lundi 4 mars 2013

Contrat d'Alain Joissains : L'arrêt cassé par le Conseil d'Etat !

La bonne nouvelle. Le Conseil d'Etat vient de casser l'arrêt de la Cour administrative d'appel. Il valide ainsi le bon droit de ma requête engagée il y a 8 ans pour faire annuler le contrat illégal d'Alain Joissains signé par Maryse Joissains…

Contrat initial entre Alain Joissains et Maryse Joissains
(Clic sur l'image pour agrandir)
Le contrat initial contesté

COMMUNIQUE DE PRESSE

Contrat illégal de directeur de cabinet d'Alain Joissains 
auprès de Maryse Joissains, maire d'Aix :
LE CONSEIL D'ETAT CASSE L'ARRET DE LA COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL

Objet :
Après huit ans de procédure, l'affaire du contrat signé par Maryse Joissains en 2001, maire d'Aix, portant recrutement d'Alain Joissains (ancien maire d'Aix) d'abord comme collaborateur puis comme directeur de cabinet, est sur le point de s'achever.
En date du 25 février 2013, le Conseil d'Etat a en effet cassé l'arrêt de la Cour administrative d'appel de Marseille du 7 juin 2011 qui annulait le jugement du Tribunal administratif de Marseille du 28 octobre 2008. Le Conseil d'Etat a renvoyé l'affaire en Cour administrative d'appel qui, en toute logique logique, devrait rétablir le jugement initial du Tribunal administratif.
A cet instant, je me réjouis pleinement de cette décision qui rétablit le droit dans un dossier qui a vu le maire et son directeur de cabinet l'outrepasser sciemment. J'y vois là un rappel cinglant et nécessaire de règles de morale politique et publique.
Pour mémoire, c'est en tant que conseiller municipal d'opposition que j'avais agi pour contester le contrat et ses deux avenants qui, selon moi, avaient été établis sur des bases manifestement illégales rendant ainsi la rémunération excessive. 
De 2001 à 2008, selon mes calculs, ce contrat a donné lieu à une rémunération globale brute de 475.778€ au lieu de 307.972€, soit un surpassement de 167.806€ (soit 35,27% de trop), en méconnaissance du respect des indices plafonnés à 90% de l'indice terminal de rémunération du fonctionnaire territorial titulaire du grade le plus élevé en fonction dans la collectivité, l'exercice des fonctions de collaborateur de cabinet ne donnant droit à la perception d'aucune rémunération accessoire à l'exception des frais de déplacement.

Historique de la procédure :
1. 
Requête du 13 mai 2005 de M. Castronovo auprès du Tribunal administratif de Marseille.
2. Audience publique du 23 octobre 2008.
3. 
Jugement conforme du Tribunal administratif du 28 octobre 2008. 
Article 1er : "Le contrat portant recrutement de M. Alain Joissains en qualité de collaborateur de cabinet signé le 18 avril 2001 et, ensemble, ses deux avenants en date des 23 août 2001 et 24 octobre 2002 sont annulés."
4. Audience publique de la Cour administrative d'appel du 15 avril 2011. 
Sens des conclusions du rapporteur public : 
"Annulation du contrat en date du 18 avril 2001 et des avenants en date des 23 août 2001 et 24 octobre 2002 dès lors que la rémunération qu'ils prévoient d'allouer à M. Joissains méconnaît les dispositions de l'article 7 du décret du 16 décembre 1987." 
5. 
Arrêt contradictoire de la Cour administrative d'appel du 7 juin 2011.
Article 1er : "Le jugement du tribunal administratif de Marseille en date du 28 octobre 2008 est annulé." 
Article 2 : "La requête de M. Castronovo devant le tribunal administratif de Marseille est rejetée."
Article 3 : "Les conclusions de la Ville d'Aix-en-Provence, de M. Joissains et de M. Castronovo devant la Cour tendant au bénéfice des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées". 
NB : Cela veut dire que la Cour rejette toutes les demandes de remboursement de frais de procédure et d'avocats formulées par chacune des parties qui devront ainsi endosser leurs propres dépenses.
6. Audience du Conseil d'Etat du 12 février 2013 par laquelle le Rapporteur public conclut à la cassation de l'arrêt de la Cour adminsitrative d'appel.
7. Arrêt du Conseil d'Etat du 25 février 2013 et Renvoi en Cour administrative d'appel.

Note personnelle : Que soient remerciés ici très sincèrement celles et ceux qui m'ont manifesté leur soutien et apporté leur aide aussi modeste soit-elle pour mener à bien cette démarche au très long cours. 

CE joissains contrat cassé

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(texte intégral de l'arrêt)

CONSEIL D'ETAT

N° 351427 - 3ème section jugeant seule
Mme Anne Egerszegi, rapporteur
Mme Emmanuelle Cortot-Boucher, rapporteur public
HAAS ; SCP CELICE, BLANCPAIN, SOLTNER, avocats
Lecture du lundi 25 février 2013

REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

* Vu le pourvoi sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 1er août et 27 octobre 2011 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. Castronovo ; 
M. Castronovo demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler l'arrêt n° 08MA05273 du 7 juin 2011 par lequel la Cour administrative d'appel de Marseille, faisant droit à la requête de la commune d'Aix-en-Provence, a annulé le jugement du 28 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a annulé pour excès de pouvoir le contrat du 18 avril 2001 portant recrutement de M. Alain Joissains en qualité de collaborateur de cabinet du maire ainsi que ses deux avenants des 23 août 2001 et 24 octobre 2002 ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Aix-en-Provence la somme de 3.500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;
* Vu les autres pièces du dossier ;
* Vu la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
* Vu le décret n° 87-1004 du 16 décembre 1987 ;
* Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Anne Egerszegi, Maître des Requêtes ; 
- les observations de la SCP Célice, Blancpain, Soltner, avocat de M. Castronovo et de Me Haas, avocat de la ville d'Aix-en-Provence ; 
- les conclusions de Mme Emmanuelle Cortot-Boucher, rapporteur public ;
La parole ayant été à nouveau donnée à la SCP Célice, Blancpain, Soltner, avocat de M. Castronovo et à Me Haas, avocat de la ville d'Aix-en-Provence ;
1. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que, par contrat du 18 avril 2001, Mme Maryse Joissains, maire de la commune d'Aix-en-Provence, a recruté M. Alain Joissains en qualité de collaborateur de cabinet pour remplir les fonctions de conseiller spécial à compter du 26 mars 2001 moyennant une rémunération correspondant à l'indice majoré 1232 ; que, par une délibération du 17 mai 2001, le conseil municipal de la commune d'Aix-en-Provence a approuvé la création de cinq emplois de collaborateur de cabinet ; que, par deux avenants à son contrat des 23 août 2001 et 24 octobre 2002, M. Joissains s'est vu confier les fonctions de directeur de cabinet moyennant une rémunération correspondant à l'indice majoré 1279 ; que, par une délibération du 14 mars 2005, le conseil municipal a approuvé le budget de la commune pour l'année 2005, qui faisait état, en annexe, de l'emploi de quatre collaborateurs de cabinet, dont l'un percevait une rémunération correspondant à l'indice majoré 1279 ; que, le 13 mai 2005, M. Castronovo, conseiller municipal d'opposition, a saisi le tribunal administratif de Marseille d'une demande d'annulation pour excès de pouvoir du contrat du 18 avril 2001 ainsi que des deux avenants à ce contrat, au motif tiré de l'illégalité du niveau de rémunération de M. Joissains révélé par l'annexe au budget de la commune pour l'année 2005 ; qu'il se pourvoit en cassation contre l'arrêt du 7 juin 2011 par lequel la Cour administrative d'appel de Marseille, faisant droit à la requête de la commune d'Aix-en-Provence, a, d'une part, annulé le jugement du 28 octobre 2008 par lequel le tribunal administratif de Marseille avait fait droit à sa demande et, d'autre part, rejeté sa demande ;
2. Considérant qu'aux termes de l'article R.741-2 du code de justice administrative : " La décision [...] contient le nom des parties, l'analyse des conclusions et mémoires ainsi que les visas des dispositions législatives ou réglementaires dont elle fait application. [...] " ; que, s'il incombe au Tribunal administratif de mentionner dans les visas les mémoires présentés par les parties, l'omission de la mention d'un mémoire n'est de nature à vicier la régularité du jugement que s'il ressort des pièces du dossier que ce mémoire apportait un élément nouveau auquel il n'aurait pas été répondu dans les motifs ;
3. Considérant que, par son mémoire présenté devant le Tribunal administratif le 28 août 2008, la commune d'Aix-en-Provence se bornait à demander au tribunal administratif de préciser le moyen soulevé d'office ; que ce mémoire ne comportait ni élément de fait, ni élément de droit nouveau susceptible d'influer sur la solution du litige porté devant le tribunal ; que, par suite, en jugeant que ce mémoire contenait des éléments nouveaux, pour en déduire que le jugement du tribunal administratif de Marseille du 28 octobre 2008 était irrégulier faute de mentionner ce mémoire dans les visas, la cour administrative d'appel a dénaturé les pièces du dossier ;
4. Considérant qu'il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens du pourvoi, que M. Castronovo est fondé à demander l'annulation de l'arrêt attaqué ; qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Aix-en-Provence la somme de 3.000 euros, à verser à M. Castronovo, au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ; qu'en revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de M. Castronovo, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante ;
DECIDE :
Article 1er : L'arrêt de la Cour administrative d'appel de Marseille est annulé.
Article 2 : L'affaire est renvoyée à la Cour administrative d'appel de Marseille.
Article 3 : La commune d'Aix-en-Provence versera à M. Castronovo une somme de 3.000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la commune d'Aix-en-Provence présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente décision sera notifiée à Monsieur Castronovo et à la commune d'Aix-en-Provence.
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision. 

Texte intégral des deux jugements précédents :
La décision du Tribunal administratif A qui annule le contrat :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/10/31/11177750.html 
La décision de la Cour administrative d'appel qui annule le jugement du TA :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/06/14/21393622.html

L'annonce par le site "Comptes-publics" :
http://www.comptes-publics.fr/2013/02/27/le-conseil-detat-souleve-une-grossiere-erreur-dans-laffaire-du-contrat-dalain-joissains-a-aix-en-provence/

 

 

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vendredi 1 mars 2013

Rejet des comptes de campagne de Maryse Joissains

Maryse Joissains n'est pas déclarée inéligible par le Conseil constitutionnel mais ses comptes de campagne ne lui seront pas remboursés. Dur pour son porte-monnaie…

logo conseil constitutionnel

La décision était aussi attendue que redoutée. Elle est tombée comme un couperet ce matin. Et nul doute qu'elle va faire mal.
Suite à la troisième candidature de Maryse Joissains à la députation en juin 2012, le Conseil constitutionnel n'a pas estimé devoir retenir de la déclarer inéligible. En revanche, ce dernier a
 confirmé les motifs d'irrégularités soulevés par la Commission nationale des comptes de campagne. Le Conseil constitutionnel juge en effet que c'est à bond droit que la Commission des comptes de campagne a rejeté ses comptes.
En conséquence, Maryse Joissains a perdu son siège de députée, elle ne sera pas remboursée et devra supporter seule les dépenses de sa campagne électorale.
Coup dur pour son porte-monnaie alors qu'elle s'apprête à repartir en campagne pour l'élection municipale de 2014. Pourtant, comme on l'a vu, ne reculant devant rien, elle s'est quand même permis d'user et d'abuser de l'argent public pour commencer à assurer sa propagande électorale dans des suppléments des magazines de la Ville et de la Communauté du Pays d'Aix.
Là aussi, il faudra que les Aixois exigent des comptes.

L'essentiel de la décision du 1er mars 2013 du Conseil constitutionnel
(Clic sur l'image pour agrandir)

Joissains conseil constitutionnel 1

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mercredi 27 février 2013

Maryse Joissains soigne aussi la fausse image de la polyclinique

L'article laudateur sur le projet de la polyclinique Rambot est le parfait exemple des nombreux coups d'esbroufe que recèle le catalogue pré-électoral publié par Maryse Joissains. Mensonges, manipulations, contre-vérités et vantardises proférés derrière une langue de bois massif (du Montaiguet). Cela mérite un carton rouge. Le voici...

Alors, allons-y. A l'aide d'un exemple qui ne manquera pas d'éclairer utilement les Aixois, voici la preuve manifeste des manipulations et des contre-vérités qui se cachent dans le supplément du magazine municipal. Cet exemple est celui du projet d'implantation de la méga-clinique Rambot au pied du Montaiguet.
A plusieurs reprises, j'ai dénoncé ici même l'ineptie scandaleuse du choix de cet emplacement dans un massif protégé, et à protéger. L'article de la page 37 du catalogue faisant la propagande électorale de Maryse Joissains est un tissu d'informations trafiquées et orientées qui reprennent bon nombre d'arguments fallacieux mis en avant par la docteur Jean Lacoste pour promouvoir l'idée de son installation sur un site soi-disant approprié et sans conséquences aucunes sur la circulation et l'environnement (alors qu'un incendie a ravagé la parcelle en 2005).
Je vous propose de regarder l'image publiée dans le magazine (image un peu trop "polie" pour faire crédible, fournie par le docteur lui-même et reprise telle quelle par les communicants de la mairie) et de la comparer avec celle qui pourrait malheureusement devenir la réalité.
De même, je reproduis ci-dessous le texte intégral
(en bleu) de la page présentant le projet mais cette fois commenté (en mauve) par l'Association des Amis du Montaiguet et de Pont de l'Arc.
Je vous laisse juger…

montaiguet aix original par moi

(Clic sur les images pour agrandir)
Ci-dessus, la maquette idyllique selon le docteur Lacoste et la mairie
Ci-dessous, la même image redimensionnée et annotée 

montaiguet aix clinique x1,5

La vérité, c'est que la Convention de Projet urbain partenarial (PUP) qui lie la SCI Les Bornes (investisseur pour la polyclinique) à la Mairie stipule que "les travaux ne peuvent commencer tant que tous les recours contre le permis modificatif n°1 ne sont pas purgés". Or, nombreux sont les recours encore pendants : sur la révision de POS, sur le permis initial, sur le modificatif n°1, tandis que la plainte au procureur de la République pour prise illégale d’intérêt d’un Conseiller municipal est en cours d’enquête…

2015 LA FUTURE POLYCLINIQUE

La Polyclinique du Parc Rambot et la Clinique Provençale accueillaient 19.000 patients par an, il y a dix ans. Elles en traitent auiourd'hui plus de 52.000 ! Ce seul chiffre témoigne de l'intérêt du pôle de santé privé aixois, complémentaire de l'hôpital public. ll explique aussi la nécessité pour la Polyclinique, installée sur deux sites (Rambot et La Provençale), de déménager sur un même plateau technique pour mettre en place un projet ambitieux et investir 50 millions d'euros (ce chiffre paraît fantaisiste car il a constamment varié, il est ici revu à la baisse par rapport au dernier article paru dans La Provence et il ne saurait comprendre les équipements médicaux) dans une médecine du futur, plus innovante, plus efficace et plus accueillante.
En liaison avec l'Agence Régionale de Santé (cette Agence s’est bornée à ne pas opposer son veto à un regroupement des deux cliniques Rambot et La Provençale, elle n’a pris aucune part au projet lui-même et n’a pas donné d’avis sur sa localisation au Montaiguet si contestée, ce n’est pas son rôle), après l'étude de plusieurs implantations (aucune preuve n’a jamais été apportée de ces prétendues études, malgré des demandes réitérées), c'est dans le quartier des Bornes, non loin de Pont de l'Arc, sur la RD8n (dans le Massif prétendument "à protéger" du Montaiguet, sur des terres agricoles de proximité, ce à quoi s’était engagée Mme le Maire auprès de la Communauté du Pays d'Aix, en zone AOC Palette), et à proximité immédiate de l'autoroute, ("proximité" tout relative : rejoindre l’autoroute réclamerait de nouvelles voies irrémédiablement destructrices pour le quartier et son environnement), que le futur établissement verra le jour à l'horizon 2015 (cette annonce succède à bien d’autres : inauguration prévue en 2011, en 2012, toujours pas le moindre démarrage des travaux en 2013 ! Il faut attendre que le permis modificatif soit purgé de tout recours et, dans la convention de PUP, il est annoncé que la durée des travaux sera "de trente mois").
Il traitera 80.000 consultations et 15.000 urgences annuelles
(la polyclinique Rambot s’est vu retirer par l’ARS les urgences cardio-vasculaires au profit de la clinique Axium et de l’Hôpital public, mais surtout, ces nouveaux chiffres entraîneraient l’impossibilité de circuler à l’entrée du Pont de l'Arc sur la RD8n !) dans de meilleures conditions que, comme actuellement, dans le centre-ville d’Aix.

(Clic sur les images pour agrandir)

montaiguet aix massifs

montaiguet aix circulation points noirs

montaiguet aix circulation explications

Le projet intègre une dimension environnementale importante. Les architectes ont soigné la parfaite intégration paysagère des bâtiments, et 5.000 arbres ont d'ores et déjà été plantés (c’étaient des arbrisseaux de quelques centimètres ou… des glands !) sous l'expertise de l’Association pour le reboisement et la protection du Cengle-Sainte Victoire (cette association avait besoin, pour continuer à être subventionnée, de trouver une action à tout prix, alors qu’elle n’avait plus rien à replanter à Sainte-Victoire. Après la plantation dûment médiatisée en novembre 2011, il n’y a eu aucun entretien et les arbrisseaux ont crevé).
Une démarche globale, labélisée HQE (Haute qualité environnementale), reposera sur quelques choix volontaristes et innovants qui tiennent à cœur à l'équipe médicale : choix des énergies renouvelables pour atténuer l'impact énergétique des installations, isolation renforcée, toitures végétalisées des bâtiments (improvisations de green-washing récentes pour faire "vert", or rien de tout cela n’est inscrit dans le permis), utilisation de matériaux locaux peu transformés, recyclage des matériaux de construction, espaces paysagers (notamment les parkings de 800 places à ciel ouvert !)
Lors de la phase de concertation et à la demande de la mairie de quartier, les concepteurs ont modifié certains accès ou cheminements (ces accommodements n’ont plus aucune valeur, destinés à calmer certains riverains, ils étaient situés dans l’espace boisé finalement cédé à la Mairie, dont on ne sait ce qu’elle en ferait). Le projet ne comportera ni héliport (pas d’héliport ne signifie pas "aucun hélicoptère" !) ; ni centre d'incinération des déchets. Son offre d'accès urbain par transports en commun sera par ailleurs encouragée (vœu pieu).

montaiguet aix massifs circulation gros plans

(Clic sur l'image pour agrandir)
Gros plans sur le Massif du Montaiguet et les points noirs de la circulation

Il faut le savoir, 30% des patients de l'agglomération aixoise sont aujourd'hui encore hospitalisés à Marseille (ces patients choisissent d’aller à Marseille, pourquoi ?) alors qu'une majorité de leurs pathologies ne le justifie pas. La future polyclinique, en complémentarité avec l'hôpital d’Aix, (pure langue de bois "en concurrence avec" devient ici "en complémentarité avec") permettra de répondre à cette situation inconfortable pour les malades et leurs familles (la responsabilité de l’inconfort à Rambot incombe à ses dirigeants, de même que la situation intenable dans laquelle ils ont précipité leur établissement avec leur utopique projet aux Bornes dans le Montaiguet : n’ont-ils pas vendu les murs de leur clinique avant de savoir ni où ni quand ils pourraient la délocaliser ?) et assurera demain, avec plus d'efficacité encore, ses missions de service public, le traitement des urgences, son implication dans le Plan Cancer et ses objectifs de santé publique (deux fois le mot "public" dans la même phrase pour dissimuler l’intérêt privé puissant tapi derrière ce projet).

Mes précédents articles sur la propagande de Maryse Joissains : http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/20/26459634.html http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/22/26475213.html http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/25/26500322.html

Tous les autres articles sur le dossier de la polyclinique
sont classés à la rubrique "Pont de l'Arc", colonne de droite du blog

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lundi 25 février 2013

Joissains marche sur l'eau et veut assécher ses opposants (3)

Nouvel abus piteux de Maryse Joissains. Et énième scandale. Non contente de vouloir prouver à tout prix qu'elle aurait réussi à marcher sur l'eau, elle essaie aussi de noyer tous ses opposants en leur sucrant leur droit d'expression. Mais, il faudra se demander si au final ce n'est pas elle qui sera forcée de boire la tasse électorale...

CPA mag automne 2012Titres vantards en une des trois derniers magazines de la Communauté du Pays d'Aix

Une fois de plus, aux barbes de tous, Maryse Joissains s'est aussi offert cyniquement en ce mois de février un autre numéro d'autocélébration et de propagande délirante dans le magazine de la Communauté du Pays d'Aix. Bon, les titres et les articles sont un poil moins immodérés. Et moins surgonflés à l'eau miraculeuse d'Aix qui arrosait la pseudo-réussite inondant le supplément d'Aix en dialogue. Mais cela frise tout autant l'abus caractérisé.
Les apologies et violonades à la gloire de la présidente avaient commencé à l'automne et se sont poursuivies en janvier pour s'achever en février. Là encore, comme par hasard, à quelques jours de la date limite pour que de tels panégyriques ne soient pas comptabilisés comme des dépenses de campagne électorale. On le voit, tout cela ne peut être que prémédité.
La présentation en trois livraisons est censée couvrir l'ensemble des compétences de la CPA. La méthode choisie consiste à dédier chaque parution à l'exploitation de plusieurs thématiques. On a donc étalé tout cela sur trois numéros consécutifs qui représentent un pudique total de 124 pages (40+40+44) !
Face à tant de prouesses quasi christiques, comment ne pas s'agenouiller mains liées pour saluer ces litanies de fanfaronades réalisées aux seuls frais de l'ensemble des citoyens du Pays d'Aix ! Belle arnaque, n'est-ce pas ?
Chaque numéro de bourrage de crâne est dès lors introduit par un édito (ce qui est somme toute normal) signé par Maryse Joissains. Mais, oh surprise, tous les articles, tous, sont exclusivement rédigés selon la seule version du pouvoir. La loi dispose pourtant que des espaces rédactionnels doivent être accordés à tous les élus.
Et bien, foin de la loi, on a beau chercher la ou les tribunes d'un quelconque conseiller majoritaire ou opposant, on ne trouve rien. La parole est par conséquent confisquée au bénéfice unique de l'équipe de la présidente qui profite au maximum d'un outil de communication qui devrait être au service de tous.
Mais est-ce vraiment et seulement sa faute ? Aussi étrange que cela puisse paraître, aucun maire de la CPA n'ose jamais réclamer un espace d'expression libre. Aucun élu aixois de l'opposition ne soumet le moindre texte pour faire valoir son point de vue, contadictoire ou pas d'ailleurs. Et cela dure malheureusement depuis longtemps.
Mais pourquoi donc n'ont-ils pas protesté dès l'automne ? N'est-il pas trop tard pour tenter encore une fois de se défendre pitoyablement en ne rédigeant qu'un simple courrier criant au scandale et faisant état de leur consternation ?
Or, les élus d'opposition savent pertinemment que cela est un droit, celui-là même qu'ils exercent pour s'exprimer dans le magazine municipal. Mais, même là, désolé de le redire, ils se sont bel et bien fait piéger pour le dernier numéro de février. Certains ont réagi par voie de presse, certes. Mais à quoi sert de publier des lettres ouvertes qui finiront noyées dans un océan d'indifférence ? Que ne saisissent-ils pas la justice pour faire respecter la loi ?
Pourtant, quelque chose dans l'air semble déjà indiquer que, oui, rira bien qui rira le dernier. Les Aixois pourraient faire payer très cher à Maryse Joissains la somme de tous ses abus.
Pour finir sur une note croquignolesque, amusons-nous avec l'ironie involontaire qui s'est glissée en dernière page du numéro de février : la reproduction de l'affiche de l'exposition "Cadavres exquis" au musée Granet. Alors, qui sait ? Serait-ce un signe codé annonciateur de la conclusion des mandats squelettiques de Maryse Joissains ?

Mes précédents articles sur la propagande de Maryse Joissains : http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/20/26459634.html
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/22/26475213.html

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vendredi 22 février 2013

Maryse Joissains aurait marché sur l'eau… d'Aix ! (2)

Ceci n'est pas un canular. Vu que c'est Maryse Joissains qui a créé et alimenté toutes les fontaines d'Aix en une décennie ! Mais, mauvais tuyau pour notre maire Noël, son bilan fait eau de toutes parts et la voilà contrainte à écoper à coups de boniments...

aix dial titres catalogue

On me murmure que, se préparant sérieusement à sa probable défaite en 2014, Maryse Joissains aurait déjà envisagé de se recycler. Mais pas n'importe où. Elle ne veut pas, paraît-il, faire rire tout le monde comme son ex-maître Nicolas Sarkozy. Elle aurait donc opté pour la promotion de magazines et de catalogues de rente par impudence.
Convenons-en, c'est là assurément un choix plutôt judicieux. Pour lequel elle n'aura aucun mal à faire valoir illico ses incomparables dons pour l'embrouille et sa longue expérience acquise en matière de publications à caractère mystificateur. Il lui suffira pour cela d'amener sous son bras son dernier opus de 76 pages, imprimé aux seuls frais des Aixois, vantant ses œuvres et même celles dont elle n'est pas à l'origine.
Le supplément du magazine municipal qu'elle diffuse depuis quelques jours n'est-il pas l'ultime et plus probante preuve de sa grande compétence en battage et boniments ? 
"Les années décisives qui ont changé le visage de la cité", tel est le sous-titre tout en modestie qui est censé révéler aux Aixois tout ce dont ils ne se seraient pas aperçu jusqu'ici.
Pour ce faire, et pour tenter de repeindre son calamiteux bilan, Maryse Joissains a jeté l'encre à grands flacons sur ses dizaines de pages. Titres gonflés à l'hélium (tels ceux ci-dessus), formules vantardes (sur sa prétendue réussite pour la circulation ou la propreté), illustrations retouchées, images de synthèse trafiquées, présentations mensongères (parc public aux Allées provençales alors que c'est une jardinière, clinique du Montaiguet...), appropriation de réalisations de l'équipe Picheral (TGV, Centre chorégraphique…), usurpation de projets menés par le conseil général, la région ou l'Etat (collèges, lycées, plan Campus, tribunal de grande instance…), et on en passe.
Il n'est pas jusqu'à ses propres portraits grossièrement photoshopés au bistouri qui n'éclatent comme un aveu de tous ses camouflages de la défiguration subie par la ville.
En cette triste époque où le cheval est truandé pour devenir bœuf, où le poisson qui a tourné de l'œil est présenté comme pêché tout frais ce matin même, où les œufs de lumps sont déguisés en authentique caviar, où le skai est vendu pour du cuir, où la contrefaçon a pognon sur rue, où de vrais-faux billets cherchent à s'écouler comme des vrais-vrais, où les fausses loteries promettent d'imaginaires millions, où des publicités bien léchées maquillent la réalité, il n'y a plus guère que les gogos volontaires pour gober les sornettes de Maryse Joissains.
Pour les faussaires de tous poils, c'est la justice qui sanctionne. Pour les bilans désastreux, il y a les urnes. Hourra !
Dans un prochain article, nous examinerons plus en détail certains dossiers bien spécieusement présentés dans le catalogue.
                                                                                                                         A suivre…

Des élus de l'opposition protestent enfin...
Mais oh, les amis ! C'est devant les tribunaux qu'il faut aller défendre vos droits !
(Clic sur l'image pour agrandir)

aix dial prov 21

Mon article précédent sur le même sujet :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/20/26459634.html

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mercredi 20 février 2013

Maryse Joissains aurait marché sur l'eau… d'Aix ! (1)

Et Maryse Joissains vint. Elle marcha sur l'eau. Combattit tous les dangers. Secourut les Aixois de la misère. Soigna toutes leurs plaies. Multiplia les guérisons. Et inventa le bonheur pour tous et pour chacun. On ne le sait pas, mais rien n'existait avant elle, tout n'était que ruines et abandon...

aix dial couv suppl janv 2013

Et Maryse Joissains vint, maternante et prévoyante, toute auréolée par la providence. Elle se mit courageusement à marcher sur l'eau. Combattit tous les dangers. Sauva notre cité des désastres de ses prédécesseurs. Secourut ses concitoyens de la misère. Soigna toutes leurs plaies. Multiplia les guérisons. Et finalement inventa le bonheur pour tous et pour chacun. 
Beaucoup ne le savent peut-être encore pas, mais rien n'existait avant elle. Tout n'était que ruines et abandon. Et voyez-vous cela, les Aixois ont donc soif de découvrir, de comprendre et d'applaudir les prouesses épatantes, et très jalousées partout sur terre et jusque dans les trous noirs de l'univers, que la maire a accomplies pour eux en faisant don de sa modeste personne à l'Histoire. 
A l'entendre, la ville enfin métamorphosée et pacifiée ne serait désormais plus que luxe, calme et volupté. Voilà l'impression, ou plutôt l'illusion, que l'on a en parcourant le catalogue un rien, donc beaucoup, mégalomaniaque et présomptueux qu'elle fait diffuser pour tenter d'exorciser la crainte de l'échec électoral qui s'annonce. 
Recourir chaque fois qu'il le faut, c'est-à-dire à la veille d'une élection, à un exercice massif de communication et d'intoxication pour suppléer ses insuffisances, c'est la méthode sauve-qui-peut de Maryse Joissains. 
En juin 2011, elle avait déjà usé et abusé du procédé d'autosatisfaction et d'autocongratulation dans un numéro spécial clinquant de 68 pages intitulé "une décennie pour Aix-en-Provence". A ce moment-là, l'opposition avait eu le droit de s'exprimer sur deux pages comme la loi l'impose. Surprise, pour le récent hors série du magazine municipal, intitulé "la métamorphose d'une ville", la maire s'accorde démocratiquement 76 pages alors que l'ensemble des élus minoritaires se voit complètement privé du moindre espace rédactionnel.
En guise de coup de brosse aussi hypocrite que cynique, Maryse Joissains fait mine de remercier tous les élus sans distinction d'appartenance. Or, pourquoi ce qui a au moins été respecté il y a deux ans ne l'a-t-il pas été cette fois-ci ? La proximité de l'élection y est pour quelque chose, bien sûr.
Pourtant, en comparant les deux parutions, il n'est pas difficile de remarquer que le contenu est souvent identique, quand il n'a pas été simplement copié-collé, au cas où les Aixois n'auraient pas imprimé dans leurs cerveaux nombre de bienfaits que la politique municipale de Maryse Joissains est censée leur avoir procurés. C'est ce qu'elle pense et dit.
Car, elle le sait, les électeurs sont parfois oublieux et souvent ingrats. Elle en a payé le prix fort en se faisant sévèrement éjecter de son siège de députée un an après son premier catalogue.
Alors, pour s'ingénier à parer tout risque de nouvel accident, aujourd'hui, elle remet cela sur le métier et s'octroie pas moins de cinq pages d'interviews faussement spontanées en réponse à des questions téléphonées et complaisantes dignes d'un journalisme à-plat-ventresque.
Voilà pour la forme générale de ce supplément de magazine publié sur le compte des Aixois pour assurer une propagande pré-électorale en s'épargnant tous frais personnels évidemment.
Or, ses tours de passe-passe comptables lors sa campagne pour l'élection législative, en attente imminente d'être arbitrés par une décision du Conseil constitutionnel, devraient inciter les Aixois à réfléchir sur les pratiques de la maire sortante, et peut-être bientôt sortie. 
                                                                                                                     A suivre…

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lundi 18 février 2013

Après le fiasco des bus, Maryse Joissains en mamamobile !

Dernière trouvaille de Maryse Joissains en tournée évangélique pré-électorale. Pour colporter ses lumineuses paroles dans les quartiers le samedi matin, elle se déplace maintenant en mamamobile collective. Ce n'est pas bon signe…

aix en bus horaires 18 février 2013

A mon avis, seul un reclus endurci de longue date ne pourrait s'en être déjà aperçu. Mais cela ne saurait tarder. Maryse Joissains est bien décidée à faire feu de toutes brindilles pour tenter de remonter la descente qu'elle n'a cessé de suivre depuis 2001.
Armée de plusieurs mensonges de son bilan publié dans le magazine municipal aux frais des Aixois, elle se dit être à l'écoute de leurs doléances et prête à promettre à tout-va ce qu'elle n'a pas voulu ou su mettre en œuvre en douze ans de mandat.
Or, à chaque nouveau gage entonné la main sur le cœur, lui revient désormais en écho la cacophonie de son fiasco du réseau de bus. Et Maryse Joissains risque bien de traîner ce boulet, comme pas mal d'autres, jusqu'à l'élection de 2014.
La belle affaire devait pourtant être réglée comme une partition sans fausse note dès le mois de juillet de l'année dernière. Mais voilà, cette semaine, le site d'
Aix en bus annonce encore que de nouveaux horaires prendront effet ce lundi avec d'énièmes modifications de dessertes pour une douzaine de lignes. Et qu'ils changeront une fois de plus à la rentrée scolaire du 4 mars.
Bon, d'accord, ce n'est pas joli de persifler. Mais, comme toutes les lignes aixoises sont loin de mener à Rome, il y a fortement matière à en perdre son latin surtout si l'on a déjà perdu le grec. D'autant qu'à ce jour, rien n'est encore définitivement définitif. Puisque Maryse Joissains a elle-même précisé samedi que des réunions de travail sur les transports devraient de nouveau remodeler certains circuits, horaires et fréquences.
Et dire que, lors de sa récente visite au Pont de l'Arc, la maire en sursis a osé ramener les ratés du réseau à
"une petite faillite qu'on a eu il y a quelques mois". On dirait du Bigard.
En cette période de grandes farces et de froidure, il est recommandé à ceux qui ont les lèvres bigrement gercées de s'épargner de ricaner. Car, non seulement, ils aggraveraient leur cas mais ils auraient aussi le plus grand mal à se faire hospitaliser, la polyclinique du Montaiguet n'étant toujours pas près de sortir de terre pour les soigner. Allez, un peu de bonté, sursoyons à nos sarcasmes. 

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vendredi 15 février 2013

Libérons la presse : La vidéo du débat qui secoue à Marseille

La vidéo intégrale de la soirée "Libérons la presse" est maintenant mise en ligne sur les sites de Mediapart et du Ravi. Le retour de Bernard Tapie à Marseille a largement été évoqué et commenté. Mais les organisateurs ont surtout voulu dénoncer ce qui menace la liberté et le pluralisme de l'information. Des paroles fortes…

ravi débat libérons la presse

A l'issue de la soirée, ceux qui y ont assisté ou y ont participé ne sont pas tous ressortis avec un même avis sur le déroulement et le contenu des interventions et des échanges. Mais c'est bien là pourtant le but d'une rencontre de ce type au caractère plutôt inédit.
Inédit parce que ce sont des médias indépendants qui en ont pris l'initiative. Inédit parce qu'elle s'est tenue à Marseille, siège de deux d'entre eux. Et inédit parce qu'elle correspond à l'actualité brûlante du rachat de journaux du Sud-Est dont La Provence par Bernard Tapie.
Si tout n'a peut-être pas été parfait, ce débat a eu le grand mérite de poser de vraies questions qui permettent à chacun de réfléchir sur le droit de savoir et la liberté d'informer, le devenir de la presse et son rôle fondamental dans la vie démocratique. Et c'est là au moins une des raisons qui regardent les citoyens, qu'ils soient lecteurs de presse ou pas.  


Ordre d'apparition des intervenants : 
Macha Makeïeff, directrice du théâtre national de Marseille, La Criée
Laurent Bonnet, directeur éditorial de Mediapart 
Edwy Plenel, directeur de la publication de Mediapart 
Michel Gairaud, rédacteur en chef du Ravi 
Pierre Boucaud, directeur de Marsactu 
Laurent Mauduit, auteur de Sous le Tapie, journaliste à Mediapart 
Michel Samson, auteur de Gouverner Marseille 
Jean-Claude Roger, représentant dans les Bouches-du-Rhône d’Anticor, association contre la corruption, pour l’éthique en politique 
Philippe Foulquié, fondateur de la Friche de la Belle de Mai, membre du collectif marseillais des Gabians, contre le délitement de la gouvernance locale
Jean Kéhayan, président d'honneur du Club de la presse Marseille Provence 
Plusieurs journalistes de La Provence

ravi débat presse 11Laurent Bonnet, Edwy Plenel, Michel Gairaud et Pierre Boucaud

Des articles parus sur les sites organisateurs

logo ravi bon

http://www.leravi.org/spip.php?article1446

logo mediapart entier

http://blogs.mediapart.fr/blog/ellemra/120213/ce-lundi-marseille

logo marsactu new

http://www.marsactu.fr/societe/un-lundi-soir-a-la-criee-30354.html

Note personnelle : Hier soir, j'étais invité en direct au journal d'information de Radio Zinzine d'Aix pour commenter deux sujets d'actualité : le cas de Maryse Joissains qui a vu ses comptes de campagne rejetés par la Commission nationale et le projet lié à la métropolisation.

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jeudi 14 février 2013

Libérons la presse : Le beau discours d'Edwy Plenel à Marseille

Une vidéo suffit parfois pour tout comprendre. Voici celle qu'il faut voir aujourd'hui. Edwy Plenel prend la parole pour défendre le droit à une information indépendante et libre, un droit fondamental pour que vive la démocratie. On ne saurait mieux dire...  

une ravi 104 presse - Copie - Copie

La séquence a été enregistrée lundi à la Criée à Marseille lors de la grande soirée intitulée "Libérons la presse", organisée conjointement par le Ravi, Marsactu et Mediapart.
Comme on pourra le constater dans l'autre vidéo, la salle du théâtre était pleine à craquer, au point que beaucoup de personnes n'ont pu y accéder. Alors, voici une petite séance de rattrapage. Et quelle séance ! En à peine six minutes, et d'un seul trait, Edwy Plenel livre au public un concentré de sa pensée sur le thème de la démocratie et de la presse.
C'est intelligent, c'est cohérent, c'est intelligible et très percutant. Je vous laisse en juger par vous-même. Pour ma part, j'ai aimé.

Le discours d'Edwy Plenel 


 Compte-rendu de la soirée sur France 3 Provence Alpes

"La bataille de l'information libre" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/11/26383956.html

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mercredi 13 février 2013

Joissains, de contes de cocagne en mécomptes de campagne

Maryse Joissains semble confondre contes de fée et comptes de campagne. Une fois de plus, elle vient nous raconter des histoires et fait sa campagne électorale sur des fonds publics. Et cela au moment même où l'on découvre que l'examen détaillé de ses comptes pour l'élection législative pourrait bien s'achever en comptes défaits. Nuages et peut-être orages en perspective...

joissains memoires aix

Maryse Joissains sentirait-elle sa fin de règne poindre à l'horizon ? Voilà qu'elle nous fait le coup de son forcément bon bilan en publiant un supplément de 76 pages du magazine Aix en dialogue, une sorte d'épilogue sur catalogue, pour se flatter d'avoir réussi à "métamorphoser" (sic) la ville. Plus modeste, elle n'est pas.
Volens nolens, pareilles galéjades ne pourront suffire ni prospérer durablement face à l'évidence d'un traitement contradictoire et indiscutable fondé sur des faits concrets.
Pour ma part, j'aurai bientôt l'occasion d'exposer sur ce blog le contre-bilan argumenté et illustré que je suis en train de dresser en vue de l'élection municipale de 2014.
Sans gêne aucune, Maryse Joissains profite de sa fonction de maire en place pour user ainsi de l'argent public juste avant que toute dépense de propagande ne soit imputée à ses comptes de campagne. Et, pour que le culot soit complet, elle n'a accordé dans ce supplément aucun espace d'expression à l'opposition, ce qui est contraire à la loi.
Au rayon des mécomptes, on ne peut pas dire qu'elle ne s'y entend guère. Ne voilà-t-il pas que la Commission nationale des comptes de campagne vient de rejeter les siens pour la législative qui l'a sévèrement défaite. Pour pas grand-chose ?
Sans doute pas. Puisqu'une confusion de genre lui a valu d'être retoquée par la Commission. Le motif soulevé ? De l'argent prévu pour les frais de représentation en tant que députée versé sur son compte personnel dont elle a ensuite tiré 30.000 euros pour régler des factures au titre de ses dépenses de campagne.
C'est Alain Joissains, son mandataire financier récurrent, qui le dit. Et qui n'y voit rien d'anormal, avançant aussi en parade l'idée que le plafond des dépenses autorisées n'a pas été dépassé.
A l'heure actuelle, il serait hasardeux et imprudent d'en conclure quoi que ce soit. C'est en effet lorsque le Conseil constitutionnel aura statué d'ici peu que l'on saura s'il y avait un loup et, le cas échéant, si cela entraîne un réajustement à la baisse ou un non remboursement total des frais de campagne et/ou si cela est passible d'une peine d'inéligibilité.

joissains compte de campagne 2012

Le point sur l'affaire du contrat d'Alain Joissains 

Je saisis l'occasion de ce sujet pour renseigner mes lecteurs sur les suites de la longue procédure concernant mon action en justice en vue d'obtenir l'annulation du contrat et des deux avenants signés par Maryse Joissains en recrutement d'Alain Joissains en qualité de collaborateur puis de directeur de cabinet à la mairie d'Aix.
Ma requête a été déposée en bonne et due forme en octobre 2011. Le Conseil d'Etat l'a déclarée recevable en avril dernier et l'a dès lors soumise à l'instruction.
Mon avocat vient de me faire parvenir un courrier m'informant que l'affaire est désormais inscrite au rôle du Conseil d'Etat par le rapporteur public. Cela veut tout simplement dire qu'elle est donc maintenant susceptible d'être appelée et examinée à une prochaine audience.
Pour mémoire, ma première requête au Tribunal administratif de Marseille date de mai 2005 !

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