mercredi 15 février 2012

Sarkozy candidat : "Mes voleurs pour la France"

 sarko cle elysee

sarko figaroCe soir, Nicolas Sarkozy reconnaîtra qu'il est candidat. A vrai dire, le suspense n'a jamais existé. Son temps de parole sera enfin décompté comme tel. Idem pour toutes ses dépenses. D'ailleurs, saisie deux fois par le PS, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avait estimé que le coût de certaines manifestations pourrait être "réintégré ultérieurement au compte de campagne"
Face à l'offensive et aux critiques, l'Elysée s'est dit prêt à le faire. Les principaux griefs concernaient les déplacements du président au cours desquels il tenait des propos électoraux de candidat. On devrait pouvoir juger sur pièce dès sa visite de demain à Annecy en tant que président. Et on mesurera la différence lors de sa venue au rassemblement organisé par l'UMP dimanche à Marseille. 
Les échanges plus frontaux vont donc démarrer entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, mais aussi avec les candidats ayant les signatures. Le personnage aura beau s'évertuer à se remuer dans tous les sens, rien ne pourra porter à croire qu'il serait désormais meilleur que pendant ces cinq années de casse, d'indignité et de mépris infligées aux Français. 
L'heure de son bilan arrive. Si ce n'est déjà celle de sa défaite et de son départ.  

compteur 81 jours
  

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lundi 13 février 2012

Quand politique ne rime pas avec éthique...

sarko paloma
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Avec ce quinquennat finissant, la question de l'éthique en politique se pose plus que jamais. Et avec quelle acuité ! 
Les cas de manquement à l'exemplarité ne concernent pas que les hautes sphères de pouvoir. Comme on peut le constater, la vie publique locale regorge elle aussi de règles de conduite dévoyées. Hélas !
Qui peut contester qu'il existe une grave crise de confiance des citoyens envers les institutions et le personnel politique ? La "chose publique" est devenue l'objet de désintérêt ou de rejet, notamment lorsqu'il s'agit de participer à des élections.
Les affaires et les scandales de quelques-uns sont une des causes de cette désaffection des électeurs. Mais ils n'expliquent pas tout. Les citoyens s'interrogent surtout sur l'incapacité de leurs représentants à agir sur le réel. On constate donc une sorte de rupture de la relation normale et directe que devraient entretenir les élus avec les citoyens. La crise semble profonde car elle est la crise du sens même de la politique.
Un sondage publié par Le Monde (2 février) indique que "les Français estiment que l'éthique recule en politique". "Les Français ne sont pas convaincus de la moralité des hommes et des femmes politiques. Il ne se trouve que 22% des personnes interrogées pour considérer que tous les politiques ou la plupart d'entre eux respectent les grandes règles de la morale." Un vrai coup de massue !
Autre constat sévère et sans appel, "près de trois Français sur cinq (58%) jugent que les gouvernants et les élus confondent leurs intérêts personnels et leurs responsabilités publiques davantage aujourd'hui qu'il y a vingt ans".
La cause est-elle désespérée voire irréversible ?
La justice, quand elle n'est pas entravée au plus haut niveau, parvient tant bien que mal à débusquer les malhonnêtes. Mais beaucoup de malversations restent cependant insuffisamment sanctionnées ou demeurent parfois inexplorées. Le pire, c'est lorsque leurs auteurs et leurs complices agissent dans l'opacité la plus complète, prenant garde de ne pas prêter le flanc à la moindre suspicion et donc à la moindre enquête.
Les citoyens ont leur rôle à jouer, et même le devoir d'aider la justice à faire le grand ménage. Certes, ce n'est pas simple mais il est toujours possible d'informer les autorités de police et de justice. L'un des exemples les plus probants en la matière est celui mis en place par l'association Anticor qui a engagé une veille permanente, une démarche déterminée et des actions vigoureuses pour lutter contre la corruption sous toutes ses formes.
Alors, faisons en sorte que politique rime enfin avec éthique.

logo france bleu provence 2
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edito jean laurent bernard 3

Des liens intéressants à consulter :

logo lemonde
Les détails du sondage "éthique et politique" :
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/01/les-francais-estiment-que-l-ethique-recule-en-politique_1637388_1471069.html

logo ethique
http://institut-ethique-contemporaine.org/code_ethique_politique.html

logo anticor new
http://anticor.org/

Le blog du député René Dosière :
http://renedosiere.over-blog.com/

L'argent de l'Etat sous Sarkozy :


Avantages en nature des élus locaux :
(Et une belle surprise à la fin !)


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vendredi 10 février 2012

Aix ville cobaye pour "People Hebdo" de La Provence

provence aix
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La Provence du samedi passe à 2 euros
pour Aix et Arles, cobayes du supplément "People Hebdo" !

Un choc ! Samedi dernier, en achetant La Provence, j'ai eu un choc. D'abord, le prix est passé à 2 euros au lieu de 1,60. La raison, on la trouvait dans un encadré placé en une. Et ce fut mon second choc. On apprenait que le journal aurait écouté ses lecteurs qui auraient "appelé de leurs vœux" l'ajout d'un magazine dit "People Hebdo" qui "parle autrement des stars que vous aimez" (sic).
Ma première réaction a été d'en rire. La seconde a été de lire la totalité de la note signée du directeur de la publication. Là, je me suis assis. Et j'ai feuilleté les 52 pages de cet immense "cadeau".
Sur l'instant, j'ai cru qu'on m'avait téléporté dans le salon de mon coiffeur préféré. Mais non, c'était impossible, j'y étais allé il y a seulement deux semaines. J'y avais vu les piles de ces magazines trafiqués et sans intérêt (au moins, pour ce qui me concerne) qui font leur beurre avec des photos et des publicités plein les pages pour appâter le gogo. Et puis, mon coiffeur, lui, n'en fait pas payer la curiosité et ne contraint personne à bouffer du "people" même en attendant de passer sur le fauteuil.
Mais là, être obligé de se farcir 52 pages chaque samedi sans avoir rien demandé et en payant 40 centimes de rab pour du néant, c'est un comble.
J'ai appris par mon marchand de journaux préféré (aussi) que La Provence avait lancé cette "nouveauté" uniquement à Aix et à Arles. Ah bon, me suis-je fait. On nous aurait donc fait cette fleur en avant-première pour tester notre capacité à nous instruire ?
Et les lecteurs des dix autres éditions locales alors ? Ne les prendrait-on pas par hasard pour des abrutis qui ne méritent pas d'être traités comme des êtres avides de la vie des "stars" ? A moins, chose plus probable, que les Aixois et les Arlésiens ne soient pour l'instant que les cobayes d'une opération qui ne tardera pas à être généralisée.

Décervelage ?
provence note aux lecteurs hebdo

J'ai cherché, et je cherche encore, à comprendre ce que peut bien signifier tout cela. Je suis allé regarder "l'ours" en page 2, c'est-à-dire le petit pavé qui recense les noms et adresses de l'éditeur et de l'imprimeur, et le nom des collaborateurs ayant participé à la fabrication du magazine. Et là, surprise. Alors qu'en une le supplément est estampillé "La Provence", il est écrit en toutes lettres que la société éditrice s'appelle "France régions participations", que son siège est celui du Groupe Hersant Media à Paris. Seul point commun avec La Provence, son président-directeur général et directeur de publication en est Philippe Hersant, également propriétaire de bon nombre d'autres journaux régionaux.
J'avais bien entendu dire que La Provence souffrait régulièrement de pertes de lecteurs. En 2011, par exemple, le journal a connu une baisse des ventes de 5% (source OJD).
J'avais aussi lu que, pour des raisons stratégiques, le Groupe Hersant Media allait se rapprocher et même fusionner avec le groupe de presse belge Rossel.
J'avais bien remarqué depuis quelques temps que La Provence faisait une publicité "Offre privilège" pour une livraison à domicile, là encore dans le but de redresser la barre. J'en ai d'ailleurs eu un brin de confirmation hier alors que j'allais en grande surface.
Dans la galerie marchande, j'ai aperçu un stand siglé La Provence tenu par deux personnes. De mémoire, c'était bien la première fois que je voyais ça. Alors, curieux comme je le suis, j'ai entrerpis de discuter avec l'un des deux jeunes hommes, au demeurant fort sympathiques. "Oui, m'a-t-il dit, on fait de la promo pour fidéliser les acheteurs". Et, a-t-il ajouté, "cela peut aider à créer jusqu'à 8 emplois de livreurs".
Tout en discutant, mais sans évidemment lui en faire reproche personnellement, je lui ai dit que le supplément de samedi dernier était lamentable et frisait même pas mal l'arnaque au prix. "Beaucoup de gens nous disent ça. Mais, nous, on n'y peut rien."
D'accord, mais alors que faire ? Dois-je maintenant m'abstenir d'acheter le journal du samedi avec ses autres suppléments, TV magazine et Version Fémina (autre prétexte à maquillage publicitaire à chaque page) ? Ou dois-je refuser d'entériner ce chantage mercantile qui force la main, le portefeuille et l'esprit ?
Ce n'est pas sans tristesse que je pose ces questions car ma grande passion pour la presse écrite a commencé dès l'âge de 10 ans. Depuis, j'ai beaucoup lu et eu aussi tout loisir de trier dans tout ce qui est proposé. J'ai, par exemple, abandonné tout achat d'hebdomadaires nationaux farcis de publicités parfaitement intrusives et indigestes visant à nourrir les réflexes de consommation.
Comme on s'en est sans doute rendu compte à la lecture de ce blog, j'ai une faveur particulière pour la presse sans publicité, une presse que je soutiens, ne serait-ce qu'en allant l'acheter.
Il faut que je prenne vite ma décision. Aïe, demain, c'est samedi !   

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jeudi 9 février 2012

Le Ravi nous dit tout sur "les monnaies citoyennes"...

une ravi 93La crise, l'euro, on a l'impression que tout ne tourne plus qu'autour de ça. Le Ravi de février nous dévoile des "monnaies complémentaires". Des quoi ? De l'argent créé en parallèle de la monnaie officielle, destiné à un usage social et solidaire entre citoyens. Le mensuel y consacre un supplément de 8 pages (Festi'Fric), exemples à l'appui. Un bon dossier à lire tout comme celui sur la Nostalgérie. Un tour d'horizon actualisé et nécessaire, en particulier pour notre région qui a vu le débarquement initial des Pieds-Noirs. Le Ravi dresse un état des lieux complet avec la campagne présidentielle en ligne de mire. 
Ce numéro, qui fait aussi la part belle à une galerie de portraits politiques et à une analyse sur l'abstentionnisme local, est donc fort utile pour s'informer sur les enjeux électoraux des semaines à venir. Pour le reste, c'est toujours l'abondance avec des brèves, des rubriques et des dessins qui donnent la pêche.

Le sommaire du n° 93 de février :
http://www.leravi.org/spip.php?article1247
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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mardi 7 février 2012

De la baston à Marseille contre Patrick Mennucci

mennucciGrosse baston à Marseille.
C'est Patrick Mennucci entouré de son équipe de militants en tournée pour les campagnes présidentielle et législative qui en ont fait les frais.
Une dizaine d'agresseurs cagoulés et bien outillés leur ont balancé des projectiles et s'en sont pris physiquement à quelques personnes, avec violence.
Ce n'était pas une simple rixe, comme cela semble être devenu stupidement la mode au moindre petit regard innocent de travers immédiatement jugé agressif.
Non, en arrière-plan de ce rodéo en plein jour, il faut y voir une conséquence de l'ambiance politique pourrie qui règne depuis les règlements de compte directs ou indirects liés aux affaires judiciaires touchant les frères Guérini.
A la vue du futur candidat Mennucci dans un secteur tout "dévoué" à Jean-Noël, les attaquants ont balancé "Ici, c'est à Guérini !". Encore heureux qu'il n'y ait pas eu des coups de feu. Mais sait-on jamais, hein ?
Sur son blog, Jean-Noël Guérini a publié ce message : "Je condamne avec la plus extrême fermeté ces agissements inqualifiables. [...] Mon nom aurait été prononcé par les agresseurs. Je m’en étonne et si cela est avéré, je considère ces insinuations intolérables et inacceptables. Je ne peux admettre ni cautionner que mon nom soit associé à des faits d’une telle gravité. Pour l’heure, mes pensées vont aux personnes agressées à qui je souhaite un prompt rétablissement."
Bonne réaction, certes, il faudra maintenant rechercher ceux qui ont mené ce raid. D'autant que Patrick Mennucci relate que ce n'est pas la première fois, même si la fois précédente n'a pas atteint ce degré de gravité.
Pendant ce temps, la justice suit son cours dans les liaisons obscures qui ont mis au grand jour les affaires. Là encore, à partir d'une lettre anonyme qu'ils ont reçue, les magistrats s'intéressent aux conditions du départ de Jean-David Ciot du cabinet de Jean-Noël Guérini. Ils souhaitent en savoir plus sur sa position administrative et les sommes qu'il a perçues en 2011.
Est-ce une méchante dénonciation pour régler des comptes ou y a-t-il eu des arrangements amiables, sachant que Ciot ne pouvait pas rester l'employé du CG13 alors qu'il s'apprêtait à être candidat aux législatives ? Décidément, il n'y a pas que les égouts qui dégagent de drôles d'odeurs.

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Sarkozy et Merkel tiennent la corde, tels des pendus

sarko merkel 1 

Complément de programme de figures imposées hier soir sur France 2.
Tels deux tourtereaux, pas franchement perdreaux de l'année, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sont venus faire la paire, sur une piste qui s'annonce glissante, pour dire combien leurs cœurs battent à l'unisson.
Dommage pour le duo, le fil blanc de leurs pirouettes n'a pas réussi à camoufler la grosse corde d'une opération de communication. Une corde qui pourrait bien pendre le tandem, Sarkozy en mai et Merkel à peine un an plus tard.
Au jeu du "nous nous soutenons mutuellement" parce que "nous faisons partie de la même famille politique", Merkel n'a sans doute pas bien compris que son ami risque de dérouiller grave, comme on dit familèrement.
Le culot des deux n'ayant pas de frontières, on les a vus s'afficher comme les représentants de leurs partis respectifs mais surtout avec les habits de président et de chancelière dans un décor tout ce qu'il y a d'officiel. Belle confusion volontaire des genres !
Le plus cocasse dans cette bouffonerie télévisée mimant les étreintes, c'est que Merkel est venue apporter une aide à quelqu'un qui ne s'est pas encore déclaré candidat. "C'est nouveau, ça vient de sortir", moquait Coluche à propos de la nouvelle formule d'une marque de lessive censée laver plus blanc. Comme a ironisé François Hollande, "que Nicolas Sarkozy ait besoin d'Angela Merkel en dit long sur sa situation".

 sarko merkel 2

 sarko froid

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vendredi 3 février 2012

Contrat Joissains au Conseil d'Etat : La Ville informée

joissains arrete CM 22
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On le sait, en mai 2005, alors que j'étais conseiller municipal d'opposition, j'avais contesté la légalité du contrat signé par Maryse Joissains recrutant Alain Joissains comme collaborateur de cabinet, d'abord en tant que conseiller spécial du maire puis en tant que directeur de cabinet pour la période allant de 2001 à 2008.
Selon moi, l'indice appliqué au calcul de la rémunération accordée était excessif et contrevenait dès lors à la loi de 1984 régissant la Fonction publique territoriale. 
Très récemment, un autre pas a été franchi dans le cadre de la procédure de mon pourvoi en Conseil d'Etat contre l'arrêt de la Cour d'appel de Marseille annulant le jugement du Tribunal administratif qui avait fait pourtant droit à ma requête.
En décembre dernier, la Ville d'Aix-en-Provence a reçu copie de mon pourvoi qui a officiellement été enregistré au greffe du Conseil d'Etat. La Ville est donc désormais en possession de l'ensemble des éléments du dossier et va pouvoir formuler ses réponses.
Comme la loi l'ordonne, le maire est tenu de présenter régulièrement un rapport dressant la liste de tous les arrêtés qui relèvent de sa compétence, notamment ceux qui ont trait à des procédures judiciaires. Ces informations dues aux élus ne nécessitent aucun vote lorsqu'il s'agit d'actions en défense et non de demandes d'autorisation d'ester en justice à l'initiative expresse du maire.
C'est ainsi que, lors de la séance publique du conseil municipal du 23 janvier, Maryse Joissains a donc présenté le compte-rendu le plus récent. Parmi la longue liste des arrêtés, figurait celui qu'elle a signé pour exercer la défense de la Ville et demander l'inscription de la rémunération de son avocat au budget municipal.
Comme je le fais aujourd'hui encore, je continuerai de publier toute autre nouvelle information sur l'évolution de la procédure.

(Clic sur l'image pour agrandir)
Détail du contrat initial entre Alain Joissains et Maryse Joissains
Contrat initial entre Alain Joissains et Maryse Joissains

Tous les éléments de la procédure :
Jugement du Tribunal administratif,
Arrêt de la Cour administrative d'appel et explications
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/12/16/22976829.html http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/06/14/21393622.html

Note personnelle : Suite à mon article de décembre, de nouvelles personnes ont proposé d'apporter leur soutien amical, moral et financier à ma démarche engagée devant les tribunaux il y a déjà presque sept ans. Que ces personnes trouvent ici l'expression de ma sincère gratitude. Par souci de transparence, j'indique qu'à ce jour les contributions avoisinent 20% du total des dépenses. Encore merci à chacun et à ceux qui souhaiteraient aussi participer (me contacter par mail en cliquant en haut à gauche sous ma photo).

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mercredi 1 février 2012

Guérini : Affaires... de motion et d'émotions au CG13

guerini dessin - visageIl nous faudrait presqu'un Balzac pour démêler tous les fils qui relient tant de personnages dignes de peupler un vrai feuilleton.
Partie d'une lettre anonyme, l'enquête, dont le pivot central est Alexandre Guérini, s'est étoffée autour de lui pour articuler les nombreux cercles proches ou connexes qui constituent la nébuleuse des affaires.
Sur son large bureau, le juge Charles Duchaine doit certainement avoir, un peu à la manière efficace de notre écrivain, des étiquettes multicolores portant les patronymes des divers protagonistes plus ou moins enferrés dans le tas des différents dossiers à l'étude. C'est-à-dire, marchés publics, influences, pressions, coups tordus, transactions opaques, abus de biens sociaux, réseaux, et on en passe. Un écheveau très complexe à dénouer, rude tâche s'il en est.
On en est maintenant à suspecter le cas d'autorisations de certaines maisons de retraite dépendant du Conseil général des Bouches-du-Rhône et de l'arbitrage final de Jean-Noël Guérini.
Ce volet avait fait l'objet d'une série d'observations par la Chambre régionale et territoriale des comptes en 2008 qui affirmait notamment que "les décisions du CG13 sont parfois motivées de façon étonnante (...) ; certains motifs sont erronés et masquent la volonté de ne pas travailler avec un promoteur particulier".
Il y a une semaine, le juge a fait perquisitionner les locaux du service qui instruit les demandes. Quelques jours avant, on parlait déjà de sommes conséquentes ayant transité par le Luxembourg et ayant pu servir à favoriser et accélérer les autorisations indispensables pour ouvrir un établissement.
Ainsi, a-t-on appris que celle située à Vauvenargues, en Pays d'Aix, ferait partie du lot grâce au versement de commissions. Pour essayer de comprendre comment les choses se sont passées, le directeur du service départemental a été mis en garde à vue. Il est apparu que des proches d'Alexandre Guérini auraient là aussi joué un rôle d'intermédiaires.
Hier, nouvelle étape, c'est la maison de retraite de Saint-Marc Jaumegarde, elle aussi située en Pays d'Aix, sur le point d'ouvrir, qui a attiré l'attention de la justice pour les mêmes raisons. A ce train, c'est l'ensemble des maisons de retraite de même nature qui risque d'être examiné de très près.
Pendant ce temps, La Provence rapportait qu'une rumeur courait sur une motion de défiance circulant entre les mains de conseillers généraux voulant en finir avec Jean-Noël Guérini. Vraie fronde naissante ou simple ballon d'essai pour sonder les réactions ?
Guérini a réagi et parle d'un faux et d'une manipulation et annonce qu'il va porter plainte contre le journal pour cet article et celui sur les maisons de retraite (voir vidéo). Pour mémoire, depuis le début des affaires des deux frères, Guérini a toujours protesté sans parfois pouvoir empêcher quelques vérités d'éclater au grand jour.
Dernier épisode, lundi, il a reçu Eugène Caselli pour la signature de plusieurs conventions portant sur les contributions financières du CG13 à des grands projets de Marseille Provence Métropole. Les médias présents relatent l'atmosphère tendue entre les deux hommes. Pour ces retrouvailles après de longs mois d'emplâtrages réciproques, alors que Guérini tentait de surjouer la bonhomie, Caselli se retenait de manifester tout signe d'effusion débordante. On ne sait pas trop qui rira le plus jaune au final.

logo bakchich
http://www.bakchich.info/france/2012/01/30/marseille-en-attendant-la-fronde-des-elus-61109

logo marsactu
http://www.marsactu.fr/2012/01/31/caselli-chez-guerini-une-histoire-de-fini-parti/

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lundi 30 janvier 2012

Nicolas Sarkozy candidat à la course en dettes

sarko tv

"Sarkozy a commencé son quinquennat en donnant aux riches, il le finit en prenant aux pauvres, c'est sa cohérence." Philippe Besson, écrivain

Le vrai faux suspense a finalement été levé hier soir. Il est évidemment candidat. Et on a bien assisté au début de la dernière tournée du Sarkozy Circus. Il avait pourtant pris la précaution de glisser que "les Français sont revenus de tout le cirque" et même d'ajouter "j'ai le sens du ridicule". Cela ne l'a pas empêché de se livrer à son numéro préféré, celui du concours du bateleur qui aura le plus gros culot.
Pour expliquer le sens de sa démarche, et ne reculant devant rien, il a dit préférer le mot "authenticité", pas sincérité ni honnêteté, non, "authenticité". Il est vrai que sa carrière et sa présidence parlent pour lui. Que d'exemples on pourrait citer. En voici deux qui feront l'affaire.
A propos de Lejaby, il s'est engagé à sauver le site de production pour éviter sa délocalisation en Tunisie. Fallait oser. Ayons une pensée émue pour ces salariées qui ont dû frémir en se rappelant les promesses martiales et définitives proférées à Gandrange.
Au sujet de la TVA sociale, qui n'a rien de social, il a balancé, un rien gonflé, sans être contredit par aucun de ses interlocuteurs, "vous ne m'avez jamais entendu prononcer ce nom". Dommage pour lui, comme c'est souvent le cas lorsqu'il y va à l'estomac, des archives disent le contraire (voir vidéo).
Quant aux mesures énoncées hier soir, il a bien été obligé de reconnaître qu'elles attendront quelques longs mois, si toutefois il devait être réélu.
Comme je l'ai dit dans un précédent article, cette campagne présidentielle va être réjouissante et nous allons vivre de passionnants moments.
Alors, comment résumer cette prestation largement diffusée, à l'exception, notons-le, de chaînes comme Comédie, Cuisine TV, Boomerang voire Dorcel TV ? Je vais vous le dire et une phrase suffira. Hier soir, le président auto-proclamé du pouvoir d'achat a voulu se muer en candidat du rachat, il finira peut-être comme postulant aux crachats.

sarko gandrange promesses
  

Ah, ces touchantes marques d'amitié !
*
Le 6 mai 2007, soir de l'élection de Nicolas Sarkozy, fut moment de très grande réjouissance à TF1. On avait surpris l'impartiale Claire Chazal boire un verre de champagne dans le studio où elle présentait les résultats. 
* En 2004, le très dévoué Jean-Marc Sylvestre a été fait chevalier de l'Ordre national du Mérite et officier de la Légion d'honneur et décoré par Nicolas Sarkozy. Il est aussi un ami de Claude Guéant avec qui il a passé d'excellentes vacances en Tunisie en 2008.
Hasards de la programmation d'hier soir, un vrai festival :
Braquage à l'italienne sur TF1, Le serpent sur F2, La guerre des fromages qui puent sur F5, La France sauvage sur Arte, Travail, famille, santé, faut-il se doper pour tenir le coup ? sur M6, Le grand bazar sur NT1, Lie to me Zone rouge sur Paris Première.
Tous les bilans sont catastrophiques :
Records du chômage, des déficits, des dettes, des cadeaux aux riches, de la pauvreté, de la casse sociale, du démantèlement de l'éducation, de la santé, de la justice... Sans oublier l'arrogance, le cynisme et la vulgarité...

PS la droite cest la dette

Réactions
de Bernard Cazeneuve, porte-parole de la campagne de François Hollande
et de Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste


Message personnel à Nicolas Sarkozy :
Vous voulez protéger tous les Français, avez-vous dit. Merci de ne pas me compter car je ne crois pas vous avoir demandé quoi que ce soit. N'y voyez pas là un manque de confiance en vous mais je tiens à m'occuper moi-même de mon propre sort. Sans vous.

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vendredi 27 janvier 2012

Hollande pousse Juppé dans le tournis du grand huit

hollande pedalo torpille

"Quand vous arriverez au pouvoir, on verra ce que vous ferez." En l'entendant lancer cette apostrophe au futur et pas au conditionnel à Francois Hollande, on se demande si Alain Juppé mise encore sur une victoire de Nicolas Sarkozy.
Hier soir sur France 2, on allait voir ce qu'on allait voir. Après quelques séquences avec des questions qui ont versé dans la médiocrité à propos de la personne du candidat, suivies de questions sur son programme, est venu le débat attendu entre François Hollande et Alain Juppé. Depuis le début, François Hollande avait déjà promené les journalistes sur le grand huit. Bien préparé, il était donc chaud pour accueillir Alain Juppé.
Pour parler en défense de Nicolas Sarkozy, c'est curieusement le numéro deux du gouvernement, ministre des affaires étrangères, qui a suppléé le premier ministre. C'est comme envoyer le valet à la place des maîtres.
On le sentait crispé et inhabituellement en dessous de ses moyens. S'il avait été le vrai candidat, il aurait sans doute été meilleur. Mais comme il était bien obligé de défendre le bilan du président, alors que François Hollande en est au projet, il a paru faire le service minimum comme si la partie était fichue.
Car ce qui était frappant, c'était l'impression qu'il dégageait d'être lui-même atteint par l'ambiance délétère qui règne dans le camp de l'UMP et que, même venu par devoir, il n'y croyait plus. François Hollande n'a pas eu trop de mal à l'emmener lui aussi faire un tour sur son grand huit en appuyant un peu plus sur la manette de la vitesse pour le déstabiliser.
Histoire de conjurer le sort, Alain Juppé a conclu son intervention de manière assez inattendue : "Depuis 20 ans, le favori du mois de janvier n'a jamais été l'élu du mois de mai." La remarque était pour le moins maladroite puisqu'un exemple au moins témoigne du contraire : Nicolas Sarkozy était en tête en janvier 2007 et il a gagné. Depuis le Bourget, selon moi, on en est à Hollande : 3, Sarkozy : 0.
Maintenant, attendons dimanche pour savoir ce que le président sortant peut bien encore avoir en réserve. Mais il est fort à parier qu'il encaissera un quatrième but. Par les Français, cette fois.

La conclusion de François Hollande



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