lundi 2 décembre 2013

Contrat annulé : Maryse et Alain Joissains au bord de la falaise

En se risquant en cassation, Maryse Joissains joue encore la montre, prive les Aixois d'un demi million d'euros et engage d'autres inutiles frais de justice sur leur dos !

Hotel de Ville on tourne la page - Copie

Ils ont déjà raté toutes leurs tentatives d'évitement d'une débâcle qu'ils ont provoquée. Il semble que huit ans et demi de procédures ne leur ont pas suffi pour admettre enfin qu'il n'y a plus rien à faire. Ils s'apprêtent maintenant aussi à sauter du haut du précipice.
Maryse Joissains s'obstine contre toute évidence à vouloir encore défendre l'indéfendable contrat illégal d'Alain Joissains que j'ai fait annuler par la Cour administrative d'appel.
A cette fin, la maire d'Aix a donc présenté une délibération au conseil municipal du 18 novembre l'autorisant à se pourvoir en cassation. Une façon de tenter le tout pour le tout, ou, à mon avis, le tout pour rien. Car il serait étonnant que les magistrats de la plus haute juridiction lui délivrent un laisser-passer pour franchir l'étape de la recevabilité.
La Cour d'appel de Marseille a parfaitement et nettement motivé le rejet de toutes les prétentions et de toutes les conclusions présentées par la Ville et par Alain Joissains. Aucun élément nouveau n'a été retenu. Aucune nouvelle faute de droit n'a été relevée. Le dossier est bordé et n'offre plus aucun fil à tirer ou à exploiter. Il n'y a donc plus de discussion possible.
Les explications données aux élus municipaux ne sont que des rabâchages fantaisistes à souhait. Je les ai analysées. Elles n'ont pour but que de chercher à justifier par des moyens pourtant déjà jugés inopérants le vote d'une prolongation artificielle de l'affaire, histoire de gagner encore un peu de temps à l'approche de l'élection municipale. L'entreprise est illusoire car tous les pseudo arguments ressassés à l'envi ont définitivement été évacués en bloc par les juges le 17 octobre et les délais ouverts pour ce type de requête sont sévèrement contraints et restreints.
Il faut rendre l'argent aux Aixois
La décision de Maryse Joissains est inédite, au moins à un titre. En effet, il découle de ce dernier jugement que la Ville est créditrice de près d'½ million d'euros. Et que fait-elle ? Elle se met en situation de refuser le remboursement au budget de la commune des salaires indûment perçus par Alain Joissains en tant que directeur de cabinet !
Et, comme on n'est pas à une dépense inconsidérée près, la Ville va encore devoir engager de gros frais pour payer des avocats ! Les Aixois seront heureux d'apprendre que la Ville boude une rentrée financière conséquente et assure en même temps sa défense sur leur dos !
Les surprises du détail des votes
Venons-en au vote de la délibération qui devait être présentée par Jean Chorro, premier adjoint, délégué aux affaires juridiques. En son absence remarquée, c'est un conseiller municipal qui en a donné lecture. Maryse et Sophie Joissains sont sorties de la salle et n'ont pas pris part au vote.
Au final, la délibération a été adoptée par 32 voix sur un potentiel de 43 élus de la majorité.
Ont voté contre : 10 élus sur 12 de l'opposition (Lucien Ambroggiani et Alexandre Medvedowsky absents et n'ayant donné aucun pouvoir), 3 élus de la majorité (Patricia Larnaudie qui a expliqué son vote, Catherine Rivet-Jolin qui avait aussi le pouvoir de Jean Chorro) qui ont rejoint l'équipe de campagne de Bruno Genzana.
S'est abstenu Jacques Garçon.
Manquaient à l'appel : 7 élus n'ayant donné aucun pouvoir (outre Maryse et Sophie Joissains, les élus Odile Barbat-Blanc, Dahbia Bennour, Helliot Brami, Amaria Mohammedi et Michèle Jones ne figurant plus sur la nouvelle liste de Maryse Joissains mais qui avaient toujours voté avec elle lors d'autres délibérations portant sur cette affaire).
Autre variété notable du port de veste à double face retournée sans une once de honte : une élue (Catherine Silvestre) qui, lorsqu'elle siégeait dans les rangs de la gauche votait contre, a définitivement muté en votant pour ; et une élue (Brigitte Devesa), qui votait elle aussi contre lorsqu'elle était dans l'opposition, a cette fois-ci voté pour suite à son récent ralliement à Maryse Joissains.

CAA 3 joissains délib 18

La délibération intégrale du Conseil municipal du 18 novembre 2013 est ICI 

"Contrat annulé : Maryse Joissains veut encore jouer la montre"
:

http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/11/18/28456071.html

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vendredi 29 novembre 2013

De la netteté en politique…

Mon nom ayant été cité dans un article relatif à la campagne électorale, j'ai demandé que l'on publie ma réaction. Voici, si l'on peut dire, les pièces à conviction...

proverbe vérité

Je trouve que la presse locale accomplit correctement son travail pour rendre compte au mieux des faits et gestes quasi quotidiens qui alimentent la phase préparatoire de l'élection municipale de mars 2014. Il n'y a pas à se plaindre car la parole est donnée à tous les candidats déclarés. Celui que je soutiens, Edouard Baldo, est lui-même normalement sollicité et traité. Mais je suis intéressé de lire aussi ce que les autres ont à dire.
Dimanche, La Provence
a publié un article sur la campagne de François-Xavier de Peretti.
A ma grande surprise, mon nom y est cité trois fois. Or, si j'ai pu constater que ce n'était pas en mal, quelques mots ne m'ont cependant pas paru exacts.
J'ai naturellement informé la rédaction de mon souhait de faire connaître à ses lecteurs quelques précisions que je pouvais apporter à titre personnel pour rétablir certains faits.
Hier, le journal a repris deux points essentiels de ma réaction. J'en fais donc profiter les visiteurs de mon blog. Et, comme je ne veux les priver de rien, pour être complet, j'ai ajouté la seconde partie de mon communiqué qui visait à élargir mon analyse.

LAC PRG prov 24

LAC PRG prov 28

La suite de mon communiqué

"Traditionnellement, le PRG a toujours été l'allié loyal du PS dans de multiples élections et en particulier pour les municipales. Ainsi, à Aix, depuis 1989, des accords ont toujours permis à des candidats PRG d'être élus au conseil municipal. De 1989 à 1995, il y avait jusqu'à 9 élus. Entre 1995 et 2001, il y avait encore 8 PRG et apparentés. En 2008, on ne trouvait plus que 2 PRG figurant sur la liste de gauche perdante, dont l'un d'entre eux a siégé pendant un an jusqu'à l'annulation de 2009. Depuis cette date, plus aucun élu ne figure au conseil municipal. Du jamais vu donc après vingt ans de participation municipale. Chacun jugera de l'efficacité des uns et des autres.
Plus politiquement, je m'étonne qu'à Marseille le PRG ait décidé de présenter ses propres listes, affaiblissant, même si ce n'est que par l'infime pourcentage global qu'elles obtiendront du fait de leur positionnement autonome, le nécessaire rassemblement à gauche dès le premier tour. Je m'étonne aussi qu'à Aix le PRG actuel ait décidé de s'inscrire dans un accord avec la tête de liste ex-MoDem, se présentant désormais sous l'appellation locale Union pour Aix, qui fait équipe avec des dissidents socialistes et un représentant de Génération écologie, ex-adjoint UMP de Maryse Joissains. S'il est vrai que François-Xavier de Peretti a eu le courage de se démarquer de la maire d'Aix dès 2002, il n'en est pas de même, par exemple, de Stéphane Salord qui n'a pris ses distances qu'en 2008. J'ai donc du mal à saisir les vraies motivations du représentant du PRG dans cette alliance hétéroclite."

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vendredi 22 novembre 2013

Envoyé spécial : Dix minutes qui font mal à Maryse Joissains

Maryse Joissains a nié faire du clientélisme, malgré les preuves du reportage sur les étranges dérives des recrutements de personnels à la Communauté du Pays d'Aix...
               Actualisation : La vidéo de la séquence sur Aix (voir plus bas)

joissains CRC image recrutements
Une page du rapport de la Chambre régionale des comptes

Après la diffusion maintenue hier soir dans Envoyé spécial sur France 2 du reportage intitulé "l'argent des communes : des économies au gaspillage" et la séquence sur les recrutements de personnels à la Communauté du Pays d'Aix, on se demande comment Maryse Joissains a pu oser en réclamer la déprogrammation. Sur les dix minutes que dure le sujet, elle a disposé en tout d'une minute trente. Elle ne peut donc pas revendiquer d'avoir été lésée puisqu'elle a pu donner son point de vue face au journaliste.
En 2010, la Chambre régionale des comptes avait relevé qu'il y avait des doublons de postes entre la Ville d'Aix et la Communauté du Pays d'Aix, alors que les transferts de la première à la seconde auraient dû permettre de rationnaliser les emplois.
A propos de ce rapport, j'avais moi-même écrit ceci sur mon blog en date du 8 mars 2010 :
                                           Gestion des ressources humaines
Les effectifs ont plus que doublé entre 2003 et 2005, avec la variation du périmètre des compétences de la CPA. La structure du personnel est marquée par les transferts d'agents communaux vers la CPA. Ces derniers ont cependant été insuffisants puisque la CPA a procédé à des recrutements directs importants (65% des agents).
Le journaliste rappelle que la CRC avait pointé le recrutement de 421 personnes entre 2003 et 2008 sur un total de 1.000 employés de la CPA. Et les questions soulevées ont fait mouche. Maryse Joissains répond : "Le politique domine quand l'élu a l'expérience des années derrière lui et qu'il sait que ce qu'on lui demande n'est pas forcément bon. Oui, on a été un peu dans l'amateurisme, donc on répondait à la demande de l'administration".
Apparaît ensuite l'ex-directeur général des services (viré) qui affirme que c'est Maryse Joissains elle-même qui a décidé les recrutements et là il balance : "Ces périmètres d'emplois peuvent parfois exprimer un goût immodéré pour le clientélisme". Et l'on entend des exemples parfois déjà connus.
Il y aurait eu le recrutement par le service des ressources humaines de la CPA de la nourrice de la petite fille de Maryse Joissains comme cadre A. Mais aussi le recrutement d'épouses de cinq pompiers à des postes d'employé administratif. Et l'ex-directeur d'estimer que, sur les 1.000 fonctionnaires travaillant à l'agglomération, environ 152 personnes auraient été recrutées pour des motifs clientélistes.
Le journaliste s'enquiert alors de vérifier par lui-même quelques cas. Lorsqu'il appelle la fameuse ancienne nourrice, cette dernière lui raccroche immédiatement au nez. Puis, il interroge une autre personne recrutée, la filleule de Sophie Joissains, qui coupe court : "Je ne peux pas vous répondre, c'est du domaine privé".
Une troisième fonctionnaire, plus loquace, répond qu'elle a été appuyée, expliquant : "Je suis d'une vieille famille aixoise. Maryse Joissains connaît ma famille, je veux dire, voilà, c'est vrai que, vous savez, pour entrer à la communauté d'Aix, il est évident qu'on est toujours appuyé par quelqu'un parce que les listes sont longues. Et puis il y a des élus qui recrutent aussi, il n'y a pas qu'elle. Mais c'est une pratique monnaie courante ça".
Retour vers Maryse Joissains à qui l'on demande de réagir suite à ces déclarations. Elle conteste les accusations de clientélisme. "Je n'ai jamais fait de clientélisme. Quand j'ai un poste disponible et que sur ce poste disponible il y a plusieurs demandes, eh bien, très simplement et très clairement, on prend le meilleur ou la meilleure. Et il s'est trouvé souvent que le meilleur ou la meilleure était des gens représentés... recommandés par des adversaires. Par exemple, je reçois régulièrement... je reçois régulièrement… (interrompue par le journaliste)… non, pas forcément des proches. Mais oui j'ai embauché des gens que je connaissais. Et alors, c'est interdit que des gens que je connais rentrent en mairie ? Ça se passe comme ça dans la France entière !"
En fin de reportage, le journaliste rappelle que la Brigade financière a pourtant bien ouvert une enquête sur certains de ces recrutements.
Petites remarques : Si, au fil des images, on a bien pu apercevoir un chauffeur bien connu à Aix et le chien de Maryse Joissains, en revanche, aucune trace, même entre deux portes, d'un certain personnage du clan. Je regrette profondément cette absence...   

Mon article de jeudi
"Envoyé spécial enquête sur Aix, Maryse Joissains se dit victime" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/11/21/28478921.html

La vidéo de la séquence sur Aix


logo envoyé spécial france 2

On peut voir ou revoir le reportage en cliquant sur le lien :
Pour la séquence sur Aix, déplacer le curseur jusqu'à 23'45".
http://www.france2.fr/emissions/envoye-special/l-argent-des-communes-des-economies-au-gaspillage_146751

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jeudi 21 novembre 2013

Envoyé spécial enquête sur Aix, Maryse Joissains se dit victime

Ce jeudi soir, Envoyé spécial diffuse un sujet sur l'argent des collectivités. Pour Aix, j'ai été contacté, tout comme Maryse Joissains... qui réclame une déprogrammation !

envoyé spécial 21 nov 2013 logo CPA
Capture d'image de la bande-annonce

A ne pas rater ce jeudi soir l'émission Envoyé spécial qui, entres autres collectivités évoquées, se penche aussi sur le cas d'Aix et de la Communauté du Pays d'Aix dans un sujet intitulé "l'argent des communes : des économies au gaspillage".
J'ai plaisir à en faire l'annonce car j'ai été contacté par le journaliste qui a traité ce dossier et qui travaille pour l'agence Capa, productrice de documents d'information pour France 2.
Ce journaliste professionnel, dont beaucoup de téléspectateurs ont sans doute vu les reportages sans savoir qu'il en était l'auteur, n'a évidemment pas construit son sujet en quelques jours. Je peux témoigner que son enquête s'est étalée sur plusieurs mois.

envoyé spécial 21 nov 2013 sujet collectivités

En effet, à deux reprises, en mars et en avril derniers, il a souhaité, comme le font régulièrement d'autres médias via le blog, recueillir mon avis sur un certain nombre d'éléments de la vie locale.
Les entretiens se sont déroulés par téléphone et par échanges de courriels. J'ai donc répondu à ses demandes et à ses questions sur les aspects qui l'intéressaient et dont j'ai connaissance, mais toujours en m'appuyant le plus honnêtement et le plus objectivement possible sur des faits avérés ou sur des preuves. Libre ensuite au journaliste de trier, de vérifier et de rechercher des avis contradictoires.
Le journaliste m'a d'ailleurs bien précisé qu'il procédait ainsi et sollicitait plusieurs interlocuteurs pour son reportage concernant Aix mais aussi d'autres régions afin de diversifier les approches et les informations. A aucun moment, il ne m'a dévoilé le contenu de ses autres entretiens et j'ai tenu à respecter sa liberté et sa méthode de travail en ne cherchant pas à obtenir de lui des confidences sur le fruit de ses menées.
J'attends donc avec impatience de voir ce soir le résultat de son enquête qui est pré-annoncée sur le site de
France 2 en ne laissant planer aucun doute sur le sens de ses investigations, de ses trouvailles et de ses conclusions.
Hier, en fin d'après-midi, le site internet de
La Provence a publié une brève faisant état d'une colère de Maryse Joissains demandant la déprogrammation du reportage pour lequel elle avait, elle aussi comme beaucoup d'autres, été sollicitée.
J'ignore ce que le journaliste a retenu de ses multiples entretiens aixois. Mais Maryse Joissains semble sans doute penser qu'elle est maltraitée et s'interroge 
"sur les intentions cachées de cette émission diffusée à quatre mois des élections municipales". Etrange argument quand on sait, je le répète, que l'enquête a débuté il y a près d'un an. Patience donc jusqu'à ce soir pour en savoir plus.

envoyé spécial 21 nov réaction joissains la prov

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lundi 18 novembre 2013

Contrat annulé : Maryse Joissains veut encore jouer la montre

Maryse Joissains veut aller en Conseil d'Etat pour tenter de retarder encore un peu l'affaire du contrat annulé d'Alain Joissains. En faisant payer les Aixois !

CAA 3 joissains en cassation

Je me marre. Maryse Joissains veut encore jouer la montre en allant en cassation. L'arrêt de la Cour administrative d'appel qui a annulé le 17 octobre le contrat de directeur d'Alain Joissains est pourtant très clair et parfaitement motivé : il n'y a plus rien à voir.
En demandant ce lundi au conseil municipal de l'autoriser in extremis à saisir le Conseil d'Etat, Maryse Joissains cherche à faire croire le contraire. Et une fois encore sur fonds publics. Comme si toutes les grosses dépenses de contentieux déjà engagées et les faramineux salaires illégaux versés à son directeur de cabinet ne suffisaient pas à grever les caisses de la Ville sur le dos des Aixois.
Il est quasiment certain que cette nouvelle requête se heurtera immanquablement à la barrière de la recevabilité, étape préalable nécessaire pour qu'un pourvoi soit traité par la plus haute juridiction. Tous les moyens, tous les motifs et toutes les conclusions de la Ville ont été rejetés "au fond", c'est-à-dire en fait et en droit. Il n'y a donc plus aucun fil à tirer qui pourrait justifier sérieusement un éventuel recours en l'absence de tout fait nouveau ou de toute faute de droit et de procédure. 
Maryse Joissains le sait car elle ne croit pas un seul instant à la moindre chance désormais de convaincre le Conseil d'Etat. Elle en fait d'ailleurs le demi-aveu en annonçant, comme d'habitude au clairon, qu'elle serait prête à aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme. Il faut que les Aixois le sachent, elle tente en fait un dernier coup désespéré à l'approche de l'élection municipale, très risquée pour elle et son clan. 
Et bien, je ne laisserai pas faire. Je continuerai à expliquer les manœuvres dilatoires auxquelles se livrent Maryse et Alain Joissains pour occulter leurs abus et leurs responsabilités.
Ce lundi, il sera intéressant d'examiner le vote des élus. Et notamment la position de ceux qui ont lâché Maryse Joissains, ou qui ont appris qu'ils ne feront pas partie de sa liste, ou qui font déjà campagne au côté d'un autre candidat. Ce sera en particulier le cas - comique ou pathétique - de Jean Chorro, chargé de présenter la délibération en question alors qu'il a coupé les ponts après douze ans de collaboration avec la maire.
Aixois, refusez qu'on se moque de vous. Il s'agit de votre argent ! 

joissains express 10
CAA 3 joissains aix city local news 13 nov 2013

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jeudi 14 novembre 2013

Maryse Joissains s'entête à vouloir urbaniser la Constance

Maryse Joissains s'entête à vouloir urbaniser le plateau naturel de la Constance mais Aix n'a toujours pas de PLU ! Face à cette catastrophe, le projet est très contesté...

constance indice qualité air

(Clic sur l'image pour agrandir)
Capture de carte sur Air Paca : mesure de la qualité de l'air pour le 7 novembre 2013.
On sait déjà ce que cela donne en périodes chaudes. 
Alors, imaginer en plus les conséquences de la construction de 3.000 logements... 

Comment brasser et essayer de vendre du vent ? C'est très simple : il suffit d'aller observer et écouter des élus de la municipalité sortante de Maryse Joissains à l'occasion d'une réunion dite de concertation. J'ai eu la curiosité d'assister à plusieurs réunions de ce genre censées organiser et favoriser un débat "constructif" sur le projet d'urbanisation du plateau de la Constance.
Chaque fois, c'est l'adjoint à l'urbanisme qui tient le micro pour défendre le choix - pourquoi pas, après tout - d'une transformation d'un terrain de 100 ha de nature en en sacrifiant 40 pour y édifier, entre autres, 3.000 logements en immeubles de 5 ou 6 étages à l'horizon 2025-30. Or, ce qui est en jeu ici, c'est que ce vaste territoire naturel a d'abord et avant tout des caractéristiques environnementales et patrimoniales exceptionnelles.
Pour n'en citer que deux, rappelons que c'est depuis ce haut lieu que Paul Cezanne a pu peindre près de vingt toiles représentant la montagne Sainte Victoire visible en point de mire idéal. L'autre spécificité est que le terrain est parsemé de bastides remarquables, des bâtisses typiques d'un génie et d'un art de vivre provençaux.
Dès que ce projet municipal a été connu, de nombreuses voix se sont élevées pour demander la préservation de ce site à nul autre pareil. Parmi les défenseurs qui se sont manifestés, on trouve plusieurs associations de sauvegarde des paysages cezanniens, la grande fédération des comités d'intérêts de quartiers d'Aix et des architectes urbanistes farouchement opposés à cette initiative qui, si elle aboutissait, dénaturerait ce poumon vert et ferait disparaître une richesse naturelle.
A la place, tous proposent de rendre ce lieu aux Aixois et aux touristes en en faisant un site culturel trouvant sa place dans un même projet lié aux sites cezanniens déjà existants. 

constance infographie la provence

(Clic sur l'image pour agrandir)
Ce qui est projeté ! (Infographie La Provence)

Les diverses réunions organisées pour ce projet ont été présentées sous formes thématiques : infrastructures, foncier, patrimoine, environnement, etc. La plus récente a eu lieu il y a quelques jours et portait sur l'analyse d'études écologiques ainsi que sur la qualité de l'air actuelle et des simulations au terme du projet. Dès l'énoncé des premiers résultats par le cabinet d'études, le public a d'abord retenu son souffle, si l'on peut dire. Puis, il a commencé à s'interroger s'il n'était en train d'assister à une farce.
Depuis le début de la "concertation" il y a six mois, l'adjoint à l'urbanisme ne cesse d'affirmer sa volonté de faire passer le projet alors que le mandat municipal est à quatre mois d'expirer. Mais comme l'ont fait remarquer certains participants, les résultats des études ne sont encore que partiels et il faudra d'autres réunions pour compléter tout un ensemble de données.
Mais, il n'y pas que cela qui cloche. Il y a plus grave encore. Ce vaste projet d'aménagement sous forme de ZAC n'est en fait, encore une fois, qu'un projet déconnecté de toute vision globale qu'aurait pu fournir un Plan local d'urbanisme digne de ce nom… s'il avait existé ! Le directeur de l'agence d'urbanisme du pays d'Aix a bien essayé de replacer le projet de la Constance dans les objectifs du PLU en cours d'élaboration. Mais, c'était peine perdue puisque, à ce jour, ce document n'a toujours pas été présenté ni voté.
On peut donc à loisir tirer plein de plans sur la comète et spéculer sur un cadre qui n'a aucun fondement officiel qui permettrait de donner vie à un projet de ville. Il n'est donc pas étonnant de constater que chaque réunion publique soit l'objet de contestations souvent musclées, tourne court pour cause d'affrontements de points de vue irréductibles et ne puisse pas par conséquent faire sinon l'unanimité du moins un début de consensus.
Conclusion : se méfier des brasseurs d'air…

La lettre de la Fédération des CIQ à Maryse Joissains
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le rectangle en bas à droite du document)

Des articles à lire ou à relire :
"La plateau de la Constance en danger d'urbanisation"
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/07/19/27671906.html
"Maryse Joissains, experte en saccage du patrimoine" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/08/05/27785694.html
"L'urbanisme désastreux de Maryse Joissains" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/09/28/25202383.html
"PLU : Joissains veut le faire voter à deux mois de l'élection" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/01/25/26242208.html

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lundi 11 novembre 2013

Chouette ! La Provence aussi fête les 7 ans de mon blog !

blog LAC 7 ans Prov 8

On me dit parfois que certains articles sont (un peu) longs. Je veux bien l'admettre. Quoique… si l'on tient à faire à la fois sens et pédagogie, il me paraît plus raisonnable de développer le sujet traité en le replaçant dans son contexte. C'est comme pour un livre : on ne peut se contenter de ne lire que le titre et trois petites lignes mises en fiche. Sinon, quel en serait l'intérêt ?
Un blog, ce n'est pas du texto, du sms, du galimatias, voire du fast-food à ingurgiter en moins de deux minutes, alors que c'est déjà une véritable insulte faite aux papilles. Un blog, ce n'est pas non plus du Facebook ou du Twitter, dont les messages sont aussi lapidaires qu'éphémères !
Nonobstant, aujourd'hui, jour férié, j'aurai fait plutôt court en laissant parler la presse ! 
Et pour finir, merci encore à toutes les personnes (sauf celles qui ne m'aiment pas mais que je n'aime pas non plus de toute façon !) qui m'ont fait l'amitié d'écrire des commentaires sur le blog, sur les réseaux sociaux ou par correspondances privées. 

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vendredi 8 novembre 2013

Christiane Taubira, le visage lumineux de la République

Christiane Taubira est la cible d'insultes ignobles proférées par des minables. Ne leur en déplaise, elle est bien l'incarnation lumineuse de la République…  

Taubira ministre justice

Christiane Taubira fut élue à l'Assemblée nationale en 1993. En 2002, elle fut candidate à l'élection présidentielle mais redevint députée. 
Le 6 mai 2012, François Hollande est élu président de la République et lui confie la responsabilité du ministère de la justice. Beaucoup ont commencé à porter leur regard sur elle à ce moment-là. 
Et c'est dès le début de la remise en ordre du fonctionnement de la justice qu'elle a eu à affronter les premières salves de critiques puis de haine à peine dissimulées sous des prétextes de contestation et d'opposition à sa politique. 
Il y a quelques mois, avec la loi sur le mariage pour tous, les hostilités à son encontre ont atteint un niveau de virulence et de paranoïa au-delà de toute limite. 
Or, comme si le fiel n'avait pas complètement coulé, voilà que depuis quelques semaines ce ne sont plus des idées qui sont moquées et combattues mais une couleur de peau et des origines crapuleusement associées à celles d'un primate. 
Que la honte tombe dru sur les visages de ces débiles qui, à défaut de raisonnement, en sont réduits à recourir à l'insulte pour tenter de donner un sens à leur existence ! 
Bien avant d'autres, plusieurs fois sur ce blog, j'ai parlé de Christiane Taubira. Je savais que sa personnalité faite de convictions et d'intransigeance pouvait susciter des querelles guerrières. Je ne suis donc pas étonné de constater que le pire est parfois sûr. 
Sans autre commentaire, je publie donc de nouveau un extrait tiré de mes écritures au moment de la nomination de Christiane Taubira au gouvernement.

En dehors du devoir d'exemplarité, deux priorités du gouvernement ont particulièrement retenu mon attention : l'éducation et la justice. La première parce qu'elle a été au cœur de ma vie professionnelle et que je sais donc que l'école est à la base de tout. La seconde parce qu'elle est la condition essentielle inhérente à la République, celle qui permet de traiter les citoyens en êtres égaux devant la loi, en droits et en devoirs.
C'est pourquoi j'éprouve un sentiment de satisfaction de voir que le ministère de la justice a été attribué à Christiane Taubira, une femme qui saura se faire respecter et qui est une garantie de premier ordre pour donner à la justice un visage humain. 
J'ai eu l'occasion de le relater ici à plusieurs reprises, mon engagement politique et ma vie d'élu m'ont amené à rencontrer Christiane Taubira. D'abord, en 2002, lorsqu'elle était la candidate du Parti radical de gauche à l'élection présidentielle. Puis, en 2004, lors d'une conférence qu'elle était venue donner à la salle des Etats de Provence en mairie d'Aix-en-Provence sur le thème "les femmes et la laîcité" devant un public nombreux et conquis par sa finesse d'esprit, sa culture, son énergie et son art oratoire. Son caractère bien trempé ne peut et ne pourra laisser personne indifférent.
Avec la nomination méritée de Christiane Taubira à cet éminent poste de combat, je me délecte à l'avance des querelles idéologiques et habituellement virulentes que les Eric Zemmour et autres extrémistes de droite ne manqueront pas de lui faire dès qu'elle aura investi pleinement sa fonction. Connaissant son goût pour la riposte calibrée, je suis convaincu que ses réponses sauront alors les remettre à leur place. Bonus : du coup, l'exercice aura pour conséquence de faire apparaître la pertinence républicaine de son action. 

Quelques liens :
"Christiane Taubira dans le combat républicain" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/01/20/3748869.html
"Christiane Taubira, le respect de la République" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/01/31/3856638.html
"Taubira dans le débat sur la loi Hortefeux" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/09/22/6289582.html

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mercredi 6 novembre 2013

Le blog a 7 ans... et pas encore mal aux dents

blog 7 ans

Un peu de légèreté pour ce jour qui marque les sept ans du blog ! Même si j'en ignore le terme, je sais au moins que l'envie de lâcher mon clavier ne m'a pas encore saisi.
Il y a tant et tellement de choses à raconter sur les tourbillons d'Aix et sur les mauvaises et plus rarement bonnes manières qui ont cours dans les lieux de pouvoir.
Impossible exploit d'y penser sans éprouver de la colère face aux aberrations, aux coups tordus et aux arrangements qui finissent par apparaître au grand jour.
C'est bien l'une des raisons qui m'ont poussé à ouvrir cet espace, à visage découvert. On peut ne pas être d'accord avec ma façon de taper ici, là ou ailleurs. Libre aux visiteurs de s'exprimer à leur tour comme ils l'entendent. Les commentaires sont sans censure s'ils se conforment aux règles de vie en société, au respect des personnes, de la courtoisie et du langage, cela n'excluant ni la note d'humour ni la critique pointue.
Enfin, qu'il me soit permis de remercier très sincèrement tous les lecteurs qui contribuent à l'audience du blog et constituent pour moi un encouragement quotidien à persévérer. 

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lundi 4 novembre 2013

Le Ravi de novembre : Mieux et pas plus cher qu'un sandwich

une ravi 112

Les Provençaux qui connaissent leurs traditions santonnières savent que le Ravi ne baisse jamais les bras. C'est pourquoi, depuis dix ans, notre mensuel satirique régional cultive lui aussi ce tour de force.
Or, conjoncture oblige et nécessité de survie faisant loi, il a besoin de ses lecteurs pour pouvoir continuer à chahuter l'information formatée voire formolisée. Et cela vaut le coût puisqu'il n'est pas plus cher qu'un sandwich, avec la garantie d'être beaucoup plus digeste car il n'est ni mou comme caoutchouc, ni dur comme pierre !
La preuve encore avec le numéro de novembre qui livre sa belle pâte bien levée et joyeusement craquante pour nous offrir de nourrissantes tranches d'informations pas comme les autres.
Au sommaire, beaucoup de politique avec le cas extrême de Brignoles, les primaires à Aix et à Marseille, les mécomptes du Conseil général et de Marseille, les portraits de Jean-Noël Guérini et de Karim Zéribi et un compte-rendu croquignolet du conseil municipal présidé par Jean-Claude Gaudin.
Le Ravi de plâtre du mois est décerné sans contestation possible à la maire d'Avignon qui a dû s'inspirer de celle d'Aix en embauchant sans gêne un membre de sa famille, en l'occurrence son fiston pour un emploi complaisamment fictif.
Au menu aussi, si l'on peut dire, le gros business du recyclage des huiles de friture en carburant et les arnaques de la gestion privée des cantines scolaires municipales. Bon appétit !

Répétons-le pour qui n'a pas entendu, le Ravi est un journal indépendant qui n'existe que par ses lecteurs. Sa rédaction lance un appel urgent pour pouvoir poursuivre sa parution. Appréciant la presse libre, j'encourage tous les visiteurs de mon blog à s'abonner au Ravi, à l'acheter chaque mois en kiosque et à le soutenir en faisant un don (déductible).

S'abonner, faire un don :
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Le sommaire du n° 112 :

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Le site du Ravi :
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CAA 2 joissains ravi nov 2013

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