jeudi 5 avril 2012

Le 6 mai, Sarko ne mérite que le KO !

sarko projet france

Nicolas Sarkozy est déjà un ex-président mais lui se voit encore gagnant. Il paraît donc qu'il a un projet et qu'il doit l'annoncer ce jeudi ! Il serait temps en effet. Avec tout ce qu'on a vu pendant cinq ans, et même dix, que peut-il bien faire de neuf qu'on ne sache déjà ? Il va probablement tenter un dernier gros coup d'esbroufe. Comme d'habitude. J'ai envie de dire, je le dis, non merci.
En réalité, pendant ses jours comptés, il aura beau "plastronner, fanfaronner, claironner", comme a ironisé hier François Hollande, on le connaît trop, il ne pourra pas se refaire. Il suffit de se rappeler 2007 pour se rendre compte qu'il n'a jamais changé. Tout ce que l'on présageait est advenu. Seuls ceux qui ont voté pour lui voulaient y croire qui n'avaient pas perçu les illusions. Beaucoup en reviennent et c'est tant mieux. Vu ses piètres résultats, il ne mérite pas de doubler sa casse, si l'on peut dire.
Quoi qu'en exposent les divers sondages et leurs marges d'erreurs, Sarkozy et la droite vont devoir traverser la déprime de la défaite. C'est écrit. Une majorité de Français veut de la justice, du respect et de la dignité, toutes choses que Sarkozy a foulées aux pieds depuis trop longtemps. L'heure d'une conception républicaine de la présidence approche. Et tiens, soyons magnanimes, on ne souhaite même pas à ce sortant suffisant et insuffisant de finir comme Giscard sous les crachats.

Pour tracer un portrait de Nicolas Sarkozy...

blog titre entier
Deux extraits de mes articles de 2006 et 2007

"Sarkozy : les méchants et les gentils"
La démagogie est l'art de plaire au peuple. Le but est que le peuple nous veuille du bien (nous donne son suffrage). Ça ne signifie pas qu'on veuille du bien au peuple, bien au contraire. Cette argumentation est en grande partie fondée sur la peur de l'autre. Nous vivons dans une société de plus en plus individualiste. C'est chacun pour sa gueule, l'enfer c'est les autres. A partir de ce constat, il est très facile de jouer sur cette corde pour exprimer haut et fort ce que les gens veulent entendre.
Sarkozy est dangereux. Il a une véritable capacité à si bien maquiller ses véritables intentions. Non seulement elles en deviennent attractives, mais semblent comme expurgées de leur vraie nature et des menaces qu'elles font en réalité peser sur ceux-là mêmes qui, de bonne foi, se laissent séduire. Pourtant, la mécanique est toute simple, et c'est cette simplicité même qui rend le discours si redoutable, tellement efficace. Voyons comment cela fonctionne :
1. Il y a deux catégories de Français, c'est la base du discours de Sarkozy, opposer deux France, toujours, l'une, la France des "assistés", la mauvaise, fantasmée, qu'il faut stigmatiser, l'autre, la France qui travaille, la bonne, qu'il faut aider à prospérer ;
2. Vous faites partie des gentils, c'est la deuxième phase. L'auditoire doit être convaincu qu'il est dans le camp à qui l'on va faire du bien ;
3. Les uns (les méchants) mangent sur le dos des autres (les gentils). Tout ce qui ne va pas pour vous vient de l'existence de l'autre qui vous fait du mal ;
4. "Je n'accepte pas" les agissements des méchants (ils profitent de vous) : si je suis élu, je saurai être ferme (Sarkozy dit beaucoup qu'il "n'accepte pas" ; on remarquera qu'il prend bien garde de ne pas être plus précis) ;
5. "Je veux" privilégier les gentils (ils sont méritants) : il y aura des privilèges et c'est à vous que je les réserve, puisque vous faites partie du camp des gentils, je suis de votre côté, votez pour moi. CQFD.
Le raisonnement de Sarkozy est on ne peut plus évident. Pour chacun d'entre nous, le méchant c'est l'autre, c'est bien humain. Il suffit donc de déclamer avec force et emphase qu'on fera une politique favorisant les gentils et qu'on sera intraitable avec les méchants pour que tout le monde applaudisse. Cela revient à comprendre son discours de la façon suivante : "Je ferai une politique qui favorisera les uns et sera intraitable avec les autres".
Considérant alors que cet homme ne fait pas mystère de son attachement au libéralisme, considérant par ailleurs la politique que mène la droite depuis cinq ans, on peut aisément deviner qui sont en réalité "les uns" (les quelques-uns) et qui sont en réalité "les autres" (tous les autres). Derrière le discours, le fond des intentions : diminuer les charges des entreprises, diminuer les prestations sociales et mettre à mal notre régime de solidarité... ce qui pénalisera le plus grand nombre, contrairement à ce que cherche à nous faire croire Sarkozy.

"L'avenir appartient à ceux qui votent Sarkozy"
Le roi de la provocation et de l'agitation mentale n'a plus aucun tabou. Il dégaine sa haine ordinaire et sa science foireuse jusqu'à la nausée. Son crâne bas de plafond barbote dans la vase.
Ah ! Mes pauvres amis ! Enfin, c'est fait, nous allons gagner plus, en travaillant plus et plus longtemps. Nous pourrons faire toutes les heures supplémentaires que nous voulons. On aura même la chance de choisir de turbiner le dimanche. La télé, c'est tellement crétin ce jour-là.
Comme la grève sera bannie, plus personne ne sera pris en otage. Et nous n'aurons plus de retenue sur notre salaire. Il n'y a pas de petit gain. Nous n'aurons pas non plus besoin de RTT. A quoi ça sert de vouloir être en famille ou de se cultiver ? Nous n'y perdrons pas au change.
Notre mérite sera reconnu et fortement récompensé. Et que ceux qui ne trouvent pas de travail ne viennent pas se plaindre. C'est quand même bien leur faute, non ? Ils n'ont qu'à accepter n'importe quel petit boulot à durée déterminée qui les mettrait sur la bonne route, comme tout le monde. Et puis, rien n'interdira plus qu'ils alignent les larbineries l'une après l'autre jusqu'à la retraite.
Surtout, qu'ils ne comptent pas sur les allocations chômage, ça ne dure qu'un temps. S'ils refusent de bosser, ces profiteurs, le pire les attend. A la retraite, ils ne toucheront que des clopinettes.
Pour la santé, c'est beaucoup plus simple. S'ils ne peuvent plus se soigner, ils n'ont qu'à faire un effort, quoi ! Si ce n'est pas un scandale de tomber malade ! Il ne manquerait plus aussi qu'ils veuillent un logement, tiens. Ils n'ont qu'à dormir dans de gros cartons. Ou mieux, ils n'ont qu'à économiser pour louer une tente et puis en devenir propriétaire. La chose a été testée, ça marche.
Enfin, qu'ils n'aggravent pas leur cas. S'ils volent la moindre pomme, gare à eux. Ils seront embastillés, sans procès. En tôle, ils n'auront aucun contact avec des gens riches qui pourraient leur donner des conseils. Les friqués qui fraudent aux impôts ou qui s'en mettent plein les poches sur le dos des pue-la-sueur n'ont que du sursis si (et quand) ils se font pincer.
Quoi ? Vous bronchez ? Vous êtes contre tout ça ? Non, franchement, vous ne trouvez pas que vous êtes un peu rétrograde de gauche. Allez, allez, mettez-vous bien ça dans la tête : être moderne, c'est être pour la rupture. C'est ne plus confondre SDF et ISF. Que je n'aie pas à vous le répéter : l'avenir appartient à ceux qui votent Sarkozy.

Sarkozy et le syndrome d'hubris, la maladie du pouvoir

Perte du sens des réalités, intolérance à la contradiction, actions à l'emporte-pièce, obsession de sa propre image et abus de pouvoir : tels sont quelques-uns des symptômes d'une maladie mentale récemment répertoriée qui se développerait durant l'exercice du pouvoir. C'est le syndrome d'hubris. Il comprend 14 critères, dont, selon David Owen, son concepteur, ancien ministre travailliste britannique des affaires étrangères (1977-1979), il suffirait d'en remplir 3 ou 4 pour que le diagnostic puisse être posé.

(Clic sur l'image pour agrandir)
sarko hubris

Le vrai bilan de Sarkozy

logo lexpress
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/dossier-nicolas-sarkozy-le-vrai-bilan-2007-2012_1075283.html

Sarkozy insulté à la Réunion

Alors qu'il s'apprêtait à monter en voiture, il a décidé de rebrousser chemin pour serrer les mains des militants UMP présents. Bain de foule, poignées de main à la volée. Parmi elles, celle d'un jeune homme, qui profite de la proximité du président pour l'insulter : "Pauvre con, pauvre con, on va te faire la mort dans les urnes", hurle-t-il. Le candidat-président reste stoïque, s'éloigne tout en continuant de lancer des "merci merci" en saisissant les mains se tendant vers lui. Derrière lui, le jeune homme est interpellé. Il est aussitôt neutralisé par des policiers en civil qui l’ont vite relâché.

Un document exceptionnel diffusé en 2005

Des résistants parlent de la France et de l'idéal politique. Des vérités aussi vivaces qu'en 1944, aussi fortes que la Déclaration des droits de l'homme !


Humour : Mai 2012
sarko départ

Un jour de mai 2012, un vieux monsieur est assis sur un banc face à la grille du Coq du Palais de l'Elysée... Après quelques minutes, il se lève et va voir le Garde Républicain posté à l'entrée et lui demande :
- Bonjour monsieur, j'aimerais visiter l'Elysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy.
Le Garde Républicain lui répond :
- Monsieur Sarkozy n'est plus président et il n'habite plus ici.
Le vieux monsieur s'en va sans dire un mot... Le lendemain, le vieux monsieur est encore assis sur le banc... Il se lève, va voir le Garde Républicain et lui demande : 
- Je veux visiter l'Elysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy.
Le soldat lui dit :
- Monsieur Sarkozy n'est plus président et il n'habite plus ici...
Le vieux monsieur s'en va sans dire un mot... Pour une troisième journée consécutive, le vieux monsieur est assis sur le même banc et regarde toujours l'Elysée. Il se lève enfin et va voir le Garde Républicain et lui demande à nouveau :
- J'aimerais visiter l'Elysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy.
Le pauvre Garde Républicain ne sait plus trop quoi dire...
- Monsieur, ça fait 3 jours que vous me demandez de rencontrer Monsieur Sarkozy et ça fait 3 jours que je vous dis que Monsieur Sarkozy n'est plus président et qu'il n'habite plus ici... Est-ce qu'il y a quelque chose que vous ne comprenez pas ?
- Non... Non..., dit le vieux monsieur, c'est juste que ça me fait tellement plaisir de vous l'entendre répéter...
Alors, le Garde Républicain s'est mis au garde-à-vous, l'a salué et lui a dit :
- A demain, monsieur.

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mercredi 28 mars 2012

L'affaire du contrat d'A. Joissains dans La Provence

logo conseil détatCi-après, petite séance de rattrapage pour toutes celles et tous ceux qui auraient manqué cette parution sur le point d'étape de ma procédure devant le Conseil d'Etat.
Le journal La Provence a récemment publié ce grand article qui permet d'en comprendre toute la démarche. La journaliste a également interrogé la mairie d'Aix qui a réagi comme on peut le lire ci-dessous.

=> REPRISE DU BLOG JEUDI 5 AVRIL

(Clic sur les images pour agrandir)
joissains LAC Prov 23

joissains LAC Prov 23

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vendredi 23 mars 2012

Medvedowsky récuse toute connivence avec Guérini

medvedowsky ravi 90

La presse informe selon ses sources. Les personnes nommées dans les articles réagissent. Ce mercredi, La Provence a publié une pleine page au sujet de l'audition d'Alexandre Medvedowsky par la justice. Le journal a fait état des interrogations qui planent sur le rôle qu'aurait joué dans l'ombre Alexandre Guérini lors de l'élection municipale de 2009 qui a investi Medvedowsky comme tête de liste. Le juge Charles Duchaine cherche à savoir s'il y a eu ou non une quelconque entente entre les deux hommes.
Ping pong. Le journal a demandé à Medvedowsky de donner son point de vue. André Guinde, lui aussi auditionné, a également été sollicité pour donner sa version.
Le même jour, le site Marsactu a publié sur son site un article détaillé sur le même sujet. Dans la journée, Medvedowsky a laissé un commentaire qui a des airs de droit de réponse sans en avoir vraiment la forme. Là aussi, il y réfute toute idée de négociation entre lui et Alexandre Guérini. Se défendant, il ajoute que La Provence "poursuit ses amalgames diffamatoires à (son) encontre". Et critique itou Marsactu ainsi : "Ces informations ont été reprises sans aucun élément de preuve par votre site internet".
Medvedowsky a évidemment le droit de s'en offusquer et de s'en plaindre, c'est le sens de son commentaire. Il annonce donc dans la foulée qu'il a décidé de saisir le procureur de la République. Venant en quelque sorte l'épauler, Olivier Sana, son ami de toujours, directeur du technopôle de l'Arbois, a aussi réagi à des propos d'un internaute. C'est aussi son droit. In fine, ce sera à la justice de dire si elle retiendra les soupçons dont il est fait état.
Voir les surprises du jour sur le vote du budget du CG en fin d'article. 

(Clic sur chaque image pour agrandir)
medve provence 20medve provence 20

logo marsactu new
http://www.marsactu.fr/affaires/alexandre-medvedowsky-aux-abois-a-larbois-27480.html

medve marsactu 21
  
Sur le même thème, mon article de mercredi :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/21/23816450.html

Dans un autre domaine et pour d'autres raisons, quoique, Jean-Noël Guérini estime lui aussi que La Provence lui fait beaucoup de mal. Il a donc décidé de porter plainte contre le quotidien qu'il accuse de mener une campagne contre lui à propos d'un dossier de maisons de retraite. Et n'y allant pas de main morte, il réclame, ce n'est pas une blague, un million d'euros de dédommagement ! Il est peu probable, même s'il devait avoir gain de cause, qu'un tribunal lui accorde le bénéfice d'une telle somme.
Enfin, c'est ce vendredi matin à 9h30 que les élus seront appelés à voter le budget du conseil général. Etonnamment, il n'y aura sans doute aucune dissidence... 
16h00 : Ce matin, le vote s'est passé à bulletins secrets, à la demande de l'opposition. Surprise : alors que la majorité de gauche compte 37 élus et que Guérini avait été élu avec 40 voix dont 3 de la droite, le budget n'a recueilli que 32 voix, 18 contre, 6 blancs et 1 nul. Michel Pezet et Marie-Arlette Carlotti ont voté blanc. Par ailleurs, Guérini dit avoir reçu un mail de menace de mort ! 

 guerini canard 21

guerini canard 21 

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mercredi 21 mars 2012

Alex Guérini et Alex Medvedowsky en connivence ?

medve ravi 90Le feu peut-il se propager ou pas ?
Depuis que le juge Charles Duchaine et son équipe s'intéressent aux multiples affaires d'Alexandre Guérini et à son rôle occulte au sein de la fédération du PS 13 et des établissements publics dépendant du conseil général présidé par son frère aîné Jean-Noël Guérini, le dossier judiciaire ne cesse d'enfler.
Chaque brin d'enquête sur de possibles ramifications au-delà du socle initial amène son lot de faits, de découvertes et d'interrogations.
Ces derniers jours, le juge a tiré un nouveau fil de l'énorme pelote, celui de marchés publics sur le technopôle de l'Arbois, dont le principal financeur est le département. Le magistrat et ses limiers ont donc entrepris d'entendre ses dirigeants en tant que témoins, en particulier Alexandre Medvedowsky.
A ce stade, il s'agit d'abord de recueillir et de confronter le maximum d'éléments susceptibles d'éclairer les parts d'ombre d'un dossier qui aurait pu subir des pressions de la part d'Alexandre Guérini (voir les liens ci-dessous).
Mais, hier, l'enquête a peut-être pris une nouvelle tournure avec une question de plus. Y a-t-il eu un échange de bons procédés politiques entre Alexandre Guérini et Alexandre Medvedowsky, désigné tête de liste lors de l'élection municipale partielle de 2009 organisée à la suite de l'invalidation de celle de 2008 ?
Pour cela, la justice a aussi souhaité entendre André Guinde qui pensait lui-même être le favori pour obtenir l'investiture.
Pour mémoire, comme je l'avais raconté le 24 juin 2009, "après l'annonce d'André Guinde de vouloir mener la nouvelle liste, un vigoureux bras de fer, agrémenté de joyeuses menaces et de doux chantages, a eu lieu entre Jean-Noël Guérini et Eugène Caselli, le premier soutenant Guinde, le second Medvedowsky. Ce n'est que quelques heures avant l'assemblée générale socialiste des Milles que la décision a penché en faveur de Medvedowsky, Guinde l'apprenant sur place et recevant un rocher de trois tonnes sur la tête. Guinde s'est alors posé la question de sa participation à la future liste".
Le juge veut donc explorer cette piste en liaison avec le maintien du directeur du technopôle du moment, Jean-Louis Aubert, en bons termes avec les Guérini, que Medvedowsky voulait licencier mais dont il a prolongé le contrat d'un an jusqu'en 2010.
"Alexandre Medvedowsky, rapporte La Provence, juge "absurde" de faire un lien entre son investiture en 2009 et le maintien de Jean-Louis Aubert à la direction de l'Arbois." Selon Medvedowsky, "Si cela se passe sur une même période, je n’y suis pour rien et cela ne veut pas dire qu’il y a un rapport entre les deux".
Pourtant, déjà en novembre dernier, le Ravi avait dévoilé quelques éléments troublants. "En effet, dès mai 2009, les téléphones d'Alexandre Guérini étaient sur écoute. On y trouve entre autres des messages échangés avec Medvé autour d'une préoccupation commune, la mairie d'Aix. "Il paraît que Guinde fait chier...", écrit Medvé à Alex Guérini le 11 juin 2009. Aussitôt, Monsieur Frère lui répond "Laisse-moi faire". Rassuré, Medvé enchaîne "C'est pour ça que je t'envoyais texto !! Merci de ton aide". 
Le 18 juin, Alexandre Guérini faisait une proposition spontanée à Medvé : "Qd peut-on se voir et me dire ce dont tu as besoin pour la campagne ? Bises." Le lendemain, ils sirotaient un apéro dans le très prolétaire café de la Rotonde à Aix pour y discuter gros sous..."

Comme le dit si bien, et sans rire, Jean-Noël Guérini, "que la vérité éclate !"
 
13h00 : Marsactu publie aussi un article avec des infos inédites. 

http://www.marsactu.fr/affaires/alexandre-medvedowsky-aux-abois-a-larbois-27480.html

(Clic sur l'image pour agrandir)
guerini medvedowsky prov 20

Pour mémoire...
"Les Guérini, Medvedowsky et les dessous de l'Arbois" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/12/14/22961146.html 
"Les Guérini, Medvedowsky, Mennucci et Muselier" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/14/23754663.html

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lundi 19 mars 2012

Marseille : Forum mondial ou coup d'épée dans l'eau ?

forum eau marseille 14
(Clic sur l'image pour agrandir)
Une installation grand public à la gare Saint-Charles :
une surprenante cascade d'eau animée jour et nuit
pour accompagner le forum

On tourne le robinet et l'eau coule à flots. Mais, sauf en cas de panne, qui s'étonne de ce geste si banal, si machinal ? L'eau, c'est comme pour l'air qu'on respire, on y pense rarement. Ce qui nous paraît normal ne l'est pas pour de grosses centaines de millions d'individus. Cette eau, nous l'avons et nous la payons. Eux, n'ont ni l'eau ni l'argent pour en bénéficier. Pourtant, l'eau est un droit humain.
Le Forum mondial de l'eau s'est tenu jusqu'à hier à Marseille. En a-t-on fait un aussi grand battage que le moindre fait divers qui tient lieu d'information à la une ? Une telle manifestation n'est-elle que celle de spécialistes ou d'experts ? Ne devrait-elle pas faire l'objet d'un traitement permanent afin de soulever les consciences ?
L'eau est un bien commun, précieux et vital. Elle n'a pas à être une marchandise à profits pour multinationales. Les chiffres sont effrayants. Plus de huit millions d'êtres humains meurent aujourd'hui des suites de maladies liées à l'eau. Près d'un milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable et plus de 2.4 milliards ne disposent pas d'une eau saine. 

 forum eau marseille

Et là, à Marseille, de nombreux chefs de gouvernement, de ministres et plusieurs milliers de congressistes en provenance de 140 pays ont participé au forum. L'objectif des participants était d'inscrire dans la déclaration finale "un droit à l'eau et à l'assainissement". On nous dit que les débats ont été sérieux et responsables. Mais il n'en serait sorti une fois de plus que de nouvelles bonnes intentions... qui risquent d'attendre plusieurs décennies pour être suivies d'un quelconque progrès effectif.
C'est la raison pour laquelle, à l'initiative d'associations et d'ONG vigilantes, un contre-forum s'est tenu en même temps pour combattre la foire expo commerciale autour de l'eau. Pourquoi la gestion de l'eau ne serait-elle pas nationalisée comme un service public et ainsi soustraite des mains des transnationales privées qui l'ont accaparée ?
Il est quand même paradoxal que les prix du gaz et de l'électricité soient identiques sur le territoire et que celui de l'eau varie selon le mode de gestion public ou privé de chaque commune.
Voilà quelques réflexions de simple bon sens que m'inspire l'événement planétaire de Marseille.

forum eau marseille 14
(Clic sur chaque image pour agrandir)
forum eau marseille 14

logo ravi bon
Eau rage, eau désespoir !

http://www.leravi.org/spip.php?article1261
Un prix de l'eau très opaque
http://www.leravi.org/spip.php?article1271

Le forum alternatif


Ouverture du forum alternatif de l'eau (Marseille) par LCM

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vendredi 16 mars 2012

Guérini "très satisfait" de la levée de son immunité !

guerini immunite france 3 15

Il s'est dit serein mais il s'est assez vite énervé.
L'annonce hier de la levée de son immunité parlementaire semble avoir mis Jean-Noël Guérini sur des ressorts.
Invité en direct sur le plateau du journal de 19h00 de France3 Provence Alpes pour une séquence qui aura duré plus de six minutes, il a commencé par cette phrase étonnante au ton faussement réjoui : "Je suis très satisfait de cette décision car je suis un citoyen comme un autre". Puis, ne manquant pas moins d'estomac, il s'est dit d'accord "avec la proposition de François Hollande qu'aucun élu ne doit être protégé".
Après avoir répété ses habituels arguments de défense, Guérini a insisté pour lire trois phrases du communiqué du bureau du Sénat "parce que les médias risquent d'estrapoler (sic) sur la levée de l'immunité". Trois phrases qui usent effectivement du conditionnel et qui seraient selon lui en sa faveur, martelant encore "Je suis innocent, je ne suis pas accusé de corruption ni d'enrichissement personnel. Il y a un véritable complot politique contre ma personne".
En conclusion, Jean-Noël Guérini a joué un dernier coup de violon : "Si aujourd'hui je souhaite être immunisé contre quelque chose, c'est bien la rumeur, la bêtise et la désinformation qui permettent à certains d'instruire sur la place publique des procès à charge, au mépris du fonctionnement serein de la justice". On est bien sûr prié de croire tout ce qu'il dit.
Les réactions ont été multiples, à gauche et à droite. C'est Martine Aubry qui a tiré le plus vite. "Le Sénat a pris la bonne décision en levant l'immunité parlementaire de Robert Navarro et de Jean-Noël Guérini, qui va permettre à la justice de travailler en toute transparence."
La prise de postion la plus sévère est sans conteste celle du collectif de militants de Renouveau PS13 qui a publié un communiqué et une lettre adressée à Jean-Noël Guérini lui demandant sa démission.
A droite, sur la chaîne LCM, Yves Moraine, le président du groupe UMP au conseil municipal de Marseille, est venu faire la morale avec beaucoup de mauvaise foi. Or, avant de donner des leçons de bonne conduite, son camp ferait mieux de regarder dans ses écuries bien garnies d'affaires et de condamnations de ses élus et de personnalités nationales.
Un internaute méticuleux a dressé un annuaire impressionnant d'une centaine de procédures ayant touché et touchant encore toute la droite, sans compter les innombrables “non lieu” ou “affaires classées sans suite” par la bienveillance de certains magistrats. (Lire par ce lien les deux commentaires rédigés sous le pseudo "Saab".)

http://www.bfmtv.com/le-senat-leve-l-immunite-parlementaire-de-actu24810.html

Le communiqué officiel du Sénat

"Le Bureau du Sénat a examiné aujourd’hui les demandes de levée d’immunité parlementaire des sénateurs Robert Navarro et Jean-Noël Guérini. Il a tenu à rappeler qu’il n’est compétent pour examiner ni le fond des dossiers, ni l’exactitude des faits, ni la procédure suivie par le juge.
Il doit se prononcer au vu des éléments contenus dans la requête, et d’eux seuls, à condition que la demande indique précisément les mesures envisagées ainsi que les motifs évoqués. Le Bureau a tenu à rappeler que la présomption d’innocence bénéficie aux parlementaires comme à n’importe quel citoyen.
S’agissant de M. Guérini, le Bureau a décidé d’accéder à la demande du juge d’instruction dès lors qu’elle apparaîtrait nécessaire pour le contraindre à assister aux actes programmés.
S’agissant de M. Navarro, le Bureau a décidé d’autoriser, s’il était mis en examen, la mesure du cautionnement prévue au 11° de l’article 138 du code de procédure pénale. Les délibérations du Bureau comme la requête des juges sont couvertes par le secret de l’instruction".

logo renouveau PS 13
Le communiqué de Renouveau PS13 :

http://renouveaups13.blogspot.com/2012/03/suite-la-levee-dimmunite-parlementaire.html

La lettre de demande de démission :
https://docs.google.com/file/d/0ByEiYrMzRwvdNC1lc0taZDRTSU9JazNicmVjZkswdw/edit


le Sénat lève l'immunité de Guérini et de Navarro par ITELE

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jeudi 15 mars 2012

Guérini dépouillé de son immunité parlementaire

guerini moi cest moi ravi 82 - CopieURGENT 16h00 :
Ne vont plus lui rester que les yeux pour pleurer.
En tout cas, Jean-Noël Guérini ne va pas être content.
C'était inéluctable. Et donc attendu. Le Sénat, à majorité de gauche et à dominante socialiste, a levé cet après-midi son immunité parlementaire de sénateur sur demande du juge Charles Duchaine.
Guérini avait bien tenté lors de sa dernière conférence de presse de laisser croire qu'après son audition au tribunal la requête du juge était devenue sans objet. Le bureau du Sénat en a décidé autrement. Et voilà que l'élu se retrouve désormais dépouillé de son bouclier protecteur.
Il pourra se consoler, son collègue, Robert Navarro, sénateur de l'Hérault, a subi le même sort, lui qui risque aussi d'être mis en examen. Nul doute que l'un comme l'autre vont continuer à clamer leur innocence et à crier au harcèlement. 

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François Hollande à Marseille, comme un air de mai 81

hollande marseille 14
(Clic sur l'image pour agrandir)

Deux heures à l'avance sur le parvis du Dôme de Marseille. Des milliers de gens en attente. Et un soleil méditerranéen qui embrase l'atmosphère à l'unisson. Puis, c'est le top départ pour envahir la grande salle. Et déjà de grosses dizaines d'affiches, de fanions et de drapeaux. Et des cornes de brume. Comme au stade. Il règne une ambiance fournaise des grands jours. 8.000 personnes sous la coupole du Dôme et 4.000 à l'extérieur.
Une impressionnante salle de presse avec plusieurs dizaines de journalistes et de reporters devant leurs ordinateurs. Des caméras et des micros partout. Pour les directs sur les chaînes de télé et de radio.
Marseille fait une ovation aux premiers intervenants. Christophe Malavoy dit son engagement et moque Gérard Depardieu. Deux pointures précèdent le moment fort du meeting, Michel Vauzelle et Jean-Marc Ayrault. Le public est bouillant.
Et c'est l'entrée triomphale de François Hollande, sous des acclamations à tout rompre au point qu'il peine à faire entendre sa voix. Il salue Marseille, la ville de tous les peuples et de toutes les couleurs. Il en connaît tous les besoins. Il parle aux Marseillais et aux Provençaux. Il leur adresse des messages de soutien.
Commence alors un discours enflammé de 100 minutes qui déroule les idées de son programme. Porté par l'enthousiasme de la foule, sa voix se casse un peu mais il tient bon. Il égrène sa conception de la République fondée sur l'éthique, la laïcité, l'humanisme. Il parle avec ses tripes. Mais pas de paroles haineuses. Rien que des paroles de respect et d'affection. Ça change d'un certain autre.
Une envie de vérité et de justice. Une envie de convaincre et de rassembler. Une envie d'en découdre pour le 22 avril et le 6 mai. Dans cette campagne électorale, quelque chose est en train d'advenir, un souffle libérateur et populaire, un parfum d'espérance. Comme un air de mai 81.
Voir l'homme qui marche vers l'Elysée me réjouit. Hier, je n'ai pas ménagé mes mains pour le faire savoir.  

(Clic sur l'image pour agrandir)
hollande marseille 14


Discours de Marseille le 14 mars par francoishollande

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mercredi 14 mars 2012

Les Guérini, Medvedowsky, Mennucci et Muselier

guerini medve arbois bakchich

Cette fois-ci, que va bien pouvoir déterrer le juge Charles Duchaine du plateau de l'europôle de l'Arbois ?
Il a déjà beaucoup enquêté à Marseille. Il a biné les terrains de la décharge de La Ciotat. Il a humé les pestilences de l'Etang de Berre. Et il a récemment fouillé dans les autorisations de créations de maisons de retraite en Pays d'Aix. Avec tous les résultats que l'on sait, dont des dizaines de mises en examen.
Voilà maintenant qu'il entreprend d'aller défricher un nouveau gros morceau, celui du technopôle d'Aix. En cause dans ce dossier, un autre marché public pour lequel Alexandre Guérini aurait eu une influence décisive.
Alexandre Guérini, Alexandre Medvedowsky, Jean-Louis Aubert, Olivier Sana
Après une série de perquisitions menées en février, le juge passe cette semaine à l'étape au-dessus, les auditions de témoins.
Trois viennent d'être annoncées. Aujourd'hui même, celle de Jean-Louis Jaubert, directeur de l'établissement de 2006 à 2010. Jeudi, celle d'Olivier Sana, directeur actuel. Et, vendredi, celle d'Alexandre Medvedowsky, président depuis 1998.
Et alors ? Et bien, le juge Duchaine veut comprendre comment une société liée au banditisme a pu remporter un marché de travaux publics sur le site en 2007. Le magistrat est convaincu qu'Alexandre Guérini a fait pression pour que le contrat de l'ancien directeur soit prolongé d'une année alors qu'Alexandre Medvedowsky avait décidé de le licencier.
Quel intérêt pouvait avoir Alexandre Guérini à conserver l'homme en place ?
Ce blog a déjà relaté cette affaire en décembre dernier. J'avais tenté de montrer que les influences sur les marchés pouvaient avoir eu un certain rapport avec des contreparties visant à soutenir des ambitions politiques. Les détails sont dans l'article en lien ci-dessous.
Maintenant, poursuivons avec d'autres éléments récents eux aussi en relation avec les affaires.
Jean-Noël Guérini
Toujours dans sa nouvelle stratégie de risposte, Jean-Noël Guérini a publié coup sur coup deux communiqués.
Le premier, la semaine dernière, en forme de lettre ouverte intitulée "Je demande des comptes !". Sa teneur est la même que celle de sa dernière conférence presse.
Le second date d'hier et s'intitule "Que la vérité éclate !". Il y reproduit trois courriers adressés respectivement au ministre de la justice, au ministre de l'intérieur et au directeur général de la gendarmerie nationale. Ces trois lettres reprennent les questions qu'il dit se poser sur les dysfonctionnements des services de l'Etat enquêtant sur son cas. Il dit attendre des réponses claires de leur part. Pas sûr qu'ils les obtiennent. Mais il aura essayé.
Bernard Squarcini
Suites aux informations parues dans la presse et le concernant, Bernard Squarcini a lui aussi réagi pour nier les accusations portées contre lui. Le directeur de la DCRI rejette en bloc toute idée de favoritisme à l'égard d'un de ses fils qui aurait bénéficié d'une conséquente augmentation de salaire par l'entremise de Jean Noël Guérini. Des écoutes téléphoniques semblent pourtant démontrer l'inverse. La justice fera le tri.
Patrick Mennucci
Un autre cas commence à faire parler de lui, celui de Patrick Mennucci au sujet des conditions d'accès à un emploi au sein de Treize Développement dont il a été le salarié pendant plusieurs années. Evidemment, sa réaction n'a pas tardé. Contacté par Bakchich, Patrick Mennucci a répondu : "Mais j'ai fait acte auprès du président de la SEM, Antoine Rouzaud et de Jean-Marc Nabitz. J'ai les diplômes qu'il faut pour occuper ce genre d'emploi. Si on me demande des explications je les donnerai avec plaisir." Là encore, seul le juge, s'il le décide, pourra l'interroger.
Renaud Muselier
Enfin, sans doute motivé lui aussi par la tactique de la contre-attaque face aux soupçons liés aux activités d'avocate de son épouse au sein de Habitat Marseille Provence, c'est au tour de Renaud Muselier de se fendre d'une lettre ouverte au ton ironique publiée hier et adressée à François Hollande, et, hasard des hasards, à quelques heures du meeting de ce dernier au Dôme à Marseille, à quelques mètres du conseil général. Sur quoi ? Sur les affaires Guérini et le laisser-faire du parti socialiste. A le lire, on laverait plus blanc à l'UMP, histoire peut-être de chasser les mauvaises odeurs à tout prix. 
Comme les astronomes, les juges n'ont certainement pas fini de découvrir de nouvelles galaxies, qu'elles soient géantes ou naines. 

"Les Guérini, Medvedowsky et les dessous de l'Arbois" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/12/14/22961146.html

"L'Arbois qui cache la forêt" :
http://www.bakchich.info/L-Arbois-qui-cache-la-foret,13142.html

Les trois lettres de Jean-Noël Guérini : "Que la vérité éclate !"
http://www.jn-guerini.fr/2012/03/13/jean-noel-guerini-%C2%AB-que-la-verite-eclate-%C2%BB/

La contre-attaque des Squarcini :
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/contre-attaque-des-squarcini-dans-laffaire-guerini

Bakchich évoque le cas de Patrick Mennucci :
http://www.bakchich.info/france/2012/03/12/les-recommandes-de-guerini-61217

La lettre ouverte de Renaud Muselier à François Hollande :
http://www.renaudmuselier.fr/lesite/index.php/accueil/item/378-lettre-ouverte-%C3%A0-m-fran%C3%A7ois-hollande

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lundi 12 mars 2012

"Aidez-moi !" : Sarkozy a appris... à implorer

sarko villepinte baudry 1

Me croirez-vous cette fois encore ? Hier, je me suis re-re-forcé à regarder tout le meeting de Nicolas Sarkozy à Villepinte. J'ai choisi la chaîne parlementaire car il n'y a pas de publicités et c'est quand même plus sérieux que les chaînes dites d'info qui vous salissent l'écran avec des incrustations toujours bourrées de fautes rédigées par des illettrés.
Bon, ça c'est fait mais là n'est pas l'essentiel.
Je dis toujours à ceux qui ne vont pas ou jamais voter qu'ils perdent alors le droit d'ouvrir leur bouche pour critiquer. Pour ma part, je ne rate jamais un scrutin. Et c'est la raison pour laquelle je me gave d'informations. Autant savoir à quelle sauce on pourrait être mangé.  
Hier, donc, affluence gigantesque pour ce meeting, avec, ne chipotons pas plus, au moins un million de personnes, selon le modeste Jean-François Copé, dans une salle qui ne peut contenir qu'un maximum de 30.000 places assises et 10.000 debout, selon les chiffres de la police du modéré Claude Guéant.
On se serait cru à l'une de ces facétieuses assemblées générales d'actionnaires d'entreprises du CAC 40 qui votent les yeux fermés pour l'augmentation des revenus et des bonus de leurs dirigeants dont ils n'ont pas encore découvert le hold-up, Nicolas Sarkozy étant bien le seul à s'en être comiquement étonné il y a à peine quelques jours.
Aux premiers rangs, juste à portée de l'estrade, les caméras estampillées UMP ont régalé les téléspectateurs d'une enfilade de têtes (trop) connues parmi lesquelles un chanteur laï-laï-laï, un acteur menhirien, une guitariste susurreuse et l'épouse reconnaissante d'un ex-président condamné.
Avant le discours du principal orateur, l'organisation avait poussé sur la scène quelques soutiens exemplaires du candidat. Et d'abord, les trois rebelles en carton qui ont ravalé leurs bombes pour regagner la niche à coups de laisse, Christine Boutin, Hervé Morin et Frédéric Nihous, suivis par un condamné bordelais, Alain Juppé.
Un grand moment fut celui de l'homme qui tique du visage autant que son maître, qui lui écrit des discours, qu'on voit tout le temps à la télé et qui pète les plombs quand on n'est pas d'accord avec lui, le rampant Henri Guaino. Le gag du jour lui revient. Déjà discrédité en voulant jouer les Malraux des hommages aux morts, il commit un lapsus linguae d'une force coluchienne, confondant l'usine Photowatt avec Photoshop. Nul doute qu'il pourra maintenant s'enorgueillir enfin d'une postérité bien méritée qui fera le bonheur des bêtisiers de fin d'année pendant un siècle.
Ce dimanche, l'élément de langage à l'ordre du jour était le rassemblement de la famille droitière. Et pas mal extrême droitière. Bon, il manquait bien un Jean-Louis Borloo pas encore remis de ses prétentions fracassées et une Rama Yade pas invitée à cause du déclenchement récent de son neurone de lucidité.
Oublions les fantômes, ils finissent toujours par revenir. Sous les lumières très tricolores du cercle blanc central, on a vu défiler les trois meilleurs amis du monde, les ambitieux Jean-François Copé, Alain Juppé et François Fillon qui se haïssent au carré et qui s'entredéchireront encore plus au lendemain de la raclée du 6 mai pour prendre la place du chef.
Enfin, est apparu le matamore, qui cette fois n'aurait pas changé mais aurait appris et compris, nous a-t-il répété. Dur à croire. Pas la peine de raconter le reste tout en haine et invectives, oui, tout ça pour ça, vous le trouverez dans la presse.
Dans tout ce bla-bla, il y a eu deux petits joyaux quand même. Nicolas Sarkozy a commencé son discours avec un nostalgique "Je me souviens de ce mois de mai où les Français m'ont choisi". Il l'a conclu en lançant ce misérable appel au secours : "J'ai besoin de vous ! Aidez-moi !" sous-entendant sans doute "sinon je me souviendrai de ce mois de mai où les Français ne m'auront pas choisi".
Quant à moi, dimanche prochain, j'irai sûrement humer un air moins rance. 

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sarko villepinte

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