lundi 8 octobre 2012

Le Ravi d'octobre fait sa mue... sans faire la moue

une ravi 100

Maquette rénovée, couleur partout, foison de dossiers et supplément spécial de huit pages dans ce n°100 du Ravi d'octobre qui fait sa mue sans faire la moue au bout de neuf ans d'existence et de survie. Ça, pour un journal indépendant, c'est un exploit. La rédaction a d'ailleurs sauté sur ce thème pour consacrer sa grosse enquête aux médias. 
On le sait, j'ai plus qu'une préférence pour les médias libres, citoyens, sans publicités, qui rédigent leurs propres articles sans copier les agences du prêt-à-décerveler. Ce numéro en est une forte confirmation. 
Et le meilleur moyen de lui permettre de poursuivre son œuvre salutaire, c'est de le soutenir en l'achetant chaque mois. Il vaut largement pas mal de quotidiens qui, eux, exploitent les faits divers, nous gavent avec la starisation outrancière de faux héros et renoncent à hiérarchiser les informations. 
Alors, qu'y a-t-il dans ce n°100 ? On y trouve de la politique, avec les dessous de la fédération du PS13. Et des soupçons de favoritisme au CG13. Une série de sujets sur le monde du travail, à travers la vision patronale, et le harcèlement dans l'entreprise. En dernière page, ça secoue avec un portrait satirique du pittoresque casinotier Bernard Laporte. Et puis, beaucoup de chroniques et de brèves que l'humour réussit à rendre piquantes. 
Autre mention spéciale en plein dans l'actualité, le Ravi raconte le festival de la caricature auquel il a participé fin septembre à l'Estaque. Le mensuel organise d'ailleurs une exposition de dessins à l'Alcazar de Marseille jusqu'au 13 octobre. Ce qui a permis à Charb, le directeur du Charlie Hebdo de prendre part ce samedi à une table ronde, le Ravi ayant su développer des partenariats avec le journal satirique mais aussi avec Mediapart
Enfin, à signaler qu'une ribambelle de médias indépendants fera la fête samedi 13 octobre de 14 à 22 heures au Creps d'Aix. On y sera.

Le sommaire du n°100 :
http://www.leravi.org/spip.php?article1353
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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ravi médias n°100

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vendredi 5 octobre 2012

Alors, comme ça, Obama aurait donc déjà perdu ?

obama 3(Clic sur l'image pour agrandir)
Ma capture d'écran

Un débat électoral, c'est d'abord de l'image. Et c'est ce qu'ont malheureusement retenu les commentateurs des médias dont on peut se demander s'ils ont tous veillé jusqu'à cinq heures du matin pour se faire leur propre idée. Au lieu de quoi, hier, attitude moutonnière s'il en est, une certaine paresse les a tous fait se soumettre au premier qui a dégainé son point de vue. Un Mitt Romney très en verve aurait écrasé un Barack Obama méconnaissable.
Et, pour ne pas rater le cliché unique à imposer, tous ont repris le score "Romney 1 - Obama 0". A la place, ils auraient pu dire Romney 15 - Obama 12, par exemple. Mais non, à leurs yeux, un score simplificateur fait toujours mieux l'affaire pour assurer une titraille de marchands.
Autres chiffres, tous ont relayé les résultats d'un sondage effectué à chaud par les télévisions américaines, appréciation censée désigner "le plus convaincant", "le vainqueur", et pourquoi pas le futur président tant qu'on y est ! Selon ces résultats, Romney a gagné à 67% et Obama s'est fait écraser à 25%. Pour CBS News, c'était 46% pour Romney et 22% Obama. Le drame, quoi.
Comme en 2008, j'ai pris sur mon sommeil pour suivre en direct la retransmission intégrale sur CNN de 3 à 5 heures du matin. Je ne le regrette pas. Car il vaut mieux aller à la source avant de se faire polluer par les copiés-collés de la grande majorité des médias. Je n'ai donc pas vu exactement la même chose que ce dont on nous bassinés en boucle toute la journée.
D'abord, c'est le premier débat d'une série de trois (hors un débat entre le vice-président en titre et l'autre candidat à la vice-présidence). Autrement dit, les scores déjà sous-entendus et même parfois interprétés comme définitifs ne veulent rien dire à ce stade. Ensuite, personne n'est allé s'aviser de rechercher et encore moins de préciser que ces sondages ont été obtenus sur la base loufoque de 430 sondés pour CNN et de 523 pour CBS News.

obama sondage CNN(Clic sur l'image pour agrandir)

En France, on se plaint de la fiabilité des sondages établis à partir de panels de 1.000 personnes pour une population de 66 millions de Français. Imaginez ce que peut valoir la farce outre-Atlantique au regard de plus de 316 millions d'Etats-Uniens. Et même si CNN prend la précaution de signaler des critères et notamment la marge d'erreur de + ou – 4,50%, que valent ces simulacres de consultation ?
Comme on le peut le voir sur ma capture d'écran du débat, au moment où chacun des candidats s'exprime, des mesures défilent en bas de l'image indiquant le niveau de réaction des téléspectateurs sélectionnés par la chaîne. Le débat se déroulant à Denver, Colorado, devant un public sommé d'être neutre et silencieux, ce sont des habitants de cet état qui ont été appelés à juger instantanément les propos de chaque intervenant.
Pour mémoire, cet état vote plutôt républicain mais il a accordé une bonne majorité à Obama en 2008.
D'un bout à l'autre du débat, les courbes n'ont quasiment jamais franchi la partie inférieure de la ligne médiane pour Obama alors qu'elles fléchissaient plus souvent en-dessous pour Romney.
Au-delà de ces détails peu rapportés dans les médias, la plupart des commentaires médiatisés ont surtout tourné autour des postures des candidats et des réactions suscitées par l'écume d'un spectacle typiquement américain. Pour ceux qui font profession d'informer, une fois encore, la forme a pris le dessus sur le fond, le style sur la substance.
Mais il ne fallait pas que regarder. Il fallait aussi écouter.
Certes, il est indéniable que Romney a fait des efforts pour tenter d'améliorer son image et paraître un peu moins ce qu'il est. Certes aussi, Obama a paru moins spectaculaire. Après tout, le premier est un concurrent qui veut la place tandis que le second est le président qui veut la conserver. Si l'on avait seulement suivi le débat à la radio, sûr que les impressions auraient eu une autre saveur. Pour moi, Romney a joué la forme car sur le fond il n'est pas crédible. Obama a misé sur le fond car la carrure tout le monde la connaît déjà.

truman dewey 1948

(Clic sur l'image pour agrandir)
En 1948, Harry Truman réélu montrant la une du Chicago Daily Tribune
qui annonçait la victoire de Thomas E. Dewey

Et, précisément, qu'ont-ils dit et aussi que n'ont-ils pas dit ? Romney a essayé de gommer toutes ses gaffes et déclarations rétrogrades proches de l'extrême-droite tout en assénant ses principes d'un libéralisme échevelé. Obama s'en est tenu au rappel de sa politique économique et sociale en portant un regard humaniste sur les plus déshérités. Et là, selon moi, il n'y a ni image ni photo entre les deux.
D'ailleurs, les sondages faits cette fois à l'échelle du pays donnent au président sortant un avantage confortable. Et c'est ce qui compte pour pouvoir l'emporter le 6 novembre.
Incidemment, vraie première, des sites d'information américains ont publié les réactions collectées sur des réseaux sociaux. Le débat a généré plus de 10 millions de tweets en 90 minutes, avec une majorité favorable à Obama. Mais là encore, la prudence s'impose, car toute précipitation à y entrevoir un résultat électoral serait hasardeux, pour ne pas dire imprudent. Il suffit d'ailleurs de se rappeler deux cas particulèrement significatifs de plantages des instituts de sondages.
En 1948, le président démocrate sortant Harry Truman était donné perdant face au candidat républicain Thomas E. Dewey, au point que le Chicago Daily Tribune avait fait sa une dans la nuit en anticipant le résultat, qui fut infirmé quelques heures après. Plus près de nous, c'est le démocrate John Kerry qui avait fait les frais de sondages approximatifs puisqu'il fut battu et le républicain George W. Bush réélu.
Je ne voudrais pas finir cet article sans pointer quelques différences et similitudes sur les débats présidentiels diffusés en direct à la télévision.
Aux USA, un seul journaliste pose les questions, assis face aux candidats. En tant que modérateur impartial, il est également chargé de conduire les prises de parole des concurrents se tenant côte à côte debout devant un pupitre sans qu'ils puissent réellement discuter entre eux.
En France, les journalistes sont assis à la même table que les deux candidats et font plutôt penser à des potiches qu'à des interviewers. Les deux finalistes sont face à face et échangent les coups quasiment sans intermédiaire.
Ce qui est commun aux deux dispositifs, c'est que les candidats préparent leurs prestations et s'entraînent préalablement face à des interlocuteurs jouant le rôle du concurrent. Tout est millimétré comme dans une pièce de théâtre. Les seules surprises sont celles qui peuvent jaillir soudainement par la tension de la situation, par la rugosité de certaines attaques, par la mise à l'index des failles ou encore la lourdeur ou la finesse d'esprit de chaque candidat.
Et, hélas, comme aux Etats-Unis, le lendemain, le gros des médias reprend à l'unisson ce que l'AFP A dit qu'il fallait en dire.

L'intégralité du débat

La transcription du débat en français :
http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2012/10/04/verbatim-la-transcription-du-debat-obama-romney_1769785_829254.html

Le débat sur CNN tel que je l'ai suivi :
http://edition.cnn.com/election/2012/debates/first-presidential-debate?hpt=hp_c2

Infographie
Comment se financent les campagnes électorales
 :
http://www.lemonde.fr/ameriques/infographie/2012/03/13/comprendre-le-financement-des-campagnes-electorales-americaines-en-3-minutes_1649185_3222.html

Les prochains débats de l'élection présidentielle américaine auront lieu :
Le 11 octobre, entre le vice-président Joe Biden (démocrate) et Paul Ryan (républicain), le colistier de Mitt Romney. Thématique : la politique intérieure et internationale.
Le 16 octobre, entre Obama et Romney. Thématique : la politique intérieure et internationale.
Le 22 octobre, entre Obama et Romney. Thématique : la politique internationale.

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mercredi 3 octobre 2012

Aix : La gare routière bloquée à quai ?

gare routière maquette(Clic sur l'image pour agrandir)
La maquette du projet en cours

Revenons un peu aujourd'hui sur le controversé projet de la gare routière.
La première installation, dite provisoire, avait été sommairement aménagée sur l'ancien parking derrière la grande poste à la fin des années 70. En 1990, avec le démarrage du gigantesque chantier de Sextius-Mirabeau, le maire Jean-François Picheral l'avait déplacée sur l'avenue de l'Europe contre l'hôpital Montperrin, là où elle se trouve encore et là où elle va rester.
En 2001, dans sa brochure électorale (que j'ai bien conservée), Maryse Joissains avait pourtant claironné : "La concertation sera mise en place afin de régler le problème de l'implantation insensée de la gare routière". Si, si, vous avez bien lu ! Elle se faisait fort de dénicher un autre lieu. Quelques années après, aucun autre terrain n'ayant été trouvé, il a bien fallu qu'elle rende les armes.
En 2007, à quelques mois de l'élection municipale, alors que des panneaux avaient été placés dès 2005, elle lança donc son projet de gare pharaonique avec mise en service effective en 2011. De très nombreuses critiques fusèrent de toutes parts, riverains, comités d'intérêts de quartiers, urbanistes, architectes, etc.
Une fois l'élection passée, face à l'évidence, le maire fit marche arrière et annonça une révision du projet à la baisse, tant pour la taille que pour le coût de revient. C'est de ce dernier projet dont il est question maintenant, et dont la mairie prévoit l'ouverture fin 2013, si rien ne vient encore entraver le déroulement du chantier.

gare routière nouvelle(Clic sur l'image pour agrandir)
Vue du secteur d'implantation de la gare routière

Premier acte, le permis de construire a été délivré le 29 juin. Selon le site de la mairie, le début des travaux avait pourtant été programmé pour avril puis repoussé à août. En revanche, l'affichage a sans doute été fait vers la mi-août, soit environ six semaines après. Etrange délai tardif pour une formalité obligatoire. Dans mon article de lundi, j'ai rappelé que cela n'est pas très légal en termes d'information et de voies éventuelles de recours dont dispose tout pétitionnaire pendant un délai de deux mois. Sauf yeux avertis, les Aixois n'ont pu découvrir l'affaire qu'en plein été, s'ils étaient par chance à Aix.
Deuxième acte, le 16 août, des bungalows ont été installés face au commissariat de police pour accueillir dès le 18 le public et les services de billetterie.
Troisième acte, c'est le site Aix en bus géré par Keolis qui a annoncé le début des travaux en cette fin septembre, pour indiquer que les arrêts à cet endroit ne pourront plus être desservis et seront déplacés à proximité du commissariat pendant la longue durée du chantier.
Comme on l'imagine, la nouvelle mouture ne fait toujours pas l'unanimité.
La fédération des CIQ s'était positionnée défavorablement, estimant que la future gare prendra en otage tout le quartier, déviera le trafic automobile, amputé de l'avenue de l'Europe, axe majeur de circulation est-ouest de la ville qui sera donc totalement interdit, vers le Pigonnet et les facultés où l'engorgement est chronique, et croissant avec une sous-préfecture à construire sur l'avenue Winston-Churchill (j'y reviendrai dans un prochain article).
La fédération rappelait clairement son point de vue : "Il aurait fallu élaborer un vrai Plan de déplacements urbains et articuler le projet avec le plan Campus. L'urbanisme se développe dans les quartiers sud et l'accès au centre repose sur les avenues Giono et du Pigonnet qui sont déjà totalement saturées plusieurs heures par jour. Et il n'y a pas de plan B".
Des citoyens riverains qui suivent l'affaire à la loupe s'étonnent de n'avoir pas entendu parler d'enquête publique pourtant obligatoire pour un tel dossier, pas plus que d'une étude d'impact affectant durablement l'environnement quotidien d'un quartier qui s'imposait en toute logique dès lors que le projet de gare n'est plus le même que le premier. Par ailleurs, ils se posent aussi des questions sur l'absence d'autorisation des travaux de voirie à la rue Lapierre concernée par les incidences du projet.
On n'en a donc peut-être pas fini avec les surprises.

"Gare routière : La foire aux mirages" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/07/07/index.html

"Gare routière : Le nouveau projet ne convainc pas…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/06/02/18090160.html

Propagande électorale :
Le panneau du premier projet affiché trois ans avant le scrutin de 2008
(Clic sur l'image pour agrandir)

gare routière 2007

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lundi 1 octobre 2012

Bus : Joissains nous prend pour des buses ou quoi ?

aix en bus trottoir

Vu le fiasco du nouveau réseau de transports en commun, comme par hasard, voilà encore une pleine page de communication de rattrapage dans la presse locale de samedi ! C'est donc bien de panique à bord qu'il convient de parler.
Alors, refaisons un tour en bus.
Malgré les réunions publiques organisées en catastrophe par Maryse Joissains - il en reste encore trois à tenir en octobre - et les annonces de la reprise de zéro de l'ensemble du réseau, les usagers, toujours autant décontenancés, continuent de protester. Ils se demandent bien comment et quand les numéros et les itinéraires initiaux des lignes vont pouvoir retrouver leur place. Nouvelle homérique pagaille en perspective.
De quels moyens miraculeux la société Keolis et la Communauté du Pays d'Aix vont-ils encore pouvoir jouer pour ramener un semblant de sérénité alors même que le maire a annoncé elle-même la date butoir du "20 octobre pour un retour à la normale" avec l'ancienne formule (Maryse Joissains dixit : "j'espère que ce sera réglé pour le 24") ?
Même les quinze jours de vacances scolaires de la fin du mois n'y suffiront pas. Et comme les scolaires ne sont pas les seuls concernés, il est à parier qu'une grande majorité d'usagers va se sentir désorientée pour un bon bout de temps. Il y aura forcément encore des tâtonnements et des ajustements au coup par coup. Ce qui finalement ressemble fort à la façon dont le dossier entier a été traité par la CPA et la mairie d'Aix.
En consultant le site de Keolis, je suis tombé sur cette phrase cocasse publiée le 14 septembre 2011, par laquelle l'entreprise expliquait sa démarche liée au cahier des charges : "Dans l’objectif de proposer un réseau plus simple et plus lisible, Keolis va entièrement restructurer l’offre de transport." Mauvaise pioche, non ? Vu le bazar, ce n'est pas gagné.
Dans le même texte, une prévision chiffrée m'a aussi bien intrigué. "Cette nouvelle offre permet à Keolis de s’engager sur une progression de la fréquentation, qui devrait atteindre 22,5 millions de voyages en 2019, soit +19,2% sur la durée du contrat." Mais, qui croire finalement dans cette embrouille ? Maryse Joissains ne cesse de répéter que la fréquentation serait passée de 13 à 20 millions en dix ans. Mais on peut légitimement en douter. 
En effet, si le taux de progression fixé par Keolis dans le cahier des charges est estimé à 19,2%, et si la base de calcul est celle annoncée par le maire, la fréquentation devrait se situer autour de 24 millions dans huit ans. 
Mais il y a pire dans la voltige des chiffres. En juillet, Jean Chorro, responsable des transports ville et CPA, claironnait, lui, que le nouveau délégataire s'était engagé à atteindre "27 millions de voyageurs par an contre 23 aujourd'hui". Parle à ma calculette, j'ai mal à la tête ! Prendrait-on les citoyens pour des buses ? 

gare routière keolis communiqué sept 2012

Et puis, comme à Aix on aime bien se compliquer les méninges, d'autres grosses migraines sont à redouter incessamment. Ce sera du côté de la gare routière. On apprend en effet par le site d'Aix en bus que des travaux démarrent cette semaine et que les arrêts à cet endroit ne pourront pas être desservis pendant la durée du chantier.
Un lecteur me signale d'ailleurs que le permis de construire a été signé fin juin mais qu'il n'a été affiché qu'en plein mois d'août, ce qui n'est pas très légal en termes d'information et de voies éventuelles de recours. Sans compter qu'on n'a pas non plus entendu parler d'enquête publique, pourtant obligatoire pour ce gros dossier, pas plus que d'une autorisation de travaux de voirie à la rue Lapierre. Un nouveau scandale en perspective ?

gare routière 2011

Mon précédent article sur le fiasco des bus :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/09/17/25120763.html

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vendredi 28 septembre 2012

L'urbanisme désastreux de Maryse Joissains

pont arc travaux aix sud(Clic sur l'image pour agrandir)
Une vue générale des incongruités développées ci-dessous

Il suffit de porter un simple regard sur la gestion générale du territoire de la commune pour s'apercevoir qu'il se passe toujours quelque chose qui renvoie à la politique néfaste de Maryse Joissains. Et qui ne laisse pas d'inquiéter.
Tenez, hier par exemple, la presse locale s'est fait l'écho de cette décision de démolition d'une ancienne bastide, certes très délabrée, dans le secteur de Valcros, à l'Ouest du Jas de Bouffan.
Présents sur les lieux, les conseillers municipaux Hervé Guerrera et François-Xavier de Peretti ont, à juste titre, dénoncé à la fois le double langage du maire, qui s'était pourtant engagée à épargner la bastide, et l'incurie chronique constatée en termes de vision urbanistique pour Aix. Ils y voient même, idée que je partage, un calcul délibéré pour lancer une opération de ZAC dite de la Constance, nom de la parcelle de 100 ha globalement verte dans le secteur de l'Ensoleillée, en l'inexistence scandaleuse du seul et véritable document, le Plan local d'urbanisme, qui permet un développement maîtrisé du territoire.
Ce n'est là qu'un autre cas parmi tant d'autres.
Il y a peu encore, j'ai eu la curiosité d'aller faire un tour du côté du Montaiguet par le chemin du Creps. Là, en plein massif boisé, la Ville a autorisé la construction de quelque 130 logements dans le privé en dehors de toutes infrastructures le long du chemin de la Guiramande pour aboutir sur le chemin de la plaine des Dés.
A quelques enjambées de là, la Ville n'a pas plus trouvé à redire pour laisser carte blanche à l'installation du méga-projet de la polyclinique Rambot au lieudit Les Bornes (le projet est toujours contesté devant les tribunaux).
La Ville s'en défend en prétendant ne toucher que le bas des pentes à proximité de l'existant, ce qui est évidemment faux puisque dans les deux cas l'entame mène désormais vers les parties les plus hautes au cœur du massif.
Faute de PLU, un tel type d'urbanisation sauvage et dispersée se substituant à des espaces verts ou boisés n'a donc plus de limites et représente une véritable catastrophe pour l'environnement.
A noter, ce qui ne fait qu'aggraver la légèreté coupable de ces décisions, que c'est dans ce vaste secteur, au Sud de l'autoroute A8, que sont également programmées les constructions d'une nouvelle faculté d'économie et de logements étudiants dans le cadre du plan Campus. Et tout cela, en l'absence d'un autre document essentiel, celui du Plan de déplacements urbains, d'où d'ailleurs les cafouillages du réseau Aix en bus.
Or, lors de diverses réunions publiques, Maryse Joissains se targue en permanence de vouloir désengorger ce secteur Sud en annonçant des mesures - ouvrage de franchissement de l'autoroute réservé aux bus, vélos, piétons reliant l'avenue Gaston-Berger au parc-relais Krypton triplé à 900 places, passerelle sur l'Arc au niveau de la Guiramande, passage à double sens de l'avenue de l'Arc de Meyran qui longe l'autoroute - qui, au mieux, ne viendraient que bien après le désastre, et qui, par manque d'anticipation des conséquences, seraient de toute façon obsolètes dès qu'elles auraient été réalisées. Allons-nous supporter encore longtemps cette triste farce ?

Comme c'est étrange…
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joissains urbanisme canard 22

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mercredi 26 septembre 2012

Office HLM du 13 : Le système Guérini bouge encore

guerini lafont ravi 98  
Hier devait avoir lieu au tribunal correctionnel de Paris la première confrontation sur l'une des plaintes en diffamation publique déposées par Jean-Noël Guérini contre Arnaud Montebourg. Le litige porte sur la fameuse lettre que le second avait adressée en mars 2011 à Martine Aubry pour y dénoncer les dysfonctionnements de la fédération PS des Bouches-du-Rhône. Cette lettre contenait des pièces issues du dossier d'instruction dans lequel Jean-Noël Guérini avait été mis en examen pour prise illégale d'intérêts, trafic d'influence et association de malfaiteurs dans une affaire de marchés publics.
L'avocat de Jean-Noël Guérini a demandé d'attendre un peu afin de voir si son client est mis hors de cause ou condamné et d'examiner ensuite cette affaire de diffamation. Le procès a été reporté et le tribunal dira le 30 octobre ce qu'il entend faire. En cas de rejet de la demande de Jean-Noël Guérini, le procès aura lieu assez vite. Dans le cas contraire, il faudra sans doute patienter aussi longtemps que le cas Guérini n'aura pas été réglé.
Mais, l'objet de mon article du jour n'est pas précisément ce nouvel élément servi tout chaud par l'actualité. Non, il s'agit de revenir sur une autre part d'ombre concernant l'office HLM du département. Depuis juillet, ce dernier a recruté un nouveau directeur, qui n'est pas un inconnu quelconque.
Le
Ravi de l'été a publié en collaboration avec Mediapart un bel article bien fouillé sur les dessous de cette embauche et la personnalité du directeur.
A cette occasion, le
Ravi m'a sollicité à plusieurs reprises au sujet d'une drôle d'affaire qui s'est passée à Aix. Je vous invite donc à lire l'article… jusqu'au bout. Edifiant.

Le système Guérini bouge encore 

Gérard Lafont, architecte qui a fait toute sa carrière dans le sillage de Jean-Noël Guérini, a pris le 2 juillet la direction de 13 Habitat, l'office HLM des Bouches-du-Rhône au cœur du système clientéliste de la fratrie Guérini. Et l'office a désormais deux directeurs ! 
"Après les législatives retour aux activités plus traditionnelles et retour aux affaires pour moi à 13 Habitat." Ce tweet du 21 juin prouve que Christophe Masse, qui préside l’office HLM des Bouches-du-Rhône, a gardé, malgré sa courte défaite aux législatives face à l’UMP Valérie Boyer, son sens de l'humour. Voire du lapsus...
Après avoir été démentie, l'arrivée le 2 juillet de Gérard Lafont à la direction générale de 13 Habitat va en effet rapidement replonger Christophe Masse, élu municipal PS et vice-président du département, dans les "affaires". Au même titre que sa propre nomination en juin 2011 à la présidence, celle de Gérard Lafont à la direction générale alimente la suspicion d'une volonté des Guérini de garder la mainmise sur l'office. Héritier d'une vieille famille socialiste marseillaise, Christophe Masse est un des rares conseillers généraux à afficher ouvertement son soutien à Jean-Noël Guérini. Interrogé, il répond avec candeur que "le poste de directeur est éminemment politique, avec un grand P..., ne me comprenez pas mal."
Ancien de la maison – du temps où elle s’appelait Opac Sud –, Gérard Lafont a fait carrière dans le sillage de Jean-Noël et Alexandre Guérini, tous deux mis en examen pour "association de malfaiteurs" dans l'affaire qui porte leur nom. Cet architecte n'a toutefois jamais été mis en cause, ni même entendu, dans cette enquête sur des marchés publics truqués. "Ce qui m'intéresse, c'est le travail, et j'ai la conscience tranquille, cette affaire ne me concerne absolument pas", balaie-t-il. Entré en 1975 à l’Opac Sud pour y créer un bureau d'études interne, il y reste vingt-six ans avant de suivre Jean-Noël Guérini, qui préside alors l'office depuis 1987, au conseil général. Directeur des travaux à l’ex-Opac Sud, Gérard Lafont part en 2001 prendre la tête de la construction au CG13, deux services stratégiques. 
"Il fait partie de l’équipe de confiance de la famille Guérini d’un point de vue professionnel", résume Pierre Garnier, lui aussi architecte et prédécesseur de Gérard Lafont au CG13. "C'est le propre des “voyous” de s'entourer de gens honnêtes pour faire barrage", lance, en plaisantant, Gérard Lafont.
"Pourquoi le changer de poste en pleine enquête judiciaire ?" s'interroge de son côté un protagoniste du "Guérinigate". L'office HLM du département est en effet au cœur du système clientéliste de la fratrie mis au jour par le juge Duchaine. Il fait aussi partie de l’histoire familiale. Le père Guérini y a achevé sa vie professionnelle, Jean-Noël en a fait le tremplin de sa carrière politique et son frère Alexandre y décrochera ses premiers contrats d’entrepreneur ès poubelles. "Pour les Guérini, (avec 13 Habitat) on peut parler d’accumulation primitive du capital", rigole un architecte. Pour nombre d’acteurs du BTP et de politiques marseillais interrogés, tous surpris par cette nomination, Gérard Lafont serait de retour à l'office HLM afin de préserver le système.
"J'ai été sollicité par Christophe Masse, un mois après son arrivée, je ne suis pas mandaté par Guérini ! se défend le nouveau DG de 13 Habitat. Retourner là-bas avec la même influence de certaines personnes... Je n’y serais pas allé." Il explique son choix par l'intérêt du poste – "c'est un office avec des potentialités énormes et sous-exploitées" – et par sa volonté de poursuivre, à 65 ans, son activité professionnelle. "On ne m'impose rien, (c’est) à cette condition que j'ai pris la présidence, s’énerve de son côté Christophe Masse. (Lafont) a d'énormes qualités. Je n'avais pas besoin d'un gestionnaire, mais d'une vision pour demain. Je suis arrivé nouveau président avec de nouvelles méthodes, de nouveaux projets."
A part rafraîchir son bureau et quelques effets d'annonce, Christophe Masse n'a pourtant pas révolutionné la politique de l'office. Le redémarrage de la construction et la livraison de "3000 logements d'ici 2015" décidés par son prédécesseur sont toujours les objectifs affichés. "Christophe Masse ne m'a jamais demandé de réactualiser le Plan stratégique du patrimoine (PSP), qui fixe les investissements de l'office en réhabilitation et construction pour les six ans à venir", fait remarquer Bernard Escalle, directeur général de 13 Habitat de 2007 à son éviction en mars 2012, après vingt ans de services à l'office HLM.
Saisi en référé par ce dernier, le tribunal administratif de Marseille, a, le 2 juillet, suspendu son licenciement et exigé sa réintégration sous quinze jours. L'affaire devrait être jugée au fond dans quelques mois. Dans un communiqué mardi soir, 13 Habitat a réaffirmé sa "volonté de (se) séparer de M. Escalle pour incompatibilité et incapacité à appliquer la ligne politique tracée par le conseil d'administration". Entre-temps, voilà l'office HLM doté de deux directeurs !
La petite maison dans la garrigue
Gérard Lafont, qui avoue ne pas encore connaître ce plan stratégique de patrimoine, jure toutefois pouvoir faire mieux... Si le nouveau DG de 13 Habitat a plutôt la réputation d'un "bon professionnel" auprès de ses collègues – "il fait sortir les dossiers, il a une énergie professionnelle, il trouve les terrains, etc.", explique un architecte marseillais –, le bilan de son action dressé par les autorités de contrôle est beaucoup plus mitigé.
Un rapport de juin 2002 de la Miilos (mission interministérielle d'inspection du logement social) juge l'activité de construction de logements neufs de l'Opac Sud "faible", avec seulement 34 logements livrés en 1999 et 74 en 2000, époque où Gérard Lafont était directeur des travaux.
L'office a longtemps traîné une réputation de "dodu-dormant", se reposant, malgré d’énormes besoins dans le département, sur un parc locatif datant pour plus de 80% d'avant 1980. "Depuis 1981, le volume annuel des mises en chantier s’est progressivement amenuisé", résumait en 2009 un rapport de la chambre régionale des comptes. Tableau à l'appui, Gérard Lafont dispose, lui, de chiffres très différents de ceux de la Miilos (95 logements neufs en 1999 et 355 en 2000 !).
De même, le passage de Gérard Lafont à la direction générale adjointe "construction, éducation et patrimoine" du conseil général n'a pas vraiment impressionné la chambre régionale des comptes. Selon un rapport de 2008, le département n’a réceptionné que 21 collèges en dix ans. "En 2001, 2002 et 2005, aucune réception n’est intervenue", précise l’instance de contrôle. Là encore, documents à l'appui, Gérard Lafont affiche lui 38 constructions et reconstructions au compteur entre 2001 et... 2012.
Par contre, l'architecte est plus efficace lorsque ses intérêts personnels sont en jeu. En 1990, il a été condamné par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence à une amende de 500.000 francs pour avoir construit sa maison sur une zone doublement non-constructible, passant outre un refus de permis de la ville d'Aix-en-Provence*. Située sur le plateau de Bibémus, une magnifique garrigue boisée de pins et de chênes aux abords de la Sainte-Victoire, la villa avec piscine se trouve donc au beau milieu d'un espace boisé, de surplus classé ND1 ("protection totale") par le POS (plan d’occupation des sols) de 1984. Apparemment, il n'était pas le seul sur cette zone convoitée. "Il est arrivé que certains propriétaires, anciens ou plus récents, aient une interprétation extensive de la notion de rénovation et extension autorisée des bâtiments existants", se souvient pudiquement Pierre Dussol, l'ancien adjoint à l'urbanisme de Jean-Pierre de Peretti, maire (UDF) d'Aix-en-Provence de 1983 à 1989.
"Je suis allé au pénal, car j’ai construit sur une ruine un peu plus grand que ce qui était autorisé et ajouté des garages, minimise Gérard Lafont. J’aurais été un particulier, ça aurait été 5000 francs d'amende, comme j’étais architecte, ça a été 500.000 francs, que j’ai payés sur cinq ans." Aux yeux de plusieurs professionnels, l'architecte s'en est pourtant très bien tiré. "C'est vraiment étonnant que la remise en l'état n'ait pas été demandée par le tribunal (lire le prolonger), remarque un maître de conférences, spécialiste du droit de l'urbanisme. Si la personne est seulement condamnée à une amende, cela signifie que le droit de l’urbanisme ne sert plus à rien : il suffit d'être riche pour pouvoir bétonner les zones naturelles !" A la même époque, d'autres propriétaires ont d’ailleurs eu moins de chance que Gérard Lafont. Alexandre Castronovo, ancien élu PRG aixois, se souvient ainsi de plusieurs destructions pour les mêmes raisons dans les années 1990, "notamment dans le quartier de Montaiguet pour un programme de sept maisons, dont trois quasiment finies".
"J’avais l’assurance du maire de l’époque, Jean-Francois Picheral, qu’il allait modifier le POS pour régulariser plusieurs situations, ça ne s’est pas fait", explique Gérard Lafont. Picheral, le maire PS d'Aix-en-Provence de 1989 à 2001, nous a répondu ne pas se souvenir de l'affaire… avant de renvoyer au mandat de son prédécesseur, aujourd'hui décédé.
Depuis lors, le fils de Gérard Lafont a pu, sur une parcelle proche elle aussi située en zone protégée, réhabiliter une autre ruine et y faire construire en 2010 un étage supplémentaire. En toute légalité cette fois, mais avec encore la bienveillance de la mairie UMP d'Aix. Curieusement, ses services n'avaient pas examiné sa demande de permis de construire dans le délai réglementaire (deux mois). "Il ne faut pas voir plus loin qu'un loupé", assure Hervé Gagneur, directeur de l'urbanisme de l'UMP Maryse Joissains. "Gérard Lafont n'est pas un politique, il a des amis à droite comme à gauche", note Pierre Garnier. Avec une préférence pour les Guérini ?
Une enquête de Jean-François Poupelin (le Ravi) et Louise Fessard (Mediapart)
Pour les amendes, la réhabilitation légale est acquise de plein droit, trois ans après leur paiement, donc depuis 1998 concernant M. Lafont.

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lundi 24 septembre 2012

Jean-Noël Guérini, seul contre tous ?

guerini 13 oliv

Etonnante interview de Jean-Noël Guérini dans La Provence de samedi, interview pour marquer en quelque sorte une rentrée en forme de tour d'horizon politique, et spectaculairement titrée "Je mourrai socialiste". En une semaine, on l'avait déjà vu dans pas moins de trois événements majeurs.
Comme beaucoup d'interlocuteurs, il a été reçu en tête à tête par Jean-Marc Ayrault descendu pendant deux jours pour examiner la situation particulière marseillaise. Non sans malice, Jean-Noël Guérini venait de faire savoir que le conseil général était prêt à mettre 100 millions au pot pour faire face aux défis à relever. A noter qu'aucune image de la rencontre n'a été diffusée !
Il était également présent à l'inauguration par le premier ministre du Site-Mémorial du Camp des Milles pour lequel le CG13 est partenaire financier de la fondation.
Et puis, à quelques jours d'intervalle, il a aussi rendu visite à l'établissement de santé privé "La Maison" de Gardanne pour s'engager à contribuer pour partie à son fonctionnement.
Et il y a maintenant cette interview politique d'une demi-page pour parachever pour ainsi dire un retour à la lumière. Et là, le revoilà se posant en victime, tout en assurant qu'il n'a cessé de travailler et qu'il ne pense même plus à son affaire. Pourtant, il en reparle.
"D'aucuns en ont profité pour faire comme si je n'existais plus. J'en ai vu qui m'accompagnaient se mêler à la meute sans discernement. Que mon nom soit sali, que ma famille ait subi un tel déferlement de haine et de violence a été dur à supporter. J'ai vécu de beaux exemples de trahison en ces périodes agitées." […] "Etre mis en examen, c'est très dur, surtout pour des chefs d'accusation aussi infamants. Je ne souhaite cela à personne. Un mauvais roman-feuilleton s'est écrit, laissant croire que j'aurais trahi pour des faits bassement matériels. J'ai fait l'objet d'une mise à mort. Certains ont ouvert une chasse à l'homme, mis ma tête à prix."
Interrogé sur son avenir politique, Jean-Noël Guérini semble ne pas exclure d'être candidat à la mairie de Marseille. "Nous avons le temps d'y penser. Je n'ai jamais fermé de portes. Et puis la question du cumul des mandats va naturellement se poser. Je ne serai en aucun cas absent de la vie politique locale."
C'est son hypothèse, mais étant très attaché à son poste de président du CG, si toutefois il parvient à le conserver, il aura du mal à rester sénateur ou à prétendre devenir maire.
Autre difficulté, comme le lui rappelle le journaliste, "le calendrier judiciaire n'est pas clos et vos adversaires sont bien là..." Et là, contrairement à ses habituels codes de défense, même s'il dit avoir sa conscience pour lui, il ne s'est pas exclamé "vous savez, je suis serein".
Il ne peut ignorer en effet que des voix continuent de s'élever pour obtenir son départ. Certaines contributions locales en vue du congrès du parti socialiste d'octobre critiquent le rôle joué par Jean-Noël Guérini et les mauvaises pratiques de la fédération départementale. Autant dire que les dés ne sont pas encore tout à fait jetés…
 

logo laprovence

L'interview de Jean-Noël Guérini :
http://www.laprovence.com/article/actualites/jean-noel-guerini-je-mourrai-socialiste

logo renouveau PS 13

Renouveau PS 13 : "Arnaque au rapport Richard" :
https://docs.google.com/file/d/0ByEiYrMzRwvdRWp3c1ZPTnpWVzQ/edit
=> Actualisation ce lundi 24 septembre : 
http://renouveaups13.blogspot.fr/2012/09/pour-en-finir-avec-les-mensonges.html

Et ça, on en fait quoi ?
(Clic sur les images pour agrandir)

guerini PS conjurés canard 5

squarcini canard 18

guerini flics canard 25

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vendredi 21 septembre 2012

Contrat d'A. Joissains : Où en est le Conseil d'Etat ?

logo conseil détat

Au gré de mes rencontres, beaucoup de personnes me parlent de cette affaire et m'interrogent sur ses suites juridiques. Comme je m'y étais engagé, je reviens donc ici faire le point sur la procédure en cours au Conseil d'Etat.
D'un même mouvement, qu'il me soit permis de remercier sincèrement chacun pour l'intérêt porté à ma démarche et plus particulièrement tous ceux qui m'aident ou souhaiteraient encore m'aider pour contribuer à adoucir les frais personnels conséquents occasionnés par l'obligation du recours à un avocat du Conseil d'Etat, seul intermédiaire habilité à porter un tel dossier en cassation.

Contrat initial entre Alain Joissains et Maryse Joissains

Cela a commencé il y a sept ans, en 2005. Oui, sept ans, alors que j'étais encore élu municipal. C'est à ce moment-là que j'ai été amené à contester devant le Tribunal administratif de Marseille le contrat de collaborateur de cabinet (d'abord en tant que conseiller spécial du maire puis de directeur) d'Alain Joissains signé par Maryse Joissains.
A mes yeux, ce contrat était illégal, notamment pour dépassement excessif des limites de rémunération prévues par la loi. Trois ans après, soit en 2008, le tribunal validait ma requête en annulant ledit contrat et ses deux avenants. La Ville d'Aix s'est opposée à ce jugement et a fait appel.
Trois nouvelles années plus tard, en 2011, alors que le rapporteur public demandait de confirmer le premier jugement, la Cour administrative d'appel de Marseille livrait un arrêt inverse. Le motif essentiel ne portait pas sur le fond du dossier, à savoir l'illégalité de la rémunération, mais sur la supposée non recevabilité de mon intérêt à agir en cette matière.
En octobre 2011, j'ai donc décidé d'attaquer à mon tour l'arrêt de la cour en portant ma requête devant la plus haute juridiction, le Conseil d'Etat.
Comme la loi l'exige, les magistrats ont d'abord engagé la procédure d'admission de ma requête. En avril dernier, le Conseil d'Etat a rendu sa première décision en déclarant recevable mon pourvoi en cassation. En conséquence, le dossier a été mis à l'instruction pour faire l'objet d'un examen approfondi et circonstancié par la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Dès lors, la Ville d'Aix en a aussi été informée et a pu être rendue destinataire de mon mémoire contestant l'arrêt de la Cour d'appel. En juillet, la Ville a fait parvenir au Conseil d'Etat son mémoire en défense. Tout aussi normalement, j'ai reçu copie de ce mémoire. En août, en plein accord avec mon avocat parisien, nous avons adressé sans attendre un mémoire en réplique afin d'exposer nos observations critiques sur les moyens à notre avis peu probants développés par la Ville.
Nous en sommes donc à ce point avancé de la procédure. Le chemin a été long mais le terme semble maintenant assez proche. En tout cas, il ne durera pas encore sept ans ! 

Rappel des trois étapes de la procédure depuis 2005 :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/06/14/21393622.html

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mercredi 19 septembre 2012

Oups... Joissains rêve encore de gagner en 2014 !

joissains casse bilan

"Je peux être battue, tout le monde peut être battu. Je ne pars pas gagnante, mais confiante. Parce que mon bilan est extraordinaire." On a d'abord envie de rire. Puis, on se demande comment il est possible d'asséner encore une telle dernière phrase. Est-ce de la vantardise, de l'inconscience, de l'aveuglement, de l'incantation, une forme d'exorcisme, ou tout à la fois ?
Ces considérations de Maryse Joissains livrées dans une récente interview à La Provence m'ont soudain rappelé quelque chose. Oui, je me suis souvenu qu'en novembre dernier, à six mois de l'élection législative qui l'a éjectée de l'Assemblée nationale, elle avait déjà déclaré quasiment mot pour mot "Tout le monde peut me battre et je peux battre tout le monde. Je peux être battue. Mais je m'en fous, je vais partir à la bagarre comme si j'allais gagner."
Certes, on imagine bien qu'elle se battra. Mais l'expérience d'une élection ratée devrait au moins lui ouvrir les yeux et lui servir de leçon. Or, à l'évidence, il n'est rien.
Elle avait aussi dit à propos de son travail au parlement "j'ai un très bon bilan". Oups. Ce n'est pourtant pas ce que montraient, année après année, les tableaux de son (in)activité à Paris qui la classaient parmi les députés les moins assidus. Pour s'en défendre, elle a cru bon d'affirmer vendredi "On a dit que j'étais une mauvaise députée. Mais j'ai assuré mon travail à la commission des lois". Oups. En vérité, elle a un peu plus participé les deux dernières années à cause de l'application plus stricte de sanctions financières en cas d'absences non justifiées.
Jetons un œil sur la décennie où Maryse Joissains a cumulé les fonctions de maire d'Aix, de présidente de la Communauté du Pays d'Aix et de députée. Il n'est pas difficile de déduire qu'elle n'a pu être présente (voire efficace) à 100% pour chacune de ses tâches électives.
Or donc, si son bilan n'a pas été bon à l'Assemblée, ainsi les électeurs de juin l'ont-ils perçu et sanctionné, il serait étonnant que les électeurs de mars 2014 ne confirment pas leurs votes et ne réitèrent pas leur jugement négatif sur sa gestion de la Ville et de la CPA.
Ce blog démontre depuis près de six ans, exemples et explications à l'appui (voir une liste des sujets, colonnes de droite de l'écran), qu'en dehors de quelques bonnes choses, le bilan général de Maryse Joissains, mené en zig-zag et sans vision d'ensemble depuis onze ans, est une catastrophe.
Toujours dans l'interview de vendredi, à un moment, on a l'impression de percevoir un brin de lucidité "On peut avoir à la fois un mandat local et national. Mais pour mener les deux, peut-être ne faut-il pas être maire d'une ville de plus de 10.000 habitants ou être conseiller général. D'autant que j'ai aussi la présidence de la CPA". Le message indirect viserait-il à faire croire que, depuis juin, et donc en promesse pour 2014, elle se consacrerait désormais pleinement à ses mandats locaux comme elle l'a déclaré après sa déconfiture "Cette défaite est quelque part un bonus pour la ville d’Aix et pour ma santé..." ? On a envie de dire, on a vu ce qu'on a vu, et c'est peut-être déjà un peu trop tard, non ?
Pour finir, et parce que certains propos de Maryse Joissains ne manquent jamais de prendre un tour cocasse, deux détails valent aussi leur pesant de vélos et de bus aixois.
Un, sans rire, elle annonce qu'en cas de primaire à gauche, elle serait elle aussi candidate "Cela me permettra de m'exprimer. Je ne veux pas faire comme Sarkozy qui a laissé parler pendant des mois. Je ne vais pas laisser les gens débattre et monopoliser les discussions pour ces primaires avec les médias". Oups. Il n'y a aucune chance pour que sa candidature de droite (voire plus avec ses FN...ités) soit jamais validée pour une primaire à gauche !
Deux, comme à la municipale de 2008, Maryse Joissains s'avise déjà de désigner son adversaire à gauche, Alexandre Medvedowsky. Oups. C'est à voir. Car c'est le résultat de la primaire qui dira précisément qui peut enfin réellement faire gagner la gauche à Aix. 

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lundi 17 septembre 2012

Les bus de Joissains et... les obus des usagers

aix en bus colère

Vous la sentez venir la fin de règne ?
A-t-on jamais vu construire un rez-de-chaussée et empiler des étages sans avoir creusé les fondations ? C'est pourtant bien ce qui s'est passé avec la réorganisation ratée du réseau d'Aix en bus. Après une pagaille sans nom et la colère quasi générale des usagers, Maryse Joissains fait marche arrière toute.
L'arrivée du nouveau délégataire Kéolis en remplacement des Autobus aixois devait révolutionner les transports en commun en Pays d'Aix. Sur le papier, le dossier était assez séduisant : augmentation du kilométrage annuel, accroissement du nombre de lignes, adéquation et prolongements d'itinéraires et d'horaires, nouveaux véhicules moins polluants et adaptés aux personnes à mobilité réduite, tarifs inchangés, caméras à bord, embauche de conducteurs supplémentaires, économie sur le coût global du contrat, bref, des pépites à convaincre les plus irréductibles aux transports en commun.
Révolution il y a eu en effet. Mais pas celle qui était annoncée. Dès la mise en place du nouveau réseau en juillet, cela a commencé à tiquer malgré l'optimisme affiché à ce moment-là par Jean Chorro, "quelques dysfonctionnements semblent gommés", et l'affirmation du directeur de Kéolis qu'"une large concertation" avait été menée en amont, comme on le lit encore sur le site de la Communauté du Pays d'Aix.
Maryse Joissains pensait alors que quelques retouches suffiraient pour amortir le choc. Or, dans le magazine municipal Aix en dialogue de juillet-août, aucune information sur les changements n'a été donnée. Il faut remonter au numéro de janvier pour dénicher l'annonce succinte du changement de délégataire et quelques détails lapidaires sur les nouveautés et les modifications pratiques.
Curieusement, c'est après coup, début septembre, après les perturbations constatées par les usagers et des protestations par centaines, que cinq réunions publiques dites de "concertation" (tiens donc !) dans les quartiers ont été programmées du 12 septembre au 24 octobre.
Las, dès la première qui s'est tenue à l'Hôtel de Ville le 12, la colère s'est exprimée comme jamais face à Maryse Joissains, à Jean Chorro, au directeur de Kéolis et aux techniciens de la CPA. Alors, ni une ni deux, le maire annonce en préambule, et apparemment par surprise sinon par nouvelle improvisation, qu'elle annule tous les changements et qu'on revient au point de départ, c'est-à-dire à l'ancienne carte du réseau à partir du 20 octobre.
"C'est le b… dans la ville", "on a m…"
Dans une interview donnée à La Provence vendredi, Maryse Joissains parle, avec son sens inné de la formule poétique étrangère à l'Académie française, du "bordel dans la ville". En réunion, elle a même osé : "la connerie, ça a été de tout changer d'un coup", "on a merdé, on a merdé, je bats ma coulpe". Et fait porter le chapeau à son premier adjoint et au directeur général des transports de la CPA qui étaient en vacances en juillet. Belle défausse, en vérité. Elle aurait dû connaître elle-même un peu mieux le dossier en tant que maire et présidente.
Elle argue aussi de son souci de ne pas avoir cherché à communiquer en période électorale pour ne pas prêter le flanc à d'éventuels reproches de propagande à son profit.
Dans son éditorial du numéro de septembre de Aix en dialogue, paru avant l'annonce de l'abandon de la réorganisation, Maryse Joissains "évoque la grande colère des usagers" et indique qu'elle avait "exigé du gestionnaire privé que les suggestions des Aixois soient prises en compte". Puis, en page 6, il est fait état des perturbations relevées en juillet et des dates des rencontres publiques.
Mais là encore, sous une phrase d'apparence sybilline, le maire nous sert les mêmes excuses : "Devant ces désordres, Maryse Joissains, qui ne faisait pas partie de la commission qui a choisi le délégataire, a décidé de reprendre la main". Elle ne faisait pas partie de la commission mais c'est bien elle qui a fait voter la décision. Et avait cependant fait confiance à Jean Chorro, celui-là même qui avait si bien négocié le système V'Hello qu'il a fini en fiasco total.
Autrement dit, au rayon des affaires qui foirent, avec Maryse Joissains, c'est toujours la même limonade, comme on dit familièrement. Voilà ce que c'est que de vendre du vent en boîte alors que cette ville est toujours dépourvue de deux documents essentiels et vitaux : un Plan des déplacements urbains et un Plan local d'urbanisme.

bus mobilité

Coup de gueule... et coups de main

Du 16 au 22 septembre, c'est la Semaine européenne de la mobilité tendant à encourager les usagers à "la mobilité douce".
A ma connaissance, contrairement à d'autres années, la Communauté du Pays d'Aix n'a pas prévu de manifestation officielle à cette occasion. Il est vrai que la coïncidence du bouleversement du réseau de bus ferait quand même un peu tache.
Seules des associations en faveur de modes alternatifs de déplacements lancent des initiatives à Aix et dans le Pays d'Aix. Et c'est bien volontiers que je relaie les actions de l'ADAVA-ADTC Pays d'Aix et de Vélorution.

Sites internet :
http://adava.adtc.aix.free.fr/
http://velorutionaix.wordpress.com/
Et une pétition :
http://www.petitionduweb.com/Petition_pour_une_prime_velo_en_aix_en_provence-21975.html

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