jeudi 25 janvier 2018

Bus, circulation, stationnement et fourrière, ces tracas qui irritent les Aixois

Se déplacer, se garer et parfois se faire enlever son véhicule par la fourrière relèvent du casse-tête. Et cela risque de durer. Essayons donc d'y voir plus clair sur les multiples raisons, causes et conséquences qui irritent chaque jour bon nombre d'Aixois...

fourrière ramassage

On peut certes trouver sans peine des tas de raisons, bonnes ou mauvaises, de se plaindre à longueur de journée de l'augmentation des tarifs de stationnement de surface qui sont désormais fixés par les communes. Mais à Aix, qui pratique des tarifs moins élevés qu'à Marseille, les hausses se classent dans la moyenne de celles des villes de même importance. Quant aux tarifs des parkings, ils ont toujours été, et de loin, très inférieurs à ceux de Marseille.
En outre, notre ville dispose de parcs-relais à des tarifs peu prohibitifs. Cela étant dit, on constate qu'avec les évolutions de la circulation et les aménagements de voirie les places de stationnement, notamment en centre-ville, sont de plus de plus rares et leur nombre va encore se réduire considérablement.
Le projet de Bus à haut niveau de service (BHNS) a, entre autres objectifs, de proposer un changement d'état d'esprit pour emprunter les transports en commun. C'est en tout cas comme cela que l'on justifie la disparition de places le long de son parcours de sept kilomètres.
Les importants travaux en cours, qui vont durer jusqu'en 2019 au minimum, aggravent cette raréfaction et accroissent les gros embouteillages et les ralentissements déjà mal vécus par les automobilistes. Il faut ajouter à cela que le réseau Aix en bus est loin d'être satisfaisant, un euphémisme, ce qui complique la situation.
La fourrière devrait avoir de beaux jours devant elle. En novembre dernier, nous avons eu connaissance du rapport annuel d'activité pour 2016. La Ville verra une baisse de la compensation à verser au titulaire de la Délégation de service public Effia prévue par le cahier des charges en cas de nombre insuffisant d'enlèvements (voir article de La Provence ci-dessous).
La fourrière aixoise, qui devrait bénéficier d'un second site en complément du site actuel, a connu depuis plus de trente ans une véritable saga marquée de vicissitudes.
A l'aide 
de mes archives et un peu aussi de ma mémoire, j'ai pu reconstituer les diverses péripéties qu'a connues ce service.

Municipalités antérieures :
=> 
"Encagnane Parc Autos" gérait la fourrière depuis la création de cette société en 1982. 

Municipalité Jean-François Picheral (maire de 1989 à 2001, deux mandats
) : 
=> Gestionnaire de 1992 à 2001 : garage Mavel Luynes : beaucoup de problèmes qui avaient donné lieu à du contentieux. 

Municipalité  Maryse Joissains (maire depuis 2001 jusqu'à ce jour, trois mandats)
=> Gestionnaire 2001 à 2002 : European Cars (siège à Simiane-Collongue), cette société allait être mise en liquidation judiciaire en 2003. La Ville avait alors confié la DSP à la Semepa. Mais le Tribunal administratif l'avait annulée.
=> 
Gestionnaire 2003 à 2007 : Grâce à une convention conservatoire permettant malgré tout d'assurer la continuité du service public, la Ville avait confié de nouveau la DSP à la Semepa avant de relancer une nouvelle mise en concurrence.
=>
Gestionnaire 2007 à 2011 (5 ans pleins + 1 an de prolongation jusqu'en 2012) et 2013 à 2017 (5 ans pleins + 1 an de prolongation jusqu'en 2018) : Effia, chaque fois seul candidat à avoir déposé une offre, remporte le marché.

fourrière prov 20

fourrière d'Aix nombre d'enlèvements 2015 - Copie

fourrière d'Aix nombre enlèvements 2016 - Copie

"Aixois, ce que la fourrière vous coûte" : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/11/17/34576274.html 
"Fourrière et réseau de bus : Pourquoi ça ne roule pas bien…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/10/25/34480009.html 
"Bonus et malus… pour le stationnement… et pour la fourrière"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/07/10/32337058.html

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lundi 22 janvier 2018

Peynier : Une pétition contre le béton qui veut tuer les terres agricoles !

Non au saccage des terres agricoles ! A Peynier, 15 hectares risquent d'être sacrifiés au nom d'un urbanisme démesuré. Signons tous la pétition de l'association Actions terres citoyennes qui se bat pour préserver une zone agricole protégée...

peynier terres-agricoles - Copie

Lecteurs du pays d'Aix et d'ailleurs, il s'en passe d'étranges choses dans nos campagnes environnantes. Ainsi à Peynier, commune de 3000 habitants, le maire veut sacrifier quinze hectares de terres agricoles à l'urbanisation.
L'association Actions terres citoyennes a lancé une pétition pour refuser ce carnage. En parallèle, elle a déposé un recours au tribunal administratif pour que ces terres soient classées en "zone agricole protégée" et pour permettre l’installation d’activités agricoles biologiques favorisant les circuits courts entre producteurs et consommateurs.
"C'est 15 hectares ici, plus 3 là-bas, plus 4 encore plus loin. C'est comme ça qu'on grignote un peu tous les ans. C'est symptomatique de ce qui se passe autour des grandes métropoles et notamment en Provence", constate Max Pennacchiotti, son porte-parole (que j'ai rencontré). En effet, le Plan local d'urbanisme avait l'objet de fortes critiques de la part de l'Etat.

A ce jour, la pétition a déjà recueilli plus de 8000 signatures dont la mienne.
Pour lire la pétition et signer, c'est ici :

https://www.change.org/p/actions-terres-citoyennes-peynier-13-des-terres-agricoles-%C3%A0-sauver-du-b%C3%A9ton

peynier terres

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lundi 15 janvier 2018

Aix en bus : Un avenant illégal de 19 millions annulé ! Et qui va payer ?

Sur recours d'un citoyen averti, un avenant illégal au contrat d'Aix en bus géré par Keolis a été annulé par le tribunal administratif. Cela représente la modique somme de 19 millions d'euros, en plus de 9 autres pour un protocole transactionnel censé compenser les dysfonctionnements récurrents du réseau. Et qui va payer maintenant ? Encore bravo Maryse Joissains pour cette gestion exemplaire !

Aix en bus keolis

Certes, ce n'est pas un tremblement de terre. Mais, depuis quelques semaines, tout le monde a remarqué que, le long d'une diagonale nord-ouest/sud-est, on creuse, on réduit les largeurs des voies, on pose des balises et on enrobe les troncs d'arbres.
Les travaux pour le futur Bus à haut niveau de service défigurent temporairement les rues et créent un paysage quasi lunaire que les Aixois découvrent, qui pour se féliciter de l'avènement d'une ligne de tramway sur pneus, qui pour se plaindre de l'énorme gêne dans la circulation.
Pourtant, le BHNS est assurément un progrès en termes de transports en commun. J'ai évoqué ce projet à plusieurs reprises. Mais j'ai aussi fait état des dysfonctionnements du réseau Aix en bus et des énormes surcoûts des tentatives d'ajustements nécessaires pour le rendre le plus efficace possible.
Pour mémoire, Keolis a remporté l'appel d'offre pour la délégation de service en 2012 mais la gestion et la mise en œuvre n'ont pas été à la hauteur. Les protestations des usagers n'ont jamais cessé depuis. Par ailleurs, on pouvait espérer que les études pour la refonte du réseau seraient menées en toute logique en parallèle avec celles du BHNS. Les deux opérations étant complémentaires, difficile en effet d'imaginer qu'elles ne soient pas coordonnées. Ne serait-ce que parce que le nouveau bus implique la disparition de certaines lignes actuelles et une adaptation du réseau plus conforme aux attentes et aux besoins réels des usagers.
Mais non, les deux opérations ont été découplées et la réfome d'Aix en bus ne viendra qu'après la mise en service du BHNS. Cherchez l'erreur.
Pour couronner le tout, on vient d'apprendre que l'avenant n°3 de la délégation de service public qui avait modifié siginficativement l'enveloppe budgétaire a été annulée par le tribunal administratif sur un recours de Gérard Perrier, grand défenseur de l'environnement et des transports publics. Je le connais bien car nous avons exercé le même métier dans le même établissement pendant quelques années. Je n'en dirai pas plus ici et renvoie mes lecteurs vers l'article pubié sur le site de Marsactu il y a trois jours qui retrace cette affaire, ainsi qu'à l'article sur l'annulation de l'avenant publié par Gérard Perrier.
Je ne peux cependant pas m'empêcher de relever que Maryse Joissains, qui aime se vanter de sa bonne gestion et qui dit tout le mal qu'elle pense de celle de la métropole et de Marseille, ferait bien de se regarder dans une glace et peut-être aussi de fermer un peu sa bouche. Pour les non avertis, surtout ne pas confondre :  28 millions (hors taxe !), ce n'est pas du tout le prix d'une baguette de pain aussi bonne soit-elle ! 

Article de Marsactu du 12 Janvier 2017

(NB : J'ai été sollicité pour donner mon avis sur cette affaire.)


(Clic sur la vignette pour lire le document)

L'article explicatif publié sur le site de Gérard Perrier le 22 décembre 2017

A Aix-en Provence, la justice annule un avenant à 19 millions d’euros

C’est une histoire inédite que Mobilettre a reconstituée. Une histoire dans laquelle un simple citoyen, Gérard Perrier, bien au fait des subtilités juridiques des contrats de délégation de service public, réussit à faire annuler un avenant de près de 20 millions voté par la communauté du pays d’Aix (CPA) en faveur de son exploitant Keolis Pays d’Aix. Une histoire instructive en ce qu’elle devrait inciter toutes les autorités organisatrices à davantage de rigueur dans la passation des avenants d’exploitation.

Tout commence en 2012, dans un réseau monté en 1966 puis géré sans interruption depuis par une figure bien connue du transport public, Jean-Claude Gallienne, décédé en 2009. Keolis remporte l’appel d’offres et se voit attribuer la DSP des transports urbains d’Aix-en-Provence pour huit ans. Très vite, en à peine six mois, la filiale Keolis Pays d’Aix met en place un nouveau réseau sur la base d’un des trois scénarii envisagés dans l’appel d’offres. C’est vite le pataquès, comme on dit sur place; le premier adjoint porte le chapeau, et la maire Maryse Joissains prend l’affaire en mains. Plusieurs modifications significatives sont apportées au nouveau réseau, qui finit d’ailleurs par ressembler un peu à l’ancien, celui du temps de Gallienne.
Protocole transactionnel à 9 millions, avenant n°3 à 19 millions. Total : 28 millions dus par le Pays d’Aix à Keolis
Mais là n’est pas l’essentiel. L’heure de la facture arrive, dès août 2013. Un protocole transactionnel pour compenser les vicissitudes rencontrées depuis un an par l’exploitant Keolis est fixé à 9 millions d’euros, et un avenant "numéro 3" pour stabiliser l’offre sur les sept ans restants du contrat est voté, à 19 millions d’euros. Total : 28 millions d’euros. Il faut dire que Keolis a mis les moyens pour réussir son arrivée, comme c’est souvent le cas après des victoires offensives : quarante contrôleurs sont embauchés, par exemple, pour redresser la courbe des recettes.
Mais les juges considèrent que le fait de modifier un élément financier essentiel du contrat de DSP aurait dû entraîner la résiliation du contrat en cours. Ils annulent l’avenant n°3. Le citoyen Gérard Perrier ne l’entend pourtant pas de cette oreille et dépose un recours, 
considérant que ces 28 millions constituent un préjudice à la collectivité – et donc au contribuable. Après de multiples épisodes, le tribunal de Marseille lui donne raison le 6 décembre dernier (il lui attribue même la somme de 2000 € en dédommagement d’une partie de ses frais d’avocats) et annule le fameux avenant numéro 3. En résumé, après avoir établi la réalité du surcoût (aussi bien en matière d’exploitation que pour la contribution forfaitaire), les juges ont considéré que le fait de modifier un élément financier essentiel du contrat de DSP aurait dû entraîner la résiliation du contrat en cours et déboucher sur un nouvel appel d’offres (lire ci-dessous le passage le plus important de la délibération).
Pour simplifier le tout, la communauté du Pays d’Aix a perdu entre-temps la compétence transports au profit de la Métropole Aix-Marseille-Provence, et manifestement semble soulagée de ne pas devoir traiter le problème. Nous avons interrogé la métropole AMP en début de semaine sur cette affaire. Une réponse nous était promise ce jeudi, elle ne nous est pas arrivée malgré notre relance.
Faute de commentaires apportés par la nouvelle autorité organisatrice, nous ne savons donc pas encore la suite de l’histoire: quel réseau Keolis va-t-il devoir exploiter ? Avec quels moyens ?
En revanche, on peut d’ores et déjà considérer qu’un tel jugement va faire réfléchir les autorités organisatrices : on ne peut pas faire n’importe quoi après l’attribution d’une DSP et jouer inconséquemment avec la structure du réseau, a fortiori quand cela génère des coûts supplémentaires. En d’autres termes, la politique un peu trop facile des avenants pourrait être davantage encadrée et surveillée qu’elle ne l’est parfois.


* Extrait du jugement du Tribunal administratif de Marseille du 6 décembre dernier.
«Cette nouvelle répartition du risque financier ne permet pas de garantir que la rémunération du délégataire restera sur l’ensemble de la durée du contrat, substantiellement liée aux résultats de l’exploitation du service; qu’elle a en tout état de cause affecté significativement la répartition des charges entre le délégant et le délégataire, en réduisant de manière importante le risque d’exploitation encouru par la société Keolis Pays d’Aix; qu’une telle modification n’était justifiée ni par la nécessité d’adapter la convention aux besoins du service public, ni par la liberté contractuelle et la possibilité prévue par la convention de réviser les conditions financières; que, par suite, l’avenant n° 3 du 12 novembre 2013, qui apportait une modification substantielle à un élément essentiel de la délégation de service public, constituait un nouveau contrat qui devait être soumis à la procédure de mise en concurrence prévue à l’article L. 1411-1 du code général des collectivités territoriales; que, dans ces conditions, la délibération par laquelle l’assemblée délibérante de la communauté du Pays d’Aix a autorisé la signature d’un tel avenant est illégale»

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vendredi 12 janvier 2018

En janvier, le Ravi nous fait le coup du GoRavi : excellent !

une ravi 158

Pour sa parution de janvier, le Ravi nous gratifie d'un bel encart GoRavi sur le modèle du pastiche Gorafi. C'est truculent et bien vu. A jurer que les informations sont authentiques.
Les articles s'appuient sur des sujets d'actualité détournés pour la circonstance en écrits quasi crédibles. Une bonne occasion de nous pousser à ne pas se laisser duper par tous les faits divers gonflés à l'hélium, les pseudo informations et les intox qui circulent à longueur de journée dans certains médias et les réseaux sociaux. 
Plus sérieux, il y aussi un article sur le curieux centre d'appel d'un opérateur téléphonique basé à Marseille. Et une chronique intitulée "Au pays des francs-Macrons", un portrait de Jean-Claude Gaudin, fracassant de déclarations à l'emporte-pièce, la chasse aux pauvres de Martine Vassal, les théories du complot qui gagnent hélas la crédulité des adolescents, de nombreuses brèves qu'on ne déniche nulle part ailleurs et toujours des rubriques caustiques illustrées de dessins bien croqués.
Deux pages sont dévolues à l'appel urgent aux lecteurs pour continuer à faire vivre ce journal pas comme les autres. Ne pas hésiter à étrenner l'année avec soutien et sourire, une bonne façon intelligente de mieux faire passer les indigestions habituelles produites par les grands plats avariés des médias.

une ravi 158 goravi

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de janvier :

http://www.leravi.org/spip.php?article2921
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :

http://www.leravi.org/

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lundi 8 janvier 2018

Que 2018 soit une année aussi lumineuse que possible !

MEILLEURS VŒUX POUR 2018 !

picasso 2 - Copie

Le temps passe mais rien ne s'efface.  

Misère, chômage, guerres et barbarie sont toujours là.

Alors les humains essaient d'adoucir ce monde cruel

en imaginant leurs propres vœux d'espérance.

Je vous adresse les miens pour vous, vos familles,

vos proches et tous ceux qui vous sont chers.

Et vous souhaite une année aussi lumineuse

que les couleurs de ce bouquet de Picasso. 

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vendredi 22 décembre 2017

Contrat illégal annulé d'Alain Joissains : Je réclame le remboursement total !

Au conseil municipal, j'ai rappelé à Maryse Joissains que son ex-directeur de cabinet, Alain Joissains, dont j'ai fait annuler le contrat illégal, est redevable à la Ville et aux Aixois de la totalité des sommes indûment perçues. Et, par la même occasion, qu'il ne m'a toujours pas versé sa part de 1500 euros pour le remboursement de mes frais d'avocat. Je les ai informés que, s'il ne s'exécute pas, je saisirai les juridictions compétentes pour faire appliquer l'arrêt de justice dans toute sa rigueur... 

justice

Avant la pause hivernale du blog, je veux relater les suites de l'affaire du contrat illégal de l'ex-directeur de cabinet de Maryse Joissains, contrat que j'ai fait annuler après dix ans de procédures.
Au conseil municipal de décembre, comme à chaque séance, un rapport présentait la liste des arrêtés pris par la maire en vertu de l'autorisation donnée par l'assemblée communale. C'est donc routinier. Sauf que cette fois-ci y figurait une décision relative au fameux contrat. Alain Joissains a attaqué la Ville qui entend assurer sa défense contre lui. Croquignolesque, n'est-ce pas ?
Après une intervention de mon collègue et ami Edouard Baldo, j'ai demandé la parole. Je n'avais jamais commenté au conseil les diverses étapes de la procédure que j'avais engagée en 2005 et qui a été jugée définitivement le 2 février 2015 par un arrêt du Conseil d'Etat inscrit désormais dans la jurisprudence administrative. Mais, là, la coupe était pleine.
Je laisse mes lecteurs prendre connaissance de ma déclaration. Alors que je m'exprimais, j'ai vu soudain Alain Joissains se diriger vers la sortie de la salle. "Pourquoi sort-il ? Ça le concerne directement.", ai-je aussitôt réagi. "Pour l'honneur", fit Maryse Joissains. Drôle de conception de l'honneur, vous ne trouvez pas ?

Le blog reprendra en janvier. En attendant, bonnes fêtes à toutes et tous.

CM 35 13

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mardi 19 décembre 2017

Compteurs Linky : Une interdiction maintenue mais toujours pas totale

Au conseil municipal du 13 décembre, j'ai obtenu le retrait du rapport sur les compteurs Linky qui limitait la protection aux seules écoles et crèches publiques. Ce n'est pas à proprement parler une victoire mais un minimum qui permet de sauvegarder la précédente délibération qui englobait l'ensemble des bâtiments et équipements municipaux. Pour le reste, les Aixois qui souhaitent refuser les boîtiers devront continuer à se débrouiller par eux-mêmes... 

Linky dehors

Tous les ingrédients étaient réunis pour une séance électrique. Et elle fut effectivement explosive pendant une heure et demie sur les cinq qu'elle aura duré. Deux manifestations se sont invitées sur la place de la mairie, celle du personnel municipal mécontent des changements annoncés sur leur temps de travail et celle d'habitants du Hameau de Martelly qui espérent ne pas devoir cohabiter avec la présence de Roms. J'y reviendrai lorsque les deux situations auront évolué.
Pour ma part, j'ai fait plusieurs interventions dont une sur les compteurs Linky. L'ordre du jour comportait une délibération restreignant l'interdiction des compteurs aux seules écoles et crèches publiques. C'était un recul par rapport à la décision du 23 septembre 2016 qui, elle, couvrait l'ensemble des bâtiments et équipements municipaux.
Comme on peut le lire ci-dessous, à défaut d'obtenir une interdiction totale protégeant tous les Aixois, j'ai donc argumenté pour conserver au minimum la précédente version. La crainte de Maryse Joissains était de voir le rapport attaqué. Or, celui de 2016 ne l'a jamais été. J'ai demandé que la présente délibération soit retirée. La maire a fini par accepter cette proposition.
Même si la protection apportée est très insuffisante, elle représente quand même une avancée quand on se souvient qu'une délibération de juillet dernier, retirée en séance, faisait un bond en arrière toute en autorisant Enedis à procéder à la pose dans tout le territoire de la commune.
Selon ce que l'on en pensera, c'est une demi-victoire ou une demi-défaite. Le plus pénible dans tout cela est que les Aixois devront se débrouiller tout seuls pour refuser les compteurs lorsque les sous-traitants viendront taper à leur porte. Et là, l'atmosphère continuera d'être électrique ! 

CM 35 13

CM 35 13

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Linky meuh

Linky canard 13

Linky haddock

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vendredi 15 décembre 2017

Territoires : Maryse Joissains fait du vent, même… contre des éoliennes !

Il nous faudra hélas entendre les jérémiades, en boucle, de Maryse Joissains jusqu'à la fin du mandat. Elle aura vraiment tout essayé pour s'opposer à la métropole. Quasiment en vain... 

gif éolienne

Il y a une semaine au conseil de territoire et mercredi encore au conseil municipal, elle a présenté aux élus, une seconde fois, sa motion visant à réclamer à l'Etat, sur un ton insistant, de lui permettre de créer "sa" petite métropole gauloise du Pays d'Aix qui ferait sécession d'avec la métropole Aix-Marseille Provence.
Rien dans les lois ne l'autorise si les conditions ne sont pas réunies, en particulier le critère démographique. Le Pays d'Aix n'y répond pas. Par ailleurs, autre obstacle de taille, ce dernier est déjà dans un périmètre métropolitain. Donc, impossible d'en sortir. Voilà pour ce point.
Comme je l'ai raconté dans mon précédent article, une nouvelle idée a germé dans l'esprit de Maryse Joissains. Ayant appris que deux petites communes du Var relançaient un projet d'installation d'éoliennes, elle a proposé une motion tendant à s'y opposer alors que nous ne sommes en rien concernés, le Var n'ayant juridiquement aucun lien avec le Pays d'Aix. Mais qu'importe pour elle, tant qu'on peut faire du vent, autant souffler fort, encore, encore et encore.
Maryse Joissains se targue de bien gérer la ville d'Aix et le Pays d'Aix. Rappelons que pour tenter de "faire capoter", comme elle dit, la métropole, elle avait rapatrié des équipements culturels, le Grand Théâtre de Provence, le musée Granet et le Centre chorégraphique national, qui auraient pu être transférés à la métropole sur le principe d'intérêt métropolitain.
Elle avait voulu aussi soustraire l'office public Pays d'Aix Habitat au transfert obligatoire en cherchant à le vendre à la Sacogiva. Mal lui en a pris. La loi, c'est la loi et le préfet a mis un point fianl à cette tentative. Il en a été de même pour les parkings publics qui avaient fait l'objet d'une offre d'achat par la Semepa, son délégataire. Et hop, les parkings sont passés à la métropole.
Pour finir, je ne résiste pas à signaler que le coût du nouveau palais des sports a récemment été revu à la hausse, passant de 65 millions d'euros à 70. Le conseil métropolitain d'hier à Marseille avait inscrit à son ordre du jour les répartitions budgétaires 2018 pour les communes. A la métropole, Jean-Claude Gaudin se fait régulièrement le malin plaisir de rappeler que juste avant la fusion, certaines intercommunalités ont surchargé la barque sur les investissements (il a dit "ont chargé la mule"), espérant ainsi créer un blocage. Inutile de dire ici qui est visé…

"Territoires : Maryse Joissains, il faut la mettre au pôle… des comiques"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2017/12/11/35958703.html

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lundi 11 décembre 2017

Territoires : Maryse Joissains, il faut la mettre au pôle… des comiques

La métropole franchira inéluctablement une nouvelle étape essentielle en janvier. Or, à chaque séance du conseil de territoire, Maryse Joissains en est toujours à ses marottes de menaces, d'annonces de batailles vaines et de revendications qui n'ont aucun fondement légal. Récit des trois derniers épisodes...

CT 11 12
Toujours présents

Trois séances en deux mois. Y a-t-il accélération de la mise en œuvre de la métropole ? Oui. Car le 1er janvier marquera une étape importante pour de nouveaux transferts de compétences
jusqu'alors exercées par les communes et les intercommunalités. Cela résulte de la loi. Mais, personne ne s'en étonnera, les maires récalcitrants, une obsession, continuent de manifester leur mauvaise humeur et de promettre des batailles qui, soit dit en passant, sont d'ores et déjà vouées à l'échec. Comme les précédentes. Pire, en se décrédibilisant par l'annonce d'obstacles artificiels, ces élus risquent d'affaiblir leurs chances de trouver la meilleure place possible au sein de la métropole.
Pour rappel, la création de la métropole a pour objectif d'organiser le territoire dans divers domaines tels que la mobilité, l'économie, l'urbanisme, le logement et l'environnement pour n'évoquer que les plus importants. Il s'agit de mutualiser et de rationnaliser les moyens en coordonnant les missions et les défis qui concernent près de 1,8 million d'habitants. Admettons-le, ce n'est pas une mince affaire.
Après la phase légale d'instauration de la métropole, vient maintenant le temps de la mise en commun. Cela ne peut évidemment pas se faire d'un coup de baguette magique. Il y a forcément une période d'adaptation, voire d'expérimentation, qui nécessite des procédures complexes.
Prenons l'exemple de l'eau. Il y a quatre catégories de gestion qui passent actuellement par le public ou le privé. Les contrats ne sont pas tous conclus pour la même durée et il faudra plusieurs années pour les harmoniser et aboutir à une convergence des modes de gestion.
A l'inverse, la mobilité, qui conditionne la cohérence et l'efficacité de tous les modes de déplacements entre les différentes parties du territoire, a été le premier chantier validé avec un agenda dont tout le monde loue la qualité et la pertinence. Rome ne s'est faite en un jour. La métropole aura elle aussi besoin de temps pour se constuire et se développer.
Au conseil de territoire d'octobre, a été évoqué le devenir des offices de tourisme. La loi impose leur transfert à la métropole. Seules les communes classées pourront en conserver la gestion. C'est le cas d'Aix et de Marseille par exemple. Des débats homériques et pleurnichards ont agité certains élus annonçant sans aucune mesure l'apocalyse, rien de moins, "on est étouffés de toutes parts", "on est en train de vivre un nouveau colonialisme"
Autre bataille donquichottesque au conseil de novembre, Maryse Joissains ne s'est pas attaquée à des moulins mais… à des éoliennes. Elle a voulu faire passer une motion contre un projet d'implantation souhaité par deux communes… du Var ! Un département qui n'a rien à voir avec Aix-Marseille-Provence ! Faire du vent, c'est sa spécialité.
Cerise sur le gâteau au conseil de décembre : les conventions à passer commune par commune du Pays d'Aix pour valider les dotations budgétaires arbitrées pour contribuer au budget de la métropole. Gnan… gnan… gnan… "on nous spolie" ont repris en chœur nombre de maires, chacun y allant de sa plainte nombrilique. Mais loin de l'unanimité demandée par Maryse Joissains pour exprimer un avis réservé (qui n'a aucune valeur pour un vote). La présidente venait de fustiger "le"b…" qui règnerait à la métropole. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui rétorquer "vu le désordre et les points de vue divergents qui se manifestent ici ce soir, j'ai plutôt l'impression que vous en connaissez un rayon avec ce mot qui commence par la lettre b"

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mardi 5 décembre 2017

Ravi de décembre : Enquête sur la tendance à la privatisation de la culture

une ravi 157

Les collectivités publiques jouent-elles encore un rôle de soutien aux acteurs culturels ? Tout doit-il passer par des financements privés ? De vraies questions à se poser quand on voit l'évolution à la baisse des subventions. 
Le Ravi de décembre a donc mené son enquête. Amis des programmes et événements culturels et festifs, voyez ce qui se trame en coulisses.
Alors qu'une suite de Marseille Provence 2013 se profile à l'horizon 2018, le monde de l'entreprise s'empare du projet à l'écart des décideurs publics qui ne trouvent rien à redire ou presque.
L'idée de profit doit-elle primer sur la diffusion de la culture ? Et à qui seront réservés ces moments culturels ? Aux habitués, aux connaisseurs qui en profitent toujours ? Ou à toutes les strates de la population qui méritent aussi de découvrir et de partager ces manifestations ?
La culture est-elle pour tous ou pour les initiés ? Quid de la fonction émancipatrice de l'éducation populaire ? Est-il déjà trop tard pour s'interroger sur cette tendance à la privatisation ?
En achetant le mensuel, vous saurez également tout sur les frasques de Muselier qui en est à son troisième directeur et de Bernardini qui continue à s'empêtrer dans des errements délictueux.
Il serait dommage de se priver des informations du Ravi qui a besoin plus que jamais du soutien d'abonnés et de lecteurs pour assurer sa survie.    

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
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Le sommaire de décembre :

http://www.leravi.org/spip.php?article2899
Le Ravi sur Facebook :
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Le site du Ravi :
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