vendredi 24 juin 2016

Deux séances publiques, de longs débats et des échanges parfois musclés

Deux séances publiques, lundi au conseil municipal et jeudi au conseil de territoire. Avec, au total, quelque 3765 pages pour 199 rapports. Les débats ont parfois été très chauds, surtout hier à propos de la politique contestée menée pour le logement... 

CM 23 20
(Clic sur l'image pour agrandir)
Les documents aux 1917 pages de l'ordre du jour du conseil municipal

La séance publique du conseil municipal de lundi après-midi a-t-elle battu le record de durée ? Presque, avec six pleines heures occupées par de longs débats mais surtout avec les 96 rapports soumis au vote. Cela représente 1917 pages qu'il a fallu lire et étudier avant de préparer des interventions. Je m'y étais employé pendant le weekend pour être fin prêt.
Alors de quoi a-t-on parlé ? La diversité des sujets était particulièrement importante : entre autres, comptabilité communale annuelle avec les comptes administratif et de l'eau, personnel municipal, bilan et renouvellement de la délégation de service public du casino pour douze ans, série de marchés publics,
restauration du patrimoine, fouilles archéologiques, vente des parkings aixois (ce qui a provoqué leur fermeture provisoire lundi), contrat de ville en faveur des quartiers, activités périscolaires, vie culturelle et subventions, tourisme, protection de la forêt, contentieux juridiques dont la municipalité rafole.
Quand on siège dans l'opposition, il est nécessaire d'être généraliste car il faut s'intéresser à tous les thèmes. Passionnant, tout ça !
Personnellement, je suis intervenu plusieurs fois et, pour commencer, à propos du compte administratif. L'adjoint aux finances fait toujours une présentation flatteuse pour la majorité, même si cette fois il a été un peu plus nuancé que d'habitude du fait de résultats moins probants. Je n'ai pas repris les fastidieux détails comptables dont nous disposons dans les documents mais je me suis attaché à rétablir quelques vérités politiques sur les choix faits par Maryse Joissains et son équipe. J'y reviendrai dans un prochain article.
Je ne manquerai pas non plus de relater la séance publique du conseil de territoire qui a eu lieu hier à Ventabren trois heures durant. Je m'étais bien attelé à l'ordre du jour, encore quelque 103 rapports et 1848 pages à ingurgiter d'un trait, car on y débattait de la place des anciennes intercommunalités dans la métropole.
Malgré tous les recours qu'elle a perdus, Maryse Joissains continue de vilipender la loi au prétexte qu'on lui enlèverait "ses" pouvoirs. Cela devient pathétique de la voir s'agiter ainsi pour faire croire à qui veut l'entendre qu'elle n'a pas dit son dernier mot. Hier, sa dernière baudruche était de faire modifier un mot dans une délibération signée Jean-Claude Gaudin qui n'a fait qu'appliquer les textes. 
Autre point vif et très animé cette fois, quand est arrivée la discussion sur le logement et les communes carencées qui doivent se conformer à la loi Alur, il y a eu des échanges musclés entre les élus de gauche et des élus de droite. J'y ai pris ma part pour répliquer aux propos outranciers et quasi extrémistes du maire de Ventabren. Vous en saurez plus dans mes prochains articles.

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mardi 21 juin 2016

Le Point : Un numéro spécial avec les élus de Démocratie pour Aix

Le Point 16 juin 2016 C

Dans son édition hebdomadaire, Le Point consacre pas moins de vingt pages à notre ville (en fait, quatorze si on ne compte pas les encarts publicitaires).
Je conseille vivement à mes amis lecteurs du blog de se procurer ce numéro spécial du magazine paru jeudi qui fait une large place aux élus du groupe Démocratie pour Aix. Edouard Baldo, Charlotte de Busschère, Hervé Guerrera et moi-même avons été sollicités par le journaliste Thierry Noir pour livrer notre opinion en réaction aux projets de la mairie. Et ça secoue ! Attention, encore en vente jusqu'à demain.

LAC constance 2

Edouard Baldo et Lucien-Alexandre Castronovo sur le site de la Constance
que la mairie veut bétonner et où Paul Cezanne a peint plus d'une vingtaine
de toiles de Saint-Victoire

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vendredi 17 juin 2016

Aix perd des habitants : La preuve par les chiffres !

Même si Maryse Joissains et son adjoint aux finances s'entêtent à nier le fait, les preuves du recul démographique d'Aix existent. D'ailleurs, ils sont bien obligés d'utiliser les statistiques de l'Insee qu'ils ne peuvent pas dissimuler. Passons-les en revue...

démographie aix perd

Reprenons aujourd'hui plus en détail des données officielles sur l'évolution de la démographie aixoise. En 1960, Aix compte 65.000 habitants contre à peine 28.000 en 1900. L’attrait du Sud, le développement industriel de l’étang de Berre et scientifique de Cadarache, l’arrivée des rapatriés, l’attractivité croissante de la ville alors en passe d’être desservie par l’autoroute, ont provoqué la mutation d’Aix et son passage de ville moyenne à grande ville. En 1970, le cap des 100.000 habitants est franchi.
En 2000, Aix compte 135.000 habitants. En 2006, 142.534 et en 2012, 141.148. Entre 2006 et 2012, la variation est de - 0,3%. En 2013, on compte, 141.545 habitants.
A ce stade, il faut préciser un élément important pour le calcul. Il ressort que la mairie d'Aix administre une population totale supérieure à la réalité. Pourquoi ? Parce qu'il faut soustraire toutes les résidences secondaires dont la population est comptabilisée dans les communes de résidence principale.
Dans le document annexe joint au compte administratif 2015 qui passera au conseil municipal de lundi, la mairie a bien été obligée de retenir les chiffres de l'Insee. Mieux, elle a fourni les variations à la baisse depuis 2011. 
De 2011 à 2014, Aix a perdu 2.416 habitants. La population cumulée est de 144.782 à laquelle il faut ôter 3.673 résidences secondaires. Résultat : le nombre d'habitants permanents est donc de 141.109. 

démographie dans compte admin 2015 - Copie

Une autre preuve que j'ai apportée dans mes échanges avec Maryse Joissains et son adjoint aux finances est la réduction régulière du nombre de classes. Et même si de nouvelles écoles ont été ouvertes dans les quartiers en cours d'urbanisation, le solde du nombre de classes est négatif à cause des nombreuses fermetures ailleurs.
Le nombre d'étudiants lui-même n'a cessé lui aussi de diminuer, beaucoup n'ayant d'autres solutions que d'aller vivre à Marseille. A l'heure actuelle, la tendance est cependant à une certaine stabilisation grâce à l'avènement du plan Campus.
Un autre élément de constat montre un vieillissement de la population aixoise. Certes, notre commune reste attractive pour l'arrivée de nouveaux habitants mais ces derniers sont souvent des personnes âgées disposant de revenus confortables qui préfèrent venir s'installer sous un climat plus favorable.
A l'inverse, il y a peu de jeunes ménages qui font ce choix. Là encore, pourquoi ? Tout simplement parce que l'achat ou la location d'une maison ou d'un appartement sont à des prix très élevés et les salariés et ces jeunes ménages avec ou sans enfants n'ont d'autre option que d'aller chercher un toit dans les petites communes environnantes.
Comme je le disais dans le premier volet de ma parution de lundi, l'étude des données démographiques a son importance pour comprendre le sens positif ou négatif de l'évolution de notre territoire, notamment en termes d'urbanisation, de typologie du logement et d'impact économique.

(Clic sur l'image pour agrandir)SCOT population

démographie PLU page 172 Adémographie PLU page 172 B

"Pour la première fois depuis 100 ans, Aix perd des habitants !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/13/33955839.html

"Quand les chiffres parlent vrai, il y a de quoi s'inquiéter…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/12/03/31073132.html

Pour en savoir plus :
http://www.prefectures-regions.gouv.fr/provence-alpes-cote-dazur/content/download/16171/111835/file/V_%20Etude%20INSEE%20M%C3%A9tropole%20Aix-Marseille%20%20un%20territoire%20h%C3%A9t%C3%A9rog%C3%A8ne%20%20une%20unit%C3%A9%20%C3%A0%20b%C3%A2tir%20.pdf

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lundi 13 juin 2016

Pour la première fois depuis 100 ans, Aix perd des habitants !

Exploit réussi par la municipalité de Maryse Joissains : ces dernières années, pour la première fois en 100 ans, la démographie aixoise a diminué de 1,29%. La maire et son adjoint aux finances contestent ce constat établi pourtant officiellement par l'Insee…

démographie foule - Copie

Combien y a-t-il d'habitants à Aix ? En général, on se contente de répondre qu'il y en a entre 140.000 et 145.000, sans plus de souci d'exactitude. Pourtant, il est intéressant de s'y pencher avec le plus de précision possible.
Pour illustrer cette nécessité, il faut savoir, par exemple, que c'est sur le nombre légal d'habitants qu'est calculé le niveau de dotations et de participations de l'Etat versées chaque année aux communes. En 2015, la population s'élèvait à 141.148 habitants.
A plusieurs reprises, au conseil municipal et à l'ex-communauté du Pays d'Aix, j'ai eu à ferrailler avec Maryse Joissains et Gérard Bramoullé sur la démographie réelle aixoise. Chaque fois, ils ont prétendu que les statistiques de l'Insee étaient manipulées dans l'intention de desservir notre ville. Ils sont allés jusqu'à affirmer, à l'esbroufe, que l'Etat truquait sciemment le nombre d'habitants d'Aix pour qu'il ne franchisse pas le seuil de 150.000, seuil à partir duquel, selon nos deux élus, notre ville aurait obtenu des augmentations des dotations.
J'ai contesté cette présentation mensongère car je savais que ce seuil n'existait pas. Le préfet a effectivement confirmé que le seuil à atteindre est 200.000 (voir son courrier plus bas). Nous sommes donc loin du compte et nous ne sommes en aucun cas pénalisés.
Il existe d'ailleurs des documents produits par nos services qui reprennent intégralement les données de l'Insee pour appuyer des dossiers officiels. Je ne citerai que les Plans local d'urbanisme, de l'habitat et de déplacements urbains qui font expressément référence aux derniers recensements connus pour projeter le développement de notre territoire.
En 2015, à l'ex-CPA, un débat a eu lieu pour demander à l'Etat de surclasser la population du Pays d'Aix afin de pouvoir bénéficier de dotations supplémentaires. Ce que l'on appelle la Politique de la ville en faveur des quartiers en difficulté permet en effet de doubler artificiellement la population de ces quartiers (à Aix et à Vitrolles) qui peut ainsi bénéficier de dispositifs financiers accrus. La loi prévoit cette démarche, il n'y a rien à dire.
En revanche, lorsque Maryse Joissains a cru bon de proposer de créer sa propre métropole Aix-Pays d'Aix, en lieu et place de l'ex-CPA, une pure fantaisie pour s'opposer à la vraie métropole, elle a joué sur ce surclassement pour gonfler le nombre d'habitants, arguant que cela permettait de dépasser le seuil de 400.000, condition nécessaire pour obtenir l'autorisation d'instaurer une métropole. Echec total de la démarche puisque le Pays d'Aix fait déjà partie d'Aix-Marseille Provence et qu'il est illégal d'appartenir à deux collectivités de même nature. Echec total aussi car c'est la population réelle et non artificielle qui est prise en compte.
                                                                                                                       A suivre… 

démographie CM 8 juin 2015 Adémographie CM 8 juin 2015 B

démographie CM 28 sept 2015 Adémographie CM 28 sept 2015 Bdémographie CM 28 sept 2015 C

Les précisions du préfet 

démographie aix lettre préfet 25 août 2016 Adémographie aix lettre préfet 25 août 2016 B

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mercredi 8 juin 2016

Euro 2016 : Euh, on ne se footrait pas un peu de nous ?

En fait, l'Euro 2016 ne commence pas demain. Car cela fait des mois que le matraquage a été lancé et il est difficile de se mettre à l'abri. Mais je vais aller droit au but : cette fanatisation organisée à coups d'intoxication et de millions ne m'intéresse pas. Et j'ai mes raisons...

sine hebdo flouzeball dessin

Non, ne me rassurez pas. C'est bien demain que commence le mois du ballon, des propos hautement philosophiques des joueurs, des beuglements des commentateurs télé, des cris monosyllabiques dans et hors les stades, et des peut-être bagarres entre fanatiques d'équipes adverses où tout le monde se prend pour l'arbitre, l'entraîneur ou le joueur ?
Mais que fait la police ? Ah oui, c'est vrai, elle est fortement mobilisée pour contenir tout ça. Un comble pour ce qui n'est qu'un simple jeu transformé en un affrontement guerrier qu'il faut encadrer.
Je n'ai pas changé d'avis sur le monde de la baballe pleine de vide et les délires qu'il entraîne. J'ai donc décidé de vous faire profiter de nouveau de ma chronique de novembre 2009 sur le sujet.

Qu'on aime ou pas le football, impossible de réchapper un instant du gros tintamarre et du matraquage médiatique qui, au moindre match, nous met la tête comme un ballon. La méthode est simple, bien rodée aussi. Il suffit en fait d'en faire d'énormes unes quotidiennes , comme s'il n'y avait plus d'affamés, de chômeurs, de guerres dans le monde et on en passe. 
C'est de la sorte que l'on déclanche et l'on entretient, lentement mais sûrement, la montée en puissance du prétendu événement et la fanatisation des foules qui va avec. Car, qu'on se le dise bien une fois pour toutes, les compétitions sportives ont définitivement acquis le statut de grands rassemblements. Bon d'accord, cornaqués à l'extrême et fliqués à mort, mais que ne ferait-on pas pour notre bonheur, hein ? 
Il n'y a plus qu'à nous assigner d'idolâtrer aveuglément, sur parole, des joueurs qui se gavent de l'argent syphonné aux supporters. Des supporters qu'on hystérise à leur en faire perdre tout sens critique, car envieux d'imiter leurs totems, jusqu'au déguisement, mais payés en retour d'illusions et de frissons par procuration. 
On nous bassine le cortex avec les platitudes affligeantes d'entraîneurs, proférées sur le même ton monocorde devant des forêts de micros et de caméras, pendant que, dans les coulisses, les margoulins mettent en scène le spectacle, exploitent le système et en profitent à fond. 
Reste alors à agiter la gigantesque tambouille coagulée et à nous la faire ingurgiter jusqu'à l'indigestion comme un, ou plutôt LE modèle de ferveurs sportives censées former l'expression de liesses populaires, quand les gourous ne vont pas jusqu'à prétendre que nous partageons ainsi une fierté nationale. Et au diable si ce ne sont que des ersatz d'émotions collectives fabriquées à coups abusifs de Marseillaise. 
Escamotés, amnistiés, le déferlement publicitaire, le chauvinisme, le fric, le dopage et la triche. Oui, à la bourse abrutissante des valeurs artificielles et busardes, on se contrefout du respect, de l'honnêteté et du fair-play. Et à l'aune de ces arnaques, il faut s'y faire, les lumineux héros du quotidien risquent de moins en moins d'être toutes celles et tous ceux qui se dévouent, protègent, secourent, soignent, éduquent, sans fanfaronner, eux, pauvres sans gloire. 
Mercredi soir, un arbitre a raté son coup. Il n'a pas vu ou pas compris qu'un jeu de main et de vilain a tout faussé. Et là, on a eu droit à tout le pathétique toutim : les commentaires sincèrement désolés de quelques honnêtes personnes, les propos carrément minables de vrais crétins répétant que, de toute façon, ce qui compte, c'est que la France a gagné et peu importe la manière, les silences cyniquement calculés d'une bande de fautifs craignant une invalidation du match. 
Quelle triste et méprisable mentalité que celle qui accepte la tricherie inavouée, le résultat frauduleux ou la victoire frelatée, ou qui s'en accommode sans honte. 
Tiens, du coup, cela me fait penser à certains politiques. Vite, un vaccin ! 

Un article de Jean-Marie Brohm, spécialiste du sport, paru dans Siné Hébdo le 13 mai 2009

sine hebdo flouzeball

"Footage de gueule et flouzeball à pleine main" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/11/20/15863118.html

"La peste sportive"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/10/07/10856164.html

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lundi 6 juin 2016

Le Ravi de juin, un numéro qui rend foot !

une ravi 141

"Penalty, corner, goal, shoot, coach, team, staff". Pourquoi ces mots anglais ? Est-ce pour stimuler une promesse de jouissance supplémentaire ? En espagnol et en italien, on les évite et on les adapte bien à la langue du pays, non ?
En plus, en France, on parle du "goal" alors que ce terme veut dire "but" ! Et puis, il y a aussi "mercato", pour poétiser l'ignoble commerce de la mise à prix, l'achat et la vente de joueurs ! 
Amateurs de l'OM, il y a bien longtemps que les membres de l'équipe ne sont plus de véritables Marseillais. Vous êtes vous-mêmes tombés dans le piège en vous nommant "Yankees, Winners, Fanatics, Dodgers". On fabrique des équipes à coups de millions, et c'est vous qui payez.
Bon, j'arrête là, sinon, je sens que je vais me faire des amis. Mais on aura compris que je suis indifférent au football (on n'a pas trouvé mieux pour ce mot) et que je vais ignorer totalement ce mois de matraquage.
Je conseille donc la lecture du Ravi de juin avec ses cinq pages sur les pratiques éhontées de la balle au pied : affairisme, corruption, argent roi, presse racoleuse, flicage… Peut-être regarderez-vous la compétition d'un autre œil…
Ce numéro fait aussi des révélations sur des soupçons de fraude sur un marché public très douteux passé au Conseil départemental.
Pour le reste, articles et rubriques, le sommaire est ci-dessous.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner : 
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de juin :
http://www.leravi.org/spip.php?article2379
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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mardi 31 mai 2016

Attention danger ! Donc NON aux nouveaux compteurs électriques Linky !

Au conseil municipal de début mai, j'ai interrogé Maryse Joissains sur les nouveaux compteurs électriques Linky, des appareils controversés, mouchards et dangereux qu'ErDF veut imposer dans tous les foyers. Or, il faut savoir qu'ils ne sont pas obligatoires et que la commune et les habitants peuvent décider d'en refuser l'installation. Explications...

linky 1

Avez-vous entendu parler du nouveau compteur électrique qu'ErDF veut installer très prochainement chez vous, à votre insu, y compris en pénétrant illégalement, comme dans tous les foyers de France, en remplacement des compteurs actuels ? Pour mieux faire passer la manipulation, on lui a accolé l'adjectif "intelligent". Mais, en fait, pas tant que ça puisqu'il présente certains dangers touchant à la santé, à la sécurité et à l'économie. 
Au conseil municipal de début mai, j'ai interpellé Maryse Joissains pour lui demander de refuser d'en équiper Aix, sachant que c'est le maire qui dispose de ce pouvoir d'interdiction par délibération pour la commune et que ce compteur qu'on veut nous imposer n'est pas obligatoire. Les habitants eux-mêmes peuvent aussi empêcher individuellement ou collectivement la pose dudit compteur. 
A la date d'aujourd'hui, 173 communes ont déjà voté la décision et le nombre ne cesse d'augmenter de jour en jour. 
Pour répondre à ma question, Maryse Joissains a invité deux responsables d'ErDF à venir exprimer leur avis sur le sujet. Sans surprise, ils ont évidemment présenté et même vanté le nouveau dispositif de mesure et de contrôle de la consommation.
Découvrant totalement le problème à la faveur de mon exposé, la maire s'est cependant engagée, avant de se positionner, à faire étudier sérieusement le dossier et à rendre compte de ses conclusions.
En attendant la suite, il faut agir le plus tôt possible car cette importante mutation ne fait pas encore l'objet d'un grand débat public qui permettrait d'informer correctement la population sur les contraintes et les risques de tous ordres qui en découlent. Or, l'objectif de ce camouflage à grande échelle étant de tenir les consommateurs dans la naïveté ou l'ignorance, mieux vaut donc s'y prendre à l'avance pour ne pas tomber dans le piège… 

Le texte de mon intervention
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré fléché en bas à droite du document)

De très nombreuses actions anti-LINKY sont menées en France :
http://refus.linky.gazpar.free.fr/

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vendredi 27 mai 2016

Petit florilège de brèves aixoises (bien) pourries…

Pour beaucoup, le printemps est le moment attendu pour faire un peu de débarras et peut-être le grand ménage. Je vais moi aussi profiter de l'aubaine pour revenir sous forme de brèves sur des informations accumulées au fil des mois. Mais attention, certaines ne sont pas plaisantes. D'autres sont même repoussantes et il vaut mieux chausser des bottes...

Foire 2016
(Clic sur l'image pour agrandir)
A la foire aux manèges, lever les yeux au ciel épargne au moins de voir le triste état du sol !

Le jardin Cezanne
Lors de son élection en mars 2001, Maryse Joissains avait décidé de modifier l'espace devant les Allées provençales pour y créer un jardin public donnant sur la place de la Rotonde. Pourquoi pas, après tout. Ainsi fut fait et l'on vit un petit hectare verdoyant naître là en lieu et place d'une construction. La statue de Paul Cezanne fut installée grâce aux bonnes œuvres de notre actrice aixoise Andrea Ferréol. Et puis, surprise, on vit apparaître des palissades autour du jardin. Décision avait été prise de le supprimer pour le remplacer par un espace de déambulation... minéralisé. Un jour, on fait, un autre, on défait.
Les chalets de Noël
Je m'étais amusé à parcourir l'enfilade de chalets sur le cours Mirabeau en jouant au client qui cherchait des idées originales de cadeaux. Je dois préciser que je n'espérais pas un instant y trouver l'authenticité des traditions provençales mais je n'en avais pas la preuve. Je me suis arrêté à plusieurs reprises devant le fouillis de certains étals pour vérifier la provenance des marchandises disposéees à plat ou sur des étagères, voire suspendues aux frontons.
Je me suis avisé de faire semblant d'être intéressé par des peluches Disney. Elles ne sont évidemment pas provençales et elles ne viennent pas plus des Etats-unis. Sur les étiquettes, en petits caractères, on pouvait lire "Made in China". A quelques mètres de distance, d'autres vendeurs proposaient eux aussi les mêmes reproductions ! 
Autre exemple : pour attirer le gogo, un chalet affichait un bandeau en grosses lettres et en haut de sa fenêtre "100% Production artisanale". Chic, me suis-je dit, l'honneur est sauf. Hélas, seule l'horreur était sauve. Un petit coup d'œil sur l'étiquette des produits me renseignait sur l'origine "Made in Spain". Voilà comment une manifestation promue au rang des traditions provençales attire des milliers de personnes persuadées de ne trouver que du local mais qui se font avoir en achetant de l'importation, de mauvais goût qui plus est.
La foire aux manèges
Comme chaque année, en février, en période de vacances scolaires, des manèges géants s'installent sur le parking Carcassonne à côté de la piscine Yves-Blanc, en face du cimetière Saint-Pierre ! Bon, me dira-t-on, une foire, c'est une foire, pas la galerie des glaces du château de Versailles. Mais quand même ! Dès la mi-journée, le sol des allées de promenade ressemble déjà à un bazar, un vrai champ de foire à tous les sens du terme : chewing-gums, canettes, boîtes en carton destructurées, détritus et emballages divers. Là, je l'admets, les seuls coupables sont très majoritairement les visiteurs.
Les parcs de stationnement
Pour finir, permettez-moi d'ajouter quelques observations liées à l'insuffisance de propreté devant les caisses de certains parkings. L'exemple le plus flagrant est celui du parking Mignet. L'espace autour des caisses est dans un état lamentable en raison des tickets de paiement et autres immondices qui jonchent le sol. Il n'y a qu'une corbeille et elle déborde régulièrement. Et les jours de vent, tout remonte jusqu'à la sortie des véhicules là où se trouvent les agents de la Semepa !
L'image ainsi donnée aux usagers et aux touristes est bien peu engageante. Ne pourrait-on pas au moins placer une autre corbeille et demander que l'on fasse régulièrement le ménage ?
Les abribus
Le même problème de saleté se pose fréquemment autour de certains abribus et arrêts. Tickets, mégots, papiers gras, canettes et déchets de toutes sortes jonchent le sol et parfois encombrent et pourrissent même les bancs d'attente. Etant usager des bus, personnellement, j'ai dû renoncer à m'y asseoir. En désespoir de cause, j'envisage le plus sérieusement du monde de chausser de grandes bottes d'égoutier ou de porter un scaphandre !
PS : J'ai préféré ne pas infliger à mes lecteurs les tristes photos de tous ces constats.

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lundi 23 mai 2016

Maryse Joissains perd son dernier procès contre la Métropole

On ne compte plus le nombre de procédures perdues par Maryse Joissains pour contester la Métropole. Son dernier recours vient lui aussi d'être platement rejeté par le Conseil d'Etat. Les Aixois doivent certainement être très fiers de savoir que c'est avec leur argent...

métropole nom

"Que de temps perdu !" Maryse Joissains avait utilisé cette phrase en juillet 2009 lorsqu'elle fut réélue après l'annulation municipale contestée de mars 2008. Elle avait prétexté que la nouvelle élection avait retardé la mise en œuvre de ses projets. C'était pure allégation car les services municipaux avaient pu continuer leur travail et la délégation spéciale qui avait pris sa place n'y était restée que deux mois, le temps d'organiser le scrutin. 
On peut lui retourner la même exclamation après le rejet de son tout dernier recours contre la métropole qui, lui, comme toutes les autres procédures qu'elle a engagées, a vraiment bloqué le démarrage d'une institution qui n'existait pas auparavant.
Le 10 mai, le rapporteur public du Conseil d'Etat a introduit la lecture de ses conclusions par ces mots : "Voici les deux derniers recours des communes rebelles". Ces requêtes diligentées de conserve par les maires d'Aix et de Pertuis demandaient l'annulation du décret validé le 28 août dernier par le Premier ministre en vue de l'organisation et du regroupement des 92 communes devant donner naissance à la métropole. Elles s'insurgeaient également contre l'arrêté interpréfectoral du 1er septembre 2015 fixant le nombre et la répartition des sièges au sein d'Aix-Marseille-Provence.
Je relaie l'information car elle n'a pratiquement pas été reprise, contrairement à la décision du 19 février du Conseil constitutionnel qui avait rejeté les questions prioritaires de constitutionnalité portant sur les mêmes sujets. Et qui avait laissé au Conseil d'Etat le soin de trancher définitivement en faveur du rejet.
C'est maintenant chose faite. Est donc confirmé le nombre de 240 sièges de la métropole dont 108 pour Marseille et 17 pour Aix.
Alors que le point final n'avait pas encore été mis aux ultimes procédures juridictionnelles, le Conseil métropolitain a pu avancer à petits pas sans pouvoir cependant user de toutes ses prérogatives. Il n'a pu se réunir que trois fois, pour élire le président, les vice-présidents, les membres du bureau, ceux des différentes commissions et pour voter le budget primitif.
Quant aux six Conseils de territoire, qui se substituent aux anciennes intercommunalités jusqu'en 2020, ils se sont réunis deux fois sur convocation et ordre du jour établi par Jean-Claude Gaudin. Ils ont élu leurs présidents et vice-présidents et désigné leurs représentants respectifs dans diverses instances de la métropole.
Fin mars, toujours aux frais des Aixois, Maryse Joissains a voulu engager un recours auprès de la Cour de justice de l'union européenne cette fois, qu'elle a confondu avec la Commission européene ! Cela n'a aucune portée car le même sort lui sera réservé, le ridicule en plus. 
On l'aura encore remarqué lors de la cérémonie du Festival de Cannes d'hier, aucune récompense n'est jamais prévue pour les mauvais acteurs qui se trompent de scénario en pariant sur des numéros de farces et attrapes.

métropole fin rejet CE 24

métropole fin des recours prov 21

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vendredi 20 mai 2016

Les goûts et les douleurs de l'architecture du Plan Campus

Lancé il y a six ans, le plan Campus a beaucoup avancé. Les nouveaux bâtiments sortent peu à peu de terre et l'on peut déjà avoir une idée du futur paysage universitaire. Mais je ne partage pas certains partis pris architecturaux...

fac 26
(Clic sur l'image pour agrandir)
La nouvelle entrée de la faculté de lettres à l'emplacement de l'ancien parking.
Entre les deux bâtiments, on aperçoit au fond la précédente architecture qui subsiste.

Chaque jour, on peut constater les grandes avancées du plan Campus lancé il y a six ans qui chamboule le paysage des sites universitaires. Après les travaux de terrassement et les coups de pioche, ont peu à peu émergé les fondations, poussé les grues et les premières lignes des façades. Certaines opérations ont démarré en solo, d'autres ont progressé et progressent simultanément.
J'avoue avoir été plutôt sceptique à l'annonce de ce vaste programme qui me semblait utopique. Force est d'admettre que sa réalisation est aussi surprenante que sa lente mais effective vitesse d'exécution.
La faculté de lettres de l'avenue Robert-Schuman aux Fenouillères n'avait qu'un an lorsque je m'y étais inscrit pour y faire toutes mes études. La dégradation puis le délabrement des bâtiments ont commencé très tôt et, au fil des décennies, l'ensemble a fini par prendre une allure fantomatique.
C'est ainsi que j'ai eu l'occasion d'assister à cette déchéance progressive qui allait en s'aggravant comme j'ai pu également en être le témoin direct pendant les vingt-trois années durant
 lesquelles j'y ai dispensé des cours destinés aux étudiants anglophones des cinq continents venus parfaire leur connaissance de la langue française. J'avais parfois un peu honte de l'image qu'ils pouvaient s'en faire et, peut-être pire, emporter dans leurs pays d'origine.
Et voilà qu'aujourd'hui je peux me réjouir de cette renaissance qui s'accompagne du regroupement des trois universités au sein d'Aix-Marseille-Université, une institution d'excellence qui va enfin disposer de locaux et de lieux d'études décents.
Résidant dans le secteur, j'ai pu suivre plus facilement les sorties de terre des nouveaux bâtiments et les rénovations des anciens. J'ai cependant quelques critiques à faire sur le projet dans son ensemble et les aspects architecturaux disparates qui ont été sélectionnés.
Selon moi, il y a beaucoup trop de ruptures visuelles entre les divers bâtiments neufs eux-mêmes mais aussi entre certains d'entre eux qui côtoient les anciens qui ont été conservés. Cela manque d'harmonie et d'unité. Je ne reproche pas aux concepteurs d'avoir voulu se faire plaisir mais de ne s'être pas assez préoccupés de l'empreinte initiale des bâtiments et d'avoir négligé le contexte architectural général.
Pour être un peu plus sévère, je dirais que certaines de ces nouvelles constructions ont un air de déjà-vu dans leur modernisme et auraient pu être finalement parachutées telles quelles n'importe où ailleurs tant elles manquent d'une identité vraiment locale. 
S'il est vrai que les goûts et les douleurs ne se discutent pas, il n'est pas interdit de donner son avis.
Parmi d'autres exemples, la pire des illustrations pouvant donner corps à mon propos est sans doute celle de la nouvelle résidence universitaire longeant l'avenue Gaston-Berger. Sa façade lugubre dénote avec celle lumineuse du très grand batîment qu'elle jouxte. Elle arbore un mur au ton bistre qui renvoie à une image de prison. Il paraît que l'architecte des bâiments de France n'a rien trouvé à redire ! C'est tellement hideux qu'il est prévu d'en camoufler une bonne partie derrière une sorte d'escalier orné de jardinières.
Voilà, maintenant, si le cœur vous en dit, et à l'occasion, vous pouvez allez admirer la prouesse sur place pour vous faire votre propre opinion…

(Clic sur les images pour agrandir)

fac 26
Vue de la nouvelle bibliothèque universitaire sur l'avenue Gaston-Berger

fac 26
En prolongement, vue du nouveau restaurant  

fac 26
Et à proximité, la résidence étudiante à la façade lugubre conçue par le même architecte !
En pied du bâtiment, on aperçoit l'escalier et les jardinières en béton blanc qui longent le mur.

Posté par CASTRONOVO à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]