mardi 2 août 2016

Le Point... et les virgules sur les grands dossiers aixois

Les grands dossiers aixois à la une du magazine Le Point. De belles enquêtes qui vont au fond des sujets, loin des habituels clichés de cartes postales servis aux touristes. On pourra lire les points de vue de Maryse Joissains et ceux de mon groupe Démocratie pour Aix. Plongée...

Le Point 16 juin 2016 C

Ce n'est pas la première fois que la presse nationale vient plonger au cœur de la vie aixoise. Et ce n'est pas seulement pour nos fontaines. Elle cherche à savoir s'il n'y a pas aussi quelques dossiers sous des eaux moins pures.
Je vous ai parlé du numéro spécial Aix qu'a publié courant juin le magazine Le Point. Il est le résultat d'une véritable enquête qui n'a pas donné lieu aux habituels clichés en forme de cartes postales qu'on peut lire ici et là lorsque certains journalistes, tous médias confondus, semblent pris de paresse et se contentent de recopier les dépliants de l'Office de tourisme.
Non, un grand reporter est venu passer plusieurs jours dans notre bonne ville pour recueillir de nombreux avis sur des dossiers brûlants. Il s'est fait accompagner par un photographe de renom travaillant pour une agence qui fournit régulièrement le journal.
Comme on pourra aisément s'en rendre compte dans les cinq bonnes pages que j'ai sélectionnées, les dossiers ont été traités avec sérieux et le reporter a tenu à rencontrer les personnes qui font l'actualité. Maryse Joissains a eu droit à son interview. Dans notre groupe Démocratie pour Aix, Edouard Baldo, Charlotte de Busschère, Hervé Guerrera et moi-même avons aussi eu l'occasion de nous entretenir longuement avec notre visiteur.
Les grands sujets retenus sont bien ceux qui suscitent actuellement d'âpres discussions et controverses au sein du conseil municipal et dans toute la ville : la requalification des trois places Prêcheurs, Verdun et Madeleine, l'urbanisation de la Constance et le Bus à haut niveau de service.
L'intérêt de la confrontation des points de vue, qui s'inscrit dans le débat démocratique normal, permet à chacun de se forger sa propre opinion. Je vous laisse donc à la découverte et à la lecture des pages ci-dessous.

Première partie
Les 3 places et la Constance


Seconde partie
(A signaler ici le mensonge éhonté de Maryse Joissains concernant ma collègue Charlotte de Busschère dont elle prétend qu'elle aurait été sa colistière avant de rejoindre l'opposition. Ce n'est que pure calomnie pour essayer de discréditer une adversaire qui lui donne du fil à retordre.)
Interview de Maryse Joissains et le BHNS

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vendredi 29 juillet 2016

Conditions de vente de l'Hôtel de Caumont : Litige entre l'acheteur et la Ville

Nouveau coup de chaleur dans la gestion municipale. L'acheteur privé de l'Hôtel de Caumont traîne les pieds pour restituer à la Ville les frais qu'elle a payés pour les travaux des façades. Le litige est devant le tribunal administratif et des questions se posent sur les conditions de la vente...

caumont image

Il s'en passe des choses à Aix ! L'ambiance déjà bien chaude lors du conseil municipal de juillet le reste. Et pas seulement à cause de l'été et des premiers congés. Le projet de requalification des trois places Prêcheurs, Verdun et Madeleine est devenu à son tour un sujet hautement brûlant de contestation de la part des riverains, des commerçants et des associations. Résultat, la réunion publique d'information et d'échange avec le public de mardi soir en présence de Maryse Joissains a été houleuse et bouillante. J'y reviendrai, cela vaut son pesant d'ambiance.
Aujourd'hui, je vous propose de jeter un œil sur un dossier qui n'est peut-être pas clos et qui risque de faire monter un peu plus la température. C'est celui de la vente d'un bien appartenant au patrimoine des Aixois à un opérateiur privé, à savoir l'Hôtel de Caumont qui abritait le Conservatoire de musique.
A plusieurs reprises, au conseil municipal, mes collègues et moi-même avons interrogé la municipalité sur le montage financier et les conditions de cession de ce immeuble classé.
En juin, la délibération présentant la liste des arrêtés pris par la maire en comportait un qui faisait état d'un contentieux entre la Ville d'Aix et l'acheteur Culturespaces. La municipalité veut récupérer sa mise qui était une forme d'avance pour les travaux de façade. Or, le nouveau propriétaire ne l'entend pas tout à fait de cette oreille. D'où le litige porté devant le tribunal administratif.

Caumont contentieux CM 20

Le site Marsactu s'y est intéressé et a mené l'enquête en me sollicitant pour obtenir des informations. Je vous laisse donc découvrir cet excellent article publié le 2 juillet 2016 qui retrace la genèse de l'affaire…

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré fléché en bas à droite du document)

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vendredi 22 juillet 2016

Chaude ambiance au dernier conseil municipal au sujet de dossiers cruciaux

Chaude ambiance lundi lors de la dernière séance publique du conseil municipal avant la pause estivale. La température est montée à l'occasion de l'examen de plusieurs dossiers qui ont suscité des débats musclés. Explications et revue de presse complète…

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Si à ce conseil municipal précédant la pause estivale l'ordre du jour ne paraissait pas aussi chargé que d'habitude avec 71 rapports dont beaucoup n'étaient que des affaires courantes, la séance a cependant duré quelque cinq heures à cause de dossiers cruciaux sur lesquels nous sommes en total désaccord avec la majorité.
De gros frais de contentieux
J'ai ouvert le premier avec la présentation du budget supplémentaire. En soi, même s'il était initialement annoncé à hauteur de deux millions d'euros, il a été ajusté à quatre. Il ne représente en fait qu'entre 0,7 et 0,8% du budget global annuel. Ce qui fait problème, et je l'ai fait observer une fois de plus, c'est cette nouvelle provision en dépenses de 529.000 euros contre seulement 108.000 euros en recettes pour faire face aux affaires en contentieux.
J'ai affirmé que, sur une année pleine, le coût tourne autour d'un million. Face à cette évidence, Maryse Joissains et son adjoint aux finances prétendent que ce serait moins de 200.000. Il faudra me fournir des arguments pour prouver que je me trompe. Je veux bien admettre que, lorsque la Ville est attaquée devant les tribunaux, elle doit se défendre. Mais pourquoi s'obstiner à poursuivre certaines procédures dont on voit bien qu'elles seront vaines et qu'elles font perdre de l'argent inutilement ?
Amende amère pour la Ville à cause du nombre insuffisant d'enlèvements par la fourrière
Dans le même esprit, j'ai fait remarquer que la Ville va encore une fois devoir payer à la Semepa qui gère la fourrrière automobile une "amende" de 270.000 euros (l'an dernier, elle était de 71.900 euros) pour insuffisance d'enlèvements de véhicules en contravention. La convention qui lie la Ville et la Semepa contient une garantie d'activités qui prévoit cette compensation si ce cas se présente. Un seuil de carence avait été fixé trop haut pour l'application de cette garantie. Il avait donc été abaissé à un nombre inférieur de véhicules en infraction.
Or, voilà que la pénalité due cette année par la Ville est quasiment quatre fois plus forte. Alors, où est le problème ? N'est-ce pas celui des réquisitions en recul effectuées par la société d'économie mixte qui, faut-il le rappeler, sont le plus souvent sollicitées par la Ville sous la responsabilité des élus ? Tout cela demande des éclaicissements et j'attends les explications avec curiosité d'autant que la municipalité a décidé de vendre à la Semepa la totalité des parkings qui avaient été payés par les Aixois.
Requalification de trois places et abattage massif d'arbres
Sont venus ensuite les autres gros morceaux et ce sont mes collègues qui ont ferraillé. La requalification des trois places Prêcheurs-Verdun-Madeleine, qui est contestée par les riverains, les associations et les commerçants
 non sur sa nécessité mais sur les modalités, a fait monter d'un cran la vivacité des débats. En parallèle, l'annonce, faite sans aucun dossier à l'appui, de la création d'un parking de 300 places sur quatre niveaux entièrement enterrés sous les Arts et métiers, projet qui a toujours été considéré comme infaisable à cause de la nature même des sous-sols (racines d'arbres, écoulement d'eau et fragilité des bâtiments qui bordent la voie), a donné lieu à des échanges musclés quand il s'est s'agi d'envisager l'abattage de la quasi-totalité des arbres (56 sur 57).
On nous affirme que, selon deux expertises, ces arbres seraient soudainement tous malades. Drôle de coïncidence quand même, non ? N'est-ce pas plutôt un écran de fumée pour mieux faire passer le projet de requalification des trois places qui perdront tout le stationnement sur voirie ? Il faut savoir que ce projet devrait être achevé en 2019. Oui, mais, construire un parking dans des conditions aussi difficiles, si toutefois cela se fait, prend au minimum cinq à six ans.
Deux poids, deux mesures pour les chalets et les manèges ?
Est revenue aussi sur le tapis la gestion des chalets de Noël et des manèges au sujet du déséquilibre énorme des tarifs entre les deux, les seconds ne payant que des sommes quasi dérisoires alors qu'ils occupent largement plus d'espace que les premiers. Deux poids, deux mesures ? Pourquoi ? Quels sont les critères et pourquoi et pour qui ces faveurs ?
L'extrême-droite et ses délires haineux contre les subventions aux associations
Enfin, la température a atteint son paroxysme lorsqu'il a été question de la mise en place d'une charte de la laïcité censée conditionner et garantir l'attribution de subventions aux associations et en particulier à celles pourtant parfaitement reconnues relevant du cadre du contrat de ville mené notamment par l'Etat, la Région et la Ville.
Lors du conseil municipal de juin, une élue d'extrême-droite s'était insurgée contre certaines structures au prétexte qu'elles ne respecteraient pas une neutralité politique. Mais le vrai motif est qu'elles sont surtout des associations de terrain œuvrant au service de populations en difficulté. On a alors entendu des propos haineux, violents et outranciers. Nous avons riposté vertement et regretté que, malgré le protestations d'élus de sa majorité soutenant ces associations, Maryse Joissains se laisse entraîner dans ce piège que l'extrême-droite tend dans toutes les collectivités où elle siège et qui en fait son fonds de commerce populiste. 

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La minute de silence à la mémoire des victimes de Nice

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lundi 18 juillet 2016

C'est vérifié, les mauvais comptes publics ne font pas les bons amis...

Ce lundi a lieu la dernière séance du conseil municipal avant la pause estivale. C'est la 24ème depuis l'élection de mars 2014. L'ordre du jour comporte 71 rapports, soit un peu plus de 500 pages. J'en rendrai compte. En attendant, voici quelques brèves piquantes relevées lors de la séance précédente... 

contentieux

Exit le jardin du Casino !
En 2015, le produit des jeux n'a pratiquement pas changé. La Ville voit donc la part annuelle qui lui est due en application de la loi rester stable. Elle s'est élevée à 6,3 millions d'euros. Pour mémoire, il y a une dizaine d'années, elle atteignait jusqu'à 11 millions. Puis, au fil des ans, elle n'a cessé de diminuer.
Le conseil municipal a renouvelé pour une durée de 12 ans la délégation de service public au bénéfice du groupe Partouche, seul candidat à avoir postulé. A l'occasion de la négociation, Maryse Joissains avait promis de reprendre l'idée de la création d'un jardin public attenant à l'établissement de jeux comme cela avait été prévu lors de son installation mais qui n'a jamais été réalisé. Or, on a appris qu'à la place il est maintenant envisagé soit de faire un parking paysager de 200 places, soit de construire un cinéma multiplex avec un parking de 500 places dont 200 réservées au casino.
Un jardin minéral est-il un espace vert ?
Et à propos de jardin public, après la suppression de l'espace vert à l'entrée des Allées provençales, le sol a été minéralisé. Maryse Joissains avait pourtant vanté ce jardin d'un hectare pour végétaliser la place. J'ai fait observer, non sans malice, qu'on ne pouvait pas continuer à appeler ce lieu Jardins de Cezanne. J'ai suggéré de le renommer esplanade, ce que la maire a admis comme étant plus approprié.

jardinet - Copiejardin sextius - Copie
(Clic sur les images pour agrandir)
Clichés pris lors de la création du jardin en 2007 qui a disparu en 2015 ! 

contentieux 2 - Copie

Hôtel de Caumont : la Ville attaquée par le nouveau propriétaire !
On le sait, parmi d'autres biens patrimoniaux publics importants, la municipalité a vendu ce joyau à la société Culturespaces pour 10 millions d'euros. En réalité, le nouveau propriétaire privé n'en a payé que 8,4. C'est la Ville qui a déboursé le reste, soit 1,6, avec 48% de cofinancements (ex-CPA, Région, Etat), pour restaurer les façades. On nous avait assuré que tout était transparent. Ben non ! L'explication est la suivante.
Culturespaces étant une structure sous statut privé, elle ne pouvait pas solliciter des subventions auprès des collectivités. Alors, par un petit tour de passe-passe, c'est la Ville qui avait fait la démarche à sa place. Et elle demande maintenant à l'acheteur de lui rembourser sa mise en propre de 857.000 euros. En remerciement pour ce cadeau de luxe, ce dernier refuse de s'acquitter de la somme et attaque la Ville devant les tribunaux. Quant aux autres 789.393 euros publics, ils sont toujours bien au chaud dans le coffre de Culturespaces, la mairie ne manifestant aucune intention d'en informer les cofinanceurs qu'elle a blousés. Question : l'arnaque est-elle légale ?

conservatoire hotel de caumont
(Clic sur l'image pour agrandir)
L'Hôtel de Caumont qui accueillait le conservatoire de musique
 

Rythmes scolaires : la CAF contribue à l'effort
Maryse Joissains a beaucoup traîné les pieds pour mettre en place la réforme. Certes, cette nouveauté a demandé un effort budgétaire. Mais est-ce une raison pour le refuser quand on sait que l'éducation d'un enfant n'a pas de prix même si elle a un coût ? A l'occasion de la discussion sur le compte administratif, je me suis fait le plaisir de rappeler que l'apport de la Caisse d'allocations familiales a permis de réduire la dépense d'un bon tiers. 
Stationnement : perte de recettes
L'année 2015 a enregistré une baisse notable de 12,48% des recettes du stationnement (horodateurs, parkings et vignettes résidents). Y aurait-il donc, comme on a voulu nous le signifier, un sursaut civique spontané des automobilistes entraînant moins de verbalisations pour stationnement gênant ou interdit et meilleur usage des transports en commun ? On a peine à l'admettre, l'augmentation de la fréquentation des parcs-relais ne pouvant pas tout expliquer. Il est difficile de faire ces corrélations, ne serait-ce que parce que le nombre global de places dans les parcs-relais est loin d'égaler celui des parkings (5.810) et des places payantes sur voirie (environ 3.000). 

parking carnot - Copie
(Clic sur l'image pour agrandir)

Voirie : des trous et des bosses…
On nous affirme que les dépenses engagées pour l'entretien de la voirie sont élevées. Mais la réfection est-elle vraiment une priorité pour la municipalité ? C'est à en douter car les Aixois constatent chaque jour l'état catastrophique de nombre de rues, chaussées et trottoirs, tant en centre-ville que dans les quartiers, avec trous, bosses, rapiècements et bricolages divers.
A ce sujet, j'ai une nouvelle fois demandé où en étaient les procédures de recours contre les malfaçons concernant l'avenue Jean-Giono qui est toujours dans un piteux état depuis la fin des grands travaux de terrassement qui avaient été menés il y a déjà trois ans pour installer les conduites du chauffage urbain. Il paraît que cela avance. On ne peut faire meilleur éloge de la lenteur...

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vendredi 8 juillet 2016

Le Ravi de juillet-août s'intéresse à la culture dans tous ses (mauvais) états

une ravi 142

L'été, l'animation culturelle s'offre sa plus belle saison. Le Ravi de juillet/août en fait autant mais en pointant les périls qui guettent. Réductions ou suppressions de subventions, orientations identitaires prônées par les majorités de droite avec l'agrément de l'extrême-droite, tous aspects inspectés par le mensuel, preuves à l'appui.
D'un côté, on trouve les grandes manifestations culturelles établies de longue, tels les festivals. De l'autre, les multiples initiatives destinées à un très large public qui survivent tant bien que mal grâce au fort investissement d'organisateurs et de bénévoles dévoués qui ne comptent pas leur temps pour nous faire partager leurs rêves.
En sortant des sentiers battus, ils nous invitent à explorer sans cesse de nouvelles utopies. Il y a là quelque chose de citoyen, d'altruiste et de méritoire qui ne peut laisser insensible.
Procurez-vous ce beau numéro qui comporte une interview intelligente et décapante d'Olivier Py, directeur du Festival d'Avignon. Un régal !
En dernière page, figure également un portrait bien acidulé de l'écolo bidon Maud Fontenoy qui, en rejoignant Christian Estrosi à la région, a fini par ôter le masque de l'imposture. Sans ses airs médiatisés d'ange gardien de la nature, elle est bien une personne et une élue pro-schiste, pro-pesticides, pro-nucléaire, pro-OGM. Beurk !
Le sommaire est ci-dessous.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de juillet-août :

http://www.leravi.org/spip.php?article2407
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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mercredi 6 juillet 2016

Bernard Cazeneuve inaugure la sous-préfecture... avec humour et ironie

Lundi, Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, était à Aix pour inaugurer la nouvelle sous-préfecture. Maniant un humour subtil sous les dehors sérieux de sa personnalité, il a amusé le parterre d'invités en ironisant sur les péripéties contestataires qui ont marqué la création de la métropole. Jubilatoire...

sous-préfecture inauguration 4 juillet 2016
Capture d'image sur le site de Maritima

Défilé de ministres régaliens à Aix ces derniers jours : culture, économie, budget, défense et intérieur. Lundi, c'est Bernard Cazeneuve qui est venu inaugurer la nouvelle sous-préfecture située avenue Pierre-Brossolette, la première réalisation depuis 2008.
Pour assister à l'événement, il fallait avoir été invité et confirmé au préalable, l'accueil des visiteurs étant particulièrement filtré à cette occasion. Le ministre de l'intérieur était à l'heure et même un tout petit peu à l'avance, ce qui change des désagréables habitudes aixoises.
Etaient présents le préfet de région, Stéphane Bouillon, le sous-préfet d'Aix, Serge Gouteyron, hôte des lieux, des députés, Maryse Joissains, des maires, des élus municipaux, départementaux et régionaux ainsi que l'ensemble du personnel de l'établissement.
J'y étais aussi bien sûr mais, à mon grand regret, un petit malaise dû à la chaleur ne m'a pas permis de rester ni d'assister à l'inauguration officielle et aux discours. Mes amis se sont fait un plaisir de me raconter la suite.
Sous son air pourtant toujours sérieux, Bernard Cazeneuve y est allé d'un humour subtil et ironique à propos des élus contestataires de la métropole, ce qui n'a pas manqué de faire sourire l'assistance. On trouvera ci-après le compte-rendu qu'en a fait le site Maritima

"Le ministre de l'Intérieur inaugurait lundi après-midi les locaux de la sous-préfecture d'Aix-en-Provence. Une visite vécue par Maryse Joissains comme un "espoir contre la Métropole". Bernard Cazeneuve a d'ailleurs ironisé sur le sujet dans son discours... 
Voilà deux mois maintenant que les Aixois se rendent sur l'avenue Pierre-Brossolette pour effectuer leurs démarches administratives. Oubliés les locaux exigus de la rue Mignet, place aux 2100 m² du bâtiment de la Poudrière, implanté sur l'une des artères principales à l'entrée de la ville. L'État y a engagé plus de 4 millions d'euros, afin d'offrir à la population "un équipement moderne, performant et adapté à ses missions actuelles".
Mais pour Maryse Joissains, maire d'Aix-en-Provence, la visite de Bernard Cazeneuve aujourd'hui représente bien plus qu'une simple inspection des travaux finis... "Jusqu'à présent, soit les grands ministres venaient en catimini, soit ils ne venaient pas", confie-t-elle. "Je prends donc cette visite comme un hommage rendu à notre ville, et comme un espoir contre une Métropole qui est en train de tout rassembler à Marseille".
Le ministre de l'Intérieur évoquera le sujet au cours de son discours inaugural avec une pointe d'ironie, sans pour autant se "mouiller".
"Je ne m'attarderai pas sur le fait métropolitain, compte-tenu de l'immense accord dont il fait l'objet ici", a-t-il déclaré. "Je n'ai pas l'habitude de m'occuper de ce qui ne me regarde pas directement même si je regarde avec beaucoup d'attention ce qui directement ne me regarde pas. Il serait étonnant que le ministre de l'Intérieur ne se mette plus à s'occuper des sujets qui sont ceux des territoires, même s'ils ne sont pas ceux du ministère de l'Intérieur".
Une intervention ponctuée par des rires nourris dans l'assemblée, qui ont naturellement invité Bernard Cazeneuve à enfoncer le clou. "Si après ce que je viens de dire vous avez deviné ce que je pense, vous êtes très fort, mais chacun sait ici ce que je pense et je n'ai pas vocation à évoquer ici des sujets qui peuvent vous fâcher entre vous. Je vous vois tellement unis les uns aux autres grâce à ma venue que j'aurais peur par un propos de dégrader cette ambiance exceptionnelle", a poursuivi le ministre. On n'en saura pas plus de sa part sur le sujet...
"Mais l'important c'est qu'il l'ait évoqué", reprend Maryse Joissains. "Cela veut dire que c'est un vrai problème. Avec la Métropole, on est en train de s'enterrer, et je vois que cela a été entendu à Paris, car le discours prononcé aujourd'hui par le ministre de l'Intérieur n'est pas un discours anodin". À bon entendeur..." 

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vendredi 1 juillet 2016

Conseil de territoire : Des propos extrémistes contre les logements sociaux !

Des propos violents et discriminatoires du maire de Ventabren ont créé une ambiance agitée et consternante lors du débat sur le logement. Claude Filippi fait l'objet de pénalités pour non respect des lois de la République. Hélas, Maryse Joissains n'est pas loin de l'approuver. Vives réactions des élus de gauche ! Récit...   

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Photo prise par surprise avec mon ami Edouard Baldo juste avant mon intervention
sur le logement dans l'ambiance électrique et consternante de la séance (merci à MC)

Comme promis, voici ce qui s'est passé jeudi dernier à la séance publique du conseil de territoire. Au demeurant, rien de bien folichon dans l'ordre du jour désormais étroitement lié à celui de la métropole. C'est sous la signature de Jean-Claude Gaudin, président d'Aix-Marseille-Provence, que la convocation est ensuite entérinée par Maryse Joissains, présidente du Territoire du Pays d'Aix.
D'ailleurs, un changement de taille frappe immédiatement l'œil. Sur les 103 rapports présentés, 9 sont des informations sans vote, 17 des décisions et surtout 77 de simples avis qui découlent de décisions déjà prises à Marseille.
On voit bien là que la mise en place de la métropole se fait peu à peu sur un mode transitoire puisqu'à terme, en 2020, les 6 anciennes intercommunalités devenues territoires disparaîtront juridiquement.
Alors, quel était le menu du jour ? Des thématiques sur le fonctionnement institutionnel, les finances, l'aménagement du territoire, l'habitat, le développement économique, l'environnement, le sport et la culture.
Habituellement, peu de dossiers font l'objet d'interventions des élus territoriaux. On passe ainsi d'un vote à l'autre sans trop tergiverser. En ce qui me concerne, j'ai conscience, dans ce type d'ambiance, là comme au conseil municipal, d'être un peu un trouble-fête chaque fois que je prends la parole sur les sujets qui m'intéressent particulièrement, à savoir les gros dossiers que sont les budgets et le logement.

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Et précisément, jeudi, je devais intervenir sur la situation du logement en Pays d'Aix qu'un document de synthèse retraçait. Au moment du débat sur cette délibération, sans crier gare, Claude Filippi, maire de Ventabren, qui accueillait les élus, s'est lancé dans une diatribe enflammée d'une violence inouïe. Contre tout, contre l'Etat, contre le gouvernement, contre le préfet, contre les lois, tous coupables à ses yeux de lui compliquer la vie dans sa commune. Il s'en prenait aux obligations qui lui sont faites d'intégrer la construction de logements sociaux dans ses programmes immobiliers. Ben forcément, sa commune est la plus mauvaise élève parmi celles qui sont carencées puisqu'il n'en a construit aucun !
Conséquence inévitable, comme les lois SRU et ALUR le stipulent, de lourdes pénalités financières lui sont appliquées. Le préfet, chargé de les faire exécuter, a durci le ton et obligé le maire de Ventabren à signer un accord l'engageant à produire des efforts pour respecter les textes sous peine de voir l'Etat se substituer au maire pour trouver les terrains. Voilà les éléments qui ont mis en rage Claude Filippi.
Mais, au lieu de tenir des propos mesurés, son tempérament excessif habituel l'a carrément fait partir en vrille en gueulant des paroles blessantes sur fond de tonalité extrémiste avec de graves sous-entendus discriminatoires. "Nous vivons sous une dictature, la dictature du gouvernement. […] Si j'ai signé, c'est juste parce que je veux limiter le montant des sanctions, mais j'irai le plus lentement possible. J'en ai rien à foutre !"
Et là, furieux et vociférant, il s'est permis de dire qu'il ne veut pas que les quartiers nord de Marseille "envahissent" sa commune et qu'il préfère vivre à Ventabren plutôt qu'à Vitrolles. Ce qui a déclenché la colère du maire Loïc Gachon et de son adjointe Pascale Morbelli, puis de Gaëlle Lenfant et de moi-même. Hélas ! Hélas ! Maryse Joissains, qui a vainement tenté de tempérer son collègue tout en lui trouvant des excuses, lui a quand même emboîté le pas pour critiquer les lois (voir article de presse ci-dessous).
Il y a des moments où certains élus font honte à la République !

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"Deux séances publiques, de longs débats et des échanges parfois musclés" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/23/34005338.html
"Comment Maryse Joissains fait les poches des Aixois"
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/28/34017588.html

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Ah, vous ne connaissez pas Claude Filippi ? 

"La politique locale a aussi… ses casseroles" : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/01/14/12082848.html 
"Des batailles à en perdre la raison"
 : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/07/26/5721470.html

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mardi 28 juin 2016

Taxes et tarifs en hausse : Comment Joissains fait les poches des Aixois...

Chaque année, le conseil municipal se penche sur le compte administratif de l'exercice civil précédent. Cela permet de vérifier au centime près l'usage qui est fait de l'argent public. Et, comme d'habitude, Maryse Joissains prétend qu'elle n'augmente pas la fiscalité directe. Ah la bonne blague ! Evidemment puisque sa méthode consiste à faire quand même les poches des Aixois par d'autres moyens ! Voici comment... 

impots

C'est une obligation et C'est un rituel. A cette période-ci, le conseil municipal se prononce sur le compte administratif qui couvre l'année civile précédente. Tout y est retracé ligne par ligne, dépenses et recettes en fonctionnement et en investissement, jusqu'au moindre petit centime car cela concerne l'utilisation faite par la collectivité de l'argent public.
En annexe, sont également consignées avec la même minutie de précieuses informations très détaillées sur les emprunts, les crédits, les dettes, les subventions reçues et les subventions accordées, tous les biens communaux, le personnel municipal et bien d'autres encore. Tout est classé en chapitres.
Il s'agit donc d'un bilan qui offre une vision complète de la gestion de la commune, avec une partie dite contrainte liée aux services obligatoires prévus par la loi et une partie qui révèle les choix politiques de la majorité. Une délibération accompagne tous ces documents pour en résumer les grandes lignes.
A première vue, l'étude de toutes ces données peut paraître fastidieuse. Mais, il est très instructif d'en prendre connaissance car les chiffres, dont la profusion peut en rebuter plus d'un, font ressortir l'orientation et le sens de la politique menée.
Comme je l'ai annoncé dans mon précédent article, l'adjoint aux finances a fait une présentation du bilan à la fois flatteuse pour l'équipe de Maryse Joissains mais plus nuancée s'agissant des perspectives pour l'année en cours.
Pour 2015, le solde net global de clôture du compte administratif s'élève à peine à 2,3 millions d'euros, un plancher jamais encore atteint. Cette somme sera utilisée pour constituer le budget supplémentaire 2016 qui viendra compléter le budget primitif présenté fin mars.
Je vous épargnerai les calculs ainsi que les motifs et décisions qui permettent d'obtenir ce résultat car ce n'est pas l'objet de cet article. Je souhaite simplement faire savoir que, comme d'habitude, Maryse Joissains en impute essentiellement la responsabilité à la baisse des dotations de l'Etat et à l'application de la réforme des rythmes scolaires, qui ont bon dos puisque la baisse des dotations n'a pas commencé avec l'élection de notre président de la République actuel mais dès 2008 avec le précédent qui avait plombé les comptes de la France en alourdissant la dette de 600 milliards.
Dans mon intervention, j'ai préféré me concentrer sur la fiscalité municipale pour démasquer le battage opéré depuis plusieurs années par la maire et son adjoint sur le prétendu maintien des taux fiscaux.
La vérité est toute autre. En effet, jamais les impôts indirects que représentent les recettes des tarifs et de taxes diverses n'ont connu systématiquement des hausses importantes. Pour le détail, je renvoie les lecteurs au second lien ci-dessous.
Autrement dit, contrairement à l'impôt direct progressif qui s'applique selon le niveau de revenus des ménages, on fait passer à la caisse tous les Aixois de manière indifférenciée, ce qui est injuste. C'est la méthode Joissains : je n'augmente pas les impôts mais je vous fais les poches par tous les moyens...

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"Deux séances publiques, de longs débats et des échanges parfois musclés" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/23/34005338.html

"Non, Maryse Joissains, les vessies ne sont pas de lanternes !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/04/19/33684956.html

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vendredi 24 juin 2016

Deux séances publiques, de longs débats et des échanges parfois musclés

Deux séances publiques, lundi au conseil municipal et jeudi au conseil de territoire. Avec, au total, quelque 3765 pages pour 199 rapports. Les débats ont parfois été très chauds, surtout hier à propos de la politique contestée menée pour le logement... 

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(Clic sur l'image pour agrandir)
Les documents aux 1917 pages de l'ordre du jour du conseil municipal

La séance publique du conseil municipal de lundi après-midi a-t-elle battu le record de durée ? Presque, avec six pleines heures occupées par de longs débats mais surtout avec les 96 rapports soumis au vote. Cela représente 1917 pages qu'il a fallu lire et étudier avant de préparer des interventions. Je m'y étais employé pendant le weekend pour être fin prêt.
Alors de quoi a-t-on parlé ? La diversité des sujets était particulièrement importante : entre autres, comptabilité communale annuelle avec les comptes administratif et de l'eau, personnel municipal, bilan et renouvellement de la délégation de service public du casino pour douze ans, série de marchés publics,
restauration du patrimoine, fouilles archéologiques, vente des parkings aixois (ce qui a provoqué leur fermeture provisoire lundi), contrat de ville en faveur des quartiers, activités périscolaires, vie culturelle et subventions, tourisme, protection de la forêt, contentieux juridiques dont la municipalité rafole.
Quand on siège dans l'opposition, il est nécessaire d'être généraliste car il faut s'intéresser à tous les thèmes. Passionnant, tout ça !
Personnellement, je suis intervenu plusieurs fois et, pour commencer, à propos du compte administratif. L'adjoint aux finances fait toujours une présentation flatteuse pour la majorité, même si cette fois il a été un peu plus nuancé que d'habitude du fait de résultats moins probants. Je n'ai pas repris les fastidieux détails comptables dont nous disposons dans les documents mais je me suis attaché à rétablir quelques vérités politiques sur les choix faits par Maryse Joissains et son équipe. J'y reviendrai dans un prochain article.
Je ne manquerai pas non plus de relater la séance publique du conseil de territoire qui a eu lieu hier à Ventabren trois heures durant. Je m'étais bien attelé à l'ordre du jour, encore quelque 103 rapports et 1848 pages à ingurgiter d'un trait, car on y débattait de la place des anciennes intercommunalités dans la métropole.
Malgré tous les recours qu'elle a perdus, Maryse Joissains continue de vilipender la loi au prétexte qu'on lui enlèverait "ses" pouvoirs. Cela devient pathétique de la voir s'agiter ainsi pour faire croire à qui veut l'entendre qu'elle n'a pas dit son dernier mot. Hier, sa dernière baudruche était de faire modifier un mot dans une délibération signée Jean-Claude Gaudin qui n'a fait qu'appliquer les textes. 
Autre point vif et très animé cette fois, quand est arrivée la discussion sur le logement et les communes carencées qui doivent se conformer à la loi Alur, il y a eu des échanges musclés entre les élus de gauche et des élus de droite. J'y ai pris ma part pour répliquer aux propos outranciers et quasi extrémistes du maire de Ventabren. Vous en saurez plus dans mes prochains articles.

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mardi 21 juin 2016

Le Point : Un numéro spécial avec les élus de Démocratie pour Aix

Le Point 16 juin 2016 C

Dans son édition hebdomadaire, Le Point consacre pas moins de vingt pages à notre ville (en fait, quatorze si on ne compte pas les encarts publicitaires).
Je conseille vivement à mes amis lecteurs du blog de se procurer ce numéro spécial du magazine paru jeudi qui fait une large place aux élus du groupe Démocratie pour Aix. Edouard Baldo, Charlotte de Busschère, Hervé Guerrera et moi-même avons été sollicités par le journaliste Thierry Noir pour livrer notre opinion en réaction aux projets de la mairie. Et ça secoue ! Attention, encore en vente jusqu'à demain.

LAC constance 2

Edouard Baldo et Lucien-Alexandre Castronovo sur le site de la Constance
que la mairie veut bétonner et où Paul Cezanne a peint plus d'une vingtaine
de toiles de Saint-Victoire

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