vendredi 20 juillet 2012

Le blog se repose pour une pause estivale

coucher de soleil

En période estivale, est-il honteux de bloguer moins pour se reposer plus ? Le blog fait donc sa pause pour respirer un peu jusqu'au 10 septembre.
Car, chers amis, quelle année nous avons vécue ! On a dégagé Nicolas Sarkozy de l'Elysée. Et on a sorti Maryse Joissains de l'Assemblée nationale. Ce n'est pas rien pour notre repos républicain. François Hollande redonne enfin une image plus digne et plus apaisée de la fonction présidentielle et la nouvelle majorité de gauche semble plus respectueuse des Français.
Certes, la rentrée ne sera pas moins difficile que les précédentes car les miracles ne sont pas encore pour demain. Mais on sent une volonté d'instaurer plus de justice, d'éthique et d'humanisme dans les décisions politiques.
Pour moi, cela est un début de satisfaction que je savoure sans pour autant tomber dans une quelconque conviction naïve que la gauche résoudra tous les problèmes.
Les temps sont durs, notamment pour les millions de personnes qui n'ont pas de travail ou de logement décent. Il faudra prioritairement œuvrer pour que ces gens trouvent ou retrouvent des conditions de vie plus acceptables.
D'autres combats seront nécessaires. A Aix aussi, il faudra songer dès la rentrée à préparer l'élection municipale de 2014 et faire en sorte que la gauche ne rate pas une fois de plus sa chance de revenir à la mairie.
Je le dis ici aujourd'hui, j'y contribuerai sans économiser mes forces pour qu'une équipe totalement engagée, pleinement déterminée et vraiment honnête mette en place le projet réaliste et cohérent dont la ville a besoin après tant d'années de pilotage à vue. Nous en reparlerons d'ici quelques semaines.
En attendant, permettez-moi, tout en vous remerciant pour votre touchante fidélité quotidienne, de souhaiter à chacune et à chacun d'entre vous de profiter au mieux des plaisirs qu'offre la vacance estivale.

hollande et ump

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lundi 16 juillet 2012

Le juge Philippe Bilger "acquitte" Maryse Joissains

joissains bilger LAC(Clic sur l'image pour agrandir)

17h00 : Actualisation : 
Voir le dernier lien ajouté renvoyant à l'article choc de Christine Clerc sur "La Madame Sans Gêne d'Aix"

Vous connaissez sans doute Philippe Bilger, au moins pour l'avoir souvent vu dans bon nombre d'émissions de télévison traitant de problèmes de justice dont il est un expert apprécié. Il est actuellement magistrat honoraire mais il a longtemps été juge d’instruction et avocat général.
Pour ma part, je dois avouer que je l'ai toujours écouté avec grand intérêt, à la fois pour ses qualités d'analyse et pour ses avis souvent hors des sentiers battus. Pour tout dire, Philippe Bilger est un homme respecté pour sa carrière faite de droiture, d'engagement et d'humanisme.
Depuis 2005, il tient un blog fort instructif intitulé "Justice au singulier" par lequel, dit-il, il souhaite entretenir un dialogue avec ses concitoyens sur les problèmes de justice et de société.
Il fait également partie des "blogueurs associés" du site Marianne2 qui lui offre la possibilité d'y publier ses tribunes libres, remarquablement écrites d'ailleurs.
A titre politique, l'homme a eu l'honnêteté de reconnaître qu'il avait voté pour Nicolas Sarkozy en 2007. Très vite cependant, il a admis avoir déchanté en voyant au fil des jours son quinquennat tourner au cauchemar, en particulier dans le domaine de la justice. Bilger est devenu alors l'un des pourfendeurs les plus acérés et intraitables de la politique de l'ex-président.
A l'élection de 2012, il a donc décidé de se prononcer en faveur de François Hollande qui lui semblait être plus présentable. Et en effet, cette fois, il paraît être emballé du premier coup, si l'on juge par l'article laudateur qu'il a mis en ligne hier, au lendemain des cérémonies du 14-Juillet.
Ces rappels étant faits, j'en viens au sujet réel qui motive mon papier de ce jour.
Il y a une semaine, Philippe Bilger a commis sur son blog un article dont le titre a immédiatement attiré ma curiosité : "Maire d'Aix, ex-députée, c'est tout ?" repris trois jours après par Marianne2 sous cet autre intitulé "Qui est Maryse Joissains ?" La lecture du texte m'a frappé, c'est peu de le dire.
Bilger semble s'y ériger en dernier défenseur de la maire d'Aix, tombant ainsi, un peu naïvement à mon avis, dans le piège grotesque des sentiments de compassion dont Joissains est devenue la spécialiste.
A le lire, elle devrait bénéficier de circonstances atténuantes car, à partir de ce qu'on lui en a dit, il estime que le parcours de vie de Joissains n'eut rien de facile. Il ne cite pas Cosette mais on y pense. Or, le mélange des genres est à proscrire. L'individu privé est une chose et le personnage public en est une autre.
Depuis quand excuse-t-on à des élus des comportements vulgaires et outranciers et surtout la mise en cause des simples règles républicaines ? Selon moi, dans ce cas précis, Bilger, homme pourtant sensible et fin, s'est malheureusement laissé submerger par des considérations personnelles et subjectives qui n'ont rien à voir avec l'exemplarité absolue que commande la vie publique.
J'ai donc posté coup sur coup à l'adresse de Bilger un même commentaire sur les deux sites. A l'évidence, je n'ai pas été le seul à m'étonner de la teneur de la démonstration, d'autres internautes ne se sont pas non plus laissé berner. J'invite chacun à prendre quelques secondes pour découvrir l'article en question et aussi l'ensemble des commentaires postés sur chacun des deux sites...

logo bilger

Le 9 juillet sur le blog personnel de Philippe Bilger :
"Maire d'Aix, ex-députée, c'est tout ? 
http://www.philippebilger.com/blog/2012/07/maire-daix-ex-d%C3%A9put%C3%A9e-cest-tout-.html

logo marianne2

Le 11 juillet sur le site Marianne2 :
"Qui est Maryse Joissains ?"
http://www.marianne2.fr/Qui-est-Maryse-Joissains_a220617.html?com#comments

Le 15 juillet, Philippe Bilger à propos de François Hollande :
"Une présidence de rupture normale"
http://www.philippebilger.com/blog/2012/07/une-pr%C3%A9sidence-de-rupture-normale.html

Actualisation :
L'article époustouflant de Christine Clerc !
"La Madame Sans Gêne d'Aix"

A propos de son idée de s'intéresser d'un peu plus près à Maryse Joissains, Philippe Bilger précise d'entrée dans son article : "Je n'aurais pas eu l'idée de consacrer un billet à ce personnage certes haut en couleur et en propos si elle n'avait pas fait l'objet d'un portrait remarquable par Christine Clerc dans Marianne".
Après quelques recherches, j'ai enfin retrouvé l'article de Christine Clerc publié le 7 juillet dans Marianne. Un vrai choc ! A lire in extenso !
 

http://www.wmaker.net/christine-clerc/La-Madame-Sans-Gene-d-Aix-en-Provence_a586.html

Et pour finir, un dessin rien que pour le plaisir

sarko qui est-ce

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jeudi 12 juillet 2012

Confidences de Maryse Joissains sur sa déconfiture

joissains défaite

A chaque parution du magazine municipal Aix en dialogue, n'étaient les deux pages produites par les élus d'opposition pour leurs tribunes qui ne peuvent rendre compte de leur rôle que de façon très partielle, les trente-huit autres sont un hymne ébouriffant à l'action forcément exemplaire du maire. Quant à la double page de tribune de l'encore "majorité municipale", c'est toujours Maryse Joissains qui s'exprime, jamais aucun autre élu de son équipe, mais passons.
Le numéro sorti ces jours-ci pour couvrir la période estivale n'échappe pas à la veine des louanges que s'auto-décerne systématiquement Maryse Joissains depuis quelques années. Pourtant, il y a un mois, les électeurs aixois et limitrophes ont sévèrement déjugé son bilan parlementaire et, par voie de conséquence, son bilan municipal et communautaire en lui ôtant son siège de députée.
Cette fois-ci, elle livre ses réactions et réflexions sous forme d'interview, que le magazine sur-titre "éclairage politique", pour commenter les suites de la perte de son mandat national.
Première question : "Vous allez avoir deux jours par semaine de plus sur Aix, comment allez-vous les organiser ?" Cela laisse déjà entendre que l'élue ne passait pas tout son temps à Aix et encore moins à l'Assemblée nationale.
Réponse : "Je vais prendre ce temps supplémentaire pour mieux expliquer les projets aux Aixois. Je vais renforcer la concertation et les rencontres avec la population autour des enjeux des grands dossiers. En 10 ans, la ville et le Pays d’Aix se sont métamorphosés. Nous avons fait un travail considérable et j’ai pensé que cela plaidait pour moi. C’est vrai que l’on est jamais élu sur un bilan."
C'est donc bien confirmé, un cumul de mandats aussi lourds ne permet pas de mener une action efficace. L'aveu est assez clair puisque Joissains déclare vouloir maintenant s'impliquer davantage, même si elle admet s'être en quelque sorte fourvoyée dans sa conviction que les Aixois lui seraient reconnaissants.
Question suivante : "Ce mandat va-t-il manquer à votre gestion de la ville ?"
Réponse : "En réalité, non. Cela m'a bien servi pendant dix ans." On est heureux de l'apprendre. "Personnellement, j’ai réussi à tout mener de front car je consacre la totalité de mon temps à mon travail." Sauf que, prétendre être à la fois au four et au moulin ne donne pas toujours du bon pain.
Autre question téléphonée : "Avez-vous une explication à votre défaite ?" Et là, c'est bien simple, selon elle, elle serait la victime de "la conjonction d'un certain nombre de faits". Autrement dit, ne cherchez pas, rien ne lui est imputable.
Car, tenez-vous bien, c'est bien sûr la faute à "la vague rose", au "redécoupage de sa circonscription", à "la division de la droite", et, le meilleur du meilleur pour la fin, aux "assertions mensongères permanentes sur mes choix mais également la violence des critiques sur ma personnalité m’ont déstabilisée. Des comportements que j’ai traités à la légère pensant que les Aixois rétabliraient d’eux-mêmes. Sauf que la répétition a certainement permis à mes adversaires d’obtenir ce qu’ils souhaitaient."
Et là, soit on pleure, soit on rit. D'autant que, à la question suivante portant sur ses critiques insensées lors de l'élection de François Hollande, Joissains déclare "Je ne retire rien de ce que j’ai dit mais j’aurais dû prendre plus de recul pour mieux communiquer avec la population. Pour lui faire comprendre que la médiatisation de la campagne au détriment de Nicolas Sarkozy n’avait pas été démocratique. Après une campagne harassante, j’avais envie de crier mon indignation. Je ne crois pas que les Aixois de la droite républicaine aient pu me reprocher un moment de ferveur."
C'est grave d'avoir les neurones qui jouent au ping-pong, docteur ? 
Ultime question, empathique cette fois : "Comment, sur un plan plus personnel, vivez-vous cette situation ?" Attention, c'est là qu'on craque ! "C’est une épreuve très douloureuse. Les jours qui ont suivi la défaite ont été terribles. Personne ne s’y attendait, pas même mon adversaire. Ce n’est pas une question de pouvoir, car je m’en tiens éloignée, ni d’argent puisqu’avec l’écrêtement de mes indemnités cela ne va pas vraiment changer... Ce qui est dur, c’est qu’une population que j’ai cru bien servir m’a manifesté un désamour qui m’a touchée." Que le peuple peut être ingrat quand même !
Voulez-vous que je vous dise, chers amis lecteurs ? Je vais sans doute écourter mes congés pour me morfondre et verser une grosse larme. Non, je blague...

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lundi 9 juillet 2012

Alerte : Le Ravi de l'été fait monter le thermomètre

une ravi 98

Qu'on se le dise, le Ravi de l'été a décidé de faire tomber tous les tabous. Et sa réjouissante couverture n'en dissimule rien ou presque. Et, après tout, pourquoi faudrait-il se voiler la face tant il est devenu banal de tout montrer. 
Mais, qu'on se rassure, même si cette enquête fourmille d'informations livrées ici sans détour, le contenu ne se veut aucunement scabreux. Les lecteurs jugeront par eux-mêmes. 
Au-delà de ce clin d'œil, le mensuel fait aussi la part belle à bien d'autres sujets. Il détaille les diverses réunions des économistes et de leurs concurrents "déconnomistes" qui ont occupé le pavé aixois ce weekend. 
Il revient aussi sur les législatives de notre région, interroge le seul député écologiste du département et décerne le Ravi de plâtre à Renaud Muselier qui n'en finit plus de se faire dépouiller de tous ses mandats et qui annonce son quasi retrait de la vie politique. 
La dernière page du journal est consacrée à l'interminable saga Guérini intitulée "le système bouge encore". Les perspicaces et les curieux pourront y relever que votre ci-devant serviteur a un peu alimenté les auteurs en leur donnant également quelques tuyaux pour leurs recherches. 
Enfin, et comme il nous y a habitués, le Ravi nous retient encore grâce à ses brèves, ses dessins et son humour. A ce propos, il est vivement conseillé de ne pas rater non plus la vraie-fausse carte postale d'une page adressée par l'ex-élyséen en grandes vacances désormais forcées à sa chère marine nationale qui l'a fait chavirer vers la mortelle ligne du front. (Clic sur l'image pour agrandir)

Le sommaire du n° 98 :
http://www.leravi.org/spip.php?article1322
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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vendredi 6 juillet 2012

Sénat : Autres bravades de Sophie Joissains

logo senat

Pour compléter mon article de mercredi, voici une brève suite qui n'est à vraiment dire guère plus flatteuse pour Sophie Joissains. Le parasitage de la sénatrice UMP a commencé dès l'annonce par Jean-Pierre Bel, président du Sénat, de la prise de parole de Laurent Fabius.
Sa première exclamation a été "Hou !", répétée trois autres fois de la même façon après chaque phrase du ministre. Elle a ensuite varié un peu son lexique de l'incorrection en proférant deux fois le mot "Leurre !"
Maintenant, il est peut-être intéressant d'essayer de comprendre les motivations sous-jacentes qui ont poussé la sénatrice à sortir de la bienséance. Outre le fait qu'elle est désormais dans l'opposition, elle a sans doute voulu marquer là sa désapprobation à l'égard de la personne même de Fabius.
Il faut se rappeler que sa maire d'Aix, désormais ex-députée, ne cesse de se prévaloir d'avoir mené une croisade, parmi d'autres, lors de l'affaire du sang contaminé lorsque Fabius était premier ministre dans les années 80. Or, la Cour de justice de la République avait complètement innocenté Fabius. Nonobstant, Maryse Joissains maintient aujourd'hui encore envers l'homme une haine tenace qui n'est absolument pas justifiée.
Et c'est ce virus totalement démagogique qu'elle a transmis à sa fille.

                                         Autres petits extraits
La parole est à M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères. 
(Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe écologiste, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)
Mlle Sophie Joissains Hou !
M. Laurent Fabius, ministre : [...] Cet engagement a fait l’objet d’un long débat démocratique et, après avoir élu, le 6 mai, François Hollande à la tête de l’État, les Françaises et les Français ont choisi la cohérence en donnant à la gauche une large majorité parlementaire.
Mlle Sophie Joissains Hou !
Un sénateur du groupe UMP : Pas ici !

sophie joissains huff post

L'article du Huffington Post :
http://www.huffingtonpost.fr/2012/07/04/comment-une-senatrice-ump_n_1649292.html?show_comment_id=166246203#comment_166246203

"Sénat : Sophie Joissains se lâche comme sa maire" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/07/04/24634494.html

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mercredi 4 juillet 2012

Sénat : Sophie Joissains se lâche comme sa maire

sophie joissains tancée par bel

Hier avait lieu, en même temps à l'Assemblée nationale et au Sénat, la séance de la première déclaration de politique générale du gouvernement. Jean-Marc Ayrault était devant les députés tandis que Laurent Fabius lisait le même texte devant les sénateurs.
Comme il fallait s'y attendre, les parlementaires de droite des deux hémicycles, encore enragés depuis leurs défaites électorales, ont bruyamment essayé de parasiter le discours des deux orateurs gouvernementaux.
Grands gestes, cris, apostrophes, chahut, c'était finalement pour eux le seul moyen pathétique qu'il leur restait pour faire savoir qu'ils existaient encore un peu. A les observer ainsi, on avait un peu l'impression, c'est la mienne en tout cas, que ces survivants des urnes n'avaient décidément rien appris des raisons pour lesquelles les électeurs les ont réduits à de la figuration.
Rappelant par instants l'image vulgaire et agitée de Nicolas Sarkozy et de certains anciens ministres, hier, pas mal de députés et sénateurs de la droite restante et rabougrie se sont comportés exactement comme quand ils étaient au pouvoir, avec le même manque de tenue et de dignité. Misérable et honteux.
Et devinez qui a cherché à se distinguer en endossant au Sénat le rôle de jacasse de service ? Sophie Joissains. Au cours des 90 minutes qu'a duré le discours de Laurent Fabius, elle a proféré à la cantonade pas moins de 17 bravades sonores censées déstabiliser l'orateur.
Elle s'est évidemment attirée deux observations de Laurent Fabius dès le début de sa prise de parole "Un instant, madame !", et plus loin "Madame, nous avons bien noté que vous étiez présente !" (Rires et applaudissements à gauche). Puis, celle d'un sénateur qui lui a lancé un "Taisez-vous donc !" et un autre "Taisez-vous donc, sortez plutôt !".
Enfin, c'est Jean-Pierre Bel, le président du Sénat en personne, qui est intervenu pour remettre la perturbatrice du jour à sa place : "Madame, permettez-moi de vous dire, le Sénat est cité souvent pour sa courtoisie et les respect des autres, je vous demande d'avoir la gentillesse de vous en souvenir cet après-midi." (Applaudissements nourris à gauche ; Mlle Sophie Joissains se lève et demande la parole ; huées à gauche)".
C'est à se demander si Sophie Joissains ne vient pas de subir la contagion des outrances de sa maire.

Petits extraits avec les 17 bravades de Sophie Joissains :

M. Laurent Fabius, ministre : Cette dette atteint aujourd'hui près de 1.800 milliards d'euros, soit 90% de la richesse produite par la France chaque année.
Mlle Sophie Joissains : Quelles sont vos solutions ?
M. Laurent Fabius : Un instant de patience, madame ! Le poids de la dette est devenu écrasant. L'État verse ainsi près de 50 milliards d'euros par an à ses créanciers. [...] La dette, c'est enfin un enjeu de souveraineté : une France endettée est une France dépendante. Dépendante vis-à-vis des agences de notation, dépendante vis-à-vis des marchés financiers.  
Mlle Sophie Joissains : Sortons de l'Europe, alors !
[...]

M. Laurent Fabius : Que cette situation soit le produit d'erreurs passées signifie aussi que nos difficultés peuvent être surmontées. Cette situation est simplement notre point de départ, que le président de la République avait largement anticipé au cours de sa campagne. Nous pourrions utiliser la situation que nous avons trouvée pour justifier des renoncements. Et bien non, nous ne renonçons à rien. Cette majorité n'a pas été élue pour trouver des excuses, mais des solutions. » ("Bravo!" et vifs applaudissements à gauche)
Mlle Sophie Joissains : On verra ! 
[...]
M. Laurent Fabius : Nous voulons donner toutes ses chances à la démocratie - et d'abord à la démocratie sociale. [...] Cet état d'esprit nouveau s'est déjà exprimé à travers l'organisation d'une grande conférence sociale, qui s'ouvra dans quelques jours.
Mlle Sophie Joissains : Les syndicats n'en veulent pas !
[...]  

M. Laurent Fabius : Les effectifs de l'État connaîtront une stabilité globale alors que le précédent gouvernement les détruisait massivement. (Applaudissements à gauche)
Mlle Sophie Joissains : Des chiffres ! 
[...]
M. Laurent Fabius : Le collectif budgétaire qui vous sera soumis n'épuisera pas le sujet de la réforme fiscale mais il en constituera une première étape. Il reviendra sur l'allégement incompréhensible de l'ISF et des droits sur les grosses successions, le bouclier fiscal, l'exonération des heures supplémentaires dans les entreprises de plus de vingt salariés, qui décourage la création de nouveaux emplois, et mettra à contribution les grandes entreprises, notamment bancaires et pétrolières. (Applaudissements à gauche)
Mlle Sophie Joissains : Et les antiquaires ? Et les oeuvres d'art ? 
[...]
M. Laurent Fabius : En revanche, les classes populaires et les classes moyennes seront épargnées puisque sera abrogée la hausse de la TVA programmée pour octobre par le précédent gouvernement (Applaudissements à gauche), tandis que la TVA sur le livre et le spectacle vivant repassera à 5,5%.
Mlle Sophie Joissains : Qui sont les classes moyennes ? 
[...]
M. Laurent Fabius : Les activités génératrices de croissance bénéficieront du soutien de la Banque publique d'investissement, qui sera mise en place avant la fin de l'année et qui travaillera en liaison avec les territoires. 
Mlle Sophie Joissains : Des chiffres !
M. Christian Bourquin : Taisez-vous donc !
M. Laurent Fabius : Madame, nous avons bien noté que vous étiez présente! (Rires et applaudissements à gauche) Pour les travailleurs les moins qualifiés, la maîtrise du coût du travail reste un enjeu essentiel. Mais mon gouvernement ne sacrifiera pas le pouvoir d'achat des Français, notamment des plus modestes... 
Mlle Sophie Joissains : Nous l'espérons...
M. Laurent Fabius : ...qui subissent de plein fouet la hausse du coût du logement, de l'énergie, des transports. La conférence sociale se penchera sur la question des bas salaires, de la progressivité des grilles salariales et de la progression des carrières. Elle traitera aussi des modalités de financement de la protection sociale. 
Mlle Sophie Joissains : Les syndicats sont contre ! 
[...]
M. Laurent Fabius : Depuis le 6 mai, les choses ont changé. Ce Conseil européen des 28 et 29 juin, après dix-huit autres sommets de crise, a constitué un tournant très positif. 
Mlle Sophie Joissains : Petit tournant... 
[...]
M. Laurent Fabius : On le voit à travers cet exemple, la transition écologique et énergétique que mon gouvernement veut initier sera créatrice d'emplois nouveaux.
Mlle Sophie Joissains : CDD ou CDI ?
M. Laurent Fabius : Nous allons développer une « économie verte », fondée sur l'innovation technologique, qui sera l'une des composantes de notre redressement productif. Pour préserver notre planète, maîtriser nos consommations de ressources naturelles et diminuer notre empreinte écologique, nous construirons une société sobre et efficace. Il y va de la protection de l'environnement, de la préservation de la biodiversité et de l'indépendance énergétique de la France. Le code minier, qui régit l'exploitation de notre sous-sol, sera réformé. Il imposera les meilleures garanties de protection de l'environnement et une parfaite transparence dans l'instruction et la délivrance des permis d'exploitation. (Applaudissements sur plusieurs bancs à gauche) Nous engagerons un programme massif d'économies d'énergie et un plan ambitieux de développement des énergies renouvelables. La part du nucléaire dans la production d'électricité passera de 75% à 50% à l'horizon 2025. (Applaudissements sur les bancs du groupe écologiste)
M. Jean-Vincent Placé : Très bien !
Mlle Sophie Joissains : Les Verts sont-ils dans le fruit ? 
[...]
M. Laurent Fabius : Chaque infraction à la loi appelle une sanction, y compris pour les mineurs, mais, pour être efficace, la peine doit être juste, adaptée et proportionnée. (M. Jean-Pierre Sueur applaudit)
Mlle Sophie Joissains : Ne les libérez pas ! 
[...]
M. Laurent Fabius : Au coeur du pacte républicain, la solidarité est une valeur forte, qui contribue à la cohésion sociale. L'État en est le garant. C'est également au nom de la justice sociale et de la solidarité à l'égard des familles modestes que le Gouvernement a décidé d'augmenter de 25% l'allocation de rentrée scolaire.  
Mlle Sophie Joissains : Pour acheter un écran plat ? 
[...]
M. Laurent Fabius : Nous aurons une attention particulière pour nos concitoyens les plus fragiles, qui doivent avoir toute leur place dans la société.
Mlle Sophie Joissains : Parlez des 35 heures !
M. Martial Bourquin : Taisez-vous donc ! Sortez plutôt ! (On renchérit à gauche)
[...]
M. Jean-Pierre Bel, président Madame, permettez-moi de vous dire, le Sénat est cité souvent pour sa courtoisie et le respect des autres, je vous demande d'avoir la gentillesse de vous en souvenir cet après-midi. (Applaudissements nourris à gauche ; Mlle Sophie Joissains se lève et demande la parole ; huées à gauche)
[...]
M. Laurent Fabius : Une mission sur l'acte II de l'exception culturelle française, qui conciliera la défense des droits des créateurs et un accès aux oeuvres par internet facilité et sécurisé, a été lancée. Elle débouchera sur un nouveau cadre juridique au cours du premier semestre 2013. Face aux grands enjeux internationaux, la France jouera pleinement son rôle et tiendra le langage que le monde a appris à aimer d'elle.  
Mlle Sophie Joissains : Espérons-le...

La séance du 3 juillet 2012 au Sénat :
compte-rendu analytique intégral 
http://www.senat.fr/cra/s20120703/s20120703_1.html#par_16

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lundi 2 juillet 2012

La méthode Joissains ou... la médiocrité tranquille

joissains bilan cata

Enfin battue à l'élection législative du 17 juin dernier, avec un bonheur nettement plus grand qu'on ne l'espérait, Maryse Joissains s'en est trouvée affligée et s'est déclarée "amère et déçue". Car, a-t-elle dit, "je ne comprends pas... je pensais que les gens auraient reconnu mon bon bilan". Navrant d'avoir des peaux de banane sur les yeux et de vivre à ce point dans l'illusion de mérites immérités.
Au soir de sa déroute, l'ex-députée d'Aix a cru bon de rajouter que
"cette défaite est quelque part un bonus pour la Ville d'Aix et pour ma santé..." et qu'elle allait s'investir à 100% pour la ville. Terrible aveu inconscient d'une mobilisation jusqu'ici à temps partiel pour impossibilité et/ou incapacité à assumer pleinement un cumul de mandats trop lourds.
Son triste bilan parlementaire n'est d'ailleurs pas le seul en cause. Il en est malheureusement de même pour sa politique municipale et communautaire menée en zig-zag depuis onze ans.
Les exemples abondent et ce blog en tient la comptabilité quasi complète depuis belle lurette.
Quelques récentes illustrations fournissent encore la démonstration que la ville est gouvernée sans vision d'avenir quel que soit le domaine concerné. Un coup, on vante un projet, un autre, on recule. Un coup, on décide, un autre, on défait. Un coup, on annonce, un autre, on se déjuge.
Le marché textile du cours Mirabeau.
Après plus de deux ans d'entêtement imbécile et de refus obstiné de prendre en compte les demandes raisonnables des forains du marché textile, Maryse Joissains a fini par concéder la restauration du jour supprimé sur le cours qui avait mis en péril la survie de ces commerçants qui n'exigeaient que de pouvoir travailler le plus normalement possible.
Quel sens lumineux de la concertation !

L'Ecole supérieure d'art.

La municipalité avait fait voter la construction d'un nouvel établissement à côté de la Fondation Vasarely dont les dépenses devaient être amorties par la vente de l'ancienne, sans qu'aucun projet sérieux n'ait été envisagé à sa place. Bingo, la délocalisation a été annulée car le coût des nouveaux bâtiments a été largement sous évalué. Résultat : il est dit maintenant que l'école sera réhabilitée
in situ.
Quel sens expert de la gestion !
L'ancien Office de tourisme.
Le conseil municipal avait décidé de le vendre au privé après mise en concurrence afin de récupérer l'équivalent du coût de construction du nouvel office. Parmi les critères imposés, une condition sans appel : conserver le bâti d'origine. Quelques mois plus tard, une seconde délibération municipale venait modifier la précédente en y introduisant deux surprenants cadeaux : la destruction totale du bâtiment et la vente de l'espace public attenant, au mépris des termes mêmes du cahier des charges du premier appel d'offres qui s'y opposait. Ce qui revenait à favoriser l'acheteur de manière illégale, c'est-à-dire sans nouvelle mise en concurrence à partir d'un cahier des charges remplaçant l'ancien devenu caduc. L'affaire est devant le tribunal administratif.
Quel sens aigu du juridique !
L'exposition Camus et les Rencontres culturelles sur l'Algérie.
Les deux manifestations, l'une prévue dans le cadre de l'année Marseille 2013, l'autre en résonance avec le cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, ont été annulées. La première à cause d'un énorme et incompréhensible cafouillage entre les divers partenaires de l'organisation, dont la Ville d'Aix et la Communauté du pays d'Aix, la seconde sur décision de l'adjointe à la culture validée par Maryse Joissains. Et pourquoi ?
"Cette manifestation aurait pu porter atteinte à l'ordre public... Raisonnement étrange alors qu'on n'a jamais entendu le maire mettre en avant pareille prévention pour les nombreuses manifestations culturelles et associatives organisées sur le thème de l'Algérie.
Quel sens pénétrant du discernement !
Dernier point abordé aujourd'hui, un sujet qui m'a été transmis samedi via un commentaire sous un texte faisant partie d'une série d'articles du blog portant sur les projets aixois que j'avais traités et critiqués en janvier dernier. Il s'agit d'une pétition d'opposants à l'ouverture du restaurant "Jardin Mazarin" en plein secteur sauvegardé. C'est bien volontiers que je la relaie ici en bonne place, avec l'accord et sous la responsabilité de son auteur, car elle est complémentaire de tout ce qui précède.
Ecoutons donc notre si cher Paul Cézanne : 
"Celui qui n'a pas le goût de l'absolu se contente d'une médiocrité tranquille." 

Pétition à l'attention de Madame Joissains-Masini

Objet : Protection du Quartier Mazarin 
Madame Le Maire, 
Depuis quelques années, et particulièrement depuis quelques mois, plusieurs établissements à forte nuisance ouvrent leurs portes dans le Quartier Mazarin. 
Le projet de piétonisation du quartier risque d’accentuer ce phénomène. 
Le quartier Mazarin, outre le caractère prestigieux et exceptionnel de quelques hôtels particuliers, est d’abord un ensemble d’urbanisme du 17ème siècle remarquable, connu et admiré dans le monde entier parce qu’il compose un ensemble unique à vocation résidentielle exceptionnel. 
Si la plupart des hôtels particuliers ont été divisés en appartements, ils sont habités par des familles, de toutes catégories sociales, heureuses de vivre dans un site prestigieux ; ainsi, ces hôtels sont entretenus et préservés dans leur identité d’origine et ceci pour le plus grand plaisir des touristes. 
Déjà, certains établissements de la rue Frédéric Mistral ou de la rue d’Italie génèrent des nuisances considérables pour les habitants. 
Vous avez cependant accordé un permis de construire pour la création d’un restaurant, "Le Jardin Mazarin", dans un hôtel particulier à l’angle de la place des Quatre Dauphins. Or, l’installation de sa terrasse en plein dans un jardin privatif en cœur d’îlot bouleverse la quiétude ancestrale de ses habitants. 
Pourtant, vous êtes bien la première à prôner le respect mutuel et l’art du vivre ensemble ! 
Vous avez bien adopté à l’unanimité de votre conseil municipal un projet de règlement de Secteur Sauvegardé qui préconise justement de maintenir et renforcer l’habitat car il est indissociable de l’esprit des lieux d’origine. 
De même, le projet du plan de Secteur Sauvegardé protège les jardins comme éléments indissociables des hôtels particuliers qui les bordent. 
Ainsi, le Tribunal Administratif vient d’annuler partiellement le permis de construire accordé au "Jardin Mazarin" aux motifs de l’illégalité de sa terrasse installée dans ce jardin intérieur, du non respect des règlements d’accessibilité aux handicapés et aux règles de sécurité incendie. 
Depuis l’ouverture du restaurant, des riverains ont déjà déménagé, les handicapés ne peuvent pas y accéder, des risques d’incendie peuvent survenir à tout moment, des riverains souffrent de troubles de sommeil avec des graves retentissements sur leur santé ; ils subissent aussi les nuisances des odeurs dans les appartements, des poubelles dans la rue, des livraisons anarchiques. 
Nous vous demandons, Madame Le Maire de faire respecter la Loi et d’interdire l’exploitation du restaurant illégal "le Jardin Mazarin".
Nous vous prions d’user de vos pouvoirs de police pour que les tapages et nuisances des établissements existants soient punis ; de contraindre les exploitants à respecter la Loi tant au regard des nuisances qu’ils créent que des occupations sauvages du domaine public ou privé qu’ils s’octroient impunément. 
Nous vous suggérons, par ailleurs, qu’une réflexion approfondie soit menée, en liaison avec les habitants, les services du Patrimoine du Ministère de la Culture, les associations pour définir les mesures à prendre pour éviter que le Quartier Mazarin ne se transforme en centre de restaurants et de boîtes de nuit. 
Ce quartier vit depuis quatre siècles grâce à la persévérance et à l’amour de ses habitants, il ne faudrait pas, Madame, que vous portiez la triste responsabilité de l’avoir dénaturé. 
Les restaurations prestigieuses des quelques édifices auxquelles vous avez efficacement contribué ne suffisent pas, à elles seules, à protéger ce quartier. 

"Projets aixois : Joissains, maire sans boussole" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/01/11/23216925.html

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vendredi 29 juin 2012

Quand la presse exécute un portrait de Joissains...

joissains portrait couleur - Copie

La politique et le personnel politique de chez nous vus de Paris. Mercredi, Le Nouvel économiste a publié un article brossé à la façon d'un tableau qui ne révèlerait quelques-uns de ses mystères qu'après avoir gratté la crasse accumulée au fil des siècles sur le vernis de la peinture. Apparaît alors une sorte de mosaïque aux mille facettes composant au final le paysage caché. 
Le style de l'article est enlevé et on ne peine pas à le parcourir avec curiosité d'un bout à l'autre. A chaque paragraphe, son coup d'estoc. Et il y en a beaucoup. Et pour tout le monde : les Joissains, Medvedowsky, Guérini, Aix, Marseille, la lumière et l'ombre, le brillant et le glauque. 
Des Aixois trouveront peut-être que ce récit ne reflète pas forcément l'image qu'ils se font de leur ville. On peut toujours chipoter sur telle ou telle manière de présenter les choses. Mais, difficile de contester les faits car tout ce qui y est décrit colle finalement à la réalité. Allez, bonne découverte... 

logo nouvel economiste

Cours, Mirabeau ! Le Vieux-Port est derrière toi
Publié le 27 juin 2012 Par Pierre-Louis Rozynès
(Les inter-titres sont de moi)

Aix-en-Provence, ses rues étroites, ses boutiques de luxe, ses platanes, ses étudiantes, ses calissons d’Aix… Ne vous y fiez pas
Parfois, une ville finit pas ressembler à son maire. Marseille ment avec l’accent, on donnerait à Lille le Bon Dieu sans confession, Paris semble avoir fait la fête hier soir et Aix-en-Provence est maquillée comme une voiture volée.
Les vies sont des romans d’inégale valeur. Celles du personnel politique aussi. Les vies d’énarques sont ennuyeuses comme la pluie. A Aix-en-Provence où il pleut peu, il y en aurait bien un qui aurait un peu d’intérêt. C’est le leader socialiste local. A l’heure où je vous parle, il sort de chez le juge Duchaine, signe qu’il appartient, ou devrait-on écrire, appartenait, à l’élite départementale. Il jure qu’on n’a rien à lui reprocher. Si d’aventure la politique l’abandonnait, il pourrait toujours compter sur le business pour tenir son train de vie.
A Aix, tout commence cours Mirabeau. En cinq cents mètres tout est dit. C’est les Champs-Elysées et Saint-Germain à la fois. Tout est à quelques jets de pierre de là. A Aix-en-Provence, il y a un institut d’études politiques où l’on n’évoque pas certains sujets. Pas de cours sur les dynasties politiques. Pourtant, cette réalité si méditérranéenne mériterait un enseignement à part entière.
A cent mètres de là, à la mairie, on croiserait la maire actuelle, Maryse Joissains, et son mari, ancien maire condamné pour avoir fait faire des travaux dans la maison de son beau-père avec des fonds destinés à la construction d'un établissement scolaire, et aussi leur fille, qu’ils ont mise adjointe à la culture et sénatrice. On pourrait creuser plus profond mais la maire est procédurière. La meilleure biographie des Joissains est un article, et encore s’arrête-t-il en 2006. Or, le meilleur semble encore à venir.
Cet article a valu à Maryse Joissains, qui déteste les rouges, de devoir faire un chèque à Claude Perdriel, en qualité de directeur de la publication du Nouvel Obs, un journal qu’elle ferait bien interdire si elle en avait le pouvoir. Faire un chèque d’excuse à un milliardaire rose, quelle punition !
L’article racontait la saga des Joissains et fourmillait d’anecdotes de favoritisme, d’anticommunisme, de populisme, de psychisme et son titre s’interrogeait : “Est-elle à la hauteur ?” A la hauteur de quoi, d’abord ? Vue de Paris, évidemment, elle détonnait déjà avec ses airs de poissonnière. Elue par accident en 2001, elle achevait son premier mandat sous les quolibets.
Le maire précédent était un filleul de Gaston Defferre. Il était fade mais n’avait pas démérité, il avait lancé de grands travaux et abordait son nouveau mandat avec la nonchalance du favori. Patatras. Trois listes à droite, dont celle de Maryse. Elle fit l’union avec un UDF BCBG et le FN, leur promit des postes, des délégations. Ils la crurent, elle leur reprit ce qu’elle leur avait accordé au gré de ses colères et les Joissains reprirent en main la ville qu’Alain, son mari, avait dû céder après sa condamnation et leur descente aux enfers.
Les Joissains à la manœuvre
Alain et Maryse étaient des jeunes loups du Parti radical. Parti de rien, il s’était mis dans la roue de JJSS et avait remporté, auréolé de cette modernité, les municipales de 78. Patatras, il avait été un des premiers élus à se faire prendre la main dans le pot de confiture. Sa déchéance n’en fut que plus douloureuse. Son beau-père, auquel il avait offert quelques travaux d’agrandissement de sa villa, s’en suicida d’un coup de fusil et les Joissains ruminèrent quinze ans une vengeance que personne ne vit venir.
Cette petite sous-préfecture, dont la population a triplé en cinquante ans, avait impérativement besoin de s’étendre. Elle ne respirait plus. Un cours qui encerclait la vieille ville faisait office de périphérique au-delà duquel s’étaient posées les facultés et des résidences pour les cadres et profs qui affluaient. Vivre à Aix était du dernier chic. Marseille commençait à sentir la racaille et le renfermé depuis la fin des colonies, et puis ce n’était pas une ville pour intellectuels, surtout ceux de la fonction publique aux congés à rallonge, qui prirent goût à cette Provence ombragée teintée de culture pour touristes et qui grillonne l’été.
Oui, Aix-en-Provence est une ville cultivée. Mais une culture de profs et d’avocats, de fonctionnaires et de professions libérales, d’étudiants en sciences humaines happés par la fainéantise provençale. Si le campus d’Aix fait battre 50.000 petits coeurs d’étudiants (un tiers de la population aixoise), on n’y fomenta jamais la moindre révolution. Aucun repaire gauchiste à Aix-en-Provence, pas plus hier qu’aujourd’hui. Tout juste peut-on noter qu’elle détient le record de la plus longue grève (trois mois) lors de la réforme du statut des universités.
Traditionnellement, les amphis sont plus durs à remplir que les bars ou les salles du centre-ville qui passent les films en VO. On a compté jusqu’à cinq grandes librairies de haute tenue dans cette ville où la Fnac ne s’est posée qu’il y a sept ou huit ans. Quelques hôtels particuliers transformés en musées, des vieilles pierres à en revendre, un festival d’opéra l’été, un cours Mirabeau pour se pavaner et assez de boutiques de mode et de luxe pour vivre en autarcie. D’ailleurs, les Marseillais s’habillent à Aix. C’est leur centre commercial de luxe à ciel ouvert, le centre-ville qu’ils n’ont pas.
Mais qu’on ne s’y trompe pas, si Marseille a besoin d’Aix, Aix se passerait volontiers de la tutelle administrative de Marseille. Tout les a toujours éloignées. D’abord historiquement. Si elles sont à dix minutes d’autoroute (à 200 à l’heure en pleine nuit, une heure en pleine journée) l’une de l’autre, elles n’ont pas le même ADN. Marseille a été fondée par des marchands grecs et l’est toujours restée, elle n’est jamais allée au-delà des collines qui l’encerclent et, croit-elle encore, la protègent. Aix a été fondée par des Romains mais 2.500 ans plus tard, c’est une ville d’eau paisible qui n’aspire avec un égoïsme assumé qu’à la qualité de sa vie.
Tout y est argent. Le commerce prospère, les bars prospèrent, les boîtes de nuit prospèrent, les restaurants pullulent, les touristes se pressent.
Maryse Joissains hystérisée
Picheral (“Piche”), socialiste moustachu et bon bourgeois, a entamé les travaux nécessaires à son expansion. Ces vingt dernières années, de nouveaux quartiers sont nés, tous du même ocre lassant jusqu’au nouveau quartier d’habitation et de commerce du centre-ville, une sorte de “Domaine des Dieux” dans le prolongement du cours Mirabeau, avec H&M et Darty au rez de chaussée. Une belle opération immobilière.
D’ailleurs, à Aix, tout n’est qu’immobilier et si “Maryse” tient depuis qu’elle a battu “Piche” et “niqué” ses propres alliés UDF, c’est qu’elle répond aux intérêts de plusieurs électorats : elle protège les commerçants, rassure les petits bourgeois et les vieux, et tamponne les papiers de la haute, celle qui fait des affaires. Que demander de plus ?
Sauf qu’aux prochaines municipales, si Aix vote toujours par intérêt, celui-ci pourrait être d’avoir un maire de la même couleur que les tenanciers des conseils régional et général, de la communauté urbaine de Marseille et, accessoirement, du gouvernement. A Aix, on n’a jamais eu la même passion qu’à Marseille pour la politique, à part chez les Joissains.
Hystérisée par la victoire socialiste à la présidentielle, elle avait demandé l’invalidation de l’élection de Hollande et s’était fait publiquement remettre à sa place. La semaine suivante, elle éructait vingt minutes durant dans une interview vidéo à un site local qui a fait les délices d’Internet. Avec elle, le public parisien découvrait une Morano puissance mille mais sa chance, c’est que le théâtre politique méridional ne soulève même plus un sourcil.
C’est une vue parisienne de croire que les dérapages répétés de “Maryse” entraînent les Joissains dans un mur électoral. Une dynastie qui réussit est celle où l’on sait passer la main. Dans son genre, Maryse est une star qui prend de l’ampleur avec le temps. Elle claque la bise et tutoie, inaugure à tour de bras et traîne cette vulgarité de ceux qui ne savent pas et osent donc tout sans le savoir.
A Aix, tout le monde l’appelle “Maryse”, d’abord pour oublier qu’elle s’appelle Joissains, nom maudit même si la moitié de la population est arrivée après “l’affaire”, et aussi parce qu’elle est maire et maman.
Elle est comme ça, excessive en tout. Même dans sa vie familiale. Alain, le maire maudit, vit sa vie mais fait le dircab (ce qui lui a valu une condamnation pour rémunération dont le montant a été jugé administrativement exagéré) ; tout le monde vit ensemble, fait la roue quand tout va bien ou forme la tortue quand tout va mal. On ne peut être dynastique si l’on n’est pas tribal. Et en ce moment, tout va-t-il si mal pour les Joissains, ces Borgias (ambition et transgression) de la politique méditerranéenne ?
Maryse est fatiguée. La grande croix qu’elle porte ostensiblement ne soulage pas son esprit et son échec aux législatives l’a mise dans tous ses états. 
"Les prochaines municipales seront sanglantes"
Elle veut faire élire sa fille, Sophie, son double paraît-il, une gravure de mode à la moscovite, blonde platine, cheveux ras. Elle est déjà sénatrice depuis 2008. Un cadeau que Maryse a arraché à Gaudin qui la prend pour une femme vulgaire mais fortiche, avec laquelle il faut mieux composer parce qu’elle est capable de tout.
A Marseille, en 2008, de son côté, Guérini, au faîte de sa toute-puissance, avait fait une sénatrice lui aussi, Samia Ghali. Même génération de quadras dont on entendra reparler et qui fréquentent peu le Sénat mais connaissent la tambouille politique.
Le lien principal entre Aix et Marseille est judiciaire. La cour d’appel est à Aix. Tout ce qui est jugé à Marseille y est rejugé. Le palais de justice est juste derrière le cours Mirabeau, c’est l’ancienne prison qui a été transformée.
Même pour ses repris de justice, Aix n’a pas besoin des Baumettes, elle a la prison de Luynes, toute moderne et toute proche des autoroutes, à mi-chemin d’Aix, de Marseille, de l’aéroport et de la gare TGV. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si les truands d’envergure se sont souvent installés dans ce coin discret, nulle part mais tout près de tout. Francis le Belge y avait sa villa, avec stand de tir au sous-sol que font parfois visiter ses propriétaires luxembourgeois. Plus récemment, les Barresi y avaient même le siège de leurs petites entreprises qui faisaient tant d’affaires avec les politiciens corses de Corse ou de Marseille.
Jusqu’ici, l’affaire Guérini et les tueries marseillaises entre Corses n’avaient pas écorné l’image d’Aix. Pourtant, les connaisseurs savaient que les brasseries appartiennent à des calibres du grand banditisme. Ils savent que si un juge s’intéresse de trop près un jour au plateau de l’Arbois, c’est tout le personnel politique du nord des Bouches-du- Rhône qui risque de finir entre deux gendarmes.
Trente kilomètres de sièges sociaux, de villes champignons, de taxes et de détaxes, de foncier, de POS, de PLU qui ont valu à Alexandre Medvedowsky, l’énarque socialiste de tout à l’heure, quelques soucis.
Toujours côté gauche, Olivier Ferrand, le cerveau du think tank Terra Nova, élu député contre toute attente du côté de Salon-de-Provence, raconte qu’il sera ministre mais pas avant 2014. Ce sera alors son suppléant qui deviendra député, s’il n’a pas été inquièté d’ici là. Etc., etc. Jusqu’au probable candidat PS aux municipales à Aix. C’est l’homme qui vient de voler à sa mère son siège de député. Parti en campagne pour perdre avec les honneurs, il se retrouve avec la vague rose en position de force pour ravir la mairie. C’est un pur apparatchik mais avec une bonne tête de cadre sup, pas d’accent, ce qui est parfois reposant. Il est maire d’un petit bled au nord d’Aix un peu étroit pour lui et patron de la fédération socialiste du département et à ce titre, c’était l’un des guérinistes les plus zèlés jusqu’à il y a peu.
Que Sophie la Moscovite ou Ciot l’apparatchik soit élu, on regrettera Maryse pour le spectacle. Elle seule est capable d’accueillir VS Naipaul, tout juste prix Nobel de littérature, d’un claquement de baiser et d’un
“bonjour bonjour, ne vous dérangez pas pour moi, je viens juste vous dire que je suis très heureuse de vous accueillir dans notre bonne ville qui aime tant la culture et que si je ne vous ai pas lu, mes assistants m’ont dit que ce que vous écriviez était très bien alors bonne continuation, je file remettre le prix du livre provençal”.
Le problème avec “Maryse”, c’est qu’elle a de la Provence la sensibilité d’un santon qui empesterait la lavande et serait empaqueté dans du tissu Souleiado. Une ville ressemble toujours à son maire.

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mercredi 27 juin 2012

Assemblée nationale : Un président et... des surprises

ciot vote(Clic sur l'image pour agrandir) 
Comme tous les députés de gauche, Jean-David Ciot a voté... 
en évitant le regard de l'élue qui tenait l'urne, 
contrairement à des députés de droite qui lui ont même serré la main...

L'Assemblée nationale nouvellement élue s'est officiellement réunie hier après-midi pour procéder à l'élection de son président pour cinq ans, Claude Bartolone.
Le moment fut solennel et fort.
Pour l'occasion, et on a pu s'en rendre compte grâce à la chaîne parlementaire qui a retransmis et commenté l'événement en direct, l'hémicycle était plein à craquer, ce qui est une occurrence devenue plutôt rare, à part pour les séances télévisées des questions orales hebdomadaires au gouvernement.
Si beaucoup de visages sont encore inconnus au niveau national, il fait peu de doute que les électeurs de chaque département auront voulu scruter les images pour identifier leurs représentants dont les portraits ont figuré sur les affiches de campagne.
L'assemblée compte 577 députés. Mais, pour le vote essentiel d'hier, ils n'étaient que 540, les ministres élus députés n'étant pas autorisés à siéger, pas plus que leurs suppléants qui devront attendre un mois.
Il n'a fallu qu'un tour pour choisir le président. On peut cependant noter qu'avec les interdits de vote et le nombre élevé de blancs ou nuls (55), la majorité absolue est tombée à 243 sur 485 exprimés.

assemblée nationale élection du président

logo assemblee nationale

Comme c'est le cas aussi au Sénat, l'Assemblée nationale fonctionne sur le principe de groupes politiques constitués et déclarés.
Pour cette XIVe législature 2012-2017 de la 5e République, il y en a 6 : 4 à gauche et 2 à droite. Les députés sans appartenance siègent comme non-inscrits.
GAUCHE :
=> Groupe socialiste, républicain et citoyen (SRC) :
      279 membres + 16 apparentés
        -----> Président : Bruno Le Roux
=> Groupe écologiste :
      18 membres
        -----> Président : François de Rugy
=> Groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR) :
      15 membres
        -----> Président : André Chassaigne
=> Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP) :
      15 membres
        -----> Président : Roger-Gérard Schwartzenberg
DROITE :
=> Groupe de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) :
      185 membres + 11 apparentés
        -----> Président : Christian Jacob
=> Groupe de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) :
      29 membres 
        -----> Président : Jean-Louis Borloo
NON INSCRITS :
      9 (pas de président)
Au début de la séance, on a appris que 23 requêtes en contestation d'opérations électorales ont été communiquées au Conseil constitutionnel.
Parmi le lot des élections contestées, figurent celles de la députée Sylvie Andrieux (Bouches-du-Rhône), du député Bruno Le Roux (Seine-Saint-Denis), du nouveau député François Fillon (Paris), du député Patrick Devedjian (Hauts-de-Seine) et de 4 députés, dont Thierry Mariani, élus au titre des Français établis hors de France.
Par ailleurs, la députée Sylvie Andrieux, dont l'immunité parlementaire avait été levée sous le précédent mandat et dont l'investiture avait été retirée par le parti socialiste à quelques jours du premier tour, n'a pas été admise comme membre du groupe socialiste mais elle siègera en tant qu'apparentée.
Enfin, à signaler que le député Olivier Falorni qui a battu Ségolène Royal n'a pas été le bienvenu au sein du groupe socialiste mais a été accueilli par le groupe du parti radical de gauche. 

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lundi 25 juin 2012

Joissains et les dérapeurs absents de l'Assemblée

joissains amère

Chouette, la nouvelle Assemblée nationale se réunit mardi à 15h. Et ce sera une joie de suivre ce premier moment qui ne sera pas encore une séance de travail légistatif mais une mise en place des instances qui auront la responsabilité du fonctionnement pendant cinq ans.
En amont, majorité de gauche et minorité de droite ont déjà pu préparer le terrain en organisant leurs divers groupes respectifs puisque les députés sont officiellement entrés en fonction le 20.
Leur premier vote important désignera le nouveau président de l'Assemblée. On en connaît déjà le titulaire, Claude Bartolone du parti socialiste. La suite des opérations d'installation des rouages (commissions, groupes, etc.) aura lieu mercredi et jeudi.
L'assemblée qui vient de sortir des urnes offre enfin une image renouvelée de la représentation nationale. 217 députés (soit 38%) sont élus pour la première fois et les femmes constituent désormais 27% de l'ensemble des 577 députés, une avancée notable à mettre en très grande partie à l'actif de la gauche.
L'hémicycle va devoir se familiariser avec un nombre conséquent de nouveaux visages. L'hécatombe a entraîné la disparition de bataillons entiers de député(e)s de droite, voire de positionnement plus extrême, qui ont perdu leurs sièges pour inconduite caractérisée ou tout simplement par alternance voulue par les électeurs.
Ici, dans les Bouches-du-Rhône, deux députés manqueront particulièrement à l'appel. Après son autre déconfiture à la présidence de la Communauté urbaine de Marseille qui avait vu Eugène Caselli lui subtiliser la place par un tour de magie politique, Renaud Muselier s'est fait tailler une veste par la ministre Marie-Arlette Carlotti. Son avenir s'est un peu plus assombri alors qu'il a toujours en tête, paraît-il, l'ambition d'être le successeur de Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille. C'est loin d'être fait.
Et puis, il y a Maryse Joissains, qui se croyait invincible mais qui a enregistré l'un des scores les plus minables de la droite dans sa circonscription, défaite par Jean-David Ciot dès sa première candidature. Maryse Joissains n'a à s'en prendre qu'à elle-même. Elle a morflé comme sa collègue Nadine Morano qui a, elle aussi, franchi sans vergogne le pas de la honte en direction du lepénisme.
Depuis des années, Joissains a tout osé dans ce sens et son rejet par les électeurs est une juste sanction qu'il va lui falloir analyser. Est-ce un signe, face à l'évidence de son score plancher à cette législative, cette fois, elle n'est pas allée jusqu'à réitérer le fumeux argument de l'illégitimité du candidat gagnant et son non moins gaguesque coup d'esbroufe du recours.
Joissains est désomais affaiblie et, pour les mêmes raisons, il n'est pas hors de portée de lui régler définitivement son sort lors de la municipale de 2014. Nous en reparlerons, chaque chose en son temps.
Pour elle, comme pour Morano, on pourra alors leur suggérer une reconversion dans une de ces émissions filmées 24h/24 sur la chaîne qui bétonne les cerveaux. Ou leur confier à tour de rôle de participer à ce programme de radio qui offre une seconde carrière aux grasses têtes. L'animateur ne le sait peut-être pas encore mais, avec le nombre de député(e)s battu(e)s en juin, il dispose là d'un vivier pour assurer ses audiences pendant plusieurs années.
 

joissains morano 2

Pour ma part, je me réjouis aussi de la disparition hautement méritée de certaines autres caricatures de la caste sarkozienne : Frédéric Lefèbvre qui confondait œuvre littéraire et marque commerciale, Georges Tron qui mettait les pieds où il ne fallait pas, Michèle Alliot-Marie qui excellait, pleine de morgue (maintenant, elle y est !) plus en Tunisie qu'au gouvernement, Chantal Brunel qui proposait ses compétences en expulsion maritime des immigrés, Claude Guéant qui concurrençait son patron en crapuleries policières, ou encore Valérie Rosso-Debord qui se prenait pour un porte-flingue sans se rendre compte que le ridicule ne tue plus.
On en a peu parlé mais une dynastie familiale au pouvoir depuis 1946 dans le Puy-de-Dôme a perdu son dernier descendant, Louis Giscard d'Estaing, qui a lui aussi été contraint à devoir prononcer à son tour la célèbre formule paternelle "au revoir".
Ultime bonheur, l'Assemblée a échappé à l'arrivée du pathétique Benjamin Lancar, clone en devenir de Lefèbvre. Au soir de la décrépitude de la droite, quelques regrets cependant. Dommage que ne fassent pas partie de l'ambulance des évacués les Patrick Balkany, Henri Guaino, Valérie Pécresse et David Douillet.
Ce qui est extraordinaire, mais à vrai dire sans surprise, c'est que, maintenant que Nicolas Sarkozy est réduit au silence, on entend ses suppôts, et pas les moindres, dire à la télé que la stratégie ultra-droitière du président sortant initiée par son conseiller d'extrême-droite Patrick Buisson était allée trop loin. Or, jusqu'au dernier jour de l'élection présidentielle, aucun de ces godillots n'avait osé se rebeller. Non, ils ont toujours menti et tout validé avec servilité et hypocrisie.
Plutôt que de venir épancher leurs états d'âme, qu'ils fassent d'abord leur examen de conscience et d'honnêteté. Etaient-ils les seuls à ne pas voir ce que tout le monde voyait énorme comme un clan de nababs au Fouquet's, un yacht d'ami richissime ou des montres de luxe au poignet, ces symptômes d'une sorte de maladie mentale qu'on nomme le syndrôme d'ubris ? A savoir, la perte totale du sens des réalités, l'intolérance à la contradiction, les actions à l'emporte-pièce, l'obsession de sa propre image et les abus de pouvoir. Etait-ce donc vraiment si difficile d'avoir le courage de sortir du rang pour dénoncer les dérives, mettre en garde Sarkozy et l'alerter sur sa faillite annoncée ?
Allez, hop, tournons la page. Et écrivons-en une autre, plus belle, plus juste et plus humaine. Le changement, c'est maintenant. Assurément !

Coup de chapeau à Jean-David Ciot !
http://www.assemblee-nationale.fr/14/tribun/fiches_id/605557.asp

Calendrier d'ouverture de la XIVe législature :
http://www.assemblee-nationale.fr/agendas/calendrier_ouverture_14.asp

Un article intéressant et sans pitié
(Merci à son auteur d'avoir cité mon blog et d'avoir mis un lien)
http://www.marianne2.fr/Comment-la-droitisation-de-l-UMP-a-conduit-a-sa-chute_a219909.html

(Clic sur l'image pour agrandir)

joissains canard 20

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