lundi 9 juillet 2012

Alerte : Le Ravi de l'été fait monter le thermomètre

une ravi 98

Qu'on se le dise, le Ravi de l'été a décidé de faire tomber tous les tabous. Et sa réjouissante couverture n'en dissimule rien ou presque. Et, après tout, pourquoi faudrait-il se voiler la face tant il est devenu banal de tout montrer. 
Mais, qu'on se rassure, même si cette enquête fourmille d'informations livrées ici sans détour, le contenu ne se veut aucunement scabreux. Les lecteurs jugeront par eux-mêmes. 
Au-delà de ce clin d'œil, le mensuel fait aussi la part belle à bien d'autres sujets. Il détaille les diverses réunions des économistes et de leurs concurrents "déconnomistes" qui ont occupé le pavé aixois ce weekend. 
Il revient aussi sur les législatives de notre région, interroge le seul député écologiste du département et décerne le Ravi de plâtre à Renaud Muselier qui n'en finit plus de se faire dépouiller de tous ses mandats et qui annonce son quasi retrait de la vie politique. 
La dernière page du journal est consacrée à l'interminable saga Guérini intitulée "le système bouge encore". Les perspicaces et les curieux pourront y relever que votre ci-devant serviteur a un peu alimenté les auteurs en leur donnant également quelques tuyaux pour leurs recherches. 
Enfin, et comme il nous y a habitués, le Ravi nous retient encore grâce à ses brèves, ses dessins et son humour. A ce propos, il est vivement conseillé de ne pas rater non plus la vraie-fausse carte postale d'une page adressée par l'ex-élyséen en grandes vacances désormais forcées à sa chère marine nationale qui l'a fait chavirer vers la mortelle ligne du front. (Clic sur l'image pour agrandir)

Le sommaire du n° 98 :
http://www.leravi.org/spip.php?article1322
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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vendredi 6 juillet 2012

Sénat : Autres bravades de Sophie Joissains

logo senat

Pour compléter mon article de mercredi, voici une brève suite qui n'est à vraiment dire guère plus flatteuse pour Sophie Joissains. Le parasitage de la sénatrice UMP a commencé dès l'annonce par Jean-Pierre Bel, président du Sénat, de la prise de parole de Laurent Fabius.
Sa première exclamation a été "Hou !", répétée trois autres fois de la même façon après chaque phrase du ministre. Elle a ensuite varié un peu son lexique de l'incorrection en proférant deux fois le mot "Leurre !"
Maintenant, il est peut-être intéressant d'essayer de comprendre les motivations sous-jacentes qui ont poussé la sénatrice à sortir de la bienséance. Outre le fait qu'elle est désormais dans l'opposition, elle a sans doute voulu marquer là sa désapprobation à l'égard de la personne même de Fabius.
Il faut se rappeler que sa maire d'Aix, désormais ex-députée, ne cesse de se prévaloir d'avoir mené une croisade, parmi d'autres, lors de l'affaire du sang contaminé lorsque Fabius était premier ministre dans les années 80. Or, la Cour de justice de la République avait complètement innocenté Fabius. Nonobstant, Maryse Joissains maintient aujourd'hui encore envers l'homme une haine tenace qui n'est absolument pas justifiée.
Et c'est ce virus totalement démagogique qu'elle a transmis à sa fille.

                                         Autres petits extraits
La parole est à M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères. 
(Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe écologiste, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)
Mlle Sophie Joissains Hou !
M. Laurent Fabius, ministre : [...] Cet engagement a fait l’objet d’un long débat démocratique et, après avoir élu, le 6 mai, François Hollande à la tête de l’État, les Françaises et les Français ont choisi la cohérence en donnant à la gauche une large majorité parlementaire.
Mlle Sophie Joissains Hou !
Un sénateur du groupe UMP : Pas ici !

sophie joissains huff post

L'article du Huffington Post :
http://www.huffingtonpost.fr/2012/07/04/comment-une-senatrice-ump_n_1649292.html?show_comment_id=166246203#comment_166246203

"Sénat : Sophie Joissains se lâche comme sa maire" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/07/04/24634494.html

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mercredi 4 juillet 2012

Sénat : Sophie Joissains se lâche comme sa maire

sophie joissains tancée par bel

Hier avait lieu, en même temps à l'Assemblée nationale et au Sénat, la séance de la première déclaration de politique générale du gouvernement. Jean-Marc Ayrault était devant les députés tandis que Laurent Fabius lisait le même texte devant les sénateurs.
Comme il fallait s'y attendre, les parlementaires de droite des deux hémicycles, encore enragés depuis leurs défaites électorales, ont bruyamment essayé de parasiter le discours des deux orateurs gouvernementaux.
Grands gestes, cris, apostrophes, chahut, c'était finalement pour eux le seul moyen pathétique qu'il leur restait pour faire savoir qu'ils existaient encore un peu. A les observer ainsi, on avait un peu l'impression, c'est la mienne en tout cas, que ces survivants des urnes n'avaient décidément rien appris des raisons pour lesquelles les électeurs les ont réduits à de la figuration.
Rappelant par instants l'image vulgaire et agitée de Nicolas Sarkozy et de certains anciens ministres, hier, pas mal de députés et sénateurs de la droite restante et rabougrie se sont comportés exactement comme quand ils étaient au pouvoir, avec le même manque de tenue et de dignité. Misérable et honteux.
Et devinez qui a cherché à se distinguer en endossant au Sénat le rôle de jacasse de service ? Sophie Joissains. Au cours des 90 minutes qu'a duré le discours de Laurent Fabius, elle a proféré à la cantonade pas moins de 17 bravades sonores censées déstabiliser l'orateur.
Elle s'est évidemment attirée deux observations de Laurent Fabius dès le début de sa prise de parole "Un instant, madame !", et plus loin "Madame, nous avons bien noté que vous étiez présente !" (Rires et applaudissements à gauche). Puis, celle d'un sénateur qui lui a lancé un "Taisez-vous donc !" et un autre "Taisez-vous donc, sortez plutôt !".
Enfin, c'est Jean-Pierre Bel, le président du Sénat en personne, qui est intervenu pour remettre la perturbatrice du jour à sa place : "Madame, permettez-moi de vous dire, le Sénat est cité souvent pour sa courtoisie et les respect des autres, je vous demande d'avoir la gentillesse de vous en souvenir cet après-midi." (Applaudissements nourris à gauche ; Mlle Sophie Joissains se lève et demande la parole ; huées à gauche)".
C'est à se demander si Sophie Joissains ne vient pas de subir la contagion des outrances de sa maire.

Petits extraits avec les 17 bravades de Sophie Joissains :

M. Laurent Fabius, ministre : Cette dette atteint aujourd'hui près de 1.800 milliards d'euros, soit 90% de la richesse produite par la France chaque année.
Mlle Sophie Joissains : Quelles sont vos solutions ?
M. Laurent Fabius : Un instant de patience, madame ! Le poids de la dette est devenu écrasant. L'État verse ainsi près de 50 milliards d'euros par an à ses créanciers. [...] La dette, c'est enfin un enjeu de souveraineté : une France endettée est une France dépendante. Dépendante vis-à-vis des agences de notation, dépendante vis-à-vis des marchés financiers.  
Mlle Sophie Joissains : Sortons de l'Europe, alors !
[...]

M. Laurent Fabius : Que cette situation soit le produit d'erreurs passées signifie aussi que nos difficultés peuvent être surmontées. Cette situation est simplement notre point de départ, que le président de la République avait largement anticipé au cours de sa campagne. Nous pourrions utiliser la situation que nous avons trouvée pour justifier des renoncements. Et bien non, nous ne renonçons à rien. Cette majorité n'a pas été élue pour trouver des excuses, mais des solutions. » ("Bravo!" et vifs applaudissements à gauche)
Mlle Sophie Joissains : On verra ! 
[...]
M. Laurent Fabius : Nous voulons donner toutes ses chances à la démocratie - et d'abord à la démocratie sociale. [...] Cet état d'esprit nouveau s'est déjà exprimé à travers l'organisation d'une grande conférence sociale, qui s'ouvra dans quelques jours.
Mlle Sophie Joissains : Les syndicats n'en veulent pas !
[...]  

M. Laurent Fabius : Les effectifs de l'État connaîtront une stabilité globale alors que le précédent gouvernement les détruisait massivement. (Applaudissements à gauche)
Mlle Sophie Joissains : Des chiffres ! 
[...]
M. Laurent Fabius : Le collectif budgétaire qui vous sera soumis n'épuisera pas le sujet de la réforme fiscale mais il en constituera une première étape. Il reviendra sur l'allégement incompréhensible de l'ISF et des droits sur les grosses successions, le bouclier fiscal, l'exonération des heures supplémentaires dans les entreprises de plus de vingt salariés, qui décourage la création de nouveaux emplois, et mettra à contribution les grandes entreprises, notamment bancaires et pétrolières. (Applaudissements à gauche)
Mlle Sophie Joissains : Et les antiquaires ? Et les oeuvres d'art ? 
[...]
M. Laurent Fabius : En revanche, les classes populaires et les classes moyennes seront épargnées puisque sera abrogée la hausse de la TVA programmée pour octobre par le précédent gouvernement (Applaudissements à gauche), tandis que la TVA sur le livre et le spectacle vivant repassera à 5,5%.
Mlle Sophie Joissains : Qui sont les classes moyennes ? 
[...]
M. Laurent Fabius : Les activités génératrices de croissance bénéficieront du soutien de la Banque publique d'investissement, qui sera mise en place avant la fin de l'année et qui travaillera en liaison avec les territoires. 
Mlle Sophie Joissains : Des chiffres !
M. Christian Bourquin : Taisez-vous donc !
M. Laurent Fabius : Madame, nous avons bien noté que vous étiez présente! (Rires et applaudissements à gauche) Pour les travailleurs les moins qualifiés, la maîtrise du coût du travail reste un enjeu essentiel. Mais mon gouvernement ne sacrifiera pas le pouvoir d'achat des Français, notamment des plus modestes... 
Mlle Sophie Joissains : Nous l'espérons...
M. Laurent Fabius : ...qui subissent de plein fouet la hausse du coût du logement, de l'énergie, des transports. La conférence sociale se penchera sur la question des bas salaires, de la progressivité des grilles salariales et de la progression des carrières. Elle traitera aussi des modalités de financement de la protection sociale. 
Mlle Sophie Joissains : Les syndicats sont contre ! 
[...]
M. Laurent Fabius : Depuis le 6 mai, les choses ont changé. Ce Conseil européen des 28 et 29 juin, après dix-huit autres sommets de crise, a constitué un tournant très positif. 
Mlle Sophie Joissains : Petit tournant... 
[...]
M. Laurent Fabius : On le voit à travers cet exemple, la transition écologique et énergétique que mon gouvernement veut initier sera créatrice d'emplois nouveaux.
Mlle Sophie Joissains : CDD ou CDI ?
M. Laurent Fabius : Nous allons développer une « économie verte », fondée sur l'innovation technologique, qui sera l'une des composantes de notre redressement productif. Pour préserver notre planète, maîtriser nos consommations de ressources naturelles et diminuer notre empreinte écologique, nous construirons une société sobre et efficace. Il y va de la protection de l'environnement, de la préservation de la biodiversité et de l'indépendance énergétique de la France. Le code minier, qui régit l'exploitation de notre sous-sol, sera réformé. Il imposera les meilleures garanties de protection de l'environnement et une parfaite transparence dans l'instruction et la délivrance des permis d'exploitation. (Applaudissements sur plusieurs bancs à gauche) Nous engagerons un programme massif d'économies d'énergie et un plan ambitieux de développement des énergies renouvelables. La part du nucléaire dans la production d'électricité passera de 75% à 50% à l'horizon 2025. (Applaudissements sur les bancs du groupe écologiste)
M. Jean-Vincent Placé : Très bien !
Mlle Sophie Joissains : Les Verts sont-ils dans le fruit ? 
[...]
M. Laurent Fabius : Chaque infraction à la loi appelle une sanction, y compris pour les mineurs, mais, pour être efficace, la peine doit être juste, adaptée et proportionnée. (M. Jean-Pierre Sueur applaudit)
Mlle Sophie Joissains : Ne les libérez pas ! 
[...]
M. Laurent Fabius : Au coeur du pacte républicain, la solidarité est une valeur forte, qui contribue à la cohésion sociale. L'État en est le garant. C'est également au nom de la justice sociale et de la solidarité à l'égard des familles modestes que le Gouvernement a décidé d'augmenter de 25% l'allocation de rentrée scolaire.  
Mlle Sophie Joissains : Pour acheter un écran plat ? 
[...]
M. Laurent Fabius : Nous aurons une attention particulière pour nos concitoyens les plus fragiles, qui doivent avoir toute leur place dans la société.
Mlle Sophie Joissains : Parlez des 35 heures !
M. Martial Bourquin : Taisez-vous donc ! Sortez plutôt ! (On renchérit à gauche)
[...]
M. Jean-Pierre Bel, président Madame, permettez-moi de vous dire, le Sénat est cité souvent pour sa courtoisie et le respect des autres, je vous demande d'avoir la gentillesse de vous en souvenir cet après-midi. (Applaudissements nourris à gauche ; Mlle Sophie Joissains se lève et demande la parole ; huées à gauche)
[...]
M. Laurent Fabius : Une mission sur l'acte II de l'exception culturelle française, qui conciliera la défense des droits des créateurs et un accès aux oeuvres par internet facilité et sécurisé, a été lancée. Elle débouchera sur un nouveau cadre juridique au cours du premier semestre 2013. Face aux grands enjeux internationaux, la France jouera pleinement son rôle et tiendra le langage que le monde a appris à aimer d'elle.  
Mlle Sophie Joissains : Espérons-le...

La séance du 3 juillet 2012 au Sénat :
compte-rendu analytique intégral 
http://www.senat.fr/cra/s20120703/s20120703_1.html#par_16

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lundi 2 juillet 2012

La méthode Joissains ou... la médiocrité tranquille

joissains bilan cata

Enfin battue à l'élection législative du 17 juin dernier, avec un bonheur nettement plus grand qu'on ne l'espérait, Maryse Joissains s'en est trouvée affligée et s'est déclarée "amère et déçue". Car, a-t-elle dit, "je ne comprends pas... je pensais que les gens auraient reconnu mon bon bilan". Navrant d'avoir des peaux de banane sur les yeux et de vivre à ce point dans l'illusion de mérites immérités.
Au soir de sa déroute, l'ex-députée d'Aix a cru bon de rajouter que
"cette défaite est quelque part un bonus pour la Ville d'Aix et pour ma santé..." et qu'elle allait s'investir à 100% pour la ville. Terrible aveu inconscient d'une mobilisation jusqu'ici à temps partiel pour impossibilité et/ou incapacité à assumer pleinement un cumul de mandats trop lourds.
Son triste bilan parlementaire n'est d'ailleurs pas le seul en cause. Il en est malheureusement de même pour sa politique municipale et communautaire menée en zig-zag depuis onze ans.
Les exemples abondent et ce blog en tient la comptabilité quasi complète depuis belle lurette.
Quelques récentes illustrations fournissent encore la démonstration que la ville est gouvernée sans vision d'avenir quel que soit le domaine concerné. Un coup, on vante un projet, un autre, on recule. Un coup, on décide, un autre, on défait. Un coup, on annonce, un autre, on se déjuge.
Le marché textile du cours Mirabeau.
Après plus de deux ans d'entêtement imbécile et de refus obstiné de prendre en compte les demandes raisonnables des forains du marché textile, Maryse Joissains a fini par concéder la restauration du jour supprimé sur le cours qui avait mis en péril la survie de ces commerçants qui n'exigeaient que de pouvoir travailler le plus normalement possible.
Quel sens lumineux de la concertation !

L'Ecole supérieure d'art.

La municipalité avait fait voter la construction d'un nouvel établissement à côté de la Fondation Vasarely dont les dépenses devaient être amorties par la vente de l'ancienne, sans qu'aucun projet sérieux n'ait été envisagé à sa place. Bingo, la délocalisation a été annulée car le coût des nouveaux bâtiments a été largement sous évalué. Résultat : il est dit maintenant que l'école sera réhabilitée
in situ.
Quel sens expert de la gestion !
L'ancien Office de tourisme.
Le conseil municipal avait décidé de le vendre au privé après mise en concurrence afin de récupérer l'équivalent du coût de construction du nouvel office. Parmi les critères imposés, une condition sans appel : conserver le bâti d'origine. Quelques mois plus tard, une seconde délibération municipale venait modifier la précédente en y introduisant deux surprenants cadeaux : la destruction totale du bâtiment et la vente de l'espace public attenant, au mépris des termes mêmes du cahier des charges du premier appel d'offres qui s'y opposait. Ce qui revenait à favoriser l'acheteur de manière illégale, c'est-à-dire sans nouvelle mise en concurrence à partir d'un cahier des charges remplaçant l'ancien devenu caduc. L'affaire est devant le tribunal administratif.
Quel sens aigu du juridique !
L'exposition Camus et les Rencontres culturelles sur l'Algérie.
Les deux manifestations, l'une prévue dans le cadre de l'année Marseille 2013, l'autre en résonance avec le cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, ont été annulées. La première à cause d'un énorme et incompréhensible cafouillage entre les divers partenaires de l'organisation, dont la Ville d'Aix et la Communauté du pays d'Aix, la seconde sur décision de l'adjointe à la culture validée par Maryse Joissains. Et pourquoi ?
"Cette manifestation aurait pu porter atteinte à l'ordre public... Raisonnement étrange alors qu'on n'a jamais entendu le maire mettre en avant pareille prévention pour les nombreuses manifestations culturelles et associatives organisées sur le thème de l'Algérie.
Quel sens pénétrant du discernement !
Dernier point abordé aujourd'hui, un sujet qui m'a été transmis samedi via un commentaire sous un texte faisant partie d'une série d'articles du blog portant sur les projets aixois que j'avais traités et critiqués en janvier dernier. Il s'agit d'une pétition d'opposants à l'ouverture du restaurant "Jardin Mazarin" en plein secteur sauvegardé. C'est bien volontiers que je la relaie ici en bonne place, avec l'accord et sous la responsabilité de son auteur, car elle est complémentaire de tout ce qui précède.
Ecoutons donc notre si cher Paul Cézanne : 
"Celui qui n'a pas le goût de l'absolu se contente d'une médiocrité tranquille." 

Pétition à l'attention de Madame Joissains-Masini

Objet : Protection du Quartier Mazarin 
Madame Le Maire, 
Depuis quelques années, et particulièrement depuis quelques mois, plusieurs établissements à forte nuisance ouvrent leurs portes dans le Quartier Mazarin. 
Le projet de piétonisation du quartier risque d’accentuer ce phénomène. 
Le quartier Mazarin, outre le caractère prestigieux et exceptionnel de quelques hôtels particuliers, est d’abord un ensemble d’urbanisme du 17ème siècle remarquable, connu et admiré dans le monde entier parce qu’il compose un ensemble unique à vocation résidentielle exceptionnel. 
Si la plupart des hôtels particuliers ont été divisés en appartements, ils sont habités par des familles, de toutes catégories sociales, heureuses de vivre dans un site prestigieux ; ainsi, ces hôtels sont entretenus et préservés dans leur identité d’origine et ceci pour le plus grand plaisir des touristes. 
Déjà, certains établissements de la rue Frédéric Mistral ou de la rue d’Italie génèrent des nuisances considérables pour les habitants. 
Vous avez cependant accordé un permis de construire pour la création d’un restaurant, "Le Jardin Mazarin", dans un hôtel particulier à l’angle de la place des Quatre Dauphins. Or, l’installation de sa terrasse en plein dans un jardin privatif en cœur d’îlot bouleverse la quiétude ancestrale de ses habitants. 
Pourtant, vous êtes bien la première à prôner le respect mutuel et l’art du vivre ensemble ! 
Vous avez bien adopté à l’unanimité de votre conseil municipal un projet de règlement de Secteur Sauvegardé qui préconise justement de maintenir et renforcer l’habitat car il est indissociable de l’esprit des lieux d’origine. 
De même, le projet du plan de Secteur Sauvegardé protège les jardins comme éléments indissociables des hôtels particuliers qui les bordent. 
Ainsi, le Tribunal Administratif vient d’annuler partiellement le permis de construire accordé au "Jardin Mazarin" aux motifs de l’illégalité de sa terrasse installée dans ce jardin intérieur, du non respect des règlements d’accessibilité aux handicapés et aux règles de sécurité incendie. 
Depuis l’ouverture du restaurant, des riverains ont déjà déménagé, les handicapés ne peuvent pas y accéder, des risques d’incendie peuvent survenir à tout moment, des riverains souffrent de troubles de sommeil avec des graves retentissements sur leur santé ; ils subissent aussi les nuisances des odeurs dans les appartements, des poubelles dans la rue, des livraisons anarchiques. 
Nous vous demandons, Madame Le Maire de faire respecter la Loi et d’interdire l’exploitation du restaurant illégal "le Jardin Mazarin".
Nous vous prions d’user de vos pouvoirs de police pour que les tapages et nuisances des établissements existants soient punis ; de contraindre les exploitants à respecter la Loi tant au regard des nuisances qu’ils créent que des occupations sauvages du domaine public ou privé qu’ils s’octroient impunément. 
Nous vous suggérons, par ailleurs, qu’une réflexion approfondie soit menée, en liaison avec les habitants, les services du Patrimoine du Ministère de la Culture, les associations pour définir les mesures à prendre pour éviter que le Quartier Mazarin ne se transforme en centre de restaurants et de boîtes de nuit. 
Ce quartier vit depuis quatre siècles grâce à la persévérance et à l’amour de ses habitants, il ne faudrait pas, Madame, que vous portiez la triste responsabilité de l’avoir dénaturé. 
Les restaurations prestigieuses des quelques édifices auxquelles vous avez efficacement contribué ne suffisent pas, à elles seules, à protéger ce quartier. 

"Projets aixois : Joissains, maire sans boussole" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/01/11/23216925.html

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vendredi 29 juin 2012

Quand la presse exécute un portrait de Joissains...

joissains portrait couleur - Copie

La politique et le personnel politique de chez nous vus de Paris. Mercredi, Le Nouvel économiste a publié un article brossé à la façon d'un tableau qui ne révèlerait quelques-uns de ses mystères qu'après avoir gratté la crasse accumulée au fil des siècles sur le vernis de la peinture. Apparaît alors une sorte de mosaïque aux mille facettes composant au final le paysage caché. 
Le style de l'article est enlevé et on ne peine pas à le parcourir avec curiosité d'un bout à l'autre. A chaque paragraphe, son coup d'estoc. Et il y en a beaucoup. Et pour tout le monde : les Joissains, Medvedowsky, Guérini, Aix, Marseille, la lumière et l'ombre, le brillant et le glauque. 
Des Aixois trouveront peut-être que ce récit ne reflète pas forcément l'image qu'ils se font de leur ville. On peut toujours chipoter sur telle ou telle manière de présenter les choses. Mais, difficile de contester les faits car tout ce qui y est décrit colle finalement à la réalité. Allez, bonne découverte... 

logo nouvel economiste

Cours, Mirabeau ! Le Vieux-Port est derrière toi
Publié le 27 juin 2012 Par Pierre-Louis Rozynès
(Les inter-titres sont de moi)

Aix-en-Provence, ses rues étroites, ses boutiques de luxe, ses platanes, ses étudiantes, ses calissons d’Aix… Ne vous y fiez pas
Parfois, une ville finit pas ressembler à son maire. Marseille ment avec l’accent, on donnerait à Lille le Bon Dieu sans confession, Paris semble avoir fait la fête hier soir et Aix-en-Provence est maquillée comme une voiture volée.
Les vies sont des romans d’inégale valeur. Celles du personnel politique aussi. Les vies d’énarques sont ennuyeuses comme la pluie. A Aix-en-Provence où il pleut peu, il y en aurait bien un qui aurait un peu d’intérêt. C’est le leader socialiste local. A l’heure où je vous parle, il sort de chez le juge Duchaine, signe qu’il appartient, ou devrait-on écrire, appartenait, à l’élite départementale. Il jure qu’on n’a rien à lui reprocher. Si d’aventure la politique l’abandonnait, il pourrait toujours compter sur le business pour tenir son train de vie.
A Aix, tout commence cours Mirabeau. En cinq cents mètres tout est dit. C’est les Champs-Elysées et Saint-Germain à la fois. Tout est à quelques jets de pierre de là. A Aix-en-Provence, il y a un institut d’études politiques où l’on n’évoque pas certains sujets. Pas de cours sur les dynasties politiques. Pourtant, cette réalité si méditérranéenne mériterait un enseignement à part entière.
A cent mètres de là, à la mairie, on croiserait la maire actuelle, Maryse Joissains, et son mari, ancien maire condamné pour avoir fait faire des travaux dans la maison de son beau-père avec des fonds destinés à la construction d'un établissement scolaire, et aussi leur fille, qu’ils ont mise adjointe à la culture et sénatrice. On pourrait creuser plus profond mais la maire est procédurière. La meilleure biographie des Joissains est un article, et encore s’arrête-t-il en 2006. Or, le meilleur semble encore à venir.
Cet article a valu à Maryse Joissains, qui déteste les rouges, de devoir faire un chèque à Claude Perdriel, en qualité de directeur de la publication du Nouvel Obs, un journal qu’elle ferait bien interdire si elle en avait le pouvoir. Faire un chèque d’excuse à un milliardaire rose, quelle punition !
L’article racontait la saga des Joissains et fourmillait d’anecdotes de favoritisme, d’anticommunisme, de populisme, de psychisme et son titre s’interrogeait : “Est-elle à la hauteur ?” A la hauteur de quoi, d’abord ? Vue de Paris, évidemment, elle détonnait déjà avec ses airs de poissonnière. Elue par accident en 2001, elle achevait son premier mandat sous les quolibets.
Le maire précédent était un filleul de Gaston Defferre. Il était fade mais n’avait pas démérité, il avait lancé de grands travaux et abordait son nouveau mandat avec la nonchalance du favori. Patatras. Trois listes à droite, dont celle de Maryse. Elle fit l’union avec un UDF BCBG et le FN, leur promit des postes, des délégations. Ils la crurent, elle leur reprit ce qu’elle leur avait accordé au gré de ses colères et les Joissains reprirent en main la ville qu’Alain, son mari, avait dû céder après sa condamnation et leur descente aux enfers.
Les Joissains à la manœuvre
Alain et Maryse étaient des jeunes loups du Parti radical. Parti de rien, il s’était mis dans la roue de JJSS et avait remporté, auréolé de cette modernité, les municipales de 78. Patatras, il avait été un des premiers élus à se faire prendre la main dans le pot de confiture. Sa déchéance n’en fut que plus douloureuse. Son beau-père, auquel il avait offert quelques travaux d’agrandissement de sa villa, s’en suicida d’un coup de fusil et les Joissains ruminèrent quinze ans une vengeance que personne ne vit venir.
Cette petite sous-préfecture, dont la population a triplé en cinquante ans, avait impérativement besoin de s’étendre. Elle ne respirait plus. Un cours qui encerclait la vieille ville faisait office de périphérique au-delà duquel s’étaient posées les facultés et des résidences pour les cadres et profs qui affluaient. Vivre à Aix était du dernier chic. Marseille commençait à sentir la racaille et le renfermé depuis la fin des colonies, et puis ce n’était pas une ville pour intellectuels, surtout ceux de la fonction publique aux congés à rallonge, qui prirent goût à cette Provence ombragée teintée de culture pour touristes et qui grillonne l’été.
Oui, Aix-en-Provence est une ville cultivée. Mais une culture de profs et d’avocats, de fonctionnaires et de professions libérales, d’étudiants en sciences humaines happés par la fainéantise provençale. Si le campus d’Aix fait battre 50.000 petits coeurs d’étudiants (un tiers de la population aixoise), on n’y fomenta jamais la moindre révolution. Aucun repaire gauchiste à Aix-en-Provence, pas plus hier qu’aujourd’hui. Tout juste peut-on noter qu’elle détient le record de la plus longue grève (trois mois) lors de la réforme du statut des universités.
Traditionnellement, les amphis sont plus durs à remplir que les bars ou les salles du centre-ville qui passent les films en VO. On a compté jusqu’à cinq grandes librairies de haute tenue dans cette ville où la Fnac ne s’est posée qu’il y a sept ou huit ans. Quelques hôtels particuliers transformés en musées, des vieilles pierres à en revendre, un festival d’opéra l’été, un cours Mirabeau pour se pavaner et assez de boutiques de mode et de luxe pour vivre en autarcie. D’ailleurs, les Marseillais s’habillent à Aix. C’est leur centre commercial de luxe à ciel ouvert, le centre-ville qu’ils n’ont pas.
Mais qu’on ne s’y trompe pas, si Marseille a besoin d’Aix, Aix se passerait volontiers de la tutelle administrative de Marseille. Tout les a toujours éloignées. D’abord historiquement. Si elles sont à dix minutes d’autoroute (à 200 à l’heure en pleine nuit, une heure en pleine journée) l’une de l’autre, elles n’ont pas le même ADN. Marseille a été fondée par des marchands grecs et l’est toujours restée, elle n’est jamais allée au-delà des collines qui l’encerclent et, croit-elle encore, la protègent. Aix a été fondée par des Romains mais 2.500 ans plus tard, c’est une ville d’eau paisible qui n’aspire avec un égoïsme assumé qu’à la qualité de sa vie.
Tout y est argent. Le commerce prospère, les bars prospèrent, les boîtes de nuit prospèrent, les restaurants pullulent, les touristes se pressent.
Maryse Joissains hystérisée
Picheral (“Piche”), socialiste moustachu et bon bourgeois, a entamé les travaux nécessaires à son expansion. Ces vingt dernières années, de nouveaux quartiers sont nés, tous du même ocre lassant jusqu’au nouveau quartier d’habitation et de commerce du centre-ville, une sorte de “Domaine des Dieux” dans le prolongement du cours Mirabeau, avec H&M et Darty au rez de chaussée. Une belle opération immobilière.
D’ailleurs, à Aix, tout n’est qu’immobilier et si “Maryse” tient depuis qu’elle a battu “Piche” et “niqué” ses propres alliés UDF, c’est qu’elle répond aux intérêts de plusieurs électorats : elle protège les commerçants, rassure les petits bourgeois et les vieux, et tamponne les papiers de la haute, celle qui fait des affaires. Que demander de plus ?
Sauf qu’aux prochaines municipales, si Aix vote toujours par intérêt, celui-ci pourrait être d’avoir un maire de la même couleur que les tenanciers des conseils régional et général, de la communauté urbaine de Marseille et, accessoirement, du gouvernement. A Aix, on n’a jamais eu la même passion qu’à Marseille pour la politique, à part chez les Joissains.
Hystérisée par la victoire socialiste à la présidentielle, elle avait demandé l’invalidation de l’élection de Hollande et s’était fait publiquement remettre à sa place. La semaine suivante, elle éructait vingt minutes durant dans une interview vidéo à un site local qui a fait les délices d’Internet. Avec elle, le public parisien découvrait une Morano puissance mille mais sa chance, c’est que le théâtre politique méridional ne soulève même plus un sourcil.
C’est une vue parisienne de croire que les dérapages répétés de “Maryse” entraînent les Joissains dans un mur électoral. Une dynastie qui réussit est celle où l’on sait passer la main. Dans son genre, Maryse est une star qui prend de l’ampleur avec le temps. Elle claque la bise et tutoie, inaugure à tour de bras et traîne cette vulgarité de ceux qui ne savent pas et osent donc tout sans le savoir.
A Aix, tout le monde l’appelle “Maryse”, d’abord pour oublier qu’elle s’appelle Joissains, nom maudit même si la moitié de la population est arrivée après “l’affaire”, et aussi parce qu’elle est maire et maman.
Elle est comme ça, excessive en tout. Même dans sa vie familiale. Alain, le maire maudit, vit sa vie mais fait le dircab (ce qui lui a valu une condamnation pour rémunération dont le montant a été jugé administrativement exagéré) ; tout le monde vit ensemble, fait la roue quand tout va bien ou forme la tortue quand tout va mal. On ne peut être dynastique si l’on n’est pas tribal. Et en ce moment, tout va-t-il si mal pour les Joissains, ces Borgias (ambition et transgression) de la politique méditerranéenne ?
Maryse est fatiguée. La grande croix qu’elle porte ostensiblement ne soulage pas son esprit et son échec aux législatives l’a mise dans tous ses états. 
"Les prochaines municipales seront sanglantes"
Elle veut faire élire sa fille, Sophie, son double paraît-il, une gravure de mode à la moscovite, blonde platine, cheveux ras. Elle est déjà sénatrice depuis 2008. Un cadeau que Maryse a arraché à Gaudin qui la prend pour une femme vulgaire mais fortiche, avec laquelle il faut mieux composer parce qu’elle est capable de tout.
A Marseille, en 2008, de son côté, Guérini, au faîte de sa toute-puissance, avait fait une sénatrice lui aussi, Samia Ghali. Même génération de quadras dont on entendra reparler et qui fréquentent peu le Sénat mais connaissent la tambouille politique.
Le lien principal entre Aix et Marseille est judiciaire. La cour d’appel est à Aix. Tout ce qui est jugé à Marseille y est rejugé. Le palais de justice est juste derrière le cours Mirabeau, c’est l’ancienne prison qui a été transformée.
Même pour ses repris de justice, Aix n’a pas besoin des Baumettes, elle a la prison de Luynes, toute moderne et toute proche des autoroutes, à mi-chemin d’Aix, de Marseille, de l’aéroport et de la gare TGV. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si les truands d’envergure se sont souvent installés dans ce coin discret, nulle part mais tout près de tout. Francis le Belge y avait sa villa, avec stand de tir au sous-sol que font parfois visiter ses propriétaires luxembourgeois. Plus récemment, les Barresi y avaient même le siège de leurs petites entreprises qui faisaient tant d’affaires avec les politiciens corses de Corse ou de Marseille.
Jusqu’ici, l’affaire Guérini et les tueries marseillaises entre Corses n’avaient pas écorné l’image d’Aix. Pourtant, les connaisseurs savaient que les brasseries appartiennent à des calibres du grand banditisme. Ils savent que si un juge s’intéresse de trop près un jour au plateau de l’Arbois, c’est tout le personnel politique du nord des Bouches-du- Rhône qui risque de finir entre deux gendarmes.
Trente kilomètres de sièges sociaux, de villes champignons, de taxes et de détaxes, de foncier, de POS, de PLU qui ont valu à Alexandre Medvedowsky, l’énarque socialiste de tout à l’heure, quelques soucis.
Toujours côté gauche, Olivier Ferrand, le cerveau du think tank Terra Nova, élu député contre toute attente du côté de Salon-de-Provence, raconte qu’il sera ministre mais pas avant 2014. Ce sera alors son suppléant qui deviendra député, s’il n’a pas été inquièté d’ici là. Etc., etc. Jusqu’au probable candidat PS aux municipales à Aix. C’est l’homme qui vient de voler à sa mère son siège de député. Parti en campagne pour perdre avec les honneurs, il se retrouve avec la vague rose en position de force pour ravir la mairie. C’est un pur apparatchik mais avec une bonne tête de cadre sup, pas d’accent, ce qui est parfois reposant. Il est maire d’un petit bled au nord d’Aix un peu étroit pour lui et patron de la fédération socialiste du département et à ce titre, c’était l’un des guérinistes les plus zèlés jusqu’à il y a peu.
Que Sophie la Moscovite ou Ciot l’apparatchik soit élu, on regrettera Maryse pour le spectacle. Elle seule est capable d’accueillir VS Naipaul, tout juste prix Nobel de littérature, d’un claquement de baiser et d’un
“bonjour bonjour, ne vous dérangez pas pour moi, je viens juste vous dire que je suis très heureuse de vous accueillir dans notre bonne ville qui aime tant la culture et que si je ne vous ai pas lu, mes assistants m’ont dit que ce que vous écriviez était très bien alors bonne continuation, je file remettre le prix du livre provençal”.
Le problème avec “Maryse”, c’est qu’elle a de la Provence la sensibilité d’un santon qui empesterait la lavande et serait empaqueté dans du tissu Souleiado. Une ville ressemble toujours à son maire.

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mercredi 27 juin 2012

Assemblée nationale : Un président et... des surprises

ciot vote(Clic sur l'image pour agrandir) 
Comme tous les députés de gauche, Jean-David Ciot a voté... 
en évitant le regard de l'élue qui tenait l'urne, 
contrairement à des députés de droite qui lui ont même serré la main...

L'Assemblée nationale nouvellement élue s'est officiellement réunie hier après-midi pour procéder à l'élection de son président pour cinq ans, Claude Bartolone.
Le moment fut solennel et fort.
Pour l'occasion, et on a pu s'en rendre compte grâce à la chaîne parlementaire qui a retransmis et commenté l'événement en direct, l'hémicycle était plein à craquer, ce qui est une occurrence devenue plutôt rare, à part pour les séances télévisées des questions orales hebdomadaires au gouvernement.
Si beaucoup de visages sont encore inconnus au niveau national, il fait peu de doute que les électeurs de chaque département auront voulu scruter les images pour identifier leurs représentants dont les portraits ont figuré sur les affiches de campagne.
L'assemblée compte 577 députés. Mais, pour le vote essentiel d'hier, ils n'étaient que 540, les ministres élus députés n'étant pas autorisés à siéger, pas plus que leurs suppléants qui devront attendre un mois.
Il n'a fallu qu'un tour pour choisir le président. On peut cependant noter qu'avec les interdits de vote et le nombre élevé de blancs ou nuls (55), la majorité absolue est tombée à 243 sur 485 exprimés.

assemblée nationale élection du président

logo assemblee nationale

Comme c'est le cas aussi au Sénat, l'Assemblée nationale fonctionne sur le principe de groupes politiques constitués et déclarés.
Pour cette XIVe législature 2012-2017 de la 5e République, il y en a 6 : 4 à gauche et 2 à droite. Les députés sans appartenance siègent comme non-inscrits.
GAUCHE :
=> Groupe socialiste, républicain et citoyen (SRC) :
      279 membres + 16 apparentés
        -----> Président : Bruno Le Roux
=> Groupe écologiste :
      18 membres
        -----> Président : François de Rugy
=> Groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR) :
      15 membres
        -----> Président : André Chassaigne
=> Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP) :
      15 membres
        -----> Président : Roger-Gérard Schwartzenberg
DROITE :
=> Groupe de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) :
      185 membres + 11 apparentés
        -----> Président : Christian Jacob
=> Groupe de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) :
      29 membres 
        -----> Président : Jean-Louis Borloo
NON INSCRITS :
      9 (pas de président)
Au début de la séance, on a appris que 23 requêtes en contestation d'opérations électorales ont été communiquées au Conseil constitutionnel.
Parmi le lot des élections contestées, figurent celles de la députée Sylvie Andrieux (Bouches-du-Rhône), du député Bruno Le Roux (Seine-Saint-Denis), du nouveau député François Fillon (Paris), du député Patrick Devedjian (Hauts-de-Seine) et de 4 députés, dont Thierry Mariani, élus au titre des Français établis hors de France.
Par ailleurs, la députée Sylvie Andrieux, dont l'immunité parlementaire avait été levée sous le précédent mandat et dont l'investiture avait été retirée par le parti socialiste à quelques jours du premier tour, n'a pas été admise comme membre du groupe socialiste mais elle siègera en tant qu'apparentée.
Enfin, à signaler que le député Olivier Falorni qui a battu Ségolène Royal n'a pas été le bienvenu au sein du groupe socialiste mais a été accueilli par le groupe du parti radical de gauche. 

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lundi 25 juin 2012

Joissains et les dérapeurs absents de l'Assemblée

joissains amère

Chouette, la nouvelle Assemblée nationale se réunit mardi à 15h. Et ce sera une joie de suivre ce premier moment qui ne sera pas encore une séance de travail légistatif mais une mise en place des instances qui auront la responsabilité du fonctionnement pendant cinq ans.
En amont, majorité de gauche et minorité de droite ont déjà pu préparer le terrain en organisant leurs divers groupes respectifs puisque les députés sont officiellement entrés en fonction le 20.
Leur premier vote important désignera le nouveau président de l'Assemblée. On en connaît déjà le titulaire, Claude Bartolone du parti socialiste. La suite des opérations d'installation des rouages (commissions, groupes, etc.) aura lieu mercredi et jeudi.
L'assemblée qui vient de sortir des urnes offre enfin une image renouvelée de la représentation nationale. 217 députés (soit 38%) sont élus pour la première fois et les femmes constituent désormais 27% de l'ensemble des 577 députés, une avancée notable à mettre en très grande partie à l'actif de la gauche.
L'hémicycle va devoir se familiariser avec un nombre conséquent de nouveaux visages. L'hécatombe a entraîné la disparition de bataillons entiers de député(e)s de droite, voire de positionnement plus extrême, qui ont perdu leurs sièges pour inconduite caractérisée ou tout simplement par alternance voulue par les électeurs.
Ici, dans les Bouches-du-Rhône, deux députés manqueront particulièrement à l'appel. Après son autre déconfiture à la présidence de la Communauté urbaine de Marseille qui avait vu Eugène Caselli lui subtiliser la place par un tour de magie politique, Renaud Muselier s'est fait tailler une veste par la ministre Marie-Arlette Carlotti. Son avenir s'est un peu plus assombri alors qu'il a toujours en tête, paraît-il, l'ambition d'être le successeur de Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille. C'est loin d'être fait.
Et puis, il y a Maryse Joissains, qui se croyait invincible mais qui a enregistré l'un des scores les plus minables de la droite dans sa circonscription, défaite par Jean-David Ciot dès sa première candidature. Maryse Joissains n'a à s'en prendre qu'à elle-même. Elle a morflé comme sa collègue Nadine Morano qui a, elle aussi, franchi sans vergogne le pas de la honte en direction du lepénisme.
Depuis des années, Joissains a tout osé dans ce sens et son rejet par les électeurs est une juste sanction qu'il va lui falloir analyser. Est-ce un signe, face à l'évidence de son score plancher à cette législative, cette fois, elle n'est pas allée jusqu'à réitérer le fumeux argument de l'illégitimité du candidat gagnant et son non moins gaguesque coup d'esbroufe du recours.
Joissains est désomais affaiblie et, pour les mêmes raisons, il n'est pas hors de portée de lui régler définitivement son sort lors de la municipale de 2014. Nous en reparlerons, chaque chose en son temps.
Pour elle, comme pour Morano, on pourra alors leur suggérer une reconversion dans une de ces émissions filmées 24h/24 sur la chaîne qui bétonne les cerveaux. Ou leur confier à tour de rôle de participer à ce programme de radio qui offre une seconde carrière aux grasses têtes. L'animateur ne le sait peut-être pas encore mais, avec le nombre de député(e)s battu(e)s en juin, il dispose là d'un vivier pour assurer ses audiences pendant plusieurs années.
 

joissains morano 2

Pour ma part, je me réjouis aussi de la disparition hautement méritée de certaines autres caricatures de la caste sarkozienne : Frédéric Lefèbvre qui confondait œuvre littéraire et marque commerciale, Georges Tron qui mettait les pieds où il ne fallait pas, Michèle Alliot-Marie qui excellait, pleine de morgue (maintenant, elle y est !) plus en Tunisie qu'au gouvernement, Chantal Brunel qui proposait ses compétences en expulsion maritime des immigrés, Claude Guéant qui concurrençait son patron en crapuleries policières, ou encore Valérie Rosso-Debord qui se prenait pour un porte-flingue sans se rendre compte que le ridicule ne tue plus.
On en a peu parlé mais une dynastie familiale au pouvoir depuis 1946 dans le Puy-de-Dôme a perdu son dernier descendant, Louis Giscard d'Estaing, qui a lui aussi été contraint à devoir prononcer à son tour la célèbre formule paternelle "au revoir".
Ultime bonheur, l'Assemblée a échappé à l'arrivée du pathétique Benjamin Lancar, clone en devenir de Lefèbvre. Au soir de la décrépitude de la droite, quelques regrets cependant. Dommage que ne fassent pas partie de l'ambulance des évacués les Patrick Balkany, Henri Guaino, Valérie Pécresse et David Douillet.
Ce qui est extraordinaire, mais à vrai dire sans surprise, c'est que, maintenant que Nicolas Sarkozy est réduit au silence, on entend ses suppôts, et pas les moindres, dire à la télé que la stratégie ultra-droitière du président sortant initiée par son conseiller d'extrême-droite Patrick Buisson était allée trop loin. Or, jusqu'au dernier jour de l'élection présidentielle, aucun de ces godillots n'avait osé se rebeller. Non, ils ont toujours menti et tout validé avec servilité et hypocrisie.
Plutôt que de venir épancher leurs états d'âme, qu'ils fassent d'abord leur examen de conscience et d'honnêteté. Etaient-ils les seuls à ne pas voir ce que tout le monde voyait énorme comme un clan de nababs au Fouquet's, un yacht d'ami richissime ou des montres de luxe au poignet, ces symptômes d'une sorte de maladie mentale qu'on nomme le syndrôme d'ubris ? A savoir, la perte totale du sens des réalités, l'intolérance à la contradiction, les actions à l'emporte-pièce, l'obsession de sa propre image et les abus de pouvoir. Etait-ce donc vraiment si difficile d'avoir le courage de sortir du rang pour dénoncer les dérives, mettre en garde Sarkozy et l'alerter sur sa faillite annoncée ?
Allez, hop, tournons la page. Et écrivons-en une autre, plus belle, plus juste et plus humaine. Le changement, c'est maintenant. Assurément !

Coup de chapeau à Jean-David Ciot !
http://www.assemblee-nationale.fr/14/tribun/fiches_id/605557.asp

Calendrier d'ouverture de la XIVe législature :
http://www.assemblee-nationale.fr/agendas/calendrier_ouverture_14.asp

Un article intéressant et sans pitié
(Merci à son auteur d'avoir cité mon blog et d'avoir mis un lien)
http://www.marianne2.fr/Comment-la-droitisation-de-l-UMP-a-conduit-a-sa-chute_a219909.html

(Clic sur l'image pour agrandir)

joissains canard 20

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vendredi 22 juin 2012

Alexandre Medvedowsky, les Guérini et... l'Arbois

arbois site

Pour retracer les différents épisodes touchant au technopôle de l'Arbois, Mediapart a réuni dans un article bien documenté tous les éléments de la saga dans laquelle sont cités les noms des frères Guérini et bien d'autres troubles personnages.
Il n'est donc peut-être pas inutile de rappeler l'ensemble de ces faits au lendemain de la garde à vue d'Alexandre Medvedowsky qui en est ressorti sous le statut judiciaire de témoin d'assisté.
Le président Alexandre Medvedowsky affirme cependant "n'avoir rien à voir là-dedans", assure n'avoir été interrogé que sur
"une affaire microscopique" et n'avoir jamais été au courant de la présence à l'Arbois, lors d'une réunion de chantier, de Bernard Barresi, fiché au grand banditisme.
Difficile pourtant d'imaginer qu'en deux journées de garde à vue les gendarmes n'aient pas également et longuement abordé d'autres passionnants sujets...
Bonne lecture !

L'affaire Guérini aux portes d'Aix-en-Provence

logo mediapart entier

20 juin 2012 par Louise Fessard

Dans les Bouches-du-Rhône, l'enquête du juge Duchaine sur des malversations dans les marchés publics du conseil général, présidé par Jean-Noël Guérini (PS), et de ses multiples organismes satellitaires, s'oriente depuis début 2012 du côté d'Aix-en-Provence. Après les déchets, les attributions de logements HLM, et les maisons de retraite, c'est le Technopôle de l'Arbois, un établissement public administratif lié au département et chargé d'aménager le plateau de l'Arbois, un massif naturel proche d'Aix-en-Provence, qui est dans le viseur.
Son président, le conseiller général PS Alexandre Medvedowsky, et son directeur, Olivier Sana, ancien secrétaire d'une section PS aixoise, étaient depuis mardi matin en garde à vue à Marseille, où ils sont interrogés par la douane judiciaire. Mercredi soir, Alexandre Medvedowsky a été présenté à un juge, tandis qu'Olivier Sana était remis en liberté.
Eternel candidat PS à Aix-en-Provence, Alexandre Medvedowsky, énarque, est à Paris patron d'ESL France, un grand cabinet de conseil spécialisé dans l'intelligence économique et le lobbying situé sur les Champs-Elysées.
Début mai 2012, Jean-Louis Jaubert, l'ex-directeur du Technopôle, avait été mis en examen pour "atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics". Cet ingénieur venu du privé, qui avait rencontré Alexandre Guérini, le frère du président du conseil général, lors d'une mission d'ingénierie sur l'une des décharges qu'il gère dans les Bouches-du-Rhône, avait reconnu lors de sa garde à vue qu'"à l’évidence Alexandre Guérini a tenu un rôle dans (sa) nomination" en 2006.
Les enquêteurs soupçonnent Jean-Louis Jaubert de favoritisme dans l'attribution de marchés de BTP à l'Arbois, notamment celui du bâtiment Lavoisier, obtenu en 2007 par la société ABT, une entreprise réputée proche du grand banditisme et dont l'un des cogérants, aujourd'hui mis en examen dans un autre volet de l'affaire, était associé dans l'une des sociétés d'Alexandre Guérini.
Ils soupçonnent également Monsieur Frère d'avoir en juin 2009 œuvré pour l'investiture d'Alexandre Medvedowsky par le PS local, lors de l'élection municipale partielle à Aix-en-Provence, en échange du maintien à l'Arbois de son protégé, Jean-Louis Jaubert, pourtant considéré, selon une écoute, comme "incompétent" et "malhonnête" par Medvedowsky lui-même.
Le syndicat mixte de l'Arbois a été créé en 1991 à l'initiative du conseil général des Bouches-du-Rhône (qui en détient toujours 57% des parts, le reste étant réparti entre la Communauté du pays d'Aix, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et la chambre de commerce et d'industrie de Marseille) afin d'aménager ce territoire de 4.500 hectares, "au cœur d'un des plus grands espaces naturels de Provence", et d'y attirer entreprises et labos de recherches travaillant sur l'environnement. A deux pas de la gare TGV d'Aix-en-Provence, dans une région où le foncier se fait rare, l'endroit est stratégique et "suscitait des convoitises", comme l'a reconnu Jean-Louis Jaubert lors de sa garde à vue, selon La Provence.
En octobre 2007, la société ABT obtient trois lots dans l'extension du bâtiment Lavoisier, destiné à abriter une filiale d'Areva, pour un montant de 1,6 million d'euros. ABT était gérée par deux proches d'Alexandre Guérini (Damien Amoretti et Patrick Boudemaghe, aujourd'hui tous deux mis en examen dans un autre volet de l'affaire) et domiciliée à Gardanne (Bouches-du-Rhône), sur l'un des lieux de planque de Bernard Barresi, fiché au grand banditisme et acquitté en mars 2012 à Colmar pour un ancien braquage.
Leur dossier, qui remporte la meilleure note sur les trois critères retenus (prix, technique et environnemental), semble béton, même si les travaux se dérouleront ensuite très mal. Questionné par Mediapart en juin 2011, Olivier Sana avait alors indiqué que le maître d'œuvre avait dû "intervenir à plusieurs reprises pour rappeler la société ABT à ses obligations"
Extrait du rapport d'analyse d'offres de mai 2007 classant ABT en tête.
"ABT pouvait avoir de bons dossiers techniques, ils avaient embauché un ingénieur spécialiste pour rédiger les dossiers, explique un architecte marseillais rencontré le 9 juin 2012, qui a travaillé avec l'entreprise sur d'autres chantiers. C'était une vraie entreprise avec des salariés, pas une simple boîte à lettres. Mais, quand il y avait ABT (parmi les candidats à un appel d’offres - ndlr), on savait qu’ils étaient placés."
Selon deux témoins de l'époque contactés par Mediapart, Bernard Barresi lui-même, alors en cavale depuis vingt ans, aurait assisté, sous le nom d'emprunt de Monsieur Gilles, à des réunions de chantier dans les locaux du syndicat mixte de l'Arbois. "Je l'ai vu une fois, il accompagnait les représentants de l'entreprise ABT, dit l'un des architectes qui a travaillé sur le bâtiment Lavoisier. A l'époque, personne n'imaginait que c'était Monsieur Barresi, il était dans un anonymat total." Un autre acteur explique même que "Bernard Barresi passait des heures dans le bureau de Jean-Louis Jaubert" (le directeur de l'Arbois - ndlr)" et que "c'était lui qui donnait le tempo".
Selon La Provence, le parquet de Marseille aurait récemment délivré un réquisitoire supplétif au juge Charles Duchaine, visant une possible association de malfaiteurs entre Alexandre Guérini et Bernard Barresi. "Le but ayant été pour les acteurs ciblés de repérer des terrains (sur le plateau de l'Artois et à La Ciotat - ndlr), afin d'y réaliser des plus-values et ainsi d'asseoir leur puissance, pour obtenir ensuite de nouveaux marchés", avance le quotidien régional.
 

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"Tu vas pas braquer le président et la famille Guérini"
Plusieurs écoutes téléphoniques, datant du printemps 2009, et les témoignages d'anciens responsables de l'Arbois, montrent que Jean-Noël Guérini et son frère Alexandre ont tout fait pour installer puis maintenir leur homme, Jean-Louis Jaubert, à la direction de l'Arbois. 
"Quand j'étais président de l'Arbois de 2003 à 2006, Jean-Noël Guérini m'avait demandé de me séparer de mon directeur de l'époque, Claude Reynoird, dont je n'avais pourtant qu'à me louer, se souvient le conseiller général PS André Guinde. Je ne comprenais pas pourquoi à l'époque." Claude Reynoird sera écarté en 2006 au profit de Jean-Louis Jaubert, "un choix délibéré du président du conseil général", a expliqué, à Bakchich, l'ancien directeur débarqué.
Au printemps 2009, Alexandre Medvedowsky, le président de l'Arbois, veut se débarrasser de Jean-Louis Jaubert qu'il juge incompétent. Le 18 mai, Alexandre Guérini, au téléphone avec Olivier Sana, alors bras droit de Medvedowsky à l'Arbois, lui rappelle que Jean-Noël Guérini et lui souhaitent le maintien à la direction générale de l'ingénieur pendant un an, "pour régler ses problèmes de retraite""Jean-Noël m'a dit on le laisse et dans un an on met Olivier", martèle Alexandre Guérini. Simple militant PS et homme d'affaires spécialisé dans les déchets, Monsieur Frère n'avait pourtant aucune fonction à l'Arbois. "Alexandre Medve il ne sera pas d'accord là dessus hein, lui il est prêt à faire un geste à le garder un an de plus si nécessaire, mais pas au poste de directeur général, il n'a aucune confiance en lui, il nous fait que… Enfin je vais pas te refaire tout le tableau hein", répond Olivier Sana.
Malgré cette mise en garde, Alexandre Medvedowsky se prépare à licencier Jean-Louis Jaubert. Fin mai, d'après une écoute, la lettre de convocation à l'entretien préalable est même prête. Alexandre Guérini, outré, en informe le 28 mai 2009 le directeur de cabinet de son frère, Rémy Barges (qui a depuis démissionné).
Au téléphone, les deux hommes s'indignent de cette rébellion du président de l'Arbois. "Je l'ai eu au téléphone cette semaine, Alexandre Medve, je lui ai dit (…) que la volonté du président (du conseil général - ndlr) c'est de maintenir en poste Jean-Louis Jaubert, explique Rémy Bargès à Monsieur Frère. Il m'a dit “Il est incompétent, il est nul, il ne sait pas manager, il est malhonnête”. J'ai dit écoute ça reste à démontrer hein ? (…) Là on est désavoués, là Alexandre, on est désavoués, et j'ai eu Medve au téléphone et j'avais eu Sana dix jours avant pour bien lui dire (…) que je lui ai donné ma ligne et clairement il en tient pas compte, et il sait très bien que Jean-Noël est pas d'accord."
"Ne nous énervons pas"
, tempère Alexandre Guérini. "Je ne m'énerve pas", réplique Rémy Barges. "Ça veut dire qu'il ne nous respecte pas", conclut Alexandre, après réflexion. "Ça veut dire qu'il ne nous respecte pas absolument", répète Rémy Barges. Les deux se donnent un moment de réflexion pour se calmer.
Dix minutes plus tard, Rémi Barges rappelle Alexandre Guérini. Son frère Jean-Noël, de retour d'Aix-en-Provence, vient d'apprendre la nouvelle. "Je viens de lui en parler, il m'a dit “Mais il est fou”, il m'a dit “il est fou, on a pris un engagement de la parole, il passe en force”, il me dit “vous appelez Medve, vous lui dites 'Très bien, très bien, tu licencies Jaubert, tu fais ce que tu veux, on t'avait donné des consignes, tu ne les suis pas mais moi je lance un audit, je me retire de l'Arbois, je lance un audit sur l'Arbois voilà'”."
Au mot d'audit, Alexandre Guérini pressent le faux pas : "Non mais tu dis pas ça, tu dis pas tu lances un audit (…) Tu dis “Bon écoute, tu as raison, tu veux virer mon directeur. Ben, ok de toutes façons le tien n'y sera pas, je te le dis, et si tu le vires, le Conseil général se retire définitivement” (…)".
Le ton se fait menaçant : "Tu lui dis comme ça “Tu sais, tu connais si tu t'obstines, si tu t'entêtes, tu sais que la famille Guérini ils sont encore plus entêtés que toi !” Rémy Bargès obtempère : "Oui, oui, je lui dirai “Alexandre tu peux pas faire ça, (…) on va pas se braquer les uns les autres, tu vas pas braquer le président et la famille Guérini”."

arbois

Proglio : "Message transmis"
L'annulation, le 8 juin 2009, par le Conseil d'Etat de l'élection municipale de 2008 à Aix en raison de propos de Maryse Joissains durant la campagne "mettant clairement en cause la vie privée" du candidat Modem François-Xavier de Peretti, semble leur offrir une voie de sortie, pour dénouer la crise. Les enquêteurs soupçonnent un accord entre Alexandre Guérini et Alexandre Medvedowsky : le maintien de Jean-Louis Jaubert à la tête de l'Arbois pendant un an contre l'investiture du PS pour la municipale partielle de juillet 2009.
Entendu comme simple témoin en mars 2012, Alexandre Medvedowsky a, selon La Provence, jugé "absurde" ce lien. "Si cela se passe sur une même période, je n’y suis pour rien et cela ne veut pas dire qu’il y a un rapport entre les deux", a-t-il déclaré aux douaniers. C'était pourtant un autre socialiste aixois, le conseiller général André Guinde, qui était jusqu'au dernier moment favori pour porter la candidature PS à Aix. Et plusieurs textos de juin 2009, révélés par le mensuel Le Ravi, montrent que Monsieur Frère a apporté un soutien actif à la candidature de dernière minute d'Alexandre Medvedowsky. "Il paraît que Guinde fait chier... j'ai eu de Peretti on avance", écrit le président de l'Arbois à Alexandre Guérini le 11 juin 2009, un jour avant la date fatidique de l'assemblée générale des militants aixois. Ce dernier le rassure : "Laisse-moi faire." "C'est pour ça que je t'envoyais texto !! Merci de ton aide", se réjouit Alexandre Medvedowsky.
En effet, il a gagné la partie. Le 12 juin, "le soir de la réunion des militants aux Milles, qui devait entériner ma désignation, j'ai vu arriver Eugène Caselli, qui était alors secrétaire fédéral des Bouches-du-Rhône, pour dire que ce serait Medvedowsky qui conduirait la liste", se souvient André Guinde. "Après ça, je n'ai pas été plus loin, j'ai encaissé le coup, et je suis rentré dans le rang, explique le vice-président du Conseil général. J'ai compris quand j'ai vu les écoutes. Alexandre Medvedowsky avait des appuis que je n'avais pas. Nous ne boxions pas dans la même catégorie."
Jusqu'à quel niveau ? Car quelques heures avant l'assemblée des militants aixois, Alexandre Guérini reçoit un mystérieux texto d'Henri Proglio, alors PDG de Veolia : "Cher Alexandre. Message transmis. Je vous embrasse. Henri." Monsieur Frère répond aussitôt : "Je sais. Merci beaucoup." 
S'agit-il d'une pure coïncidence ? Henri Proglio, qui entretient des relations d'amitié et d'affaires avec Alexandre Guérini, a-t-il joué un rôle dans l'investiture d'un candidat socialiste aux municipales d'Aix ? De quelle façon ? Ou s'agissait-il d'un coup de main dans un autre dossier intéressant Alexandre Guérini ? Henri Proglio n'a pu être joint ce mercredi pour éclaircir ce point.
Interrogé par Mediapart, Eugène Caselli, aujourd'hui président de la Communauté urbaine de Marseille, dit "ne rien savoir du tout" d'une possible intervention de l'ex-patron de Veolia. "André Guinde était resté pendant un moment l'unique candidat pour Aix-en-Provence, relate-t-il. Quand Medvedowsky s'est finalement déclaré, Jean-Noël Guérini m'a dit qu'il le soutiendrait. Dans ces cas-là, c'est toujours l'homme fort du parti qui décide. J'ai donc averti André Guinde que si Guérini ne le soutenait pas, le conseil fédéral ne l'investirait pas."
Après son investiture, Alexandre Medvedowsky est en tout cas pleinement rentré en grâce auprès d'Alexandre Guérini qui lui propose dans un texto du 22 juin de "se voir et me dire ce dont tu as besoin pour ta campagne. Bises". Rendez-vous est pris le lendemain dans un café aixois. Jean-Louis Jaubert, aujourd'hui retraité, restera, lui, en poste à la direction du technopôle de l'Arbois jusqu'en septembre 2010.

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mercredi 20 juin 2012

Affaire Guérini : Medvedowsky en garde à vue !

medve garde à vue

Bon, allons-y direct. C'est fort regrettable et triste à constater mais, à gauche aussi, il y a un grand besoin de nettoyage pour assainir les pratiques politiques. Il est largement temps.
Dans notre département des Bouches-du-Rhône, trop d'élus ont beaucoup dérivé vers des comportements répréhensibles.
Cela fait maintenant près de deux ans que des affaires dont on parlait seulement en coulisses ont fini par éclater, notamment grâce au travail remarquable et obstiné de plusieurs juges marseillais dont le plus renommé est Charles Duchaine.
Depuis, les convocations, les confrontations et les mises en examen pleuvent de tous côtés. 
Actualisation : voir en fin de texte
Evidemment, ce sont surtout les diverses affaires liées aux frères Alexandre et Jean-Noël Guérini qui ont fait l'objet du traitement judiciaire et médiatique le plus retentissant eu égard aux multiples responsabilités du président du conseil général.
Conséquence logique, les deux frères sont mis en examen, le premier ayant même été un temps incarcéré et le second ayant vu son immunité parlementaire levée.
Le "système Guérini" ainsi dénommé et souvent évoqué est peu à peu détricoté par la justice et ce n'est pas fini. Il reste sans doute encore pas mal de fils à dénouer avant de boucler tant de minutieuses enquêtes. Le juge Duchaine a procédé avec beaucoup de méthode, ne négligeant aucune piste et convoquant plusieurs dizaines de protagonistes réels ou présumés.
Réseaux, ententes, corruption, favoritisme, pressions, menaces, rien ne manque à ce qui apparaît au grand jour comme une organisation liée à la soif de pouvoir, d'influence et d'enrichissement. Une telle absence d'éthique mérite des sanctions exemplaires.
Nouveau rebondissement hier matin dans le bureau du juge. Le dossier ouvert il y a quelques mois à propos du rôle qu'aurait joué Alexandre Guérini au sein du technopôle de l'Arbois a connu une suite à laquelle il fallait s'attendre.
Plusieurs responsables du site ont été entendus par les enquêteurs chargés de l'affaire Guérini. Déjà convoqués et auditionnés comme simples témoins en mars dernier, Alexandre Medvedowsky, président de l'établissement public dépendant du CG13, et Olivier Sana, son actuel directeur, ont été placés en garde à vue et interrogés toute la journée dans les bureaux des magistrats. Hier soir, on apprenait que les douaniers ont réclamé que la garde à vue de Medvedowsky soit prolongée.
On se rappelle que l'ancien directeur, Jean-Louis Jaubert, avait été mis en examen en raison d'irrégularités constatées sur un marché public de travaux emporté par une société liée au grand banditisme. Cet épisode avait poussé Medvedowsky à une certaine forme de prudence et à prendre en quelque sorte les devants en se portant partie civile au nom du technopôle.
Pour mémoire, Jean-Noël Guérini avait usé de la même méthode pour assurer sa défense. Cela ne l'avait cependant pas empêché d'être mis en examen. Mais, à l'heure actuelle, il serait hasardeux de dire qu'il pourrait en être de même pour Medvedowsky.
Pour en revenir aux propos d'introduction, on se demande comment deux députés sortants et ré-élus dimanche ont pu obtenir l'investiture socialiste alors que des procédures étaient engagées contre eux.
Sylvie Andrieux d'abord, qui avait été mise en examen et avait perdu son immunité parlementaire et l'autorisation de se présenter avec le sigle de son parti juste avant le premier tour, devra comparaître en correctionnelle en novembre.
Henri Jibrayel ensuite, qui avait malmené la sénatrice Samia Ghali en tenant des propos qui avaient entraîné des plaintes réciproques, et qui, selon le Canard enchaîné, ferait l'objet d'une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics et escroquerie ayant favorisé l'octroi de subventions à des associations de son secteur d'élection. Jibrayel s'en offusque en affirmant qu'à ce jour il n'a pas été invité par le juge pas plus qu'il n'a été convoqué par la police. Il n'empêche. Que lui aussi puisse être soupçonné des mêmes pratiques qui ont amené Andrieux devant le tribunal n'est pas ce que l'on peut attendre de mieux d'un député.
Je persiste. L'assainissement total, c'est maintenant ! 
NB : Pendant la longue période électorale, la justice n'a pas fait relâche pour les deux frères Guérini. Début mai, à l'issue d'un contrôle serré des comptes d'une de ses sociétés exploitant la décharge de La Ciotat, Alexandre a reçu un courrier du fisc lui réclamant pas moins d'un demi-million d'euros.
De son côté, multipliant les démarches en défense, Jean-Noël a de nouveau porté plainte contre son pourfendeur Arnaud Montebourg. Puis, contestant la forme de sa mise en examen, il a aussi déposé une seconde fois une requête en nullité de la procédure. La cour d'appel devrait se prononcer aujourd'hui, vraisemblablement par une décision de rejet et de demande de poursuite de l'information par les juges marseillais.
                                  Actualisation : Fin des gardes à vue 
Les gardes à vue d'Alexandre Medvedowsky et d'Olivier Sana ont duré deux jours. Le directeur du technopôle de l'Arbois a été laissé libre dans la journée sans avoir été présenté au juge. C'est probablement parce que les affaires qui ont suscité les recherches d'informations des gendarmes sont antérieures à son recrutement en 2010. Le président de la structure a lui aussi quitté le tribunal en fin d'après-midi mais après avoir été auditionné par le juge Duchaine. Il est sorti sous le statut de témoin assisté, un statut judiciaire qui n'est ni celui de simple témoin ni celui d'une mise en examen. Les suites de l'enquête diront si le juge compte en rester là.

blog titre entierMes précédents articles (par ordre chronologique)

"Les Guérini, Medvedowsky et les dessous de l'Arbois" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/12/14/22961146.html

"Alex Guérini et Alex Medvedowsky en connivence ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/21/23816450.html

"Medvedowsky récuse toute connivence avec Guérini" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/23/23832848.html

"L'ex-directeur de Medvedowsky mis en examen" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/05/25/24339362.html

logo bakchichDeux articles dans Bakchich

http://www.bakchich.info/societe/2012/06/19/les-geants-des-dechets-degustent-a-marseille-61452

http://www.bakchich.info/societe/2012/05/28/affaire-gueriniguernica-la-petite-musique-de-jean-louis-jaubert-61397

(Clic sur les images pour agrandir)
A propos de Sylvie Andrieux

andrieux canard 6

andrieux canard 6
Et un rappel...

andrieux laprovence 18

A propros d'Henri Jibrayel

jibrayel pastis canard 6
Et un rappel... 

jibrayel canard 25

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dimanche 17 juin 2012

Jean-David Ciot député, Marine Joissains chassée !

MARINE JOISSAINS BATTUE !

leg 14e

C'est la meilleure nouvelle de ce second tour des législatives.
Dans la 14e circonscription, la sortante aux deux mandats Marine Joissains UMP est enfin évincée de l'Assemblée nationale. Aix et le pays d'Aix seront désormais représentés par Jean-David Ciot PS (53,55%).
Par ailleurs, un autre député sortant UMP aux deux mandats paie la facture. Richard Mallié est défait en triangulaire dans la 10e par François-Michel Lambert EELV (41,64%)
Seul l'UMP Christian Kert est réélu de justesse (50,98%) pour un sixième mandat dans la 11e contre Gaëlle Lenfant PS.

leg aix 2nd tour

                                             Les réactions...
                                      ... de Jean-David Ciot
Le nouveau député PS Jean-David Ciot est fier de ses 53,55%.
"Je suis très content de ce résultat. On a, avec ma suppléante Noëlle Ciccolini, engagé une campagne de fond, essayé de porter des sujets qui préoccupent nos concitoyens : la question de la jeunesse, de l’emploi, du logement, de la sécurité, de la justice... On les a portés à bout de bras, on n’a pas toujours été entendu, le débat médiatique étant souvent plus intéressé par les caricatures. On n’est jamais tombé dans la campagne de caniveau dans laquelle on a essayé de nous attirer parfois. Et on a eu raison. On a mené une campagne digne et respectueuse de tous, en allant dans toutes les communes, faire un vrai travail de proximité. J’avais pris l’engagement que si j’étais député, je serais un député de proximité."
                                      ... et de Maryse Joissains
La sortante UMP battue ne croit toujours pas en sa défaite.
"Je ne comprends pas... Je ne comprends pas parce que je travaille, toutes les semaines à l’Assemblée nationale et ici, sur le territoire. Je pensais que les gens auraient reconnu mon bon bilan. Ils vont désormais devoir se satisfaire de la mauvaise gestion de François Hollande, même s’ils ont visiblement eu envie de lui donner une majorité. Mon adversaire a réalisé un beau combat, il était bien moins connu que moi et cela s’est révélé être un avantage : il a sans doute fait beaucoup moins de mécontents que moi qui suis aux responsabilités. Je suis amère, déçue mais je reste mobilisée, je vais me battre pour l’avenir. Cette défaite est quelque part un bonus pour la ville d’Aix et pour ma santé..."

leg 11e

leg 10e

La nouvelle Assemblée nationale
(Clic sur l'image pour agrandir)

legislatives 2012 résultats définitifs

Dernière minute : Selon les chiffres officiels fournis par le ministère de l'Intérieur pour la métropole, l'outremer et les résultats quasi définitifs sur les Français de l'étranger, le PS obtient 280 sièges, les divers gauche 22, les radicaux de gauche 12, soit 314 sièges. EELV a 17 sièges, le Front de gauche 10 et les indépendantistes martiniquais 2 sièges, ce qui porte l'ensemble de la gauche à 343 sièges.
L'UMP a recueilli 194 sièges, le Nouveau Centre et les divers centristes 14, les divers droite 15 et les radicaux valoisiens 6, soit un total de 229 pour la droite. L'extrême droite en a trois, dont deux pour le FN, et le MoDem deux. 
Le total de 343 sièges de la nouvelle majorité est un record absolu pour l'ensemble de la gauche qui n'en avait jamais obtenus autant. Le précédent record pour une Assemblée de 577 sièges datait de 1997 (avec 319).
L’ensemble de la gauche totalise près de 51% des voix au second tour de ces législatives, un score rarement atteint dans son histoire, selon une totalisation du ministère de l’Intérieur portant sur 42,1 millions d'électeurs inscrits. L’ensemble des candidats de gauche (PS, radicaux de gauche et divers gauche, Front de gauche, EELV) ont 50,99%, ceux de droite (UMP, Parti radical, Nouveau Centre et divers droite) 44,08%, l’extrême droite 3,82% et les autres candidats (dont le Modem) 1,09%.
L’Assemblée nationale compte 234 nouveaux députés, soit 40% du total, qui ne siégeaient pas dans l’Assemblée sortante, dont 137 socialistes.
155 femmes siègeront dans la nouvelle Assemblée, chiffre sans précédent en France mais encore très éloigné de la parité puisque 422 hommes ont été élus. Le taux de femmes au Palais-Bourbon s'élève désormais à 26,86%. Il était de 18,50% en 2007 avec 107 femmes, reléguant la France à la 19e place en Europe pour la réprésentation des femmes. Le PS est le parti qui a envoyé le plus gros contingent de femmes à l'Assemblée : 106 sur un total de 280 élus. L'UMP arrive très loin derrière, avec 27 sur 194 députés. Parmi les 17 élus EELV, 9 sont des femmes. Quatre femmes figurent dans les divers gauche, trois au PRG, deux au Front de gauche, deux dans les divers droite, une au MRC et une au Front national. 

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