lundi 13 juin 2016

Pour la première fois depuis 100 ans, Aix perd des habitants !

Exploit réussi par la municipalité de Maryse Joissains : ces dernières années, pour la première fois en 100 ans, la démographie aixoise a diminué de 1,29%. La maire et son adjoint aux finances contestent ce constat établi pourtant officiellement par l'Insee…

démographie foule - Copie

Combien y a-t-il d'habitants à Aix ? En général, on se contente de répondre qu'il y en a entre 140.000 et 145.000, sans plus de souci d'exactitude. Pourtant, il est intéressant de s'y pencher avec le plus de précision possible.
Pour illustrer cette nécessité, il faut savoir, par exemple, que c'est sur le nombre légal d'habitants qu'est calculé le niveau de dotations et de participations de l'Etat versées chaque année aux communes. En 2015, la population s'élèvait à 141.148 habitants.
A plusieurs reprises, au conseil municipal et à l'ex-communauté du Pays d'Aix, j'ai eu à ferrailler avec Maryse Joissains et Gérard Bramoullé sur la démographie réelle aixoise. Chaque fois, ils ont prétendu que les statistiques de l'Insee étaient manipulées dans l'intention de desservir notre ville. Ils sont allés jusqu'à affirmer, à l'esbroufe, que l'Etat truquait sciemment le nombre d'habitants d'Aix pour qu'il ne franchisse pas le seuil de 150.000, seuil à partir duquel, selon nos deux élus, notre ville aurait obtenu des augmentations des dotations.
J'ai contesté cette présentation mensongère car je savais que ce seuil n'existait pas. Le préfet a effectivement confirmé que le seuil à atteindre est 200.000 (voir son courrier plus bas). Nous sommes donc loin du compte et nous ne sommes en aucun cas pénalisés.
Il existe d'ailleurs des documents produits par nos services qui reprennent intégralement les données de l'Insee pour appuyer des dossiers officiels. Je ne citerai que les Plans local d'urbanisme, de l'habitat et de déplacements urbains qui font expressément référence aux derniers recensements connus pour projeter le développement de notre territoire.
En 2015, à l'ex-CPA, un débat a eu lieu pour demander à l'Etat de surclasser la population du Pays d'Aix afin de pouvoir bénéficier de dotations supplémentaires. Ce que l'on appelle la Politique de la ville en faveur des quartiers en difficulté permet en effet de doubler artificiellement la population de ces quartiers (à Aix et à Vitrolles) qui peut ainsi bénéficier de dispositifs financiers accrus. La loi prévoit cette démarche, il n'y a rien à dire.
En revanche, lorsque Maryse Joissains a cru bon de proposer de créer sa propre métropole Aix-Pays d'Aix, en lieu et place de l'ex-CPA, une pure fantaisie pour s'opposer à la vraie métropole, elle a joué sur ce surclassement pour gonfler le nombre d'habitants, arguant que cela permettait de dépasser le seuil de 400.000, condition nécessaire pour obtenir l'autorisation d'instaurer une métropole. Echec total de la démarche puisque le Pays d'Aix fait déjà partie d'Aix-Marseille Provence et qu'il est illégal d'appartenir à deux collectivités de même nature. Echec total aussi car c'est la population réelle et non artificielle qui est prise en compte.
                                                                                                                       A suivre… 

démographie CM 8 juin 2015 Adémographie CM 8 juin 2015 B

démographie CM 28 sept 2015 Adémographie CM 28 sept 2015 Bdémographie CM 28 sept 2015 C

Les précisions du préfet 

démographie aix lettre préfet 25 août 2016 Adémographie aix lettre préfet 25 août 2016 B

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mercredi 8 juin 2016

Euro 2016 : Euh, on ne se footrait pas un peu de nous ?

En fait, l'Euro 2016 ne commence pas demain. Car cela fait des mois que le matraquage a été lancé et il est difficile de se mettre à l'abri. Mais je vais aller droit au but : cette fanatisation organisée à coups d'intoxication et de millions ne m'intéresse pas. Et j'ai mes raisons...

sine hebdo flouzeball dessin

Non, ne me rassurez pas. C'est bien demain que commence le mois du ballon, des propos hautement philosophiques des joueurs, des beuglements des commentateurs télé, des cris monosyllabiques dans et hors les stades, et des peut-être bagarres entre fanatiques d'équipes adverses où tout le monde se prend pour l'arbitre, l'entraîneur ou le joueur ?
Mais que fait la police ? Ah oui, c'est vrai, elle est fortement mobilisée pour contenir tout ça. Un comble pour ce qui n'est qu'un simple jeu transformé en un affrontement guerrier qu'il faut encadrer.
Je n'ai pas changé d'avis sur le monde de la baballe pleine de vide et les délires qu'il entraîne. J'ai donc décidé de vous faire profiter de nouveau de ma chronique de novembre 2009 sur le sujet.

Qu'on aime ou pas le football, impossible de réchapper un instant du gros tintamarre et du matraquage médiatique qui, au moindre match, nous met la tête comme un ballon. La méthode est simple, bien rodée aussi. Il suffit en fait d'en faire d'énormes unes quotidiennes , comme s'il n'y avait plus d'affamés, de chômeurs, de guerres dans le monde et on en passe. 
C'est de la sorte que l'on déclanche et l'on entretient, lentement mais sûrement, la montée en puissance du prétendu événement et la fanatisation des foules qui va avec. Car, qu'on se le dise bien une fois pour toutes, les compétitions sportives ont définitivement acquis le statut de grands rassemblements. Bon d'accord, cornaqués à l'extrême et fliqués à mort, mais que ne ferait-on pas pour notre bonheur, hein ? 
Il n'y a plus qu'à nous assigner d'idolâtrer aveuglément, sur parole, des joueurs qui se gavent de l'argent syphonné aux supporters. Des supporters qu'on hystérise à leur en faire perdre tout sens critique, car envieux d'imiter leurs totems, jusqu'au déguisement, mais payés en retour d'illusions et de frissons par procuration. 
On nous bassine le cortex avec les platitudes affligeantes d'entraîneurs, proférées sur le même ton monocorde devant des forêts de micros et de caméras, pendant que, dans les coulisses, les margoulins mettent en scène le spectacle, exploitent le système et en profitent à fond. 
Reste alors à agiter la gigantesque tambouille coagulée et à nous la faire ingurgiter jusqu'à l'indigestion comme un, ou plutôt LE modèle de ferveurs sportives censées former l'expression de liesses populaires, quand les gourous ne vont pas jusqu'à prétendre que nous partageons ainsi une fierté nationale. Et au diable si ce ne sont que des ersatz d'émotions collectives fabriquées à coups abusifs de Marseillaise. 
Escamotés, amnistiés, le déferlement publicitaire, le chauvinisme, le fric, le dopage et la triche. Oui, à la bourse abrutissante des valeurs artificielles et busardes, on se contrefout du respect, de l'honnêteté et du fair-play. Et à l'aune de ces arnaques, il faut s'y faire, les lumineux héros du quotidien risquent de moins en moins d'être toutes celles et tous ceux qui se dévouent, protègent, secourent, soignent, éduquent, sans fanfaronner, eux, pauvres sans gloire. 
Mercredi soir, un arbitre a raté son coup. Il n'a pas vu ou pas compris qu'un jeu de main et de vilain a tout faussé. Et là, on a eu droit à tout le pathétique toutim : les commentaires sincèrement désolés de quelques honnêtes personnes, les propos carrément minables de vrais crétins répétant que, de toute façon, ce qui compte, c'est que la France a gagné et peu importe la manière, les silences cyniquement calculés d'une bande de fautifs craignant une invalidation du match. 
Quelle triste et méprisable mentalité que celle qui accepte la tricherie inavouée, le résultat frauduleux ou la victoire frelatée, ou qui s'en accommode sans honte. 
Tiens, du coup, cela me fait penser à certains politiques. Vite, un vaccin ! 

Un article de Jean-Marie Brohm, spécialiste du sport, paru dans Siné Hébdo le 13 mai 2009

sine hebdo flouzeball

"Footage de gueule et flouzeball à pleine main" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/11/20/15863118.html

"La peste sportive"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/10/07/10856164.html

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lundi 6 juin 2016

Le Ravi de juin, un numéro qui rend foot !

une ravi 141

"Penalty, corner, goal, shoot, coach, team, staff". Pourquoi ces mots anglais ? Est-ce pour stimuler une promesse de jouissance supplémentaire ? En espagnol et en italien, on les évite et on les adapte bien à la langue du pays, non ?
En plus, en France, on parle du "goal" alors que ce terme veut dire "but" ! Et puis, il y a aussi "mercato", pour poétiser l'ignoble commerce de la mise à prix, l'achat et la vente de joueurs ! 
Amateurs de l'OM, il y a bien longtemps que les membres de l'équipe ne sont plus de véritables Marseillais. Vous êtes vous-mêmes tombés dans le piège en vous nommant "Yankees, Winners, Fanatics, Dodgers". On fabrique des équipes à coups de millions, et c'est vous qui payez.
Bon, j'arrête là, sinon, je sens que je vais me faire des amis. Mais on aura compris que je suis indifférent au football (on n'a pas trouvé mieux pour ce mot) et que je vais ignorer totalement ce mois de matraquage.
Je conseille donc la lecture du Ravi de juin avec ses cinq pages sur les pratiques éhontées de la balle au pied : affairisme, corruption, argent roi, presse racoleuse, flicage… Peut-être regarderez-vous la compétition d'un autre œil…
Ce numéro fait aussi des révélations sur des soupçons de fraude sur un marché public très douteux passé au Conseil départemental.
Pour le reste, articles et rubriques, le sommaire est ci-dessous.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner : 
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de juin :
http://www.leravi.org/spip.php?article2379
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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mardi 31 mai 2016

Attention danger ! Donc NON aux nouveaux compteurs électriques Linky !

Au conseil municipal de début mai, j'ai interrogé Maryse Joissains sur les nouveaux compteurs électriques Linky, des appareils controversés, mouchards et dangereux qu'ErDF veut imposer dans tous les foyers. Or, il faut savoir qu'ils ne sont pas obligatoires et que la commune et les habitants peuvent décider d'en refuser l'installation. Explications...

linky 1

Avez-vous entendu parler du nouveau compteur électrique qu'ErDF veut installer très prochainement chez vous, à votre insu, y compris en pénétrant illégalement, comme dans tous les foyers de France, en remplacement des compteurs actuels ? Pour mieux faire passer la manipulation, on lui a accolé l'adjectif "intelligent". Mais, en fait, pas tant que ça puisqu'il présente certains dangers touchant à la santé, à la sécurité et à l'économie. 
Au conseil municipal de début mai, j'ai interpellé Maryse Joissains pour lui demander de refuser d'en équiper Aix, sachant que c'est le maire qui dispose de ce pouvoir d'interdiction par délibération pour la commune et que ce compteur qu'on veut nous imposer n'est pas obligatoire. Les habitants eux-mêmes peuvent aussi empêcher individuellement ou collectivement la pose dudit compteur. 
A la date d'aujourd'hui, 173 communes ont déjà voté la décision et le nombre ne cesse d'augmenter de jour en jour. 
Pour répondre à ma question, Maryse Joissains a invité deux responsables d'ErDF à venir exprimer leur avis sur le sujet. Sans surprise, ils ont évidemment présenté et même vanté le nouveau dispositif de mesure et de contrôle de la consommation.
Découvrant totalement le problème à la faveur de mon exposé, la maire s'est cependant engagée, avant de se positionner, à faire étudier sérieusement le dossier et à rendre compte de ses conclusions.
En attendant la suite, il faut agir le plus tôt possible car cette importante mutation ne fait pas encore l'objet d'un grand débat public qui permettrait d'informer correctement la population sur les contraintes et les risques de tous ordres qui en découlent. Or, l'objectif de ce camouflage à grande échelle étant de tenir les consommateurs dans la naïveté ou l'ignorance, mieux vaut donc s'y prendre à l'avance pour ne pas tomber dans le piège… 

Le texte de mon intervention
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré fléché en bas à droite du document)

De très nombreuses actions anti-LINKY sont menées en France :
http://refus.linky.gazpar.free.fr/

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vendredi 27 mai 2016

Petit florilège de brèves aixoises (bien) pourries…

Pour beaucoup, le printemps est le moment attendu pour faire un peu de débarras et peut-être le grand ménage. Je vais moi aussi profiter de l'aubaine pour revenir sous forme de brèves sur des informations accumulées au fil des mois. Mais attention, certaines ne sont pas plaisantes. D'autres sont même repoussantes et il vaut mieux chausser des bottes...

Foire 2016
(Clic sur l'image pour agrandir)
A la foire aux manèges, lever les yeux au ciel épargne au moins de voir le triste état du sol !

Le jardin Cezanne
Lors de son élection en mars 2001, Maryse Joissains avait décidé de modifier l'espace devant les Allées provençales pour y créer un jardin public donnant sur la place de la Rotonde. Pourquoi pas, après tout. Ainsi fut fait et l'on vit un petit hectare verdoyant naître là en lieu et place d'une construction. La statue de Paul Cezanne fut installée grâce aux bonnes œuvres de notre actrice aixoise Andrea Ferréol. Et puis, surprise, on vit apparaître des palissades autour du jardin. Décision avait été prise de le supprimer pour le remplacer par un espace de déambulation... minéralisé. Un jour, on fait, un autre, on défait.
Les chalets de Noël
Je m'étais amusé à parcourir l'enfilade de chalets sur le cours Mirabeau en jouant au client qui cherchait des idées originales de cadeaux. Je dois préciser que je n'espérais pas un instant y trouver l'authenticité des traditions provençales mais je n'en avais pas la preuve. Je me suis arrêté à plusieurs reprises devant le fouillis de certains étals pour vérifier la provenance des marchandises disposéees à plat ou sur des étagères, voire suspendues aux frontons.
Je me suis avisé de faire semblant d'être intéressé par des peluches Disney. Elles ne sont évidemment pas provençales et elles ne viennent pas plus des Etats-unis. Sur les étiquettes, en petits caractères, on pouvait lire "Made in China". A quelques mètres de distance, d'autres vendeurs proposaient eux aussi les mêmes reproductions ! 
Autre exemple : pour attirer le gogo, un chalet affichait un bandeau en grosses lettres et en haut de sa fenêtre "100% Production artisanale". Chic, me suis-je dit, l'honneur est sauf. Hélas, seule l'horreur était sauve. Un petit coup d'œil sur l'étiquette des produits me renseignait sur l'origine "Made in Spain". Voilà comment une manifestation promue au rang des traditions provençales attire des milliers de personnes persuadées de ne trouver que du local mais qui se font avoir en achetant de l'importation, de mauvais goût qui plus est.
La foire aux manèges
Comme chaque année, en février, en période de vacances scolaires, des manèges géants s'installent sur le parking Carcassonne à côté de la piscine Yves-Blanc, en face du cimetière Saint-Pierre ! Bon, me dira-t-on, une foire, c'est une foire, pas la galerie des glaces du château de Versailles. Mais quand même ! Dès la mi-journée, le sol des allées de promenade ressemble déjà à un bazar, un vrai champ de foire à tous les sens du terme : chewing-gums, canettes, boîtes en carton destructurées, détritus et emballages divers. Là, je l'admets, les seuls coupables sont très majoritairement les visiteurs.
Les parcs de stationnement
Pour finir, permettez-moi d'ajouter quelques observations liées à l'insuffisance de propreté devant les caisses de certains parkings. L'exemple le plus flagrant est celui du parking Mignet. L'espace autour des caisses est dans un état lamentable en raison des tickets de paiement et autres immondices qui jonchent le sol. Il n'y a qu'une corbeille et elle déborde régulièrement. Et les jours de vent, tout remonte jusqu'à la sortie des véhicules là où se trouvent les agents de la Semepa !
L'image ainsi donnée aux usagers et aux touristes est bien peu engageante. Ne pourrait-on pas au moins placer une autre corbeille et demander que l'on fasse régulièrement le ménage ?
Les abribus
Le même problème de saleté se pose fréquemment autour de certains abribus et arrêts. Tickets, mégots, papiers gras, canettes et déchets de toutes sortes jonchent le sol et parfois encombrent et pourrissent même les bancs d'attente. Etant usager des bus, personnellement, j'ai dû renoncer à m'y asseoir. En désespoir de cause, j'envisage le plus sérieusement du monde de chausser de grandes bottes d'égoutier ou de porter un scaphandre !
PS : J'ai préféré ne pas infliger à mes lecteurs les tristes photos de tous ces constats.

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lundi 23 mai 2016

Maryse Joissains perd son dernier procès contre la Métropole

On ne compte plus le nombre de procédures perdues par Maryse Joissains pour contester la Métropole. Son dernier recours vient lui aussi d'être platement rejeté par le Conseil d'Etat. Les Aixois doivent certainement être très fiers de savoir que c'est avec leur argent...

métropole nom

"Que de temps perdu !" Maryse Joissains avait utilisé cette phrase en juillet 2009 lorsqu'elle fut réélue après l'annulation municipale contestée de mars 2008. Elle avait prétexté que la nouvelle élection avait retardé la mise en œuvre de ses projets. C'était pure allégation car les services municipaux avaient pu continuer leur travail et la délégation spéciale qui avait pris sa place n'y était restée que deux mois, le temps d'organiser le scrutin. 
On peut lui retourner la même exclamation après le rejet de son tout dernier recours contre la métropole qui, lui, comme toutes les autres procédures qu'elle a engagées, a vraiment bloqué le démarrage d'une institution qui n'existait pas auparavant.
Le 10 mai, le rapporteur public du Conseil d'Etat a introduit la lecture de ses conclusions par ces mots : "Voici les deux derniers recours des communes rebelles". Ces requêtes diligentées de conserve par les maires d'Aix et de Pertuis demandaient l'annulation du décret validé le 28 août dernier par le Premier ministre en vue de l'organisation et du regroupement des 92 communes devant donner naissance à la métropole. Elles s'insurgeaient également contre l'arrêté interpréfectoral du 1er septembre 2015 fixant le nombre et la répartition des sièges au sein d'Aix-Marseille-Provence.
Je relaie l'information car elle n'a pratiquement pas été reprise, contrairement à la décision du 19 février du Conseil constitutionnel qui avait rejeté les questions prioritaires de constitutionnalité portant sur les mêmes sujets. Et qui avait laissé au Conseil d'Etat le soin de trancher définitivement en faveur du rejet.
C'est maintenant chose faite. Est donc confirmé le nombre de 240 sièges de la métropole dont 108 pour Marseille et 17 pour Aix.
Alors que le point final n'avait pas encore été mis aux ultimes procédures juridictionnelles, le Conseil métropolitain a pu avancer à petits pas sans pouvoir cependant user de toutes ses prérogatives. Il n'a pu se réunir que trois fois, pour élire le président, les vice-présidents, les membres du bureau, ceux des différentes commissions et pour voter le budget primitif.
Quant aux six Conseils de territoire, qui se substituent aux anciennes intercommunalités jusqu'en 2020, ils se sont réunis deux fois sur convocation et ordre du jour établi par Jean-Claude Gaudin. Ils ont élu leurs présidents et vice-présidents et désigné leurs représentants respectifs dans diverses instances de la métropole.
Fin mars, toujours aux frais des Aixois, Maryse Joissains a voulu engager un recours auprès de la Cour de justice de l'union européenne cette fois, qu'elle a confondu avec la Commission européene ! Cela n'a aucune portée car le même sort lui sera réservé, le ridicule en plus. 
On l'aura encore remarqué lors de la cérémonie du Festival de Cannes d'hier, aucune récompense n'est jamais prévue pour les mauvais acteurs qui se trompent de scénario en pariant sur des numéros de farces et attrapes.

métropole fin rejet CE 24

métropole fin des recours prov 21

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vendredi 20 mai 2016

Les goûts et les douleurs de l'architecture du Plan Campus

Lancé il y a six ans, le plan Campus a beaucoup avancé. Les nouveaux bâtiments sortent peu à peu de terre et l'on peut déjà avoir une idée du futur paysage universitaire. Mais je ne partage pas certains partis pris architecturaux...

fac 26
(Clic sur l'image pour agrandir)
La nouvelle entrée de la faculté de lettres à l'emplacement de l'ancien parking.
Entre les deux bâtiments, on aperçoit au fond la précédente architecture qui subsiste.

Chaque jour, on peut constater les grandes avancées du plan Campus lancé il y a six ans qui chamboule le paysage des sites universitaires. Après les travaux de terrassement et les coups de pioche, ont peu à peu émergé les fondations, poussé les grues et les premières lignes des façades. Certaines opérations ont démarré en solo, d'autres ont progressé et progressent simultanément.
J'avoue avoir été plutôt sceptique à l'annonce de ce vaste programme qui me semblait utopique. Force est d'admettre que sa réalisation est aussi surprenante que sa lente mais effective vitesse d'exécution.
La faculté de lettres de l'avenue Robert-Schuman aux Fenouillères n'avait qu'un an lorsque je m'y étais inscrit pour y faire toutes mes études. La dégradation puis le délabrement des bâtiments ont commencé très tôt et, au fil des décennies, l'ensemble a fini par prendre une allure fantomatique.
C'est ainsi que j'ai eu l'occasion d'assister à cette déchéance progressive qui allait en s'aggravant comme j'ai pu également en être le témoin direct pendant les vingt-trois années durant
 lesquelles j'y ai dispensé des cours destinés aux étudiants anglophones des cinq continents venus parfaire leur connaissance de la langue française. J'avais parfois un peu honte de l'image qu'ils pouvaient s'en faire et, peut-être pire, emporter dans leurs pays d'origine.
Et voilà qu'aujourd'hui je peux me réjouir de cette renaissance qui s'accompagne du regroupement des trois universités au sein d'Aix-Marseille-Université, une institution d'excellence qui va enfin disposer de locaux et de lieux d'études décents.
Résidant dans le secteur, j'ai pu suivre plus facilement les sorties de terre des nouveaux bâtiments et les rénovations des anciens. J'ai cependant quelques critiques à faire sur le projet dans son ensemble et les aspects architecturaux disparates qui ont été sélectionnés.
Selon moi, il y a beaucoup trop de ruptures visuelles entre les divers bâtiments neufs eux-mêmes mais aussi entre certains d'entre eux qui côtoient les anciens qui ont été conservés. Cela manque d'harmonie et d'unité. Je ne reproche pas aux concepteurs d'avoir voulu se faire plaisir mais de ne s'être pas assez préoccupés de l'empreinte initiale des bâtiments et d'avoir négligé le contexte architectural général.
Pour être un peu plus sévère, je dirais que certaines de ces nouvelles constructions ont un air de déjà-vu dans leur modernisme et auraient pu être finalement parachutées telles quelles n'importe où ailleurs tant elles manquent d'une identité vraiment locale. 
S'il est vrai que les goûts et les douleurs ne se discutent pas, il n'est pas interdit de donner son avis.
Parmi d'autres exemples, la pire des illustrations pouvant donner corps à mon propos est sans doute celle de la nouvelle résidence universitaire longeant l'avenue Gaston-Berger. Sa façade lugubre dénote avec celle lumineuse du très grand batîment qu'elle jouxte. Elle arbore un mur au ton bistre qui renvoie à une image de prison. Il paraît que l'architecte des bâiments de France n'a rien trouvé à redire ! C'est tellement hideux qu'il est prévu d'en camoufler une bonne partie derrière une sorte d'escalier orné de jardinières.
Voilà, maintenant, si le cœur vous en dit, et à l'occasion, vous pouvez allez admirer la prouesse sur place pour vous faire votre propre opinion…

(Clic sur les images pour agrandir)

fac 26
Vue de la nouvelle bibliothèque universitaire sur l'avenue Gaston-Berger

fac 26
En prolongement, vue du nouveau restaurant  

fac 26
Et à proximité, la résidence étudiante à la façade lugubre conçue par le même architecte !
En pied du bâtiment, on aperçoit l'escalier et les jardinières en béton blanc qui longent le mur.

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mardi 17 mai 2016

A la nouvelle sous-préfecture, pas de places de stationnement pour le public !

La nouvelle sous-préfecture a ouvert ses portes le 3 mai. Hélas, un grave problème reste posé, celui de l'absence de places de stationnement à l'intérieur pour les 56.000 usagers annuels, alors que le passage du BHNS entraînera la suppression de centaines de places de surface et que les quartiers sud sont déjà très encombrés...

sous préfecture 26
(Clic sur l'image pour agrandir)
La nouvelle sous-préfecture et sa casquette côté avenue Pierre-Brossolette

Il faudra nous y habituer. Avant, on se rendait rue Mignet pour les diverses formalités. Le lieu, l'Hôtel de Valbelle, datant de 1655 et classé monument historique, appartenait au département et servait de sous-préfecture depuis les années 50. Il était devenu vétuste et inadapté.
Depuis le 3 mai, la sous-préfecture a été délocalisée pour s'installer avenue Pierre-Brossolette dans un bâtiment tout neuf à l'architecture contemporaine, construit sur le terrain de l'ancien mess des officiers de l'armée de l'air (Cercle d'aviation).
Rien à redire évidemment sur la nécessité d'améliorer la fonctionnalité de cet établissement qui permet d'effectuer toutes sortes de démarches administratives, les plus connues étant les permis de conduire, les cartes grises, les cartes d'identité, les passeports ou les déclarations d'associations. C'est le sens même de ce qu'est un service public de l'Etat.
La sous-préfecture d'Aix ne concerne pas que notre ville. Son arrondissement couvre largement le Pays d'Aix et au-delà, et s'adresse à un peu plus d'un demi-million d'habitants. Son rôle et son utilisation sont donc très étendus.
Le nouveau site comprend 2.100 m² bâtis et 2.000 m² d'aménagements extérieurs. Le rez-de-chaussée de l'édifice, particulièrement lumineux, est entièrement consacré à l’accueil du public et accessible aux personnes à mobilité réduite. Les façades sont habillées de pierre de Rognes. Voilà pour le décor.
Mais le lieu d'implantation pose un vrai problème. Celui du stationnement des visiteurs. Si des places ont bien été réservées à l'intérieur pour le personnel, en revanche, aucune n'a été prévue pour le public. Or, on sait que 56.000 usagers, soit près de 200 par jour ouvrable, se rendent chaque année à la sous-préfecture.
Le secteur qui accueille ce nouveau bâtiment est sévèrement encombré puisqu'il est situé au cœur du grand périmètre universitaire, lui-même faisant partie des quartiers sud subissant quotidiennement de gros embouteillages aux heures de pointe. Par ailleurs, le plan Campus, en cours de réalisation, risque de provoquer un afflux supplémentaire d'étudiants.
On nous assure que le Bus à haut niveau de service, l'Aixpress, qui longera et empruntera la totalité de l'avenue Robert-Schuman, devrait contribuer à réduire le nombre de véhicules occupant les rues du quartier. Mais cela sera-t-il suffisant sachant que tout le stationnement de surface sera supprimé ? J'en doute sérieusement.

sous-préfecture prov 13 mai 2016

"La sous-préfecture vaut bien un mess…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/10/12/25313560.html
"La sous-préfecture aura un mauvais goût de bouchon(s)…"
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/11/03/30882536.html

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vendredi 13 mai 2016

Budget : Nouveaux coups durs en cher et en hausse pour les Aixois !

Le battage régulièrement claironné par Maryse Joissains d'un maintien des taux de la fiscalité directe depuis quinze ans cache en fait une belle entourloupe, celle de la forte augmentation systématique des tarifs et taxes des services publics et de la baisse non moins pénalisante des aides aux associations. Au dernier conseil municipal, une nouvelle série de délibérations en a encore fourni la preuve...

budget euros

Il y a moins d'un mois, je dressais la liste de toutes les hausses de tarifs et taxes connues que Maryse Joissains a décidées pour l'année 2016. Et je précisais que son argument répété à longueur d'années "je n'ai pas augmenté les impôts depuis que je suis maire" est une entourloupe.
Si la fiscalité directe est en effet plutôt contenue, ce n'est qu'en apparence car cet artifice masque autre chose. La fiscalité indirecte, elle, qui se répercute dans la vie quotidienne de toutes les familles, s'envole à chaque budget en plongeant la main systématiquement dans la poche des Aixois.
Cette année, on atteint carrément l'apothéose. Peu de tarifs de services publics ont été maintenus à leur niveau antérieur. Beaucoup sont marqués par des hausses impressionnantes.
Pour rappel, prétextant d'une baisse des dotations de l'Etat aux collectivités territoriales, argutie râpée qui a bon dos, l'adjoint aux finances a annoncé une variation moyenne de +3%. En réalité, contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette mesure ne s'applique pas de façon uniforme. Pour certains tarifs, les pourcentages peuvent atteindre des sommets (voir lien en bas d'article). On cherche encore les critères objectifs qui ont donné lieu à ces choix.
Lors de la séance du conseil municipal du 2 mai, plusieurs délibérations présentaient de nouveaux coups de hache. Des subventions dans les domaines de la culture, de la petite enfance, de l'éducation et de la santé ont vu leurs dotations réduites.
Pour les associations culturelles, c'est une moyenne de -15%. Pour les crèches parentales, une moyenne de -10%. Pour le Relais des assistantes maternelles, c'est le pompon avec -28%. Pour les associations œuvrant dans la prévention de la santé, c'est -10%. Pour les subventions aux activités scolaires, on note sur le tableau qui mentionne entre autres les rythmes scolaires et la réussite éducative une coupe globale de 50.000 euros entre 2015 et 2016.
Par ailleurs, au Conservatoire de musique, les droits de scolarité et de location d'instruments pour les élèves vont grimper de 5%. Une autre délibération fixe aussi de nouvelles modalités pour les inscriptions des séniors aux repas de fin d'année. Désormais, les personnes autorisées à en bénéficier devront avoir plus de 65 ans et non plus 60.
La seule ligne budgétaire épargnée par le matraquage, et c'est fort heureux, est celle liée au handicap dont les petites subventions aux associations sont reconduites quasiment au même niveau que celles de l'an passé. Alors, que reste-t-il du discours propagandiste sur le maintien de la fiscalité ?

CM 21 B 29

"Budget : Non, non, Maryse Joissains, les vessies ne sont pas des lanternes !" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/04/19/33684956.html

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mercredi 11 mai 2016

Ravi de mai : Les pratiques louches du présent s'inspirent de celles du passé

une ravi 140

Faire du passé table rase ? Pas si sûr, tant des héritages de pratiques louches se transmettent encore quasiment en toute impunité. Le Ravi de mai tire un gros fil et toute une pelote ressurgit. Et voilà dressé un inventaire de faits et méfaits d'aujourd'hui qui trouvent leurs racines dans le terreau des dévoiements politiques de potentats qui ont cultivé les orties du mal.
Le mensuel pointe trois personnages, Defferre, Médecin et Arreckx, qui, en quelques décennies, ont élaboré un système chacun à sa manière. On est stupéfié de s'apercevoir que certains maux dont souffre la démocratie locale ont des causes similaires, des élus actuels s'inspirant de leurs prédécesseurs.
Ce dossier est à lire impérativement car il aide à réfléchir sur ce qui ne tourne pas vraiment rond, raison qui pousse des électeurs à croire que les thèses extrémistes seraient plus pures et donc salvatrices pour leur bonheur. C'est l'illusion qui prospère notamment dans notre région.
A lire aussi ces autres articles qui recensent les dangereux groupes "vert de gris" et les recettes d'arrière-cuisine qui tachent de brun les nappes soi-disant blanches du FN.
En bonus, le Ravi livre sa nuée de sujets décalés et
un portrait féroce, à la première personne, du fantasque belgo-russe Depardieu à l'occasion de la dernière série rance tournée à Marseille.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
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Le sommaire de mai :

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Le Ravi sur Facebook :
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Le site du Ravi :

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