vendredi 11 mars 2016

Métropole : Ruses et entourloupes de calendrier entre Gaudin et Joissains !

Maryse Joissains bouge encore. Et elle s'agite dans tous les sens. Les plus mauvais surtout. Pour contrer la date du conseil métropolitain convoqué par Jean-Claude Gaudin, elle avance d'un jour la date du conseil municipal. Et veut faire voter son refus d'entrer dans la métropole tout en proposant un référendum sans valeur...

joissains gaudin métropole suite
Je ne me lasse pas non plus de cette image... 

Chronologie rapide des faits. Jean-Claude Gaudin avait l'intention de convoquer le conseil métropolitain le lundi 21 mars à 9h30 pour procéder à l'élection du président, des vingt vice-présidents et des membres de la commission d'appel d'offres. Tout cela est normal et suit parfaitement les procédures comme c'est le cas lorsqu'une collectivité territoriale existante ou à créer s'installe.
Le maire de Marseille est de nouveau candidat. Il aura un concurrent qui s'est publiquement déclaré, le maire de Martigues. C'est le jeu démocratique normal.
Il se trouve que Maryse Joissains, maire d'Aix, avait convoqué une séance du conseil municipal le même jour mais à 15h30. Elle a donc modifié la date et annoncé qu'il y aurait deux séances. L'une, le jeudi 17 mars avec à l'ordre du jour une délibération demandant qu'Aix n'entre pas dans la métropole et une autre proposant d'organiser une consultation des Aixois sur le même sujet. L'autre, le mardi 29 sur le vote sur le budget primitif.
Apprenant cela, et voulant couper court à la manœuvre, Jean-Claude Gaudin décide d'avancer sa date du conseil métropolitain au jeudi 17 mars. Contre-attaque de Maryse Joissains : elle avance à son tour la séance du conseil municipal au mercredi 16 mars. Elle ne pouvait pas anticiper plus car la loi oblige à envoyer l'ordre du jour et les délibérations aux élus dans un délai de cinq jours francs.
Parlons maintenant des deux décisions que Maryse Joissains prévoit de faire voter.

CM 21 A 15

D'abord, le refus d'entrer dans la métropole Aix-Marseille-Provence.
Illusion. Les deux lois réorganisant les collectivités territoriales ont été promulguées puis confirmées par le Conseil constitutionnel. D'ailleurs, par un courrier aux maires, le préfet avait pris soin de rappeler que les six intercommunalités faisaient désormais partie intégrante de la métropole. Et que l'initiative de Maryse Joissains de créer sa propre métropole dans le périmètre de l'ex-Communauté du Pays d'Aix n'a aucune base légale car une intercommunalité ne peut appartenir à deux institutions à la fois. Donc, ce nouveau vote de refus ne peut pas être validé.
Puis, l'organisation d'une consultation des Aixois.
Autre illusion. Parce qu'u
ne telle procédure ne peut être que consultative et sans effet pour modifier une situation légalement fondée, comme dit plus haut.
Au passage, il sera intéressant de savoir quel sera le coût, forcément supporté par les Aixois, de cette opération d'enfumage.
Tout cela étant dit, Maryse Joissains se rendra-t-elle à Marseille avec ses élus pour le lancement de la métropole comme elle l'avait annoncé après la décision du Conseil constitutionnel ? Ou mettra-t-elle ses paroles en l'air en accord avec ses actes en boycottant la séance alors qu'elle sait pertinemment que les dés sont jetés ? Dans un cas comme dans l'autre, elle prend le risque de se couvrir encore une fois de ridicule. Et la France entière continuera à se plier de rire...
Dura lex, sed lex. Acta est fabula. Væ victis ! Abyssum abyssum invocat. (La loi est dure mais c'est la loi. La pièce est jouée. Malheur aux vaincus ! L'abîme appelle l'abîme.) 

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mercredi 9 mars 2016

Métropole : Jean-Claude Gaudin malin, Maryse Joissains zinzin

Coup de poker de Jean-Claude Gaudin qui a démissionné lundi de son poste de président de la métropole pour mieux y revenir bientôt. Il reste cependant en place pour assurer la continuité du service et pour se représenter le 21 mars. Maryse Joissains, de plus en plus isolée, est bien obligée d'admettre les faits mais rumine encore des propos apocalyptiques...

joissains gaudin métropole pourboire
Je ne me lasse pas de cette image...

Jean-Claude Gaudin n'est sans doute pas un expert de la belote mais il semble s'y connaître... au poker et au billard à plusieurs bandes. C'est ainsi que, pour empêcher tout nouveau recours, il a démissionné lundi de son poste de président de la métropole Aix-Marseille-Provence.
Cela faisant, il joue sur deux tableaux à la fois puisque, en attente de se représenter, il peut légalement poursuivre sa tâche de façon provisoire en assurant la continuité. Le préfet l'a confirmé. Le maire de Marseille reste donc le décideur pour lancer les convocations pour la séance devant procéder à l'élection du président et des vice-présidents et pour travailler à l'élaboration du premier budget de la métropole.
Maryse Joissains n'a évidemment pas manqué de réagir. Notamment pour dire que la démission était "une sage décision". Mais on sent bien qu'elle l'a franchement mauvaise, comme on dit familièrement.
Car, pendant que les plus hautes juridictions peaufinaient leurs analyses et leurs leurs arrêts, Jean-Claude Gaudin n'a pas perdu son temps. Il a joué très malin en rencontrant plusieurs maires afin de les ramener à la raison et de s'assurer un vote plus important que lors de la séance mouvementée du 9 novembre dernier. La maire d'Aix est donc de plus en plus isolée.
Dans son long éditorial zinzin et apocalyptique anti-métropole du magazine municipal, elle annonce sa candidature à la présidence du Conseil de territoire du Pays d'Aix (ex-Communauté d'agglomération) et ajoute : "Je sais que des manœuvres sont mises en œuvre pour m’éliminer ; je m’y attends ; quelle que soit l’issue du scrutin, j’aurai la population avec moi." Peut-être mais pas forcément toutes les voix des maires et conseillers territoriaux qui en ont maintenant assez de ses frasques sans retenue.
Comme le déclarent désormais ouvertement certains, il est en effet grand temps de se mettre au travail. Dans la sérénité. Une façon de dire que le cirque doit cesser.
Je me plais ici à rappeler que, lorsque l'élection municipale de 2008 avait été invalidée, Maryse Joissains s'était elle-même répandue en se plaignant du prétendu retard dommageable à la mise en œuvre de ses projets. Le prétexte était un peu gros car, entre l'annulation et l'organisation d'un nouveau scrutin, il ne s'était écoulé que quelques petites semaines, qui plus est en été. Or, comme on le sait, elle ne s'est pas le moins du monde gênée d'user et d'abuser de procédures dilatoires, finalement perdues, pour contrer la métropole qui accuse donc des retards.
Maryse Joissains est bien obligée maintenant de reconnaître que la nouvelle institution est inéluctable. D'ailleurs, son premier aveu a été passé dans la lettre qu'elle a adressée aux fonctionnaires de l'ex-CPA. Quoi qu'elle en pense et quelles que soient ses prochaines pétarades, Maryse Joissains est contrainte de constater que la situation s'est largement clarifiée et que la métropole est enfin sur les rails.

Le point de vue de Philippe Langevin, maître de conférence à Aix-Marseille-Université
et expert de la métropole

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lundi 7 mars 2016

Le Ravi de mars : Le mal-logement foisonne et l'extrémisme empoisonne

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Deux thèmes font la une du numéro de mars du Ravi. D'abord, une enquête forte de cinq pages qui démonte les mécanismes à l'œuvre dans les méthodes et la gestion des mairies sous la coupe de l'extrême-droite. La triste réalité des faits est très éloignée des monts et merveilles promis par la propagande manipulatrice. Exemples et détails précis à l'appui, le Ravi décortique les méthodes et les mesures très régressives qui se cachent derrière le clinquant qui sert de paravent aux engagements non tenus et camouflés comme les fermetures de structures sociales et culturelles. Il vaut mieux le savoir pour éviter de succomber aux énormes leurres empoisonnés de l'engeance extrémiste.
Puis, un supplément spécial de huit pages sur le mal-logement à partir du rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre. On reste confondu devant les chiffres alarmants décrivant les situations de millions de personnes mal-logées, privées d'un toit ou vivant dans des habitations de fortune ou sans aucun confort. On ne peut en être ravi.
Comme chaque mois, le mensuel surprend aussi avec de l'inattendu. Cette fois-ci, une stupéfiante interview d'un fameux terroriste des années 80. A l'évidence, près de trois décennies de prison ne semblent pas l'avoir beaucoup changé.
Le sommaire ci-dessous vous invite à découvrir ce numéro qui fait aussi la part belle au talent de ses dessinateurs. 

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de mars :
http://www.leravi.org/spip.php?article2286
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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jeudi 3 mars 2016

Hausse des tarifs funéraires à Aix : Mon interview sur France Bleu Provence

cimetière humour

Il y a quinze jours, suite au conseil municipal de février, j'ai publié la longue liste des augmentations de taxes et tarifs divers de services publics. La hausse moyenne est de 3%. Mais, dans le domaine des tarifs funéraires, c'est carrément mortel, jusqu'à 62% ! 
France Bleu Provence m'a contacté pour m'interviewer à ce sujet. Alors qu'il souhaitait aussi recueillir le point de vue de la mairie, cette dernière a répondu négativement. Sans doute pour enterrer le débat ? 
Par ailleurs, ce lundi, une journaliste de Radio Dialogue est également venue m'interroger sur de nombreux gros dossiers aixois et sur la métropole. Et il y a de quoi dire ! Un régal !

cimetières France Bleu

La source sur France Bleu Provence :
https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/la-mairie-augmente-fortement-les-tarifs-dans-les-cimetieres-d-aix-en-provence-1455558352

"Forte hausse des tarifs funéraires" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/02/16/33377252.html

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lundi 29 février 2016

Métropole : Les derniers pétards mouillés de Maryse Joissains ?

Les derniers pétards de Maryse Joissains sont aussi mouillés que les précédents. La métropole est là et il faudra bien qu'elle s'y fasse. Comme ses collègues maires qui rentrent finalement peu à peu dans le rang et qui commencent à la lâcher...

Mercredi 2 mars : Actualisation (voir plus bas) 

joissains métropole village gaulois - Copie (3)

Maryse Joissains s'égosille : "Jusqu'à présent c'était la guerre à moitié, ce sera maintenant la guerre totale. Je n'ai pas l'impression d'être dans un Etat de droit." Pas une dictature, quand même ? Après avoir menacé de saisir la Cour européenne des droits de l'homme, elle veut un référendum, "comme à Notre-Dame des Landes". Voyez-vous ça ! C'est son dernier sketch. Mais on sait que la maire d'Aix ne fait jamais dans le demi-mesure.
Insubordonnée ? Rebelle ? Révoltée ? Insurgée ? Emeutière ? Factieuse... ou facétieuse ? Quel terme choisir ? Maintenant que le Conseil constitutionnel a rendu sa décision, que peut-elle faire dans le strict cadre du droit ? Où va-t-elle trouver son armée ? Ses soldats, les élus qui l'ont soutenue jusqu'ici, semblent cette fois-ci s'éloigner d'elle, pour ne pas dire la déserter. Car s'ils ont mis beaucoup de temps à comprendre qu'il fallait cesser les combats stériles et sans issue, les voilà désormais revenus à plus de retenue.
Eh oui, ce sont les principes de réalité qui doivent guider l'action publique. Pas les intérêts particuliers contre l'intérêt général. Faut-il rappeler que les 13 métropoles déjà en fonction, Aix-Marseille-Provence sera la quatorzième, n'ont ni perdu de temps ni surtout connu les postures de boutiquiers, les règlements de comptes et les insultes qui ont pourri les débats ici.

                                                            Actualisation :
Comme prévu, suite à la décision du Conseil constitutionnel, le Conseil d'Etat a décidé hier de lever la suspension de tenue de séance de la métropole. La première réunion du conseil métropolitain aura lieu le lundi 21 mars.

Une vidéo…

Samedi, Maryse Joissains était l'invitée de l'émission La Voix est libre sur France 3. Auparavant, le 19 février, elle avait aussi été interrogée par le site Maritima. C'est cette vidéo que je vous invite à regarder. Enfin, des propos tout en mesure (non, je blague) !

… Et trois documents
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le rectangle en bas à droite de chaque document)

Lettre du préfet aux maires 19 février 2016 
Le rappel de la loi et le discours de la méthode

Lettre de Maryse Joissains aux agents de la CPA 10 février 2016
Un début de capitulation ?

Communiqué de Hervé Fabre Aubrespy, maire de Cabriès 19 février 2016
La raison au bout du compte

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mardi 23 février 2016

Mercredi, réunion-débat : Où, comment et à quel prix se loger à Aix ?

maison humour grinçant

En complément des séances régulières ouvertes à tous pour examiner les principaux dossiers inscrits à l'ordre du jour de chaque conseil municipal, les élus du groupe d'opposition Démocratie pour Aix proposent aussi des réunions-débats thématiques pour faire le point sur de grands sujets concernant la vie quotidienne des Aixois.
Ce mercredi, j'aurai le plaisir d'animer une réunion sur le thème du logement : Où, comment et à quel prix se loger à Aix-en-Provence ? Je présenterai un état de lieux réel de la situation de notre commune et du Pays d'Aix et les interrogations liées aux carences criantes de logements sociaux et très sociaux qui touchent notamment plusieurs milliers de ménages et d'étudiants à faibles ressources, et qui pénalisent également l'installation d'entreprises dont les salariés ne peuvent faire face au prix des loyers.

Nous vous invitons cordialement à venir en débattre avec nous. 

DPA réunion logement 24

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vendredi 19 février 2016

Métropole : Le Conseil constitutionnel valide, Maryse Joissains livide

Le Conseil constitutionnel s'est prononcé ce matin en validant le nombre et la répartition des sièges de la métropole. Les maires et surtout Maryse Joissains sont désavoués... 

joissains métropole village gaulois

La métropole Aix-Marseille-Provence est désormais en route. Comme cela était prévu, ce vendredi matin, le Conseil constitutionnel a rendue publique sa décision : le nombre et la répartition des sièges institués par la loi sont déclarés conformes à la Constitution.
Les deux maires, d'Eguilles et de Pertuis, et surtout Maryse Joissains sont ainsi désavoués. Ils auront fait perdre beaucoup de temps, inutilement, au démarrage de la nouvelle entité qui regroupe 92 communes.
Ils ont annoncé hier que, quelle que soit l'issue des procédures de contestation qu'ils avaient engagées, ils tiendraient une conférence de presse dans la foulée de la décision des sages. On les entend déjà crier au déni de démocratie et à l'apocalyse qui pourrait s'abattre sur les communes. Ce sera peine perdue.
S'ils s'avisent comme dernier argument de s'en prendre au Conseil constitutionnel, ils auront bien du mal à cibler Jean-Louis Debré, appartenant comme eux aux rangs de la droite, qui a présidé la séance. Mieux vaut ne pas imaginer ce qu'ils auraient éructé si Laurent Fabius avait déjà officiellement pris ses fonctions à la présidence.
Malgré l'importante clarification établie ce matin, le dossier de la métropole n'est cependant pas encore tout à fait bouclé pour qu'elle soit définitivement opérationnelle. Il reste encore à juger l'appel formulé par Jean-Claude Gaudin contre l'annulation de son élection prononcée par le Tribunal administratif. Mais, après l'acte décisif d'aujourd'hui, il serait plutôt hasardeux ou incongru de conclure qu'elle était illégale puisque les élus métropolitains ne sont pas remis en cause et sont donc pleinement reconnus comme ayant participé à un vote conforme à la Constitution.  

Le communiqué de presse du Conseil constitutionnel :
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le rectangle en bas à droite du document)

Le texte intégral de la décision :
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le rectangle en bas à droite du document)

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mardi 16 février 2016

Forte hausse des tarifs funéraires : Bientôt, il ne fera plus bon mourir à Aix !

Après une série de hausses en tous genres décidées par la municipalité, c'est au tour des tarifs des prestations funéraires de connaître une augmentation massive des taux jamais vue à ce jour. Les Aixois en général et les familles en difficulté économique en particulier peuvent aller dire merci à Maryse Joissains pour cette délicate attention mortelle...

aix cimetière saint-pierre
Entrée du cimetière Saint-Pierre d'Aix 

Chaque année, la municipalité révise les taxes et tarifs divers que les Aixois paient pour une multitude de prestations. La délibération qui en présente la longue liste (près de 80 pages) figurait à l'ordre du jour du conseil municipal du 1er février (voir plus bas).
Que dit ce rapport ? L'augmentation moyenne pour 2016 est fixée à +3%. Déjà, ce taux attire l'attention car il est trois plus élevé que celui de l'inflation. L'explication de la mairie tient en deux arguments.
Un, c'est un des effets de la baisse des dotations de l'Etat qui met à contribution les collectivités locales pour réduire les déficits. On pourrait comprendre que, comme les autres, Aix réponde à cette contrainte.
Or, je n'ai cessé de le répéter à l'ex-Communauté du Pays d'Aix et au conseil municipal, Maryse Joissains use et abuse sans fin de cet argument pour tenter de justifier des tas d'augmentations ici et là.
Il y a quinze jours, j'ai rappelé ici même quelques exemples qui touchent et pénalisent directement la vie quotidienne des Aixois. En moins de douze mois, ont été relevés les tarifs d’entrées dans les musées, les piscines, les locations de salles, les tarifs de bus (+11%) ou encore la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (de 9,60 à 10,60%).
Et voilà à présent que, dans le cadre très large d'une révision des tarifs publics, l'on augmente le coût des prestations funéraires qui se voient appliquer des taux jamais vus jusqu'ici. Certains atteignent plus de 60% d'un seul coup ! Je suis intervenu au conseil municipal pour m'insurger contre cette envolée des prix.
Deux, on m'a répliqué que ces hausses étaient devenues nécessaires car il faut faire face à des travaux d'entretien et de réfection des cimetières. Là encore, si l'on peut admettre cette logique, il n'en reste pas moins inadmissible que l'on fasse subir aux familles déjà dans le chagrin une double peine avec des tarifs insupportables notamment pour celles qui rencontrent des difficultés économiques et qui sont déjà écrasées par les tarifs pratiqués par certaines entreprises de pompes funèbres.
Je trouve très inconvenant de faire porter aux familles un effort aussi pesant dans ce qu'on nomme le "marché de la mort". J'en connais personnellement qui sont obligées de contracter un crédit pour offrir une sépulture digne à leurs chers disparus. Il existe pourtant bien d'autres domaines plus judicieux et moins douloureux qui auraient pu être choisis pour alimenter le budget de la ville.
Et combien vont rapporter les hausses de la liste figurant dans le recueil des tarifs de service public ? La réponse tombe : entre 4 et 5 millions d'euros. Et comment appelle-t-on cela ? Des impôts indirects qui viennent contredire les assertions habituelles de Maryse Joissains clamant et se vantant que la fiscalité directe à Aix, elle, n'a pas augmenté depuis 15 ans. Il va bientôt falloir aller mourir ailleurs !

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Un exemple des augmentations
(Clic sur l'image pour agrandir)
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La délibération suivie du recueil des tarifs où l'on peut voir catégorie par catégorie
toutes les prestations dans le détail et les taux d'augmentation.
Les tarifs cimetières sont en pages 23 et 24 du recueil.
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le rectangle en bas à droite du document)

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vendredi 12 février 2016

Métropole : Le Conseil constitutionnel devra-t-il tirer à pile ou face ?

L'audience au Conseil constitutionnel s'est tenue hier matin. Trois avocats ont exposé leurs arguments, l'un pour l'annulation du nombre et de la répartition des sièges, les deux autres pour la validation de la situation actuelle. Mais toujours pas facile de savoir qui a raison et comment les départager. En tirant à pile ou face peut-être ? Ce sera tranché le 19 février...

métropole conseil constitutionnel 11
L'audience a été présidée par Jean-Louis Debré

Il faudra attendre le 19 février pour connaître la décision du Conseil constitutionnel. L'audience, présidée par Jean-Louis Debré, qui a eu lieu hier a pourtant duré a duré 40 minutes. Les deux affaires concernant la métropole ont été liées en un seul dossier. Les magistrats se sont contentés de donner la parole aux parties qui s'opposent.
Il y a eu d'abord une introduction par la greffière qui a fait un bref historique des procédures engagées ayant conduit à la tenue de cette séance. Puis, ont défilé à la barre, comme cela se pratique dans tous les tribunaux, trois avocats. Dans l'ordre, celui des maires d'Eguilles et de Pertuis qui ont contesté le nombre et la répartition des sièges, celui du maire de Marseille et celui du gouvernement qui ont chacun défendu la constitutionnalité de la loi.
S'adressant aux sages d'une telle juridiction, la tâche des trois avocats n'était pas facile et on l'a ressenti tout au long de leurs plaidoiries. Dans un camp comme dans l'autre, il s'agissait de faire d'un seul coup de dés la démonstration convaincante que leurs dossiers tenaient la route.
Le premier avocat pour tenter de faire annuler l'amendement de Jean-Claude Gaudin qui aurait donné lieu à un non-respect de la proportionnelle dans l'attribution des sièges dont Marseille avait tiré bénéfice avec une surreprésentation au sein du conseil métropolitain.
A l'inverse, les deux autres avocats, proches dans le développement de leurs arguments, pour justifier que la loi n'avait pas créé une situation d'exception et n'avait pas lésé la représentation des communes. Ils ont conclu en demandant aux magistrats de rejeter les recours.
Pour en arriver là, chacun des avocats a exposé son interprétation des textes en s'appuyant sur diverses jurisprudences. Le premier pour réclamer la censure de la répartition des sièges, les deux autres pour entériner cette même répartition, l'avocat de Marseille ajoutant que la métropole ne pouvait plus attendre et que le retard créé par le blocage actuel, empêchant le président élu de prendre des décisions, est gravement préjudiciable aux grandes missions dévolues par la loi au territoire métropolitain et en particulier à son rôle de moteur économique, marchés publics, investissements et entreprises en attente ou à l'arrêt.
A la fin de l'audience, le président du Conseil constitutionnel a annoncé que la décision était mise en délibéré et qu'elle sera publiée dans une semaine.
A ce moment-là, deux cas de figure peuvent se présenter. Soit les sages décident de ne pas toucher au nombre et à la répartition des sièges. Et le Conseil d'Etat qui lui avait transmis la question prioritaire de constitutionnalité n'aura plus qu'à valider la décision et la métropole aura le feu vert. Soit ils annulent les arrêtés du préfet qui avaient établi la répartition contestée et tous les conseils municipaux, il y en a 92, seront alors amenés à revoter pour élire les conseillers métropolitains selon une nouvelle représentation censée être plus équitable.
Selon moi, au mieux, la métropole pourrait être opérationnelle dans la seconde quinzaine de mars, au pire, elle ne le deviendrait que courant avril.

Vidéo de l'intégralité de l'audience 
(mettre le son au maximum)
http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/videos/2016/fevrier/affaire-n-2015-521-528-qpc.146962.html

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mercredi 10 février 2016

Métropole : Audience décisive jeudi au Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel se réunit jeudi pour examiner les recours contestant la métropole. On devrait très vite savoir ce qu'il pense de la question du nombre et de la répartition des sièges. En attendant, les protestataires dont Maryse Joissains continuent à s'agiter sans fin...

joissains ravi 135 MJM et JCG

Le Conseil constitutionnel a inscrit à son audience publique de jeudi matin les deux affaires directement liées aux constestations du nombre et de la répartition des sièges d'élus dans la métropole Aix-Marseille-Provence. En sortira-t-il quelques indices permettant de savoir si, finalement, les sages feront droit aux demandes d'annulation des arrêtés du préfet et s'ils renverront les dossiers au Conseil d'Etat qui aurait alors à statuer en dernier ressort ?
La justice française est ainsi faite, d'une splendide complexité. Et si, aux yeux du public, elle paraît être une suite de procédures longues et obscures, elle n'en est pas moins la garantie de voir prendre en compte les points de vue contradictoires pour rendre in fine des décisions conformes au cadre légal.
Les juges, c'est une chose. Les interprétations et déclarations répétées des opposants à la métropole qui tentent de faire pression en sont une autre. Jusqu'à ces tout derniers jours, on en a encore entendues de bien belles, des vertes et des très vertes.
Le 29 janvier, lors de la cérémonie annuelle de ses vœux protocolaires, Maryse Joissains, qui avait envoyé des cartons d'invitation portant encore la mention "président de la Communauté du Pays d'Aix", en a remis une couche sur son opposition à la création de la nouvelle institution. "On me demande à moi d'être raisonnable, alors que le furieux, c'est Jean-Claude Gaudin." Sympathique, n'est-ce pas ?
Et c'est précisément à l'instant où elle abordait ce thème pour réitérer ses incriminations que le sous-préfet a décidé de quitter la salle pour ne pas se payer encore une fois un discours rabâché depuis des mois et dont il connaît les tenants et les dérives.
L'autre moment de fronde s'est déroulé le 3 février à Saint-Victoret, qui a vu des maires se réunir en "conférence des maires", une instance qui n'existe pas et qui n'a donc rien d'officiel, pour dire tout le mal qu'ils pensaient de la métropole et essayer de proposer des solutions de rechange qui ne sont pas venues car de fortes divergences entre élus se font jour sur l'attitude à adopter jusqu'aux décisions de la justice et dès que la métropole se mettra en ordre de marche.
Pendant ce temps, contrairement aux arguments fallacieux propagés par les maires pour entretenir la peur, les fonctionnaires ont pu être payés en janvier par la métropole dont le président est Jean-Claude Gaudin.
Enfin, comme je l'avais indiqué dans un précédent article, les délibérations de la réunion-simulacre de l'ex-CPA du 14 janvier n'ont pas fait l'objet d'une confirmation légale.
A ses vœux, Maryse Joissains avait pourtant précisé sans rire (et sans honte) : "Moi, la loi, je la connais, j'ai été avocat pendant 30 ans". Qui peut en douter quand on se rapppelle les affaires du contrat illégal de son ex-directeur de cabinet et de la promotion tout aussi illégale de son chauffeur. 

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