois un parti a gagné ! 
En effet, les estimations des instituts de sondages diffusées par BBC World News ne donnent aucune majorité absolue à personne. Aucun parti n'atteint les 326 sièges nécessaires sur les 650 de la Chambre des communes, véritable lieu du pouvoir. 
Les Conservateurs (droite) pourraient avoir 305 députés (on les appelle membres du parlement), les Travaillistes (gauche) 255 (environ 90 en moins, perdus au profit des Conservateurs), les Libéraux-Démocrates (centre) 61 (stable) et les petites formations des miettes avec 29. A remarquer que l'effet Nick Clegg n'a pas trouvé son prolongement dans les urnes, sans doute à cause du mode électoral. 
Les Britanniques n'ont pas les mêmes mœurs électorales qu'en France. Le vote a toujours lieu un jour de semaine, non férié. Le système en vigueur est à un seul tour et c'est le meilleur score qui fait un député. Hier soir, ce système a été remis en question car le cas de figure de cette année est devenu singulier avec trois partis dont aucun ne peut se targuer d'avoir gagné seul. Pendant la campagne, des candidats ont promis une réforme électorale. Pourvu que Sarkozy ne s'en mêle pas…
Dans la soirée, des contestations remontant de nombreuses grandes villes ont fait apparaître que de grosses centaines d'électeurs ont été refoulées et empêchées de voter au moment de la fermeture des bureaux pourtant ouverts de 7 heures à 22 heures. La cause, dit-on, en est la participation en hausse approchant souvent les 70%. Un journaliste a fait observer que dans les années 70, on votait beaucoup plus et qu'il n'y avait pas de problème. La Commission de contrôle électorale va enquêter. 
Autre particularité, que j'avais constatée lorsque j'étais professeur assistant en Angleterre, le président de chaque bureau centralisateur annonce officiellement les résultats de la circonscription en présence des candidats et déclare le nom du vainqueur. Je n'ai jamais vu ce genre de moment en France où, en général, le gagnant arrive triomphalement pendant que le perdant va se cacher ou se pendre. 
Il y a eu un moment assez sympathique hier soir à l'annonce du nom d'un candidat travailliste réélu. Les supporters criaient "Yes, we can". Il fallait comprendre "Yes, we Khan", le slogan de campagne du candidat d'origine indienne plébiscité par les électeurs.
Pas de vainqueur
Le Royaume Uni (quand on y ajoute l'Irlande du Nord) a voté différemment selon les régions. Ainsi, l'Ecosse n'a donné que deux députés aux Conservateurs et tous les autres aux Travaillistes et aux Libéraux-Démocrates. Il faut dire que le Premier ministre Gordon Brown est Ecossais. Le Nord-Est de l'Angleterre a aussi voté massivement pour Gordon Brown, laissant peu de chances aux Conservateurs. En Irlande du Nord, le premier ministre local a été battu à plate couture. 
Partout, les petits partis ne font que des scores insignifiants, ce qui est sans doute un des effets du mode de scrutin qui favorise les "votes utiles". Là-bas, le Parti national britannique dépasse rarement le millier de voix par circonscription. Pourtant, au cours de la campagne, on a beaucoup parlé d'immigration mais les citoyens britanniques voient les choses autrement qu'en France. 
De même, les Verts sont réduits à des portions congrues, il n'y a pas de candidats significatifs car tous les partis mettent en avant les questions d'environnement. Enfin, l'extrême gauche est inexistante. En revanche, le "nationalisme local" présente des candidats dont les résultats peuvent être qualifiés de témoignage. C'est le cas en Ecosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord. 
A 2 heures du matin, aucun leader des grands partis, Gordon Brown, Nick Clegg, David Cameron, n'a annoncé sa victoire, aucun non plus n'a concédé une défaite. Vu les tendances qui pourraient se confirmer en bout de course, on parle de contacts entre les Travaillistes et les Libéraux-Démocrates pour envisager une coalition de gouvernement sans véritable majorité mais en nombre supérieur à celui des Conservateurs. 
Etrangement, mais c'est la traditon britannique, le Premier ministre ne démissionne pas après une élection même quand il n'a pas réuni une majorité. Il reste en place. S'il ne parvient pas à former un gouvernement, il va alors présenter sa démission à la reine qui désigne un Premier ministre susceptible de réunir une majorité. 
Voilà, c'était ma rubrique citoyen du monde… qui n'hésite pas à veiller jusqu'à 2 heures du matin pour ses fidèles lecteurs mais aussi po ur le charme des grandes Anglaises.

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mercredi 5 mai 2010

Avenue Brossolette : Un p'tit coup de blanc de trop ?

Brossolette_amenagement_26
(Clic sur l'image pour agrandir) (Photo perso LAC)

En octobre dernier, un lecteur m'avait signalé quelques bizarreries au sujet de l'aménagement de l'avenue Pierre Brossolette. J'en avais fait un article qu'on pourra relire par le lien ci-dessous. Entre autres observations, il s'étonnait de l'étroitesse de la voie descendante et des difficultés qu'avaient les bus pour en négocier l'accès au niveau du rond-point Anouar El Sadate, là où se trouvent la gare routière et la station de taxis accolée à l'hôpital Montperrin.
Il y a quelques jours, le même fidèle lecteur, que je remercie pour sa ténacité, me rapportait qu'il y avait du nouveau. On venait de peinturlurer la chaussée d'un étrange tracé censé faciliter la manœuvre des bus.
Je me suis rendu sur place, appareil de photo en main. Ce lecteur avait raison. Un tagueur n'aurait pas moins bien saboté la modification.
Qu'a-t-il bien pu passer par la tête au responsable de ce changement et quel type de traceur a-t-on utilisé pour obtenir pareil désastreux effet ? On a effacé un morceau de ligne blanche et on a matérialisé une ligne oblique ce qu'il y a de plus brusque pour élargir l'entrée à la voie descendante sur à peine dix mètres.
En admettant que cela soit efficace, que se passe-t-il maintenant pour les véhicules de la voie centrale montante ? A quelques tours de roue du rond-point, ils sont soudain contraints de donner un coup de volant pour se rabattre sans crier gare (vous ne l'auriez pas fait, vous, ce jeu de mot ?) sur la voie de droite réservée au bus.
Je dis "soudain" car aucune flèche ne pré-annonce ou n'annonce ce changement brutal de direction qui réduit deux voies à une seule. Et ce n'est pas le panneau de fin de voie pour bus qui pourra les en avertir vu qu'il sera forcément aperçu trop tard. Heureux ceux qui auront fait un bon stage... de slalom.
Dans ce périmètre insensé de l'avenue Brossolette, en compensation, on aura au moins comblé les piétons : on a enfin supprimé aussi le stationnement du trottoir ouest de l'avenue.

"Avenue Brossolette : Des couloirs sans bon sens" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/10/14/15427895.html

Il y a pire ! Peut-être à cause d'un gros coup de blanc de trop…
(Merci à AD pour son envoi)
pot_de_depart

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lundi 3 mai 2010

Félix Ciccolini, maire et honnête homme

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Le livre de l'Histoire d'Aix vient de figer une de ses plus grandes pages. Félix Ciccolini est décédé le premier mai quelques semaines à peine après son épouse dans son petit village natal de Cozzano en Corse dont il avait raconté dans un ouvrage la période de 1800 à 1935.
Dans le livre de Louis Philibert, "Souvenirs souvenirs" publié en 1994, Félix Ciccolini témoignait ainsi sur le député dont il avait été le suppléant en 1962 : "Ayant travaillé à ses côtés au début de sa députation, je garde le souvenir du dévouement inlassable qu'il apportait à tous ceux qui avaient rencontré le malheur et venaient frapper à sa porte. Ils étaient fort nombreux et Louis s'occupait de tous, sans négliger les problèmes généraux qu'il a toujours su dominer avec une force tranquille hors du commun." On peut désormais aisément lui retourner le même hommage.
Félix Ciccolini a fortement marqué notre ville par sa personnalité humaniste exceptionnelle. Mais aussi pour la mutation et l'essor économique, social et culturel qu'il lui a fait prendre. Le milieu des années 60 a représenté un tournant décisif pour le développement d'Aix, notamment avec l'envolée démographique qui avait doublé en dix ans.
L'une des réalisations les plus visibles encore aujourd'hui est la zone d'activités des Milles. Il la lança dès son élection comme maire en 1965. Louis Philibert rapporte dans son ouvrage qu'il n'eut aucun mal à convaincre le Conseil général dont il était président d'accorder un prêt sans intérêt à la Ville d'Aix pour démarrer l'opération.
Les deux autres grands chantiers ont été l'achèvement du quartier d'Encagnane et le lancement de la ZAC du Jas de Bouffan qui allait voir surgir plus de 5.000 logements.
La liste serait longue de tout ce que Félix Ciccolini a mis en œuvre en onze ans (de 1967 à 1978).
Réservé mais efficace, l'avocat qu'il était (il fut aussi Bâtonnier de l'Ordre d'Aix en 1974-75) savait plaider inlassablement la cause aixoise et la défendre avec ténacité.
Un élu doublé d'un travailleur acharné
S'il essuya un échec momentané à sa première candidature municipale en 1965 contre Henri Mouret, maire depuis 1945, il parvint à endosser l'écharpe de maire par un recours qui inversa les résultats en 1967 (lui donnant finalement 41 voix d'avance grâce à une jurisprudence comptabilisant les professions de foi comme votes valables). Réélu en 1971 avec 77% des voix, il fut victorieux une nouvelle fois en 1977 avec Jean-François Picheral comme premier adjoint.
Mais en 1978, l'élection fut annulée (avec 728 voix d'écart). Avec la nouvelle élection, il dut alors céder la place à Alain Joissains qui remporta la mairie. Cette élection fut aussi annulée. Et lors du troisième scrutin, Alain Joissains fut élu maire au premier tour contre Jean-François Picheral, candidat pour la première fois au poste de maire.
Pour mémoire, le scrutin proportionnel n'existait plus depuis 1959. La majorité emportait tous les sièges. Ce n'est qu'en 1983 que le système électoral permit de nouveau à l'opposition de siéger.
Félix Ciccolini fut aussi conseiller général du canton Nord (il n'y en avait que deux à l'époque, devenant trois en 1986) de 1970 à 1982, et sénateur de 1971 à 1989, soit pendant 18 ans, occupant même le poste de vice-président du Sénat.
Socialiste il était, socialiste il resta, jusqu'à son dernier jour.
Anecdotiquement, Louis Philibert raconte aussi qu'en 1962 Philippe Seguin, à ce moment-là jeune étudiant socialiste à Aix, et pigiste au journal Le Provençal, avait fait campagne pour lui à la députation et soutenu ensuite Félix Ciccolini à la mairie en 1965.
Souvenirs personnels
La disparition de Félix Ciccolini affecte tous ceux qui l'ont connu. Il ne fait aucun doute qu'il restera dans la  mémoire aixoise comme le modèle du travailleur acharné et un homme à l'honnêteté exemplaire.
Il y encore moins de dix ans, on le croisait en ville accompagné de son épouse, marchant modestement comme de simples citoyens.
Plus personnellement, j'avais rencontré Félix Ciccolini à la sortie d'un conseil municipal en 1968. La vie de la cité et les séances publiques m'intéressaient déjà et j'y assistais souvent.
Une autre fois, ce fut lors de l'élection municipale de 1995. Il était présent au premier rang à la réunion publique organisée à la salle Carnot pour soutenir la liste Picheral. Lorsque vint pour moi le moment de prendre parole en tant que représentant de mon courant politique, je ne pouvais m'empêcher de chercher à lire les réactions de son visage. Il souriait et cela me mit en confiance.
Plus tard, en juin 2000, à la mort de Louis Philibert, une foule considérable était massée devant sa mairie du Puy Sainte-Réparade. Au départ d'Aix, Jean-François Picheral me demanda de prendre Félix Ciccolini dans ma voiture. Ma réponse fut évidemment immédiate, un honneur pareil ne se décline pas.
Plus récemment, c'était le 15 novembre 2006, Michel Pezet me convia à un déjeuner en ville à La Madeleine. Il y avait là Félix Ciccolini et son épouse, exquise de gentillesse et d'une attention délicate de tous les instants pour lui. Il nous assurait qu'il soutenait notre démarche pour les élections municipales de 2008, ce qu'il officialisa par une lettre publique quelques temps après. C'est sa fille Noëlle, candidate avec nous, qui s'en fit la porte-parole légitime et de cœur.
A cet instant, je pense à toute sa famille qui se réunira mardi sous le ciel corse pour accompagner Félix en le sol qui l'a vu naître. 

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