vendredi 28 septembre 2012

L'urbanisme désastreux de Maryse Joissains

pont arc travaux aix sud(Clic sur l'image pour agrandir)
Une vue générale des incongruités développées ci-dessous

Il suffit de porter un simple regard sur la gestion générale du territoire de la commune pour s'apercevoir qu'il se passe toujours quelque chose qui renvoie à la politique néfaste de Maryse Joissains. Et qui ne laisse pas d'inquiéter.
Tenez, hier par exemple, la presse locale s'est fait l'écho de cette décision de démolition d'une ancienne bastide, certes très délabrée, dans le secteur de Valcros, à l'Ouest du Jas de Bouffan.
Présents sur les lieux, les conseillers municipaux Hervé Guerrera et François-Xavier de Peretti ont, à juste titre, dénoncé à la fois le double langage du maire, qui s'était pourtant engagée à épargner la bastide, et l'incurie chronique constatée en termes de vision urbanistique pour Aix. Ils y voient même, idée que je partage, un calcul délibéré pour lancer une opération de ZAC dite de la Constance, nom de la parcelle de 100 ha globalement verte dans le secteur de l'Ensoleillée, en l'inexistence scandaleuse du seul et véritable document, le Plan local d'urbanisme, qui permet un développement maîtrisé du territoire.
Ce n'est là qu'un autre cas parmi tant d'autres.
Il y a peu encore, j'ai eu la curiosité d'aller faire un tour du côté du Montaiguet par le chemin du Creps. Là, en plein massif boisé, la Ville a autorisé la construction de quelque 130 logements dans le privé en dehors de toutes infrastructures le long du chemin de la Guiramande pour aboutir sur le chemin de la plaine des Dés.
A quelques enjambées de là, la Ville n'a pas plus trouvé à redire pour laisser carte blanche à l'installation du méga-projet de la polyclinique Rambot au lieudit Les Bornes (le projet est toujours contesté devant les tribunaux).
La Ville s'en défend en prétendant ne toucher que le bas des pentes à proximité de l'existant, ce qui est évidemment faux puisque dans les deux cas l'entame mène désormais vers les parties les plus hautes au cœur du massif.
Faute de PLU, un tel type d'urbanisation sauvage et dispersée se substituant à des espaces verts ou boisés n'a donc plus de limites et représente une véritable catastrophe pour l'environnement.
A noter, ce qui ne fait qu'aggraver la légèreté coupable de ces décisions, que c'est dans ce vaste secteur, au Sud de l'autoroute A8, que sont également programmées les constructions d'une nouvelle faculté d'économie et de logements étudiants dans le cadre du plan Campus. Et tout cela, en l'absence d'un autre document essentiel, celui du Plan de déplacements urbains, d'où d'ailleurs les cafouillages du réseau Aix en bus.
Or, lors de diverses réunions publiques, Maryse Joissains se targue en permanence de vouloir désengorger ce secteur Sud en annonçant des mesures - ouvrage de franchissement de l'autoroute réservé aux bus, vélos, piétons reliant l'avenue Gaston-Berger au parc-relais Krypton triplé à 900 places, passerelle sur l'Arc au niveau de la Guiramande, passage à double sens de l'avenue de l'Arc de Meyran qui longe l'autoroute - qui, au mieux, ne viendraient que bien après le désastre, et qui, par manque d'anticipation des conséquences, seraient de toute façon obsolètes dès qu'elles auraient été réalisées. Allons-nous supporter encore longtemps cette triste farce ?

Comme c'est étrange…
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joissains urbanisme canard 22

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mercredi 26 septembre 2012

Office HLM du 13 : Le système Guérini bouge encore

guerini lafont ravi 98  
Hier devait avoir lieu au tribunal correctionnel de Paris la première confrontation sur l'une des plaintes en diffamation publique déposées par Jean-Noël Guérini contre Arnaud Montebourg. Le litige porte sur la fameuse lettre que le second avait adressée en mars 2011 à Martine Aubry pour y dénoncer les dysfonctionnements de la fédération PS des Bouches-du-Rhône. Cette lettre contenait des pièces issues du dossier d'instruction dans lequel Jean-Noël Guérini avait été mis en examen pour prise illégale d'intérêts, trafic d'influence et association de malfaiteurs dans une affaire de marchés publics.
L'avocat de Jean-Noël Guérini a demandé d'attendre un peu afin de voir si son client est mis hors de cause ou condamné et d'examiner ensuite cette affaire de diffamation. Le procès a été reporté et le tribunal dira le 30 octobre ce qu'il entend faire. En cas de rejet de la demande de Jean-Noël Guérini, le procès aura lieu assez vite. Dans le cas contraire, il faudra sans doute patienter aussi longtemps que le cas Guérini n'aura pas été réglé.
Mais, l'objet de mon article du jour n'est pas précisément ce nouvel élément servi tout chaud par l'actualité. Non, il s'agit de revenir sur une autre part d'ombre concernant l'office HLM du département. Depuis juillet, ce dernier a recruté un nouveau directeur, qui n'est pas un inconnu quelconque.
Le
Ravi de l'été a publié en collaboration avec Mediapart un bel article bien fouillé sur les dessous de cette embauche et la personnalité du directeur.
A cette occasion, le
Ravi m'a sollicité à plusieurs reprises au sujet d'une drôle d'affaire qui s'est passée à Aix. Je vous invite donc à lire l'article… jusqu'au bout. Edifiant.

Le système Guérini bouge encore 

Gérard Lafont, architecte qui a fait toute sa carrière dans le sillage de Jean-Noël Guérini, a pris le 2 juillet la direction de 13 Habitat, l'office HLM des Bouches-du-Rhône au cœur du système clientéliste de la fratrie Guérini. Et l'office a désormais deux directeurs ! 
"Après les législatives retour aux activités plus traditionnelles et retour aux affaires pour moi à 13 Habitat." Ce tweet du 21 juin prouve que Christophe Masse, qui préside l’office HLM des Bouches-du-Rhône, a gardé, malgré sa courte défaite aux législatives face à l’UMP Valérie Boyer, son sens de l'humour. Voire du lapsus...
Après avoir été démentie, l'arrivée le 2 juillet de Gérard Lafont à la direction générale de 13 Habitat va en effet rapidement replonger Christophe Masse, élu municipal PS et vice-président du département, dans les "affaires". Au même titre que sa propre nomination en juin 2011 à la présidence, celle de Gérard Lafont à la direction générale alimente la suspicion d'une volonté des Guérini de garder la mainmise sur l'office. Héritier d'une vieille famille socialiste marseillaise, Christophe Masse est un des rares conseillers généraux à afficher ouvertement son soutien à Jean-Noël Guérini. Interrogé, il répond avec candeur que "le poste de directeur est éminemment politique, avec un grand P..., ne me comprenez pas mal."
Ancien de la maison – du temps où elle s’appelait Opac Sud –, Gérard Lafont a fait carrière dans le sillage de Jean-Noël et Alexandre Guérini, tous deux mis en examen pour "association de malfaiteurs" dans l'affaire qui porte leur nom. Cet architecte n'a toutefois jamais été mis en cause, ni même entendu, dans cette enquête sur des marchés publics truqués. "Ce qui m'intéresse, c'est le travail, et j'ai la conscience tranquille, cette affaire ne me concerne absolument pas", balaie-t-il. Entré en 1975 à l’Opac Sud pour y créer un bureau d'études interne, il y reste vingt-six ans avant de suivre Jean-Noël Guérini, qui préside alors l'office depuis 1987, au conseil général. Directeur des travaux à l’ex-Opac Sud, Gérard Lafont part en 2001 prendre la tête de la construction au CG13, deux services stratégiques. 
"Il fait partie de l’équipe de confiance de la famille Guérini d’un point de vue professionnel", résume Pierre Garnier, lui aussi architecte et prédécesseur de Gérard Lafont au CG13. "C'est le propre des “voyous” de s'entourer de gens honnêtes pour faire barrage", lance, en plaisantant, Gérard Lafont.
"Pourquoi le changer de poste en pleine enquête judiciaire ?" s'interroge de son côté un protagoniste du "Guérinigate". L'office HLM du département est en effet au cœur du système clientéliste de la fratrie mis au jour par le juge Duchaine. Il fait aussi partie de l’histoire familiale. Le père Guérini y a achevé sa vie professionnelle, Jean-Noël en a fait le tremplin de sa carrière politique et son frère Alexandre y décrochera ses premiers contrats d’entrepreneur ès poubelles. "Pour les Guérini, (avec 13 Habitat) on peut parler d’accumulation primitive du capital", rigole un architecte. Pour nombre d’acteurs du BTP et de politiques marseillais interrogés, tous surpris par cette nomination, Gérard Lafont serait de retour à l'office HLM afin de préserver le système.
"J'ai été sollicité par Christophe Masse, un mois après son arrivée, je ne suis pas mandaté par Guérini ! se défend le nouveau DG de 13 Habitat. Retourner là-bas avec la même influence de certaines personnes... Je n’y serais pas allé." Il explique son choix par l'intérêt du poste – "c'est un office avec des potentialités énormes et sous-exploitées" – et par sa volonté de poursuivre, à 65 ans, son activité professionnelle. "On ne m'impose rien, (c’est) à cette condition que j'ai pris la présidence, s’énerve de son côté Christophe Masse. (Lafont) a d'énormes qualités. Je n'avais pas besoin d'un gestionnaire, mais d'une vision pour demain. Je suis arrivé nouveau président avec de nouvelles méthodes, de nouveaux projets."
A part rafraîchir son bureau et quelques effets d'annonce, Christophe Masse n'a pourtant pas révolutionné la politique de l'office. Le redémarrage de la construction et la livraison de "3000 logements d'ici 2015" décidés par son prédécesseur sont toujours les objectifs affichés. "Christophe Masse ne m'a jamais demandé de réactualiser le Plan stratégique du patrimoine (PSP), qui fixe les investissements de l'office en réhabilitation et construction pour les six ans à venir", fait remarquer Bernard Escalle, directeur général de 13 Habitat de 2007 à son éviction en mars 2012, après vingt ans de services à l'office HLM.
Saisi en référé par ce dernier, le tribunal administratif de Marseille, a, le 2 juillet, suspendu son licenciement et exigé sa réintégration sous quinze jours. L'affaire devrait être jugée au fond dans quelques mois. Dans un communiqué mardi soir, 13 Habitat a réaffirmé sa "volonté de (se) séparer de M. Escalle pour incompatibilité et incapacité à appliquer la ligne politique tracée par le conseil d'administration". Entre-temps, voilà l'office HLM doté de deux directeurs !
La petite maison dans la garrigue
Gérard Lafont, qui avoue ne pas encore connaître ce plan stratégique de patrimoine, jure toutefois pouvoir faire mieux... Si le nouveau DG de 13 Habitat a plutôt la réputation d'un "bon professionnel" auprès de ses collègues – "il fait sortir les dossiers, il a une énergie professionnelle, il trouve les terrains, etc.", explique un architecte marseillais –, le bilan de son action dressé par les autorités de contrôle est beaucoup plus mitigé.
Un rapport de juin 2002 de la Miilos (mission interministérielle d'inspection du logement social) juge l'activité de construction de logements neufs de l'Opac Sud "faible", avec seulement 34 logements livrés en 1999 et 74 en 2000, époque où Gérard Lafont était directeur des travaux.
L'office a longtemps traîné une réputation de "dodu-dormant", se reposant, malgré d’énormes besoins dans le département, sur un parc locatif datant pour plus de 80% d'avant 1980. "Depuis 1981, le volume annuel des mises en chantier s’est progressivement amenuisé", résumait en 2009 un rapport de la chambre régionale des comptes. Tableau à l'appui, Gérard Lafont dispose, lui, de chiffres très différents de ceux de la Miilos (95 logements neufs en 1999 et 355 en 2000 !).
De même, le passage de Gérard Lafont à la direction générale adjointe "construction, éducation et patrimoine" du conseil général n'a pas vraiment impressionné la chambre régionale des comptes. Selon un rapport de 2008, le département n’a réceptionné que 21 collèges en dix ans. "En 2001, 2002 et 2005, aucune réception n’est intervenue", précise l’instance de contrôle. Là encore, documents à l'appui, Gérard Lafont affiche lui 38 constructions et reconstructions au compteur entre 2001 et... 2012.
Par contre, l'architecte est plus efficace lorsque ses intérêts personnels sont en jeu. En 1990, il a été condamné par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence à une amende de 500.000 francs pour avoir construit sa maison sur une zone doublement non-constructible, passant outre un refus de permis de la ville d'Aix-en-Provence*. Située sur le plateau de Bibémus, une magnifique garrigue boisée de pins et de chênes aux abords de la Sainte-Victoire, la villa avec piscine se trouve donc au beau milieu d'un espace boisé, de surplus classé ND1 ("protection totale") par le POS (plan d’occupation des sols) de 1984. Apparemment, il n'était pas le seul sur cette zone convoitée. "Il est arrivé que certains propriétaires, anciens ou plus récents, aient une interprétation extensive de la notion de rénovation et extension autorisée des bâtiments existants", se souvient pudiquement Pierre Dussol, l'ancien adjoint à l'urbanisme de Jean-Pierre de Peretti, maire (UDF) d'Aix-en-Provence de 1983 à 1989.
"Je suis allé au pénal, car j’ai construit sur une ruine un peu plus grand que ce qui était autorisé et ajouté des garages, minimise Gérard Lafont. J’aurais été un particulier, ça aurait été 5000 francs d'amende, comme j’étais architecte, ça a été 500.000 francs, que j’ai payés sur cinq ans." Aux yeux de plusieurs professionnels, l'architecte s'en est pourtant très bien tiré. "C'est vraiment étonnant que la remise en l'état n'ait pas été demandée par le tribunal (lire le prolonger), remarque un maître de conférences, spécialiste du droit de l'urbanisme. Si la personne est seulement condamnée à une amende, cela signifie que le droit de l’urbanisme ne sert plus à rien : il suffit d'être riche pour pouvoir bétonner les zones naturelles !" A la même époque, d'autres propriétaires ont d’ailleurs eu moins de chance que Gérard Lafont. Alexandre Castronovo, ancien élu PRG aixois, se souvient ainsi de plusieurs destructions pour les mêmes raisons dans les années 1990, "notamment dans le quartier de Montaiguet pour un programme de sept maisons, dont trois quasiment finies".
"J’avais l’assurance du maire de l’époque, Jean-Francois Picheral, qu’il allait modifier le POS pour régulariser plusieurs situations, ça ne s’est pas fait", explique Gérard Lafont. Picheral, le maire PS d'Aix-en-Provence de 1989 à 2001, nous a répondu ne pas se souvenir de l'affaire… avant de renvoyer au mandat de son prédécesseur, aujourd'hui décédé.
Depuis lors, le fils de Gérard Lafont a pu, sur une parcelle proche elle aussi située en zone protégée, réhabiliter une autre ruine et y faire construire en 2010 un étage supplémentaire. En toute légalité cette fois, mais avec encore la bienveillance de la mairie UMP d'Aix. Curieusement, ses services n'avaient pas examiné sa demande de permis de construire dans le délai réglementaire (deux mois). "Il ne faut pas voir plus loin qu'un loupé", assure Hervé Gagneur, directeur de l'urbanisme de l'UMP Maryse Joissains. "Gérard Lafont n'est pas un politique, il a des amis à droite comme à gauche", note Pierre Garnier. Avec une préférence pour les Guérini ?
Une enquête de Jean-François Poupelin (le Ravi) et Louise Fessard (Mediapart)
Pour les amendes, la réhabilitation légale est acquise de plein droit, trois ans après leur paiement, donc depuis 1998 concernant M. Lafont.

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lundi 24 septembre 2012

Jean-Noël Guérini, seul contre tous ?

guerini 13 oliv

Etonnante interview de Jean-Noël Guérini dans La Provence de samedi, interview pour marquer en quelque sorte une rentrée en forme de tour d'horizon politique, et spectaculairement titrée "Je mourrai socialiste". En une semaine, on l'avait déjà vu dans pas moins de trois événements majeurs.
Comme beaucoup d'interlocuteurs, il a été reçu en tête à tête par Jean-Marc Ayrault descendu pendant deux jours pour examiner la situation particulière marseillaise. Non sans malice, Jean-Noël Guérini venait de faire savoir que le conseil général était prêt à mettre 100 millions au pot pour faire face aux défis à relever. A noter qu'aucune image de la rencontre n'a été diffusée !
Il était également présent à l'inauguration par le premier ministre du Site-Mémorial du Camp des Milles pour lequel le CG13 est partenaire financier de la fondation.
Et puis, à quelques jours d'intervalle, il a aussi rendu visite à l'établissement de santé privé "La Maison" de Gardanne pour s'engager à contribuer pour partie à son fonctionnement.
Et il y a maintenant cette interview politique d'une demi-page pour parachever pour ainsi dire un retour à la lumière. Et là, le revoilà se posant en victime, tout en assurant qu'il n'a cessé de travailler et qu'il ne pense même plus à son affaire. Pourtant, il en reparle.
"D'aucuns en ont profité pour faire comme si je n'existais plus. J'en ai vu qui m'accompagnaient se mêler à la meute sans discernement. Que mon nom soit sali, que ma famille ait subi un tel déferlement de haine et de violence a été dur à supporter. J'ai vécu de beaux exemples de trahison en ces périodes agitées." […] "Etre mis en examen, c'est très dur, surtout pour des chefs d'accusation aussi infamants. Je ne souhaite cela à personne. Un mauvais roman-feuilleton s'est écrit, laissant croire que j'aurais trahi pour des faits bassement matériels. J'ai fait l'objet d'une mise à mort. Certains ont ouvert une chasse à l'homme, mis ma tête à prix."
Interrogé sur son avenir politique, Jean-Noël Guérini semble ne pas exclure d'être candidat à la mairie de Marseille. "Nous avons le temps d'y penser. Je n'ai jamais fermé de portes. Et puis la question du cumul des mandats va naturellement se poser. Je ne serai en aucun cas absent de la vie politique locale."
C'est son hypothèse, mais étant très attaché à son poste de président du CG, si toutefois il parvient à le conserver, il aura du mal à rester sénateur ou à prétendre devenir maire.
Autre difficulté, comme le lui rappelle le journaliste, "le calendrier judiciaire n'est pas clos et vos adversaires sont bien là..." Et là, contrairement à ses habituels codes de défense, même s'il dit avoir sa conscience pour lui, il ne s'est pas exclamé "vous savez, je suis serein".
Il ne peut ignorer en effet que des voix continuent de s'élever pour obtenir son départ. Certaines contributions locales en vue du congrès du parti socialiste d'octobre critiquent le rôle joué par Jean-Noël Guérini et les mauvaises pratiques de la fédération départementale. Autant dire que les dés ne sont pas encore tout à fait jetés…
 

logo laprovence

L'interview de Jean-Noël Guérini :
http://www.laprovence.com/article/actualites/jean-noel-guerini-je-mourrai-socialiste

logo renouveau PS 13

Renouveau PS 13 : "Arnaque au rapport Richard" :
https://docs.google.com/file/d/0ByEiYrMzRwvdRWp3c1ZPTnpWVzQ/edit
=> Actualisation ce lundi 24 septembre : 
http://renouveaups13.blogspot.fr/2012/09/pour-en-finir-avec-les-mensonges.html

Et ça, on en fait quoi ?
(Clic sur les images pour agrandir)

guerini PS conjurés canard 5

squarcini canard 18

guerini flics canard 25

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vendredi 21 septembre 2012

Contrat d'A. Joissains : Où en est le Conseil d'Etat ?

logo conseil détat

Au gré de mes rencontres, beaucoup de personnes me parlent de cette affaire et m'interrogent sur ses suites juridiques. Comme je m'y étais engagé, je reviens donc ici faire le point sur la procédure en cours au Conseil d'Etat.
D'un même mouvement, qu'il me soit permis de remercier sincèrement chacun pour l'intérêt porté à ma démarche et plus particulièrement tous ceux qui m'aident ou souhaiteraient encore m'aider pour contribuer à adoucir les frais personnels conséquents occasionnés par l'obligation du recours à un avocat du Conseil d'Etat, seul intermédiaire habilité à porter un tel dossier en cassation.

Contrat initial entre Alain Joissains et Maryse Joissains

Cela a commencé il y a sept ans, en 2005. Oui, sept ans, alors que j'étais encore élu municipal. C'est à ce moment-là que j'ai été amené à contester devant le Tribunal administratif de Marseille le contrat de collaborateur de cabinet (d'abord en tant que conseiller spécial du maire puis de directeur) d'Alain Joissains signé par Maryse Joissains.
A mes yeux, ce contrat était illégal, notamment pour dépassement excessif des limites de rémunération prévues par la loi. Trois ans après, soit en 2008, le tribunal validait ma requête en annulant ledit contrat et ses deux avenants. La Ville d'Aix s'est opposée à ce jugement et a fait appel.
Trois nouvelles années plus tard, en 2011, alors que le rapporteur public demandait de confirmer le premier jugement, la Cour administrative d'appel de Marseille livrait un arrêt inverse. Le motif essentiel ne portait pas sur le fond du dossier, à savoir l'illégalité de la rémunération, mais sur la supposée non recevabilité de mon intérêt à agir en cette matière.
En octobre 2011, j'ai donc décidé d'attaquer à mon tour l'arrêt de la cour en portant ma requête devant la plus haute juridiction, le Conseil d'Etat.
Comme la loi l'exige, les magistrats ont d'abord engagé la procédure d'admission de ma requête. En avril dernier, le Conseil d'Etat a rendu sa première décision en déclarant recevable mon pourvoi en cassation. En conséquence, le dossier a été mis à l'instruction pour faire l'objet d'un examen approfondi et circonstancié par la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Dès lors, la Ville d'Aix en a aussi été informée et a pu être rendue destinataire de mon mémoire contestant l'arrêt de la Cour d'appel. En juillet, la Ville a fait parvenir au Conseil d'Etat son mémoire en défense. Tout aussi normalement, j'ai reçu copie de ce mémoire. En août, en plein accord avec mon avocat parisien, nous avons adressé sans attendre un mémoire en réplique afin d'exposer nos observations critiques sur les moyens à notre avis peu probants développés par la Ville.
Nous en sommes donc à ce point avancé de la procédure. Le chemin a été long mais le terme semble maintenant assez proche. En tout cas, il ne durera pas encore sept ans ! 

Rappel des trois étapes de la procédure depuis 2005 :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/06/14/21393622.html

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mercredi 19 septembre 2012

Oups... Joissains rêve encore de gagner en 2014 !

joissains casse bilan

"Je peux être battue, tout le monde peut être battu. Je ne pars pas gagnante, mais confiante. Parce que mon bilan est extraordinaire." On a d'abord envie de rire. Puis, on se demande comment il est possible d'asséner encore une telle dernière phrase. Est-ce de la vantardise, de l'inconscience, de l'aveuglement, de l'incantation, une forme d'exorcisme, ou tout à la fois ?
Ces considérations de Maryse Joissains livrées dans une récente interview à La Provence m'ont soudain rappelé quelque chose. Oui, je me suis souvenu qu'en novembre dernier, à six mois de l'élection législative qui l'a éjectée de l'Assemblée nationale, elle avait déjà déclaré quasiment mot pour mot "Tout le monde peut me battre et je peux battre tout le monde. Je peux être battue. Mais je m'en fous, je vais partir à la bagarre comme si j'allais gagner."
Certes, on imagine bien qu'elle se battra. Mais l'expérience d'une élection ratée devrait au moins lui ouvrir les yeux et lui servir de leçon. Or, à l'évidence, il n'est rien.
Elle avait aussi dit à propos de son travail au parlement "j'ai un très bon bilan". Oups. Ce n'est pourtant pas ce que montraient, année après année, les tableaux de son (in)activité à Paris qui la classaient parmi les députés les moins assidus. Pour s'en défendre, elle a cru bon d'affirmer vendredi "On a dit que j'étais une mauvaise députée. Mais j'ai assuré mon travail à la commission des lois". Oups. En vérité, elle a un peu plus participé les deux dernières années à cause de l'application plus stricte de sanctions financières en cas d'absences non justifiées.
Jetons un œil sur la décennie où Maryse Joissains a cumulé les fonctions de maire d'Aix, de présidente de la Communauté du Pays d'Aix et de députée. Il n'est pas difficile de déduire qu'elle n'a pu être présente (voire efficace) à 100% pour chacune de ses tâches électives.
Or donc, si son bilan n'a pas été bon à l'Assemblée, ainsi les électeurs de juin l'ont-ils perçu et sanctionné, il serait étonnant que les électeurs de mars 2014 ne confirment pas leurs votes et ne réitèrent pas leur jugement négatif sur sa gestion de la Ville et de la CPA.
Ce blog démontre depuis près de six ans, exemples et explications à l'appui (voir une liste des sujets, colonnes de droite de l'écran), qu'en dehors de quelques bonnes choses, le bilan général de Maryse Joissains, mené en zig-zag et sans vision d'ensemble depuis onze ans, est une catastrophe.
Toujours dans l'interview de vendredi, à un moment, on a l'impression de percevoir un brin de lucidité "On peut avoir à la fois un mandat local et national. Mais pour mener les deux, peut-être ne faut-il pas être maire d'une ville de plus de 10.000 habitants ou être conseiller général. D'autant que j'ai aussi la présidence de la CPA". Le message indirect viserait-il à faire croire que, depuis juin, et donc en promesse pour 2014, elle se consacrerait désormais pleinement à ses mandats locaux comme elle l'a déclaré après sa déconfiture "Cette défaite est quelque part un bonus pour la ville d’Aix et pour ma santé..." ? On a envie de dire, on a vu ce qu'on a vu, et c'est peut-être déjà un peu trop tard, non ?
Pour finir, et parce que certains propos de Maryse Joissains ne manquent jamais de prendre un tour cocasse, deux détails valent aussi leur pesant de vélos et de bus aixois.
Un, sans rire, elle annonce qu'en cas de primaire à gauche, elle serait elle aussi candidate "Cela me permettra de m'exprimer. Je ne veux pas faire comme Sarkozy qui a laissé parler pendant des mois. Je ne vais pas laisser les gens débattre et monopoliser les discussions pour ces primaires avec les médias". Oups. Il n'y a aucune chance pour que sa candidature de droite (voire plus avec ses FN...ités) soit jamais validée pour une primaire à gauche !
Deux, comme à la municipale de 2008, Maryse Joissains s'avise déjà de désigner son adversaire à gauche, Alexandre Medvedowsky. Oups. C'est à voir. Car c'est le résultat de la primaire qui dira précisément qui peut enfin réellement faire gagner la gauche à Aix. 

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lundi 17 septembre 2012

Les bus de Joissains et... les obus des usagers

aix en bus colère

Vous la sentez venir la fin de règne ?
A-t-on jamais vu construire un rez-de-chaussée et empiler des étages sans avoir creusé les fondations ? C'est pourtant bien ce qui s'est passé avec la réorganisation ratée du réseau d'Aix en bus. Après une pagaille sans nom et la colère quasi générale des usagers, Maryse Joissains fait marche arrière toute.
L'arrivée du nouveau délégataire Kéolis en remplacement des Autobus aixois devait révolutionner les transports en commun en Pays d'Aix. Sur le papier, le dossier était assez séduisant : augmentation du kilométrage annuel, accroissement du nombre de lignes, adéquation et prolongements d'itinéraires et d'horaires, nouveaux véhicules moins polluants et adaptés aux personnes à mobilité réduite, tarifs inchangés, caméras à bord, embauche de conducteurs supplémentaires, économie sur le coût global du contrat, bref, des pépites à convaincre les plus irréductibles aux transports en commun.
Révolution il y a eu en effet. Mais pas celle qui était annoncée. Dès la mise en place du nouveau réseau en juillet, cela a commencé à tiquer malgré l'optimisme affiché à ce moment-là par Jean Chorro, "quelques dysfonctionnements semblent gommés", et l'affirmation du directeur de Kéolis qu'"une large concertation" avait été menée en amont, comme on le lit encore sur le site de la Communauté du Pays d'Aix.
Maryse Joissains pensait alors que quelques retouches suffiraient pour amortir le choc. Or, dans le magazine municipal Aix en dialogue de juillet-août, aucune information sur les changements n'a été donnée. Il faut remonter au numéro de janvier pour dénicher l'annonce succinte du changement de délégataire et quelques détails lapidaires sur les nouveautés et les modifications pratiques.
Curieusement, c'est après coup, début septembre, après les perturbations constatées par les usagers et des protestations par centaines, que cinq réunions publiques dites de "concertation" (tiens donc !) dans les quartiers ont été programmées du 12 septembre au 24 octobre.
Las, dès la première qui s'est tenue à l'Hôtel de Ville le 12, la colère s'est exprimée comme jamais face à Maryse Joissains, à Jean Chorro, au directeur de Kéolis et aux techniciens de la CPA. Alors, ni une ni deux, le maire annonce en préambule, et apparemment par surprise sinon par nouvelle improvisation, qu'elle annule tous les changements et qu'on revient au point de départ, c'est-à-dire à l'ancienne carte du réseau à partir du 20 octobre.
"C'est le b… dans la ville", "on a m…"
Dans une interview donnée à La Provence vendredi, Maryse Joissains parle, avec son sens inné de la formule poétique étrangère à l'Académie française, du "bordel dans la ville". En réunion, elle a même osé : "la connerie, ça a été de tout changer d'un coup", "on a merdé, on a merdé, je bats ma coulpe". Et fait porter le chapeau à son premier adjoint et au directeur général des transports de la CPA qui étaient en vacances en juillet. Belle défausse, en vérité. Elle aurait dû connaître elle-même un peu mieux le dossier en tant que maire et présidente.
Elle argue aussi de son souci de ne pas avoir cherché à communiquer en période électorale pour ne pas prêter le flanc à d'éventuels reproches de propagande à son profit.
Dans son éditorial du numéro de septembre de Aix en dialogue, paru avant l'annonce de l'abandon de la réorganisation, Maryse Joissains "évoque la grande colère des usagers" et indique qu'elle avait "exigé du gestionnaire privé que les suggestions des Aixois soient prises en compte". Puis, en page 6, il est fait état des perturbations relevées en juillet et des dates des rencontres publiques.
Mais là encore, sous une phrase d'apparence sybilline, le maire nous sert les mêmes excuses : "Devant ces désordres, Maryse Joissains, qui ne faisait pas partie de la commission qui a choisi le délégataire, a décidé de reprendre la main". Elle ne faisait pas partie de la commission mais c'est bien elle qui a fait voter la décision. Et avait cependant fait confiance à Jean Chorro, celui-là même qui avait si bien négocié le système V'Hello qu'il a fini en fiasco total.
Autrement dit, au rayon des affaires qui foirent, avec Maryse Joissains, c'est toujours la même limonade, comme on dit familièrement. Voilà ce que c'est que de vendre du vent en boîte alors que cette ville est toujours dépourvue de deux documents essentiels et vitaux : un Plan des déplacements urbains et un Plan local d'urbanisme.

bus mobilité

Coup de gueule... et coups de main

Du 16 au 22 septembre, c'est la Semaine européenne de la mobilité tendant à encourager les usagers à "la mobilité douce".
A ma connaissance, contrairement à d'autres années, la Communauté du Pays d'Aix n'a pas prévu de manifestation officielle à cette occasion. Il est vrai que la coïncidence du bouleversement du réseau de bus ferait quand même un peu tache.
Seules des associations en faveur de modes alternatifs de déplacements lancent des initiatives à Aix et dans le Pays d'Aix. Et c'est bien volontiers que je relaie les actions de l'ADAVA-ADTC Pays d'Aix et de Vélorution.

Sites internet :
http://adava.adtc.aix.free.fr/
http://velorutionaix.wordpress.com/
Et une pétition :
http://www.petitionduweb.com/Petition_pour_une_prime_velo_en_aix_en_provence-21975.html

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vendredi 14 septembre 2012

Joissains a trop regardé la série Les Envahisseurs...

joissains ex-députée

Encore un plantage ! Et quel plantage !
Maryse Joissains obligée de sauter du bus suite à un foutoir inédit des transports dont elle est bien la responsable. On y reviendra dans un très prochain article.
Ce qui frappe cependant, c'est qu'elle semble s'employer à les accumuler à la chaîne. Souvenons-nous par exemple du funeste sort réservé aux fameux vélos pour lesquels elle a dû rétropédaler après s'être si longtemps entêtée dans l'erreur. En mairie, comme à la communauté du Pays d'Aix et au parlement, ses bilans sont chaotiques et les électeurs le lui font peu à peu savoir.
En juin déjà, elle a commencé à en payer la première lourde facture en se faisant enfin éjecter de l'Assemblée nationale. Pour qui a l'œil un tant soit peu exercé, un petit détail marque ce changement.
Dans certaines de ses apparitions publiques, désormais, elle porte son écharpe tricolore dans le sens "bleu au col" comme une élue municipale et non plus "rouge au col" comme une députée. Dans quelques mois, elle n'aura peut-être plus rien au col.
Mais, revenons un instant sur deux faits. L'un est déjà connu. C'est celui de ses scandaleuses déclarations lors de l'élection de François Hollande à la présidence de la République, une sortie qui a compté dans les nombreuses voix perdues à droite à la législative. En juillet, Charlie Hebdo en a encore parlé dans un article dont on trouvera un extrait ci-dessous.
L'autre est tout frais puisqu'il date de mardi. C'est le site Marsactu qui le rapporte dans une vidéo de moins d'une minute. Maryse Joissains livre son avis sur la proposition à débattre de création de la métropole autour de Marseille qui pourrait inclure les communautés d'agglomérations.
Si les arguments des divers protagonistes sont recevables lorsqu'ils sont articulés et motivés, la dernière partie de ce qui se veut un raisonnement de la part de Joissains est on ne peut plus spécieuse.
Sans nommer les choses, elle avance l'idée de "sauver nos territoires" et de faire en sorte que "nos populations soient protégées contre ce que je pourrais appeler un envahissement venu d'ailleurs et pas forcément souhaité, je suis claire ?" Toujours la même méthode de racolage vers l'extrême-droite.
Joissains ne perd pas de temps, elle est déjà en campagne pour 2014 puisqu'elle a annoncé qu'elle serait candidate pour un troisième mandat. Hier, elle a même prétendu, sans rire, qu'elle se verrait bien participer à la primaire à Aix.
Jusqu'à preuve du contraire, cette primaire serait organisée à gauche par la gauche pour désigner la personne susceptible de mener une liste gagnante à la mairie. On ne voit pas, si Joissains est reconnue comme la sortante, pourquoi la droite mettrait sur pied une concurrence dans son propre camp. Or donc, Joissains voudrait parasiter un processus dont les conditions et les contours de candidatures ne sont pas encore définis.
Joissains doit manquer de miroirs chez elle. C'est la même qui, en 2008, avait lancé une campagne éthique contre les incivilités dans la ville en déclarant : "Les Aixois, dans leur grande majorité, sont excédés par le comportement d’un petit nombre qui ne respecte rien ni personne". Les quelques comportements rappelés ci-dessus ne parlent décidément pas pour son salut.

AIX dial incivilités

(Clic sur l'image pour agrandir) 

joissains charlie 25

logo marsactu new
Maryse Joissains et les "envahisseurs"… 
(Lire aussi les commentaires) 
http://www.marsactu.fr/politique/maryse-joissains-veut-proteger-les-aixois-dun-envahissement-venu-dailleurs-28750.html

Parodie de la série télévisée Les Envahisseurs par Les Inconnus

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mercredi 12 septembre 2012

Le Ravi aussi fait sa rentrée de septembre

une ravi 99

Continuons aujourd’hui avec le thème de la rentrée mais cette fois dans une tonalité à la fois plus grave et plus humoristique. Le Ravi de septembre nous plonge dans une enquête fouillée sur la désindustrialisation dans notre région. A la clé de ce dossier, l’emploi et les fortes inquiétudes sur l’avenir de milliers de salariés qui assurent (assuraient ?) la survie économique du bassin méditerranéen. De quoi réfléchir !
Heureusement, le mensuel sait nous adoucir la lecture par l’entremise de beaux dessins et d'illustrations qui font son charme.
Beaucoup de sujets au sommaire : le fichage des élèves, ce qui se passe à la Poste, où va l’argent public de la culture, des nouvelles des frasques de quelques "grosses têtes" politiques (ah, l'impayable Estrosi !), la sauterie des amis politologues de Sciences Po à Aix, un drôle de portrait du crampon José Anigo de l’OM...
Et puis, bien sûr, des tas de brèves de tous les coins et recoins de nos villes et villages. Et de l'humour plein les pages à faire bien vendre cette livraison qui annonce aussi une nouvelle formule pour le n° 100 d'octobre. 

Le sommaire du n° 99 de septembre :
http://www.leravi.org/spip.php?article1336
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/
 

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lundi 10 septembre 2012

Assogora : La rentrée des associations et la mienne

assogora 9

(Clic sur l’image pour agrandir)
Une vue partielle du salon-exposition de la vie associative

Pourrait-on imaginer un instant un arrêt total des activités de la vie associative pendant un mois ? Que se passerait-il ? Ce serait un peu comme si tous les ouvriers de France s’arrêtaient instantanément de construire nos routes et nos maisons. Ou comme si tous les médecins de France cessaient sans crier gare de soigner les malades.
Or, tout nous paraît aller de soi tant l'utilité de toutes ces activités fait partie intégrante de notre vie sociale. Il y a cependant une grande différence. Et cela change tout. Les associations sont très majoritairement constituées de bénévoles. Et les services offerts à la population sont opérés sans contrepartie marchande.
Saura-t-on jamais remercier et apprécier assez le rôle éminent et essentiel de ces millions de personnes, leur sens du dévouement désintéressé et le don de leur temps personnel qu’ils mettent à la disposition des autres dans de très nombreux domaines de la vie quotidienne et de la solidarité citoyenne.
Le nombre d'associations aixoises est sans doute l'un des plus importants de France, sinon même le plus important. Et, une nouvelle fois, hier, le public ne s’y est pas trompé. Comme à chaque mois de septembre, en masse et en grosses vagues, il était au rendez-vous du salon de la vie associative Assogora au Parc Jourdan pour rendre en quelque sorte un hommage au foisonnement des initiatives les plus diverses, sérieuses ou joyeuses, et les plus adaptées aux désirs ou aux attentes de nos concitoyens d’Aix et du Pays d’Aix.
Comme chaque année aussi, j’ai parcouru avec le même plaisir les centaines de stands répartis en espaces thématiques où les bénévoles avaient dressé leurs étals et leurs calicots pour renseigner et expliquer le contenu de leurs activités et de leurs projets aux visiteurs.
Dans la demi-douzaine d’heures passées à déambuler dans les allées, j’ai pu visiter les deux-tiers des associations. Parfois pour un simple salut, d’autres pour engager une conversation. J’y ai rencontré des visages amis de l’époque où j’étais moi-même impliqué dans des structures associatives et qui ont contribué à parfaire mes apprentissages avant d’être un élu de la ville. J’y ai découvert aussi des visages nouveaux, jeunes et plein d’ardeur. Dans une ambiance chaleureuse, j’y ai surtout croisé plein de visages souriants et accueillants, des personnes prêtes à fournir, sans se lasser, détails et informations sur leur démarche et leurs activités en prenant soin de noter les coordonnées de potentiels volontaires.
Hier, c’était la rentrée des associations. C’était en quelque sorte aussi la mienne !

La reprise du blog

Le blog redémarre donc pleinement ce jour, à la date exacte annoncée lors de la prometteuse et si bienfaisante pause estivale. D’ailleurs, hier, certains lecteurs n’ont pas manqué de me rappeler, avec un brin de malice et un grand sourire aux lèvres, qu’ils ne me pardonneraient pas le moindre retard dans la reprise du blog. Ils ont la réponse aujourd’hui avec cette entrée en matière toute en douceur.
Nous reprendrons le dur de l’actualité dans les jours qui viennent. Nous parlerons évidemment beaucoup de politique. Et notamment des sujets majeurs liés aux échéances électorales à venir qui alimenteront les conversations.
Le blog connaît une fréquentation qui m’a toujours à la fois stupéfait et ravi. Pour l’anecdote, à mon retour de congés, j’ai consulté les statistiques des connexions qui ont bien sûr faibli pendant les semaines de pause, mais pas tant que je le croyais, en particulier en plein mois d’août ! Et cela est toujours pour moi un véritable objet d’étonnement.
Enfin, si je puis encore me permettre, sans pour autant obliger aucune main, c’est le moment pour moi de demander, avec l'amabilité qui convient, aux lecteurs et aux visiteurs habituels de penser à diffuser l’adresse du blog auprès de leurs amis, connaissances et listes de contacts. Vous ne l’ignorez pas, ma gourmandise en ce domaine est sans limites !

Pour en savoir plus sur Assogora et Pays d’Aix Associations

http://www.assogora.org/

http://www.paysdaixassociations.org/

(Clic sur l’image pour agrandir)

assogora 2012

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vendredi 20 juillet 2012

Le blog se repose pour une pause estivale

coucher de soleil

En période estivale, est-il honteux de bloguer moins pour se reposer plus ? Le blog fait donc sa pause pour respirer un peu jusqu'au 10 septembre.
Car, chers amis, quelle année nous avons vécue ! On a dégagé Nicolas Sarkozy de l'Elysée. Et on a sorti Maryse Joissains de l'Assemblée nationale. Ce n'est pas rien pour notre repos républicain. François Hollande redonne enfin une image plus digne et plus apaisée de la fonction présidentielle et la nouvelle majorité de gauche semble plus respectueuse des Français.
Certes, la rentrée ne sera pas moins difficile que les précédentes car les miracles ne sont pas encore pour demain. Mais on sent une volonté d'instaurer plus de justice, d'éthique et d'humanisme dans les décisions politiques.
Pour moi, cela est un début de satisfaction que je savoure sans pour autant tomber dans une quelconque conviction naïve que la gauche résoudra tous les problèmes.
Les temps sont durs, notamment pour les millions de personnes qui n'ont pas de travail ou de logement décent. Il faudra prioritairement œuvrer pour que ces gens trouvent ou retrouvent des conditions de vie plus acceptables.
D'autres combats seront nécessaires. A Aix aussi, il faudra songer dès la rentrée à préparer l'élection municipale de 2014 et faire en sorte que la gauche ne rate pas une fois de plus sa chance de revenir à la mairie.
Je le dis ici aujourd'hui, j'y contribuerai sans économiser mes forces pour qu'une équipe totalement engagée, pleinement déterminée et vraiment honnête mette en place le projet réaliste et cohérent dont la ville a besoin après tant d'années de pilotage à vue. Nous en reparlerons d'ici quelques semaines.
En attendant, permettez-moi, tout en vous remerciant pour votre touchante fidélité quotidienne, de souhaiter à chacune et à chacun d'entre vous de profiter au mieux des plaisirs qu'offre la vacance estivale.

hollande et ump

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